Aerospace as a driver of industrial upgrading and strategic sovereignty
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:22OuverteRéponse directe
Comment structurer le secteur spatial en Afrique ? Gouvernance, stratégie et partenariats.
- 13:10OuverteRéponse directe
Comment les solutions de connectivité soutiennent-elles la souveraineté des États et le développement industriel local ?
- 21:48OuverteRéponse directe
Comment mobiliser les atouts locaux au cœur du modèle économique pour une connectivité spatiale ?
- 26:50OuverteRéponse directe
Quelles synergies entre le numérique et le spatial, notamment en cybersécurité ?
- 31:52OuverteRéponse directe
Quels nouveaux partenariats, projets ou développements dans le secteur spatial ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:36M. Tidian WataraFait
« L’Angola figure parmi les cinq pays les plus avancés dans le domaine spatial et commercialise des produits et services spatiaux. »
Temps de parole
- ?100 %
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Mesdames et Messieurs, merci beaucoup. Euh, je suis le ministre français du Commerce extérieur et de l'Attractivité et je suis ici pour euh présenter et euh essayer d'organiser ce débat, si j'ai bien compris. Je vais donc essayer de faire mon devoir. Monsieur le Président du Conseil spatial africain , merci d'être présent. Monsieur le Président, euh, chers ambassadeurs, chefs d'entreprise, Monsieur le Président, euh, Madame, je vais vous présenter. C'est un grand plaisir pour moi d'animer aujourd'hui cette table ronde consacrée à l'espace, et plus particulièrement à la manière dont celui-ci peut contribuer à la souveraineté et au
développement industriel de l'Afrique. Nous sommes donc honorés, comme je l'ai dit, d'avoir parmi nous M. Tidian Watara, président du Conseil spatial africain et un informateur très précieux pour la France. M. Yaya Sila, PDG de la société ibérique SAH Analytics, une entreprise particulièrement réputée pour ses travaux dans le domaine de l'intelligence artificielle. M. Jean François Feres, PDG d'Elsat. [Il s'éclaircit la gorge] Euh, c'est une star de l'industrie française et de la science française. [halète] L'un des principaux opérateurs de télécommunications par satellite et enfin
Mme Lucy Lever, euh, PDG [rires] de Skynopi, Skynopi, Skynopi, Skynopi, pardon, Skynopi, une start-up française prometteuse qui innove avec un vaste réseau de stations terrestres et un partenariat solide ici au Kenya et nous nous sommes déjà rencontrés dans d'autres pays car vous êtes très dynamique. Cette entreprise est très dynamique. Je tiens à vous remercier tous d'avoir accepté notre invitation ; chacun d'entre vous apporte une perspective différente qui se complétera et nous aidera à construire une vision globale. Comme vous le savez, le secteur spatial est une priorité clé pour la France, qui est à la fois une puissance spatiale de longue date
et une nation à la pointe de l' innovation. Nous disposons d'un écosystème de recherche et d'entrepreneuriat très dynamique, couvrant l'ensemble de la chaîne de valeur. L'Afrique se trouve désormais au cœur de cette vision. La France a cherché à renforcer ses liens avec l’Afrique dans ce domaine stratégique en vue de construire des partenariats fondés sur la co-construction. Comme nous l'avons dit lors de ce sommet, c'est une idée centrale et la manière dont nous envisageons l'avenir ensemble : la co- construction et le renforcement de la coopération spatiale avec l'Afrique, son approfondissement, est l'une des priorités clés de notre
récente stratégie spatiale nationale. 2026 sera une année fortement axée sur l' espace. Nous approchons d'une étape majeure avec le sommet spatial international de Paris les 9 et 10 septembre 2026. Je dis cela pour ceux qui ne l'ont pas compris : vous pouvez venir, nous vous attendons et nous sommes clairement à un tournant du développement spatial africain avec des événements majeurs tels que la nouvelle conférence Space Africa, le marché des solutions spatiales africaines et maintenant l' African Space Expo. Tous ces aspects
soulignent le dynamisme de l' écosystème spatial africain et les avantages que l'Afrique peut tirer de l'industrie spatiale, tant en termes de capacités que d'applications. La France l'a compris très tôt. Nous avons organisé en octobre 2024 le premier séminaire africain spécial de l' Union africaine à Paris et à Turin. L' industrie française et le gouvernement soutiennent l'Agence spatiale africaine, inaugurée l'an dernier au Caire. Un expert technique international français a été mis à la disposition de l' agence, et ce, après la fin de
