Candidature d'Éric Zemmour à la présidentielle, fermeture des discothèques et pass sanitaire dans les meetings ... Le "8h30 franceinfo" de Jordan Bardella
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Jordan Bardella, bonjour. Des recommandations, mais très peu de restrictions, annoncées hier par le Premier ministre Jean Castex. Est-ce que le gouvernement a raison d'en appeler à la responsabilité des Français pour sauver les fêtes ? C'est toujours mieux que de les infantiliser.
Nous vivons avec ce virus depuis maintenant près de deux ans. Le virus continue de circuler en dépit d'une vaccination quasi majoritaire, près de 70% de la population française. Un peu plus. En force est de constater que le virus, il va continuer à circuler. Donc on ne va pas pouvoir vivre sous cloche, sous restriction et sous privation de liberté pendant des mois, pendant 5 ans, pendant 10 ans. Et donc il va falloir apprendre à vivre avec. Apprendre à vivre avec, c'est être extrêmement prudent sur l'application des gestes barrières.
Ça veut dire en tout cas sur, par exemple, la vaccination des enfants, en dépit du bénéfice-risque aujourd'hui, laisser aux parents la liberté vaccinale de vacciner ou non leurs enfants. Et moi, je crains que l'acte 2 de la vaccination qui a été ouverte aux enfants soit une vaccination obligatoire pour les 5-11 ans. On sait que les enfants, aujourd'hui, j'entendais le professeur Combe, le docteur Kirzek également, indiquer que les enfants ont une forme quasi dérisoire de faire une forme très grave, et qu'il est préférable de laisser circuler une forme d'immunité, de laisser circuler le virus, pour que se constitue une forme d'immunité naturelle.
En tout cas, au regard du bénéfice-risque vis-à-vis du vaccin, je pense que c'est aux parents de décider. C'est ce qui est prévu. C'est prévu pour l'instant. Mais ça ne vous aura pas échappé que, généralement, quand M. Véran dit quelque chose, il faut généralement comprendre le contraire. Parce que le gouvernement, le problème, c'est que le gouvernement, si vous voulez, moi, je voudrais bien les croire, mais le gouvernement a dit tout et le contraire de tout depuis le début.
Il ne fallait pas de masse, puis les masses, pas de frontières, puis le contrôle aux frontières, pas de passe sanitaire, puis le passe sanitaire, pas de vaccination obligatoire, puis finalement, si vous ne vous vaccinez pas... Le RN ne s'est jamais trompé depuis le début. Je ne dis pas que le RN ne s'est jamais trompé. On voit qu'il n'y a pas un pays dont on peut dire que le pays a maîtrisé l'épidémie parfaitement. Parce que je pense qu'il y a, derrière ce virus, une part de l'épidémie qu'on ne pourra pas contrôler de toute manière.
Et on voit bien que même avec le vaccin, le vaccin nous avait été vendu comme la solution miracle, il protège des formes graves, mais il n'empêche ni la transmission, ni la réception du virus. Pour l'instant, de moins en moins. Au début, ça devait diminuer par 10, puis par 4, puis en fait, on s'aperçoit que des gens qui sont doublement vaccinés ont des formes exactement similaires au Covid que lorsqu'ils n'avaient pas eu le vaccin. Il y a des publics à risque aujourd'hui qu'on connaît. Je veux dire, 90% des gens qui ont été admis à l'hôpital, des suites du Covid, étaient des gens qui avaient plus de 65 ans.
Or, aujourd'hui, on sait qu'il y a encore 6 millions de personnes qui ne sont pas vaccinées, dont plus d'un million de Français de plus de 65 ans. Bien souvent, ce sont des personnes âgées isolées qui vivent dans des déserts médicaux. Donc, il faut faire cet effort de cibler la communication sur ces profils-là, de les accompagner. Et s'il faut rendre la vaccination obligatoire ? Je suis contre la vaccination obligatoire, parce que je pense que le droit au consentement en matière médicale, que chaque Français est en état de cause, en capacité d'établir le bénéfice-risque à l'égard du vaccin.
Ce que vous dites, je suis contre l'obligation, est valable aussi pour les vaccins qui sont déjà obligatoires aujourd'hui ?
Non, on parle de vaccins. Quel vaccin obligatoire ? Il y a 11 vaccins. D'accord, pour les soignants notamment. Non, non, non, pour les enfants. Et pour les enfants également, vous avez raison. Vous êtes contre également ceux qui sont déjà obligatoires ? Non, mais on est sur des vaccins où on a du recul. On est sur des vaccins où on parle de maladies qui ont des taux de mortalité, comme le tétanose, de quasiment 30%. Donc on n'est pas du tout sur le même type de maladies.
