« Je veux un budget guidé par l’enjeu de justice sociale »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et notre invité ce matin c'est Marie lis Léon bonjour merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation secrétaire général de la CFDT on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche bonjour Christelle bonjour Rian bonjour Marie bonjour on va parler retraite et hier les 14 millions de retraités du secteur privé affilé à laagier Carco ont donc appris qu'il allaient voir leur pension de retraite complémentaire revalorisé de 1,6 % au 1er novembre ça a été compliqué à obtenir ça a été c'est une discussion mais ça fait partie de la vie d'un syndicaliste de défendre sa vision de vouloir une augmentation pour les les retraités qui je vous le rappelle sur la pension de base se voit il y a un projet de gel de de l'évolution de des pensions de de base donc voilà on a on a discuté il y avait une on s'est posé une règle l'année dernière de se baser sur l'inflation et d'avoir des marges de manœuvre la santé financière du régime complémentaires est bonne et donc on a pesé pour avoir obtenir C 1,6 donc B obtenir plus vous on aurait toujours oui je pense que on aurait pu faire on aurait pu faire plus après je pense que dans le contexte actuel c'est aussi important de faire preuve de responsabilité et donc 1,6 % de revalorisation sur ces ces pensions complémentaires c'est une bonne nouvelle pour les pour les retraités alors c'était une discussion entre les partenaires sociaux et le MF regrette lui que sa position responsable na'est pas été prise en compte dans un contexte budgétaire extrêmement contraint qu'est-ce que vous dites au MF je dis au qu' ils étaient plutôt sur une proposition à 1,5 % 1,6 % c'est un petit plus pour les retraiter euh vu le contexte je pense qu'on ne pourra pas nous faire de procès en irresponsabilité je le rappelle la santé financière du régime aujourd'hui mais pour les années à venir elle est elle est maintenue elle est garantie la preuve d'une bonne gestion par les organisations syndicales et patronal et donc voilà nous on a poussé cette proposition elle a été validée par le Conseil d'AD administration voilà maintenant il faut qu'elle rentre en vigueur alors effectivement la santé financière des réserves de laag Carco elle est bonne est-ce que compte tenu du contexte économique et budgétaire du pays vous craignez que l'État Vienne fonctionner ah ben ça lorsquil a oui effectivement ça a déjà été une idée il y a quelques mois je pense que ça ça reste dans l'esprit de certains responsables politiques et et on continuera nous de dire à la CFDT c'est l'argent des retraités il est bien géré c'est pas parce qu'il est bien géré qu'il faut venir piqué dans la caisse voilà donc on reste sur notre position ça reste une oui ça reste une ligne rouge comme comme on a pu voir sur par exemple le le régime d'assurance chômage des ponctions extrêmement importantes de la part de l'État euh qui a dégagé énormément d'économie sur ce régime et qui et qui souhaite régulièrement venir piocher je pense que c'est c'est pas souhaitable c'est une très mauvaise idée et que ça envoie un ex Un un un signal extrêmement euh euh négatif euh aux concitoyens euh le message c'est que quand il y a de l'argent il suffit d'aller le prendre là où il est et et je pense que les choses sont un peu plus compliqué que ça et que aujourd'hui il y a aussi une grande confusion entre des régimes qui sont constitués à partir de cotisation ce qui est le cas par exemple de la la retraite complémentaire qui est bien gérée et qui doit être utilisée pour les les personnes qui contribuent mélanger l'ensemble de ces de ces de ces régimes on voit aussi entre budget de l'État entre le budget de la Sécurité sociale qui a souvent des des des raccordements on on met un peu de moi j'appelle ça du bricolage on met des tuyaux un peu partout pour essayer de respecter un équilibre budgétaire et je pense qu'on perd de vue le sens de ces régimes à quoi ils sont destinés pourquoi on cotise et qu'au bout du bout je pense que ça contribue au