S'IL EST RÉÉLU, MACRON PROMET DU SANG ET DES LARMES AUX FRANÇAIS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
on va être plus compétitif que l'Allemagne plus compétitive que les pays de l'Est la réforme de l'ISS n'a rien rapporté en termes d'investissement les baisses successifs d'impôts n'ont pas relancé l'emploi comme ça avait été promis aujourd'hui dans le CAC 40 entreprises il y a plus de 1000 filiales dans des paradis fiscaux tout le monde le sait qu'est-ce qu'elles vont faire dans les paradis fiscaux il faut pas faire comme si ah oui on ne savait pas si on sait si on le sait et il y a plein de recettes fiscales qui sont siphonnés par ces mécanismes d'optimisation et apprends les rattrapes sur qui sur les minima sociaux c'est-à-dire sur les pauvres et sur les vieux bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel instant Porcher je suis ravie de vous retrouver comme chaque semaine on va avoir des choses à dire analyser et décrypter car nous sommes dans la ligne droite vers l'élection présidentielle et tant de discours gravitent autour de nous notre meilleure arme c'est de les connaître et de les comprendre au programme aujourd'hui le programme tout chaud d'Emmanuel Macron le cabinet américain McKinsey qui conseille le gouvernement accusé d'évasion fiscale et enfin doit-on augmenter les salaires en syndexant sur l'inflation on répond à tout ça c'est l'instant Porcher [Musique] nous transformerons aussi Pôle emploi en le transformant en France travail ce qui est un changement profond et je veux saluer l'engagement vraiment de tous les salariés de Pôle emploi mais l'idée est sur la base de ce que nous avons lancé ces dernières années avec le service public d'insertion à l'emploi c'est de réussir à l'échelle d'un territoire de mettre en commun tous les savoir-faire et les compétences celle de Pôle Emploi celle de nos régions de nos départements des communes des missions locales il y a une très grande segmentation de toutes celles et ceux qui accompagnent le retour à l'emploi et on les a segmentés par public ce qui ne correspond ce qui me correspond plus à la réalité et donc la volonté avec France travail c'est d'avoir j'aime pas tellement ce terme c'est celui souvent qu'on emploie de guichet unique mais un lieu où on accompagne toutes celles et ceux qui ont vocation à revenir à l'emploi de manière beaucoup plus simple et où on met toutes les compétences autour de la table on les accompagne bilan de compétences formation des formations en termes de savoir-être ou de savoir-faire ou des formations plus lourdes et accompagnement vers le retour de travail avec de l'adaptation ou vers le travail totalement libre si je puis dire et dans des conditions normales ça y est on vient de l'entendre Emmanuel Macron a dévoilé son programme à trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle jeudi 17 mars dernier le ton est donné continuer ce qui était mis en place travailler plus plus longtemps mais le président de la République compte aller plus loin et pas que sur le travail le meneur de en marche avec vous parle d'indépendance énergétique d'investissement dans les armées à hauteur de 50 milliards de renforcer l'autonomie des universités durcir les conditions du droit d'asile le programme parle de valeur et loi non négociables d'une république avec droit et de voir avec je cite une citoyenneté active ou encore l'intégration on parle aussi d'une France productive et une meilleure vie pour je cite nous aînés et nos enfants coût du programme 50 milliards d'euros par an auxquels s'ajouteront 15 milliards par an de baisse d'impôts pour moitié bénéficiant ménage pour l'autre aux entreprises ces dépenses en particulier pour l'éducation la santé et l'autonomie seront financés notamment par des économies par la réforme des retraites ou encore la location chômage à estimer Macron rapporte le monde vous commencez à avoir l'habitude on va décrypter tout ça avec Thomas c'est compliqué de tout citer et de comprendre pour la population dans le programme il y a des principes très durs très républicains et des promesses de meilleures vies de vivre ensemble on l'a vu sur le programme est-ce que tu peux nous résumer rapidement la philosophie