205. C'est pourquoi nous souhaitions prendre le temps d'aborder ce secteur aujourd'hui au sommet Africa Forward, car il s'agit d'un moment privilégié dans la relation entre l'Afrique et la France. Nous sommes ici, dans l'agora appelée Produce, et nous venons d'avoir un échange sur les nouvelles chaînes de valeur Afrique-France, au sein desquelles nous pensons que l'espace peut occuper toute sa place. Avant d’aborder les stratégies de partenariat qui nous permettront de produire et de construire conjointement des solutions spatiales pour nos deux continents, je voudrais donner la parole au président du Conseil spatial africain afin qu’il nous en dise plus sur la structuration du secteur spatial en
Afrique. Donc, Monsieur Watara, euh, Monsieur le président, je me souviens que vous avez été témoin au quotidien de l' émergence du secteur spatial en Afrique. Vous en êtes en fait l'un des principaux architectes, et donc, euh, comment le secteur spatial est-il structuré aujourd'hui en Afrique ? Quelle gouvernance, quelle stratégie, quels partenariats pour cette activité ? Pouvez- vous nous en dire le plus possible ? Autant que possible. Désolé. Merci. La parole est à vous. Merci. Merci beaucoup, Excellence. Euh, c'est avec un réel plaisir que je tiens à remercier les organisateurs,
euh, sous l'égide du gouvernement français. Si l'Agence spatiale africaine a été invitée aujourd'hui à ce forum crucial et important, c'est parce que les gouvernements et le peuple français pensent que nous avons un chemin à parcourir. Ceci étant dit, euh oui, nous tenons à remercier ce même gouvernement d'avoir accueilli le Conseil spatial africain, le premier pays à nous recevoir pendant près de deux semaines à Paris, afin de former et de mettre à jour les connaissances de certains de nos membres élus, pour préciser
que le Conseil spatial est un organe élu. Tous les fonctionnaires ont été élus par le chef du gouvernement et, deuxièmement, ils représentent le continent, et nous sommes un organisme très politisé. Notre rôle est de guider l'État membre et de mettre en œuvre ses décisions . L'Union africaine compte 55 membres, soit deux par région, cinq régions. Par conséquent , nous sommes la voix politique des États Mamba en matière spatiale. Cela étant dit, nous sommes également responsables de la stratégie de développement spatial sur le continent, c'est-à-dire de la mise en œuvre de la politique et de la stratégie spatiales africaines. C’est pourquoi nous sommes le guichet unique pour atteindre tous les pays africains. Pour répondre directement à votre question, je dirais que les activités spatiales se déroulent très bien sur ce continent. Tout a commencé il y a 50 ans par des travaux de recherche et de développement . Il s'agissait simplement d'une affaire de chercheurs. Ensuite, cela se traduit par des demandes adressées à certaines institutions.
Aujourd'hui, l'espace est partout et nous ne voulons pas nous arrêter là. Nous voulons couvrir les trois grands segments suivants : les stations au sol spatiales (ou infrastructures au sol), les
infrastructures spatiales, puis les applications en aval. L' Afrique veut être présente partout, car elle est un eldorado pour le secteur spatial. Tout doit se faire sur ce continent. L' espace n'est pas une fin en soi pour nous ; il sera un mécanisme et un moyen pour nous d'atteindre notre développement socio-économique et d' accroître la sécurité de nos populations et de nos territoires. C’est pourquoi les quatre zones de l’espace nous intéressent. Observation de la Terre, satellite, télécommunications par satellite, navigation et positionnement,
astronomie et sciences spatiales proprement dites. Aujourd'hui, ce que je veux dire à tout le monde, c'est que l'Afrique n'est pas seulement prête, mais qu'elle y est déjà. Travaillons ensemble. Travaillons ensemble pour construire l' infrastructure. Ces 5 ou 10 dernières années, on nous a parlé de Cuba. C'était nécessaire. C'est une méthode de formation . Mais aujourd'hui, l'Afrique veut un vrai satellite. Une véritable infrastructure est essentielle. Prenons l'exemple de l'Angola : ce pays n'a pas débuté avec des projets spatiaux. Aujourd'hui, l'Angola figure parmi les cinq pays les plus avancés dans le
domaine spatial et commercialise des produits et services spatiaux. C'est un modèle que les pays africains envisagent pour renouer avec la connectivité. Notre continent s'étend sur 30 millions de kilomètres carrés et compte 1,3 milliard d' habitants, un chiffre qui atteindra 2 milliards en 2050. Les infrastructures traditionnelles ne peuvent pas atteindre les zones reculées pour des raisons géographiques, sécuritaires, etc. L'espace représente une opportunité pour nous d'atteindre les villages les plus isolés du continent.
