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interviewLCI (sur YouTube)· 25 avril 2026 11 min

Benyamin Netanyahou dit que le Hezbollah tente de "saboter" les efforts de paix avec le Liban|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il y a donc la guerre qui est en en trêve entre l'Amérique, Israël et l'Iran, mais il y a également une autre guerre, la guerre entre Israël et le Liban. Israël et le Esbola hier soir, alors que justement des négociations étaient en cours à Washington [raclement de gorge] sous l'égide des États-Unis, on a vu d'ailleurs Donald Trump simisser dans le bureau où ça se déroulait. Il a annoncé le président américain que le cesser le feu entre Israël et le Liban serait prolongé.

Prolongé de 3 semaines. On écoute Donald Trump. Il s'avère que le Liban et Israël s'apprécie mutuellement.

Je l'ai appris aujourd'hui. Nous avons eu une excellente réunion avec de très haut responsables libanais et de très haut responsables israéliens. Et nous pensons que le président libanais et le premier ministre israélien viendront ici dans les deux prochaines semaines.

Ils ont convenu d'une prolongation de 3 semaines du cesser le feu d'arrêt des tirs. Nous verrons bien. Nous espérons que cela se produira.

Thomas Misraki, bonsoir. Vous êtes avec nous en direct de Beou, la capitale du Liban. Vous êtes avec Vincent Wartner.

Est-ce que cet optimisme de Donald Trump euh c'est-à-dire la prolongation du cesser le feu euh comment tout cela euh est euh perçu euh là où vous êtes au Liban ? On y croit. Écoutez, je préfère vous dire qu'on parle de prudence ici pour plusieurs raisons.

D'abord parce qu'on sait que le chemin vers la paix va être difficile. Il est semé d'embûes. Parmi ces embûches, évidemment, il y a les demandes du Liban à Israël pour arrêter les combats.

Pour l'instant, l'État hébreu ne les a pas accepté. Un état hébreu qui continue de frapper des positions du Esbola qui lui-même évidemment frappe des positions israéliennes. Vous aurez noté que ces dernières heures, les combats n'ont pas cessés entre Israël et le Espola.

Le mouvement chit qui a aussi clairement fait savoir qu'il était contre sur le fond et sur la forme les discussions en cours entre Israël et le Liban. La stratégie des autorités libanaises est assez simple en fait, qu'Israël avec la pression américaine accepte toutes les demande libanaise de manière et bien à affaiblir le mouvement chit politiquement ici au Liban. Ce qui permettrait donc d'installer un processus de paix.

C'est ce qu'espère en tout cas les Libanais qui doivent aussi compter sur un autre front et sur le résultat d'autres négociations entre Washington et Terran parce que tout le monde est bien conscient ici qu'une solution ne peut être trouvée qu'avec le concours de l'Iran. Oui, merci infiniment Thomas Misraki. Vous étiez en direct de Beou justement vous évoquiez à l'instant ce deuxième front celui de la guerre en Iran.

Israël Kat, le ministre de la défense d'Israël est catégorique, il semble même presque impatient, je dirais, de de de reprendre la guerre en Iran. On écoute ces propos de Israëls. Les cibles ont déjà été repérées.

Israël est prêt à reprendre la guerre contre l'Iran. L'armée israélienne est prête à se défendre et à attaquer et en outre pour renvoyer les rangs à l'âge des ténèbres et à l'âge de pierre en faisant sauter les principales installations énergétiques et électriques et en détruisant les infrastructures nationales et économiques. Oui, Lucas Manger.

Là, dans les mots, on a véritablement le la reprise du vocabulaire de Donald Trump, c'est-à-dire faire rendre l'Iran, la faire reculer jusqu'à l'âge des ténèbres, l'âge de pierre. Oui, mais les Israéliens sont dans une situation très compliquée ces jours-ci parce que si par hasard les négociations d'Islam Abad fonctionnaient, eux, ils se retrouvent coincés d'un point de vue stratégique mais aussi d'un point de vue politique. Netaniaou et la coalition qui est au pouvoir en Israël a fait de de la menace iranienne la principale bataille politique dans un contexte en plus électoral avec des élections qui sont prévues pour le mois d'octobre.

