Ces robots déployés en Ukraine vont tout changer
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« qu'il est moralement impératif d'envoyer ces robots au combat à la place des soldats et que l'objectif à terme de ces robots est qu'ils puissent manier n'importe quel type d'arme qu'un humain peut utiliser. »
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« « plus de robots, moins de pertes, plus de technologies, moins de victimes ». »
- 2:04PrésentateurChiffre
« un robot devrait coûter environ 20 000 dollars l'unité. »
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« que l'éolien en mer n'est pas la méthode la moins chère pour produire de l'électricité aux Etats-Unis. »
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Est-ce le début des guerres du futur ? Depuis février, au moins deux robots humanoïdes sont déployés sur le front en Ukraine pour aider les soldats ukrainiens. Même si des robots sont déjà utilisés sur le champ de bataille, il s'agit d'une première historique pour de tels modèles. Mais alors d'où viennent ces robots ? Que font-ils sur le front ? Et vont-ils vraiment remplacer les humains sur les champs de bataille ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien, c'est le sujet à la une de ce format d'actu du jour, disponible sur Youtube et en podcast audio. Ce robot déployé en Ukraine, c'est donc le Phantom MK1. Il s'agit d'un robot à l'apparence humaine recouvert d'acier noir.
Il mesure environ 1m75 et pèse autour des 80 kg. Jusque-là, ces robots conçus aux Etats-Unis par la Startup Foundation étaient notamment testés dans des usines et sur des chantiers. Mais selon leurs fabricants, l'objectif à terme est qu'ils deviennent les premiers robots humanoïdes au monde spécifiquement conçus pour des applications de défense. Le cofondateur de la société qui fabrique ces robots a notamment estimé dans le Time, je cite, qu'il est moralement impératif d'envoyer ces robots au combat à la place des soldats et que l'objectif à terme de ces robots est qu'ils puissent manier n'importe quel type d'arme qu'un humain peut utiliser.
Mais alors que font concrètement ces robots en Ukraine ? Et bien pour l'instant, et c'est important de le dire, ces robots ne sont pas encore équipés d'armes létales et n'ont donc pas pour objectif de tirer sur des soldats ennemis. A l'heure actuelle, ces robots sont davantage dans une sorte de phase de test et réalisent donc des missions de reconnaissance. Ils se déplacent sur le champ de bataille et transmettent par exemple en temps réel des informations à des soldats situés à l'arrière du front. Mais alors comment fonctionnent-ils ? Vous vous en doutez, peu d'informations ont été révélées sur ce qu'ils sont réellement capables de faire et comment ils sont utilisés.
Mais ce qu'on sait, c'est que ces robots sont notamment équipés d'une intelligence artificielle qui leur permet de se déplacer ou encore d'éviter des obstacles. Dans les faits, l'IA pourrait d'ailleurs certainement accomplir beaucoup d'autres tâches, mais pour l'instant, ces robots restent encore semi-autonomes. Ça veut dire qu'ils sont toujours la plupart du temps très certainement dirigés à distance par un humain qui peut donc les contrôler en temps réel grâce à un casque de réalité virtuelle.
Si jamais ces robots venaient à être équipés d'armes, ils devraient aussi normalement être dirigés à distance et bien contrôlés par un humain au moment de tirer, mais on va revenir sur ces questions dans un instant. Concernant leur prix, le PDG de l'entreprise affirme qu'à terme, un robot devrait coûter environ 20 000 dollars l'unité. L'entreprise précise également que l'objectif serait d'en construire à terme 30 000 par an, le tout dans un contexte où le ministre de la Défense ukrainien, nommé en janvier dernier, avait déjà affirmé vouloir, je cite, « plus de robots, moins de pertes, plus de technologies, moins de victimes ».
Maintenant qu'on a dit ça, ces robots humanoïdes sont-ils si efficaces que ça ? Déjà, ce qu'on peut noter, et c'est un point non négligeable, ces robots permettent d'éviter de mettre en danger des vies humaines. Autre avantage, ils n'ont pas peur et ne souffrent pas en cas de blessure. Maintenant, ce qu'il faut savoir, c'est que certaines sortes de robots, même s'ils ne sont pas forcément humanoïdes, sont déjà déployés en Ukraine. On pense évidemment aux drones contrôlés à distance, mais pas que. Aujourd'hui en Ukraine, des véhicules terrestres sans pilote, aussi appelés systèmes robotisés terrestres, sont de plus en plus utilisés.
On parle même déjà, en fait, de milliers d'opérations sur le terrain. Pour la plupart, il s'agit donc de sortes de petits véhicules qui peuvent s'apparenter à des chars et qui sont contrôlés à distance. La majorité du temps, ils sont utilisés pour acheminer des ressources ou pour évacuer des soldats blessés. Mais certains sont aussi équipés de mitrailleuses et ont par exemple déjà défendu seuls des positions pendant plusieurs jours, en étant cependant toujours contrôlés à distance. Dans une interview accordée à la BBC, un soldat ukrainien explique que de nombreuses limites sont auto-imposées à ces robots pour des raisons éthiques.