renoncement au consentement justementô est-ce que ces Hauses des complémentaires ne sont pas là pour étouffer un peu le débat sur le gel des pensions de retraite que le gouvernement a annoncéus non ça il en demeure pas moins que nous on est extrêmement clair on revalorise sur notre champ de compéten la la question de la retraite complémentaire sur le régime de base on l'a dit les efforts demandés à l'ensemble des retraités quel que soit leur pension c'est injuste c'est profondément injuste il y a 2 millions de retraités qui n'ont qui sont sous le seuil de pauvreté ces personnes-là le fait que le la revalorisation soit décalée c'est un manque à gagner qui va se compter en dizaines d'euros et pour quelqu'un qui gagne 1000 € de pension c'est extrêmement pis comprenne bien marieis est-ce que vous demandez au parlementaires de revenir sur le décalage de cette indexation pour l'ensemble des retraité ou est-ce que vous dites les retraités peuvent contribuer et voir le leur pension décalé de 6 mois mais par contre il faut pas que ça touche les retraités les plus pauvres il faut pas que ça moi je veux de un budget qui soit guidé par l'enjeu de justice sociale qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'il faut regarder pour chaque mesure qu'est-ce que ça a comme impact direct quand on regarde le le le décalage de la revalorisation des pensions de base quand on gagne 1000 € ou 4000 €, ça n'a pas du tout le même impact au quotidien c'est 10 15 € qui vont manquer chaque mois pour les personnes qui ont des petites pensions donc c'est ce qui doit guider les parlementaires en tout cas nous CFDT on se tient à disposition des des des parlementaire qui serait intéressé justement de travailler finement et de se dire la question budgétaire ça n'est pas qu'une question de masse et de milliards d'euros c'est une question qui va avoir des impacts extrêmementettre ça touche T les r il faut faire en sorte qu'il y ait une justice sociale et considérer que aujourd'hui le discours ambiance c'est que les retraités sont des privilégiés c'est totalement faux c'est totalement faux dans leur dans leur Glob considérer que dans la globalité on peut dire ça des retraités je suis totalement en désaccord donc il faut regarder finement quelles sont les situations concrètes et et de regarder au au au prisme de cette justice sociale quels seront les impacts budgétaires un budget ça n'est pas que faire des économies un budget c'est traduire concrètement en euro une vision politique de la société qu'on veut construire pour pour l'année prochaine notamment alors il y a les retraité d'aujourd'hui à ceux de demain Michel Barnier a dit qu'il allait peut-être amender la réforme des retraites qui a été votée est-ce que vous en satisfaiser à ce stade à ce stade il a ouvert la porte sur la question des retraites l'occasion pour la C été de d'occuper le le terrain d'aller discuter avec le le le le gouvernement pour dire estce que vous demandez prioritairement sur C ce qu'on demande prioritairement c'est pouvoir redire que les 64 ans c'est une très mauvaise mesure profondément injuste parce que quand on regarde en masse globalement on peut dire est-ce que travailler 2 ans de plus finalement c'est pas si c'est pas si si important en fonction de son travail en fonction de l'âge auquel on a démarré en fonction de son expos à la pnibilité donc ça c'est un un des critères importants pour la CFDT de la discussion c'est la pénibilité ça fait 20 ans que l'on veut que ce sujet soit discuté on a essayé avec le patronat on n pas réussi il faut que le gouvernement entende qu'aujourd'hui il y a des situations insupportables pour les salariés des personnes exposées quand on travaille dans le bâtiment par exemple quand on est peintre qu'on on peut pas arriver à la retraite jusqu'à on peut pas aller travailler jusqu'à 64 an c'est juste impossible et en fait on est dans une hypocrisie terrible où on a des métiers où on fabrique de l'incapacité de l'invalidité et les personnes ne peuvent pas aller jusqu'à la retraite il faut en tenir compte Emmanuel Macron n'a pas cédé à