Faut-il donner plus de pouvoir à nos maires ?
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Radio, 17h-19h, Judith Belair.
Bonsoir les amis, c'est un plaisir de vous retrouver sur Sud Radio pour les vraies voix de l'été en ce vendredi 7 août. Vos trois débats vont faire vivre l'antenne, trois thèmes, des opinions et surtout votre parole au cœur de l'émission. On fera également un point chômage qui augmente de nouveau, faut-il y voir un mauvais passage ? On l'espère. Nous irons à la rencontre de nos agriculteurs aussi frappés par la sécheresse. Quelle solution pour éviter que la situation ne s'enracine ? Pendant deux heures, on écoute, on échange et on se dit les choses. A vous de prendre le micro, les vraies voix de l'été commencent maintenant sur Sud Radio. A 17h30, votre question du soir.
Plusieurs maires ont instauré dans leur commune des couvre-feux pour les mineurs afin de lutter contre les violences et les incivilités. Et pourtant, certains de ces arrêtés ont été retoqués par la justice administrative, faute de risques suffisamment établis ou parce que les mesures ont été jugées disproportionnées alors que j'ai envie de dire a priori les élus connaissent leur commune. Du coup, on vous pose la question sur Youtube, vous n'hésitez pas à les commenter. Faut-il donner plus de pouvoir à nos mères ? Tout simplement, vous nous appelez au 0826 300 300 aussi. Puis à 18h20, votre grand débat.
Selon de nouvelles évaluations du renseignement américain, Vladimir Poutine pourrait chercher à tester la solidité de l'OTAN en lançant une opération limitée contre l'un de ses membres. Une incursion militaire, une cyberattaque ou une opération hybride suffisamment ambiguë pour semer le doute. Les alliés seraient-ils prêts à riposter ensemble ? C'est une vraie question. Du coup, on vous demande sur Youtube, vous pouvez commenter évidemment. La Russie est-elle une menace pour l'OTAN ? Je vous rappelle notre numéro 0826 300 300. Et puis à 18h43, on fait le point sur ce qui buzz sur les réseaux sociaux. Le musée Jacques Chirac en Corrèze a de nouveau été cambriolé.
Des objets de collection ont été dérobés. C'est la troisième attaque en moins d'un an. Manque de moyens ou sécurité défaillante. On se pose la question, notre patrimoine est-il suffisamment protégé ? Et on vous la pose aussi sur Youtube, vous allez commenter. Et puis vous nous appelez, je vous le rappelle, au 0826 300 300. Allez, vos vraies voix de ce soir. Bonsoir Émilie Perrier. Bonsoir Judith. Je suis contente de vous retrouver. Pareillement. Ma chère Émilie, vous êtes avocate au Barreau de Paris, spécialisée en droits pénals et droits de la construction. Tout à fait. Vous n'avez pas changé de métier jusque-là ? Non. Bonsoir Patrick Boudet. Bonsoir. Bienvenue. C'est votre première.
Ravie de vous recevoir. Vous êtes réalisateur, journaliste pour Rock'n'Folk et auteur notamment du livre Le Rock est-il réac ? C'est aux éditions du CERN, je le recommande. Vachement sympa. Et puis Mickaël Charman. Bonsoir Mickaël. Bonsoir Judith. Vous êtes conseiller municipal à Charenton-le-Pont et président de l'association Engagement France Solidarité. Welcome. Merci. Allez, c'est parti pour votre question du soir.
Les vraies voix sud radio.
Alors vous le savez, plusieurs maires, on l'a dit, ont décidé d'instaurer des couvre-feux pour les mineurs afin de lutter contre les incivilités nocturnes. L'objectif affiché est de protéger les jeunes et de rassurer les habitants. Et pourtant, certains de ces arrêtés ont été retoqués par la justice administrative. Les juges estiment que les risques invoqués ne sont pas suffisamment démontrés et que ces restrictions peuvent porter sur une atteinte disproportionnée à la liberté de circuler. Pourtant, disons-le, nos élus connaissent mieux leur commune que quiconque. Non, qu'est-ce que vous en pensez ? Alors, est-ce qu'il faut leur donner plus de pouvoir à nos maires ?
On vous pose la question sur Youtube, vous n'hésitez pas à commenter, à nous appeler au 0826 300 300. Pour en parler, on est avec Axel Dugas. Bonsoir Axel. Bonsoir. Axel, vous êtes maire LR de Saint-Chamond dans la Loire.
Oui, tout à fait.
