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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 11 avril 2024 25 min

Emeutes après la mort de Nahel : "Une violence jamais égalée, voire un climat insurrectionnel"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci Françoise malbffet de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénateur les républicains du rô président de la commission des Lois du Sénat et vous avez donc remis hier les conclusions de votre mission sur les émeutes on va longuement en parler mais d'abord l'actualité on l'a vu cette attaque au couteau qui a eu lieu hier soir un peu avant 20h sur les quêes Bordeaux alors que le plan Vigipirate est à un niveau très élevé on est à 100 jours des Jeux Olympiques est-ce qu'il faut s'inquiéter pour notre sécurité je crois qu'il faut s'inquiéter d'une façon générale pour notre sécurité déplorer ce climat de violence qui est quasi permanent il n'y a pas un jour dans l'actualité où quelqu'un n'est pas agressé oou un crime n'est pas commis parce que pénalement c'est un crime euh des jeunes en sortant du lycée des personnes qui se promènent dans la rue agressé comme hier dans des conditions qui restent indéterminé mais qui manifestement commen à être à peu près connu euh ce qui fait que ça crée un climat absolument abominable on est dans un moment de violence mais qui qui existe déjà depuis plusieurs années mais qui je trouve se dégrade de plus en plus alors bien sûr une fois qu'on a fait le constat c'est assez facile à faire en revanche la question c'est la réponse à apporter c'est d'avoir évidemment une réponse de vigilance malheureusement mais c'est une réponse de fermeté dans les sanctions qui qui devront être prises à l'égard de ceux qui commettent ces affaires là et puis ell sont pas assez fermes aujourd'hui les sanctions elles sont assez fermes mais ce que je trouve de plus en plus difficile c'est qu'on s'habitue à ce climat violence mais presque que tout est violent finalement dans la vie depuis ce matin je regarde vos votre présentation enfin il y a rien d'agréable rien de doux rien de sympathique alors que il existe bien sûr des moments beaucoup plus agréables que cela mais on a l'impression que les Français vivent nous vivons on fait partie dans un moment où de d'hyper stress finalement de grande tension alors c'est vrai que beaucoup de sujets amènent de laatension la situation internationale la situation économique la situation sociale euh euh les violences physiques les actes criminels donc il faut essayer de retrouver les voies de l'apaisement les voies de l'apaisement c'est le respect de l'autorité on en parlera sans doute euh dans le cadre du rapport sur les émeutes c'est le respect de la parole publique c'est l'apaisement de la parole publique aussi je crois elle est nécessaire et puis c'est un travail de fond sur l'état d'esprit des gens d'une façon générale on peut pas on reverra aussi le rôle des réseaux sociaux rien les réseaux sociaux mais la diffusion de l'information de de scène de violence euh y compris pour les plus jeune d'entre nous contribue à alimenter l'idée que la vie c'est un rapport de force en permanence et un rapport de violence donc oui c'est très préoccupant et je crois que il faut qu'on soit évidemment très ferme et qu'on trouve un panel de solutions en réalité il y a pas une solution il y en a sans plusieurs sur les Jeux Olympiques le Sénat donc remis son son rapport hier sur la sécurisation de ces Jeux Olympiques parmi les MOS risques a évidemment la cérémonie d'ouverture est-ce que Gérald haranin a raison de la maintenir sur la scène écoutez je crois que pour l'instant les services de police en tous les cas le ministère de intérieur avec le préfet qui ont la responsabilité de la sécurité de cette manifestation font le travail il faut accepter il faut dire les choses telles qu'elles sont ils font le travail les services sont mobilisés c'est une cérémonie ambitieuse qui évidemment si tout se passe bien c'est ce qu'on souhaite sera absolument fantastique pour le pays pour la France pour plein de choses euh