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interviewBFMTV· 5 mai 2025 39 min

🟡 Suivez en direct le discours sur la laïcité d'Emmanuel Macron à la Grande Loge de France

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Emmanuel Macron

de transmission et d'ouverture fondée sur une démarche initiatique au rite écossais, ancien et accepté. Ce rite nous lie à la mémoire des bâtisseurs, à la symbolique universelle et au sens du sacré. Il nous invite à travailler à la gloire du grand architecte de l'hiver, en présence des trois grandes lumières, la ville, le combat et les guerres. Ces symboles, M. le Président, ne sont pas des objets figés. Ils nous rappellent chaque jour l'exigence de droiture, de mesure, de quête, de vérité. Les guerres pour agir avec justesse, le combat pour tracer les limites de l'ambition, le livre, pour s'élever par la connaissance et l'examen de conscience.

Être français, aujourd'hui, c'est être un homme debout, libre, engagé. C'est refuser les dogmatismes. C'est choisir la voie difficile, mais lumineuse, de la fraternité universelle. C'est croire en la capacité de l'homme à se transformer pour mieux transformer le monde. C'est affirmer, comme le rappelait Pierre Simon, ancien grand maître, que la dignité humaine passe par la liberté de conscience, par l'autonomie éclorée et par la solidarité. C'est comprendre que la spiritualité ne s'oppose pas à la modernité, mais en révèle la profondeur. La devise de la République, liberté, égalité, fraternité, est aussi la nôtre.

Elle figurait déjà en 1795 dans nos livres d'architecture qui recueillent le contenu de nos livres. Elle est l'écho d'une promesse ancienne que nos bénécesseurs ont tremblées aux filles des siècles, celles d'un monde plus juste, plus libre, plus fraternel. Cette devise, nous tâchons de la faire vivre à travers chacun de notre ordre. Liberté de penser, exprimer, aimer, égalité dans la reconnaissance mutuelle, fraternité comme lien vivant, finalité de toute élégation humaine. L'histoire entre la République et la France-Hongrie est ancienne. Sous la Troisième République, plusieurs qui se d'en furent francs. C'est l'histoire, Émile Loubet, Gaston Doumergue, Paul Doumergue.

Nombre de membres de la Grande-Lôme de France s'engagère aux côtés du général de Gaulle durant la Seconde Guerre mondiale. Pierre Rousselet, que le général, considéré comme l'inventeur du gaullisme, fait dissébouiller qu'il donna son premier territoire. Jean Cassou, Michel Dumigny de Raman, Yvan Couranda, Terné Diffre, Hubert Germain, François Thiby, sept d'entre eux, furent faits compagnons de la libération. Sous la Quatrième, comme sous la Cinquième République, se lièrent à Perture. Jean-François, Ombidou était fils de François, Jacques Chirac, dont le grand-père, instituteur en Corrèze, était François, maçon et vénérable maître d'une loge avec hérité de cette mémoire humaniste.

Et Valéry Giscard-Lestin invita pour la première fois les grands maîtres des obédiances à les laisser. Enfin, François Littéra, consulta Jean Gardin en sa qualité de grand-maître. Et enfin, M. le Président, jusqu'à aujourd'hui, aucun président en fonction n'avait franchi le seuil d'un grand-père Pierre-Rossolette, ici, rue Rébillé. Votre présence est donc une première historique. Elle incarne le dialogue nécessaire entre république et spiritualité. Car si nous refusons à toute prise de position politique en revanche au nom du combat pour la liberté, l'égalité et la fraternité, nous ne restons pas enfermés dans nos temps. Nous participons avec mesure et discernement au débat de société.

