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interviewLe Média (sur YouTube)· 20 février 2022 27 min

MACRON, PILLARD DES OCÉANS ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'est la première fois que nous assistons à une telle mobilisation autour des défis liés aux océans et oui les mers et les océans sont des espaces contestées c'est à dire des espaces de fortes tensions espace de rivalité stratégique le vaste territoire marin de la france attendu depuis longtemps nous nos mares à explorer de nouveaux territoires l'année 2022 sera décisif et donc nous devons prendre à brest aujourd'hui des engagements clairs et fermes qui ce sommet de brest eh bien il est une opportunité historique qui va et qui portent des enjeux qui s'attache aux océans au niveau international et au plus haut niveau ce sommet est un succès parce que on se sont d'accord sur la déclaration de brest sur l'alliance qui démarre l'exploitation minière en eaux profondes est une menace à venir majeur qui pose aujourd'hui de grandes préoccupations les états membres de ce que l'on appelle l'autorité internationale des fonds marins qui est l'organisme chargé de réglementer l'activité minière dans les eaux internationales des bêtes aujourd'hui de l'ouverture des profondeurs de l'océan à une possible exploitation commerciale si cette exploitation est autorisée mais scientifiques ont déjà prévenu que la perte de biodiversité sera inévitable et possiblement massive est irréversible [Musique] la bataille pour les océans a commencé du 9 au 11 février 2022 s'est tenue à brest le one of the miz un sommet pour les océans dans une ville portuaire et bretonne du bout du monde un emplacement symbolique dans le finistère là où siègent l'ifremer l'institut français de recherche pour l'exploitation de la mer un fleuron de la science océanographique ce sommet est organisé par la france voulue par emmanuel macron dans le cadre de la présidence de l'union européenne annoncée en septembre au congrès mondial de lui scène à marseille la france va organiser dans les prochains mois ce que nous avons fait pour la biodiversité en début d'année c'est à dire un one shot sommet qui va consister à mettre les scientifiques les acteurs économiques les acteurs régionaux et les nations unies autour de la table pour pouvoir lancer des initiatives en matière de recherche en matière de juridiction internationale essayez aussi de bâtir le de compléter si je puis dire le droit international qui nous permettra de protéger cet espace alors vous me direz encore une grande messe internationale un show vont parader les chefs d'état eh bien vous avez raison tous les ingrédients y étaient des discours lénifiants ponctuée de clips avec la douce voix de harrison ford gauche [Musique] mais quel était l'enjeu pourquoi convoquer à brest les chefs d'état pour parler des océans pour décrypter cette séquence j'ai interviewé catherine le gall journalistes elle est l'auteur du livre l'imposture océanique elle était présente au sommet est ce qu'elle a entendu la laissait plutôt sceptique il ya des constats partagés tout le monde est dans un autre soit bien entendu mais les vraies questions qui fâchent ne sont pas abordés notamment la remise en question de notre système de société et notre modèle économique à terre il ya des angles morts qui quelque part montre et qui de quelle manière est envisagé la protection de l'océan dans ce sommet c'est une protection de l'océan qui va être compatible avec la croissance économique la domination de notre modèle économique occidental pour bien comprendre mon jeu je vous invite à un petit retour en arrière parce que ce moment s'inscrit dans une séquence plus large d'ailleurs n'est pas terminée et qui s'est ouverte en 2025 nous avons pris l'engagement au printemps 2010 9 d'avoir 30 % de protection et 10% de protection forte parce qu'il vous faut aussi continuer le travail pour mieux connaître nos océans et il faut mener ce travail parce que 60% de notre espace maritime est hors du droit 60% de notre espace maritime en quelque sorte il est hors de nos airs marine qui sont sous ce que nous maîtrisons ici nous ne voulons pas que ces 60 % de nos océans deviennent des zones de non-droit de concurrence de prédation géopolitique marchande est une catastrophe pour la