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interviewSénat (sur YouTube)· 20 février 2026 100 min

Les entreprises irriguent l'économie française

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bien messieurs, madames, mes chers collègues, je vous remercie d'être présent ce matin pour des échanges qui visent à mettre en évidence le rôle crucial des entreprises dans notre société. Moteur économique, leur création de valeur permet de financer notre modèle social. C'est le message que je ne cesse de rappeler et qui s'avère absolument nécessaire depuis les derniers débats budgétaires.

En effet, on a entendu des inepsies sur le rôle des entreprises et les intentions de leurs dirigeants notamment lors des débats à l'Assemblée nationale. Les propos qui ont été tenus sont le signe d'une méconnaissance totale, grave et irresponsable des ressorts économiques qui sous-entendent notre modèle de société et lui permettent de fonctionner. C'est la raison pour laquelle j'ai tenu ce matin à donner la parole à deux dirigeants qui se battent pour maintenir leur production en France malgré les obstacles juridiques et fiscaux qui se dressent sur leur chemin.

Tous deux ont commandé des études pour montrer très précisément ce que devient la valeur ajoutée qu'il crée. Ils ont aussi reçu des simulations économiques de ce que coûterait leur production s'ils délocalisaient que ce soit en Pologne ou au Bangladesh. Voici deux exemples très concrets, chiffrés, qui sont la démonstration empirique de ce que la délégation aux entreprises ne cesse de rappeler au travers de ces travaux.

Les entreprises irriguent l'économie française et financent notre modèle social. En complément de cette approche empirique, il m'a semblé pertinent d'avoir également une analyse macroéconomique qui permettrait de tirer les conclusions de ces deux exemples. Nous avons donc le plaisir aujourd'hui d'accueillir monsieur Julien Faucognier, président de Catiner, un des leaders du dépoussiérage industriel dans les filières du bois, du recyclage, de la bioénergie et de l'agroséréalier.

Je ne vous cachais pas je ne vous cacherai pas qu'avec Julien, nous nous connaissons puisque Julien vient de Haut. Son site de production est implanté à Luxuille LesBins. Monsieur Julien Tufferi, président de l'atelier Tufferie, vous représentez la 4e génération à la tête de cette plus ancienne marque manufacture française de jeans.

C'est dans les Sevenes que sont ancrées vos racines et vous avez récemment communiqué sur les chiffres que vous allez partager avec nous ce matin. Monsieur Denis Ferrand, docteur en économie, vous êtes le directeur général de Rexode, centre de recherche pour l'expansion de l'économie et le développement des entreprises. Vos publications et études abordent des thèmes très variés tels que la fiscalité des entreprises ou la durée du travail en France.

Vous pourrez donc rebondir, monsieur le directeur général, sur les propos de nos deux dirigeants ici de Catiner et d'atelier Tuféri. Messieurs les présidents, monsieur le directeur général, merci à tous et à vous trois d'avoir répondu à notre invitation. Vos témoignages aujourd'hui sont essentiels pour que puisse émerger dans le débat public une nouvelle vision de l'entreprise.

Je vais vous laisser la parole pour un propos liminaire d'une dizaine de minutes puis nous débuterons un débat afin de rebondir sur vos analyses. Je rappelle à mes collègues que les documents transmis par nos invités sont accessibles sur DMER. Je rappelle que cette table ronde est retransmise en direct sur le site internet et le réseau LinkedIn du Sénat puis en vidéo à la demande.

Je rappelle également à mes collègues que pour ceux qui souhaitent poser des questions et je les encourage vivement, vous pouvez vous inscrire sur la boucle WhatsApp de la délégation. Oui, mais ça va arriver. Monsieur le président Faucogier, je vous propose de débuter.

Merci. Ben, merci à tous. Merci de donner la parole.

Euh donc moi je suis là pour représenter Catiner. Je vous expliquer un petit peu l'histoire de l'entreprise. Je tiens à souligner que je suis fils et frère d'agriculteur partie de rien.

Euh ma maman était à SH dans l'hôpital psychiatrique. Donc on peut dire que j'ai fait des belles rencontres, beaucoup de travail qui aujourd'hui me mène à diriger Catiner. Je suis surtout là pour représenter les équipes parce que sans ell on serait pas là.

Et donc j'aime bien parler de bon sens paysan puisque pour moi il y aura pas de TI en France sans ruralité et donc je trouve que la ruralité est quand même maltraité en ce moment. Donc je suis surtout là pour représenter l'ensemble des équipes et pas parler à mon propre nom. Je me considère pas malheureux donc c'est pour parler des équipes.

Euh je tiens aussi à souligner que je présente le bilan à mes équipes tous les ans. Donc on est 150. Je présente le bilan du soudeur jus au cadre supérieur et donc on a besoin de cette transparence pour expliquer où est-ce qu'on va.

Euh on a racheté le catinaire au tribunal de commerce pour l'eurosymbolique. Il y avait 300 personnes en 2000. Euh au jour, on a repris 59 personnes, aujourd'hui on est 150 et l'entreprise a clairement souffert des 35 heures et du coût du travail qui n'a cessé d'augmenter en Europe où nos concurrents deviennent de plus en plus compétitifs.

Euh donc voilà ce que je tiens à souligner, si on peut passer à la vignette d'après, je vous explique l'histoire de l'entreprise donc créée par Gabriel Catin en 1959. Un gros déploiement jusqu'à les années 2000. Le dirigeant avait 70 ans, 300 personnes, il vont l'entreprise un groupe danois.

Ça suit deux groupes danois plus un dirigeant lyonnais et donc on passe de 300 personnes à 59 personnes, trois plans sociaux en 7 ans et donc nous on reprend l'entreprise en 2016 avec 59 personnes. On a tout rebâti du système qualité à l'organisation, on a tout tout remis en place pour arriver à 150 aujourd'hui et de redevenir le leader français du dépoussiérage. Notre modèle économique fait qu'on est incapable de financer cette croissance si on avait pas repris l'entreprise au tribunal de commerce.

Donc si on passe à la vignette d'après donc ce qu'on a voulu faire, je dis toujours à mes équipes que ils peuvent être fiers de travailler pour la maison catinaire puisqu'ils peuvent être fiers pour travailler de la pour la maison France puisqu'il contribuent bien plus en trainant chez Catinaire à la fiscalité française à not à la protection de notre modèle social que d'être dans un entrepôt Amazon. Donc j'ai voulu mettre des chiffres derrière tout ça. C'est pour ça qu'on a travaillé notre bilan.

Euh donc on fait 25,7 millions de chiffres d'affaires en 2024 et on a essayé de regarder tout ce qu'on avait comme prélèvement. Donc dans cette diapo, je parle beaucoup de prélèvement au niveau de l'État, mais je sais très bien qu'il y a pas que l'État, mais c'est plus facile de parler que d'état, de région, de département. Donc sur 25 millions de chiffres d'affaires, on a 10 millions d'achats essentiellement en France.

Euh dans nos achats, on a pas mal de de prélèvements qui vont sur les les la transition énergétique, notamment sur les le coût de l'énergie. Donc, on a 1700 € qui repart sur les taxes carburant, électricité et cetera. Ensuite, on a 5 millions de charges externes.

Donc ça c'est pour faire fonctionner l'entreprise. On a on produit 10 millions de valeurs ajoutées, ce qui est quand même conséquent. On a on a un taux de marge brute qui est conséquent.

Et donc on a additionné l'ensemble des prélèvements euh qui repartaient à faire à faire tourner la maison France pour arriver avec 100 millions de de marge brut à 800000 de de résultats net, ce qui fait 3,1 %. Donc ce que je vous disais qui est trop faible pour financer euh si je devais recréer 7 7000 m² de bâtiment à Luxueil, c'est clairement impossible. Donc voilà sur cette vignette.

Donc ce qu'on a voulu faire c'est regarder quelle typologie de prélèvement on avait. Une partie qui est payée par l'entreprise, une partie qui est payée par le salarié. Donc aujourd'hui sur les chiffres de l'entreprise, bah c'est ce qu'on a dans notre bilan assez facile à sortir.

Donc on arrive à 42 qui est payé par l'entreprise et 100ion5 qui est payé par les salariés. On a pris des moyennes qu'on a trouvé dans différentes études. La TVA sur les salariés du privé à peu près de 8 % en moyenne.

Les impôts sur le revenu, bon on les a sur les fiches de pays maintenant. Et on a aussi tout ce qui est cotisation diverses qui est lié aux ordures ménagères et cetera. Ce qui fait qu'on a 57 qui repart à l'État, soit 57,6 % de la richesse qui est produite qui repart à l'État.

On peut aussi dire qu'on collecte 7,20 € pour 1 million pour 1 € de résultat net. Voilà ce qui Ouais. Donc on a aussi tracé le parcours de de 100 € ou d'un euro de salaire.

Donc 100 € employeur quand on on impact toute la fiscalité liée au travail, on arrive à 36,70 € de pouvoir d'achat. Alors je parle bien de pouvoir d'achat une fois que la TVA est tout payé, je parle bien de pouvoir d'achat. Donc l'essentiel de l'augmentation de salaire qu'on donnera à nos équipes est quand même automatiquement prélevé.

Donc, on a voulu comparer si on était un on était des bons citoyens, c'est-à-dire on a voulu comparer euh qu'est-ce que l'État dépensait en dépenses publiques sur le PIB par rapport à notre prélèvement à nos prélèvements sur la valeur ajoutée. Puisque la somme des valeurs ajoutées des entreprises correspond au PIB, on a voulu faire cet anychronisme pour voir ce qu'on avait. Donc on a plus de prélèvement que ce que l'État dépense en dépenses publiques.

Donc ensuite la vignette d'après. On a voulu comparer aussi bah du coup si on peut pas prendre cet anachronisme, on peut on a voulu se dire ben comment ça se fait qu'on a autant taxé. Ben on a on a on a regardé qu'est-ce que dépensait chaque pays en dépenses publiques sur le PIB puisqu'on considère qu'on peut pas d'allègement de fiscalité ou de compétités supplémentaires s'il y a pas d'économie de fête.

Et donc on a regardé comparé à la moyenne européenne puisque l'essentiel de mes concurrents sont d'Europe de l'Est. On a voulu comparer qu'est-ce qu'on avait comme fiscalité et comme qu'est-ce que avaient les autres pays comme comme dépense publique sur le PIB. Donc on est au-dessus de la moyenne française.

L'Allemagne est à 49,5 %, la moyenne européenne a 47,7. Donc je vous ai fait chaque pays. Ça veut dire que si j'étais taxé comme ce que l'Europe dépense en moyenne de dépenses publiques, je gagnerais 683 € par an de pouvoir d'achat par salarié. ce qui fait 18600 € de coûtemployeur par an par salarié.

Donc en fait, chaque entreprise qui fabrique en France porte l'essentiel du poids de la fiscalité. C'est ça que je voulais mettre derrière ces chiffres, c'est que malheureusement produire en France, vu que l'essentiel de la fiscalité est lié au travail, on le voit bien sur les vignettes d'avant et c'est ça ça tue not notre économie. Donc on a voulu aussi calculer euh qu'est-ce qu'on faisait si on partait en Pologne.

Alors pourquoi la Pologne ? Parce que c'est un pays qu'on dit que dans 10 ans, le niveau de vie des Polonais sera similaire à ceux des Français. Et puis c'est clair qu'on a quand même pas mal de confrères qui bossent avec des Polonais et qui l'Europe leur a financé l'essentiel de leur grosse machine et aujourd'hui ils ont des ateliers qui sont bien plus nourris que les nôtres.

Donc on a voulu comparer un pays qui était dans la moyenne européenne et pas aller chercher République tchèque qui est encore bien bien en dessous. Donc si on quitte la France pour la Pologne, euh on a 9,3 millions d'euros de perte fiscale de lié à la fiscalité du travail. Pour l'état français, on perd 145 emplois directs, 230 emplois indirects.

On perd le dernier fabricant français du secteur et puis bah pour catinaire, je gagne 3,8 million d'euros par an et je suis 15 % plus compétitif. Donc ça développerait énormément mes ventes. Ce que j'ai du mal à comprendre d'ailleurs tout ça, c'est que récemment on perd un marché public en région Normandie et je crois que son son président est profondeur du Mine France contre un français qui fait qui monte du matériel italien et euh indirectement l'État a déjà perdu 36 % de la valeur.

Donc c'est quand même un marché public à 700000 €. Et aujourd'hui, on a beau alerter les politiques là-dessus, rien ne bouge, faut être clair. Donc, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre ce bon sens qui n'est pas mené.

Comment on peut perdre encore des marchés publics avec l'écart ? La CPME a fait une étude là-dessus sur l'hôpital de Trévenant, ils étaient dans les mêmes sortes que moi, entre 35 et 40 % de perte à chaque fois qu'on perd on perd un marché contre un concurrent de d'Europe en Europe. Donc voilà ce que j'ai à dire.

Euh ensuite, j'ai voulu parler des aides euh parce qu'aujourd'hui ben vous avez fait un rapport qui est qui est très précieux mais il y a beaucoup de raccourcis de fait. On entend parler de 211 milliards d'aide aux entreprises. Donc récemment, on a fait un article dans le journal et et je suis passé pour un populiste alors que je suis juste là pour défendre mes mes employés.

Donc j'ai voulu mesurer ce qu'on avait comme aide. Donc on a des aides qui sont amortissables, des aides qui sont non amortissables. Donc on a eu 1 million d'aides depuis la reprise de 2016.

Donc 1 million en 10 ans c'est conséquent mais ces aides amorties, il faut savoir qu'on paye de liè dessus donc il y a 25 % qui repart à l'état. Et donc on a eu on on a si on lisse ça sur la moyenne on a eu 85000 € d'aide. 1,5 % de nos prélèvements une goutte d'eau.

Si je quitte la France pour la Pologne, je gagne 3000 par an 33 %. Voilà. Mon dernier dossier d'aide qu'on a monté.

J'ai 2 mois de boulot en interne pour monter le dossier d'aide. J'ai h visiteurs en différents services de l'État. Et heureusement, on a la BPI puis la CCI qui sont pour moi les deux seuls organismes qu'on devrait garder parce qu'aujourd'hui on a les développements économiques, les pôles de véhicules futur et cetera et et cetera et cetera.

