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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 12 octobre 2020 20 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprises

L'invité de Bourdin Direct : Aurélien Rousseau - 12/10

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Quel est ce matin le taux d'occupation des malades Covid dans les services de réanimation des hôpitaux d'Ile-de-France ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Combien de structures en Ile-de-France l'aère ?

  • 3:25OuverteRéponse directe

    Que va-t-il se passer dans les 15 jours dans les hôpitaux ?

  • 5:20RelanceRéponse partielle

    Pourquoi tant tester alors qu'on tarde à obtenir les résultats ?

  • 6:42OuverteRéponse directe

    De nouvelles mesures de privation de liberté doivent-elles être prises ?

  • 8:35OuverteRéponse directe

    Vous préparez un possible reconfinement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23InvitéChiffre
    « ce matin on a en réanimation 474 malades »
  • 0:27InvitéChiffre
    « on a passé les 42% d'occupation »
  • 0:41InvitéChiffre
    « on en a 672 dans les lits de soins de suite et de réadaptation »
  • 1:31InvitéChiffre
    « aujourd'hui à Paris chez les 20-30 ans on a plus de 800 cas positifs pour 100 000 »
  • 1:38InvitéChiffre
    « le seuil d'alerte c'est 50 »
  • 1:55InvitéChiffre
    « 17% des tests reviennent positifs »
  • 2:18InvitéChiffre
    « aujourd'hui on est encore 1 ou 2 ans au dessus du chiffre qu'on avait au printemps »
  • 2:35InvitéFait
    « la durée moyenne de séjour des patients en réanimation elle est la même que ce qu'elle était au moment du pic tout début avril »
  • 2:56InvitéChiffre
    « aujourd'hui il y a 200 structures qui sont mobilisées »
  • 5:05InvitéChiffre
    « jeudi, vendredi, samedi on a eu 6000 nouveaux cas en Ile-de-France »
  • 5:15InvitéChiffre
    « on estime que c'est entre 2 et 5% le nombre de nouveaux cas graves à partir des contaminations »
  • 6:23InvitéChiffre
    « vendredi c'était 18 décès en Ile-de-France »
  • 10:47InvitéFait
    « on a commencé à déployer des tests antigéniques »
  • 10:59InvitéChiffre
    « on en a déployé 100 000 en Ile-de-France »
  • 11:10InvitéChiffre
    « en PCR plus de 253 000 tests »

Temps de parole

  • Invité74 %
  • Présentateur26 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

RMC Bourdin Direct Jean-Jacques Bourdin Aurélien Rousseau, bonjour Merci d'être avec nous, directeur de l'agence régionale de santé d'Ile-de-France le patron de la santé en Ile-de-France Ma première question sera directe Quel est ce matin le taux d'occupation des malades Covid dans les services de réanimation des hôpitaux d'Ile-de-France ?

0:23
Invité

Écoutez, ce matin on a en réanimation 474 malades ça veut dire qu'on a passé les 42% d'occupation Plus de 42% ?

Plus de 42% mais ce qu'il faut dire aussi par rapport à cet épisode-là par rapport à la première vague c'est qu'on a dans le même temps plus de 1480 personnes dans les lits d'hospitalisation conventionnels on en a 672 dans les lits de soins de suite et de réadaptation et presque une centaine en psychiatrie c'est pour ça que j'ai employé l'image pas pour le plaisir de faire une métaphore maritime d'une grande marée quelque chose qui va doucement Elle arrive mais qui arrive et qui est très large et comme dans les grandes marées quelquefois on pense qu'on a le temps et en fait à la fin il y a une course contre la montre et on est à ce moment-là dans lequel on s'engage dans cette course contre la montre

1:10
Présentateur

Là, on s'engage dans une course contre la montre pour ne pas être submergé par cette grande marée c'est ce que vous nous dites ce matin ?