plusieurs mois de mobilisation dans la rue Michel Barnier le fait aujourd'hui pour élargir un peu sa majorité qu'est-ce que vous en tirez comme conclusion j'en tire qu'il il nous a expliqué qu'il voulait changer de méthode qui voulait plus de dialogue la C elle dit ben nous on ok votre pr rencontre avec lui s'est bien passé la rencontre s'est très bien passée il a fait preuve de d'attention la S d'été est venu avec son cahier de revendication de proposition son cahier d'alerte également on a eu un échange nourri autour de la question par exemple de la situation extrêmement compliquée en Nouvelle-Calédonie par exemple on a je rencontre aujourd'hui les les les militants proche de la CFDT luuso qui est une organisation syndicale en Nouvelle-Calédonie enfin on a pu avoir un espace de discussion intéressant après bon on va voir ce que ça donne le premier exercice si je puis me permettre ça va être la question de l'assurance chômage puisque le le le le Premier ministre nous a dit qu'il allait faire confiance aux organisations syndicales et patronales aujourd'hui il y avait une réforme qui était dans les cartons qui a été déposé sur le bureau de Michel Barnier qui l'a pour le moment mis de côté et qui donc fautrer ou il faut l'enterrer ou pas cette réform ah oui il faut l'enterrer il faut il faut définitivement l'enterrer c'est on est on on on est à quasiment 25 milliards d'euros d'économie qui ont été fait sur le dos des chômeurs depuis dans ces dernières années concrètement c'est exactement ce que je disais tout à l'heure des économies faites sur le dos des demandeurs d'emploi qui sont réutilisés pour financer un certain nombre de dépenses qui peuvent être totalement justifi par exemple France travail des moyens pour accompagner mieux les demandeurs d'emploi la CFDT elle n rien contre sauf que l'argent de l'assurance chômage elle est pas faite pour compenser c'est pas une variable d'ajustement du budget de l'État donc premier exercice je dirais pratique ça va être l'ouverture d'une discussion sur l'assurance chômage et l'emploi des seniors nous c'est ce que l'on demande ce que j'ai appelé une négociation flash on est prêt nous les agendas sont ouverts à prendre une date dès cette semaine et on sait queon est attendu à la mi-novembre donc on peut aller vite et l'enjeu pour la CFDT c'est de dire à un moment l'emploi des seniors ça doit rester une priorité on a un problème d'emploi des seniors il faut pouvoir y répondre il faut que les employeurs s'engage notamment sur la retraite progressive un mot juste sur l'assurance chômage parce que le gouvernement réfléchit à abaisser l'enveloppe qui est consacrée à l'indemnisation des travailleurs frontaliers qui cotisent dans le pays dans lequel ils travaillent et qui après sont indemnisés par la France quand ils sont au chômage c'est 800 millions d'euros est-ce que ça vous y êtes favorable ça ça se regarde mais c'est pas dans le périmètre des discussions nous on a été extrêmement clair un moment quand on fixe une règle on nen change pas encore de route l'accord de il y a un accord de 2023 qui a été conclu qui prévoit un certain nombre de mesures qui doit être complété par l'emploi des seniors et qui est l'objet qui doit faire le qui est la discussion des organisation syndicale et patronnale la question des transfrontaliers a été évoquée par la suite elle est brandi en tout cas elle est elle est elle a été proposée par le la ministre du Travail pour dire on a peut-être moyen de faire un peu plus d'économie nous à ce stade on est sur la discussion de 2023 s'il y a des des éléments qui peuvent être regardés ça doit être fait après notre discussion mais vous fermez pas la porte non on ferme pas la porte mais on ferme jamais la porte par principe baation transont vous savez la question des des des des des des travailleurs transfrontaliers ça doit faire l'objet de discussion pays européens et il y a probablement voire très certainement des choses qui peuvent être améliorées et des et des engagement pris par d'autres pays européens notamment euh en alors la Suisse qui fait partie des où on