La communication par satellite offre la possibilité d'améliorer la connectivité sur les derniers kilomètres, et c'est déjà le cas avec le dispositif D2D qui assure une transmission directe entre le satellite et votre mobile. C’est pourquoi nous invitons nos collègues et partenaires des télécommunications traditionnelles à réfléchir à deux choses. Comment moderniser leur modèle commercial en utilisant les communications par satellite et comment innover dans leurs méthodes de travail, car l' Afrique n'attendra pas. Vous voyez, nous avons 23 pays. Nous sommes au Kenya. Voici un exemple typique. Je suis heureux et honoré
de voir mon frère, le brigadier, PDG de l' Agence spatiale kényane. La situation est explosive au Kenya, dans le secteur spatial. Les gens arrivent. Ce n'est qu'un exemple. Vous avez vu l'exemple de Sineagal Kivoir, mon pays natal. Nous avons créé notre agence spatiale. Elle est mise en place car nous la considérons comme une infrastructure de développement essentielle . Avec la France, nous sommes plus qu'optimistes . Pourquoi? J'ai travaillé personnellement avec Medafi et nous avons vu tout l' écosystème français.
Je réclame une chose, et il y a trois ans, j'ai dit pour la première fois que la franco venait d'où venait une seule observation : la France est l'un des pays avec les entreprises privées les plus puissantes au monde, mais les pays francophones sont derrière ce paradigme. Cela nous offre l' opportunité de remodeler, de redéfinir la coopération avec nos amis africains en utilisant l' espace comme plateforme et opportunité. Je m'arrête ici. L'espace sur le continent est fantastique. Formons nos
jeunes. Créons la masse critique de capital humain et nous y arriverons. Mais nous ne serons pas seuls. Inspirons-nous des meilleures pratiques françaises. Évitons ce que nos amis nous conseilleraient d'éviter car cela a échoué, car c'est cela la coopération, et bâtissons sur les réussites. Excellence, je m'arrêterai ici. J'ai beaucoup à dire, mais je veux laisser la parole aux autres. Oui, mais merci Monsieur le Président. Je vous redonne la parole. Vous pouvez penser à ce que vous voulez dire, mais j'ai entendu ce que vous avez dit à propos de la dynamique nécessaire pour repenser le partenariat entre la France et l'Afrique sur la question du
développement spatial futur. Et j'ai entendu dire que vous êtes le président d'ATF, qui distribue des solutions de connectivité dans le monde entier. Comment ces solutions permettent-elles aux États de garantir leur souveraineté et comment pouvez-vous vous assurer qu'elles soutiennent le développement industriel local ? Car c'est aussi le point crucial : il ne s'agit pas seulement de développer l' emploi et la croissance dans les pays. [Il s'éclaircit la gorge.] Et que répondez-vous à ce que disait le président ?