mais elle est ambitieuse et qui dit ambition dit augmentation des risques dit que nécessité de se préparer le rapport qui a été fait par la commission des lois et régulièrement par Agnès caniller et Madame Marie-Pierre de laaconterie montre à l'évidence que la loi votée en mai 2023 euh est appliqué appliqué au sens où on se prépare au mesures on met en place les mesures qui avaient été votées à l'époque euh nous sommes à peu près à jour donc il y a pas de raison de s'inquiéter plus que cela euh mais il faut être vigilant je veux dire c'est pas parce que on on fait le travail on le prépare correctement qu'il faut pas rester vigilant le risque zéro n'existe pas ne racontons pas d'histoire à qui que ce soit mais tout est mis en œuvre pour que ça se passe bien alors faut-il la maintenir à ce stade bien sûr qu'il faut la maintenir il y a pas de raison de céder ça donnerait encore le sentiment que l'on cède et je pense que ceux qui nous veulent du mal dans la circonstance doivent savoir qu'on ne cèdera pas après s'il arrivait euh un événement exceptionnel qui soit de nature à éventuellement remettre en cause ou faire porter des risques qu'on n'est pas capable de maîtriser en tous les cas si ce n'est totalement très majoritairement il faudra sans doute adapter le dispositif mais nous n som sommes pas là l'autre sujet on l'a vu dans le journal c'est cette audition de Gérald harmanin hier par la commission d'enquête sénatoriale sur le narcotrafic le ministre de l'Intérieur qui a dit que la drogue était la plus grande menace sécuritaire que notre pays connaît et va connaître vous partagez ce constat absolument c'est vraiment le fléo du moment euh ça tue hein ça a été rappelé par le ministre mais ce que l'on constate c'est que ça n'est plus simplement dans certains secteur c'est de partout sur le territoire y compris dans le plus petit village de France aussi merveilleux il où on a la possibilité de se fournir de la drogue alors au-delà de se fournir de la drogue il y a différentes natures de drogue mais ça reste de la drogue et on est envahi on est envahi donc comme les marchés américains pour faire très simple sont saturés évidemment les trafiquants viennent sur l'Europe nous avons des quantités importantes qui rentrent sur le territoire européen bien évidemment les douanes travaillent faut un gros gros travail mais ça n'empêche que la présence sur le territoire est importante le fléo est important le danger évidment fondamental les services sont mobilisés mais nous avons un combat difficile et il a raison enfin le ministre a raison l'État a raison et la République a raison de se défendre faut être intraitable sans compter que vous pouvez avoir des conséquences autres qui sont simplement cell de de consommer de la drogue mais c'est aussi un moyen de de d'assouvir un certain nombre de personnes et singulièrement des élus ou des services et de rendre des États ou de faire de certains états des états de narcotrafique c'est clair pour lutter notamment le gouvernement a mis en place des opérations place net XXL il y en a eu notamment chez vous il y a près d'une centaine de personnes qui ont été incarcérées en 3 semaines c'est ce qu'à DITC Dupont moréti devant le Sénat elles ont été efficaces ces opérations pour vous elles sont effic elles ont elles sont nécessaires de toute façon parce qu'il faut bien euh montrer que au délinquants c'estes voyou qu'on les laissera pas faire et qu'on va aller au bout donc il faut le faire mais c'est comme tout hein c'est un tout la politique contre la lutte contre le trafic de drogue c'est un tout il faut aller le plus haut possible dans la chaîne dans la hiérarchie pour attraper ce qu'on appelle vulgarement les gros bonnets qui souvent ne sont pas sur le territoire national mais à l'étranger dit géraldère 90 % des 50 plus gros caahïes sont sont français mais pas en France ils sont pas situés à l'étranger donc c'est la coopération internationale qui joue c'est le travail des services de renseignement entre eux c'est la collaboration entre les États c'est une guerre à mener hein c'est une vraie