Alors Axel, vous avez été retoqué, vous, par la justice administrative.
En effet, on a appris avec beaucoup d'incompréhension et de colère qu'on a été amené devant le tribunal administratif de Lyon par le préfet de la Loire, donc par l'État, suite aux arrêtés que j'avais pu prendre il y a maintenant quasiment un mois de ça. Et d'ailleurs, ce qui est assez, ce qui nous met encore plus en colère, c'est de se dire, bon, on est entre le marteau et l'enclume de l'État et de la population qui attendent des réactions fortes de la part des élus locaux, mais pas que. Et d'ailleurs, à votre question, faut-il donner plus de pouvoir au maire ? Moi, j'y suis tout à fait favorable que les parlementaires donnent plus de pouvoir au maire parce qu'on connaît mieux la situation.
Et en plus, on a été jugé en 24 heures, c'est-à-dire qu'on a été amené au tribunal en 24 heures. Comme des bandits, alors que certains grands bandits qui commettent des méfaits beaucoup plus graves attendent parfois 6 à 8 mois pour se faire juger au tribunal.
Et vous, vous pensez en plus que ces mesures qui correspondent vraiment à des remontées de colère du terrain et aux attentes de vos administrés soient attaquées par ce préfet qui, comme la police à la base, est votre partenaire en matière de sécurité ?
Bien sûr. Aujourd'hui, c'est un partenaire premium. La préfecture, on ne va pas se voiler la face. Et d'ailleurs, dans 90% des cas, ça se passe bien. Mais quand on se fait attaquer par la Ligue des droits de l'homme, on peut le comprendre. Après, la restriction de liberté sur l'arrêté couvre-feu de 23 heures à 6 heures du matin, je rappelle que c'était pour les mineurs de moins de 16 ans, non accompagnés, d'un représentant légal déjà à cet âge-là, les enfants. Ils n'ont rien à faire dans la rue, tout à fait. Donc, à un moment donné, il faut avoir un peu de sérieux. Et puis, le regroupement de plus de deux personnes, c'était bien évidemment des personnes qui commettent des nuisances.
C'est-à-dire que les gens ont le droit de commettre, en France et à Saint-Chamond, tranquillement des nuisances sans être embêtés par personne. Ça, aujourd'hui, ce n'est plus acceptable.
Émilie Perrier, cette Ligue des droits de l'homme, justement dont le service juridique envisageait d'attaquer ses arrêtés, fait part de sa satisfaction que le contrôle de l'égalité des services de l'État a pleinement joué son rôle face à des restrictions disproportionnées des libertés civiles. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Je pense que le juge administratif a fait son travail, qu'il a analysé en droit la situation qui lui était soumise. Ça pose question, la question des pouvoirs des maires. Il y a une loi qui est en discussion et qui devrait passer à l'Assemblée, qui était en discussion au Sénat sur l'extension du pouvoir judiciaire des maires et la possibilité pour la police municipale de se saisir de certaines infractions. Ça pose un problème au niveau constitutionnel, parce que si on étend justement ce pouvoir judiciaire, on tombe sous une question de tutelle. C'est bien l'autorité judiciaire qui doit chapeauter la police judiciaire. Et là, les maires ont eux-mêmes un pouvoir de police judiciaire.
C'est des OPJ, les maires. Donc, ils ont déjà ces pouvoirs de police judiciaire qui pourraient très bien exercer. Il y a très peu de maires qui le font. Donc, moi, je comprends la situation sur le terrain. Maintenant, est-ce que ce n'est pas mieux de mobiliser des moyens pour agir plus en prévention, pour trouver des espaces pour ces jeunes qui s'ennuient, en fait, globalement ? C'est l'été, ils ne sont plus à l'école, ils ont envie de profiter. Même s'ils sont jeunes, il y a des difficultés sociales qui peuvent apparaître dans ce genre de situation. Je ne pense pas que le couvre-feu soit nécessairement la seule solution.
Et au-delà de ça, il y a un vrai travail de coopération à faire entre les élus municipaux et la préfecture, puisque là, a priori, il n'y a pas dû y avoir de concertation parce que vu la situation dans laquelle s'est retrouvée, s'est arrêtée.
Le juge des référés de Lyon, il estime qu'il y avait un doute sérieux quant à la légalité de ces arrêtés. Oui, parce que c'est son travail,
justement, d'analyser la légalité des décisions administratives.