Oh, merci beaucoup. Euh, tout d'abord , permettez-moi de vous dire que ce que disait le Président est une véritable musique à mes oreilles. [Rires] C'est de la bonne musique à mes oreilles. Quelques mots sur qui nous sommes et ce que nous faisons à l'UT, puis je parlerai de l'Afrique et de ma conviction profonde que l' espace se trouve à un tournant décisif. L'espace est un domaine technologique et un secteur du monde qui deviendra de plus en plus important, non seulement pour l'Afrique, mais pour le monde entier. Chez Utelsat, nous exploitons des satellites depuis plus de 47 ans. Au début, nous exploitions ces gros oiseaux appelés
géosatellites, qui servent à diffuser des signaux de télévision et qui diffusent encore des signaux de télévision. D'ailleurs, cela représente encore la moitié de notre activité. Nous sommes très présents en Afrique grâce à un satellite tout récent qui diffuse de nombreux signaux de télévision au-dessus du continent, notamment au Kenya. Euh, parmi nos gros clients, on trouve des chaînes de magasins en Afrique et bien d'autres. Euh, c'est le travail historique d' Utelsat. Puis, dans les années 2000, nous avons commencé à utiliser ces satellites géostationnaires pour fournir une connectivité, euh, un accès à Internet par exemple. Cela
fonctionne très bien. Le principe est le même pour la télévision et la diffusion, avec, disons, une parabole limitée : vous pointez vers le satellite, vous pouvez avoir accès à Internet. Le seul inconvénient de cette connectivité géocathéter est ce que nous appelons la latence. Permettez-moi de vous expliquer brièvement. Lorsque vous effectuez une requête Google, celle-ci monte vers le satellite, descend vers Google, Google répond, retourne vers le satellite, et redescend quatre fois 36 000 kilomètres à la vitesse de la lumière (soit 0,6 seconde), ce qui convient parfaitement aux usages classiques (courriel, navigation web,
visionnage de vidéos), mais pas à une utilisation en temps réel. Euh, pas adapté au temps réel. Pour cette raison, Telsat a acheté et fusionné avec une constellation en orbite basse appelée OneWeb Here. Il s'agit d'un objet très différent . Cela représente 650 satellites. Donc pas de sites cubiques, Monsieur le Président. Ils sont beaucoup plus grands que cela, mais plus petits que des satellites doubles, et ils fournissent ces 650 satellites. elles volent à des milliers de kilomètres d'altitude, beaucoup plus près de la Terre, et elles fournissent des services de télécommunications à très haut débit avec une faible latence. Ici, tous les usages sont donc possibles. Donc, c'est quelques centaines de mégabits par seconde et une faible latence de 60 à 70
millisecondes. Toutes les utilisations sont possibles, y compris en temps réel. Les entreprises apprécient beaucoup cela, car pour les applications en temps réel utilisant le cloud et l'IA, il s'agit de notre nouvelle constellation. On me demande souvent : « Mais quand allez-vous lancer ces satellites ? » Non, ils sont déjà en vol. Notre constellation est opérationnelle dès maintenant. Et permettez-moi maintenant de parler de l' Afrique. Oui, c'est une formidable opportunité pour l' Afrique, car nous sommes présents partout où les opérateurs de télécommunications classiques ne le sont pas, que ce soit avec une infrastructure de fibre optique fixe, une infrastructure de cuivre fixe, un câble ou même le
mobile, car nous savons à quel point c'est coûteux. J'ai passé 30 ans de plus dans le secteur des télécommunications classiques. Je sais combien il est coûteux de déployer un réseau mobile et que parfois, cela n'a même pas de sens . C'est là toute la beauté du satellite et, en Afrique, deux aspects essentiels de notre activité : un véritable partenariat avec l'Afrique. Vous disiez, Monsieur le Président, que la fourniture de ce type de services ne se limite pas aux satellites et à l'espace ; ces satellites communiquent également avec la Terre. Pour que ces 650 satellites soient opérationnels, nous avons besoin sur Terre de 41 stations terrestres.