1:18
Invité

Oui absolument parce que ces personnes-là elles vont se dégrader et puis simultanément on a des taux et des résultats d'incidence et de positivité donc on a par exemple aujourd'hui à Paris chez les 20-30 ans on a plus de 800 cas positifs pour 100 000 le seuil d'alerte c'est 50 et surtout depuis 3 jours et c'est là l'alerte qu'on fait ces chiffres augmentent très rapidement chez les personnes âgées ça veut dire qu'il y a du passage entre les générations et c'est ça qui est notre préoccupation majeure et dernier chiffre sans en abuser 17% des tests reviennent positifs c'est un chiffre qu'on n'avait jamais atteint

2:02
Présentateur

17% des tests sont positifs bon on ne l'avait jamais atteint aussi parce qu'on était moins testés absolument mais les patients en réanimation ont en moyenne le même âge que ceux qui étaient en réanimation au printemps

2:18
Invité

aujourd'hui on est encore 1 ou 2 ans au dessus du chiffre qu'on avait au printemps mais tout converge pour se dire qu'en fait on va avoir à peu près les mêmes critères et notamment pendant quelques semaines moi y compris on pensait que la durée moyenne de séjour serait un peu plus courte et en fait aujourd'hui la durée moyenne de séjour des patients en réanimation elle est la même que ce qu'elle était au moment du pic tout début avril oui

2:41
Présentateur

je lis l'un de vos derniers tweets je le lis ce qui va se passer dans les 15 jours dans les hôpitaux est écrit vous savez ce qui va se passer dans les 15 jours dans les hôpitaux en Ile-de-France combien d'hôpitaux en Ile-de-France l'aère ? combien de structures ?

2:56
Invité

aujourd'hui il y a 200 structures qui sont mobilisées moi deux fois par semaine on fait une conférence téléphonique avec tous les patrons médicaux et administratifs de ces hôpitaux pour se préparer c'est avec eux qu'on a déclenché jeudi dernier le plan blanc et quand je dis que c'est écrit parce que cette épidémie elle apprend la modestie parce qu'il y a plein d'incertitudes il y a des trucs sur lesquels on s'est planté il n'y a pas de doute là-dessus mais ça on sait ce qui va se passer dans les 15 prochains jours donc dans les 15 prochains jours la marée sera là

3:25
Présentateur

que va-t-il se passer ?

3:27
Invité

nous aujourd'hui on se prépare on sait qu'on va avoir plus de cas graves donc on se prépare ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'on a demandé aux hôpitaux d'activer tous leurs dispositifs de crise et d'avoir ils ont tous les leviers pour mobiliser les personnels notamment c'est un sujet extrêmement lourd c'est lourd pourquoi ?

c'est lourd parce que ça va passer par de la déprogrammation ce mot il fait un peu techno déprogrammation c'est très concret vous aviez une opération une prothèse de la hanche qui était prévue peut-être même qu'elle était déjà prévue en avril on risque de devoir la reporter une nouvelle fois donc pour les patients c'est très clair ce que c'est la déprogrammation et pour les soignants c'est aussi certains d'entre eux leur demandaient de repousser leur congé

4:11
Présentateur

vous avez commencé à le faire ?

4:13
Invité

les hôpitaux s'organisent et oui ça commençait à être fait dans certains hôpitaux en effet

4:18
Présentateur

donc rappel de personnel en congé ou demande au personnel de reporter les congés de la Toussaint par exemple je vais revenir sur toutes les mesures sur toutes les mesures puisque vous en fait nous sommes en état d'alerte ce matin c'est ce que vous dites en Ile-de-France

4:35
Invité

oui on est au sens propre en état d'alerte maximal et peut-être peut-être je le prends en partie pour moi peut-être qu'on n'a pas suffisamment dit ce que ça signifiait et il y a un point qui est sûr en fait c'est vrai le virus circule et il a beaucoup circulé chez des personnes jeunes donc avec peu de cas graves mais c'est une histoire c'est mécanique plus il y a de gens contaminés plus une partie d'entre eux vont faire des formes graves jeudi, vendredi, samedi on a eu 6000 nouveaux cas en Ile-de-France on estime que c'est entre 2 et 5% le nombre de nouveaux cas graves à partir des contaminations donc ça veut dire que c'est sans doute jusqu'à 300 personnes par jour dans quelques jours qui vont arriver dans les hôpitaux d'Ile-de-France

5:20
Présentateur

mais il y a une forte donc augmentation du nombre de cas mais il n'y a pas une forte augmentation du nombre de décès pourquoi ?