a des des travailleurs qui vivent en France pardon et qui travaillent en Suisse et qui reviennent en France pour toucher l'assurance chômage ça ce sont effectivement des choses qui se regardent mais s'il y a des nouvelles économies à faire il faut que les efforts soient partagés et que ça soit pas uniquement sur le dos des chômeurs dernière question avant d'envenir au budget est-ce que vous trouvez pour l'instant Michel Barnier plus ouvert au dialogue social plus attentif au dialogue social que ne l'a été Emmanuel Macron pendant toutes ces années où vous avez une relation compliqué avec le président de la République bah la sefdut a pas de de relation compliquée avec le président de la République il a toujours défendu une vision extrêmement verticale du pouvoir avec l'idée que l'État peut tout et doit tout ça c'est absolument à l'inverse de ce que pense la CFDT l'État peut beaucoup de choses mais il peut certainement pas tout et donc il faut un espace pour la société civile de contribuer à l'intérêt général voilà donc aujourd'hui Michel Barnier nous a expliqué qu'il voulait remettre au cœur des discussions les échanges avec la société civile dans son ensemble c'est une promesse qu'on a beaucoup entendu régulièrement donc on attend de voir et je dirais le meilleur exercice ça va être la question de l'assurance chômage et de l'emploi des séniors pour rvenir au budget ouais tout à fait euh le Premier ministre promet de taxer les riches et les grandes entreprises est-ce que c'est des les contours d'un budget qui vous trouve grâce à vos yeux ou pas alors dans le contour global non cette ouverture moi ce que je note c'est que en terme de d'aller regarder si des nouvelles recettes peuvent être recherché c'est la fin d'un dogme la la fin d'un dogme que l'on dénonce depuis de nombreuses années où en fait à chaque fois qu'on parlait de budget on nous parlait de dépenses et que la question de l'ouverture à de nouvelles recette elle est fondamentale aujourd'hui elle est importante parce qu'on a besoin de nouvelles recettes et que l'une des raisons du déficit actuel c'est une une c'est la fin dogme du ruissellement c'est la fin du dogme du ruissellement la fin la fin du dogme qui a trop d'impôts que il faut ne faire que les baisser sans jamais est compensé aujourd'hui l' l'un des l'une des premières explications de notre situation budgétaire c'est des recettes insuffisantes donc c'est important de pouvoir aller regarder de ce côté après il faut regarder quels sont les curseurs et comment comment on on on on on permet à chacun et à chacune de contribuer réellement au regard de ses possibilités ça c'est extrêmement important ce budget comporte aussi des économies notamment 4000 postes de professeurs en moins euh mais finalement euh l'éducation nationale a beaucoup de mal à recruter des professeurs est que finalement c'est pas un jeu à somme nul cette année je crois que c'est 3000 qui n'ont pas pu être recrutés euh est-ce qu'on supprime pas des postes qui finalement n'étaient pas pourvus jusqu'à présent c'est il y a deux il y a deux éléments importants en ce qui concerne l'éducation c'est euh c'est la question du du sens politique de l'action euh de l'action publique et et d'avoir un un premier ministre et a un gouvernement qui nous dit l'éducation est une priorité d'envoyer ce signal de suppression de postees je trouve ça totalement c'est c'est assez désastreux vous pointez effectivement la difficulté de l'attractivité des des métiers dans les fonction publique en général on on a nous recensé à la CFDT environ 60000 postes non pourvus donc aujourd'hui l'approche purement budgétaire elle est elle est elle est elle est absolument elle est délétaire c'est que faire croire que aujourd'hui le problème c'est le nombre de postes dans les fonctions publiques c'est faux aujourd'hui on quand on regarde ce que sont les services publics les services public il faut mieux travailler sur la question de l'attractivité c'est une question de rémunération mais c'est aussi une question de conditions de travail moi je je vois beaucoup beaucoup de