Ces stations sont équipées de 8 à 12 antennes assez grandes, et nous en avons quelques-unes en Afrique. C'est absolument nécessaire pour couvrir non seulement le continent, mais aussi les océans qui l'entourent. Nous sommes également très fiers d'annoncer que deux autres stations sont en construction avec Sagal, en collaboration avec nos amis et partenaires de Sonatel, qui nous aident à les construire et à les exploiter à l' avenir. Il s'agit d'une station SNP de 12 antennes, et nous en avons une autre en construction actuellement dans un pays voisin, la Tanzanie. Ce service sera assuré ici par notre partenaire télécom. Et bien
sûr, cela représente beaucoup de technologie, beaucoup de travail et beaucoup d' activités commerciales que nous fournissons à l' Afrique. Il existe également un certain nombre de points d'accès (nous ne voulons pas entrer dans les détails techniques), situés dans plusieurs pays que je ne nommerai pas, mais l'Afrique du Sud en fait partie. D' autres pays seront connectés. De toute façon, d'ici la fin de cette année (2026), nous aurons une couverture à 100 % en Afrique, et pas seulement en Afrique, mais aussi sur les mers et les océans à travers l'Afrique, afin de pouvoir offrir ce que nous appelons la mobilité. Donc, les bateaux et les avions, car nos satellites
ne couvrent pas seulement la terre, mais ils couvrent tout. Et enfin, dernière chose que je souhaite expliquer, c'est que nous sommes engagés depuis un certain temps avec un certain nombre de partenaires en Afrique, notamment en RDC, en Côte d'Ivoire et dans plusieurs autres pays africains. Nous avons mis en place, grâce à un financement européen, une sorte de « bulle Wi-Fi », comme nous l'appelons . Il s'agit donc d'une antenne qui utilise l'un de nos satellites équipés de panneaux solaires et qui possède également
un équipement Wi-Fi capable de créer une zone de couverture Wi-Fi dans un village. C'est très important. Nous sommes en contact au moment même où nous parlons. Nous estimons à environ 1,3 million le nombre de personnes en Afrique, un peu moins, mais entre 8 et 9 000 villages. Ce système est totalement autonome et entièrement géré par des partenaires locaux. Quand je dis local, je parle du village où nous avons désigné une personne qui veille à ce que l' équipement dans lequel nous avons investi soit correctement géré et maintenu en bon état de fonctionnement. C'est absolument essentiel pour assurer une connectivité durable à l'
Afrique. Ce système est autonome : il ne nécessite pas d'énergie grâce à un panneau solaire et une batterie, ni de réseau de télécommunications classique puisqu'il utilise nos satellites. C'est, je pense, une démonstration de ce dont nous sommes capables . Nous voulons aller plus loin grâce à de nombreux partenaires et à la Commission européenne. Nous allons connecter plus de 2 millions d'habitants et nous nous associons également à de grands opérateurs de télécommunications pour aller plus vite et atteindre plus de personnes, car nous croyons au satellite. C'est pourquoi je disais, Monsieur le Président, que c'est une véritable musique à mes oreilles : nous croyons fermement au satellite, et particulièrement en Afrique. Merci beaucoup, Jean. Alors, si vous voulez écouter plus de
musique, je peux peut-être demander à euh Lucy euh pour Skynop Skynop, désolé. Euh, et la nouvelle offre spatiale, euh, il est nécessaire euh de mobiliser les atouts locaux euh, au cœur de votre modèle économique, et c'est au service d'une connectivité spéciale. Vous allez nous expliquer comment vous travaillez avec les autorités locales afin de garantir que vos activités soutiennent l'industrie locale et son développement, et quel rôle joue le marché africain sur le marché mondial. Vous pouvez continuer à jouer de la musique.
Oui, je l'espère. Nous avons terminé. Merci, Monsieur le Ministre. Je suis très heureux que nous ayons pu être invités à cette table ronde. Euh, donc je représente Skynopy. Euh, nous sommes ce que nous appelons une station terrestre en tant que service. Donc, habituellement, dans le domaine spatial, nous nous concentrons souvent sur le segment du lancement, mais celui-ci a bien sûr été perturbé ces dernières années. Même chose pour les satellites, ce qui est assez intéressant bien sûr, et de nombreux pays émergents accélèrent leur développement et produisent de plus en plus de satellites avec des charges utiles très diverses. Mais le dernier pilier qui n'a pas encore été perturbé, euh, c'est essentiellement le segment sol de la station au sol. En gros, qu'est-ce qui relie les satellites
à la Terre ? Il existe bien sûr différents types de satellites. Il peut donc s'agir d'un satellite d'observation. Il peut également s'agir d'un satellite de communication. Mais en gros, le marché, euh, du côté de l'observation, euh, je dirais, demande ce que nous appelons une faible latence, ce qui signifie que lorsque vous chargez un satellite d' acquérir une image dans une zone spécifique, vous devez obtenir cette image immédiatement ou dans quelques minutes. Et si vous ne disposez pas d' infrastructures, c'est-à-dire d' infrastructures de stations au sol si denses, si distribuées, si fédérées, vous ne pouvez pas atteindre cet objectif. Heureusement pour nous, nous avons en fait promu ce