Netaniau est le dirigeant israélien qui a le plus incarné la la la la menace iranienne comme étant existentiel pour contre l'État d'Israël. Et donc s'il échou là euh ça sera beaucoup plus compliqué pour lui. Et puis d'un point de vue strictement militaire, les Iraniens ont l'impressé pardonnez-moi, ont l'impression d'être allés seulement à mi-chemin.

Ils n'ont pas terminé ce qui était engagé d'un dans les la discussion, on va dire, ou la décision qui a été prise conjointement par Netaniaou et Trump. euh début février de se dire "On va faire tomber le régime iranien." Le régime n'est pas complètement tombé.

Il a changé de nature mais il est pas complètement tombé. Mais la menace balistique est encore réelle et pour l'instant sauf si on apprend dans les heures qui viennent qu'effectivement les Iraniens rendent ou donnent à quelqu'un d'autre peut-être au Russes les 440 kg d'uranium enrichi les Israéliens. Si ce qui est un une un trophée de guerre pour Donald Trump, par exemple l'uranium, ne l'est pas pour les Israéliens.

Et donc les Israéliens sont dans une situation compliquée, d'où la surenchère la verbale du du ministre israélien de la défense. Hm. Nous allons aller euh directement en Israël voir Stéphane Goldin.

Stéphane Goldin, euh bonsoir. Vous êtes analyste sécuritaire, vous êtes ancien commandant d'unité d'élite de de Tsal. Les images que nous voyons à l'écran sont des images publiées aujourd'hui euh par TE, pars pardon, qui euh cible euh qui frappe des cibles du Esbola euh au Liban.

Il y a eu de nouvelles images qui ont été publiées par Tal soir même sur ces fameuses euh frappes sur ses cibles particulières au Liban. Euh Stéphane Goldin se se cesser le feu a été prolongé. Le Esbola a tiré des requêtes ce matin sur le nord d'Israël.

Tal a répliqué. Euh est-ce que c'est tenable finalement ce ce cesser le feu, cette prolongation de 3 semaines du cesser le feu ? Est-ce que est-ce que c'est tenable tout simplement ?

Bonsoir, bien sûr que tout est tenable et mais c'est vrai qu'on a l'impression de rentrer dans une sorte de guerre d'usure parce que concrètement on a un jeu de ping-pong qui est en train de se faire entre le Rizbala et Israël. Le Rizbala ne veut pas de cet accord. il le dit, il le redit et dans le fond cet accord met un coin, je dirais entre guillemets, au rizballa.

Donc le Rizbola veut contrer cet accord. Donc il continue d'attaquer Israël. Israël est dans l'obligation entre guillemets de répondre.

Pourquoi ? Parce que a des populations du nord qui sont évidemment touchées par les roquettes et par les drones qui tombent sur le nord d'Israël. Et vous savez au Moyen-Orient, on peut pas laisser les choses faire de cette façon. dire qu'on peut pas tendre l'autre jour pour dire clairement les choses.

Et donc Israël réplique donc oui, ça va être tenable jusqu'à quand ? Je ne sais pas. Alors c'est vrai qu'il y a énormément aussi d'espoir entre guillemets entre ce qui pourrait se passer entre le Liban et Israël.

Et c'est vrai que cet espoir est très fragile. Pour l'instant tout le monde se regarde un petit peu en chien de faillance. Tout le monde personne ne sait concrètement jusqu'où ça va aller.

Donald Trump a invité et Aoun et Nathaniaou à Washington dans le courant de la semaine prochaine enfin ou en tout cas dans les 3 semaines qui viennent. Donc concrètement personne ne sait. Mais c'est vrai qu'il y a en tout cas une volonté pour Israël comme une volonté, j'en suis persuadé pour le gouvernement libanais d'arriver à quelque chose où on pourrait se débarrasser du resbola.

Or la question du resbola, elle est liée à un autre enjeu qui est la question de l'Iran. Hm. Mais euh revenons un instant sur ce qui se passe véritablement entre Israël et le Esbola.