On devrait garder le local avec la CCI et le national avec la banque publique d'investissement qui est précieux pour nous et je rappelle que je suis ambassadeur French Fab et la BPI est un vrai plus pour nous. Donc si on a pas eu ces deux personnes là pour monter les dossiers, on y serait pas arrivé. Et je comprends les petites entreprises qui sont incapables de monter des dossiers d'aide, ça devient un cassette quoi.

Voilà. Donc on nourrit surtout le système si on peut dire juste avant. Alors comme je dis toujours, je suis un peu provoque hein, mais pour nos PME, les surtout cette servent surtout à occuper ceux qui distribuent et mettre en avant les politiques qui viennent couper les rubans.

J'ai pas peur de le dire, c'est quand même la réalité des choses. Euh donc c'est voilà. Ensuite, on a voulu comparer la fiscalité entre 2014 et 2025, enfin 2017 et 2025. un petit un petit bug dans la diapo parce que on voit les volontés politiques d'alléger le coût du travail et puis on voit une administration qui tente d'équilibrer son budget et clairement j'ai rien contre l'administration c'est logique nous aussi on a des comptables qui essayent d'équilibrer les comptes et qui font des budgets et donc à chaque fois qu'il y a un cadeau qui est fait aux entreprises dans qui n'est pas qui n'est pas économisé sur l'État et ben l'État ou l'administration tente d'équilibrer son budget.

Donc nous on a vu une baisse des impôts de production, on a vu une baisse d'impôts sur les bénéfices de 33 25 et puis pas mal d'aides aux entreprises, faut être clair. Et de l'autre côté, une administration qui tente d'équilibrer son budget avec des hausses des taxénergie, hauses de fiscalité sur les flutes, inversement mobilité régionale qui est arrivé, une fiscalité sur les les primes de partage de la valeur qu'on donnait en aide à nos salariés et une augmentation de la fiscalisé sur les ruptures conventionnelles. Résultat, la fiscalité augmente.

Donc on a une grosse incompréhension pour les ruxaux qui payent des impôts comme les citadins mais qui prennent leur voiture tous les jours. Les gens deviennent fous avec la voiture. Aujourd'hui, ça c'est des données qu'on trouve en temps réel, c'est les émissions de CO2 par kilowh donc et l'application qui est en bas, c'est du live et on comprend qu'est-ce qui est émis.

Donc en gros, la France est entre 20 et 25 g de CO2 par kilw. Quand la Pologne a 710 g de CO2 par kW, donc en moyenne la Pologne pollue entre 20 et 25 fois plus. Encore une fois, j'ai rien contre les Polonais.

C'est un peuple travailleur qui qui je rêve d'une d'une Europe, mais je suis une fixette parce que c'est le pays qu'on a voulu comparer, mais on aurait pu en comparer plein d'autres. J'ai rien contre la Pologne, c'est juste un exemple parmi tant d'autres. Donc sur notre flot de véhicule, on a voulu comparer ce qu'on avait entre 2017 et 2025.

Ce qu'il faut savoir c'est que notre flot de véhicule, le prix des véhicules a augmenté de 40 %. La moyenne c'est 40 % d'augmentation de tarif et je vous garantis qu'on se bat avec les achats pour essayer de faire baisser cette valeur mais c'est très compliqué. Et une entreprise en haut zone, elle a quand même besoin de prendre son véhicule diesel pour aller dans le morbillant monter une installation dans le Loiret.

On ne va pas avec un véhicule électrique dans le Loiret ou dans le morbiillant transporter du matériel. Aujourd'hui les utilitaires y aller en plus en plusieurs jours. Ouais.

En plus, nos utilitaires nos utilitaires, ils sont pas conçus pour enfin faut être clair. Donc, on a regardé tout ce qu'on avait ajouté comme fiscalité. Alors, le bilan derrière ça, il est de 96000 € de fiscalité supplémentaire par an.

Donc, ce qu'on a gagné en IS, qui est en gros 60 70000 € est déjà gommé par la fiscalité sur le véhicule. Et je vous garantis que nos salariés deviennent fous parce que quand ils voi que leur véhicule augmente, que les véhicules d'occasion augmentent, que la fiscalité augmente aujourd'hui une Golf que je confie un de mes salariés, si j'y confie une voiture, c'est pas pour se promener. Il paye il perd 200 € net pour une Golf sur les avantages en nature.

Voilà, c'est juste dément dément. Et donc pendant ce temps-là, donc si on met la vignette d'après, on a essayé de comparer bah qu'est-ce qu'il y avait pour nos confrères et compétiteurs européens. Donc ben en Pologne, il y a pas de malus au CO2, à l'achat, il y a pas de malus au poids, il y a il y a pas de TVS, il y a un avantage nature qui est plafonné à 180 € par mois.

Euh il récupère la moitié de la TVA sur les véhicules diesel. Donc bilan au bout de 5 ans, nous on a payé une fois et demi le véhicule en fiscalité. Une fois et demi de véhicule, hein.

Et et la Pologne a 16000 € donc il gagne 50000 € par véhicule. J'ai 45 véhicules dans ma flotte. Voilà.

Donc où est le bon sens cette fiscalité ? Je ne comprends plus. Mes gens ne comprennent plus.

Et on se fait matraquer, on on importe de l'Europe que ce qui alourdit le coût du travail. Récemment, on nous importe un mois de congé paternité pour les gens. On nous a importé le de l'Europe le fait que maintenant bah les gens comment continuent d'accumuler des congés quand ils sont en arrêt maladie.

J'ai rien contre ça. Moi le système social je le trouve important. Je suis comme vous.

Quand je vais aux urgences, j'attends 8h. C'est important de payer des impôts. J'ai aucun problème avec ça.

La problématique, c'est qu'on se bat contre des gens qui qui mettent à leur sauce les les lois européennes et donc on a une concurrence qui est purement faussée et déloyale, quoi. Oui, exactement. Exactement.

Et et j'aime bien parler de la Suisse puisqueon est tout proche. La Suisse aujourd'hui il y a 20 ans, la Suisse a les Suisse le même niveau de vie que des Français. Aujourd'hui, ils sont deux fois de fois et demi.

La Suisse bosse 45 heur par semaine. Je dis pas qu'il faut qu'on bosse 45 heures par semaine. La Suisse fait le choix de nous récupérer tous nos bons ingénieurs et nos personnes formées et tous les travailleurs parce qu'il faut vouloir travailler 45 heures par semaine.

Donc tous les gens qui ont une grosse culture travail, ils partent en Suisse et nous on garde dans une classe sociale, il y a forcément des gens qui travaillent moins. qu'on on paye 20 ans d'études à nos jeunes pour qu'il se barre en Suisse et à la fin c'est nous qui payons le chômage de ceux qui reviennent. Faut pas étonner que la France aille si mal hein.

Où est le bon sens paysan ? Enfin voilà, c'est 800 millions par an. Voilà donc c'est tout ça qui est qui énerve nos collaborateurs et ils sont comme vous, ils ont ils ont des infos et donc forcément ça ça commence à attendre les gens.

Donc un message. Alors moi j'explique à mes équipes tout ça. Je vous cache pas que cette année, il y aura pas d'augmentation puisqu'on a une vraie perte de chiffre d'affaires.

Euh tout est à l'arrêt. On est devenu une société où on attend des aides pour faire des choses. Il y a les aides au particuliers sur la rénovation énergétique qui fait que quand il y a plus d'aide, il y a plus rien qui se passe.

Mes confrères industriels vont mal et puis quit à faire autant lancer des projets quand il y a 30 ou 40 % d'aide que de rien avoir. Donc enfin nos métiers sont clairement à l'arrêt. Alors oui, peut-être que les moyennes nationales sont pas dans ce sens-là, mais si on fait pas d'armement de luxe ou ou de nucléaire, faut se mettre dans la réalité du terrain.

Il y a un vrai une vraie problématique. Donc on peut pas réindustrialiser et imposer 57 % de prélèvement. C'est mathématiquement impossible.

Quand je critique, j'aime bien aussi donner des solutions. J'ai fait récemment une table ronde au lycée Luxembourg avec le le directeur général du travail qui est descendu Paris et ils expliquaient aux enfants quel est le quel est les liens entre un délégué de classe et un représentant syndical. Et on a découvert qu'and en région on avait l'ARct.

Je ne sais pas ce que c'était que l'ARActe qui dépend de l'ANACTE. Donc c'est l'agence régionale du travail hein qui qui nous a expliqué que dans leur mission, ils avaient aidé un coiffeur à faire une semaine de télétravail de travail en 4 jours. Je rappelle que c'est le rôle de des des syndicats patronaux et salariaux de se mettre d'accord sur les du travail.

Qu'est-ce que l'État vient là-dedans ? Voilà clairement. Et donc on a on paye quand même 16 personnes en région et forcément comme aujourd'hui il faut communiquer surtout un service com qui travaille dessus et aujourd'hui ce qui devient avant c'est que même des services régaliens communiquent.

La gendarmerie communique. Est-ce qu'on doit payer que nos impôts de la communication sur le service régalien ? Voilà donc les économies à faire partout.

Chez Catiner, on avait deux personnes pour faire trè qualité quand on a repris. On a tout mis à la bene. C'est une demi-journée par personne pour une personne.

Donc l'administration produit tous les gens des nouvelles procédures. Il y a un moment, faudra déchirer la feuille, ça va plus. Donc qu'est-ce que j'ai à vous dire ?

Il faut faire des réductions urgentes. On a plein d'exemples hein, le nombre d'organismes. Aujourd'hui, on a plus personne dans les usines, mais j'ai des contacts toutes les semaines sur LinkedIn pour des conseils en gestion, en management, en tout ce qu'on veut.

Il y a plus personne qui qui travaille et puis il y a des gens qui peuvent faire du conseil. Aujourd'hui, on fait des managers des bacs + 5 en management. Je je pense pas qu'on arrive à gérer une entreprise et manager une entreprise sans passer par le bas.

Enfin, en tout cas, pas de la petite PME industrielle. Enfin voilà, faut faut être clair. Donc on a beaucoup de gens qui conseillent et puis pas pas grand-chose qui qui est là pour bosser.

Euh on a aussi un problème de dans nos gens. Nos gens qui partent en chantier, ils font pas 35 he par semaine, on va se dire les choses. Ils bossent beaucoup et ce serait normal que les gens-là, ils partent en retraite plutôt.

Donc quand est-ce que notre système de retraite va prendre en compte les heures travaillées ? les gens qui font 40 45 heures par semaine, un maçon qui fait 40 45 heures par semaine quand il est jeune, à 60 ans il est rvé. Voilà la pénibilité.

Il y a pas besoin d'aller chercher plus loin. Et en plus de ça, on arriverait aussi à équilibrer nos caisses de retraite et et limiter le travail au noir parce que je vous garantis que si les heures travailler et compte pour la retraite, on on aura beaucoup moins de gens qui seront tentés de les les faire payer à côté. Donc, j'aimerais aussi une instauration d'une taxe aux frontières.

Euh il y a plus de pragmatisme écologique hein. En haut de sa on a on a un industriel qui a réhabilité une friche. Euh il a créé emplois en zone très rurale.

Donc Olivier connaît le sujet. Il a été condamné parce que le permis de construire, il était un peu trop tôt. Puis ils ont dû trouver un triton crété ou un crapau sonneur à ventre jaune, hein.

Voilà, c'est un le genre de truc. 20 millions d'eur 20 millions d'euros investis euh dans une friche industrielle en plus hein qui l'a réhabilité donc ça lui a coûté cher. Euh moi je suis fils d'agriculteur et quand je vois qu'ils veulent curer un fossé et puis qu'il y a des gens pétard qui viennent les avec des des pistolets à la ceinture pour les contrôler puis qu'en même temps on a un porte de Pologne des produits qui sont électriquement 15 fois plus chargés en terme de CO2.

Ça ça où est le bon sens dans tout ça quoi ? Puis le mercosour va bien sûr déforester l'Amazonnie, mais ça ça a l'air de poser une personne de problème à personne. Faudra aussi réformer le code du travail.

Aujourd'hui, on peut plus prendre un apprenti dans l'entreprise. On peut plus faire monter un apprenti sur un escabo. Voilà, faut être clair.

Le dirigeant est responsable de tout. Alors, je comprends les assureurs qu'ils ont besoin de responsable là, mais le dirigeant est responsable de tout. Mais si on peut plus faire monter un apprenti pour faire changer une ampoule, il sera jamais formé.

Je sais pas comment font les bouchées pour former un gamin à 15 ans quoi. Et c'est quand même là qu'on a la culture travail hein. J'ai commencé de travailler tôt et j'en suis plutôt fier.

Il faut augmenter le temps de travail hein. Enfin je je pense que le privé travaille déjà assez c'est même pas un débat en fait. Chez nous c'est 39 40 heureusement que j'ai mes équipes qui sont appliquées sinon c'est impossible.

L'orientation scolaire j'en ai parlé il faudra laisser travailler les retraités. J'ai quelqu'un de 70 ans qui nous a accompagné à monter un projet. On a doublé le chiffre d'affaires d'une nos structures que j'ai grâce à ce retraité qui a bien voulu travailler avec nous puis qui légué son savoir.

Si on taxe les retraités, c'est la mort. Je vous le dis, ils iront plus au travail. Voilà, donc faut laisser les retraités bosser.

On en a besoin. Ils accumulent une expérience qui est juste dingue et on le on va là les nouvelles réformes font qu' on va les taxer. Et puis arrêtez le patron bashing.

Quand je fais cet article là dans l' républicain puis que je passe pour un populiste alors que je suis juste là pour défendre les gens. J'ai pris zéro dividende depuis la reprise de catinaire. Zéro.

Mon salaire, j'ai aucun problème. Je gagne en gros quatre fois ce que gagne le salarié plus bas chez moi. Pas de problème.

Voilà. Donc j'ai aucun problème avec ça. Le vrai sujet, il est vraiment sur la fiscalité et comment on fait pour créer une compétition européenne qui qui soit logique.

Donc merci à vous. J'ai tous ces chiffres là. Je pense avoir fait le tour et puis je pense que j'ai tenu 10 minutes.

