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AutreRADIO RCJ· 12 décembre 2025 53 minMixte

Charles Rodwell - Fenêtres sur Cours

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Fenêtre sur cours Noël leoir. Bonjour monsieur le député, cher Charles Rodwell, un grand merci d'être ici dans le cadre de cette émission fenêtre sur cours avec un S à fenêtre, un S à cours. Pourquoi ? et bien parce que c'est une émission qui est dédiée entièrement au droit et à la justice.

Et Dieu sait que l'aspiration à la justice est au cœur de toutes les démocraties et de la nôtre en particulier et que à cet égard, vous avez un rôle d'excellence à l'Assemblée nationale dont on va parler, un des plus jeunes députés et déjà euh très connu en France à l'étranger, peut-être du fait de vos origines françaises mais aussi britanniques. Enfin, on va en parler. Un grand merci d'être ici aujourd'hui et merci à Théo euh d'être notre accompagnateur technique également hors paire puisque euh c'est une émission qui est très écoutée et la technique est parfaite.

Merci. Merci pour votre invitation. Très heureux d'être ici.

Alors comme vous le savez euh notre coutume est de commencer par faire mieux connaître euh notre invité au public. D'ailleurs souvent très jeune, je suis honoré qui qui nous écoute. Vous avez moins de 30 ans, donc vous correspondez euh à la classe d'âge qui écoute par podcast notamment des étudiants. cette émission, vous avez eu un parcours universitaire d'excellence Institut d'étude politique de Paris et LSI London School of Economics qui est l'une des plus grandes euh institutions éducatives dans le monde et vous êtes passé par le ministère des finances, vous allez nous en parler.

Alors moi ce qui m'intéresse Charles Rodwell, c'est vous êtes un jeune homme brillant, vous avez fait vos classes, vous avez obtenu des diplômes prestigieux mais pourquoi la politique et pourquoi la politique maintenant ? Merci pour votre question, merci pour votre invitation. Pourquoi la politique ?

Parce que je suis un passionné de mon pays. La France, c'est l'un des plus beaux pays au monde. Elle fait face à des difficultés que l'on connaît tous.

Mais c'est un pays qui a toujours su se relever en moment de crise pour redevenir l'une des grandes puissances culturelles, politiques, économique de ce monde. Et si je peux y apporter une toute petite part en tant que député parmi tant d'autres, ça serait vraiment un honneur. En tout cas, c'est ce que j'essaie de faire.

La France a sauvé la vie de mon père parce que ce que la France a accompli pour sauver sa vie dans un hôpital français, quelques rares pays au monde aurait pu le faire. Et c'est une histoire qui reste ancrée à jamais dans mon engagement en tant que député, en tant que jeune député. je vous remercie de de de m'inviter aujourd'hui euh dans l'engagement qui est le mien au service de mon pays.

Alors Charles Rodwell, puisque ça n'est pas tout à fait euh le sujet habituel de ces émissions, euh c'est vrai qu'il faut rendre hommage aux médecins euh en milieu hospitalier notamment, mais pas seulement. Euh et on a encore puisque il y a beaucoup de secteurs qui sont en crise en France, on a encore en milieu hospitalier une médecine tout à fait de pointe et reconnue comme telle. Je pense c'est cela dont vous parlez.

Absolument. Euh à l'étranger et même en Angleterre notamment, mais aussi aux États-Unis où là aussi il y a une médecine de pointe. Donc je pense que c'est bien de le saluer.

Alors là maintenant, vous êtes, si je puis dire, dans le bouillon politique puisque pour la première fois depuis la 5e République, les clés de la politique gouvernementale, je pense à la politique budgétaire et à la politique également de la sécurité sociale, la politique sociale sont entre les mains des parlementaires. Alors, quelle est votre vision du rôle du Parlement au jour d'aujourd'hui ? Et puis ensuite, on va venir évidemment à votre rapport d'information extrêmement remarqué sur la relation franco-algérienne et les accords franco-algériens.