5:28
Invité

aujourd'hui on est sur une situation qui est toujours un peu difficile à expliquer ce qui se passe à l'hôpital c'est ce qui s'est passé il y a 3 semaines en termes de contamination il y a 3 semaines en termes de contamination on était sur un plateau un plateau montant légèrement montant et donc aujourd'hui le nombre de cas à l'hôpital et donc le nombre de décès il augmente doucement même si hier par exemple on a pris quand même une quinzaine en soldes de patients en réanimation et ce qu'on sait c'est pour ça encore une fois que je dis que c'est écrit c'est que

6:01
Présentateur

plus 15

6:01
Invité

plus 15 hier et on sait que la situation depuis 3 jours avec des contaminations qui se sont nettement accélérées va faire mécaniquement il n'y a pas c'est pas une modélisation mécaniquement il va y avoir de plus en plus de patients en réanimation

6:15
Présentateur

et donc de plus en plus de décès

6:17
Invité

absolument mais les décès par ailleurs c'est vrai qu'on les voit peu mais vendredi c'était 18 décès en Ile-de-France c'est 18 personnes qui sont mortes du Covid ça et ce week-end ce week-end je n'ai pas encore les chiffres et je fais toujours attention le plus possible à donner les chiffres quand je les ai donc on fait le point on fait le point tous les jours et on adapte tous les jours en fonction de ce qu'on apprend

6:41
Présentateur

alors est-ce que de nouvelles mesures de privation de liberté doivent être prises moi je pense d'abord

6:47
Invité

et je vais répondre à votre question je pense d'abord que peut-être qu'on doit encore progresser pour comprendre qu'on a ça entre les mains quand même ce week-end alors racontez-moi ce week-end je passais dans le 19ème autour de chez moi et je voyais des gens en terrasse à tabler alors c'était sans doute un restaurant ils avaient le droit d'être là le droit administrativement parlant je suis allé parler à deux trois d'entre eux et j'ai eu cette réponse à deux reprises qui m'a un peu je dois dire un peu étonné on m'a dit mais si c'était vraiment dangereux le gouvernement l'aurait interdit et je dois dire que de ce point de vue-là il me semble que pourtant c'est clair c'est aussi une partie de responsabilité individuelle il faut qu'on comprenne que plus on se contamine même si on est jeune même si on est en bonne santé plus le risque de toucher des personnes qui elles sont fragiles augmente

7:39
Présentateur

alors vous rencontrez le conseil scientifique tout à l'heure vous allez faire des recommandations évidemment au gouvernement le conseil scientifique nous verrons quelles seront les décisions prises par le gouvernement mais compte tenu de ce que vous dites de nouvelles mesures de privation de liberté sont inéluctables aujourd'hui

7:56
Invité

c'est ce qu'on fait depuis six mois c'est-à-dire qu'on a les mesures on essaie de les mettre en oeuvre jusqu'au bout c'est pour ça que j'appelle ça une course contre la montre je pense qu'il y a encore des réactions citoyennes et on planifie toutes les hypothèses toutes et c'est un spectre extrêmement large reconfinement possible en Ile-de-France depuis le départ Aurélien Rousseau on met tout sur la table et donc moi par ailleurs cette crise elle apprend à chacun un peu à rester à sa place moi je ne suis pas ministre je ne suis pas ministre c'est pas vous qui décidez voilà donc je le dis toutes les hypothèses on est obligé de préparer toutes les hypothèses et en même temps tous les jours tous les jours

8:35
Présentateur

donc vous préparez un possible reconfinement vous préparez un possible couvre-feu comme c'est le cas dans plusieurs villes européennes

8:42
Invité

on regarde ce qui se fait ailleurs voilà de toute façon une mesure elle n'est pertinente que si elle répond exactement à ce qu'on voit en termes de contamination en termes de risque oui et que si aussi elle est acceptable compréhensible par la population parce qu'on le voit bien s'il n'y a pas une mobilisation des citoyens tout ce qu'on peut faire en fait sera beaucoup moins efficace donc c'est à ce prisme-là mais notre responsabilité oui c'est de toujours en permanence avec les préfets dans le dialogue avec les élus à regarder ce qu'on pourrait faire si la situation se dégradait