guerre donc il faut agir sur le terrain parce que c'est le quotidien des gens il faut sauver le maximum de gens de cette saleté c'est clair euh donc la les mesures engagées par le ministre sont utiles est-ce qu'elles ont une por une efficacité suffisante on peut toujours douter mais n'empêche que c'est toujours ça de moins sur le marché un dernier mot au président de la commission des lois puisque lors de leurs travaux les sénateurs de cette commission d'enquête ont auditionné des magistrats marseillais qui ont dit que la bataille contre le trafic de drogue était en passe d'être perdu ils auraient été recadrés par Éric dupetti une attitude à porter atteinte à la séparation des pouvoirs c'est ce que dit le Conseil supérieur de la magistrature vous êtes d'accord on va pas rentrer dans les polémiques euh les magistrats sous serment on dit ce qu'ils avaient à dire devant la commission d'enquête je rappelle que ils ont prêté serment dire la vérité et toute la vérité c'est leur sentiment ils l'ont donné et on peut penser qu'ils sont ils sont très proches de la vérité mais mais il faut pas et le ministre a cru bon de de réagir immédiatement je pense qu' il pouvait le faire différemment et simplement une discussion très simple le faire différment ou il pouvit ne pas le faire non mais il faut faire attention parce que le ministre de la Justice n'a de pouvoir hiérarchique qu'à l'égard du procureur de la République et pas des magistrats du siège et c'est en ça que le Conseil supérieur de la magistrature c'est a réagi enfin j'imagine bien que c'est ça mais oui il faut être prudent dans la manière de faire il n'empêche que sur le fond les magistrats font le travail qu'il peuvent c'est difficile les moyens sont mobilisés je trouve que le sujet est suffisamment important pour pas qu'on rentre dans des polémiques un peu stériles l'enjeu ce sera la proposition de la commissions d'enquête et le fait que si le ministre de la Justice a des choses à dire il peut les dire j'allis dire à Babri l'actualité du Sénat elle était danse hier et vous aussi vous avez remis votre rapport rapport sur les conclusions de votre mission sur les émeutes qui ont eu lieu dans le pays en juillet dernier alors pourquoi ont-elles eu lieu les réponses du gouvernement ont-elles été les bonnes et quelles sont vos propositions on voit ça avec notre journaliste parlementaire Mathias [Musique] Arz bonjour Mathias bonjour Aran bonjour monsieur buffet bonjour et Mathias le président françonel buffet donc remis hier son rapport sur les émeutes de l'été 2023 et oui un rapport rendant les conclusions de la commission d'enquête sur les émeutes survenues à compter du 27 juin 2023 alors pour rentrer dans le vif la Commission a auditionné donc pendant de longs mois 80 auditions au total des maires des sociologues la police la justice des acteurs du monde culturel pour avoir une meilleure compréhension des faits alors ce qu'il en ressort c'est que ces émeutes ont été vécus en deux temps une première phase c'est votre analyse qualifiée d'émotionnel concentré dans les banlieux des grandes métropoles une phase de quelques jours directement liée à la mort du jeune Naël une période avec une importante charge politique puis une deuxième phase dès la nuit du 30 juin au 1er juillet que vous qualifiez cette fois d'insurrectionnel étendu à l'ensemble du territoire national et que vous décrivez de la manière suivante un déchaînement aveugle de violence opportuniste cette phase a un bilan chiffré des actes de violence constatés dans 672 communes 1 milliard d'EUR de de dégradation 50000 hmetiers estimés et 45000 force de l'ordre déployé en l'espace de quelques nuits c'est un funeste bilan que vous faites il est il est supérieur à celui des émeutes5 4 45000 c'est un fineste bilan que vous faites il est supérieur à celui des émeutes de 2005 ah ouioui il est supérieur à plusieurs titre d'ailleurs autant les émeutes de 2005 étaient circonscrites sur un même territoire ne se sont pas étendu sur le territoire international par ailleurs l'état d'urgence à l'époque avait été décrété là la situation