Merci. Je pense que le Parlement n'a jamais eu un rôle aussi important dans les préparations du budget, tout simplement parce que le gouvernement a décidé de renoncer au 493. Alors pour ceux euh qui nous écoutent, le 493, c'est un outil qui est à disposition du gouvernement pour passer, je dirais pas en force, mais pour euh faire avaler un budget au Parlement que le Parlement n'apprécierait pas.

Sébastien Lecornu, notre premier ministre, a décidé de renoncer à cet outil, ce qui fait que chaque groupe politique à l'Assemblée nationale est désormais responsable de ces actes. Par exemple, quand vous avez le Rassemblement national qui décide de soutenir un amendement de la France insoumise extrême gauche pour faire augmenter les impôts des Français jusqu'à 36 milliards d'euros d'impôts en plus par an, et bien voilà des parties qui sont désormais responsabilisées et les masques tombent. Moi ce que je veux vous dire à vos auditeurs, c'est qu'effectivement on voit que la situation est instable, elle est compliquée, elle est désagréable, elle est inquiétante.

Mais je voulais vous dire deux choses. Un, vous avez des députés, quel que soit le bord qui se battent pour la vérité et qui se battent pour avoir un budget qui est propre et qui sert leurs intérêts, qui va grosso modo des Républicains jusqu'aux socialistes. On pense pas la même chose que les socialistes par exemple.

On a des divergences de fond, mais il y a une chose qui nous réunit, c'est que nous essayons de bâtir un compromis pour le bien de notre pays entre force modérée en assumant totalement que nous avons des divergences sur le fond. Donc le budget est en cours, il est dans la navette entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Mais il y a une chose que je peux promettre aux gens qui nous écoutent, c'est que nous nous battrons coûte que coûte pour éviter la dérive de l'explosion de vos impôts, notamment à cause de l'alliance Rassemblement national la France insoumise.

Non, mais c'est clair Charles Rodwell, c'est vrai, vous avez raison. Euh ça n'est pas totalement l'image qui est renvoyée. Alors moi je ferai deux observations.

La première sur le 493. Il faut que les auditeurs sachent que le 493 qui permet au gouvernement de mettre un marché sur la table, c'est-à-dire si vous voulez rejeter ce texte en même temps vous renvoyez et vous renversez le gouvernement. Donc avec euh non, ça n'est pas automatique mais une potentialité d'instabilité voire même de dissolution si c'est le choix ensuite du président de la République.

Euh et sans ça et bien vous faites le choix de la stabilité mais vous acceptez ce budget. Il faut savoir que l'idée de responsabiliser le parlement par rapport à des textes qui peuvent leur coûter des voies localement mais qui néanmoins sont d'intérêt national global, ça a été inspiré par Jean Jorè, ça a été fortement appuyé par Léon Bloom et c'est l'œuvre conjointe dans le cadre de la Constitution de la 5e République puisque le général de Gaulle n'était pas enthousiaste et Michel Debré y était opposé. C'est quand même l'œuvre de deux politiques dont l'un socialiste Guimolet ancien premier ministre et l'autre démocrate chrétien Flimelin.

Pierre Flimelin. Par conséquent, ça n'a rien à voir avec la 5e République dans l'esprit. Et on peut considérer, en tous les cas, c'est mon opinion que c'est un tout petit peu dommage que ne pas avoir dans le contexte de fragmentation des forces politiques qui est celui de la période actuelle, utiliser cette arme.

Mais je respecte point de vue, dit comme vous le dites. Alors, elle existe en Allemagne H. Sauf qu'en Allemagne, on ne peut adopter une motion de censure pour renverser le gouvernement que si on est en mesure de proposer un autre premier ministre qui ne sera pas renversé et donc une obligation de faire des compromis entre les partis politiques au parlement.

Et ça, je trouve que c'est peut-être euh pour la prochaine législature ou la prochaine mandature présidentielle une idée. En tous les cas, on va peut-être revenir à notre sujet qui est votre rapport d'information sur les 577 députés de notre Assemblée nationale. Vous êtes certainement via ce rapport d'information que vous avez rédigé avec un autre député de votre formation à fait politique donc Renaissance un rapport sur les accords franco-algériens au regard de la politique migratoire française.