Donc merci à vous. Merci beaucoup Julien, monsieur Tufferi, madame et messieurs messieurs les sénateurs. Merci, merci beaucoup.

Alors, c'est un plaisir d'être là. Alors, évidemment passer après toi Julien. Alors, c'est super parce que tu as tu as hyper orienté sur vraiment la le côté fiscalité.

Moi, je vais un petit peu plus parler du de tout ce que j'appelle le capital immatériel des entreprises, ce qu'on a tendance à pas à pas mesurer, à pas palper parce que c'est pas directement comptable, mais c'est terriblement efficient et efficace pour la pour nos modèles, nos systèmes sociétaux. Donc euh je suis ravi d'être là. Je suis un chouill frustré.

J'aurais aimé qu'un peu plus de monde. J'espère juste que cette non présence ne réflète pas le non amour que que nos politiques et nos institutionnels ont pour l'entreprise. Mais c'est pas grave.

Moi, je vais le je vais le porter cet amour. Euh donc, moi je suis Julien Tuféri, je suis la 4e génération d'une famille un petit peu particulière. Donc je je codirige avec mon épouse aujourd'hui la la l'entreprise qui a été fondée par mon arrière-gr-père.

Donc, j'en suis la j'en suis la 4e génération. Alors, j'étais pas du tout censé reprendre cette entreprise là parce que donc moi, je suis né en 86, en 2000, j'ai 14 ans. Et quand on a 14 ans en 2000 en France, qu'on est fils d'artisan, ah qui en a un peu chié avec son histoire de pantalon made in France et qu'on est bon élève à l'école, évidemment qu'il faut surtout pas faire un travail manuel.

Donc bref, donc j'ai un parfait petit profil d'un bon élève à la française des années et demi, grandes écoles, ponéchaussé, enfin tout le tralala et je bosse dans mon début de carrière dans la dans un job passion qui était la le traitement de l'eau et l'environnement, un début de carrière chez chez Volia. Euh on va parler avec beaucoup de avec beaucoup de transparence sur sur tout de la suite. Notre notre cœur de métier aujourd'hui, c'est alors le jean parce que historiquement, je vous refais pas l'histoire, je pourrais vous en parler pendant des heures.

On est dans les Sévenes, proche de Nî, la fameuse la fameuse ville où est née la toile de Nî, donc l'ancêtre l'ancêtre du din. Pourquoi je vous dis ça ? C'est qu'on est en Lauser.

Euh tous les habitants de laer, on ne fait pas un guichet fermé au Stade de France. On est le le département le plus sans doute le plus rural et le moins peuplé. Et là où c'est très intéressant, c'est que au fin fond de ce département, je fabrique avec mes équipes le jean, le le produit qui est le plus mondialisé, qui s'achète le plus à l'échelle de la planète par an, qui est le jean, le blue jean, ce vêtement.

J'ai besoin de vous dire aujourd'hui parce que vous comprendrez la la teneur de mes propos, c'est qu'on est une marque fabricante, c'est-à-dire qu'on a intégré, on a verticalisé toute la chaîne de valeur depuis la création, la direction artistique, le développement des fibres, la le prototypage, tête de série, production, vente, réparation, marketing, e-marketing. On a toute la toute la chaîne de valeur en interne. Et vous avez aussi besoin de savoir parce que ça éclairera tous les chiffres dont je vais vous parler après.

Tout ce que l'on vend, l'entièreté 100 % exclusivement ce que l'on vend est fabriqué en France. Nous, c'est un argument très fort. C'est une ligne de conduite très forte.

Certains il verront un argument marketing certes, mais en tout cas on ne met pas sur le marché des produits qui ne sont pas fabriqués en France. Je vous le glisse là parce que j'en reparle pas après, mais 75 % du coût de revient d'un jean, c'est de la main d'œuvre. 75 % du coût de reven, c'est la main d'œuvre.

Donc vous allez rapidement comprendre toute la suite des chiffres. Et évidemment, on est très impliqué dans le redéploiement des filières également. C'est pareil.

Est-ce qu'on pourra encore, messieurs dames, faire venir du coton et de la fibre synthétique de l'autre bout de la planète pendant encore très longtemps ? On a on aimit des doutes et c'est pour ça que ça fait 10 ans qu'on fait de ce ce travail de l'ombre de réintégrer une filière une filière en France. Je vais y revenir.

Donc, je crois que madame Martel m'a demandé d'intervenir suite à un petit poste LinkedIn que j'avais posté il y a quelques quelques semaines, quelques mois qui avait fait un petit peu de bruit. Euh ce poste, il était arrivé pendant ce débat passionné passionnel de la taxe Zucman. Alors voilà, je me prononcerai pas là-dessus.

Euh mais au-delà en fait, en parallèle de ce brois autour de cette taxe là, j'ai trouvé qu'il y avait une espèce de de discussion autour d'une d'un d'une espèce de défiance vis-à-vis de l'entreprise et de ses chefs d'entreprise. Euh du haut de ma de ma naïveté de bientôt quarantain, j'ai été un peu un peu abîmé de ça. J'ai pas trouvé ça juste et surtout j'ai trouvé ça vraiment peu à propos.

Alors mesdames madames et messieurs les les sénateurs, ne comptez pas sur moi pour faire un peu le voilà le raleur grincheux procapitaliste antifiscalité. Julien l'a très bien fait. [rires] Je vais je vais compléter ce matin surtout par la pour vous partager un petit peu ma passion de l'entreprise et surtout faire essayer de vous de vous montrer à quel point ben quoi qui se passe contre vents et Maré.

En fait, on arrive et c'est là où je trouve que les chefs d'entreprise et les petits patrons et patron sont super, c'est que malgré un contexte terriblement peu favorable, les choses se font, les choses se créent. Et vous verrez, j'anticipe un peu sur ma conclusion, juste mettez-nous un peu d'huile dans les rouages et punaise, les rouages tourneront mieux et encore plus vite. Donc évidemment, je suis pas béni Wiioui, je le sais hein.

C'est-à-dire que être chef d'entreprise aujourd'hui d'une petite PME artisano-industrielle, c'est franchement compliqué. On est un peu fatigué mais qu'importe, on a une grande force avec nos équipes. Tu l'as très bien dit Julien parce que nous on est c'est un on est un peu mal à l'aise d'être là tout seul parce que nous tout seul on est on est franchement pas grand-chose et derrière il y a une géniale équipe qui nous porte.

Alors en réponse à ce à ce questionnement sur le rôle de l'entreprise, je me suis penché dans mes chiffres. Alors, c'est un peu bizarre de vous dire ça parce qu'on y est dans nos chiffres toute la journée, mais là, j'ai hop un petit pas de côté en disant mais que mais c'est quand même très injuste ce procès de l'entreprise. Et si on regardait ce qu'une petite PME aujourd'hui dans un territoire du finfond de laer génère comme valeur, je parlais de la valeur financière mais évidemment ensuite je parlais de du capital immatériel.

Donc peut-être Louise, on peut basculer sur la première valeur. Donc nous on je fais boum, je pose ça là. Je vais vous montrer après, je vais vous le prouver.

Je me suis mis dans mon dernier bilan comptable, celui de l'année. Alors, je suis à cheval sur fin 24 et un gros début de 25. Je clôture à la fin septembre.

Donc, ce bilan qui s'arrête fin septembre 2025. Dans ce bilan-là, 92 % de la valeur qu'on a créée, c'est-à-dire du fait de la création et du développement de l'entreprise, 92 % de cette valeur irrigue l'économie française. Je vais vous le montrer, je vais vous le prouver.

Donc en gros sur euh peut-être diapo d'après Louise s'il vous plaît. Merci. Donc en gros sur les 6 millions et demi de chiffres d'affaires euh TTC, il y a 144.

Bon après ça, je vais le je vais le basculer très vite parce que je pense que Julien avait vraiment orienté son sa présentation là-dessus. Bon 144 de TVA, d'impôts, taxe, dividende pas dividende pardon, taxe diverse. Euh donc voilà ce qui est ce qui est certes conséquent.

Donc on est un un un très beau percepteur de l'impôt en fait. Ce qui est ce qui est ce qui est chouette. On en est très fier de ça.

Je je j'y reviendrai en conclusion. Quasiment 1lion5 de salaires, de prime de participation, de charge sociale, de distribution, de formation, ce qui est quand même pas rien. C'est important.

Là aussi, on en est encore très fier. Continuons Louise sur ce chiffre là. Donc toujours sur ce 6 millions et demi, nous quand je vous disais qu'on était inscrit sur la verticalité et c'est là où les entreprises médine France je trouve sont relativement pertinent, c'est qu'on a cette capacité à à créer des écosystèmes de valeur.

Encore une fois, nous dans cette dans cette histoire de temps long, vous savez, j'ai souvent l'habitude de dire que moi dans cette histoire de de jean et de pantalon et de textile made in France, je suis que la 4e génération de cette famille. des générations, il y en a eu trois avant et j'espère normalement qu' enfin il y en aura 18 après. On est qu'un petit trait d'union de l'histoire.

Donc pour se projeter dans le temps long, on a été obligé et on le fait avec beaucoup de ferveur de reconstituer vraiment des chaînes de valeur locales. Encore une fois, faire venir des containers entiers de toiles de l'autre bout de la planète. Aujourd'hui, c'est une super facilité.

Les pays les majeurs, les quatre pays majeurs de la du tissage de la toile de jean dans le monde, c'est l'Inde, la Chine, la Turquie et le Pakistan. Voilà, aujourd'hui 99 % des marques de que vous avez dans vos armoires, euh la toile, elle vient de ces quatre pays majeurs qui se sont ultra spécialisés là-dedans. Est-ce que ça c'est une démarche très long terme ?

Est-ce qu'on pourra encore dans 30 ans, quand je céderai les clés de la boîte, se dire que euh on fait venir cette toile l'autre bout de la planète ? J'y crois pas trop. Donc, on crée euh quasiment 100 de h euh de de commandes sur des ateliers exclusivement français de notre chaîne de valeur.

Sur ça, bah après évidemment c'est un petit peu c'est un petit peu des détails mais euh il y a de la bon évidemment location immobilière, c'est pas délocalisable de la téléphonie. Je pense que j'ai à peu près les mêmes les mêmes opérateurs que vous. Voilà, vous les connaissez très bien, ils sont en France, assurance pareil, tout ce qui va être parti honoraire, conseil, les frais bancaires, tout ce qui s'enit.

On peut enchaîner. Ouais. Euh, évidemment, ben on investit, on investit, on investit beaucoup.

Donc on a de la dotation aux amortisements. Donc si on a fait ça, c'est qu'on a construit des manufactures. Si on a construit des manufactures, c'est que pour le coup, on n pas fait venir le plombier euh polonais comme comme tu pouvais le signaler Julien.

C'est c'est des c'est des petites toutes des petites toutes petites TPE du coin qui sont venus ben construire les manufactures, tailler nos pierres, couper notre bois pour les charpentes. Voilà. Donc ça ben c'est c'est des investissements directement en France, non délocalisable et surtout sur nos territoires.

Évidemment du transport, c'est là où c'est c'est là où c'est c'est chouette aussi, c'est qu'on envoie depuis depuis nos CV, on envoie des jeans partout sur la planète, alors majoritairement en France. Ça fait aussi travailler des ben des transporteurs et que vous connaissez très bien. La Poste Colissimo DPD Epner, c'est une c'est la personne qui s'occupe de toute notre flux de de palettes sur nos divers de la production de la on va dire tout ce qui est reversé sur on va dire l'industrie un petit peu plus créative.

Ça aussi, je ne prends pas des agences de com basé basé à Londres ou à New York. C'est que c'est que de la structure française. Et ensuite évidemment, mais ça c'est anecdotique mais quand même sur un village de 2000 habitants, c'est un peu important.

Je suis à Florac, donc capitale du parc national des Sven. C'est un village de un peu plus de 2000 habitants. Bon ben sur ça, il y a une petite entreprise comme la nôtre, une petite PME de 40 salariés, c'est quasiment presque 50000 € de messena sur le club de foot, le club de tennis.

Tu dois tu dois connaître ça par cœur. Tous les locaux du coin. Les lotos du coin.

On continue. Alors dépense vers l'étranger. J'y vais très vite mais alors parce que parce que je l'ai parce que je les trouve anecdotique.

Donc c'est 8 % de notre de notre chiffre d'affaires global tout simplement parce que ben parce qu'il y a une partie de nos toiles qu'on a pas qu'on a pas pu relocaliser en France. Donc c'est nord de l'Italie, nord de l'Espagne, ça c'est majoritairement ça. Par exemple, tout ce qui va être producteur de fil, producteur de zip, on a encore pas l'autonomie française, donc on va aller chercher sur pays proche.

Euh ensuite, sur tout ce qui est l'Europe, majoritairement, c'est Facebook, donc avec son siège en Irlande, vous le connaissez là aussi mieux que moi. Euh les US, euh on est encore quand même quand on vend à l'international et qu'on vend beaucoup en e-commerce, on est quand même dépendant de Google. Voilà, donc c'est tout ce qu'on laisse à Google par an et à Shopify qui est notre CMS web.

Et ensuite, il y a un petit peu de transport international. Dernière diapo là-dessus euh 287000 € 800 c'était mon résultat net de l'année de l'année dernière et il est très important pareil on a une une politique sur les dividendes qui est qui est un peu particulière, c'est-à-dire qu'il y a a y a il y a pas de dividende. Et donc l'idée c'est de se dire que moi cette rentabilité de mon année n-1, c'est mon moteur de réussite pour ensuite claque monter tout ça en haut de bilan sur l'année. consolider mes capitaux propres, donc être crédible vis-à-vis de mes banques qui me prêtent, crédible vis-à-vis de la demande d'aide et de subvention parce que les premières choses qui sont regardées, c'est les capitaux propres.

Donc en fait, on est obligé d'être des supers acteurs de la rentabilité de nos propres structures et voir même de l'ultra rentabilité parce que c'est notre outil de trésorisation clair. Donc en gros, j'en arrive à ce constat. Alors, je suis désolé, il est très factuel mais j'ai voulu le j'ai voulu le vous vous le vous le remettre comme ça.