du programme de Macron pour ce deuxième quinquennat la philosophie ressemble étrangement à un prolongement de son premier quinquennat alors la communication est différente là il ira pas sur des thèmes comme la start-up nation ou l'ubérisation de l'économie qu'il avait théorisé mais les réformes continuent c'est à dire que il faut jamais oublier que Macron ça a été quand même un président extrêmement libéral on essaie de nous de nous faire enfin oublier cette partie de son ancienna sur la première année et de nous dire il y a la musique du quoi qu'il en coûte il y a les chèques inflation il y a les 15 sentiments moins sur les carburants qui sont des choses oui des bonnes choses mais au début Macron c'était un libéral et c'est quelqu'un qui a fait des réformes très forte sur marché du travail pour faciliter les licenciements qui avait déjà été fait souvent il a poursuivi ses réformes là c'est quelqu'un qui a fait des cadeaux au très riche quelqu'un qui fait baissé la fiscalité sur les entreprises donc c'est un libéral et là on continue on s'attaque à des pentes qu'on n'avait pas touché c'est-à-dire les vieux les retraites alors il voulait faire soi-disant une réforme mais là la réforme n'a rien à voir avec celle qui voulait faire au début c'était une réforme à point une retraite à points là c'est juste l'allongement de la durée du travail le départ à la retraite à 65 ans et puis il y a aussi l'attaque sur les pauvres avec les minimes sociaux et ça on l'avait dit dans une ancienne émission je me souviens qu'on avait dit à la première émission de janvier on a dit que les les efforts l'austérité portera aujourd'hui sur les vieux et sur les pauvres et donc il attaque les minima sociaux les miniat sociaux c'est 1% du PIB 99 millions de personnes et là il tape sur le RSA qui concerne 2 millions de personnes en faisant des économies là-dessus donc on est sur le même programme c'est-à-dire que on frappe sur les plus pauvres et puis on baisse la fiscalité de l'autre sur les entreprises avec une baisse supplémentaire sur les impôts de production qui avait déjà été faites sans faire de bilan sur cette aventure parce que rappelons-le quand même la réforme de l'ISS n'a rien rapporté en termes d'investissement contrairement à ce que nous avait été promis les baisses successives d'impôts n'ont pas relancé l'emploi comme on nous l'explique et comme ça avait été promis et là on continue quand même à faire ces cadeaux-là alors que l'efficacité fait l'objet de débat c'est moins qu'on puisse dire justement tu l'as dit il y a Macron qui propose jusqu'à 65 ans en quoi cette mesure elle est inégalitaire contrairement à ce que dit justement Emmanuel Macron et parce que il faut aller sur le terrain un petit peu quand vous interrogez les employés des ouvriers ils vous disent tous que pour eux l'emploi dès l'arbres donc l'emploi des labres ça veut dire quelque chose ça veut dire que voilà si on les fait bosser plus longtemps je sais pas ce que ça va leur apporter à eux on sait que ça va leur faire du mal mais je sais même pas à l'économie si on fait un débat pure à ce que ça apportera les connu puisque ils seront tellement cassés que ça ne servirait à rien et puis même quand vous regardez les études de la DARES la plupart des gens vous disent plus de 50% qui ne pourront pas faire le même emploi à 60 ans Alors pourquoi vous voulez faire vous voulez faire travailler plus longtemps je veux dire tout le monde n'est pas cadre tout le monde n'est pas professeur d'université tout le monde n'est pas écrivain et dans ce cas là si vous voulez travailler plus longtemps c'est un choix mais pourquoi faire travailler les gens plus longtemps c'est juste une mesure pour faire des économies pourquoi on veut faire des économies parce que on continue à baisser la fiscalité sur les entreprises mais aussi parce qu'à un moment il va falloir donner des gages à l'Europe parce qu'on a fait le quo et ces gages là ils portent notamment sur cette question là sur les vieux donc c'est inadmissible non non et puis l'aspect de dire que oui mais on a plus de moyens qu'est-ce qui finance aujourd'hui les retraités c'est les gens qui travaillent il y a 5 millions de chômeurs donc trouvons plutôt des