On sait que 2% des hospitalisations de l'année 2020, c'est un rapport du ministère de la Santé qui est sorti il y a quelques jours, nous disait qu'il n'y a que 2% des hospitalisations cette année qui ont été des hospitalisations Covid. Moi, si vous voulez, ce que je déplore, c'est qu'en dépit de cela, on a continué la case des services publics. On a continué la case de l'hôpital public. Et Emmanuel Macron, il porte une responsabilité parce qu'il a supprimé, sur l'année 2020 qui s'est écoulée, malgré les tensions hospitalières, 5700 lits d'hôpital. Il a supprimé 27 000 lits d'hôpital depuis 2013.
Je vous rappelle qu'avant d'être président de la République, il était ministre de l'Économie, secrétaire général adjoint de l'Élysée. Emmanuel Macron, il a réveillé en 2017. Il faut un plan Marshall. Il était secrétaire général adjoint de l'Élysée, ministre de l'Économie.
Ce n'est pas lui qui était décisionnaire.
Alors c'est inquiétant, si les ministres ne décident plus de rien à ce moment-là, sinon toutes les clés à l'administration, et c'est l'administration qui décide.
Vous continuez à penser, Jordan Bardella, que le pass sanitaire est inutile, que si vous arrivez au pouvoir, vous le supprimerez ? Vous pensez que la situation sanitaire aujourd'hui serait meilleure en France sans le pass sanitaire ? Vous pouvez l'affirmer très clairement.
L'Espagne a vacciné la quasi-totalité de ses personnes âgées. Entre 80 et 99% des personnes âgées en Espagne sont vaccinées. L'Espagne n'a jamais mis en place de mesures restrictives type le pass sanitaire. L'Espagne est aujourd'hui un des taux d'incidence les plus bas d'Europe. Il y a beaucoup moins d'anti-vaccins. Mais non, mais ce n'est pas la question. La question, c'est que le vaccin n'empêche pas la transmission du virus. Donc quand vous entrez dans un restaurant, que vous êtes vacciné, vous fréquentez des gens qui, par définition, ne sont pas vaccinés, et qui ont été testés négativement par un PCR ou par un test antigénique.
Eux ne peuvent pas me le transmettre, mais moi, je peux leur transmettre. Donc, si vous voyez, le pass sanitaire n'a pas d'intérêt derrière cela. Et je vous rappelle que la CNIL a demandé à quatre reprises, depuis le mois de septembre, à quatre reprises, que le gouvernement nous donne l'épreuve d'efficacité du pass sanitaire. Cela n'a toujours pas été fait. Il y a des mesures extrêmement concrètes.
Vous, au pouvoir, Jordan Bardella, j'essaie de résumer. Il n'y a pas de pass sanitaire. Mais non, il n'y a pas de pass sanitaire. On laisse circuler le virus et on ouvre des lits à l'hôpital.
C'est ça ? Ah oui, parce que nous avons vécu une crise hospitalière. Il y a des purificateurs d'air à installer dans les classes. Nous sommes également favorables à la réintégration des 15 000 soignants qui ont été mis à pied. Parce qu'encore une fois, à partir du moment où le vaccin vous permet, à titre personnel, de vous protéger des formes graves, mais qui n'empêchent pas la transmission du virus, on voit bien que ce n'est pas la solution miracle qu'on nous avait vendue.
Pas de pass sanitaire, pas de vaccination obligatoire. Donc, si je suis bien à votre logique, même pour les soignants, ça veut dire qu'en fait, et on ouvre des lits, c'est-à-dire qu'on prend le risque que des Français tombent malades et contractent la version la plus grave de la maladie pour les envoyer à l'hôpital.
Mais les personnes qui sont susceptibles de... On prend ce risque-là, on risque qu'ils meurent. Mais madame, vaccination ou pas vaccination, le virus circule quand même. Le vaccin, vous m'arrêtez si je me trompe, protège les personnes graves. On connaît les publics à risque aujourd'hui. On sait qu'il y a des personnes qui ont comorbidité, que l'obésité, que le tabac, que l'âge, sont des facteurs qui sont aggravants dans le cadre du Covid. Mais on sait que les enfants, on sait que des publics qui, comme moi, ont 26 ans, ont un risque dérivoire de contractuer une forme dérivoire.