biodiversité pour la science nous devons nous battre pour un agenda qui met nos océans au coeur de nos objectifs en tant que bien public mondial que bien commun ce qu'on retient d'abord celle annonce d' emmanuel macron la plus commentée la promesse d'atteindre 30% des espaces terrestres et maritimes français protégés objectif atteint ce qui concerne les mers et océans avec l'extension de l'airé marine protégée des terres australes françaises qui devient la deuxième plus grande réserve maritime mondial nous avons dépassé l'objectif de 30% cette année grâce au décret qui a été signé ce matin et qui permet l'extension de la réserve naturelle des terres australes françaises ce qui permet d'atteindre 33 % de la superficie de la superficie française classée en aires protégées emmanuel macron parle de 30% de la façade maritime française vous savez dire que 70 % et les ces ajustements l'accaparement des acteurs économiques qui veulent en outre à mes richesses donc on ne préserve 30% et on le laisse 70% aux mains des acteurs économiques donc déjà ça c'est une question ensuite les aires marines protégées elles ne vont pas protégé ni de la pollution ni l'eutrophisation milla de la signification que subissent les océans donc c'est une protection qui est très minimal sur le principe et en plus les gens qui sont pros ra marines protégées disent bien que la majorité d'entre elles ne sont pas efficaces et que ça reste des aires marines protégées de papier ça a été encore répété maintes fois lors du sommet donc les aires marines protégées ne semble pas être un instrument idéal pour protéger les océans d'autant plus que dans certaines d'entre elles en effet on va y avoir un phénomène d'accaparement écologique dans le sens où on va privilégier une industrie par apa revenu notre et des amp par exemple qui vont être interdites à la pêche et notamment à la pêche artisanale locale mais par contre qui va être ouverte aux touristes et au tourisme occidental est donc là il ya bien une privatisation un accaparement de l'espace au profit d'une industrie et au détriment d'une autre ça c'est la partie immergée de l'iceberg qu'en est il de la haute mer soit 60% des océans et qu'en est il des fonds marins peut-être le véritable enjeu des négociations internationales en cours parce que les océans attise les convoitises et les industriels miniers ont les regards braqués sur les grands fonds marins beaucoup espèrent exploiter ces territoires inconnus mystérieux et pouvoir y plonger les machines extractiviste qui pourrait revenir à la surface chargé de richesses et de trésors minier preuve de l'intérêt français une circulaire et publiée le 5 mai 2021 sur la stratégie nationale d'exploration et d'exploitation des ressources minérales dans les grands fonds marins de dans le projet 3 prévoit la réalisation d'une cartographie des espaces à protéger et des espaces ouverts à une éventuelle exploitation durable et d'être en mesure d'afficher un calendrier à la fin du quinquennat elle fixe comme troisième priorité la valorisation des ressources des grands fonds en lien avec le potentiel industriel français en octobre 2021 le président de la république a présenté le plan d'investissement intitulé france 2030 dans ce plan il y a dix objectifs et le dixième concerne les océans 10e objectif enfin dans ce mieux comprendre c'est l'investissement dans le champ des grands fonds marins la france je le disais la deuxième puissance maritime du monde et il y a aujourd'hui pour comprendre connaître les grands fonds marins des innovations de rupture à conduire pour mener des explorations et pour permettre le travail scientifique j'entends déjà le débat venir je ne parle pas d'exploitation à ce moment là je parle d'exploration mais qui peut accepter que nous laissions en quelque sorte dans l'inconnue la plus complète une partie importante du globe et nous avons dans nos zones économiques exclusives la possibilité d'avoir accès à ces explorations qui est un levier extraordinaire de compréhension du vivant peut-être d'accès à certains métaux rares de compréhension de la fonction du fonctionnement de nouveau écosystème d'innovation en termes de santé en termes de biomimétisme etc etc il ya des familles des novations derrière justement l'exploration des grands fonds marins qui