emplois au 5 millions de chômeurs vous voyez et après l'aspect de dire mais il y a une transition démographique il y a de plus en plus de vieux oui c'est vrai mais s'il y a de plus de vieux et ben il faut consacrer une plus grosse part du PIB au vieux parce que qu'est-ce qui se passe demain si on fait des économies comme ça qu'est-ce qui se passe si c'est pas des les les salariés qui financent les actifs qui financent les retraités bah alors quand vous avez de l'argent vous donnez de l'argent de poche à vous à vos parents vous allez pas les faire travailler avec vous donner de l'argent de poche vous avez les moyens puis quand vous avez pas d'argent qu'est-ce qui se passe ils doivent travailler ils doivent travailler quel que soit leur état de santé etc ils doivent travailler sachant qu'on sait qu'aujourd'hui il y a une espérance de vie de 7 ans entre un cadre et un ouvrier donc il y a quelque chose que je trouve assez injusté c'est un petit coup de baguette magique pour faire des économies pour récupérer de l'argent parce qu'on veut pas en récupérer ailleurs pour financer d'autres dépenses et c'est inadmissible et je veux dire je rappelle un dernier chiffre qui très important c'est quand on nous dit oui mais il va y avoir de plus en plus de vieux il va y avoir de moins en moins d'actifs mais c'est déjà c'est déjà le cas depuis longtemps je veux dire la transition démographique elle a été faite cette année dans les années 70 on avait trois retraités pour 10 emplois en 2017 il y en avait 6 pour 10 emplois selon les prévisions en 2040 il y en aura 7 pour 10 emplois donc là la transition a été faite cette 30 dernières années et comment on a fait pour que les gens puissent aller à la retraite quasiment toujours au même âge et ben on a consacré une plus grosse part de nos richesses à la à la retraite on a en couple accompagné le vieillissement de la population on est consacrant plus de richesses mais aujourd'hui on ne veut pas faire ça donc à un moment quelqu'un d'autre paiera de toute façon soit vous faites travailler vos parents dans la différence totale et c'est l'individualisme plus au point soit vous si vous avez moins vous payer finalement une pension vous donner de l'argent de poche à vos parents mais les pauvres ne pourront pas le faire donc on sait très bien ce qui se passera les pauvres continuera à bosser et les riches seront à la retraite à 60 ans on parle des pauvres des plus pauvres Macron il veut conditionner le RSA à une activité de 15 à 20h hebdomadaire qu'est-ce que tu penses de cette mesure là beaucoup fait parler mais je pense que c'est l'aboutissement du projet de Macron alors on peut plus facilement licencier les gens maintenant c'est ça c'est les lois de travail 1 et 2 on peut se séparer des salariés plus facilement et puis une fois qu'il touche le chômage ou qui touche des minima sociaux et ben on fait en sorte que on leur donne moins pour qu'il soit employable à merci et dans des conditions les plus les plus défavorables donc je veux dire Macron c'est attaqué au tronçon le plus protégé le CDI avec les lois travail maintenant il s'attaque à l'aspect assurance donc on peut être virer facilement on a moins de chômage on a moins de RSA voilà donc le RSA c'est quoi c'est un peu plus de 500 560 euros par mois si vous devez travailler 15 20h vous travaillez en dessous du SMIC horaire financé par l'État donc c'est un espèce de travail déguisé qui profite aux entreprises financées par l'État un coup en dessous c'est scandaleux et on tape qui on tape 2 millions de personnes alors là on dit les chiffres comme ça c'est très bien il y a plein d'enquêtes qui ont été faits sur qui sont ces 2 millions de personnes il faut voir qui ce sont des gens qui sortent des études alors des gens qui sortent des études moi j'ai jamais vu quelqu'un qui a fait Bac+5 ou Bac +2 Qui a envie d'être au chômage je connais pas ça enfin on va me dire que ça existe mais toujours me trouver un mais ça n'existe pas quand on a fait deux ans d'études quand on a fait 50 études la première chose qu'on veut c'est trouver un emploi il y a des gens qui ne trouvent pas tout de suite un emploi c'est du chômage frictionnel et donc là ils ont le RSA ils ont ils ont