Vous allez me rappeler Charles Redwell le titre de ce rapport qui a été euh finalement euh l'un des rapports parlementaires les plus connus, les plus discutés euh les plus débattus non seulement dans l'hémicycle mais dans la totalité de l'opinion publique française. Alors qu'est-ce que ce rapport ? Quel était son objectif et pourquoi vous avez décidé de traiter ce sujet ?

Un immense merci euh pour votre question et de me laisser parler de ce sujet qui m'a passionné. Nous avons rendu un rapport sur les conséquences sociales et économiques des accords de 68 entre la France et l'Algérie et des accords qui ont décliné notamment pour les finances publiques françaises. Pourquoi est-ce qu'on a fait ce rapport ?

Parce que depuis que je suis engagé en politique, on ne parle de la relation entre la France et l'Algérie que sous l'angle régalien. Moi le premier, c'est-à-dire que on parle des EQTF qui est un sujet majeur. On parle de la coopération sécuritaire, on parle de la coopération antiterroriste, on parle de l'immigration.

Ce sont des enjeux absolument fondamentaux. Mais il y a un élément qu'on laisse toujours de côté, moi le premier, c'est le volet social, le volet économique, le volet de combien ça coûte pour les finances publiques. Et donc, on a rendu ce rapport pour savoir combien coûtent pour les finances publiques les accords de 68 aux finances publiques françaises.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que lorsque j'ai commencé un peu à creuser, je suis tombé de ma chaise. Je suis tombé de ma chaise pour deux raisons. Première raison, l'État est aveugle.

C'est-à-dire que nous avons très peu de moyens mis à disposition nos administrations pour analyser, pour comprendre, pour calculer combien ça coûte. Deuxième des choses, si on fait une estimation la plus basse possible, la plus conservatrice possible, donc c'est probablement beaucoup plus, ces accords coûtent à la France et au contribuable français 2 milliards d'euros par an. Et donc ce que nous proposons avec mon collègue Mathieu Lefèvre, c'est tout simplement d'abroger, de dénoncer, de mettre fin aux accords de 1968 et de proposer un cadre juridique alternatif strict afin d'appliquer deux principes simples.

Premier principe, un franco-algérien en France doit enfin être considéré comme un français de droit commun et un citoyen algérien tout court présent en France doit être considéré comme un citoyen étranger de droit commun. C'est le travail que nous avons fait. Alors Charles Rodwell, monsieur le député, donc auteur du rapport sur les accords franco-algériens et notamment l'accord de 68 sur la politique migratoire.

Je vous remercie beaucoup de de cette analyse et de cette présentation pour une raison principale, c'est que je suis très surprise euh et vous contredisez cette impression avec bonheur pour moi en tous les cas de voir que les intérêts de la France sont en quelque sorte sur tous ces sujets de la politique migratoire, de la politique sociale passé au second plan. C'est-à-dire que on on nous on nous présente la politique migratoire comme un outil finalement d'orientation plus ou moins caritative euh qui euh font l'impasse sur ce qui est l'intérêt de la France comme nation qui s'assume comme telle et dont les ressources proviennent. Il y a une unique source, c'est les impôts puisque même les emprunts, même la dette, il faut bien la rembourser et donc on sollicite la population.

Et si le parlement aujourd'hui, on revient à la première question est en train de discuter essentiellement des impôts, ce qui choque beaucoup la majorité de l'opinion publique, et bien c'est que il faut bien rembourser les emprunts et par conséquent la dimension de l'intérêt de la France au travers de ce que l'on paye et de ce queon le reçoit en retour est tout à fait original. Et je comprends très bien Charles Rodwell que ça est à cet égard sensibiliser très largement l'opinion publique. Alors moi j'ai une question.

On comprend que la politique migratoire ça coûte cher et que les accords franco-lgériens sont dérogatoires, très favorables à l'Algérie et par conséquent très coûteux sans retour pour la France. On y reviendra notamment parce qu'il s'agit d'une immigration familiale qui ne vient pas pour essentiellement travailler mais pour faire un regroupement des familles alors que à l'origine ces fameux accords de 68 devaient favoriser une immigration de travail. Alors est-ce que vous pouvez nous redonner un tout petit peu l'historique de ces accords ? avec grand plaisir et parce que ce que vous venez de souligner, c'est le nœud du problème.