n'est pas la même on a un événement massif qui se déploie sur l'ensemble du territoire national et l'état d'urgence en revanche n'a pas été décrété avec la conviction que c'est d'abord l'opportunité qui qui était là d'abord l'événement majeur qui est la mort du jeune Nael merzou qui émotionnellement crée tout de suite des réactions euh Nanterre île-de-fance et puis quelques jours plus tard ça bascule complètement sur le territoire national et ça devient une forme d'opportunisme de violence alors cet opportunisme de violence il n'est pas au départ organisé euh il n'est pas structuré en revanche il va s'organiser il va se structurer grâce aux réseaux sociaux grâce au au téléphones portables qui ont permis cela mais il n'est pas structuré la deuxième chose c'est qu'il n'y a pas de d'action politique préparé à l'avance au niveau national on aura pu imaginer que des mouvements ultra gauche ultra droite ou séparatiste soit à la manœuvre c'est pas le cas euh ça ça a été vérifié c'est pas le cas en revanche euh la volonté de contester l'autorité en réalité euh et bien là le nombre de communes qui ont été euh euh d'abord le lieu de ces violences ou qui ont subi des dégradations que ce soit la mairie elle-même la bibliothèque le centre social euh la crèche ou le commissariat de police pour l'État ou d'autres endroits qui s état les préfectures et autres ça c'est le signe que les gens enfin les émeutiers ont été euh en lutte contre l'autorité il voulent marquer cela ça c'est une vraie question de fond et et surtout pardon mais il y a une cartographie spécifique pour ces émeutes c'estàd elles n'ont pas touché que les quartiers sensibles les quartiers difficiles ça c'est le point supplémentaire c'est qu'effectivement elles ne se sont pas limité à certains quartiers dissensibl en qpv ou autres ça a été partout y compris d'ailleurs c'est quasiment 40 % des communes qui ont été concernées on moins de 20000 habitants donc ce sont de petits territoires et ou des gens en difficulté pour certains d'autres pas du tout par opportunisme pur parce que vous avez pratiquement plus de 30 % des émeutiers qui sont des mineurs et dans ces 30 % des émetiers mineurs 60 % sont des primos délinquants ils n'ont jamais commis d'infraction donc mais simplement ils ont vu sur ce l'écran du téléphone que dans la commune d'à côté ou dans le quartier d'à côté et ben il y a un de leurs copains ou pas d'ailleurs souvent pas qui a mis le feu et et il se ça devient une sorte un jeu un peu ça devient ludique et et dit ben je vais faire pareil et ça part comme ça avec derrière des phénomènes d'opportunisme sur le les commerces ou les commerces plutôt de luxe disons les choses telles qu'elles sont ont été vandalisés mais pas seulement vous avez aussi des commerces alimentaires ou des commerces sur les produits de première nécessité où on a vu des mères de famille aller faire le plein donc on a de l'opportunisme pur là-dedans mais c'est quand même un niveau de violence méconnu jusqu'à maintenant dans ce type de de de de d'événement avec des for forces de l'ordre qui ont été mis à rue d'épreuve et quand je dis à rue d'épreuves c'est quand vous utilisez je parle des émetiers des mortiers d'artifice pour qu'on utilise pour le 14 juillet ça fait de belles jbes c'est magnifique mais quand vous les utilisez comme une arme une arme par destination avec ce qu'on appelle des tirs tendus c'estàdire en visant les policiers vous avez entre les mains quelque chose qui peut tuer blessé à coup sûr tuer probablement et là on change de on change de sujet et le constat a été effectivement que des stocks importants de Mor par avait été constitué certains disent oui c'était en prévision du 14 juillet donacte n'empêche que ils ont été utilisé cette fois-ci et et avec l'objectif de de tuer et des policiers qui pouvaient être blessés un climat de violence très fort jamais égalé à tel point que certains nous ont évoqué un climat insurrectionnel un climat insurrectionnel donc en France sur le territoire national avec pour certains des inquiétudes quant à la capacité de pouvoir défendre son