Patrick Boudet, qu'est-ce que vous pensez, vous, de ces histoires de couvre-feu ? Est-ce que vous pensez que quand les jeunes font des incivilités dehors, il faut les empêcher de sortir, tout simplement, en tout cas en dessous de 16 ans ?
Écoutez, très sincèrement, je n'ai pas suivi dans le fond, mais vos arguments sont intéressants. Effectivement, l'idée du couvre-feu... Alors, en fait, je crois que la question fondamentale, c'est quel est le périmètre du pouvoir du maire face au pouvoir administratif ? Bon, là, on a pris un exemple X, parce qu'on a un maire qui a été confronté à ça. Il y en a plusieurs. Mais la réalité, c'est ça. C'est-à-dire que quel est son véritable pouvoir pour, finalement, faire en sorte que les citoyens vivent sereinement autour d'eux ? Et après, ça se discute. Je ne sais pas, les jeunes... Je n'ai pas de remontée précise sur ce qui s'est passé dans le cas.
Il y a eu des incivilités, de la violence, des incendies... Après, c'est la quantité des incivilités.
Si c'est un épiphénomène ou si c'est que des incivilités, effectivement...
A priori, il y a beaucoup d'incivilités dans nos villes rurales. Michael Charman, c'est de plus en plus compliqué, justement, parce qu'il y a aussi un problème de responsabilité des parents qui laissent leurs enfants de moins de 16 ans dans la rue après 23 heures.
Il y a ce débat-là. Déjà, M. le maire, tout le monde soutient. Je pense qu'aujourd'hui, les maires de France sont un peu laissés à l'abandon. Et la question, c'est de savoir, peut-on demander aux maires d'agir, mais sans leur donner les moyens d'agir ? Aujourd'hui, vous avez des élus locaux qui sont le premier rempart de la République, qui sont à portée d'engueulade.
Il y a énormément de maires qui se posent la question de démissionner ou qui l'ont déjà fait ou qui ne se sont pas représentés et qui ne rentrent pas dans les statistiques de maires démissionnaires parce qu'ils ont fait le choix en 2026 de ne plus s'engager politiquement parce qu'ils mettaient en danger leur famille, bien souvent, parce que quand un maire prend une décision, il engage sa responsabilité, mais bien souvent, sa famille est exposée. Son domicile, on se rappelle à l'aile des roses, le maire Vincent Jeanbrun, qui est devenu ministre du logement, qui avait été agressé son épouse et ses enfants à la maison. Donc, ces décisions sont lourdes de conséquences.
Il y a évidemment le débat public de l'éducation à la maison. Est-ce qu'il est normal que des mineurs soient livrés à eux-mêmes, même si c'est l'été, même si c'est les vacances, après une heure décente ? Évidemment, la réponse est non. On a eu notamment des policiers qui, lors d'un refus d'obtempéré à Marseille, il y a deux semaines, qui avaient été écrasés. Dans le véhicule, les passagers avaient 13 ans et 15 ans. Et ils conduisaient sans permis. Donc, tout mon soutien à M. le maire qui est face à ces décisions, il faut respecter la décision de justice, mais il faut aussi que nos politiques fassent voter des lois pour appuyer et renforcer le débat. Il est là, en fait.
On respecte la décision de justice, mais il faut accompagner aussi ces élus avec des réformes pour qu'ils puissent appuyer leurs décisions. Est-ce qu'on règle le problème définitivement en maintenant les jeunes chez eux et en instaurant un couvre-feu ? Est-ce que ce n'est pas, finalement, un écran de fumée ? Moi, je vous ai dit, pour moi, la responsabilité est à la maison. C'est-à-dire que la responsabilité est à la maison. Les parents... Moi, je n'avais pas le droit de sortir avant d'être majeur dans la rue après, je ne sais pas, moi, 20 heures. Il faut éduquer les familles. Il faut éduquer les familles. L'État ne peut pas tout faire. Non. Donc, l'éducation est à la maison.
L'État ne peut pas rien faire non plus. C'est-à-dire un couvre-feu, c'est trop facile, en fait. C'est pour ça qu'il y a un cadre de la loi. Et puis, face à des mesures où on va arriver à des conséquences où des maires se font agresser ou des policiers municipaux, notamment, se font agresser... Là, il n'y a pas un maire qui s'est fait agresser par un mineur. En France, ce n'est pas arrivé à un maire ? Non, ce n'est pas... Je parle du cas présent en termes de couvre-feu. Il y a beaucoup d'incivilité, quand même. Il y a eu des incendies, il y a eu des voitures allumées. Peut-être qu'en France, il y a des élus qui se font agresser. C'est quelque chose qui arrive. C'est dramatique.