modèle commercial et cette technologie auprès d'opérateurs commerciaux internationaux et d' institutions gouvernementales. Euh, nous travaillons avec Airbus Defense dans le domaine spatial, qui nous soutient bien sûr depuis le début, car ils sont, vous savez, impliqués dans cette démarche de réduction de la latence. Bien sûr, nous avons des partenaires de stations au sol pour intégrer et intégrer de plus en plus de stations au sol à notre réseau. Donc, à savoir, bien sûr, l'agence spatiale kényane, nous sommes ici, et bien sûr, je vous remercie beaucoup pour le travail accompli. Nous pouvons également
mentionner Utelat, avec qui nous collaborons depuis l'année dernière. Nous travaillons ensemble sur cet important projet visant à partager les infrastructures existantes qui pourraient être utilisées et vendues à des opérateurs commerciaux autres que les opérateurs habituels du secteur Utelat. Ce que je veux expliquer, c'est que lorsqu'on parle de la nouvelle économie spatiale et de ses bouleversements, il ne s'agit pas seulement de technologie, mais aussi de comprendre précisément tous les besoins, et en fait, tous les besoins de l'économie spatiale. Il s'agit réellement d'
accéder à l'espace et, surtout, d' accéder aux données. L' accès aux données implique donc de trouver un moyen de ne pas se contenter d' investir dans une infrastructure très lourde qui ne pourrait potentiellement pas être utilisée à 100 %. Elle utilise une technologie qui pourrait être partagée. Voilà donc ce que nous faisons chez Scannopy. En gros, nous nous connectons à des stations terrestres existantes qui sont sous-utilisées ou qui pourraient du moins être davantage utilisées avec plus de satellites, et nous partageons cette infrastructure dans le monde entier avec nos partenaires. Nous déployons donc environ 10 stations au sol par an, ce qui signifie qu'actuellement nous offrons une latence d'environ
20 minutes et que d'ici 2028, nous serons en mesure de produire des données quasi en temps réel. Nos partenaires sur le continent africain l'ont bien compris et ils sont très en avance sur ce projet. En fait, ils l'ont compris dès le début. Ma première visite sur le continent africain remonte à un an, à l'occasion de la conférence New Space Africa. Lors de cette conférence, les agences spatiales recherchaient déjà ce type de concepts. J'apprécie donc vraiment que nous puissions être ici un an plus tard pour expliquer ce que nous avons accompli. Bien sûr, euh, grâce à nos partenaires ici au Kenya, mais bien sûr je pense aussi à tous les partenaires de la région avec lesquels nous avançons. Nous souhaitons nous assurer de pouvoir
fédérer cet écosystème de stations au sol et, bien sûr, le fournir à tous les programmes pour lesquels de nombreuses espèces ont été lancées . Merci beaucoup Lucy. Peut-être les derniers mots pour euh Yaya et ACA ah l' analyse. Quel est votre point de vue sur le développement conjoint de ces activités de pointe avec des partenaires africains ? Vous développez une intelligence artificielle spéciale, notamment dans le domaine de la cybersécurité. Quelles synergies voyez-vous entre le secteur numérique et le secteur spatial ? Merci beaucoup, Excellence. Euh, c'est
une très bonne question. J'aimerais commencer par développer la stratégie analytique de S. Nous avons créé l'entreprise en 2019 et nous travaillons avec le gouvernement dans les domaines de la numérisation, de la sécurité et également pour de nombreuses applications utilisant l' IA. C’est grâce à cela que nous avons pu gérer la pandémie de COVID-19. Mais ce que nous avons fait, c'est concentrer notre première stratégie sur la formation des jeunes,
et pour cela, nous avons envoyé toutes ces personnes sur un projet concret, un projet pratique utilisant plusieurs technologies en termes d'algorithmes mathématiques et mettant en œuvre des cas très réels de cybersécurité. En ce qui concerne le domaine spatial, nous poursuivons notre stratégie en matière de formation en mettant également en place un partenariat à cet effet. Nous commençons par investir dans une entreprise française afin d'acquérir des
technologies, et c'est l'un des points les plus importants. Les partenariats sont extrêmement importants et stratégiques. Deuxièmement, nous avons utilisé des partenaires comme Business France pour établir une filiale en France et pour mettre en place notre département de recherche et développement. Aujourd'hui, ce département est composé de médecins et d'ingénieurs spécialisés dans le traitement d'images satellitaires, notamment par l'imagerie électromagnétique, pour l'observation de la santé.