est inouï et donc notre volonté est aussi pour cette france de 2030 d'assumer un investissement de la nation dans le champ des grands fonds marins qui soit la clé là aussi pour ensuite évaluer les applications possibles et conduire ce cheminot parce qu'évidemment tout cela c'est pour notre bien certaines ong ont demandé un moratoire pour qu'on puisse au moins savoir quels sont les impacts sur le fond donc évidemment que l'étape d'après l'exploration c'est l'exploitation puisque il ya une indépendance énergétique primordial a gagné en fait en essence et notre deuil polymétallique puisque l'europe et la france sont dépendantes de la chine qui importe et traite pratiquement 99 % des terres rares donc on comprend bien que c'est un enjeu stratégique il faut préciser qu'à marseille lors du congrès mondial de la nature de lui celle l'union internationale pour la conservation de la nature au moment de voter le moratoire pour l'exploitation minière en grande profondeur la france est abstenu alors emmanuel macron lui il ne veut pas parler d'exploitation il parle d'exploration d'ailleurs il a fait de l'exploration une question centrale et pendant trois jours le gouvernement à ressasser son désir de mieux connaître les fonds marins dont est explorée que 10 à 15% et d'en savoir plus sur ce qu'on y trouve avec l'espoir d'y faire des découvertes j'entends contribuer à faire avancer nos investissements dans le domaine de l'océanographie opérationnelle cette application pratique de la science est encore très mal connue de nos concitoyens elle est pourtant de plus en plus stratégique pour aider les puissances publiques et les acteurs privés à affronter les défis des océans l'océan aujourd'hui encore reste un mystère majeur pour l'humanité nous venons de l'entendre également ainsi il nous a secondes de mieux comprendre les secrets dont recèle logique l'océan c'est la raison pour laquelle l'union européenne met en place un jumeau numérique de l'océan c'est à dire que nous connectons l'ensemble de nos atouts comme les satellites copernicus avec les briseur de glace avec des drones sous marins mais aussi avec des une solution informatique de très haut niveau pointe nous allons recueillir des matériaux recueillir des données les transformer en connaissance en temps réel vous développez des prédictions à long terme nous sommes en train de mettre au service le pouvoir de la révolution numérique et nous le mettons cette révolution numérique au service de nos océans aujourd'hui nous connaissons que 20% de la carte des fonds sous marins eh bien nous prenons ensemble cet engagement de passer à 80% d'ici 2030 de connaissance de la carte des fonds sous marins je sais tous les sujets de sensibilité sur cette affaire mais je dis une chose on ne peut pas protéger ce qu'on ne connaît pas et donc il faut pas commencer à dire le mieux pour protéger c'est de ne pas vouloir connaître donc j'assume totalement de lancer des grandes missions d'exploration des fonds marins c'est absolument indispensable pour qu'on puisse connaître et complice derrière protéger et puis ce serait pas juste de dire que l'on peut aller jusque dans mars dans la lune faire des formidables missions spatiales mais que nos fonds marins on pourrait plus faire de grandes missions de grandes explorations et donc oui dans nos grands fonds marins oui dans nos pôles on va continuer de financer des grandes missions d'exploration scientifique pour connaître d'ailleurs ce sujet agace fortement les ong environnementales réunis lors d'une conférence de presse une nouvelle libye d'une certaine manière de ceux de cette vision d'un monde d'avant ou ou le minier va sauver a sauvé l'industrie c'est d'aller vers l'extraction minière en grande profondeur avec une ambiguïté permanente autour du thème d'exploration on parle bien ici l'exploration minière devrait dire régie par un code minier en cas de l'aifm on parle pas de recherche scientifique c'est pas l'explorateur à la recherche de nous deux de grandes découvertes on est dans l'indre en réservant du minier et cette contraction trouve le débat aujourd'hui font un débat sur l'exploitation des eaux de ses ressources et donc un moratoire ces ressources elles peuvent être utiles comme composant des technologies numériques ou des énergies renouvelables