Certains affirment qu'ils peuvent déjà entièrement se déplacer seuls et détecter l'ennemi. Mais que pour l'instant, ce type de robots sont dans la plupart des cas télécommandés entièrement à distance. Côté russe, la robotique est aussi déployée de la même manière. Mais maintenant, effectivement, de nombreuses questions d'ordre éthique et morale se posent. Pour l'instant, comme je le disais, toute action entraînant la mort doit théoriquement être menée par un humain, selon le protocole du Pentagone, l'équivalent du ministère des armées aux Etats-Unis. Mais dans les faits, aucune réglementation internationale n'existe encore sur le sujet.
Et ce, même si de nombreuses ONG et pays tentent de pousser pour. Et une question se pose, qui faudrait-il condamner en cas d'abus ? Le constructeur du robot ? L'opérateur humain ? Certaines ONG s'opposant à ces évolutions affirment que même si ces robots peuvent empêcher de mettre en danger des vies, une telle déshumanisation de la guerre pourrait aussi, dans un scénario futur, pousser certains pays ou groupes armés à plus facilement entrer en guerre, avec le risque de les rendre plus fréquentes. En tout cas, selon les observateurs, les principales puissances se livrent aujourd'hui à une nouvelle course à l'armement qui concerne aussi les robots militaires.
La Chine développe de son côté de très nombreux robots humanoïdes. Son armée a aussi déjà dévoilé des chiens robots capables d'assister des soldats et de faire feu. On aura l'occasion d'en reparler. En tout cas, selon le Time, Foundation, qui produit le robot fantôme déployé en Ukraine, affirme aussi désormais être en contact étroit avec le gouvernement des Etats-Unis pour que leurs robots puissent aussi patrouiller à leurs frontières avec le Mexique. Là aussi, vous vous en doutez, ça fait débat. Concernant la situation globale de la guerre en Ukraine, vous le savez, le conflit continue et pour l'instant, aucun signe majeur de cesser le feu ou de règlement du conflit ne semble voir le jour.
Cette nuit, la quasi-totalité de l'Ukraine a été placée en alerte aérienne et des bombardements russes ont fait au moins 4 morts et des dizaines de blessés. Je vous laisse avec Léa pour le reste de l'actualité importante du jour.
Merci Blanche et bonjour à tous. On commence avec cette info. Israël a annoncé son intention de prendre le contrôle militaire d'une vaste zone frontalière du sud du Liban. Il s'agit d'une bande de plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur jusqu'au fleuve Litani, au sud du Liban, que l'armée contrôlera, selon le ministre de la Défense, Israël Katz. L'objectif affiché, renforcer la sécurité d'Israël. Il a ajouté qu'il n'y aurait pas de retour des déplacés, donc de personnes ayant fui la région du sud Liban, tant que le nord d'Israël ne serait pas en sécurité.
Alors, suite à cette annonce, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barraud, a appelé Israël à, je cite, « s'abstenir de s'emparer de cette zone du sud du Liban ». Selon lui, cela aurait des conséquences humanitaires majeures. Autre info, le Liban a décidé d'expulser l'ambassadeur d'Iran en poste à Beyrouth, la capitale du Liban. C'est ce qu'a annoncé le ministère libanais des Affaires étrangères. L'ambassadeur a donc jusqu'à dimanche pour quitter le pays. Cette mesure, elle intervient après que le Liban a accusé les gardiens de la révolution iranienne de diriger les opérations du Hezbollah contre Israël depuis le Liban.
Parallèlement, les bombardements dans la région se poursuivent. Israël poursuit notamment ses bombardements sur le reste du territoire libanais, tuant au moins trois personnes près de Beyrouth et cinq autres dans le sud. Parallèlement, une nouvelle salve de missiles a été lancée par l'Iran vers Israël au cours des dernières heures, laissant légèrement au moins six personnes selon les secours israéliens. En tout cas en France, Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale à 17h30 ce mardi pour faire un point sur la situation en Iran et au Moyen-Orient.
Deuxième actu, un vaste accord de libre-échange a été signé ce mardi entre l'Australie et l'Union européenne après des années de négociations. Il prévoit notamment la suppression de nombreux droits de douane entre les deux zones. Il facilite aussi l'accès de l'Union européenne aux ressources australiennes, notamment aux terres rares, des métaux indispensables à la fabrication de produits technologiques stratégiques comme les batteries de voitures électriques. En échange, l'Australie pourra notamment exporter plus de bœufs et d'agneaux. Mais l'accord suscite des critiques, surtout chez les agriculteurs européens, qui dénoncent des concessions inacceptables.