Nous poursuivons ce partenariat en contactant l' agence spatiale Mellier et l'université Pew afin de continuer à former les étudiants et de répondre aux besoins essentiels de l' Afrique grâce à cette formation. Nous sommes un partenaire de confiance pour le gouvernement et, à ce titre, nous collaborons avec plusieurs partenaires auxquels nous recommandons des solutions. Dans le cas de Codivore, en tant qu'analystes, nous prendrons la décision, par exemple, de lancer
le programme Crysat uniquement à des fins de formation, mais le gouvernement a une stratégie. Nous leur recommandons de suivre les directives du président et d' aller dans la même direction, par exemple avec l' Angola. Et le plus important, c'est de résumer, compte tenu du retard, que nous avons d'abord la formation, puis l'investissement dans une entreprise étrangère. Dans le cadre d'un partenariat, nous investissons dans une entreprise française et nous nous approvisionnons également auprès d' entreprises étrangères, comme une entreprise française, pour obtenir toutes les technologies. Car la souveraineté, et notamment la formation, est le premier élément de la souveraineté. Le deuxième volet des souverainetés est le partage des technologies. Si vous ne vous attaquez pas à ce problème, je pense que l' Afrique n'aura pas besoin de vous. Le plus important pour moi aujourd'hui, ce sont les médecins formés en France. Je mets tout en œuvre dans le cadre de Codivir. Nous avons beaucoup de nounous comme celle-ci en Afrique. Aujourd'hui, le
partenariat représente un nouvel écart. Il est très important de travailler en étroite collaboration avec l'entreprise locale et d'établir un partenariat solide pour aborder ce grand projet en matière de satellites, car aujourd'hui, en termes de solutions satellitaires, El Dorado est en Afrique, je peux le garantir. Merci beaucoup. Peut-être que vous trois pourriez nous dire ce qui se passe dans le tuyau. Vous avez de nouveaux partenariats, de nouveaux projets, de nouveaux développements, oui, en trois mots.
Non, non, le président aimerait tirer une conclusion. D'accord . Donc euh, du côté… euh, tout d'abord… euh, encore une fois, je veux dire que vous avez compris que pour nous, la stratégie de croissance est notre constellation de bits inférieurs. Il s'agit d'une croissance énorme. Nous constatons une croissance de 60 % de vos revenus commerciaux. L'Afrique en fait partie. C'est une constellation souveraine. Il s'agit d'une société à capitaux européens et indiens, dotée d'une gouvernance très solide et d'une structure souveraine. Il y aura deux constellations américaines, euh probablement une constellation chinoise. C'est également une carte très importante pour nous. Nous avons de nombreux projets en Afrique . Nous ne
vendons nos services que par l'intermédiaire de partenaires. Nous ne vendons pas directement. Et ces partenaires ne se contentent pas d'acheter et de revendre. Ils ont la possibilité de s'interconnecter et d'ajouter leur propre valeur ajoutée. Nous prévoyons donc d'ouvrir davantage de pays en Afrique et de finaliser nos deux champs d'antennes en Tanzanie et au Sinaï, afin que d'ici fin 2026, 100 % de l'Afrique soit couverte. L'Afrique en avant est le séminaire. Nous sommes donc ravis, très fiers et désireux de servir l'Afrique. Notre porte est ouverte car plus nous avons de partenaires, plus nous avons de solutions et de portefeuilles à proposer à nos clients pour être plus efficaces, et le gouvernement nous menace
parce que nous sommes une entreprise locale. Nous sommes face à face avec eux à chaque fois. Bonjour, je vous adresse ce message afin de contacter des partenaires locaux pour nous développer ensemble. Voici un message important que je vous adresse. J'espère que tout le monde a entendu le message. Lucy, quel est ton message ? Mon message est donc le suivant : l'économie spatiale est en plein essor. Bien sûr, tout le monde à cet étage le sait. Euh, ça s'accélère vraiment et le fait est que nous devons nous appuyer sur une infrastructure qui peut être partagée, qui peut connecter de nouveaux satellites, des satellites existants et les pays qui souhaitent accéder à l'espace et qui ont besoin de cette
porte d'entrée, nous devons les aider. Comme je l'ai mentionné, nous intégrons 10 nouvelles stations GRASH par an, ce qui signifie une par mois. Et bien sûr, nous avons de nombreuses opportunités sur ces continents. Vous savez tous que le continent africain est très important en termes de géographie, sans parler du fait qu'il est à la croisée des chemins avec tous les conflits. Donc, la collecte de données est vraiment très importante pour suivre ce qui se passe dans le monde. Nous nous concentrons vraiment sur cela et nous avons de nombreuses opportunités au sein des agences spatiales de la région. Merci beaucoup. Je viens donc aux remerciements. Je vais voir le
président. Euh, quelle est votre idée ? Quelles recommandations feriez-vous après cette table ronde ? Euh euh sur la manière dont nous pouvons faire des choix pour améliorer, approfondir et renforcer les partenariats entre l'Afrique et la France sur cette question stratégique de l' avenir spatial. Euh, merci merci. Merci Monsieur le Président. Excellence, la première chose à faire est de poursuivre sur la voie que vous empruntez actuellement. Et mes amis, ceux qui me connaissent savent que je suis très direct, parfois même pas diplomatiquement ou politiquement correct. Mais la France fait ce qu'il faut : la cocréation.