Permettez-moi, puisqu'on est sur ce sujet, de commencer par pour par avoir un mot pour Boisemale qui a été libéré des jaules algériennes et d'avoir aussi une pensée pour Christophe Glaise et pour leur famille respective. Euh Christophe Glaise qui est à l'heure où nous enregistrons cette émission toujours en attente de libération des jaules algériennes de ce régime autoritaire. euh qui est totalement obsolète et antidémocratique.

Je tiens aussi à souligner le travail extraordinaire qu'a mené le comité pour la libération de Boem Sensel dont vous faites partie, dont vous êtes d'ailleurs l'une des instigatrices et l'une des têtes de pont avec Xri en cours, avec Arnaud Benedetti, avec Jean-Michel Blanquer, avec beaucoup d'autres qui vous entourent. Si Boem sans sal a été libéré, c'est aussi parce que vous vous êtes mobilisé de manière extraordinaire dans un moment où on voyait bien qu'il y avait une part de la population ou plutôt pas la population, une part des élites parisiennes bien pensantes qui avait plus ou moins renoncé en se disant "Cet homme est perdu pour la cause." Je suis délibérément violent dans mes mots mais parce que je veux vraiment que vos auditeurs sachent le rôle majeur que vous personnellement et que le comité de soutien a joué pour la libération de Balem sans sal où tant l'avait lâché alors qu'il était enfermé.

Et pour ça, je tiens vraiment à saluer votre engagement sur la question des accords. Merci. Je je diraiis aussi deux mots sur le rôle que vous avez joué, notamment cette résolution que vous avez promue déposée par votre groupe à l'instigation de Gabriel Atal, le président du groupe Renaissance et qui a permis de montrer aux Algériens après le Parlement européen que l'immense majorité de l'Assemblée nationale française vous avez vous nous avez épaulé constamment, vous nous avez encouragé constamment et vous avez promu ce texte. qui a été reçu d'une façon extrêmement efficace par le gouvernement algérien qui s'est rendu compte que les élus de la nation française ne comprenaient pas pourquoi un écrivain âgé et malade qui ne dit pas du bien de son gouvernement mais c'est tout à fait son droit notamment ça n'est pas un politique était ainsi incarcéré au péril de sa vie parce que 50 de prison en Algérie à 81 Évidemment, c'était pratiquement un arrêt de mort.

Donc un grand grand merci au députés, aux députés de votre groupe aussi à Constance Legri qui a rapporté ce texte. J'allais le dire mais je sais formidable. C'est une femme formidable, très engagée.

Et sans vous, Wallem n'aurait pas été libéré. sans vous, je veux dire sans les députés et évidemment au sein de ces députés sans vous-même. Donc un grand grand merci également pour nos auditeurs qui doivent le savoir.

Charles Rodwell, ben c'est très gentil de votre part et ça a été une mobilisation collective au cœur de laquelle vous avez été et je tiens vraiment de nouveau à vous rendre hommage sur la question des accords en en eux-mêmes. Le nœud du problème, c'est celui que vous avez souligné tout à l'heure. En 68, le gouvernement français et le gouvernement algérien se rencontrent, disent voilà, jusqu'à présent, on a la libre circulation qui date des accords déviants de 62 entre nos deux pays.

Ça ne vous va pas à vous Français, ça ne vous va pas à à vous Algériens. Donc, il faut qu'on trouve autre chose. Et lorsqu'ils ont signé les accords de 68, ces accords, ils disent deux choses.

Ils disent un, on encadre l'immigration de travail. Donc les travailleurs algériens qui viennent en France et les travailleurs français un peu moins mais il y en avait qui venaient en Algérie. Et la deuxième des choses que disent ces accords originels, c'est on veut limiter drastiquement l'immigration pour soins et l'immigration familiale.

Donc les accords de 68 au départ leur intention c'est de limiter l'immigration notamment familiale. Pourquoi est-ce que le truc est parti dans le décor dans les décennies qui ont suivi après ? Ce sont des décisions politiques et ce sont des décisions juridiques.