il y à un minerai en particulier très convoité il s'agit des nodules polymétalliques un caillou la taille du point qui se forment pendant des millions d'années et qui tapissent les plaines abyssales qui foisonne de cobalt de magnésium de nickel de cuivre et de manganèse les nodules polymétalliques ils vont servir effectivement pour les voitures électriques mais ils vont aussi servir pour construire une téléphones portables des satellites et on va pas interroger l'utilisation que nous on a à terme ces nodules polymétalliques si je prends par exemple un portable est ce qu on a besoin d détérioré à ce point les écosystèmes pour avoir tous accès un star pour avoir accès à des vidéos youtube où on voit des petits chats mignons ou des bébés qui se casse la figure ou pas je veux dire il faut aussi interroger de l'utilisation de l'énergie qui va être tirés de l'extraction de ces minerais et ça c'est un travail qui n'est pas fait et il faudrait interroger la manière dont cette énergie produite par les parcs éoliens qui voit de construire en mer par exemple ou par les nodules polymétalliques la manière dont on va les utiliser est ce que ça vaut le coup de détruire des écosystèmes marins pour aller sur youtube les industriels se tourne vers les océans parce que c'est un objet potentiellement entre guillemets infinie d'exploitation évidemment qu'il est fini et évidemment que ça va avoir des impacts cette chasse aux ressources elle risque de se faire au détriment des plus petits des plus vulnérables des pays du sud peu présent dans ces rendez vous les victimes se sont par exemple les nations du pacifique qui ont de quoi s'inquiéter l'écouté henry puna secrétaire général du forum des îles du pacifique qui a pris la parole lors du sommet et une un positionnement géopolitique dans le pacifique a gagné en importance en effet de grandes puissances ont développé des stratégies et ont développé des stratégies vis-à-vis du pacifique ce n'est pas surprenant pourquoi parce que nous disposons d'atouts particulièrement précieux c'est à dire une autre océan mais nous avons toujours également été déterminés dans notre volonté de préserver de protéger notre océan boys et nous avons toujours réaffirmé que nous ne sommes pas dans de petits états insulaires mais plutôt de grands états océanographique en effet nous disposons d'un potentiel immense étant donné les océans qui nous entoure et il s'agit bel et bien de notre atout stratégique le plus important et le plus précieux plus fous l'excellent ensemble aujourd'hui nous en donnent ils nous informent d'endosser notre responsabilité pour nos océans et cette responsabilité doit être prise au sérieux en effet l'objectif de développement durable numéro 14 portent sur les océans blanc où nous avons une histoire de gestion collective des ressources de l'océan comme par exemple la gestion du thon a permis de garantir la pérennité ou de nos pêcheries mais nous avons consenti de très nombreux engagements en faveur de l'engagement de l'océan notamment des politiques de gestion durable comme par exemple avec palau ou encore avec une stratégie pour l'océan de papouasie nouvelle guinée et d'autres initiatives encore je serai très concis mais permettez moi de vous dire que maradona qui est une de ces initiatives ça veut dire l'océan sacré dans notre langue l'océan sacrée parce que c'est le respect que nous portons à l'océan nous considérons que l'océan fait partie d'eux nous considérons que l'océan défini temps nos identités que nos cultures nous estimons que prendre soin de l'océan et de ses ressources c'est un devoir moral mais c'est également une obligation et ce devrait être un droit international alors voilà il faut avoir conscience que tout cela ne se fera pas sans résistance d'ailleurs à brest il y a eu un contre sommet les soulèvements de la mer et il ya eu une manifestation voilà on nous posait un sommet en pleine période électorale trois mois mais pas avant les élections alors qu'il y avait cinq ans quand même ce qu'on appelle la croissance bleue en fait c'est globalement c'est le néolibéralisme les théories néolibérales appliquée au bond de la mer donc en fait comment souza un discours de conservation on va exploiter toujours plus des océans à la fois les grands fonds pour les ressources minières