Mais aujourd'hui, Jordan, il y a des jeunes de 30 ans qui ne sont pas vaccinés, qui sont en réanimation aujourd'hui.
Oui, mais en proportion de l'intégralité de la population, c'est dérisoire. Donc, évidemment que c'est malheureux pour ceux qui contractent le Covid et qui sont très jeunes. Il y en a, il y en aura. Mais c'est en forme dérisoire par rapport aux personnes âgées. Sur les discothèques, on a dit aux jeunes, vous vous vaccinez deux fois, c'est le retour à la liberté. Et il n'y aura plus aucune restriction. On leur dit aujourd'hui, vous devez vous vacciner trois fois de manière quasi obligatoire. Et en plus, on va vous appliquer des restrictions, vous appliquer des privations de liberté et fermer les discothèques. Là encore, vous m'arrêtez si je me trompe.
Le public qui va en discothèque, ce ne sont pas nos grands-parents, ce n'est pas ma grand-mère. Ce sont des gens qui sont des gens relativement jeunes.
Ce sont des lecteurs de transmission, des jeunes.
Les enfants, par exemple. Moi, j'entendais ce matin un médecin, j'entendais également le docteur Kirzek, le professeur Komme, qui sont des gens qu'on a l'habitude d'entendre sur les plateaux de télé, nous dire que les enfants sont des profils qui transmettent très peu le virus. Donc, encore une fois, je suis... Non, ça, c'est pas vrai. Alors, excusez-moi, vous inviterez les médecins qui disent cela à la chaîne.
Il y a très peu d'enfants malades. Il y en a 80 aujourd'hui hospitalisés, mais le taux d'incidence, c'est aujourd'hui...
Alors, pourquoi l'OMS décommande la vaccination des enfants ?
Attendez, je termine ma phrase. Il y a deux fois plus... Le taux d'incidence est deux fois plus élevé aujourd'hui chez les enfants qui transmettent donc le virus. Ce qui ne veut pas dire qu'eux, ils vont à l'hôpital. Ils le transmettent à vous ou à moi. Ce n'est pas ce que disent les médecins.
J'entendais encore ce matin un médecin sur une chaîne d'info. Mais alors, à ce moment-là, pourquoi est-ce que l'OMS décommande la vaccination pour les enfants ? On sait bien aujourd'hui, mais si, ça a à voir. Parce que... Ce n'est pas pour eux qu'on vaccine les enfants. Qu'on prenne la responsabilité de vacciner. Ce n'est pas pour eux.
Le bénéfice risque pour eux. C'est pour éviter que le virus se propage.
Que l'on prenne. Mais le virus, il circulera quand même, monsieur, puisque le vaccin n'empêche pas la transmission. Encore une fois, je ne suis pas médecin. Je n'ai pas fait d'études de métier. J'essaie d'apporter un peu de bon sens dans cette gestion d'épidémie et d'écouter ce que dit aujourd'hui le consensus scientifique. Si le vaccin limitait la transmission, la possibilité de transmettre le virus, à ce moment-là, j'aurais dit banco. Mais on voit qu'il y a des mesures aujourd'hui extrêmement concrètes qui ne sont pas faites. Je pense par exemple à l'installation de purificateurs d'air dans les classes. Les facs américaines l'ont fait.
L'Allemagne a mis 200 millions d'euros sur la table pour pouvoir installer des purificateurs d'air dans les classes. Aujourd'hui, ça n'a pas été fait en France. De la même manière que le traitement des eaux usées qui permet d'avoir deux à trois semaines d'avance sur la lecture de l'épidémie.
On marque une toute petite pause, si vous voulez bien. Avec plaisir. Le temps du fil, Info, 8h42 avec Mélanie Delaunay.
Un homme retrouvé mort dans les décombres de l'immeuble qui s'est effondré cette nuit à Sanary-sur-Mer dans le Var. Sa femme est blessée. Leur bébé de 18 mois a été retrouvé vivant en pyjama. De la vigilance, mais pas d'affolement, dit Jean Castex, qui appelle à lever le pied sur les interactions sociales entre amis ou entre collègues. Près de 43 000 cas positifs de Covid par jour. En moyenne, le Premier ministre annonce la fermeture des discothèques. Pour un mois, il incite les entreprises à accentuer le télétravail deux à trois jours par semaine. Dans les écoles, on passe au niveau 3 du protocole sanitaire.