Israël dans le sud du Liban détruit systématiquement les villages frontaliers sur le modèle de Gaza. Et si cette trêve tient et que les 600000 personnes qui ont été déplacées euh qui ne peuvent pas revenir justement sur place parce que leurs maisons sont rasées, est-ce que ça n'est pas une annection de fait sans déclaration officielle de la part d'Israël de cette partie du Liban ? Écoutez, je ne pense pas qu'Israël souhaite annexer une partie du Liban, même une partie du sud Liban.

Que les choses soient claires. Pour le moment, Israël essaie de maintenir une bande de sécurité pour préserver sa population du nord. Donc elle a aucune volonté.

C'est vrai que il y a énormément de bombardements qui se font à la frontière entre Israël et le Liban sur d'ailleurs le premier tiers entre la frontière et le litanie. Et donc euh Israël pour l'instant essaie de préserver sa sécurité. Israël veut à tout prix, je dirais euh respecter ce cesser le feu.

Mais elle a toujours dit que si euh elle était attaquée, elle se devait avoir le droit de de répondre. C'est ce qu'il fait. C'est ce que l'État d'Israël fait quotidiennement parce que il y a toujours ses attaques.

Alors, c'est vrai que il y a pour le moment ce bombardement au sud Liban qui se fait régulièrement suite aux attaques du CRbola. Après, on le souhaite franchement, je pense que Israël a déjà eu l'expérience d'être au Liban à minte et maintreprise, on sait très bien le bourbier que c'est et Israël n'a aucun intérêt de vouloir rester en tout cas au Liban et au sud de Liban. Oui, merci Stéphane Goldin.

C'est toujours très intéressant d'avoir vos commentaires et votre analyse depuis Israël. Euh Michel Goya euh effectivement, on a l'impression d'une impasse totale sur euh dans dans ce conflit-là euh également euh avec deux parties qui se regardent en chien de faillance et les soldats pardon de l'armée du Liban qui sont censés être 15000 soldats libanais pour remplacer de salle. C'est ça.

Mais est-ce que est-ce que véritablement cela c'est est envisageable ? Est-ce que tout cela est réaliste ? Normalement, ça ça aurait dû être fait depuis 20 ans en réalité de l'application de la résolution 1701 de 2006.

Et ça n'a jamais été fait. Et si ça a jamais été fait, ce n'est pas sans raison. Euh c'est c'est parce que personne ne veut le faire.

Ben voilà. Bon voilà, j'ai dit la vérité, c'est pas c'est qu'on ne veut pas. Je sais pas ne peut ou ne veut.

Faire, c'est les deux sont liés. C'està-dire que voilà, c'est que l'armée libanaise qui était censé au passage être appuyée par la finule, mais la finule de toute façon elle sert à rien, elle ne peut rien et termine son mandat à la fin de l'année et c'est très bien. Oui.

Et elle souffre de nombreuses pertes, je rappelle deux soldats français récemment. accessoirement [raclement de gorge] pour rien. Mais euh donc la finule, elle ça servait à rien.

Et la l'armée libanaise en fait, elle a pas du tout envié euh globalement parce que elle a parfois des acquintances tout simplement avec pour beaucoup avec lebola parce que ils ont peur dubola et donc on fait largement un peu semblant quoi. que pour venir à l'origine, le traité enfin le le les discussions entre l'État libanais et Israël, c'est très bien, c'est historique. C'est peut-être pour l'instant, c'est peut-être le seul succès de Donald Trump dans dans cette guerre.

Euh maintenant, le plus dur reste à faire quoi. Quel est le seul succès de Donald Trump ? Ça c'est arriver à mettre des des Libanais et des Israéliens ensemble et peut-être arriver à quelque chose qui ressemble.

En tout cas, lui ne pense qu' une chose, vous l'avez entendu, c'est de réunir dans le bureau oval bien sûr. Mais voilà, non mais c'est vrai premier ministre. Non, non, c'est un vrai succès effectivement.

Maintenant, encore une fois, le plus dur reste à faire. C'est-à-dire que après bah oui, il faut à la fois désarmer le Esbola et ensuite euh faire en sorte que Israël quitte le Liban quoi. Et dans les deux cas, bah ça va être ça va être très compliqué.