Nous avons récemment publié un livre-glam sur la frère vie. Nous avons élaboré un manifeste sur l'intelligence artificielle pour que la technique ne se déroge pas à l'homme sans sa part d'âme. Nous avons enfin lancé deux appels à la fraternité et à la paix face aux violences, à l'exclusion, aux fractures de notre époque. Ces textes, issus des questions à l'édupe et l'âge, ne sont pas des normes. Ce sont des contributions, des invitations à penser autrement. Et c'est dans cette même logique que nous avons placé notre réflexion actuelle sous l'éthique, l'humain, le vivant et la planète. Ces mots disent notre volonté d'ancrer l'initiation dans le réel, en responsabilité éthique et spirituelle.

Ils disent aussi notre conscience que l'humanité ne survivra qu'en retrouvant le sens de l'harmonie avec elle-même, la nature et l'unique. Être franc-maçon aujourd'hui, en grande loge de France, c'est aussi s'interroger sur l'impact de nos choix technologiques. L'intelligence artificielle, nous l'avons dit, ne peut être pensée sans éthique. C'est pourquoi notre manifeste s'intitule le pari de l'humain. Car ce pari, M. le président, est aussi le vôtre. Il est celui d'un pays qui, face au défi du XXIe siècle, ne doit pas oublier ce qu'est l'essence de l'homme en s'efforçant de restaurer un humanisme s'il le faut en le renouvant. C'est cette conscience que nous portons aussi en Europe.

La Grande Loge de France est membre fondateur de la Confédération internationale des Grandes Loges punies de rites écossais anciens et acceptés. nous contribuons à participer et à bâtir une franc-maçonnerie européenne forte, fraternelle, respectueuse et diversité culturelle. Nous participons également aux colloques européens sur le patrimoine et les valeurs maçonniques comme celui de l'Association architecture et patrimoine maçonnique à Marseille où nous dialoguerons avec les jeunes générations autour des droits de l'homme et des valeurs fondatrices de l'Europe qui sont des valeurs maçonniques, ce qui rappelle l'hymne à la joie de Chine.

Enfin, le 15 mars à Vienne, nous avons consacré la naissance de la grande loge d'Autriche, moment solennel et émouvant, car fonder une nouvelle mignance, c'est transmettre les décès d'une tradition qui veut éclairer sans dure. C'est vrai pour la paix entre les nations. La paix, Monsieur le Président, est une construction permanente. Elle se fonde sur l'éducation, la justice et le dialogue. Elle se nourrit de reconnaissance mutuelle et de dignité partagée. C'est pourquoi la France en vie s'engage avec discrétion, mais avec constance pour que la fraternité ne soit pas un nom vide mais une réalité vécue. Parce que la fraternité s'incarne aussi dans des actes concrets.

La grande loi de France soutient discrètement des actions solidaires, humanitaires et culturelles. À travers son fond de dotation, fraternité et humanisme, elle agit avec fidélité aux valeurs de l'homme en apportant une aide fraternelle lors du séisme au Maroc, en affrétant un camion hôpital pour l'Ukraine ou en partenariat à la restructuration et restauration de Notre-Dame de Paris au lieu du génie des bâtissons. à l'heure où notre pays célèbre les 120 ans de la loi du 9 décembre 1910, nous tenons ici au cœur de notre temple à redire notre attachement profond à ce texte fondateur, à cette loi de liberté qui sépara les Églises de l'État sans jamais renier l'idée de spiritualité.

Cette loi, M. le Président, à l'émoration de laquelle les Français ont contribué, nous la considérons comme un sommet de sagesse républicaine. Elle n'a pas confiné la religion à la sphère privée. Autant de ça, elle a ouvert un espace public où chaque conscience croyante ou non peut s'exprimer librement. Elle n'a pas nié le sacré. Elle a affirmé qu'il appartenait à chacun d'en faire l'expérience hors de toute contrainte. Elle ne fut pas un rejet du spirituel mais un rempart contre la domination d'un homme sur l'ensemble des citoyens. la maçonnerie depuis ses origines modernes a défendu cette vision. Elle a toujours veillé à garantir à chacun la liberté de penser, de croire et de douter.