Le gouvernement espère pouvoir commencer à vacciner les enfants de 5-11 ans avant la fin de l'année. Ce sera sur la base du volontariat. Éviter de voyager en France, c'est la consigne donnée aux touristes américains. Les autorités des Etats-Unis placent notre pays au plus haut niveau d'alerte, tout comme le Portugal, qui est le pays le plus vacciné en Europe. La situation en Ukraine au cours de la conversation prévue aujourd'hui entre les présidents russes et américains Washington promet de réagir en cas d'attaque et de positionner, si l'OTAN le demande, plus de militaires en Europe de l'Est. France Info
Toujours avec le président du Rassemblement National, Jordan Bardella. Est-ce que vous pensez toujours, comme Marine Le Pen l'avait dit au début de l'épidémie, en mars 2020, sur ce plateau, qu'il aurait fallu laisser la possibilité à tous les médecins de ville de prescrire de l'hydroxychloroquine aux malades du Covid ?
Moi, je ne suis pas médecin, je fais confiance aux gens qui sont médecins. Ce n'est pas ce qu'a fait Marine Le Pen quand elle a dit ça. En début, si, si, parfaitement, en début d'épidémie, nous étions, selon les termes du président de la République, en guerre. Et je pense que ce qui était plus à même de décider de l'utilisation ou non de tel ou tel traitement, il n'y avait pas que l'hydroxychloroquine, il y en avait d'autres, c'était effectivement les médecins. Et moi, je déplore qu'on ait effectivement remis en cause cette liberté qui était donnée aux médecins de faire leur travail.
Y compris avec les conséquences qu'on a vues ensuite, c'est-à-dire qu'on a fait prendre, on le sait aujourd'hui, des risques aux malades, que le protocole a, sans doute, il y a eu une enquête qui a été ouverte à l'UF. Oui, oui, ça fait deux ans que l'enquête est ouverte sur l'hydroxychloroquine. Vous continuez à penser aujourd'hui qu'il faudrait l'utiliser ?
Non, non, mais moi, je... Vous dites, je ne suis pas médecin, l'OMS dit non. Moi, je n'ai pas mené de cabal contre le professeur Raoult. Je n'ai... Vous avez même dit...
Il est un peu au médecin ce que nous sommes à la politique.
Oui, non, j'ai dit, c'était un peu plus complexe que ça. J'ai dit chez vos confrères de France Inter qu'il était sanitairement incorrect, comme nous étions politiquement incorrects. Et c'est vrai qu'il a subi une cabale médiatique et de l'intégralité du corps médical pour avoir simplement tenté. Est-ce qu'il a falsifié ou non ? Je ne sais pas.
Je veux dire, moi, je ne suis pas médecin. Il y a eu une enquête qui est ouverte. Vous dites, en guerre, on n'utilise pas n'importe quelle arme quand on est en guerre. On ne va pas dire, tiens, je vais tenter celle-là. C'est la même chose qu'aujourd'hui.
On a utilisé un vaccin dont on n'avait absolument aucun recul. Il y a eu des tests menés sur les vaccins. D'accord, on n'est pas allé jusqu'à la phase 4, mais moi, je me réjouis que les vaccins aient protégé des formes graves. Je me réjouis que la méthode de l'ARN messager puisse permettre d'adapter tel ou tel produit à éventuellement un nouveau variant qui devrait arriver. Mais je dis que les médecins sont plus à même que vous et moi de décider de ce qu'ils doivent utiliser en fonction de telle ou telle maladie quand même.
Sauf que les médecins ne sont pas toujours d'accord. Et quand l'OMS dit non, vous préférez quand même Didier Raoult. Mais l'OMS n'avait pas dit non à l'époque. Elle n'avait pas dit oui. Vous savez qu'un médicament, ça s'autorise.
D'accord, donc si vous avez une grippe, en fonction de la feuille de soin que va vous faire votre médecin, vous allez demander l'avis de l'OMS. Donc on voit bien que tout ça n'est pas sérieux. Un médicament, il est autorisé ou il n'est pas. D'accord, mais vous ne pouvez pas reprocher à un médecin d'avoir prêté ce serment d'hypocrate, de tout faire pour soigner sa population. Je veux dire, oui, le professeur Raoult, il s'est sorti les mains des poches. Il a essayé de trouver un traitement. Que le traitement fonctionne ou pas encore une fois, je ne sais pas. Je pense que s'il y avait un traitement Mira qui fonctionnait, je pense que ça se serait. Bon, il y a des traitements qui sont en cours.