D'ailleurs, c'est dramatique. Peut-être dire un mot sur les chiffres. Allez-y, Axel Dugas. Deux choses, tout d'abord, sur la prévention. Ça me fait toujours rire. La prévention, la prévention. La prévention, ça ne fait pas de miracle. Nous, à Saint-Chamond, on est la deuxième commune du département de la Loire. Il y a une association qui s'appelle la Sauvegarde 42 qui intervient dans le quartier. On a réouvert le centre social. On a créé un city-stade, un terrain de basket. Il y a un parc immense à 1 minute 30 des immeubles à pied. Donc, de la prévention, on en fait au quotidien. Sauf qu'à un moment donné, il y a un ras-le-bol de la part des gens.
Juste pour vous donner des chiffres, parce que l'arrêté dit... Enfin, le jugement dit que ce n'était pas chiffré. Déjà, c'était cadré, parce qu'on était sur 4 places de la ville de Saint-Chamond, sur la trentaine que ça compte. Et entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2026, c'est 188 interventions sur des mineurs qui ont créé des nuisances, des délits, etc. Et entre le 1er juillet et le 10 juillet, ça en est 33. Donc, à un moment donné, c'est quand même des choses chiffrées. Les gens, ils ont aussi le droit de vivre en paix, de vivre tranquillement. Enfin, c'est la liberté. Pourquoi ? Ça ne serait toujours la liberté que pour les délinquants.
Les gens qui vivent en paix, qui ne font pas de délits, ils ont aussi le droit de vivre en liberté.
Merci à Axel Dugas, vous restez avec nous. Et vous aussi, les auditeurs de Sud Radio, vous restez avec nous. Dans un instant, c'est la suite de votre question du soir. Il est 17h15 sur Sud Radio. A tout de suite.
17h20, les vrais voix Sud Radio.
Sud Radio.
Parlons, vrais. 7h19, Judith Belair.
17h18 sur Sud Radio, on est avec les vrais voix de l'été. Ça discute hors antenne. Donc, il faut continuer à l'antenne, les amis. Allez, je vous rappelle, nos vrais voix, vous êtes avec Émilie Perrier, qui est avocate au barreau de Paris, spécialisée en droit pénal et en droit de la construction. Patrick Boudet, qui est réalisateur, journaliste pour Rock & Folk, et auteur de Le Rock est-il réac ? C'est une vraie question d'ailleurs. Aux éditions du Cerf. Et puis, Michael Sherman, conseiller municipal à Charenton-le-Pont, et président de l'association Engagement France Solidarité. Allez, c'est la suite de votre débat. Voilà la question du soir.
Les vrais voix Sud Radio.
Il y a pas mal d'élus qui ont instauré des couvre-feux dans leur commune pour les mineurs afin de lutter contre les violences et les incivilités. Et pourtant, certains de ces arrêtés ont été retoqués par la justice administrative, faute de risques suffisamment établis, ou parce que les mesures ont été jugées disproportionnées. A priori, les élus connaissent leur commune, a priori, simplement. Mais bon, on vous pose la question sur YouTube. Faut-il donner plus de pouvoir à nos mères ? 0826 300 300, vous nous appelez, vous réagissez, vous pouvez aussi commenter sur YouTube.
Juste avant d'aller au standard, on va écouter la maire de la Talaudière qui réagit justement à la retocade de son arrêté.
Ça nous a surtout mis en colère parce qu'on pensait justement travailler avec la police nationale pour régler tous ces problèmes d'incivilité que nous avons connus. Pourquoi nous avons pris cet arrêté ? Parce que nous avons eu deux départs de feu. Justement, à l'instar de ces mineurs, nous les avons vus, nous avons des témoins. Ensuite, ils ont pillé les vestiaires du stade de foot. Là, trois ont été arrêtés par la BAC qui passait à ce moment-là. Donc, on n'a trouvé aucune solution pour se dire que faire pour arrêter ça.
0826 300 300, Simon, vous êtes là ? Bonjour, Simon. Oui, bonjour. Comment allez-vous, Simon ? Ça fait plaisir de vous entendre. De même. Alors, Simon, pour vous, les maires, ils ont des comptes à rendre, mais quand même, ils devraient avoir plus de moyens.