Elle a affirmé dans ses tentes comme dans la cité que la vérité ne s'impose pas mais se cherche patientement, humblement dans la diversité des chemins. En célébrant cette année les 120 ans de la loi de 1905, nous voulons rappeler combien la laïcité est non pas une neutralisation du sacré mais la condition de possibilité d'être vivant ensemble apaisée. Nous voulons affronter que la laïcité telle que la pensée française l'a conçue n'est pas une arme de division mais une promesse de fraternité. Elle n'efface pas les différences. Elle permet de les faire dialoguer. Elle n'émerdite pas la spiritualité. Elle a garantie la libre expression dans le respect des conditions de châtre.

C'est pourquoi tout au long de cette année, nous organiserons colloques, conférences, publications et de temps de réflexion pour interroger le sens contemporain de cette loi. Nous le ferons avec nos frères, avec les chercheurs, les institutions républicaines, les hommes et les femmes de bonne volonté. Pour la Grande-Longe de France, la laïcité est une valeur cardinale. mais elle est plus encore une démarche initiatique. Elle suppose des gouttes, la reconnaissance de l'autre, l'élévation personnelle. Elle n'est pas un concept abstrait, elle est une expérience vécue. Car oui, il faut du courage pour faire silence en soi et accueillir la parole de l'autre.

Il faut du discernement pour distribuer ce qui relève de l'intime et ce qui regarde de la cité. Il faut en faire de la fraternité pour construire ensemble un monde commun. la laïcité ne dit pas le besoin de transcendance, elle l'honore en la laissant libre. Elle est ce creuset dans lequel se réconcilie sans s'opposer la liberté de conscience, la pluralité des traditions spirituelles et la citoyenneté est gérée. Elle est, à sa manière, une forme de sagesse opérative. Sa vitalité, M.

le Président, est le signe d'une franc-maçonnerie pleinement engagée dans le monde aujourd'hui qui refuse les extrêmes et les reprises d'antitaires, qui croient en la dignité humaine, en la liberté de conscience, en l'idéal républicain. M. le Président de la République l'est ici dans une maison de lumière, une maison où l'on apprend à écouter, à guiter, à chercher et enfin à comprendre. Une maison où les pierres ne s'accumulent pas, mais s'en s'en roulent dans un essai plus grand. Réfléchissez-vous, car la République et la franc-maçonnerie partagent une même foi dans l'homme, une même espérance dans le progrès, une même exigence humaniste. nous ne prétendons pas détenir la vérité.

Mais nous savons qu'il y a du sens à chercher ensemble. Nous savons que la fraternité est une réponse, que la quête de sagesse est un chemin et que la lumière se partage. Alors, merci, M. le Président, pour votre présence. elle nous honore, elle nous honore, elle nous oblige. Je vous remercie votre attention.

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Invité

Madame la Ministre, Mesdames et Messieurs le Parlementaire, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs en grâce et qualité, je suis heureux de me retrouver parmi vous aujourd'hui, je deviens de s'entendre la parfaite synthèse de toutes ces raisons d'être heureux. Je vais essayer de revenir. L'une d'entre elles étant sans doute que, comme vous l'avez rappelé, et c'est là une forme d'incondurité, c'est la première fois qu'un président de la République vous visite répondant à votre invitation. Et je vous en remercie très chaleureusement, de même que pour les mots que vous venez de commencer.

Cela d'abord parce que le dialogue de la République et la franc-maçonnerie est une conversation, si je puis dire, polie par des cercles de combat, par la communion de pensée et par une connivence qui n'a rien d'incomple. Les francs-maçons, dont la naissance est contemporaine de l'émergence de l'esprit des Lumières, en sont les enfants tout naturels. Et avec eux, avec vous, a émergé cette idée républicaine sur laquelle je vais revenir. Je vous rappelier d'ailleurs cette enthéorité du triptyque républicain que je sois même fait ensuite par la présidente de l'Église et bien après dans le propre texte « Liberté, égalité, fraternité ».