droit et bah ça peut être un coup de pouce voilà ça c'est la première des choses ça c'est c'est vraiment la partie de la population des bénéficiaires du RSA qui est la moins grave après vient les plus les plus compliqués ceux qui sont en fin de droit du chômage c'est à dire les gens qui ont touché le chômage pendant un an un an et demi qui sont en fin de droit et qui passe au RSA et cela vous partez du principe qui n'ont pas voulu rechercher un emploi quelqu'un qui est mis au chômage qui voit ses droits s'arrêter il recherche un emploi mais là toutes les associations sur le terrain vous le disent voilà et là vous allez passer au RSA et vous allez l'obliger à travailler comme si voilà il fallait punir et enfin il y a la dernière partie qui était je trouve la plus compliquée qui représente presque un tiers ce sont des femmes seules avec des enfants soit après un divorce qui ne travaillait pas et puis ça a une séparation elle se retrouve seul voilà et là elle le RSA ou des femmes qui ont été licenciées quoi un enfant et dans beaucoup de cas qui ne peuvent pas aussi aller travailler parce qu'elles ont cet enfant en bas âge parfois à charge et celle là vous allez les obliger à aller faire 15 20h il y a un truc que je trouve moi extrêmement humiliant c'est 2 millions vraiment on parle de 2 millions de personnes en termes d'économie ce sera pas grand chose mais ça fera quand même des économies qui permettront ailleurs de faire d'autres d'autres cadeaux mais il y a une volonté quand même de s'attaquer après avoir cassé le code du travail après avoir cassé les assurances chômage maintenant on s'attaque à ce qui reste au minima sociaux qui représente un seul pour cent du PIB et qui profite quand même à 9 millions de personnes sachant que cet argent qui est donné encore une fois qu'est ce qu'on font les gens et le dépensent dans l'activité il le place pas sur un compte en Suisse il le font pas dormir trop des comptes en banque ils le dépense il le consomme donc c'est de l'argent qui est directement réinjecté dans l'économie donc économiquement parlant il n'y a aucun impact c'est même plutôt positif tout en permettant à des gens de survivre parce que c'est pas un autre terme de survivre jusqu'à ce qu'il y ait un donc le problème c'est pas la personne qu'il faut inciter le problème c'est de faire en sorte que la conjoncture reparte pour que ces gens-là puissent trouver un emploi vous rappelez-vous du cabinet américain McKinsey qui a conseillé le gouvernement notamment pour la logistique durant la pandémie on en avait pas mal parlé dans l'instant Porcher quand les directeurs ont été auditionnés au Sénat sur la nature des missions quand on sait que les dépenses de conseils de l'ensemble des ministères se sont élevés à une moyenne annuelle de 140 millions d'euros sur la période 2018-2020 bien cette fois-ci mackenza est de retour dans les unes après être accusé d'évasion fiscale le géant américain n'a payé aucun impôt sur les sociétés en disant l'un de ces dirigeants avaient affirmé pourtant l'inverse en janvier devant la commission d'enquête du Sénat dans leur rapport publié jeudi les sénateurs évoquent un exemple caricatural d'optimisation fiscale écrit le monde d'abord Thomas qu'est-ce que cela révèle des liens entre l'État et mckinsee on nous présente souvent des oppositions entre le service public et le service privé ce qui est vrai il y a beaucoup de gens qui instrumentalisent une espèce de entre le privé le public avec cette idée que le le privé doit remplacer le public qui est moins efficace à peu près ça dans la tête des gens mais c'est un peu plus compliqué vous avez aujourd'hui dans l'état une partie de haut fonctionnaire qui sont en adéquation parfaite avec des dirigeants du secteur privé pourquoi parce qu'ils ont fait les mêmes écoles parce qu'ils peuvent passer on peut passer aujourd'hui facilement du public au privé ou d'un cabinet ministériel on est censé représenter les intérêts de l'État et de la France à au secteur privé donc il y a une forme on va dire de de lutte verticale j'irai même de lutte des classes entre des très haut fonctionnaires des très haut dirigeants et le reste de la population qui soit fonctionnaire ou pas et on en