commissaire de police national municipal son matériel ses dispositions donc ça quand même c'est très différent de ce qu'on avait connu en 2005 que faut-il dire d'autre dans le constat à tout le moins sauf parce que oui parce qu' on va voir les propositions les propositions mais dans les constats c'est quand même de l'ultraviolence de l'opportunisme de l'ultraviolence un aspect ludique et deux deux un outil majeur qui aura été le téléphone portable pour organiser une coordination qui n'était pas prévue au départ entre les émetiers des groupes ne se connaissant pas intervenant à des distances suffisamment grandes pour qu'il ne se connaissent pas qui se sont relayés enfin oui rejoint grâce au téléphone portable et qui ont placé parfois les forces de police en grande difficulté sur les propositions Mathias quelle recommandation fait le rapport alors six points ont été développés un moderniser les moyens de rétablissement et de maintien de l'ordre public en contexte émeuti entendez établir une doctrine réutilisable s'il devit s'il devait y avoir de nouvelles émeutes de l'utilisation détourné des mortiers d'artifice c'est un point important là vous préconisez de se rapprocher du modèle espagnol qui interdit la vente en ligne ou par voie postale 3oième point une réponse policière et pénale à la hauteur de la réalité protéiforme des réseaux sociaux on vient de de l'évoquer 4è point vous voulez développer le rôle des polices municipales qui ont des niveaux d'équipement très inégaux selon les terr et qui peuvent ou non supplerer la police nationale dans certains cas par ailleurs vous recommandez également que les élus locaux soient mieux associés au suivi des opérations qui se déroulent sur leur commune et enfin améliorer le traitement judiciaire des hémetiers donc une meilleure organisation de la justice et plus d'outils au magistrats notamment à l'égard des mineurs on le voit monsieur buffet ses travaux et ses recommandations elles touchent à plusieurs domaines quel est le risque si rien n'est fait de la part de l'exécutif ou du législateur si rien n'est fait le risque c'est que dans un mouvement et metier qui se reproduirait on retrouvera les mêmes difficultés à savoir la capacité de nos forces de police nationales et municipales de travailler ensemble certains secteurs où la police municipale est peu présente ou mal équipée ou pas équipé du tout d'ailleurs devont être secourus en premier l'intervention de police municipale dans des conditions d'émeutes qui n'est pas à priori son métier quand bien même il soit parfaitement équipé euh c'est ça qu'on risque de retrouver et juste sur les polices municipales parce que quand le gouvernement a lui rendu ses ses propositions sur les émeutes c'était fin octobre une des propositions de Gérald Haran à ce moment-là c'était d'accroître le rôle des polices municipales on en est où depuis mais pour l'instant rien mais j'ai entendu que la semaine dernière le ministre de l'intérieur ainsi que le ministre de la Justice voulait ouvrir ce ces travaux là c'est un sujet de Fond vous avez d'abord la police munpale il faut rappeler elle est à la main du maire et c'est le maire qui décide de son emploi pas son emploi en la circonstance par exemple certains maires n'ont pas utilisé leur police municipale je pense en particulier au maire de Lyon qui a dit à ses policiers municipaux vous restez chez vous bougez pas pour des questions politiques oui ouioui probablement mais c'est pour simplement dire que c'est à la main du maire d'autres communes comme à é par exemple la police municipale est intervenu elle a aidé la police nationale et ça s'est très bien passé donc si vous voulez on il y a une telle diversité d'équipement de la police municipale et y compris de formation par rapport à la police nationale qu'on ne peut pas dire on va tous les faire travailler ensemble comme ça sans rien faire ça se prépare donc pour des situations émeutières telles qu'on a connu il est pas inutile qu'on ait une formation commune une préparation commune une coordination commune par que vous avez parfaitement dit une