mais aussi voilà à développer l'aquaculture développer le tourisme de masse en fait c'est ça ce sommet c'est comment on fait pour faire toujours plus de business toujours plus de profits avec les océans en excluant en fait les personnes qui en vivent et les personnes qui ont toujours vécu parce que dans le fond c'est aussi ça le sujet ce que prône ce sommet c'est la croissance bleue l'économie bleus c'est la jumelle du développement durable on voit bien ce que le développement durable a donné à terre c'est pas vivable et donc après avoir ravagé finalement les richesses à terre les industries aujourd'hui se tourne vers les océans pour pouvoir justement alimenter cette croissance qui est de plus en plus difficiles à alimenter à terre et ce faisant elles veulent développer des activités et continuer à exploiter et industrialiser les océans et donc à travers ce concept d'économie bleus elle nous promettent mais les états nous le promettent aussi les institutions internationales les hommes politiques qu'on peut en même temps qu'exploiter on peut protéger les océans et samoa effectivement je le questionne parce que dans l'économie bleus quand on regarde les rapports notamment ceux de la commission européenne il ya des activités qui veulent être développé des activités anciennes par exemple comme le tourisme et ça a été répétée maintes fois au sommet mais qu'est ce que ça veut dire que le tourisme bleus quand les touristes qui vont profiter de l'odj par exemple en polynésie viennent en avion et ensuite vont se nomme clé dans des eaux enduit de crème solaire qui va avoir un impact important sur les coraux donc on se demande en quoi le tourisme peut être durable et les nouvelles activités qui veulent être aussi développé par les économies bleus comme les énergies renouvelables avec la construction par exemple de parcs éoliens ou alors l'accès au fameux nodules polymétalliques les minerais qui sont très importants effectivement pour la france et pour l'europe pour le l'indépendance énergétique mais pour avoir accès à ces nodules polymétalliques on va devoir avoir un impact très fort sur les écosystèmes les deux yeux polymétallique qui sont très importants comme composants pour les batteries de téléphones et les batteries des futures voitures électriques ont mis des millions d'années à se produire et pour y avoir accès on va devoir déjà des écosystèmes qui sont millénaires qui sont qui raconte l'origine en fait de la vie de l'homme sur terre et ce sont des dégâts qui sont complètement irréversible donc exploiter les nodules polymétalliques d'un point de vue écologique est totalement aberrant et c'est pourtant ce modèle aberrant ce futur métallique qui guide la politique internationale mais attention à l'elysée on nous précise qu'ils vont fixer des règles pour une exploitation durable et respectueuse des enjeux de biodiversité une belle opération de bauchi nous pensons que les marchés sont de bons serviteurs nous devons faire usage de ces mécanismes économiques afin d'insister le développement et sauver les océans ce que nous montre ce sommet de wano schmitt c'est que la vision économique prend le pas sur les enjeux écologiques ce n'est vraiment une démonstration que c'est ça qui est inquiétant une exploitation on va dire écologique des océans puisque l'écologie qu'on nous propose aujourd'hui c'est ce qu'on appelle une écologie de marché où on va considérer quelque part que la nature est là pour vous rendre des services c'est à dire que l'homme n'est pas partie prenante de la nature il n'en fait pas partie mais il est un peu transcendant il est un peu au dessus et donc la nature va lui rendre des biens et des services et donc là les océans sont considérés comme tels dans l'écologie qu'on nous propose aujourd'hui est donc bien là c'est le cas au wan ho shon smits et que les auteurs se considérait comme un puits carbone et que donc on va monétiser financiarisé la capacité des océans à capter du carbone de façon à compenser les émissions des activités humaines et notamment des activités les plus polluantes et là en effet elle va y avoir une vision d'exploitation commerciale quelque part des océans mais à visée écologique où on va par exemple proposer à des entreprises très polluantes d'acheter des crédits carbone avec cet argent