d'agents des fonctions publiques fonctionnaires contractuels qui qui me disent on veut avoir les moyens de bien faire notre travail et aujourd'hui il y a des secteurs d'activité dans l'éducation dans l'hospitalière où on voit des des agents passionnés par leur travail qui quittent leur leur travail pour d'autres d'autres aller dans d'autres univers professionnel parce qu'ils en peuvent plus ils n peuvent plus de leurs conditions de travail donc je trouve que au prisme purement budgétaire c'est je trouve facile de dire que il y a une part de responsabilité enfin que les fonctionnaires sont responsables de la situation et qu'il suffirait de supprimer des postes pour trouver des des marges man je trouve que c'est faire des fonctionnaires des des enfin les agents publics des bouqu émissaires faciles voilà la philosophie de ce budget elle divise et compris au sein du camp gouvernemental Gérald haranin lui dit qu'il faut pas miser sur les hausses d'impôts mais sur le travailler plus supprimer les 35 heur dans le privé travailler un jour ferriers supplémentair est-ce que ce sont des chantiers qu'il faut ouvrir pour non enfin je je je ça ça fait ça fait 20 ans que je milite ça fait 20 ans que j'entend C ces vieilles litanie autour du temps de travail aujourd'hui si on veut une vraie réflexion sur le temps du travail et au travail c'est penser le temps tout au long de sa carrière professionnelle donc la question elle est pas 35 he ou 166 7 he la question c'est dans ma carrière professionnelle quel est le temps que je peux consacrer ou que je veux consacrer à mon travail et et donc c'est l'une des raisons pour lesquelles la cvdt avait proposé un compte éparne temps universel et de se dire en fonction des moments de ma vie je veux pouvoir articuler différemment mant au travail et hors travail et ça je pense que c'est bien plus moderne que de revenir pour la 50e fois sur le problème des 35h on va parler de la question du dolipran qui devient un sujet politique Sanofi qui est en discussion avec un fond américain pour vendre sa filiale qui commercialise le dolipren est-ce que vous faites confiance au Gouvernement sur ce sujet notamment pour sauver les emplois la question des la question du dolipran elle est elle est elle elle se résume pas à la petite boîte jaune on est vraiment sur un enjeu de souveraineté en terme de santé et de cohérence du discours politique tel qu'il nous a été proposé depuis notamment la crise du covid on n'a pas arrêté de nous dire après le covid rien ne sera comme avant il faut garantir l'indépendance de la France sur des axes stratégiques notamment en matière de santé et je pense qu'aujourd'hui l'enjeu au au de de ce de cette décision un Antoine le le ministre Antoine armant a évoqué le fait qu'il allait lancer une une une étude va demander un bilan deses an des aides qui ont été donné à à ça c'est indispensable pour éclairer la la discussion et la décision politique on ne pour la CFDT on ne peut pas sacrifier cette souveraineté cette indépendance en matière de santé sur l'hôtel de la finance parce qu'aujourd'hui on est sur un calcul financier du groupe Sanofi qui décide de céder cette cette filiale qui est extrêmement rentable 5 milliards de chiffr d'affaires plus d'un milliard de résultats nets et donc un enjeu pour les emplois la qualité du produit et son prix donc ça va avoir des répercussions ça peut avoir des répercussions extrêmement concrètes pour la la la santé des des des Françaises est-ce que vous demandez à l'état de bloquer la transaction moi je pense que c'est une très mauvaise c'est une mauvaise option il faut il ne faut pas que cette opération se réalise et que le gouvernement fasse ne fasse pas preuve de naïveté on peut pas demander à un groupe de prendre des engagements une fois que la décision elle est prise ça marche pas ça marche jamais quand on dit on verra plus tard les conditions si les conditions ne sont pas posées en amont ça ne fonctionne pas donc moi je pense que ce ce et mon organisation est convaincu que c'est une mauvaise idée la CFDT le porte depuis le début il faut que le