est là et aujourd'hui et Macron il est incarnation de ça Macron c'est quelqu'un qui fait Léna une école de d'administration de notre école d'administration pour être aux fonctionnaires qui travaillent aux finances puis va chez Rothschild puis devient ministre voilà et puis président donc voilà là on a typiquement un mélange des genres qui doit faire débat aujourd'hui dans la société parce que ça nous amène on peut être aujourd'hui conseiller d'État finir chez Google on peut être bosser la sécurité sociale et finir chez AXA vous voyez il y a un véritable mélange des genres et aujourd'hui cette affaire mckinzey elle montre ça c'est-à-dire qu'on a des gens qui ont fait les mêmes écoles parce qu'ils ont fait les mêmes écoles HEC les nains ils ont fait les mêmes écoles et on se dit bon ben l'important c'est quand même de laisser ma kinzey faire des des brainstorming des PowerPoint des solutions toutes faites qui soient appliquées à tous les pays parce que c'est comme ça que ça se passe voilà et c'est une espèce de connivence on les paye cher c'est pas avec notre argent c'est avec l'argent de l'État et puis une fois que on aura fini d'être dans tel cabinet ministériel bah on ira peut-être bosser chez eux comme on a vu pour un tas de ministre aujourd'hui du gouvernement de Macron qui ont été bossés dans le privé après comme ça c'est très facile et donc c'est ces problématiques je pense que ça ça révèle en fait qu'il y a en haut toutes les passerelles possibles sans 100 fois ni loi vous voyez et puis en bas les mêmes mesures sont appliquées que l'on soit de la fonction publique au fonctionnaires ou que l'on soit du privé donc c'est cette espèce de connivence moi aujourd'hui qu'il faut qu'il faut dé c'est plus un public privé en fait parce que finalement il y a des gens du public qui pensent qu'ils sont des vrais lobbistes du privé au cœur de de des institutions françaises donc c'est plutôt cette espèce de connivence d'en haut qu'il faut largement dénoncer justement ce cabinet donc il est il était payé par l'argent de l'État là on le voit ils sont accusés d'évasion fiscale les sénateurs donc je le disais parle d'un exemple caricatural d'optimisation fiscale est-ce que tu peux nous expliquer comment mckinsee a fait pour ne pas payer d'impôts sur les sociétés en France c'est aussi ça qui est problématique c'est que on découvre des choses on fait comme si ça n'existait pas ou c'est scandaleux alors que c'est parfaitement légal et ça qui est grave l'optimisation fiscale aujourd'hui est légale vous pratiquez des prix de transfert qui consiste à appauvrir votre votre filiale là où il y a de la fiscalité et à l'enrichir là où il n'y a pas de fiscalité c'est possible en Europe parce qu'au cœur de l'Europe nous avons des paradis fiscaux on a pas le droit de le dire d'accord nous en avons plusieurs un Luxembourg l'Irlande qui joue la concurrence fiscale et qui font que des sièges sociaux se placent dans dans des filiales se place c'est paradis fiscaux et qu'on va enrichir cette filiales et appauvrir les autres aujourd'hui dans le CAC 40 40 entreprises il y a plus de 1000 filiales dans des paradis fiscaux vous voyez tout le monde le sait qu'est-ce qu'elles vont faire dans les paradis fiscaux enfin ça il faut poser les questions on le sait on découvre ah ben oui en fait elle paye pas d'iesse l'impôt sur les sociétés parce qu'elle fait de l'optimisation fiscale ce qui est parfaitement légale mais bon elle paie quand même la TVA quand elle achète des biens et puis elle paie quand même des des cotisations sociales parce qu'elle emploie des gens donc ça va tout va bien il paye quand même des impôts mais total pendant certaines années avaient Agnès à zéro vous voyez et même dans des pays où elle exploite du pétrole la DS à zéro pendant très longtemps au Congo il y avait des yes à zéro pour Total et yes à zéro dans le pays où elle distribue le carburants en France donc pourquoi parce que les impôts sont payés ailleurs dans des montages financiers via des prix transfert donc c'est une escroquerie légale et c'est à ce système qui est désormais légal qu'il faut mettre fin voilà il faut pas faire comme si ah oui on ne savait pas si on sait si on le sait et il y a plein