Oui, tout à fait. Je voudrais revenir sur ce qui a été dit précédemment, sur le contrôle de l'égalité. Les préfets, effectivement, ils ont ce contrôle de l'égalité, mais aussi un rôle de conseil et de soutien aux maires, d'autant plus quand c'est des maires qui n'ont pas l'habitude d'occuper ces postes-là, pour justement pouvoir rédiger des arrêtés conformes. Et là, on voit bien que le préfet, de toute façon, il était commandité par le ministère de l'Intérieur pour essayer de trouver, arrêter, disons, l'hémorragie de ce genre d'arrêtés, parce qu'évidemment, ça met trop en avant l'État qui ne joue pas son rôle. D'accord. Parce que, deuxième moment, en plus, il y a toujours une possibilité.
Le couffre au feu n'est pas l'idéal, bien entendu. Mais, de toute façon, quand c'est ultra nécessaire et que c'est momentané, pourquoi pas ? Et puis, je dirais autre chose, de toute façon, là, il y a un rôle effectif à faire. Vous avez un enfant mineur qui est dans la rue, s'il y a un couvre-feu ou pas, de toute façon, vous pouvez, de toute façon, leur accompagner au commissariat ou à la gendarmerie du coin, appeler les parents, de telle manière à ce qu'ils viennent rechercher leur mineur. Et quand, de toute façon, les parents en auront marre d'aller chercher leur bambin qui n'arrête pas de faire des bêtises, peut-être qu'ils vont le prendre en main.
Et, de toute façon, il n'y a pas de raison que ces gens-là ne soient pas éduqués et que les parents ne soient pas inquiétés dans ces cas de figure. Parce que, de toute façon, c'est vraiment une déficience d'autorité parentale. Ce n'est ni à l'État, ni à l'école de pallier aux déficiences des parents. C'est simplement culturel. Il faut bien voir ce qui se passe et que les gens, maintenant, se préoccupent peu de leur progéniture, les laissent un peu livrer à eux-mêmes. Bon, c'est l'été, il fait beau, on peut les laisser sortir un peu plus longtemps, mais de manière cadrée. Bien sûr. Voilà, c'est bien ce qui manque, de toute façon, là-dessus.
Et puis, les maires, de toute façon, on voit bien qu'on ne peut pas leur donner le pouvoir nécessaire parce qu'ils savent très bien que, politiquement, ils ont quand même un statut politique bien plus favorable que tous les autres élus politiques qui, de toute façon, n'ont aucun courage à l'heure actuelle. Donc, voilà, quoi. Ils se retranchent derrière la législation pour essayer de trouver une solution et éviter surtout de mettre la poussière sur le tapis. Et surtout, mettre la poussière sur le tapis.
Merci, Simon, pour cette opinion. Émilie Perrier, quand vous écoutez Simon et la maire, juste avant, qui est Anne Domenicini, qui est maire de la Talaudière, qui, elle, en fait, avait l'air, j'ai envie de dire, au bout du rouleau. C'est-à-dire que, quand vous avez des incivilités non-stop dans votre commune, qu'est-ce que vous faites ? Et puis, il y a aussi la question des policiers qui disent que, eux, ils ne sont pas baby-siteurs. Donc, en fait, il y a un vrai problème. C'est-à-dire, il faut trouver d'autres solutions parce que la prévention, a priori, elle ne marche pas, là.
Il y a des questions de prévention qu'il faut, je pense, qu'il ne faut pas laisser de côté non plus parce que, lorsque l'on parle d'enfants ou de rétablir l'autorité parentale, il y a des parents qui sont dépassés. Il faut le dire, quand même. Oui, mais comme disait le maire du Lua juste avant, ils font beaucoup de prévention, déjà. Donc, quand ça ne marche pas, qu'est-ce qu'on fait ? C'est vrai, si jamais. Mais, je pense qu'on ne peut pas considérer qu'il faut le mettre de côté. J'entends la question répression de l'autre côté de la table, mais ce n'est pas non plus la seule solution. Je vais pouvoir répondre dans un instant. Mais bien sûr.
Non, ce qu'il faut, c'est une vraie coopération de tous les services de l'État. Il y a un vrai recul des services publics partout et notamment dans les petites communes ou alors aussi dans les quartiers qu'il y a certains endroits où, en fait, il y a une démission totale et qu'il n'y a pas de présence en réalité. C'est-à-dire que ces enfants sont effectivement laissés à humaines.