La filière agricole européenne craint notamment que cela crée de la concurrence pour leurs produits. A noter qu'avec cet accord, l'Union européenne compte augmenter ses exportations vers l'Australie d'un tiers au cours des dix prochaines années. En tout cas, le texte entrera en vigueur après l'approbation du Conseil européen. Troisième actu, le groupe français Total Energy a annoncé ce lundi avoir renoncé à deux projets d'éoliennes en mer aux Etats-Unis pour investir dans le gaz et le pétrole américain. C'est ce qu'ont annoncé l'entreprise et l'administration de Donald Trump.
Ces projets ont été annulés sous la pression de l'administration Trump qui pousse à l'utilisation des hydrocarbures, donc du pétrole, plutôt que des énergies renouvelables. En fait, Total Energy avait pour projet d'installer des éoliennes au large de New York et de la Caroline du Nord dans le but de produire de l'énergie verte, l'éolien faisant partie des énergies renouvelables et donc contribuant très peu au dérèglement climatique. Total Energy s'est donc fait rembourser son investissement dans ses projets éoliens à hauteur de 860 millions d'euros, mais à une seule condition, de réinvestir cet argent dans des projets d'hydrocarbures aux Etats-Unis.
Le patron de Total Energy, Patrick Pouyanné, a expliqué être pragmatique en négociant avec l'administration Trump. Total Energy a aussi déclaré, je cite, que l'éolien en mer n'est pas la méthode la moins chère pour produire de l'électricité aux Etats-Unis. Quatrième actu, l'eurodéputé du Rassemblement National, Fabrice Leggeri, est visé par une enquête pour complicité de crimes contre l'humanité et torture. Cette enquête était notamment exigée par la Ligue des droits de l'homme et l'association de défense des migrants, Utopia 56. Elle concerne son ancien poste de directeur de Frontex, donc l'agence de l'Union Européenne chargée du contrôle des frontières, qui l'occupait entre 2015 et 2022.
En fait, quand il était à la tête de Frontex, il a régulièrement été accusé par les ONG de défense des droits humains de tolérer des refoulements illégaux de migrants, en gros le fait de forcer les migrants à repartir d'où ils viennent, souvent en faisant appel aux gardes-côtes de la Libye. Selon la Ligue des droits de l'homme, il aurait encouragé ses agents à faciliter les interceptions d'embarcation de migrants par les autorités libyennes et grecques. Le refoulement est une pratique illégale et potentiellement dangereuse pour les migrants. Alors selon l'entourage de Fabrice Légeri, il n'était pas informé de ses développements et n'a donc pas de commentaires à faire à ce stade.
Depuis 2014, près de 82 000 migrants sont morts ou portés disparus, dont 34 000 en Méditerranée. Il s'agit de la route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l'Organisation Internationale des Migrations. Cinquième actu, les données personnelles d'environ 243 000 agents de l'éducation nationale ont été piratées, selon un communiqué du ministère. Parmi ces données, les noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone ou encore les périodes d'absence sans mention du motif. Une partie des données piratées a été mise en ligne sur des sites de revente de données par une entité qui se présente sous le pseudonyme Exdex.
Les personnes concernées sont surtout des enseignants partout en France, enregistrées dans la base COMPAS, un logiciel dédié à la gestion des enseignants stagiaires qui travaillent de la maternelle au lycée. Ce piratage date du 15 mars dernier. Selon le ministère, l'accès frauduleux a été rendu possible par l'usurpation d'un compte externe. Alors l'accès à COMPAS a été suspendu et des vérifications sont en cours sur l'ensemble des systèmes d'information du ministère afin de prévenir tout risque de propagation, précise le ministère.
Le ministère de l'Éducation nationale a saisi la CNIL, l'autorité chargée d'assurer la protection des données personnelles et l'ANSI, l'agence nationale en matière de sécurité des systèmes d'information. Et une plainte a été déposée à Paris. Et on finit avec cette actu qui va peut-être faire plaisir à certains d'entre vous. Instagram permet désormais de réorganiser les postes d'un carousel après publication. C'était une fonctionnalité attendue depuis longtemps par de nombreux créateurs de contenu.
En fait, jusqu'ici, pour corriger l'ordre des photos ou vidéos d'un carousel, dont plusieurs photos ou vidéos dans une seule publication, il fallait supprimer le carousel et le republier, ce qui pouvait potentiellement entraîner une perte de likes, de commentaires et de partages. Et donc désormais, ce n'est plus le cas. Pour réorganiser un carousel, il faut cliquer sur les trois points situés en haut à droite du poste, puis sur modifier et rester appuyé sur le visuel à déplacer. Alors si vous n'avez pas encore cette option, c'est normal. Instagram déploie en général ses nouvelles fonctionnalités de manière progressive.
Merci Léa pour ces actualités et merci à vous d'avoir suivi ce format aujourd'hui. Je crois que j'ai tout dit, prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à plus tard. Merci.