Liberté est d'abord celle de l'usage public de la raison pour faire triompher la science, faire avancer le progrès dans la société. Égalité est d'abord celle des droits qui est universels, communes au genre humain. Égalité révolutionnaire proclamée par la déclaration de 1789. Fraternité naturellement et ce beau mot résonne avec un accord particulier je l'ai conscience et je l'ai souhaité. Alors que la France à son arrivée était l'atelier d'un république en quelque sorte, c'est un fait historique. Je l'ai rappelé de vos frères et sœurs du Grand-Orient au mois de novembre 2023.

En effet, tout au long du XIXe siècle, l'idée républicaine a été transmise, protégée dans des doges quand elle était réprimée, menacée, combattue ou réprimée ailleurs. Elle a survécu parce que se sont levés partout des maîtres et des apprentis pour bâtir les républiques. Alors je sais que prendre place ici dans ce décor, dans cette forêt de symboles pour parler et des poètes, nous verra quelques commentaires. Vous y êtes habitués. Mais je sais qu'ici, vous ne confondrez pas les commentaires de la prête avec le verbe du commencement.

Ce verbe qui vous a tous conduits à être présents ici, en ce grand temple, se mène à votre présence visible, à la présence symbolique de ceux qui vous ont précédés pour peu que l'on sache écrire son regard vers la lumière. Présence de Pierre Borsolet, le socialiste et le résistant qui préfèrera donner sa vie plutôt que de perdre mes camarades, sa cause et son honneur. Qui donna sa vie à la France et offre aussi son nom à ce temps qu'on nous trouve. Présence de Gustave Mesureur, premier président du Parti radical socialiste. Au syndicat, il faut tracer des plans parmi les plus importants de notre histoire française de progrès.

Présence de ses visages qui incarne la devise de la République, devise qui est aussi la vôtre, liberté, égalité, fraternité. Et la liberté ici a le visage de Pierre Simon, ce médecin qui fut aussi votre grand maître que vous convoquiez un instant et qui a tant fait pour faire avancer la liberté, liberté des femmes grâce à la contraception d'abord, le droit à l'avortement ensuite, en faveur duquel il s'engagea aux côtés de Simone Veil.

L'égalité a le visage des frères communards de la loge de la justice qui incarne avec Jules Vallès cette promesse d'égalité au cœur de la République, d'égalité entre les hommes, entre les gens, entre les conditions, égalité comme instrument de libération des tyrannies, des privilèges, des assignations comme des superstitions et la fraternité a le visage du dergèrement. Le dernier est le panneau de nous avoir quittés dans le regard brûlé toujours vivace de l'espérance en l'humanité. La fraternité aussi a le visage d'Arnaud Belkram, dont l'amour du prochain puisé sa source, je peux dire dans un temps d'origine spirituelle.

Ses familles de pensée et d'espérance qui composaient en lui une si haute conception de l'homme qu'elle le mena sous le sacrifice. Ce sont tous ces noms que je cite parmi d'autres et qui forment sous les hautes voûtes du temple Pierre-Porsolette une compagnie héroïque, une fraternité française. A l'évocation de ces noms surgissent des destins, des valeurs, l'histoire de la construction de l'édifice républicain qui s'est faite aussi d'ici, entre ses piliers et les ombres lumineuses qui les peuplent. Toute cette histoire montre que la République en franc-maçonnerie est plus que chez elle. elle est dans son foyer, dans son cœur.

Et à tous ces noms-là aussi, peut-être que me permettrez-vous d'ajouter un, je vous ai périodoxe, je puis dire, celui du professeur Chourou, parce qu'il fut de l'aventure de Charlie Hebdo et de Harakiri qui furent et demeurent des lieux de cet esprit français. Notre esprit français qui lézarde aussi par le rire les donnes, par l'insolence et les blasphèmes, les puissances et les canadiens.