gouvernement fasse preuve de responsabilité et surtout de cohérence dans le discours c'est un enjeu à la fois de souveraineté en matière de santé et de et de préservation de ce fleuron d'industrie pharmaceutique question j'ai une question toulousaine Marise justement sur cette question de souveraineté sachant que très prochainement va s'ouvrir à Toulouse une usine de fabrication de paracétamol qui devrait justement assurer la souveraineté en la matière est-ce qu'on est vraiment uniquement sur une question de souveraineté ou une question d'attachement des Français à la marque de liiprane bah j'ai évoqué la petite boîte jaune effectivement il y a une question de de il y a une question de d'attachement mais mais je pense qu'on peut pas le résumer à ça je enfin je pense que il y a un vrai il un vrai en comment il n'y a pas que d'olipran pour qui qui non il y a pas que d'olipran mais je pense que c'est important que on puisse avoir là maintenant très concrètement un passage à l'action dans cette décision politique de dire le gouvernement est attaché à ce fleuron français il ne veut pas qu'il y ait un changement dans la G gouvernance et donc c'est maintenant que ça se décide et c'est une question je pense que la question de la cohérence politique on ne peut pas nous dire qu'il faut reconquérir une une souveraineté industrielle une indépendance et et et céder à ce type de de décision un mot sur la loi immigration puisque le gouvernement a annoncé qu'il y aurait une nouvelle loi immigration 2025 c'est opportun de relancer ces débats non enfin B le CDT a été extrêmement critique et a dénoncé la loi déjà de début 2024 qu'on a qualifié de déchéance de fraternité aujourd'hui je pense qu'on a on en a une trentaine de lois sur l'immigration je pense que c'est un totem politique je pense que une partie de la classe politique euh fait une erreur en pensant aller sur ce terrain et se dire l'occuper c'est éviter que l'extrême droite l'occupe euh aujourd'hui l'immigration est un fait l'immigration est une chance pour la France l'immigration permet à l'économie française de fonctionner voilà clairement moi en tant que syndicaliste je le vois tous les jours que dans certains secteurs d'activité l'hôtellerie la restauration dans le bâtiment ce sont des secteurs la le la récolte de des fruits de saison ce sont des secteurs qui ne fonctionnent pas sans l'immigration et donc on est sur des débats totalement fantasmés d'une d'un grand chaos d'un d'un de grands débordement d'un déferlement de de de de migrants on est on est totalement dans l'irrationnel quand on regarde les choses à hauteur d'hommees et de femme qu'est-ce qui se passe dans les entreprises vous avez des usines vous avez des des lieux de travail où il y a des personnes de multiples nationalités qui travaillent ensemble et dont on a besoin dont on a besoin économiquement vous craignez que cette nouvelle loi remette en question la partie sur les métiers en tension qui a été voté je sais même pas ce qu quel est l'objectif vous savez quel est l'objectif de cette nouvelle loi la liste des métiement de aujourd'hui on a une loi en 2024 qu'on a critiqué largement qu'on a combattu dont les décrets ne sont même pas on même pas été publié on ne sait don qu'elle est pas en vigueur on ne sait même pas ce qu'elle a produit et on est déjà sur l'idée d'en faire une nouvelle je pense que c'estilà c'est c'est c'est absolument pas nécessaire donc sur les métiers en tension il y a eu aucun effet bah non non non il y a eu aucun effet puisque on attend toujours les décis enfin la mise en œuvre est pas est pas opérationnelle et d'ailleurs sur les attention nous on était absolument pas favorable à faire une liste il faut arrêter avec le fantasme de l'immigration choisi au regard des des prestations sociales ou je ne sais quelle autre absurdité merci marieisé merci beaucoup d'avoir été notre invité merci Christelle la Une de La Dépêche c'est la 69 69 chantier de la 69 l'interview vérité du concessionnaire de l'autoroute c'est àire dans votre journal à la semaine prochaine Christelle I
Gérald Darmanin