là on va protéger les mangroves on va protéger les baleines est donc là la nature elle devient un bien à préserver et un produit à vendre et ce qui est intéressant c'est que owa de champion mythe il ya un ministre polynésien qui a dit que dans le land dans leur langage en fait il n'ya pas le mot nature parce que l'homme interdit de la nature au même titre que les poissons et que les arbres et quand on leur a demandé nous occidentaux d'envisager la protection de la nature alors ils se sont dit mais ils veulent avoir une distinction ou distantes entre l'homme et la nature nous on n'a pas de mot pour ça ils ont dû inventer un mot natura pour désigner le ciel la forêt et la mer et amener cette distanciation que nous on fait dans notre vision occidentale et en fait on considère les océans et la nature comme des biens et on va instrumentaliser leurs services à notre avantage et c'est la raison pour laquelle l'écologie de marché qu'on nous propose aujourd'hui va parler d'investissement on a parlé beaucoup d'investissements wang simond 8,2 d'actifs naturels de biens et services de services écosystémiques par exemple là on a vu quelqu'un qui nous a dit c'est important de préserver la nature et par exemple les récifs coralliens et par exemple les côtes est-ce que ça va apporter une valeur ajoutée risme donc là on ne protège pas les côtes pour elle alors qu'elles sont quand même vitale pour les hommes on va les protéger pour donner une valeur ajoutée à l'industrie touristique sachant que par ailleurs l'industrie touristique elle détruit ses côtes là comme il n'y a pas suffisamment de fonds publics avant se tourner vers les fonds privés est évidemment un acteur privé va demander un retour sur investissement et donc l'écologie de marché l'écologie qui va donner une valeur à la nature elle va voir cet avantage de montrer de manière très concrète la façon dont la nature peut être monétisée et apporter une plus value aux activités humaines est donc effectivement la nature devient un produit marchand la politique écologique proposé par emmanuel macron est une politique qui business au compatibles c'est à dire que c'est une politique écologique qui va pas remettre en question les émissions et les activités des grandes industries polluantes notamment les industries des énergies fossiles ou les cimenteries ou celles qui vont produire énormément de plastique il faut savoir qu'en termes de production plastique on prévoit plus 40% d'ici à 2030 donc on pourrait considérer que face à l'urgence climatique les états les hommes politiques et une vision plus contraignantes et est un système juridique et un système réglementaire qui soit beaucoup plus prohibitifs et qui limite les activités de ce type d'industries polluantes or c'est pas ce qui est proposé ce qui est proposé c'est des mécanismes de marché les mécanismes de neutralité carbone des mécanismes de compensation ou les aires marines protégées qui vont permettre aux industries de continuer leurs activités en prétendant qu on peut protéger la nature via ces mécanismes là or on a bien vu qu'à terre c'est un échec donc pourquoi est ce que on imaginerait que ça va être possible en mer donc cette écologie là elle est hyper dangereuse en faites pas ce que elle est complètement déconnecté de l'urgence dans laquelle en est et le titre de mon livre l'imposture océanique elle fait référence à cette hypocrisie là au fait qu' on pense que cette écologie là va nous servir mais ses termes d'imposition aussi il est fort parce qu'il est lié à l'inquiétude que je peux ressentir face à l'avenir je suis maman de 2,2 de deux jeunes filles et je m'inquiète énormément pour leur avenir et je trouve que les réponses politiques ne sont pas du tout à la hauteur de l'urgence écologique la vérité sont les autres sens et jusque ils sont garants de notre solide sur terre et c'est quand même fou que cet argument là notre survie ne soit pas suffisamment fort et que donc pour lui donner du poids il faut avoir des lunettes financière personnellement moi ça me dépasse on est mal barrés et en oublie l'essentiel les océans produisent une grande partie de l'oxygène que nous respirons et sont une source de subsistance pour des millions de personnes les océans sans avec les forêts nos meilleurs alliés pour capter le carbone