Voilà la première raison de ma présence ici, dans cette grande loge qui se trouve aussi, je crois, par rapport aux autres obédiences dans une place particulière, peut-être pétrie, de ce même esprit de liberté que j'évoquais, car la quête de liberté est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des frères qui ne seraient que sérieux. c'est aussi une affaire de guerre et de la violence. Frère Montesquieu, lui-même, ne s'amégeait-il pas sous-nommé de pasteur et des écrivés, d'un des fondateurs de la franc-maçonnerie, de grands bêtes et dupes de tous les maçons.

Alors parler devant vous et à travers vous, au fond, à la nation toute entière, s'avère d'autant plus nécessaire que la franc-maçonnerie est aux avant-postes de la bataille, la bataille qui importe si nous voulons façonner le siècle pour le bien de l'humanité. Un signe, en doute, le fait que la franc-maçonnerie a toujours été la cible des complotistes, des autres turmentistes, qui lui attribue une influence en étant ainsi à l'honneur. Un organe de la presse a récemment fait procès de vouloir peser sur les débats relatifs à la fin de vie, usant au passage une iconographie qui était oubliée de fiches. Je me dis ici, soyez en fiers.

Et comme les autres grandes familles spirituelles, les franc-maçons s'emparent de ce débat fondamental de la fin de vie. Je le dis aussi ici, c'est une bonne chose. Il n'est pas prévu sur ce sujet d'être trop long. Vous avez travaillé, je le sais, longuement sur celui-ci, et reçu une retaille et je veux vous en remercier. Je lis aussi tout ce qui s'écrit ou se dit sur ce sujet. Ce n'est pas un sujet, c'est un vertige. touchant chacune et chacun d'entre eux. Mais le débat, résolument, peut-être réduit à la question de savoir si on est pour la vie ou contre la vie. Parce que d'un côté, il y aurait un mémanisme qui voudrait le traçant et de l'autre l'abandon à la mort, simplement. non, non.

Comme il n'avait rien posé. C'est la question du rapport à la mort aussi, à la souffrance et à la dignité humaine jusqu'à la dernière solitude. Et j'ai peur que parfois, dans le débat, les choses se récipient, qui oublient l'épaisseur et la grande difficulté parfois aussi de simplement penser le moindre mal. Car face à certaines situations, il n'y a plus rien d'un côté le mal de l'autre, mais simplement à choisir dans les situations concrètes, dans la solitude de celui qui a l'envie, de sa famille, de son médecin, le chemin fin du défi et respecte à chaque instant l'avenir.

Que les francs-maçons portent cette ambition de faire de l'homme la mesure du monde, le livre acteur de sa vie, de la naissance à la mort, pour ma part, je m'en félicite. Car plus le débat pour la nation sera à ce degré d'intensité et d'élévation que le choix des Français se fera éclairer du consensus de l'âge. Mais, je faisais référence à ces attaques contre vous, elles ne sont pas d'autres. Elles participent d'ailleurs d'un même aile du temps où s'exhibent les pulsions de haine, la rage multisémite, la fureur des algorithmes. A travers la franc-maçonnerie au fond est visé le projet de révolution et d'émancipation dont vous êtes avec d'autres. Regardez.

En effet, s'articule aujourd'hui un projet né aux États-Unis mais qui essaimera à non pas tout édition en Europe et en France, ce projet explicite des Lumières Noires qui tente qui tente à effacer l'héritage de trois siècles au moins de progrès humain. A la liberté des hommes, ces Lumières Noires veulent opposer la force des choses, à l'émérité des naissances la hiérarchie des conditions, à la fraternité universelle le règne des guerres et des prédations. Ce projet idéologique, il existe et à travers des femmes et des hommes il entend gouvernement. Il s'ajoute à tous les ennemis des Lumières qui depuis que ce mouvement de la conscience et de la connaissance existe et oppose.