Donc même moi en fait, j'ai été un peu surpris de tout ça et de montrer que ben ouais qu'en fait sur ces 6 millions et demi, on a plus de 6 millions qui sont réinjectés dans l'économie française. Et moi, je suis un produit sur un produit entre guillemets qui qui n'existe pas des masses. C'est-à-dire qu'on pourrait se dire "Bon mais Julien si tu es pas là, c'est pas grave, les gens s'habilleront.

Il y a la fast fashion, il y a l'Ultra Fast Fashion, il y a tout ça, mais on crée tout ça et en fait c'est pour ça que on parle vraiment de création de valeurs purement intrinsèque. Donc là, on parle vraiment du volet très financier et économique. Mais j'aimerais mesdames, messieurs, s'il vous plaît, vous parler aussi de de tout ce gain indirect qu'apporte une entreprise.

C'est ce que moi j'appelle ce fameux capital immatériel d'une entreprise qu'on a du mal à palper, qu'on a du mal. Moi, je me bats enfin je me bats d'c des débats en diamlé, notamment avec la Banque de France, vous savez cette fameuse cotation Banque de France qui est juste l'image à l'instanté de nos ratios économiques aujourd'hui. Et ça commence à venir, ça y est, il commence à y avoir une une étude qualitative et non pas que quantitative.

Enfin, on est enfin de on est en train de se rendre compte qu'il y a des actions qui sont conduites par les entreprises qui ne servent pas l'économie de l'immédiateté mais qui servent surtout la structuration sur le temps long. Donc l'entreprise, on est vraiment euh on est sur des sur des sur des des rapports des gains immatériels. Par exemple, l'entreprise, on les acteurs de la formation.

Aujourd'hui, on forme à des métiers, l'école ne le fait pas à notre place. Donc si on est des si on est des acteurs de la formation, bon mais on est des acteurs de l'émancipation de la société et vous m'arrêtez si je dis une de bêtises. On est des acteurs aussi de la modernisation des patrimoines.

C'est-à-dire que alors oui, moi je je me plais à dire que je fais le même métier que mon arrière-gr-père. Je vous refais pas l'illustre passé de la France textile qui employait des millions d'emplois en France et dans tous vos territoires. Vous devez le savoir mieux que moi.

Bon ben en fait tous ces savoir-faire on les a modernisé, on les a actualisé, on les a transmis sur le temps long et ça mine de rien, ben c'est de la souveraineté en fait hein. C'est de la c'est de la passation sur nos trésors de territoire. Donc l'entreprise sert aussi à ça.

On est incluant. On est incluant. C'est-à-dire que moi, je dirige une manufacture.

La manufacture, il y a manu, il y a main. J'ai ce privilège de parler le langage universel, celui de la main. Les manufactures sur nos territoires sont des outils d'inclusion des personnes.

J'ai deux exemples chez moi très clairs. Elle s'appelle Isida, elle s'appelle Miré. C'est des Albanaises de nationalités albanaises.

Elles sont arrivées en France il y a une toute petite dizaine d'années. Je vous cache pas qu'elles sont arrivées dans des conditions où elles se seraient toutes les deux bien passées de ces conditions-là et surtout elles auraient bien aimé rester dans leur pays. Bref, je passe les détails.

Ces personnes sont arrivées en France, évidemment pas un mot de français, euh arrivé dans un système alors certes qui les a accueilli bras ouvert mais quand même très complexe. Et ces deux dames ont eu une volonté de s'en sortir et de retrouver une émancipation en tant que femme par la valeur travail. avec une force incroyable.

Donc au début, ben évidemment pas un mot de français. Donc on a beaucoup parlé avec ça, on a beaucoup filmé, on a beaucoup expliqué et aujourd'hui 10 ans après, c'est des dames, j'ai toujours un frisson quand je parle de ça avec une force. Moi je je me dis c'est mes locomotives de manufacture.

C'est des dames qui se sont émancipées, c'est des mamans qui se sont émancipées et surtout c'est des gens qui se sont intégrés par le travail. Moi, je veux bien qu'on fasse des pays avec que des cabinets de conseil. tu en as parlé des bureaux d'avocats, des experts comptables et des agences de com.

Que fait-on de ces gens qui arrivent en France qui sont peut-être pas capables de rédiger un CV ou une lettre de motivation mais qui ont une force de travail incroyable ? C'est là où je crois beaucoup au tissu des PME, on est incluant. Ensuite, évidemment, ben on est à la pointe de l'économie carbone.

Je pense que tu l'as tu l'as très bien dit Julien et surtout particulièrement pour mon pour mon métier. On va en parler à la fin. et on crée des écosystèmes de valeur.

Donc moi, je fabrique dans les dans les Seven mon principal fournisseur de toile. Il est au fin fond des Voges, il est dans le village du Tio, la vallée de la Moselle. C'est les tissage Moulintio.

Et c'est super, c'est-à-dire qu'on est vraiment dans des dans des dans des tissages d'écosystèm de valeur. Plus le manufacturier vendeur vendeur de jean à l'event sera fort, plus je commanderai de la toile dans les voges et cetera et cetera. On a des mon tricoteur qui me fait des chaussettes et les bonnets sont dans le tarne.

On achète des chaussettes à la manufacture Pin à Monsolé minine. Tac tac tac. Voilà ce maillage de la France.

Donc tout ça c'est l'extra financier. Alors je vous cache pas messieurs dames, ça il faut quand même que vous puissiez le savoir parce que ça ça en dilon sur le la notre référentiel sur le temps. C'est extra financier.

Si on était dans une politique de gagner beaucoup d'argent très vite, on ferait pas ça. On ferait pas ça. On irait beaucoup plus à la simplicité. on gagnerait beaucoup plus d'argent, beaucoup plus vite.

Sauf que quidon va laisser et surtout du patrimoine que l'on va laisser. Donc tout ça, c'est très compliqué à faire mais on le fait quand même et c'est pour ça que on attend finalement pas grand-chose de vous, des petites choses parce que le gros du travail il est fait et c'est là où je trouve que les chefs d'entreprise sont extraordinaires, c'est que malgré les vents contraires, on trouve toujours à tirer une voile pour pour se débrouiller à avancer. Et quand je parlais donc du rapport le rapport au temps, ah moi je trouve que c'est toute la force des entreprises et surtout des entreprises familiales, c'est que je trouve qu'on est dans un référentiel temps qui est le vrai référentiel temps des vraies transitions sociétales.

S'il vous plaît, n'y voyez là aucune polémique mais je trouve que le référentiel temps de l'entreprise, c'est pas celui du mandat politique. C'est-à-dire qu'il est beaucoup plus long et il nous permet de faire des choses beaucoup plus durables. Par contre, on accepte de faire des choses qui nous pénalisent dans l'économie du temps cours.

On fait des choses qui nous pénalisent dans l'économie du temps cours. Mais si on fait ça, c'est pour nous dire qu'on laissera à nos enfants, j'espère chez moi la 5e génération sans leur dire aujourd'hui. Donc leur dit pas qu'on est en train de construire l'entreprise pour eux, mais vraiment cette continuité et encore une fois, j'ai pas l'impression d'être dans le mauvais sens de l'histoire.

Faire venir des containers entiers qui dégueulent de vêtements qui sont fabriqués à l'autre bout de la planète dans des conditions humaines et environnementales dégueulasses. Est-ce bien durable ? Je vous pose la question, je pense pas.

Donc pensez aussi que l'entreprise française sur le territoire français, on est les champions du monde de fait de la RSE. De par nos normes et de par nos contraintes et de par nos modèles économiques, on est les champions du monde de la RSE. Mais au-delà de l' RSE, moi je préfère appeler ça le bon sens.

Mais encore une fois, est-ce qu'on est bien avantagé là-dessus ? Je pense qu'avec l'exposé de Julien juste avant avec ton industrie polonaise, bon mais tu viens hélas de nous prouver que non. Donc c'est pareil si le jour on sortira un peu de ce raisonnement et de cet achat et on parle aussi des de la commande publique qui est juste basée sur le prix euro, je pense qu'on ne s'en sortira jamais.

Punaise, sortons de ça, essayons de mettre de l'extra financier. Et là, je pense que les contraintes que l'on subi aujourd'hui, nous entreprises, ce sera un avantage concurrentiel phénoménal. Mais par contre, il faut en tenir compte quand vous étudiez les les euh les réponses aux appels d'offre.

Donc voilà, j'en arrive sur mon propos de conclusion. Il y a tant et tant de petits chefs d'entreprise comme je le suis partout en France. Tous ces gens-là ont déploi une énergie folle, une passion folle.

C'est presque un petit peu de la Ah, je vais pas parler de sadomasochisme, mais on en est peut-être pas loin tellement c'est compliqué mais on le fait, c'est chouette. On se nourrit de du contact avec nos équipes. Quel bonheur tous les matins à 8h quand je suis à l'échauffement avec toute mon équipe.

Quel bonheur de pouvoir se dire que oui, l'an dernier, on a vendu peut-être que 75000 produits. Bon, mais c'est 75000 produits qui viennent en moins de très très très loin sur la planète qui, je viens de vous le dire irrigue l'économie française en purement financier, en haussier, en extra financier. Donc je pense que c'est important et puis je on tous les deux finalement ça se rejoint.

Voilà ce que ce qu'on ce qu'on laisse et on en est fier. Qu'est-ce que je suis fier d'être un tout petit poumon de l'économie de mon pays. Qu'est-ce que je suis fier de reverser tout ça à à mon pays qui quand même il y a une belle école, il y a des beaux hôpitaux, il y a des choses.

Voilà. Bon, il faut faire attention à peut-être les préserver quand même, mais je suis très fier de ça. Euh, simplement sur mon sur mon vraiment ma dernière phrase, il y a il y a un vieil adage, mesdames, messieurs.

Alors, il est un peu chevalesque, il est pas très poétique, je suis désolé, mais il a il en dit long. Il y a un vieil adche qui dit que pour pour aller loin, il faut ménager sa monture. Alors, s'il vous plaît, messieurs dames les décideurs, messieurs dames les politiques, messieurs dames les institutionnels, s'il vous plaît, prenez soin de toutes ces petites patrones et de tous ces petits patrons qui œuvrent en France avec une volonté phénoménale parce que je pense que c'est les moteurs de nos territoires.

Et ensuite, dernier petit quiz pour finir promis une minute. Eu, donc je je vous l'ai dit, je fabrique des jeans produits le plus mondialisé. Moi le jean que je vends à si vous faites les curieux sur notre site internet, le produit mon produit le plus basique que je vends à 139 € TTC en France que je vends en vente directe uniquement soit parop, soit par nos soit par nos boutiques.

Ce là par toutes les les géniales contraintes que l'on a. Donc si je compte juste ce qui est constitue ma marge très brute, c'est-à-dire main d'œuvre, mes salariés, matière et si j'y rajoute juste euh manufacture et machine, c'est-à-dire mes amortissements pour payer manufacture et machine, ce là, il me coûte à produire environ 70 à 72 € hors taxe. Voilà, c'est un fait.

C'est aussi pour ça que pour vendre des produits aussi pas chers à 139 € je suis obligé d'être dans une démarche de vente directe. Je me suis amusé euh le mois dernier à faire chiffrer ce jean là dans un atelier au Bangladesh. Alors pourquoi un atelier au Bangladesh ?

C'est qu'en fait tous les jours, on reçoit des commandes, des ateliers. La la mondialisation heureuse, c'est très simple d'envoyer un mail à autre bout de la planète pour dire cher atelier tué si vous voulez je peux les produire, je peux vous les fabriquer ces jeans. Je me suis pris au jeu, j'ai envoyé ma fiche technique et j'ai envoyé le jean.

Est-ce que vous savez ce moi qui me coûte plus entre 70 et 70 € à produire que je vends 139 TTC ? Est-ce que vous savez messieurs dames combien il m'en coûterait si je le faisais fabriquer au Bangladesh ? Le même.

Allez-y. Dans tous les cas, vous allez dire une bêtise. Même moi qui travaille là-dedans, j'ai j'étais à 1000 lieu de l'imaginer.

Allez-y, essayez. 15 50 15 un diè 5 dizaine de une dizaine diè. Alors, je vous montrerai d'ailleurs si vous regardez sur mon dernier post LinkedIn, je je fais le je fais la copie d'écran du mail en réponse. 2,10 € 2,10 €.

Alors, j'ai rien contre le Bangladesh, c'est pareil he tu te tu te tu t'excusais vis-à-vis de du du de la plédoirie que tu faisais pour les Polonais. Je fais pareil pour les Bangladeshes vraiment. Et j'ai une pensée très très émue à toutes ces personnes qui souffrent 80 heures par semaine dans des conditions horribles pour les fabriquer tous ces pantalons.

Je n'ai rien contre eux. La seule chose et pourquoi je parle de ça maintenant, c'est qu'à la fin de la fin de la fin, ce jein là produit dans ces conditions-là se retrouve sur le même étalage que le mien. C'est juste sur ça où il faut se poser la question.

Est-ce vraiment le même produit ? Certes, ça porte le même nom jean mais ça quand même pas du tout la même symbolique et surtout ça ne laisse pas la même chose sur nos territoires. Je vous remercie.

Merci à vous monsieur Tuféri, merci à à Julien Fauconnier de ces témoignages sincère, décapant, sans filtre mais c'est un peu la marque de la délégation aux entreprises de travailler et de laisser parler les gens sans filtre. Monsieur le directeur général de Rexécode, monsieur Ferrand, la tâche ne sera pas forcément facile mais à vous de élargir un peu les choses, de faire un bilan, une synthèse et de nous donner avis sur la question, mais vous êtes vraiment au fait du sujet et vraiment on est très heureux de vous entendre ce matin. Merci beaucoup monsieur le président, merci beaucoup madame la sénatrice, monsieur messieurs les sénateurs pour pour cette audition.

Effectivement, après avoir mis autant de vivants, mettre du chiffre, franchement la tâche est ardue. Je je ne vous remercie pas messieurs, mais bon, je vais quand même essayer de de d'apporter quelques éléments, quelques éléments illustratifs et déjà pour commencer pour vous dire d'où je parle. Rexécode donc c'est un institut d'analyse économique qui travaille avec le monde de l'entreprise pour essayer de comprendre les conditions de compétitivité, d'attractivité et je pense qu'on bose pas dans cette dans ce type d'entreprise par hasard.