Un exemple, quand on parle de l'immigration familiale, au cœur de l'immigration fémineelle, vous avez le regroupement familial. Lorsqu'en 68, les accords de 68 sont signés, le regroupement familial n'existe pas dans la loi française. C'est en 1976, sous la présidence de Valérie Giscard destin que vous avez un secrétaire d'état aux travailleurs immigrés.

C'est le nom de son secrétaire d'État, Paul Giu qui crée le regroupement familial dans la loi et qui prend des décisions ministérielles pour adapter les accords de 68 en y ajoutant le regroupement familial. Donc en fait le problème que l'on a aujourd'hui, c'est que les accords de 68 appliqués aujourd'hui ne sont plus du tout les accords de 68 qui avaient été imaginés par nos ancêtres hier. C'est presque le contraire du fait des décisions juridiques administratives qui ont été prises.

Deuxème exemple, le RSA. Cette fois, c'est le Conseil d'État donc par de la justice administrative française qui en 2007 a contrecarré les plans de Nicolas Sarkozi en disant "Vous ne pouvez pas limiter le RSA pour les citoyens algériens parce qu'au nom de l'interprétation non pas des accords de 68 mais des accords de 62 les accords desviant le cesser le feu et les accords de paix en fait les accords de vie ex un citoyen algérien sur la question du RSA doit être considéré comme un citoyen français et donc on va lui donner la même chose qu'un citoyen français. Moi ce que je déplore dans cette situation, c'est pas les citoyens algériens adnominem, c'est qu'il y a une rupture du principe d'égalité.

Il y a une rupture du principe d'égalité entre citoyens étrangers sur le territoire français. Je ne vois pas pourquoi un citoyen guinéen devrait être favorisé par rapport à un citoyen de Syaléon. Je ne vois pas pourquoi un citoyen sud-africain devrait être mieux traité qu'un citoyen marocain.

C'est pas le cas. Mais donc, je ne vois pas pourquoi un citoyen algérien devrait avoir un statut différencié d'un citoyen tunisien, gabonais, japonais et cetera. La seule chose que nous défendons avec Mathieu Lefèv dans ce rapport, c'est dire puisque les accords de 68 sont dévoyés, sont détournés de leur intention originelle, 1, on les abroge.

De et c'est très important le on crée un cadre juridique alternatif, complet, strict, en disant deux choses. 1, un citoyen franco-algérien est un citoyen français comme un autre. de un citoyen algérien tout court est un citoyen étranger hors Europe comme un autre.

Alors Charles Rodwell, bravo pour cette analyse qui est non seulement très équilibré mais aussi extrêmement claire et qui soulève deux questions. Premièrement, pourquoi le regroupement familial ? Alors en 76, je connaissais un peu le sujet puisque j'étais administrateur au Sénat et j'avais ces textes.

Giscard destin n'était pas favorable au regroupement familial. Ce sont les golistes de gauche qui sont intervenus pour ouvrir ce volet migratoire, je dirais en quelque sorte caritatif, un peu de repentance déjà à l'époque et c'est passé au Parlement euh puisque il y avait l'écoiste qui était donc pour cela. Donc, je voulais remettre un tout petit peu en profil historique.

Euh c'est quelque chose qui euh montre que un parti qui regroupe beaucoup de sensibilité, comme c'était le cas d'égoïste, c'est un parti où vous avez des courants de pensées différents et voilà ce qui s'est passé à l'époque. Ensuite, sur ce que vous dites, c'est-à-dire l'effacement de la distinction entre le citoyen qui a des droits et des devoirs au regard de sa nation et qui comme devoir peut avoir celui de se battre pour sa nation en dehors même du service militaire et de mourir pour sa nation, ce qui a été évoqué je crois récemment. Et l'étranger qui n'a pas ses devoirs et donc qui n'a pas les mêmes droits est en train de s'effacer dans la jurisprudence. une jurisprudence qui a une connotation très mondialiste.