Je pense aux idéologies de haine qui veulent séparer en raison de l'origine du genre, de la religion et qui en seraient centaines à s'épiller de la raison de la pensée républicaine à tous ceux qui suivent consciemment ou non ces idéologies qui passent à l'acte, qui lèvent la main, qui agressent, frappent, tuent même en raison de ces pulsions odioses et de ces mobiles à l'issage. Alors ici, dans ce temple, devant vous qui savez la puissance du Verbe pour initier la concorde nécessaire à l'établissement de l'universel harmonie que vous avez de vos voeux, je veux dire la force de l'article unique, la force de celles et ceux qui nous parlent et tout particulièrement la force de notre identité.

Avec vous et parmi vous, je souhaite vous entretenir de ce qui nous occupera à la fin de cette année, la commémoration du 120e anniversaire de la loi de séparation du 9 décembre 1905. Et rappeler des vérités simples que trop souvent le débat public efface. La loi de 1905 n'est pas un édit de tolérance, c'est une loi de liberté. C'est une loi qui reconnaît et protège la liberté de conscience, la liberté de culte, mais aussi la liberté de s'abstenir de toute pratique culturelle. Liberté de croire et de ne pas croire, liberté de prier, de philosopher, liberté du dogme, liberté de l'esprit. La loi de 1905 est la loi des droits fondamentaux de l'exprime.

Et la République a pour devoir de permettre à chacun et à chacun en conscience de penser, exprimer son point de vue dans toutes les sphères de son existence, dans l'intimité, cela va de soi, mais aussi dans la sphère publique, cela va de soi aussi. A condition de s'imposer le même devoir que celui de s'imposer à la République. Respecter et faire respecter les droits de l'autre, tout autant que l'on demande le plein respect les droits que nous sommes reconnés ou que nous reconnaîtrons. Ainsi, quelque puisse mettre ses croyances, chacune et chacun de se reconnaître en République, dans la liberté, l'égalité et la fraternité. Ainsi, sommes-nous fidèles de l'enseignement d'un mystique brillant ?

La loi doit protéger la foi aussi longtemps que la foi ne prétendra partir de la loi. Et au sein de cet espace public laïque, nul n'est identifié, nul n'est assigné, nul n'est enchaîné à une identité politique, religieuse, sociale, culturelle. C'est un espace où chacun d'entre nous reconnaît l'autre comme son frère en République. La loi de 1905 à cet égard parachève et complète la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. La fraternité n'est donc pas une identité mais une affinité. Le chemin fraternel est le plus surmoyen d'accéder à l'universel. Et je pense qu'ici en cet enceinte où chacun d'entre vous cherche les voies qui lui sont tracées, personne ne peut en coûter véritablement.

Voilà pourquoi en cette année de commémoration de la loi de séparation de 1905, comme je l'ai déjà demandé aux responsables des cultes, je vous demande d'être des ambassadeurs de la fraternité. C'est ainsi que nous démontrerons collectivement que la loi de 1905 n'est pas une loi d'exclusion mais de réunion. Votre obédience, si je puis dire, est depuis longtemps convertie à ce point de vue. Je sais que vous accueillez parmi vous et que vous reconnaissez comme tels les frères de tous horizons religieux, catholiques, protestants, juifs, musulmans, mais aussi libres penseurs, agnostiques, athées.

De même que vous accueillez en fraternité tous ceux qui proviennent d'horizons politiques, sociaux, culturels, divers, pour que chacun de notre recherche dans la fraternité, la liberté et l'égalité, l'universel harmonie sans laquelle il ne doit y avoir de prétention à l'égalité. Ambassadeur de volonté de la fraternité, donc de la laïcité, je vous demande d'aller partout répéter sans cesse et sans vous laisser que le seul mot qui s'accorde avec celui de laïcité est le mot de liberté. Oui, la laïcité est liberté, la liberté est laïcité. Elles sont indissociables, inséparables.