de recettes fiscales qui sont siphonnés par ces mécanismes d'optimisation et apprend les rattrapes sur qui on le voit bien avec le truc précédent sur les minima sociaux c'est-à-dire sur découvrez sur les vieux donc il faut arrêter le système là il faut arrêter de faire le la blanche colombe on est naïfs comme ça on découvre que oulabe en fait ils ont le droit de le faire c'est l'optimisation fiscale c'est l'Europe c'est super c'est génial bah non il faut arrêter ça tout de suite tout augmente sauf les salaires cette phrase bien souvent entendue dans les syndicats et manifestations de travailleurs résonne fortement en ces temps-ci en 2021 la flation s'établissait à 2,8% en moyenne en France un chiffre jamais atteint depuis 2008 un effet secondaire de la pandémie puis en 2022 s'ajoute la guerre en Ukraine ou bien sûr la première conséquence dramatique ce sont les victimes directes de ce conflit difficile pour les Français d'être serein dans tout ça l'inflation fait que les prix augmentent on l'a bien vu avec l'essence mais aussi avec les biens de consommation et bien souvent les salaires ne suivent pas un combat que les syndicats et travailleurs mènent d'ailleurs pour que leur salaire soit indexé à l'inflation Thomas est-ce que on doit augmenter les salaires avec l'inflation sachant que cette hausse des salaires peut entraîner une perte de compétitivité ou une hyper inflation est-ce que tu peux nous expliquer un peu tous ces mécanismes alors bien sûr qu'il faut augmenter les salaires parce que là de quel salaire on parle on parle des bas salaires je veux dire quand les salaires explosent en hauteur qu'on va les salaires de joueurs de foot toutes les salaires de grands chefs d'entreprise ou de super cadres là on trouve que c'est mérité ça dépend de leur compétences par contre quand il s'agit d'augmenter un salaire en dessous du salaire médian je rappelle quand même que 55 % des Français 55 % gagne moins de 1,5 fois le SMIC on parle de ces gens-là c'est eux qu'il faut augmenter alors là on peut plus parce que c'est très dangereux pour l'inflation avec cette boucle inflation salaire qui va faire qu'on va arriver à l'hyperinflation de la Hongrie d'après guerre ou les ou les prix étaient multipliés par deux enfin nous on agite plein de peur comme ça alors qu'il faut les augmenter il faut les augmenter ça a l'air là parce que les gens n'arrivent plus à payer leurs factures ils sont à découvert des fins de mois difficiles sont à découvert parce que ils sont tapés avec le gaz avec l'électricité qui est reliée au gaz avec l'essence et et ainsi de suite et avec le coup de plein d'autres biens notamment lié aux matières premières avec le conflit qui va augmenter donc il faut augmenter les salaires notamment les bases salaires qui n'ont pas augmenté qui ont une modération salariale c'est 30 dernières années alors que les hauts salaires s'envolaient et là on entendait jamais parler la deuxième chose c'est que on dit même si on augmente le salaire on perd la compétitivité vis-à-vis de l'étranger bah oui mais c'est faux aussi la plupart des gens des secteurs d'activité où il y a beaucoup de smicards sur les secteurs d'activités qui ne sont pas exposés à la concurrence internationale c'est l'hôtellerie la restauration c'est le Service à la Personne ces gens-là ne sont pas en concurrence avec l'extérieur et c'est ceux-là qui sont les plus mal payés donc l'argument de la compétitivité c'est une info argument déjà un ça fait un parce que la compétitivité d'un pays comme nous ne doit pas être que sur les coûts sinon on va perdre face au Bangladesh c'est sûr ça doit être plutôt sur le produit innovant l'innovation d'accord faire des choses voilà alors là on a des problèmes parce qu'on se base tout le temps sur le coup nous on va être plus compétitif que l'Allemagne plus compétitif que les pays de l'Est enfin il faudrait déjà qu'on qu'on soit compétitif soit en un des produits de qualité parce que vous savez une une des des Renault bah il y a des gens qui n'en veulent pas parce qu'ils préfèrent Mercedes Mercedes étant quand même plus cher au BMW ou d'autres plus cher mais parce que c'est une meilleure qualité donc le produit est aussi est aussi intéressant