Ça a commencé par la Cour européenne des droits de l'homme et maintenant on le voit au niveau du Conseil d'État, au niveau du Conseil constitutionnel et au niveau des juridictions judiciaires. Et ma question est comment est-ce que vous rétablissez cette distinction dans les droits et les devoirs entre les étrangers et les Français puisque pour combattre cette position de principe mais cette position finalement de bon sens, on dit mais c'est la préférence nationale et monsieur Fabius en sortant du Conseil constitutionnel a dit "Toute ma vie je lutterai contre la préférence nationale. C'est-à-dire, on discrédite cette position qui est de construire une nation à laquelle on demande pour laquelle on demande à des citoyens de se de se regrouper pour la défendre.

Et ben moi ce que je réponds à Laurent Fabus, c'est que jamais je ne m'excuserai de vouloir reprendre la main sur off migratoire parce que c'est ce que les Français attendent. Et je pense que laisser ce sujet à l'extrême droite euh au Rassemblement national est euh peut-être l'un des plus grands échecs des partis modérées de notre démocratie. Parce que reprendre la main sur les flux migratoires, c'est reprendre tout simplement la main sur le destin de notre pays.

Donc c'est un sujet régalien et donc c'est un sujet pour lequel on est élu. Moi, ce que je souhaite sur l'immigration au sens large, je là-dessus si mais si vous me le permettez. Ben oui, c'est quand même le sujet.

Je je fais deux constats premier constat euh nous avons besoin d'une immigration de travail et moi je préfère l'assumer même si c'est impopulaire. Quand sur ma circonscription, je me rends dans un NPAD, dans les je me rends exactement dans un hôpital, dans un restaurant, dans une entreprise high-tech, dans un laboratoire, dans une université, dans une association, je me rends compte que parmi les gens qui travaillent et bien il y a une part importante d'étranger qui donne énormément à la France. Deuxième des choses constat simple que je fais, l'immigration aujourd'hui en France est insoutenable pour la France.

On a des flux migratoires qui sont insoutenables pour l'hôpital, pour l'éducation nationale, pour nos forces de l'ordre, pour notre logement et on a une immigration qui est insoutenable pour les immigrer eux-mêmes parce qu'on en accueille trop et donc on les accueille très mal. et donc faire croire qu'on peut accueillir la terre entière alors que lorsqu'ils arrivent ici, ils dorment sous une tente ou dans un todi parce qu'on leur a fait croire qu'on était une nation ouverte et inclusive, c'est de l'hypocrisie. Et donc moi à force de ces deux constats, je dis une chose, ce que je souhaite pour mon pays, c'est l'immigration massivement réduite, choisie, fondée uniquement sur le travail pour répondre aux besoins de la nation.

Ça implique deux choix politiques simples. Premier choix politique, j'assume de vouloir une immigration de travail contrôlée et réduite avec des cotas migratoires votés, des côtats migratoires négociés avec le Maroc, la Tunisie et quelques autres pays. Voter au Parlement et j'assume de vouloir assécher toutes les autres voies d'immigration moratoire sur le regroupement familial.

Donc on y met fin pour en redéfinir les règles. Je crois que l'Autriche vient de le décider. Charles R.

Exactement. Donc, je suis pour un durcissement de notre politique familiale pour permettre le regroupement familial à partir de 10 ans de résidence sauf exception. Je suis pour la fin de l'immigration pour soin.

Donc on supprime le visa étranger pour soin. Il y a aucune raison pour laquelle nous citoyens français devrions payer pour les opérations européenne puisque il y a pas de visa et il y a un droit de libre circulation des patients en Europe. Et la troisième des choses c'est que je suis pour la redéfinition complète du droit d'asile parce que le droit d'asile contrairement à ce que pense par exemple le RN et je respecte son avis.

Moi je pense je suis atché au droit d'asile. Je pense que le droit d'asile doit de redevenir un vrai droit d'asile. Que ça ne peut plus être un aspirateur à immigration irrégulière comme c'est le cas aujourd'hui.

Le droit d'asile doit redevenir un vrai droit d'asile limité qui fait la fierté de la France mais qui doit être extrêmement limité. Et puis donc ça demande trois séries de mesures au niveau national. Pardon je suis un peu long mais c'est un sujet qui me passe Non mais Charles Rodwell c'est très intéressant.

Au niveau national, il nous faut un référendum sur la Constitution. Au niveau européen, un référendum sur l'immigration. Un référendum sur l'immigration.