Mais là, quand on parle de petites communes, c'est vrai pour les grandes villes urbaines, mais quand on parle de petites communes de 7000 habitants, de petites communes,
à ce moment-là, il y a un moment donné... Ce que je veux simplement indiquer, c'est qu'on ne peut pas laisser des maires seuls face à des situations de délinquance. C'est-à-dire qu'il faut que tous les organes de l'État soient mobilisés. Et il y a effectivement les répressions. Quand je parle de prévention, je pense plus à de l'éducation. C'est très bien et c'est très salutaire d'avoir des équipements pour les jeunes pour faire en sorte qu'ils ne s'ennuient pas. Mais s'ils ne sont malgré tout pas encadrés, déjà que c'est difficile de les encadrer à la maison. Donc, effectivement...
Alors, c'est vrai qu'il y a peut-être des parents qui s'en moquent un peu plus, mais il y a aussi des parents dépassés. Michael Sherman. Le problème, c'est que les maires sont les premiers à devoir rendre des comptes aux citoyens, mais toujours les derniers à avoir le dernier mot. Donc, on veut des maires responsables ou des maires exécutants à force de brider les maires dans leurs décisions et qui, à la fin, je vous le dis, vont se sentir inutiles et vont abandonner le terrain de l'engagement politique et citoyen. Il y a beaucoup
d'émissions en ce moment, effectivement.
Si à la fin, à chaque fois qu'un maire il va voir la justice ou en question, il est convoqué par la justice, je respecte la décision de justice du tribunal administratif. Maintenant, il faut aussi donner les moyens aux maires et sur le terrain et sur les réalités de terrain sur les jeunes. Moi, j'ai des médiateurs qui viennent me voir et qui me disent ce jeune-là, on ne peut plus rien faire, faites quelque chose. Vous ne pouvez pas simplement le convoquer pour un rappel à l'heure. Donc, même des médiateurs nous demandent, ils nous disent et même des policiers. Il y a des réunions de CLSPD où l'État communique, etc., entre le préfet, les différents services de police municipaux.
Mais certains cas, je vous le dis, ils sont irrécupérables. Il y a des jeunes, il faut l'accepter, vous ne pouvez plus rien faire. Ils ont abandonné le terrain, ils refusent toute médiation et ils font peur dans leur quartier. Ils pourrissent la vie des gens dans un immeuble et on n'a plus de solution. Donc, il faut donner des solutions aux maires et ça passe par la répression. Il faut l'accepter.
Patrick Boudet, je vais vous reposer la question du débat, en fait, qui est, on va recentrer un petit peu tout ça. Faut-il donner plus de pouvoir à nos maires, à nos élus, à votre avis ?
Sans aucun doute, dans la limite de la légalité mais pour rebondir, excusez-moi, je dévisse. Le tout répressif, qu'est-ce qu'on fait ensuite ? Qu'est-ce que vous entendez par de la répression ? On construit plus de prisons, les prisons sont pleines, il y a 70 000 personnes en prison, on fait des prisons pour mineurs, est-ce que c'est la véritable solution ? Il y a les centres aussi qu'on connaît, les centres ouverts, les centres fermés, etc. La prison, c'est un CAP d'apprentissage à la délinquance. Malheureusement. Alors, on peut être rassuré pendant 2-3 mois parce que le délinquant est en prison mais est-ce que c'est suffisant ?
Je ne dis pas qu'il ne faut pas les mettre et qu'il ne faut pas sanctionner. Je pose la question. Déjà, actuellement, peu vont en prison. Pardonnez-moi,
ce débat aurait pu continuer bien longtemps mais nous sommes hélas pris par le temps. Il est 17h26, on va faire un petit point sur les consultations puisqu'on vous pose la question, vous l'avez compris, sur YouTube, est-ce que vous pensez qu'il faut donner plus de pouvoir à nos mères ? Vous pouvez nous appeler au 0826 300 300 pour réagir à ce que vous entendez à l'antenne de Sud Radio. Quentin Saunier, comment ça se passe sur YouTube ?
Eh bien, vous répondez oui à 88% à cette question et vous nous laissez beaucoup de commentaires. On a Xavier qui nous dit si les juges peuvent en permanence annuler leur décision, inutile de donner plus de pouvoir aux mères
et on a Tony avec un peu d'humour qui nous dit plus de pouvoir aux mères, c'est comme pour tout,
ça dépend lesquels.
Allez, merci Tony, merci vous les auditeurs de Sud Radio d'être fidèles au poste avec nous tous les jours pour les vraies voix de l'été. Il est 17h27, on revient tout de suite.
17h20, les vraies voix Sud Radio.