Donc moi, je suis docteur en économie mais je suis aussi fils d'un ouvrier. Mon père était tourneur à les heurs, ma mère secrétaire dans le bâtiment et je sais ce que c'est que l'odeur de l'île de coupe. Euh je sais également combien ce sont des tâches durs et combien l'entreprise c'est là où on se révèle.

Et c'est aussi euh là aussi euh quelquefois tu l'as expliqué avec le ton parcours. Euh c'est peut-être aussi ce que l'on a envie de de quitter pour pouvoir se réaliser ailleurs. Mais il n'empêche que la vie se fait dans le monde de l'entreprise et j'en suis d'autant plus persuadé que ça fait 26 ans que je bosse un Rex Code et que je regarde les entreprises que j'essaie de les comprendre et de comprendre dans quelles conditions elles exercent.

Et euh on pourrait commencer par des très bonnes nouvelles parce que oui, il y a des choses qui sont très positives sur le monde de l'entreprise, sur les paramètres qui font l'activité de l'entreprise. Ces paramètres, on peut les regarder à partir de deux concepts importants qui sont les concepts de compétitivité qui va s'adresser plutôt à la partie oppex, la partie des conditions de l'opération. Est-ce que je suis compétitif dans la manière de réaliser régulièrement mon activité ?

Et il y a de l'amélioration de la compétitivité en France. On peut le regarder également sous l'angle de l'attractivité et vous avez entendu bien sûr plus d'une fois notamment au travers de Trues France combien on était devenu une terre attractive et ça regarder l'attractivité c'est regarder sur l'aspect Capex les dépenses d'investissement est-ce que j'ai intérêt à réaliser mon investissement sur le territoire en France relativement à d'autres à d'autres choix de localisation et oui il y a du mieux il y a du mieux sur la compétitivité en particulier sur la compétitivité salariale. On l'a payé très cher.

Certes, ça s'appelle le bouclier tarifaire, mais on a connu une inflation bien moins importante en France que cela n'était le cas dans les autres pays européens. Et cela se traduit par des évolutions salariales qui sont bien moins fortes en France qu'elles ne le sont dans les autres pays européens. Et à la fin, on a une évolution des coûts salariu unitaires qui depuis maintenant 4 5 ans est très inférieure à celle que l'on observe dans la zone euro.

Donc on a une amélioration des conditions de la compétitivité du point de vue du coût salarial. C'est très clair. Du point de vue de l'attractivité également.

Euh on nous rebat les oreilles régulièrement avec le baromètre HWI qui montre que la France est le pays qui accueille le plus grand nombre de de d'investissements, que ce soit en nombre de projets ou en masse d'investissements qui sont réalisés sur le territoire. C'est vrai. C'est vrai depuis plusieurs années.

Mais euh c'est une statistique en flux et il faut regarder quelquefois les statistiques en stock. La statistique en stock qu'est-ce que c'est ? Bah, c'est de regarder l'empreunte de ce que sont les entreprises étrangères en France, leur poids dans la valeur ajoutée, c'est 15,6 %. 15,6 % de la valeur ajoutée réalisée par des entreprises étrangères en France.

Très bien. Mais dans des pays de taille comparable, c'est 18 19 %. Allemagne, Italie, c'est 18 19 %.

Donc en réalité, toutes ces politiques d'attractivité, c'est une politique de rattrapage, une situation initiale qui était plutôt défavorable. Ne nous trompons pas. Il faut toujours regarder quand on apprécie une grandeur économique, il faut regarder de là d'où l'on part et là où on arrive.

Donc oui, bah on part de on part de loin en terme d'attractivité et euh et on on essaie de rattraper un peu de de combler un peu ce retard. Euh mais surtout ce que euh je pense ce qui est important et ce qui va faire le sim entre ces deux dimensions de compétitivité et d'attractivité, c'est de regarder ce qui se passe non pas du point de vue uniquement salarial mais également de la structure de coût. Ça a été très bien présenté par Julien numéro 1 euh et confirmé par Julien numéro 2.

Mais la structure de coût, c'est également et la fiscalité. Et on a quand même un risque qui est très important, c'est de voir le regain de compétitivité salariale qui est pas temp, qui est là, l'amélioration également en terme d'attractivité qui est un rattrapage, être en réalité mangé par la différence fiscale. Euh on a parlé de la Pologne, on pourrait parler aussi par exemple de l'Allemagne, c'est un pays qui est quand même pas très loin.

L'Allemagne depuis juillet 2025 a décidé de mettre en place une mesure de suramortissement des investissements qui en fait l'Allemagne c'est un pays qui a une interrogation existentielle fondamentale quant à son industrie et elle a elle est en train de mettre en place un dispositif pour renforcer son empreinte industrielle. Cela passe par des mesures de suramortissement qui sont massives et euh pour l'instant ça ne se traduit pas par une réaccélération de l'investissement mais ça se fera. Et qu'est-ce qui va se passer ? l'Allemagne va nous être 60 comme ils l'ont fait dans les années 2000 en usant une compétitivité salariale extrêmement importante au moment où nous-même nous faisions les 35 heures, bah ils mettaient en place les réformes arts et en réalité on a divergé.

Pour diverger, il faut être deux. Et quand vous êtes dans une union monétaire et que vous empruntez des chemins radicalement différents, bah à un moment ça se voit dans les conditions d'exercice de l'activité sur le territoire. C'est ça ce qui s'est passé dans les années 2000.

Le risque que l'on a désormais, c'est de voir une divergence installée non pas par les conditions d'exercice du salaire, mais par les conditions d'exercice du capital et de l'attractivité du capital de la réalisation de l'investissement. Il faut se réinventer. On est dans un moment de transformation profonde de l'économie pour les notamment les dimensions de transition environnementale, pour tous les enjeux qui nous sont adressés, pour les enjeux de reconquête de souveraineté industrielle et ça va passer par l'investissement.

Si on se met dans une situation où on handicape les conditions de l'investissement, on va pas s'étonner si le tissu productif se délite et cette fois-ci pas pour les mêmes raisons que dans les années 2000, mais pour les mêmes résultats. Ça c'est vraiment ma ma très grande crainte et je pense qu'il est vraiment très important et je vous remercie monsieur le président de de m'avoir invité parce que le on ne peut pas ne pas parler des aides aux entreprises ou des compensations parce que les aides, il faut les regarder de manière nette et non pas de manière brute. les aides nettes aux entreprises plutôt les prélèvements nets aux entreprises.

Les prélèvements dont on va défalquer les aides qui sont reçues, c'est 19 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières en France. C'est 12 % en Allemagne en proportion de valeur ajoutée. S'il y avait le même poids, on serait à environ 120 milliards de fiscalité en moins sur les entreprises en France.

Donc les aides ne doivent jamais être regardées en tant que tel. Elles doivent être regardées au regard de ce qu'elles compensent. Il n'y a d'existence de l'aide qu'en raison de l'existence de dispositifs qui créent des distorsions et ces aides viennent essayer de corriger des distorsions.

C'est bien ça qui est fondamental et donc le débat a été, excusez-moi, mais pollué sur cette sur cette dimension. Euh mais je pense qu'il faut le il faut le il faut le affirmer. Et puis autre élément qui est important en garder présent en l'esprit, oui, il y a eu un tournant en faveur des entreprises à partir de 2014 et il faut le saluer.

Il était important. Et là encore, on part de loin. Et quand on a on a regardé, on a fait un calcul euh depuis 2010, comment peut-on lire l'ensemble des mesures nouvelles en terme de fiscalité qui ont été adoptées.

Euh pourquoi est-ce que je prends 2010 ? Parce que 2010, c'est le tournant fiscal. C'est le tournant où avec les premières hausses d'impôts, les premiers chocs fiscals, rappelez-vous leur albol fiscal des années euh des années 20123 qui avait été évoqué par Pierre Moscouvici en particulier, et bien c'était le produit de tout un ensemble de de hauses de prélèvement qui avaient concerné à la fois les ménages et les entreprises.

Et donc on a regardé, on a cumulé depuis 2010 l'ensemble des mesures de fiscalité qui ont été adoptées. Et il y avait eu une marge d'escalier qui était de l'ordre de 4 points de fiscalité en plus entre 2010 et son ACM. 2014 réparti à peu près écou réparti entre prélèvement sur les entreprises prélèvement sur les ménages.

À partir de 2014, il y a la baisse des prélèvements sur les entreprises qui ramène en 2022-2023 le niveau des prélèvements sur les entreprises au niveau de ce qu'il était en 2010. Depuis 2024, il y a un tournant qui a été adopté. Le tournant, il est à nouveau à l'augmentation de la fiscalité sur les entreprises.

Alors, OK, ça concerne les grandes entreprises, mais il faut avoir une représentation. L'économie c'est un tout, c'est un système qui combine. Il y a pas on ne doit pas parer les petites entreprises de toutes les vertus, pas plus que on doit parer les grands entreprises de tous les vis.

Une économie c'est une symbiose, c'est quelque chose, c'est un corps vivant qui se qui se combine. Et donc prélever à un moment surprélevé sur les sur les grandes entreprises, c'est fragiliser aussi l'ensemble d'un tissu d'un tissu économique. Ça, ce sont vraiment des éléments qui sont qu'il faut garder présents à l'esprit.

Effectivement bah Julien numéro 1 l'a bien montré sur la kirelle de prélèvement. On ne peut pas s'arrêter uniquement à l'examen de l'impôt sur les sociétés. C'est bien la kirelle de prélèvement qui à la fin compte et qui façonne les conditions de les conditions de l'inctivité.

Bon, je je vais évidemment épuisé mon temps de mon temps de parole, mais j'aimerais peut-être terminer par deux trois points puis on pourra on pourra engager la discussion que ce soit par exemple aussi sur les sur les dépenses publiques he parce que s'il y a de la fiscalité, c'est aussi parce qu'il y a des services à assurer et je pense qu'il faut être conscient de ce que l'augmentation. Si vous regardez depuis 2001, pourquoi 2001 ? C'est la dernière année où on est en excédent primaire.

Depuis 2001, l'augmentation de la dépense publique, c'est 4,3 %. Malgré une baisse des charges d'intérêt de 1,1 % du PIB, pardon, c'est 4,3 points de PIB en plus malgré une baisse de 1,1 points de la charge d'intérêt. Euh de ces 5,4 points de PIB en plus en dépenses publiques qui intervenu depuis lors, 4,5 points sont imputables aux dépenses sociales.

À ne pas vouloir traiter ce sujet, on se condamne à mettre sans arrêt des prélèvements additionnels. On sait très bien ce que veut dire le vieillissement de la population. ça va être une augmentation des dépenses de santé à dispositifs inchangés.

Donc euh on a quand même euh si on veut toujours financer cette dépenses sociales par des prélèvements additionnels, et bien on va charger encore un petit peu plus la barque au moment où il y a un enjeu de compétitivité qui est qui est massif. Puis j'aimerais terminer quand même simplement par deux points. Je vais terminer par le côté nég enfin je vais d'abord faire le point négatif et ensuite le point positif. sera mieux quand même.

Le point le point négatif, l'urgence. L'urgence en l'espace de 3 ans, l'écart d'évolution de prix entre la Chine et la zone euro, c'est 25 points d'écart d'évolution de prix. Le prix relatif s'est déformé de 25 points.

Quand vous avez votre concurrent principal qui baisse ses prix de 25 points en aussi peu de temps, votre capacité d'adaptation est quand même extrêmement faible. Et c'est un choc qui est massif. Et face à un choc massif, se surcharger encore n'est certainement pas la solution.

Au contraire, c'est de d'agilité dont on a dont on a besoin. Et je pense que bah il y a eu ce rapport du haut du haut commissariat, la stratégie et au plan qui qui est sorti. Je suis pas tout à fait d'accord avec les préconisations qui sont mais ça c'est ça c'est mon opinion qui sont proposées sur une augmentation de prélèvement enfin un droit de doine à 30 %.

Je suis pas certain que ça soit la solution et qui soit la plus pertinente. Ce rapport à une vertu qui est celui de faire prendre conscience de euh l'ampleur du choc euh qui euh qui est devant nous, hein. C'est euh c'est quelque chose qui est massif.

Et euh donc pour le point le point positif sur lequel j'aimerais terminer et mais vous l'avez fait mais je pense que on ne dit jamais assez au patron qu'on les aime. Euh il faut dire on aime l'entreprise parce qu'effectivement c'est elle qui crée la valeur dans ce territoire. cette valeur qu'ensuite on va pouvoir allouer à la réponse aux attentes sociales.

Et donc je pense qu'il y a il y a un rôle politique qui est fondamental. Déjà un arrêtons de taper sur les entreprises et surtout aidons, non pas aidons-les, mais aimons-les. C'est très important.

Un point qui a été tu parlais en fait, tu tu es tu es de la région de Montpellier, rappelez-vous, c'était une étude qui avait été faite par un économiste sociologue en économie du travail qui avait regardé la souffrance au travail. Euh le pardon oui, je vais terminer par un truc positif, mais les suicides de chefs d'entreprise, on en parle beaucoup pour le monde agricole, euh on en parle pas beaucoup pour le monde de de l'entreprise et c'était donc un chercheur de Montpellier qui avait fait un travail qui avait été soutenu par BPI France et qui montrait bien que le chef d'entreprise est toujours quelqu'un qui est seul. fondamentalement, c'est lui qui doit assumer les décisions et donc il faut aussi l'aider et je pense il mérite d'être accompagné, il demande pas forcément une aide financière.

Ce qu'il demande c'est la reconnaissance. Merci beaucoup monsieur le directeur général et merci d'être dans ceux qui redressent un peu la communication qui a pu être fait sur ce rapport sur les aides publiques dont j'étais président de la commission d'enquête et qui n'a jamais voulu et qui n'écrit dans aucune de ces lignes le fait qu'il faut diminuer les aides, qu'il faut ne pas donner d'aide et qu'il y a un abus sur les aides mais qui écrit qu'il faut les évaluer pour les rendre plus efficaces mais qu'elles sont nécessaires et que pour la plupart c'est de la compensation à des charges beaucoup plus élevées à des contraintes beaucoup plus élevées. et euh et et à la fin, comme vous l'avez fait, de remettre l'entreprise et le chef d'entreprise au centre du village parce que si on veut mettre en place des politiques publiques ambitieuses, la création de richesse, elle ne vient que par nos chefs d'entreprise.