Depuis notre élection jusqu'à aujourd'hui, toutes les idées viennent de nous, et nos collègues et partenaires français nous soutiennent. C'est ce qui est intéressant, et c'est ce que dit le président Macron : l'équité et le respect. Si l'on commence ainsi, on construit une relation durable. Deuxièmement, concernant notre venue dans ce pays, je suis d'accord avec vous. Merci Excellence. Venir sur ce continent, ce n'est pas penser aux risques, c'est penser aux opportunités. Oui, tout est à faire. Nous devons gérer nos ressources naturelles, nous devons gérer notre urbanisation et les
problématiques des grandes villes. Nous devons gérer notre eau. Nous devons assurer la médiation de nos océans. Premièrement, nous devons bien nous connecter et tirer parti des produits et services dérivés de la connectivité du cycle satellitaire. La navigation par positionnement global est omniprésente dans l'agriculture, notamment pour les processus agricoles précis comme l'irrigation, etc. Vous voyez, elle regorge d' opportunités. Voilà pourquoi j'affirme que l' Afrique est le terrain qui s'ouvre à ce partenariat. Je souhaite m'adresser aux entreprises et aux services publics français. L’Agence spatiale africaine,
au nom du continent et conformément à sa politique et à sa stratégie, a mis en place deux forums. Le nouveau forum spatial africain, en partenariat avec Space in Africa, est la conférence classique où les gens viennent présenter des communications, échanger, etc. Mais nous avons créé une autre plateforme qui change la dynamique sur ce continent. C'est ce que nous appelons l'exposition spatiale africaine. Il s'agit d' un forum purement axé sur le marché. Vous venez avec vos produits et services. Vous avez les utilisateurs finaux. Vous avez les investisseurs que vous avez au quotidien. Il s'agit de reproduire la
bourgeoisie pour reproduire le salon aéronautique de Dubaï. Nous souhaitons que les entreprises privées africaines soient visibles et en contact avec toutes les communautés privées du monde entier. Comme cela se passera à Abij, en France, vous n'aurez pas d'autre choix que de venir. Votre présence est obligatoire. En résumé, la coopération que nous menons avec la France en est un exemple typique. Ce continent regorge de projets pour le secteur spatial. Mais notre relation avec la France est unique. Il s'agit d'une coopération de longue date et nous sommes condamnés à utiliser l' espace pour aller de l'avant. Il n'y a pas le choix. Ce qui se passe sur ce
continent a des répercussions sur l'Europe. La France est l' un des leaders dans le domaine spatial. Que pouvons-nous faire ensemble ? Les entreprises privées ne se concentrent pas sur les risques, mais sur les opportunités avec vous. Sans toi, cela arrivera. Pourquoi ne viens-tu pas ? Parce que vous êtes les premiers à nous avoir soutenus et aidés à sensibiliser le public . Ne disparaissez pas en cours de route, car ce voyage sera fructueux. Merci beaucoup. Merci beaucoup, Monsieur le Président. Je pense que le message est très clair. Nous avons neuf minutes, c'est trop long. Je ne tirerai donc aucune conclusion. Je pense que ce que vous avez dit, et surtout ce qu'a dit le président, est amplement
suffisant. Merci beaucoup.