Moi, je déplore, si vous voulez, que la France ait abandonné totalement la recherche d'un vaccin et la recherche d'un traitement. Il est là l'échec français aujourd'hui. Il est là le signe du déclassement français. Et l'échec d'Emmanuel Macron, c'est d'être le seul pays du Conseil de sécurité de l'ONU à ne pas avoir été en capacité de se doter d'un vaccin. Il y a des start-up françaises comme Valneva à Nantes, par exemple, qui avait mis sur pied des vaccins. La France a refusé d'investir dedans, a refusé de faire le patrimoine économique et résultat, effectivement, vous avez raison, ce sont les Anglais qui ont investi là-dedans.
Et là encore, la France a été le grand perdant de l'Union européenne.
Jordan Mardella, un mot sur les réunions publiques, sur les meetings politiques. Est-ce qu'il faut continuer à les organiser en pleine cinquième vague de Covid sans demander de passe sanitaire ?
Écoutez, si on considère là encore que le Covid-19 doit nous empêcher de faire une campagne électorale, à ce moment-là, je veux dire, on plie les gaules. À ce moment-là, on met le pays sous cloche.
Mais comment on fait alors pour limiter les risques ?
Eh bien, il faut organiser des meetings dans le respect des gestes barrières. On n'est pas favorable, on respectera la loi, comme on l'a toujours fait d'ailleurs. Pour l'instant, le pass sanitaire ne s'applique pas, vous le savez, d'après une jurisprudence du Conseil constitutionnel, exactement, aux meetings politiques et aux activités dites cultuelles. Donc, nous respecterons là encore la loi. Il y aura le port du masque dans notre meeting.
Obligatoire ?
Oui, il y aura le port du masque.
Je veux dire, il y aura des contrôles, des gens qui vont défiler dans les allées pour vérifier.
Oui, on sera respecté. J'en ai pas la police politique, on n'est pas l'État macronien. On ne va pas aller regarder chez les gens. Est-ce que les gens, sous leur baignoire, mettent leur masque avant d'aller viner en famille ?
On vous pose la question, Jordan Bardella, parce qu'il y a eu des meetings ce week-end.
Mais on sera évidemment respecté, comme nous l'avons toujours fait, la loi, les distanciations sociales. Il n'y a aucune difficulté là-dedans. Et permettez-moi de rappeler que Marine Le Pen lancera sa campagne mi-janvier à Reims. Comment vous avez trouvé Éric Zemmour pour son premier meeting de candidats le week-end dernier ? Si vous voulez, Éric Zemmour avait fait une promesse, quand il est rentré dans sa pré-campagne, même s'il ne s'était pas déclaré officiellement, qui était d'être plus brutal, plus radical que nous. Il estimait qu'on s'était ramolli. Il voulait être plus radical, plus brutal que nous. Bon, il est revenu un peu de sa brutalité, de sa radicalité.
Et il vient aujourd'hui dire la même chose que ce que dit Marine Le Pen. Bon, il dit qu'il faut supprimer le droit du sol, il faut arrêter l'immigration. Les musulmans, on peut parler avec les musulmans patriotes. Vous trouvez qui s'est assagi ? Je trouve que, si vous voulez, c'est un peu ce qu'on avait dit. C'est-à-dire que quand vous passez du polémiste au politique, vous avez une brutalité qui n'est plus envisageable, qui n'est plus possible. Donc la question que je me pose aujourd'hui, c'est quelle est la plus-value de la candidature d'Éric Zemmour ?
Parce qu'à part diviser le camp national et permettre à Emmanuel Macron d'arriver en tête du premier tour, même si Marine Le Pen reste qualifié. Moi, je pense que si Éric Zemmour va au bout, ce qui n'est pas garanti, parce que je pense qu'il aura des difficultés à aller au bout, qu'on voit bien qu'il a fait un certain nombre de renoncements, qu'il a de plus en plus de mal à rassembler et qu'il est en baisse dans tous les seconds tours. C'est-à-dire que celui sur qui Emmanuel Macron serait réélu... C'est-à-dire que les sondages de deux second tours avant le premier.
Enfin, c'est vous qui nous avez fait tous les sondages depuis trois mois, en nous disant « Éric Zemmour est en tête, la surprise de cette campagne... »
Non, non, non, non, je veux dire que vous mettez tous les médias dans le même panier, mais cette fois, non, les sondages de second tour, on n'en donne pas sur cette campagne. Non, mais vous n'en faites pas, alors vous êtes l'exception qui concerne la règle.