9:16
Présentateur

donc des décisions seront prises dans les heures ou les jours qui viennent de nouvelles décisions tous les jours il y a des discussions qui évaluent la situation il faut s'attendre peut-être à des restrictions si ça continue à progresser parce que l'épidémie progresse en Ile-de-France comme elle progresse dans d'autres villes de France dans d'autres métropoles même s'il y a quelques d'ailleurs comment se fait-il qu'à Marseille ça aille mieux selon vous ? vous avez discuté avec l'ARS j'imagine absolument le patron de la santé dans la Provence

9:46
Invité

à l'Opocot d'Azur je crois qu'y compris hier il y a eu à nouveau une petite flambée d'arrivée en réanimation à Marseille donc il faut toujours il faut toujours être extrêmement prudent et puis par ailleurs c'est un peu comme sur les mesures ceux qui sont aujourd'hui capables d'expliquer avec aplomb toute la dynamique de cette épidémie en France en Europe ou la pertinence des mesures il n'y a pas ni d'explication miracle ni de remède miracle il y a de la bataille pied à pied chacun dans nos responsabilités et nous autorité publique on est en responsabilité mais chacun des citoyens et ce n'est pas une histoire de culpabiliser ou de faire peser sur les gens c'est au fond assez simple on essaye de dire les choses et en disant à chacun ce qu'on peut faire pour lutter collectivement

10:31
Présentateur

bon alors on va dire les choses Aurélien Rousseau test et tracé isolé c'est la politique appliquée qui n'est pas toujours une réussite on teste c'est vrai qu'on teste de plus en plus d'ailleurs les tests antigéniques c'est pour quand ?

10:47
Invité

on a commencé à déployer des tests antigéniques alors je rappelle

10:50
Présentateur

que c'est un prélèvement le même que le PCR mais c'est un résultat

10:55
Invité

en moins de 30 minutes absolument c'est un test donc on a commencé on en a déployé 100 000 en Ile-de-France là par exemple depuis quelques jours on a fait dans 80 EHPAD de la région pour tester comment ça marche parce qu'il faut mettre en place les process on a fait la semaine dernière en PCR plus de 253 000 tests avec il y a encore des points noirs personne ça ne sert à rien de le nier mais on est passé en dessous de 40 heures en moyenne pour la remise du résultat ce qui est un point important et par ailleurs le système il est effectivement pas infaillible mais il nous protège quand même on n'a pas eu de cluster critique

11:34
Présentateur

pourquoi tant tester c'est ce que le public ne comprend pas Aurélien Rousseau pourquoi tant tester alors qu'on tarde à obtenir les résultats vous l'avez dit on raccourcit les délais mais parce qu'après il faut tracer c'est vrai tracer or pas terrible il n'y a pas assez d'enquêteurs on est un peu débordé justement par le nombre de tests positifs moi je je suis pas d'accord avec vous ah bon d'accord bon bah allez-y

12:00
Invité

je le dis simplement c'est une politique de prévention plus on arrive à savoir qui est positif plus on arrive à convaincre les gens de respecter l'isolement de se mettre à l'isolement plus on va casser des chaînes de contamination limiter des contaminations c'est pas une politique qui fonctionne à 100% mais moi chaque jour j'ai une centaine de collaborateurs de l'agence de santé des milliers de collaborateurs de l'assurance maladie qui remontent qui font ces enquêtes qui appellent des gens pour les convaincre et ça c'est autant de gens qui n'auront pas contaminé d'autres est-ce que c'est est-ce que c'est infaillible bien sûr que non est-ce que ça a ralenti la progression de l'épidémie oui

12:39
Présentateur

l'isolement l'isolement certains ont peur de perdre leur travail vous le savez d'ailleurs tiens j'ai une question à vous poser dans les hôpitaux est-ce que des soignants positifs au Covid