Merci beaucoup. Et de tous ceux qui travaillent dans les entreprises bien sûr. Mes chers collègues, quelqu'un souhaite poser une question, intervenir ?

J'ai Blenven, Michel Canvet, à vous. comme tu veux. Ben je voudrais merci monsieur le président.

Je voudrais remercier les nos interlocuteurs d'avoir apporté ce témoignage extrêmement concret de la réalité. Je voudrais dire différents aussi combien j'ai apprécié l'étude que Rex Cot vient de fait de faire sur l'impôt sur la fortune puisque la France singularise depuis 4 décennies avec en étant le seul pays européen à avoir l'impôt sur la fortune. Et vous montrez très clairement que la France perd de l'argent en instituant cette cet impôt puisque l'impôt tue l'initiative et tue effectivement l'activité.

Donc là, on a un exemple très concret qu'il est absolument nécessaire de pouvoir réduire la position en France. Alors, cela passera par une réduction significative du niveau de dépenses publiques, mais je dois vous avouer pour avoir formulé de nombreuses propositions au projet de lo de finances en ce sens, qu'il est très difficile d'avancer dans la réduction des dépenses publics [rires] puisque chacun a de bonnes raisons de défendre tel ou tel type d'activité. Donc, il est vraiment impératif que l'on se pose la question de savoir ce qui doit relever de l'État et ce qui doit relever de d'autres opérateurs et que tout le monde ne veuille pas tout faire en quelque sorte.

Donc là, c'est un point important. Alors, ma question, elle porte plutôt sur euh la question du coût du travail parce que c'est vraiment un élément extrêmement pénalisant à mon avis puisque pour le reste, on est à peu près d'accord sur je pense ici, oui, tout à fait. Je regarde qui est là.

Euh on est d'accord sur le fait que il faut absolument qu'on s'engage à une politique résolue de de baisse des impôts. Mais pour ce qui concerne des charges sociales, moi je suis très inquiet de l'évolution démographique. On a euh moins de naissance, plus de besoin parce que l'allongement de la durée de la vie euh et je partage euh le le sentiment que vous avez exprimé tout à l'heure sur le départ à la retraite, chacun devrait pouvoir choisir le moment où il part à la retraite. effectivement c'était un peu l'objet de la réforme par point qui n'a pu hélas se concrétiser mais qui qui a permis à chacun selon sa volonté de pouvoir partir à la retraite à un certain un certain moment.

Mais donc sur la la l'affaire des charges sociales qui est un sujet qui me préoccupe depuis plusieurs années de me dire mais on peut pas continuer comme ça puisque à chaque fois qu'on a des besoins et les besoins sont croissants, on augmente les charges sociales pour couvrir les besoins. Donc ça veut dire que on altère la compétitivité économique dans notre pays. Donc il faut changer de modèle de financement de la protection sociale dans notre pays.

Pour ma part, je plaide depuis quatre projets de loi de finance sur le fait de financer la protection sociale en tout ou partie par une taxe sur les paiements scripturaux, hein, puisque les paiements scripturaux représentent à peu près 43000 milliards de de mouvements financiers dans notre pays. une taxe de 1,8 % sur chacun des mouvements financiers qu'on opère finance les 680 milliards que l'on a besoin pour la protection sociale de notre pays et donc permet de supprimer la totalité des charges sociales CSG comprises sur voilà. Euh est-ce que vous avez d'autres idées euh de de propositions qui pourraient être formulées justement pour arriver à réduire le coût du travail dans le contexte que je viens d'exprimer hein de de besoins euh supplémentaires et de cotisants euh qui diminuent.

Merci Michel Yve, on va faire les questions et puis comme ça vous pourrez répondre. Merci. Euh merci d'être venu apporter ces témoignages.

J'ai envie de vous dire que dans nos missions de sénateur, on a souvent l'occasion au travers de notre commission des affaires économiques de d'auditionner de de rencontrer des gens comme vous, des chefs d'entreprise de différentes tailles. Et cet échange de ce matin restera à mon avis pour moi marqué longtemps ne serait-ce que par vos échanges tous les trois et particulièrement les deux chefs d'entreprise qui avaient exprimé avec une foi et une croyance dans vos dans vos façons de faire. Je trouve ça extrêmement impressionnant.

Et sachez une chose, euh même si des fois vous vous interrogez sur l'efficacité euh de nos actions, c'est avec des échanges comme ça qu'on se nourrit et qu'on est encore plus fort pour aller mieux défendre vos affaires. Mais c'est aussi, comme l'a dit Olivier, la marque de fabrique de de cette de cette grande maison qui est le Sénat. La délégation d'entreprise va au plus près au contact des entreprises au travers de ses visites sur les territoires mais profite aussi de de ces échange.

Je voulais euh vous dire que dans tout ce que vous avez dit, je crois que quelqu'un ou les deux mêmes m' ont utilisé le l'expression du bon sens paysan. Tout ce que vous dites, c'est plein de bon sens, mais malheureusement, on a du mal à le traduire en action concrète pour pouvoir faire en sorte qu'on corrige les excès. Je vous trouve aussi très objectif sur et cette foi que vous avez dans le rôle que vous devez jouer dans le financement parce que en fait tout le thème de ce matin, c'est le rôle que vous avez dans l'irrigation de cette économie française mais plus que cette économie française, c'est ce modèle social française.

C'est ce qu'on dit en permanence. Mais vous l'avez dit très clairement, on a un vrai problème dans ce pays. C'est qu'on a plus la culture d'entreprise.

On ne sait pas comment fonctionne une entreprise. Ici, on a la chance au Sénat d'avoir des élus proches des territoires souvent qui ont eu une activité professionnelle à côté. Mais vous voyez aussi d'autres parlementaires issus de je ne sais où qui n'ont jamais été dans la vraie vie et qui ont forcément du mal à comprendre ce genre de choses.

Le somum, ça a été le débat sur la taxe zugmane. Quand on est capable d'avoir des débats comme ça dans un pays comme le nôtre, on se dit qu'il est temps qu'on retravaille. Donc là-dessus, je pense qu'il y a vraiment des choses à faire.

Moi, je voudrais juste vous poser une question parce que ça a été plus ou moins abordé à un moment quand on a parlé de surtransposition, mais ce pays est en train de crever. de l'usine à gaz qu'il a créé en 50 ans. On ne cesse d'augmenter les contraintes, on ne cesse d'augmenter les normes.

Comment ? Et on est ici aussi particulièrement sensible. Moi, j'ai été coprapporteur avec ma collègue Catherine Di Folco de la loi de simplification de la vie économique.

Ça fait 2 ans qu'on y travaille et tout ça est arrêté en race campagne tout simplement parce que le sujet a été pris en otage politique et il faut le dire et il faut le dénoncer. et j'attends aussi de vous que vous dénonciez cette situation. Comment se fait-il que une loi aussi attendue par les entreprises françaises est tout simplement bloqué par des boutiquiers politiques, il y a pas d'autres termes, qui ont ramené des sujets qui sont des sujets forcément irritants et qui bloent le sujet.

On a dans cette loi de simplification économique le test PME qui est un pur produit euh puisque c'est Olivier qui l'a qui l'a porté qui est un pur produit de la délégation d'entreprise. Comment se fait-il qu'on n'arrive pas à débloquer cette situation politique ? Et moi, j'attends de vous un un un pressing fort sur le gouvernement.

On peut pas accepter euh alors en plus on est nous dans notre rôle de parlementaire, on comprend pas comment cette loi n'est pas proposé au vote. Alors effectivement, le vote est risqué compte tenu de cette prise d'otage politique, mais il faut qu'on arrive à débloquer cette affaire parce que je pense que le bon sens que vous réclamez, il commence aussi par une un axe enfin fort de simplification. Et avant de simplifier 50 ans de complexification, il faudra plusieurs lois comme ça.

Alors, si on est bloqué déjà au premier acte, on arrivera jamais à s'en sortir. Pauline Martin, allez, une petite voix féminine quand même. [rires] Euh, alors, je regardais quel était vraiment le thème.

C'était entreprise pilier de la de la société. Euh alors bah comme comme tout le monde ici euh vous l'us exprimé votre frisson sur vos deux salariés. Je pense que vous nous avez fait frissonner ce matin avec beaucoup d'émotions.

Euh et alors même si nous sommes des politiques entre guillemets, j'ai envie de dire, c'est pour ça qu'on s'est regardé tout à l'heure pour voir un peu quels étaient les morts politiques. Euh vous avez avant tout des gens qui ont les mains dans le camboui euh qui ont été élus locaux et qui effectivement ont été en contact direct et chef d'entreprise tout à fait et donc en contact direct avec ces problématiques là. Il y a un sujet qui a pas été abordé euh c'est les jeunes, la formation, comment est-ce qu'on emmène euh nos jeunes ?

Comment euh est-ce qu'on leur donne envie euh d'aller travailler euh dans vos entreprises ? Vous avez fait de brillantes études, vous êtes plutôt selfmade man. Euh euh mais mais voilà, on a un vrai problème aujourd'hui avec l'éducation nationale, avec la formation et cetera et cetera.

Comment selon vous euh et nous on se casse le nez à longueur de journée à chaque fois qu'on veut faire avancer des programmes et cetera et cetera. Euh quel est quel est votre monde idéal en terme de pour emmener nos nos jeunes ? Merci.

Merci à tous les trois. Euh je crois que les sujets sont assez primordiaux. allègement de charge et de cotisation, simplification euh et puis euh le sujet de Pauline bien euh coiffer tout ça.

Donc euh à vous la parole tous les trois dans l'ordre peut-être des interventions euh pour répondre à ces différentes interrogations. Merci. Donc c'est moi qui commence.

Euh on a la chance ou pas, enfin la première chose qu'on a eu, c'est de faire partie du programme accélérateur PME BPI qui moi qui vient d'un mon père m'a dit "Va à l'école et puis on verra après si tu reprendras la ferme." Donc j'ai fait un BTS par alternance. Donc je connais bien l'alternance.

En bac techno, on m'a imposé des cours de philosophie. Je vous garantis que ça sert strictement à rien avec des gens qui font de la techno. On nous a posé une deuxième langue vivante.

Ça sert strictement à rien. Alors aujourd'hui, je me bouffe les doigts parce que j'ai changé de poste. Mais il faut quand même avoir conscience que l'éducation nationale doit se réformer et pas qu'un peu.

Sur la partie norme, on a si je dois résumer, depuis 81, on m au français et on leur dit pas ce qui va se passer. Je pense qu'aujourd'hui je peux pas diriger Catiner sans fixer le cap et une stratégie. Grâce à BPI, on m'a aidé à le faire parce que quand on a un simple BTS, c'est pas évident de de se mettre dans la peau d'un dirigeant de PME de 150 personnes.

Je ne peux pas fixer un cap, expliquer aux gens et mes équipes où est-ce qu'on va sans l'écrire, sans le formuler. Je ne vois pas un seul bord politique qui nous fixe un cap pour le pays à 30 ans. Voilà, c'est la c'est dramatique mais onamènera pas des jeunes dans l'industrie en le en leur fixant pas un cap.

Montrez Montrez-leur où on doit aller, où est-ce qu'on va l'énorme euh on a fait partie du programme étincelle magique que de la com. Que de la com, ça sert à rien. Je le dis comme je le pense.

Euh à part avoir un contact avec la DGE qu'on avait pas ce qui ça essentiel, au moins il il nous connaissent. On a essayé de simplifier les normes. C'est impossible.

Derrière une norme européenne, il y a un industriel qui se bat pour défendre son produit. Il y a des normes qui on a essayé de démolir une norme qui fait consommer de l'énergie. On parle de gigaw par an dans nos métiers.

On nous a dit c'est européen et je comprends hein, il y a des industriels d'air qui protègent leur marché. C'est impossible. Vous avez pas le choix que de faire ce qu'on a fait chez Catiner, c'est-à-dire déchirer la feuille de tout ce qui a été fait depuis 80 et reconstruire.

C'est foutu. Vous n'y arriverez pas. C'est pas en en faisant une microréforme qui va simplifier ou améliorer le monde de la PME.

Partez du constat où il y a un moment le pays gagnait de l'argent, était bien structuré, bien géré. Il faut repartir depuis là et tout rebâtir. Et j'aimerais des bords politiques qui s'emparent de ça.

Moi mes salariés, ça me navre. J'en vois qui sont extrême gauche, ils sont extrême droite. Il y a quasiment plus rien au cas au centre.

Enfin des riches, ils ont quitté le pays depuis longtemps puis les immigrés. Comme je disais hier, sans les immigrés, il y a plus une usine qui tourne quoi. Donc je je ça me navre quand je dis à mes équipes quand je leur présente le bilan que il nous faudrait plus de Bernard Arnaud, il y en a que ça irrit alors je l'explique que oui oui, il y a certainement un problème de répartition de richesse.

Je sais pas ce qu'il gagne à la limite je m'en fous. Son talent c'est de produire un sac un sac à main 70 balles et puis de le vendre 5000. Voilà sans lui on y serait pas arrivé.

Donc, il nous faudrait plus de Bernard Arnaud, même si en effet, il faudrait peut-être expliquer comment on répartit mieux la richesse ces gens-là. Je voilà, nous nous clients qui sont dans l'ameublement, qui font des meubles comme ça, aujourd'hui, les meubles on les laisse rentrer depuis le Vietnam, le Bangladesh et puis TMU et Shine et puis Alibaba. nos nos clients en haut zone vont mal parce qu'en fait il y a plus le marché parce que aujourd'hui on les on les sabote avec les normes, on les sabote avec les réglementations et on laisse apporter n'importe quoi.

Pour moi, les normes, il y a pas le choix. J'aimerais qu'on fixe un cap pour les jeunes. Je te laisserai rebondir là-dessus, mais pour moi, l'éducation nationale, il faut ça sert à rien d'amener un jeune au bac.