Mais on voit qu'il y a besoin de sensationnels, qu'il y a besoin pour vous de divertir quand même l'opinion. Donc il y a eu le moment Zemmour, septembre, octobre, novembre, vous nous avez dit « Zemmour, c'est la superstar, machin... » Maintenant, c'est Pécresse. Maintenant, c'est Pécresse. Pécresse, avec IFOP, dans un sondage, elle est au second tour, etc. Donc il faut divertir un peu les gens. Voilà, il y a eu un peu de sensationnel qui a été fait autour de cela. Moi, je pense qu'Éric Zemmour n'est pas en capacité de gagner l'élection présidentielle parce qu'il est tellement radical, tellement brutal, tellement caricatural, que c'est un cadeau fait, Emmanuel Macron, au second tour.
Il y a un candidat de trop aujourd'hui à la droite de la droite ? Je ne suis personne pour dire s'il y a un candidat en trop, s'il n'y a pas assez de candidats. Je regarde juste les programmes. Maintenant, Éric Zemmour, il est candidat, dont acte. On va pouvoir confronter programme contre programme. C'est vrai qu'il dit sur l'immigration ce que nous disons depuis 30 ans. Ce que pense, aujourd'hui, il faut bien le dire, une majorité de Français. Mais c'est vrai que sur son programme économique, il me fait davantage penser à Emmanuel Macron.
Éric Zemmour, il dit aussi qu'il n'est pas raciste, qu'il n'est pas sexiste. Vous êtes d'accord avec lui ? Il n'est pas raciste ?
Mais moi, je ne sonde pas les cœurs et les reins. Je ne suis pas procureur. Je ne distribue pas les bons et les mauvais points. Je dis qu'il fait preuve, dans ses propos, d'une brutalité qui ne me semble pas nécessaire. Je veux dire, quand 80% des Français considèrent qu'on ne peut plus accueillir une immigration supplémentaire et qu'il faut remettre de l'ordre aujourd'hui dans le pays, ça ne sert à rien de faire preuve de radicalité. Ça ne sert à rien de faire preuve de brutalité dans l'effort. Parce que cette brutalité, si vous voulez, elle sert à Emmanuel Macron. Le seul qui se réjouit de la candidature d'Éric Zemmour, c'est Emmanuel Macron. Parce que ça vient diviser le camp national.
Or, moi, je veux dire que la seule aujourd'hui qui a un projet qui est capable de répondre aux problèmes du pays, sur la crise du pouvoir d'achat, sur la casse sociale, sur la casse des services publics, sur le grand emplacement, sur l'insécurité, etc., c'est Marine Le Pen. Donc Marine Le Pen, elle est en capacité de remporter...
Sauf que Marion Maréchal Le Pen, vous l'avez sans doute entendu hier, elle dit...
L'élection préhentielle.
Si Éric Zemmour est candidat, c'est qu'il y avait manifestement un vide.
Mais je ne crois pas qu'il y ait un vide.
C'est Marion Maréchal Le Pen qui le dit, la vièce de Marine Le Pen.
Non, mais écoutez, c'est la vie de Marion Maréchal Le Pen. Elle s'est retirée de la vie politique. Elle a des idées qui sont évidemment un discours qui est proche à la fois d'une autre, mais aussi c'est vrai du discours d'Éric Zemmour, parce que c'est vrai que sur l'immigration, on partage le même constat. Mais on n'en est plus autant du constat. Éric Zemmour nourrit les Français de constat. Il est nourri d'analyses et d'observations parce qu'il est un polémiste, qu'il fait de la polémique, que ça fait des années qu'il fait cela. Marine Le Pen, elle est candidate pour servir la France et servir les Français. Elle n'est pas en tournée pour vendre un livre.
Elle n'est pas en tournée pour sa personne. Elle est candidate pour remettre sa personne entre les mains des Français. Et je pense qu'on a un projet aujourd'hui qui est extrêmement solide, sur lequel une grande partie des Français voient que depuis des années, nous avons porté, seuls contre tous, la question de l'immigration, la question de la montée des violences, et que nous sommes les seuls à aborder cette question du pouvoir d'achat. Éric Zemmour a dit lui-même sur le pouvoir d'achat, c'est pas mon sujet. Il a changé de vie dans le midi, mais il m'a dit qu'il voulait augmenter tous les salaires de 10%.
Et s'il a changé pour venir dire exactement la même chose que Marine Le Pen, quelle est la plus-value de sa candidature ?
Il y a beaucoup de monde qui dit j'augmenterai les salaires. Qui dit la même chose que Marine Le Pen, vous avez raison, c'est une victoire idéologique. 8h51, Jordan Bardella, député européen, président du Rassemblement National. On vous retrouve dans un instant. Le temps du fil info avec Mélanie Delonais.