12:51
Invité

travaillent non dans les hôpitaux dans les hôpitaux en Ile-de-France des soignants positifs au Covid ne travaillent pas par contre des soignants qui seraient sujet contact qui donc quand on est une personne lambda qui n'est pas sur un service essentiel sujet contact donc devrait rester à l'isolement on les autorise je mets des guillemets parce qu'y compris on leur demande de venir en portant un masque évidemment avec toutes les mesures de protection c'est un protocole qu'on a mis en place dès le mois de mars mais aujourd'hui c'est ça la règle qui est appliquée

13:24
Présentateur

en Ile-de-France Aurélien Rousseau y a-t-il aujourd'hui en Ile-de-France plus de lits d'hospitalisation qu'au printemps

13:30
Invité

aujourd'hui en Ile-de-France on continue à être sur les 1200 lits donc pas plus qu'au printemps et on déclenchera des lits complémentaires grâce à la déprogrammation

13:41
Présentateur

oui mais grâce à la déprogrammation c'est à dire qu'il n'y a pas plus de lits de réanimation aujourd'hui qu'au printemps en Ile-de-France

13:48
Invité

un lit de réanimation Jean-Germain Bourdin c'est pas juste un saumier et un matelas non c'est un personnel aussi voilà c'est des respirateurs des médicaments des équipements de protection et du personnel sur les trois premiers points on a vraiment depuis le printemps et depuis la première vague franchi une étape on est prêt mais en effet la tension sur le personnel elle est extrêmement forte on ne forme pas une infirmière et a fortiori un médecin en quelques mois mais pour vous donner cet exemple l'assistance publique hôpitaux de Paris on a recruté 500 infirmiers de plus depuis le printemps c'est pas encore assez on n'a pas et c'est pas une question de fric pour dire les choses

14:30
Présentateur

oui mais 500 de plus oui mais d'autres sont partis d'autres ont démissionné Aurélien Rousseau alors ma question y a-t-il plus de personnel soignant aujourd'hui qu'au printemps dans les hôpitaux de l'Ile-de-France il y en a plus

14:44
Invité

on est arrivé au niveau où on était en septembre 2019 de septembre 2019 parce que la crise du Covid c'est pas une tempête dans un sel calme tout le monde le sait l'hôpital il était en crise l'hôpital était en tension il y avait des mouvements sociaux il y avait en Ile-de-France en particulier un nombre de postes vacants extrêmement élevé c'est pour ça que je dis que c'est pas une question d'argent c'est une question d'arriver à recruter à fidéliser et à attirer les personnels et là on est mieux que ce qu'on était en mars dernier mais on n'est évidemment pas encore il y a encore des centaines de postes vacants sur les infirmiers je prends juste l'assistance publique hôpitaux de Paris il reste encore 500 postes vacants et notre bataille c'est de refaire

15:23
Présentateur

vous allez embaucher vous voudriez embaucher combien de personnes ?

15:27
Invité

aujourd'hui je vous dis à l'assistance publique il en faudrait 500 à peu près pareil sur les autres hôpitaux de la région et après c'est aussi le rôle de l'agence régionale de santé c'est que ça ne soit pas une concurrence entre les établissements parce que le jour J je reprends ces chiffres qui a pris en charge les malades en Ile-de-France 40% l'assistance publique 30% les hôpitaux généraux publics ailleurs et ensuite le privé

15:55
Présentateur

qui a été extrêmement mobilisé là le privé actuellement est-ce que le privé va être mobilisé est déjà mobilisé est-ce que le privé accueille des malades

16:03
Invité

Covid ? d'ores et déjà le privé est très mobilisé on a dans les lits de réanimation 24% des malades sont dans le privé donc d'ores et déjà le privé est mobilisé mais je le disais c'est un peu la particularité de cette cette phase de rebond c'est qu'il n'y a pas que les réanimations la pression et les médecins et les soignants nous le disent beaucoup elle est beaucoup dans des lits d'hospitalisation conventionnelle d'hospitalisation conventionnelle où on doit pousser et là aussi il faut un encadrement

16:29
Présentateur

et là aussi il faut un encadrement 40% des infirmières et infirmiers du public ont envie de changer de métier vous avez vu cette enquête de l'ordre de l'ordre des infirmiers oui ne vous inquiète pas