Voilà, faut faut se dire les choses, mais on prendra pas un jeune en entreprise avec le code du travail qu'on a aujourd'hui. Voilà. Donc si la première des choses c'est libérer le travail, laisser les gens bosser.

Euh on n'est pas là pour tuer des gamins au boulot hein. On fait tout ce qu'on peut hein. Voilà.

Après il y a des moments où euh euh malheureusement quand on bosse ben il y a des fois il y a des petits bobos qui arrivent. C'est comme ça. C'est pas le patron peut pas être responsable de tout.

Aujourd' on est responsable de tout, hein. J'ai j'ai des salariés qui le vendredi ont pris un principe, c'est de boire une bière ensemble sur le parking. Je sais très bien que le jour où il y a un problème, c'est moi qui vais être emmerdé, hein.

Voilà. Parce qu'ils sont sur mon parking, ils sont sur le temps de travail. Qu'est-ce que je fais de ça, quoi ?

Voilà, aujourd'hui c'est moi qui a emmerdé que ça. Donc voilà, le coût du travail, ben pour moi, si je dois répondre à la première question, pour moi, le coût du travail, si j'arrivais à automatiser mais c'est pas possible chez moi, moitié de ma production, je serais pas là pour vous parler de fiscalité. Est-ce que c'est normal que ça soit depuis qu'on a le modèle d'après-guerre où il y a que le travail qui porte l'essentiel de la fiscalité française ?

Non, ce n'est plus possible. Il faut taxer les importations. Il y a pas le choix. les apportations européennes enfin extraeuropéennes dans un premier temps mais européenne.

Alors je dis pas faire la Yatola dans je suis un peu violent dans ma note que je vous ai envoyé. Il faut y aller parsimonie parce queil faut qu'on puisse s'adapter derrière. Mais si on met 3 4 5 % de de de taxation, voilà, je je suis allé en Serbie, je suis allé en Portugal parce qu'on réfléchit à des pistes d'économie parce que je vois pas comment l'État français va se réformer.

Porto il y a 20 ans, ils nous ont clairement dit pour toi il y a 20 ans, c'était pas ça, hein. On a financé toutes ces infrastructures, les modèles européens, on les a financé mais ils ont été malins en France. On on se on se tire des balles dans le pied à chaque fois.

Euh, on veut être plus royaliste que le roi puis se dire bah non, surtout pas, on va surtout pas aider un français quoi. Les Allemands, ils subventionnent l'énergie de leur industriel. Voilà, il faut en avoir conscience quoi.

Les Polonais, c'est pas pour rien qu'il y a pas de malus écologique. Donc si on fait pas de protection de l'industrie française, c'est mort. Voilà, je le dis comme je le pense.

C'est aussi pour ça que je réfléchis à autre chose. Si on n pas attaché son territoire comme ça, ça fait longtemps que je dégage. Voilà.

Donc voilà, je pense avoir répondu à trois questions. Je te laisse ta passe, Julien. Non, mais pour le coup, je je vais [rires] je vais essayer d'être d'être peut-être de d'arrondir un peu ton angle, mais je évidemment que je ne fais que que cautionner ce que tu ce que tu dis.

Non, juste sur la norme. Ah, je suis tiraillé sur ces histoires de normes. Évidemment que je te rejoins à 1000 % Julien sur ce poids de la norme.

Mais ça aurait été génial et c'est génial et je pense qu'on a un momentum qui pourrait être super, c'est que pour le coup à l'heure ou quand même parce que c'est un peu absent des débats, alors je mets je je je jette le le pavé dans la mar sur quand même la nécessité de préserver notre chère planète. Encore une fois, je parlais de temps long. Aujourd'hui, il est clair que on est on est cuit sur la partie coût du travail, fiscalité, organisation, désorganisation, on est cuit.

Par contre, on a une force qui reste qui reste silencieuse et qu'on n'est pas foutu d'exploiter tout simplement parce qu'on est pris au piège également et le Mercur en a en a beaucoup révélé ça. C'est qu'aujourd'hui notre nos normes, le poids de notre norme, punaise, mais ça pourrait devenir un super élément de compétitivité. le jour où parallèlement à toutes ces histoires de fiscalité et de comptabilité, on mettrait réellement ces enjeux planétaires.

Alors, le problème, c'est qu'on est dans un dans un contexte ultra mondialisé où c'est sûr que quand nous quand nous on va ressortir notre poubelle jaune parce qu'on a jeté un essuit toutou avec un peu d'huile de machine et que c'est une catastrophe écologique, c'est sûr que quand on voit ce qui se passe autrou de la planète, on se on se dit mais mais mais c'est quand même c'est quand même aberrent. Mais typiquement, moi encore une fois, si je vends des jeans, si je vends des jeans euh 15 fois plus chers que ceux que vous pouvez trouver sur Chine ce soir, c'est parce qu'il y a une alors je suis dans un modèle économique un peu différent du tien Julien, mais c'est parce qu'il y a des gens qui sont en attente de ça. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui veulent transitionner leur modèle de consommation. derrière, ils achètent plus qu'un jean, c'est qu'ils achètent aussi un acte de consommation en adéquation avec les enjeux des engagements quand même planétaires.

Enfin, je veux dire, on sort du JC, on sort de tout ça et vous le savez mieux que moi. Donc, le problème de la norme, c'est qu'aujourd'hui, on a, je trouve qu'on est un peu la société bipolaire, c'est-à-dire qu'on a un pied dans le ben évidemment qu'on est dans le bon sens de l'histoire mondiale avec ces histoires de normes écologiques environnementales. Évidemment, tout le monde le sait, je vais pas le redire là, mais on est encore un pied dans ce que tu as très bien dit Julien, c'est dans ben nous on le fait mais en fait la planète, ils le font pas et ces produits se retrouvent au même endroit au même moment.

Il faudra peut-être un peu sortir de ça et se mettre peut-être aussi un peu d'accord et en disant juste que si on fait de la de l'empreunte sociale et de l'empreunte écologique une priorité, punaise, mais montez à l'Europe, montez dans les montez à l'ONU et dites juste que en fait ce n'est plus possible que ces pays, ces produits avec des règles de fabrication différentes se retrouvent sur les étalages à concurrence. Ce n'est plus de la concurrence en fait. C'est là où je trouve que parce qu'on est tiraillé dans depuis tout à l'heure, ça me même ça moi ça m'a fait réfléchir en disant est-ce qu'il faut revenir en arrière ?

C'est-à-dire est-ce qu'il faut euh est-ce qu'il faut être moins rigoureux sur l'empreunte écologique ? Qu'est-ce qu'il faut ? Voilà, moi je suis de ce de ce de cette team de chef d'entreprise en disant non, par contre ça, s'il vous plaît, aidez-nous, faisons-en un un réel avantage économique.

Et messieurs dames, les décideurs politiques et économiques, punaise, mais tenez en compte dans les appels d'offre en fait. Tenez en compte dans les appels d'offre. On peut pas se tirer une balle dans le pied, c'est-à-dire demander de la règle plus pour laver plus blanc que blanc et à la fin on le fait parce qu'on le fait toujours.

On s'adapte toujours. C'est là où là je trouve que le chef d'entreprise ou la chef d'entreprise est c'est des magiciens quoi. Ça il y a toujours une adaptation mais à la fin on en est comprends un peu ton ral Julien en se disant bon mais pourquoi en fait pourquoi on a fait tout ça si à la fin la la l'avantage concurrentiel on ne l'a pas.

Voilà. Donc moi sur cet aspect norme, je me dis il y a une je j'écarte un peu le débat. Faisons ça, faisons-en un avantage concurrentiel.

Et je pense que le momentum environnemental, alors là, on a on a ce cher Donald Trump qui nous emmerde un peu mais ah, il y a un momentum, je sais pas ce que le docteur en économie nous dira nous dira là-dessus. Je trouve que allez, ce qui nous pénalise pourrait nous avantager. Voilà.

Peut-être que je suis utopiste de haut de mes 40 ans, mais laissez-moi dans mon rêve parce qu'en tout cas, on a besoin de ça. Et ensuite, par rapport aux jeunes, j'ai envie de vous dire franchement euh n'essayez pas de faire rentrer un carré dans un rond. C'est-à-dire que laissez-nous, nous on est Ne faites pas enfin ne faites pas pardon que l'État français ne fasse pas à notre place ce qu'on sera en pôle position pour faire.

C'est-à-dire que aujourd'hui, vous avez quand même compris la passion que l'on mettait dans nos équipes. Moi, si je n'ai personne devant ma machine à coudre, ma mon entreprise n'existe plus. Vous vous doutez bien qu'on attend pas les protocoles de l'éducation nationale et des et des lois presque pour en fait transitionner en se posant la question "Mais pourquoi les gens viendraient travailler chez moi Donc nous pareil, on a tout repensé sur enfin j'ai une phrase un peu un peu un peu conc mais elle est tellement vraie.

C'est-à-dire que qu'on le veuille ou non si on veut du made in France parce qu'à priori c'est quand même un peu nécessaire hein. Souveraineté, écologie, captation fiscale, enfin ça fait 1 heure et demi qu'on en parle. Si on veut du made in France, il va quand même falloir se poser la question de mettre des gens derrière une machine à coudre 8h par jour ou peut-être plus.

On verra parce que a priori tu aimerais qu'il soit un peu plus 8h par jour. Est-ce qu'on assoit des gens derrière une machine à coudre en 2026 comme on le faisait dans les années 60 ? Bien sûr que non.

Donc en fait si nous on n'est pas les précurseurs de nos nouvelles conditions de travail, on y arrivera pas. Et les jeunes, laissez-nous faire. C'est-à-dire que nous et puis pareil ces jeuneslà, ils sont quand même, on n'embauche pas un jeûne en 2026 comme je pense qu'on le faisait dans les années 2000.

C'est-à-dire que si nous les chefs d'entreprise, on ne met pas les super conditions de travail pour que ces jeunes restent, ils ne resteront pas. Donc en fait tout ce que l'éducation nationale aurait dû faire ou devrait faire, on l'a déjà fait dans une entreprise dans nos entreprises. Donc évidemment essayer de nous faciliter la tâche sur euh l'emplo l'employabilité des jeunes.

Tu l'as très bien dit Julien sur le fait que ce ça ça doit devenir facile. Laissez-nous transmettre l'amour de l'entreprise. Si nous on le fait pas avec tout le respect que je porte au corps enseignants qui sont dans un autre qui sont là pour faire autre chose en fait on le on y on y arrivera pas.

J'ai un exemple pour pour vous donner la rigidité du truc quand même. L'année, il y a 2 ans, nous vous savez les stagiaires, on en prend beaucoup parce qu'on essaie de beaucoup cultiver l'alternance parce que j'ai un constat où dans les métiers de la mode aujourd'hui quand on l'apprend à l'école, on est un peu loin quand même de la réalité. Et puis encore une fois, si on veut dire à ces jeunes mais venez travailler dans la manufacture, c'est sexy une manufacture à condition d'avoir fait tout ça.

Ce que je vous ai montré avant pour qu'elle soit sexy. Venez. Et nous ces jeuneslà encore une fois, on n'attirent pas des mouches avec du vinaigre.

C'est-à-dire qu'il y a cette sacrointe convention de stage surtout ne les payez pas plus de 500 € par mois. Alors après il y a des il y a un peu des chefs d'entreprise pas très fairplay qui son qui sont bien contents de faire ça. Voilà moi je suis plutôt dans l'autre team où ben s'ils font du bon boulot on les paye un peu plus.

J'ai pris un redressement d'ursaf. Alors à côté de ça c'est tout tout cétait bien placé comme dirait mon expert comptable. Il fallait bien qu'il trouve un os arrangé.

Donc ça a été ça parce que j'ai trop payé mes stagiaires. Parce que j'ai trop payé mes stagiaires. Donc du coup ben oui mais monsieur tu fais il fallait faire une vraie fiche de paye, un bonnet du forme pour cotiser à la charge sociale.

Gag gnagette puette et cetera et cetera et cetera. Donc comment on peut briser un peu ce ce ce côté la le mur entre l'école et l'entreprise ? Moi je pense que ça passe par une phrase qui a été chouette.

Juste en fait donnons l'amour de l'entreprise. Et encore une fois souvent on dit et je m'arrête là premier mais on dit mais Julien tu imagines si on raisonne comme toi il y a un paquet de chefs d'entreprise parce qu'évidemment le chef d'entreprise par essence il est mauvais a priori hein on l'a très bien vu dans les débats depuis quelques années. Il y a un paquet de chefs d'entreprise qui vont venir exploiter les jeunes.

Mais rassurez-vous en fait rassurez-vous les jeunes ils iront pas chez eux. Donc en fait le tri et l'épuration va se faire naturellement. C'est-à-dire que aujourd'hui un jeune ira travailler chez chez un chef d'entreprise qui est bienveillant, qui donne du sens et qui prend soin.

Donc peut-être faites péter un peu les verroux de l'ultra régulation parce que je pense que la régulation se passe se fera naturellement enfin d'hommes d'hommes et de femmes et d'hommes avec un grand tâche d'homme à homme. Les jeunes iront chez les employeurs bienveillants. Les employeurs bienveillants seront dynamisés par ça et donc ils vont cultiver le fait de créer un terro entrepreneurial et une entreprise qui soit juste socialement hypraint intégré parce que tout simplement c'est que si on ne fait pas on aura juste plus personne dans nos manufacturers donc on est obligé de le faire et on le fera.

Merci monsieur le directeur général. Oui, bien là encore je vous remercie par du cadeau à nouveau hein, mais bon peut-être deux chiffres moi qui m'ont qui m'ont beaucoup marqué sur des sondages. Euh au moment de la taxe Zukman puisqueon en a parlé, c'était à peu près 85 90 % des Français qui se déclaraient favorables à la mise en place d'une taxe hukmane.

Après tout c'est très bien, ça me concerne pas moi. Donc on va taper sur les riches. Bah très bien.

Et puis vous avez un autre sondage. 60 % des Français estiment qu'un prés qu'un chef d'entreprise sera un bon président de la République. C'est pas un peu de la schizophrénie ?

Là, on a quand même un petit sujet sur la représentation du monde de l'entreprise. Enfin, je je pense que c'est c'est quand même tout à fait fondamental. Donc également autour de la réussite, autour de la promotion, autour de la qualité de ce que l'on fait.