doctrine d'emploi commune ça c'est absolument nécessaire ça n'existe pas c'est insuffisant il faut le faire il y a la question de l'équipement et des matériels qu'il faut être en capacité d'avoir à disposition pour pouvoir réagir ça c'est essentiel les polices municipales une fois de plus ne sont pas équipés de la même manière et l'entraînement des policiers municipaux est certes importante mais pas de même nature que celle des policiers nationaux quand bien même on a constaté que certains policiers nationaux n'étaient pas suffisamment bénéfici pas suffisamment de de temps de d'entraînement sans que c'est de conséquen particulière mais voilà il faut coordon et tout ça il faut l'organiser il faut une doctrine d'emploi pour qu'on soit prêt première chose deuxième chose rappeler que la police municipale peut pourrait intervenir dans le cadre de de de flagrant délit de délit ou de et et être au service de la police judiciaire ça c'est on peut l'imaginer ça nécessite une réforme législative je rappelle que nous l'avions proposé dans le texteis au Sénat mais que le Conseil constitutionnel nous a dit non alors même qu'on avait placé la police princiunpale sous le contrôle du procureur de la République c'est TR technique mais ça peut être intéressant de retravailler là-dessus mais une fois de plus la police municipale ça j'insiste là-dessus parce que j'ai été maire et parce que les collègues le disent elle est pas là pour être le supplétif de la police nationale ça c'est pas possible chacun son travail mais ça veut pas dire que dans des circonstances particulières on nit pas la possibilité de le faire et dernier point sur là-dessus c'est que les émeutes se sont aussi calmés si je puis dire parce qu'on a fait intervenir leur parce qu'on a fait intervenir la briri parce qu'on a fait intervenir les les gendarmes et notamment les GN où ça a calmé un peu les choses mais ça n'est pas leur métier premier que de faire de maintiens de l'ordre c'est pas leur rôle mais c'est parce qu'ils sont intervenus dans certain secteurs ça s'est calmé c'est dire le niveau de violence hein d'ailleurs donc tout ça on a besoin de cette doctrine d'emploi de savoir où on marche et comment on fonctionne d'abord ça ensuite ce que vous avez évoqué je suis peut-être trop long c'est le le rôle les mortiers d'artifice on l'a évoqué et puis les réseaux sociaux les réseaux sociaux du coup on parce que vous vous dites il faut un dispositif qui permet de reprendre en main la situation je vais être précis làdessus là c'est la proposition numéro 12 alors je vais être précis parce que quand on commence à dire on va essayie de bloquer les réseaux sociaux tout le monde s'affole et on quand dit banissement numéque et et on change de régime politique alors non l'idée est très précise et je vousire cette proposition pour que tout le monde l'entende bien lorsque l'état d'urgence est déclaré en application de la loi du 3 avril 19 55 il faut permettre au préfet de solliciter de solliciter soit pour une durée limitée la désactivation de certaines fonctionnalités des applications de réseaux sociaux notamment la géolocalisation ou le live c'est tout ceci étant indépendant de l'échange des communications écrites ou orales on rappelle bien en contexte émetier c'estàd vous pourrez continuer d'envoyer vos messages continuer de téléphoner très bien mais la diffusion de vidéos qui sont virales et qui finalement ont montré qu'elle ell crée un effet d'opportunité extrêmement fort il faut pouvoir le contrôler donc cette mesure elle est un peu elle est exceptionnelle elle doit rester d'ailleurs exceptionnelle mais elle est circonscrite bien évidemment il reste en déterminer parfaitement les conditions mais ça peut être un outil utile parmi les les autres réponses que vous attendez parce que vous avez rappelé un/ers était mineur sur les 50000metiers gabrielal doit faire des propositions dans les prochains jours justement sur cette délinquence des mineurs qu'est-ce que vous attendez est-ce que la réponse doit être pénale ou est-ce queelle doit être autre mais c'est une fois de plus a n d'avoir