et puis après il y a tout un tas de secteurs qui ne sont pas en concurrence avec l'étranger et donc l'aspect compétitivité ne joue et pourtant ne veut pas augmenter les salaires donc oui il va falloir les augmenter ça devrait être un vrai débat on en parle très peu c'est Macron Zemmour qui ont des programmes économiques qui se ressemblent qui sont sur des Micmacs de cotisations sociales mais jamais sur une augmentation des salaires par exemple une augmentation France du SMIC qui pourrait entraîner un effet d'entraînement sur les autres salaires ou des négociations un peu franche avec les entreprises du CAC 40 qui ont été aidés qui ont des paradis fiscaux et qui ne jouent pas tout le temps le jeu bah là il faudrait faire ça c'est pas du tout ce qui est fait voilà donc on agite ce problème de l'inflation de la compétitivité parce qu'on ne veut pas augmenter les basses salaires les autres ils peuvent augmenter mais les bases salaires donc c'est toujours la même chose quoi c'est toujours les basses salaires qui trinquent et c'est toujours les plus pauvres qui trinquent pour des questions idéologiques quand les autres se gavent je pense pas que ma kinzey on lui a dit il y a la dette on va pas te payer on l'a payé rubis sur l'ongle par contre quand il faut payer quelqu'un un peu plus cher aille à la dette on peut pas voilà donc il y a une asymétrie comme ça qui devient insupportable et qu'il faut que les candidats à l'élection présidentielles sont prennent ce débat à bras le corps parce que c'est un vrai débat qui concerne la majorité des Français merci beaucoup d'avoir suivi cet instant Porcher et si le média tient c'est grâce à vous qui avez choisi de soutenir un média indépendant et une information différente rendez-vous sur le média tv.fr/outien nous sommes ravis de crypter l'actualité avec Thomas et vous chaque semaine car l'élection présidentielle approche à grands pas et c'est difficile de faire le tri avec tout ce qu'on entend autour de nous merci de nous avoir suivi comme chaque semaine merci pour tous vos commentaires et pouces en l'air sous la vidéo spectateurs abonnés donateurs et sociaux je vous dis à la semaine prochaine le média TV c'est de l'actualité une contre matinale quotidienne des entretiens d'actualité des reportages mais ce n'est pas que cela le média TV c'est aussi l'enquête des enquêtes sur l'évasion fiscale sur la France Afrique et ses dérives sur les violences policières nous avons réussi à nous procurer des images de vidéosurveillance que nous diffusons aujourd'hui en exclusivité ces images nous les avons analysées en collaboration avec l'agence d'expertise indépendante index la BPI n'hésite pas à endosser le rôle de gestionnaire de fond pour des investisseurs venus du golf c'est ce qu'elle fait dans le cadre du projet lac d'argent des dizaines de milliers de morts et un million de déplacés internes dans un pays qui compte à peine 4 millions d'habitants c'est aussi le résultat d'un jeu macabre en Greta étranger comme le Tchad le puissant voisin et son allié principal la France l'ancienne puissance coloniale quelques semaines avant l'élection présidentielle alors que la machine a étouffé les vérités qui dérangent est en marche nous avons décidé d'accélérer notre production d'enquêtes des enquêtes sur des figures politiques de premier plan les enquêtes qui se rapprocheront de plus en plus de la macronie des gouvernants et de ce qu'il préféreraient cacher aux électeurs surtout en ce moment pour finaliser ces enquêtes et lancer de nouveaux chantiers nous avons besoin de votre soutien pour bien entendu payer les équipes qui travaillent et travailleront sur ces sujets mais aussi malheureusement pour provisionner les frais d'avocat car nos adversaires ont des moyens et n'hésite pas à recourir aux procédures Bayon plus votre mobilisation financière sera forte plus nous aurons les moyens de nos ambitions les moyens d'aller au-delà de ce que les puissants laissent transparaître à travers une communication bien rodée face à la grande offensive des pouvoirs et des oligarques contre le journalisme d'enquête celui qui dérange et dévoile imposant notre plan B citoyen faisant vivre l'investigation sur le média TV
Emmanuel Macron