Il y aura un accompagnement financier massif pour les discothèques, promet ce matin le porte-parole du gouvernement. Elles ferment pour un mois à partir de vendredi. Une réunion a lieu aujourd'hui à Bercy pour parler des modalités de soutien. Jean Castex a aussi annoncé hier soir le renforcement du protocole sanitaire dans les écoles. Ça veut dire le port du masque généralisé dans les cours de récré, le brassage des élèves limités à la cantine, aux primaires. Pour les plus de 65 ans, le vaccin contre le Covid est désormais possible dans tous les centres sans prendre de rendez-vous.
Les secours s'activent dans les décombres de l'immeuble qui s'est effondré cette nuit sur le port de Sanary-sur-Mer dans le Var. Un homme a été retrouvé mort dans les gravats. Son bébé de 18 mois est vivant, sa femme aussi, mais elle est grièvement blessée. Un couple de personnes âgées est toujours recherché. Il manque 30 000 poches de sang pour couvrir les besoins en transfusion. Pendant les fêtes de fin d'année, l'établissement français du sang lance un appel au don. Des athlètes, mais pas de représentants officiels américains. Au JO de Pékin, les Etats-Unis décident un boycott diplomatique pour protester contre les violations des droits humains.
La Chine, elle dénonce ce matin le préjugé idéologique des Américains. France Info
Le 830 France Info, Salia Braquia, Marc Fauvel.
Toujours avec Jordan Bardella, le président du Rassemblement National. C'est donc Valérie Pécresse qui a été désignée candidate des Républicains à la présidentielle. Et vous, de votre côté, vous essayez de draguer les électeurs d'Éric Ciotti, les déçus d'Éric Ciotti. Est-ce que ça veut dire que vous êtes prêts à reprendre certaines de ces propositions, comme le Guantanamo à la française, par exemple ?
Non, mais moi, je ne drague personne. Je dis juste que le résultat du second tour de la primaire des Républicains montre que chez LR, en tout cas, il y a 60% de mondialistes et 40% de patriotes. Il y a dans le discours d'Éric Ciotti, je me suis toujours interrogé sur sa sincérité, puisque quand il a eu l'occasion de choisir entre Thierry Mariani et Renaud Musulé, le candidat d'Emmanuel Macron, il y a trois mois aux élections régionales en PACA, il a appelé à voter pour le candidat d'Emmanuel Macron. Mais dont acte. Je vois qu'il a eu un discours qui est assez proche du nôtre.
Et moi, je dis aux électeurs de droite et aux électeurs des Républicains, dont je me sens proche, que sur la question de l'immigration, sur le retour de l'autorité dans le pays, sur l'instauration de la priorité nationale, sur la fin de la France comme guichet social qui distribue des aides sociales à la terre entière, la seule qui est en capacité de porter ces idées-là au pouvoir, c'est Marine Le Pen. Ce n'est absolument pas Valérie Pécresse.
Est-ce que vous voulez reprendre des propositions d'Éric Ciotti ?
Je pense qu'il y a beaucoup de propositions, en tout cas des LR, qui sont proches des nôtres. Et ça ne vous aura pas échappé que les Républicains, dans leur ensemble, viennent systématiquement parler, comme le Rassemblement national, à six mois des élections. Et que Mme Pécresse, qui a quitté les Républicains à cause de la ligne Wauquiez, c'est-à-dire à cause d'une ligne de droite dure, forte et assumée, revient aujourd'hui par la petite porte, en reprenant cette ligne, alors même que son profil la rapproche de manière significative d'Emmanuel Macron. Moi, je dis juste que cette élection présidentielle, c'est un choix de civilisation.
Et qu'au terme de cette élection présidentielle, la France sera française ou ne sera plus. Et qu'à partir de ce constat, tous ceux qui veulent sauver la France, tous ceux qui veulent sauver l'identité de notre pays, tous ceux qui veulent redresser notre pays, qui veulent mettre fin aux fins de mois de plus en plus difficiles, d'innombrables compatriotes dans notre pays, doivent faire battre Emmanuel Macron. Et la seule qui porte ces idées-là, en réalité, c'est Marine Le Pen. Donc moi, je leur dis évidemment, venez avec nous, mais je ne les drape pas, ils sont suffisamment grands pour faire leur choix. Ils savent que Valérie Pécresse ressemble comme deux gouttes d'eau à Emmanuel Macron.