pour les magistrats un outil juridique beaucoup plus large un panel de mesures possible beaucoup plus large c'est ce qu'on dit dans le rapport et en par c'est ce que je dis en particulier sur des brass électroniques sur des placements en centre d'éducation fermée rapide pour pouvoir mettre fin à des situations donc il faut que les magistr par exemple sur l'excuse de minorité aujourd'hui elle est la règle est-ce que demain elle doit être l'extion demain elle peut elle peut évoluer éventuellement mais je rappelle que les magistrats peuvent sans s'en départir dès lors qu'il motiv les choses donc on a les il faut élargir le panel des outils juridiques après ne demandons pas au magistrat une fois de plus ce qu'on a demandé à l'école c'est-à-dire de palier l'éducation des parents l'absence d'éducation des parents ou la capacité de ne pas gérer en amont la situation on a un problème de fond à l'égard des mineurs on a un problème d'éducation au sens large du terme on a un problème de reprise de conscience de la responsabilité de chacun dans cette société de d'apprendre les choses je reviens sur le rapport qu'on a rendu sur l'éducation sur l'école et en particulier à laïcité où vous avez des professeurs qui nous ont dit qu' passait 30 % de leur temps à éduquer les enfants c'est pas leur boulot ils sont pas là pour ça et ben on a besoin de reprendre tout ça donc il y a un travail de fond de caractère social au sens général du terme pas vraiment au sens premier du terme qui doit être repris en main il y a urgence c'est l'école mais c'est la responsabilité parents ce sont les parents et c'est d'une manière générale la société qui doit réaffirmer ses valeurs merci Mathias à tout à l'heure à tout à l'heure on parlera d'un autre rapport de la commission des lois c'est sur la sécurité des ce sera à suivre évidemment dans le club très bon rapport des collègues une dernière question François n lu fait puisque c'est cet après-midi que le Conseil constitutionnel va se prononcer sur le référendum demandé par les républicains sur l'immigration est-ce que les républicains ils font pas un coup politique avec une démarche qui finalement a peu de chance d'aboutir faire un coup politique en tous les cas euh nous avons vécu une sonction de la du texte immigration qui a été bon elle été ce qu'elle est le Conseil cons déci ce qu'il voulait mais on sent bien aujourd'hui on le voit encore dans l'actualité qu'en matière migratoire on a besoin euh d'une politique qui soit cohérente et qui soit je dire complète et qui touche tous les domaines de l'immigration tant qu'on aura pas cela on y arrivera pas et il y a urgence l'idée c'est de pouvoir dire que les Français peuvent être consultés en matière migratoire donc nous avons lancé cette procédure nous verrons bien ce que va dire le Conseil constitutionnel P qui validera juridiquement euh je pense que ça a des chances d'aboutir après je ne suis pas le Conseil constitutionnel je respecte cette cette instance évidemment mais nous avons besoin sur cette matière- là je le redis éternellement de sortir du dogme et de regarder la situation en face notre situation n'est pas bonne ce qui a été voté dans le texte c'est déjà une avancée importante faut bien le dire mais c'est insuffisant tant qu'on n pas une stratégie globale nous n'y arriverons pas ce que vous avez évoqué en début de d'émission tout à l'heure sur le pacte asile européen VO la difficulté qu'il y a pour faire voter un texte qui qui traîne depuis 3 ou 4 ans quasiment devant le Parlement européen et encore on pourrait on pourrait discuter donc je pense que sur ce point comme sur d'autres on a besoin de cohérence de clarté de fermeté ce qui ne veut pas dire qu'on ne doit pas être juste merci François Noel buffet merci beaucoup d'avoir été notre invité dans 20 minutes dans le club des territoires on parlera donc donc de cet autre rapport de la commission des lois sur la sécurisation des Jeux Olympiques ce sera à suivre avec agè canill et la portepole du ministère de l'Intérieur camichz d'abord on accueille notre invité marine Tondelier nous rejoint