Comme riant, je vous demande d'être fidèle à l'enseignement de Jaurès, je cite, la loi de séparation n'est pas la victoire d'un groupe sur l'autre groupe, mais l'œuvre commune et l'honneur commun de tous les Américains. En vérité, l'État républicain n'a pas vocation à déiciser la société. Je n'ai ni sa vocation ni sa fonctionnement. Et c'est dans cet esprit qu'il nous faut commémorer la loi de 1905 et au-delà de la faire vivre.

Prenons garde à ce titre au piège que préparent ceux qui voudraient faire de la loi de 1905 une lecture identitaire sous prétexte de laïcité de la société dans le seul but de s'attaquer à des religions de croyance, en particulier au nom de leur prétendue incompatibilité avec les valeurs de la République. Cette lecture ne peut être celle de la République fidèle à l'universalisme des Lumières et à l'esprit de 16 ans. Gardons-nous tout autant de ceux qui entendent faire de la laïcité un instrument de repentance contre la République, ceux qui ciblent les excès de 1793 pour s'attaquer à l'héritage de 1789.

Sauf de nos histoires républicaines, la loi de séparation nous protège de tous ceux qui prétendent inscrire dans la Constitution des prescriptions à vocation identitaire au nom d'une lecture univoque du passé. La France laïque et la fin naturelle de la laïque. Fruit de cette exigence absolue de liberté qui est si française et d'ose réagir qu'il commence d'apprendre cette fidélité aussi avancée. Dans ce temple, dans cette maison de liberté, je souhaiterais référencer la loi. Alors portez sans cesse cette ambition. D'autres avant vous que j'ai cités furent des ambassadeurs de la fraternité en portant les guerres de la laïcité.

Ils furent des ambassadeurs par l'étude comme vous l'êtes en vos travaux, mais ils le furent en combattant résolument pour le progrès humain. Ils le furent le visage découvert et dans la main. Au fond, ne craignaient rien d'autre que le renoncement. Ne succombaient n'a aucune peur, n'a aucune honnonce, n'a aucune tentation d'effacement. Soyez les vigies de cette grande loi de 1905 comme ceux qui veulent effacer la trahir ou la détourner. Cette loi n'a pas 120 ans, elle est d'hier, elle est d'aujourd'hui. Elle est plus que jamais de demain parce qu'elle est empreinte de cette force toujours vive qui est celle des femmes et des hommes de bonne volonté sans autre système.

C'est une lien séculaire qui nous guidait républicaine à la force de la franc-maçonnerie. Faisons vivre donc ce compagnon de la jolie sans rien confondre, sans rien dissimuler. Alors la République vivra et la laïcité avec elle. Mais au-delà de cela, soyez conscients chaque jour du rôle important que vous faites dans notre République. Car dans les temps

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que nous vivons

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et nous les repons à l'instant ensemble, tant et tant de nos concitoyens et concitoyennes sont plongées dans une intimité qui n'existe plus et ouverte en quelque sorte à tous les points par les réseaux sociaux, intimité ouversée par les algorithmes qui pensent à notre place et se faisant autour de nos esprits et sont plongées face à une multitude convoquée à chaque instant dans sa violence, sans phrase, sans mots, sans verbe, avec la brutalité des images et parfois la charité des événements. Pour cheminer, ébattir l'avenir, redistinguer l'intime du collectif et l'indispensable, mais bâtir du commun dans nos sociétés.

supposent en effet poursuivre le chemin qui est celui de la République et désavant, je crois, c'est profondément celui de la Nation française qui est précisément le chemin du projet. Très respectable grand maître et vous aussi ici, vous êtes collègues. Je crois que j'ai tout ça. Merci.

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Merci.

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Merci.

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Merci. Merci. Merci.