16:41
Invité

bien sûr que si ça m'inquiète ça m'inquiétait avant la crise du Covid il y a eu depuis des annonces extrêmement fortes qui ont été faites c'est pas des annonces dans le vide il y a eu déjà un effet sur la fiche de paix comme on dit en septembre avec déjà une première augmentation il y en aura une deuxième en mars est-ce que ça suffit ?

bien sûr que non on a des tas de mesures à prendre il y a 8 milliards d'euros qui seront mis chaque année en plus sur l'hôpital et notamment l'hôpital public mais à court terme et les témoignages sont bouleversants quand on dit les témoignages des soignants sont bouleversants sur ce qu'ils ont vécu et c'est vrai que c'est pour ça que quand on dit à nos concitoyens respectez les gestes barrières limitez vos interactions sociales c'est pour les soignants

17:26
Présentateur

on est moins prêts on est plus prêts techniquement à accueillir cette deuxième vague mais est-ce qu'on est moins prêts humainement à l'accueillir non je pense qu'on est plus parce que quand je lis je suis inquiet tout le monde est inquiet quand on lit les déclarations des infirmiers des infirmières des médecins qui accueillent des malades et qui disent on est épuisé qui disent on est épuisé moralement on n'y arrivera pas

17:49
Invité

évidemment et moi je suis inquiet et par ailleurs c'est bouleversant ces témoignages donc si je dis qu'on est plus prêts c'est parce que par ailleurs on connait mieux le virus on connait mieux les thérapeutiques on sait mieux prendre en charge on sait mieux adapter mais évidemment le poids du sujet ressources humaines est fondamental et donc c'est pour ça que ce sont les mêmes soignants qu'on applaudissait tous les soirs et moi c'est pour ça que je dis à nos concitoyens mais je le dis et je me mets dedans réduire nos interactions sociales c'est quoi c'est mercredi soir j'avais un dîner avec des amis qui étaient prévus depuis des mois parce qu'ils passaient à Paris et bien ça fait mal mais on l'annule parce qu'on sait que sinon on va faire courir en risque ces amis ils sont jeunes ils sont plutôt en bonne santé donc on peut se dire après tout c'est pas grave mais en fait si ça fait courir en risque complémentaire c'est ça et ça c'est pour les soignants c'est évidemment pour les balades mais pour les soignants qu'on doit faire ça les EHPAD sont prêts ?

les EHPAD je pense sont eux aussi plus prêts

18:51
Présentateur

avec un protocole sanitaire

18:52
Invité

extrêmement strict aujourd'hui en Ile-de-France il y a 700 EHPAD il y en a 127 dans lesquels il y a au moins un cas de Covid donc ce sont 127 sur 700 et ça depuis plusieurs semaines le chiffre ne bouge pas et là il faut aussi rendre vraiment un coup de chapeau on parle souvent des soignants à l'hôpital il faut parler des soignants et des personnels administratifs dans les EHPAD qui font un boulot extraordinaire et donc nous notre boulot c'est qu'il n'y ait aucun huis clos qu'on les aide autant qu'on peut pour les accompagner dans cette période

19:21
Présentateur

je termine avec la campagne de vaccination contre la grippe qui commence demain en Ile-de-France comme dans toute la France qui commence demain est-ce qu'il ne faudrait pas rendre ce vaccin obligatoire pour les personnels de santé ? Aujourd'hui

19:35
Invité

nous notre conviction c'est que c'est encore il faut convaincre il y a une très forte attente de ce vaccin on commence la vaccination je suis sûr que le pourcentage de vaccination va faire un bon cette année mais des doses supplémentaires

19:50
Présentateur

d'ailleurs des doses supplémentaires

19:51
Invité

il y en a par rapport à l'an dernier et on est toujours comme toujours en France entre est-ce qu'il faut obliger ou est-ce qu'il faut convaincre nous on pense que on peut convaincre encore les personnels tous les personnels je veux dire par exemple à l'EHPAD la vaccination elle est très forte et je suis certain qu'elle sera encore plus forte cette année

20:08
Présentateur

merci Aurélien Rousseau d'être venu nous voir le patron de la santé en Ile-de-France le patron de l'agence régionale de santé merci 8h54