Ils savent qu'elle a plus le profil d'un ministre d'Emmanuel Macron que de Général De Gaulle.
Sur la question des impôts, Jordan Bardella, vous faites plusieurs propositions. Exonération de l'impôt sur l'OVNU pour tous les jeunes de moins de 30 ans et création d'un nouvel impôt sur la fortune dont vous dites, aujourd'hui, la résidence principale sera exclue. Ça veut dire que si je suis millionnaire et que j'ai tout dans ma villa sur la côte d'Azur, je ne paye pas un euro ? Non. Ah, alors expliquez-moi. Si j'ai 100 millions d'euros et que j'ai tout investi dans ma résidence principale, qu'elle soit sur la côte d'Azur d'ailleurs ou ailleurs, je ne paye pas votre impôt. Si c'est votre résidence principale et que vous y habitez,
vous serez exonéré parfaitement parce que nous faisons le choix de l'enracinement contre le déracinement. Notre projet, je vous donne la philosophie générale, parce que vous prenez toujours les exceptions. C'est comme quand on dit qu'on veut permettre aux jeunes talents de rester en France en les exonérant d'impôt sur le revenu. Vous me parlez de Kylian Mbappé. De ce que je sache, les 160 000 Français qui veulent quitter notre pays chaque année parce qu'ils ne trouvent plus le cadre en France pour travailler, pour vivre et travailler au pays, n'ont pas la feuille de paye de Kylian Mbappé. Mais vous savez qu'il y a déjà un plafond, aujourd'hui, sur la résidence principale.
Non, mais je veux juste dire que la philosophie de ces mesures, c'est de rendre aux Français leur pays et leur argent. Et dans ce projet-là, il y a une entrave. Ce sont aujourd'hui les droits de succession qui sont considérables. Donc, ce que nous voulons faire, c'est d'exonérer l'ensemble des droits de succession sur les biens immobiliers jusqu'à 300 000 euros et permettre la transmission de 100 000 euros à ces enfants et à ces petits-enfants tous les 10 ans, sans aucune taxation. Donc, oui, la résidence principale sera sortie de l'impôt sur la fortune immobiliers. Donc, il suffit de mettre toute sa fortune dans sa résidence pour ne pas payer ?
Non, il ne suffit pas de mettre toute sa fortune. Emmanuel Macron a fait le choix de supprimer l'impôt sur la fortune. Il a fait le choix de supprimer les ESF, de faire un cadeau aux ultra-riches dans notre pays pour taxer la pierre, pour taxer le bâtisse. Sauf que le bâtisse, la pierre, ça assure la transmission dans notre société.
Aujourd'hui, jusqu'à 1 900 000 euros de résidence principale, on n'est pas taxé. à l'impôt sur la fortune. 1 900 000 euros, vous considérez qu'on n'est pas riche à 1 900 000 euros ? Non, mais je ne considère pas qu'on n'est pas riche. C'est un choix de société.
Soit vous taxez le capital, soit vous taxez la pierre. Eh bien, je préfère que les très riches paient un impôt sur leur capital plutôt que de payer un impôt sur la pierre plutôt que de payer un impôt sur leur résidence principale. Voilà, c'est un choix de société, c'est un choix d'illusion.
Finalement, là-dessus, vous êtes presque comme Éric Zemmour qui, à ce micro, il y a quelques jours, avait dit à ce niveau-là, lui disait 1 million, 300 000 euros, on n'est pas riche. Aujourd'hui, si c'est de l'immobilier... Non, non, mais 1 million de 300 000 euros,
je pense qu'on vit quand même très bien. Donc, j'ai peut-être un point de désaccord avec Éric Zemmour. Évidemment que les très riches paieront un impôt, paieront une contribution fiscale, mais il faut libérer aujourd'hui la fiscalité, le matraquage fiscal qui paye sur les classes populaires et les classes moyennes. Et les classes populaires, les classes moyennes, ils ont le droit de pouvoir transmettre à leurs enfants le fruit de leur travail, du sacrifice d'années à travailler. Ce patrimoine-là, ce petit patrimoine-là, encore une fois, sur la fortune, l'impôt sur les transactions immobilières, on parle de 300 000 euros, d'un plafond à 300 000 euros.
Ils ont le droit de le transmettre à leurs enfants et à leurs petits-enfants. Merci, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, invité de France Info. Si vous aimez le 830 France Info, on vous conseille Élysée, la bataille, le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses. A découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr.
Éric Zemmour