Et j'aimerais là-dessus faire un point sur ce que vous avez évoqué, monsieur le sénateur, concernant le coût du travail. et concernant un peu les nouvelles assiettes auxquelles il faut il faut penser déjà euh je proscris dans tous les documents de Rex code l'utilisation du mot charge sociale parce que je veux que l'on parle de cotisation sociale parce que quand on parle de cotisation sociale ça veut dire qu'il y a des prestations en face c'est le système par répartition il n'y a de prestation qu'à hauteur de ce que l'économie est en mesure d'extraire au travers de ces cotisations. C'est le principe de la contemporanéité du système de la répartition.

C'est fondamental de garder ceci présent à l'esprit comme comme représentation. Et à l'intérieur de ces cotisations sociales, on a un énorme sujet qui est que on a orienté l'économie. Je vais vous parler de la pente des allègements de charge cotisation sociale.

La pente des allègements qui est quelque chose qui est un outil de déqualification, de frustration et de formation d'un cancer social fondamental dans ce pays. C'est-à-dire que quand vous regardez la structure des allègements, on est le pays qui est le plus compétitif au bas de la distribution salariale. Au niveau du SMIC, le coin socio-fiscal, donc l'ensemble des prélèvements qui s'ajoutent sur le revenu salarié est inférieur de 40 points à ce qu'il est dans des pays européens de taille comparable.

Donc on a un avantage à faire de l'emploi faiblement qualifié. Plus on grimme dans l'échelle des salaires, plus l'écart s'accroit par rapport aux autres pays européens. à partir de 1,4 1,5 SMIC, on a un coin sociofiscal, une structure de prélèvement sur le salaire qui devient supérieur à ce que l'on a dans les autres pays européens et l'écart ne fait que s'accroître pour une raison très simple.

On n pas de plafonnement de cotisation et donc pas de plafonnement de prestation également, c'est important. Donc ça pose la question des niveaux de prestation que l'on assure et d'empilement éventuellement d'un système que de nature bismarquien, celui de du système par répartition avec un système bevridien où on combine à la fois un système de socle de prestation sociale et un système où bah chacun s'assure et c'est aussi responsabilisant. Il faut être conscient que au fur et à mesure donc que l'on dans l'échelle des salaires, l'écart ne fait que s'accroître.

Quand on est à 3 SMIC, l'écart de coins socio-fiscal entre la France et les pays européens de taille comparable, il est de 20 points. Il y a 20 points de prélèvement fiscaux en plus dès qu'on est à 3 SMIC. Donc ce qui fait que on incite en fait on déforme la structure de l'emploi en France dans un sens de la faible rémunération au prix d'un prélèvement important sur les rémunérations les plus élevées.

Et ce faisant bah faut pas s'étonner si on se retrouve en l'espace de 25 ans, en fait les allègements de cotisation sociale avaient été décidés à partir de 1993. Alors, je ne peux pas remonter au-delà de 1998, mais j'ai regardé comment se fait la structure de rémunération dans le pays. En fait, entre 98 et 2025, la part des secteurs dont le salaire moyen par tête est inférieur de au maximum à 80 % du salaire moyen par tête de l'ensemble de l'économie, bah la part de ces secteurs, donc ceux qui rémunèrent le moins, est passé de 35 à 43 % de l'emploi.

Donc, on a créé de l'emploi en quantité. On a une politique de la quantité, on n' pas une politique de la qualification. La part des des emplois fortement qualifiés, ceux qui rémunèrent à à 50 % au-dessus du salaire moyen par tête est à peu près identique.

C'est tout ce qui est au milieu qui s'est retrouvé pincé. Et surtout cette déformation de la structure de l'emploi et c'est là que j'en viens à cette forme de cancer qui peut s'installer dans l'économie, c'est qu'on a parlé de de l'éducation mais on a orienté l'économie de manière à ce qu'elle crée plutôt des jobs de faible qualification parce qu'on avait un problème d'emploi non qualifié mais dans le même temps, on orientait des clasages entières vers la diplomation à outrance. Et bah c'est le bac pour tous, c'est la licence pour tous, bientôt le master pour tous et doctorat pour tous.

Non, quand même pas le doctorat. Oh bon euh je plaisante évidemment, vous l'aurez compris, mais euh au-delà de la plaisanterie, je pense que c'est c'est ce yatus fondamental qu'il y a entre l'aspiration que l'on donne, tu vas te révéler par ton diplôme, tu vas voir, tu vas tu obtiendras un job qui sera fortement rémunérateur et ce que l'on a fait dans l'orientation de l'économie qui est une orientation régressive en terme de qualification. Et donc derrière la question du coup du travail que l'on a adressé au travers des allègements de cotisation, ça a été le principal levier de pouvoir jouer sur le coût du travail.

Et bien on a orienté l'économie dans un sens qui est défavorable et donc qui crée de la frustration fondamentalement pour des jeunes étudiants qui ne trouvent pas matière à se révéler dans l'économie. Et est-ce qu'on a mieux inclu ? Non.

En 93, le taux d'emploi des personnes qui avaient au maximum le brevet, c'était 55 %. Euh 55 % des personnes qui avaient le brevet étaient en emploi. Au bout de 30 ans de politique d'allègement, de cotisation, on est à 55 % de taux d'emploi pour les personnes qui ont le niveau euh le brevet comme euh comme niveau de diplôme au maximum. on a frustré sans mieux inclure.

Et ça, je pense que c'est un élément qui est tout à fait fondamental que l'on doit garder présent dans l'esprit parce qu'à la fin on se révèle dans son travail et on se révèle notamment chez les plus jeunes. Quand vous regardez les pays qui ont le taux d'emploi des jeunes plus élevés que le nôtre et on va en trouver quand même quelques-uns. Nous, on a 35 % de taux d'emploi sur les 15 24 ans.

Les pays qui ont un taux d'emploi des jeunes les plus élevés sont des pays qui ont un PIB par habitant plus élevé que le nôtre. euh c'est l'Allemagne, c'est les Pays-Bas parce que en fait à un moment ou un autre on se révèle dans son travail, on crée de la richesse. Donc l'enjeu de l'emploi des jeunes, c'est un enjeu d'inclusion à un bon niveau.

C'est aussi un enjeu de prospérité collective et euh c'est un élément qu'il faut garder qu'il faut garder tout à fait de manière fondamentale à l'esprit. Est-ce monsieur pardon ? Merci beaucoup.

Je crois que un petit mot de conclusion de nos deux chefs d'entreprise. Non mais alors très très rapidement parce que je vous explique non parce que il y a une séance ce matin musque elle a commencé et après oui oui vous allez faire regardander. Non non juste non mais juste très important pour ça parce que en effet en en une minute nous ça on peut le subir à plusieurs choses.

C'est-à-dire que avec les fameux allègements fon et c'est c'est ce dont tu dois parler là, c'est sûr que c'est sûr que un chef d'entreprise qui qui qui souffre un peu en ce moment sur la l'évolution salariale, c'est compliqué parce que plus on s'écarte du SMIC, plus c'est anormalement disproportionné ça. Ensuite, c'est exactement ce que tu dis, c'est que vous parliez de madame la sénatrice de l'école, mais le problème c'est que entre eux, je vais aller travailler dans une boîte de com et je vais partir dans l'industrie quand on sait sur un primo travail, en fait les salaires sont pas les mêmes. Mais ce que je veux, et ça fera une super conclusion parce que je pense ça va animer une prochaine séance chez vous, c'est il y a une petite révolution qui arrive qui est trois fois rien.

Alors soit on fait les autruches, on la regarde pas mais elle elle arrive. euh l'intelligence artificielle qui va révolutionner notre cartographie des métiers. Alors moi, j'y vois j'y vois un boulevard génial pour les métiers de la main parce que je pense et je vous laisserai ça pour pour maturer à l'apéritif ce weekend avec vos amis, je pense que plus LIA sera forte et et elle le sa plus les métiers de la main redeviendront des sources d'émancipation intellectuelle à condition que tous ces jeunes où on leur dira "Ah mais vous avez fait les masters, les licences et tout mais en fait l'IA le fait presque mieux que vous." Poque, ils veulent rebasculer, travailler de leur main parce qu'ils ont envie de travailler de leur main aujourd'hui ces jeunes-là.

Ils ont envie de se rinventer par le travail mais s'ils arrivent dans un climat germinalesque de l'entreprise parce que la parce que la pression systémique elle nous elle nous elle contraint à ça, on va foirer notre momentum. Merci. Et voyez qu'on n'est pas si mauvais à la délégation aux entreprises parce que en ce moment même, je voulais juste vous préciser, on n'est pas si mauvais à la délégation aux entreprises parce qu'en ce moment même, j'ai diligenté depuis quelques mois une mission d'information sur l'impact de l'IA sur les TPE, PME parce qu'on parle beaucoup des grandes entreprises et nous on est en train de travailler sur l'impact sur les TPE PME et les les rapporteurs sont pas là mais mais je sais qu'ils font un excellent travail sur le sujet.

Julien Faucogier, une petite Ouais, juste la valeur travail, on a des gens en entreprise qui ont pas vu leurs parents travailler, voir leurs grands-parents travailler. Si on attend 25 ans pour les mettre, enfin après leur bac qu'ils auront pas pour les mettre au boulot, c'est foutu. Il faut d'urgence leur donner la valeur de travail très jeune.

Il y a que comme ça qu'on apprend à travailler, qu'on aime le travail. Donc ça c'était le point numéro 1. Euh point numéro 2, on a essayé on a on paye les heures supplémentaires à nos gens parce que les j'aime pas parler de classe sociale, je viens d'un milieu très faible mais les gens qui ont des fins de mois difficiles, ils aiment bien avoir une paye tous les mois.

On était sur un système de d'annualisation, on les pay une fois par an. Il y a des gens qui perdent la qui perdent la prime d'activité parce qu'on paye des heures sup tous les mois. Donc faut avoir conscience qu'il y a un vrai problème d'assistana en France aussi quoi.

Et j'ai un un autre sujet l'attentisme. Aujourd'hui, je suis industriel, ça va très mal. Qu'est-ce que je fais ?

J'attends l'argent qui tombe du ciel de l'État pour investir et mes 30 % d'aide. Donc aujourd'hui, le pays est bloqué. Faut être clair qu'il y a un problème d'attentisme.

On m'a aussi fait rêver le monde d'avant n'existera plus, on va tous télétravailler et cetera. Tout ça c'est terminé hein. On n jamais fait autant de trajet en avion.

Donc le monde d'avant il est revenu très très vite. Donc faut arrêter de rêver puis faire croire que les gens vont travailler depuis leur leur appartement dans le Jura en télétravail hein. On est d'accord.

Voilà. Et puis l'acteur social, les gens vont mal parce que la fin de moi est de plus en plus difficile. Euh les normes sur la construction, ça devient dingue.

Aujourd'hui, on demande aux gens de mettre 500 mm de laine des roches dans les combles, ce qui fait qu'ils arrivent plus à se loger, ils arrivent plus à à bâtir leur maison, ils arrivent plus à être propriétaires. On peut pas faire juste un petit peu en dessous et puis avoir des coups de maison qui sont confortables et puis éviter de faire la l'énorme norme qui va qui fait qu'on on arri on y arrivera jamais. Les gens pourront pas se payer de maison.

Et puis j'aimerais sauver ce qui reste comme entreprise. Ouais. Sauver ce qui reste comme entreprise.

Dépêchez-vous hein. Il y a plein de boîtes étrangères qui reprennent des entreprises françaises. Elles se cassent la gueule quoi.

Encore une belle boîte dans le nord là que je connais qui va pas durer. Et puis j'aimerais que vous nous fassiez rêver. Est-ce qu'on peut pas rêver d'une Europe fédéraliste où on parlerait tous la même langue qui pourrait pas être l'anglais puisqu'ils veulent pas de nous qui pourrait être l'espérant et on a quand même une langue qui est compliquée à apprendre.

Est-ce qu'on peut pas avoir un cap à 30 ans pour faire rêver un petit peu nos jeunes d'une Europe différente de ce qu'elle est aujourd'hui ? Voilà. Merci.

Merci Julien. Juste une petite précision, vous avez parlé de la semicartisation finalement puisqu'on entraîne. Mais alors le chef d'entreprise est pas incité à payer les salariés plus mais les salariés eux-mêmes ne sont pas non plus incités à gagner plus.

Julien, tu l'as dit parce qu'à partir du moment où il gagne un certain salaire au-delà perdent aussi un certain nombre de choses. Moi, j'ai un patron d'un d'un magasin de Jet, tu connais bien, euh qui me disait "Mais moi, quand je veux faire travailler plus et et il y a les possibilités et les payer plus, on me dit "Oui, mais attends, faut qu'on regarde avant ce qu'on va perdre ou pas perdre." Donc le système est quand même assez mal enregistré à ce niveau-là.

Vous vouliez faire une conclusion, monsieur le directeur général ? C'était simplement pour appuyer sur votre point. Le rendement marginal de la formation est nul.

Enfin nul, il est très faible parce que on a un très faible écart entre la rémunération au SMIC et le revenu médiant. Or pour passer du SMIC au revenu médiant ça veut vous ça veut dire un investissement personnel dans la formation et bah si c'est pour gagner des clopinettes en plus ben je le fais pas. Et donc cette smicardisation, c'est pas un refus de l'augmentation du salaire dans les entreprises.

C'est tout un ensemble de verrou qui s'installe avec des effets de cliquet, des effets de seuil qui sont qui sont vraiment très très importants et qui doivent s'appréhender du point de vue de la l'offre de travail et de la demande de travail sur les deux. Merci. Merci beaucoup.

Merci chers collègues. Merci beaucoup sincèrement à vous trois pour tous les apports que vous avez fait et et la dynamique que vous avez mis dans cette dans cette réunion. la sincérité.

Euh il y a quand même beaucoup à prendre et à et à apprendre de ces sujets et on va continuer nous de travailler sur le sujet et puis je pense que on se reverra et qu'on ne réenchangera sur les sujets parce que vous avez une vue de gens qui ont les mains dans le camboui et c'est ça qui nous intéresse. Merci beaucoup.