Au niveau européen, nous devons dénoncer une partie des décisions prises par la CEDH, par la Cour européenne des droits de l'homme qui est une cour qui prend des décisions totalement hors son giron et qui remet en cause notre souveraineté. Alors Charles Redway, je vous interromps. Vous le savez, neuf pays dont l'Italie en particulier qui est très exposé mais aussi d'autres ont écrit au président français, monsieur Mathias Guillomar de la Cour européenne des droits de l'homme pour lui dire que les décisions de la CEDH en matière migratoire était absolument insoutenable pour des États souverains qui ont des problèmes sociaux et d'ordre public à gérer.

Moi je quand je dis ça, on me dit Charles Rodwell, tu es un fachot. Je dis bah très bien. Bah pourquoi est-ce que Pedro Sanchez le patron socialiste, le le premier ministre socialiste espagnol euh veut remettre en cause une partie de la CODH ?

Pourquoi est-ce que le gouvernement danois euh qui est socialiste veut remettre en cause la CEDH ? Pourquoi est-ce que le gouvernement britannique, je suis franco-britannique, propose d'ouvrir le débat sur la remise en cause de la CEDH ? Moi, j'aimerais comprendre.

Je veux bien qu'on me traite de fachot. J'en ai d'ailleurs un peu rien à faire, mais j'aimerais que ces gens-là m'expliquent pourquoi est-ce que des gouvernements socialistes de gauche poussent ce même agenda. La seule vérité là-dedans, c'est que les États dans le casre de l'Union européenne, moi je suis profondément proe européen.

La CED n'a rien à voir avec l'Union européenne, elle à voir avec la Convention européenne des droits de l'homme. Cette cour a dépassé le cadre de l'action qui était définie originellement dans son plan de route. Elle doit revenir dans le giron qui lui était définie.

Elle doit être remise en cause notamment sur la décision migratoire. Alors Charles Rodwell, il y a deux puisqu'on est dans une émission sur le droit, il y a deux éléments intéressants sur la Cour européenne des droits de l'homme. Premièrement, il y a eu une enquête qui a montrer que des conflits d'intérêt majeurs euh affectaient l'impartialité des juges et qu'ils étaient très liés à certaines ONG style Amnestie, Human Rights Coach et cetera.

à tel enseigne que à la suite de la publication de ce rapport il y a quelques années, la Cour a dû instaurer une procédure de réécusation de ses juges pour conflit d'intérêt et donc il y a une infiltration, si je puis dire, sans être complotiste, qui a été dénoncée parce que évidemment le juge français, on sait qui mais le juge albanais, le juge Algérie, le juge je veux pas citer des pays bosniaques et cetera, je veux dire, il Il y a il y a il y a pas beaucoup de contrôle et par conséquent on voit qu'il y a un problème de désignation et de contrôle par l'ensemble des pays de qui est désigné comme membre de cette cour. Ça c'est le premier point. Le deuxième point euh sous l'impulsion britannique qui était alors euh bah qui est toujours membre du Conseil de l'Europe et donc soumise à la juridiction de la Cour européenne des droits de l'homme, il y a quelques années, un protocole additionnel à la Convention européenne a été adopté pour euh consacrer un principe dit de subsidiarité.

C'est-à-dire que il y a une limite que ça signe à elle-même au travers de ce protocole la Cour européenne des droits de l'homme qui est qu'elle n'empiète pas sur les pouvoirs régaliens, sur les pouvoirs souverains des États qui doivent rester euh dans le cadre de leur marge d'appréciation et dans le dans dans le cadre de leur pouvoir égalien. Et ça, on peut dire que ça n'est pas vraiment appliqué. Et donc je crois que euh votre préoccupation, elle peut regrouper un certain nombre d'États au-delà même de l'Union européenne et je vous félicite d'ailleurs de l'avoir mise à l'ordre du jour parce que je pense que la jurisprudence de la Cour européenne peut briser l'adhésion des citoyens à l'Europe en tant que telle, l'Europe élargie du Conseil de Nord ou l'Europe de l'Union européenne.

Je vas-y je répondra très rapidement sur le fond sur sur la CODH. Euh le protocole dont vous parlez est extrêmement important et le fait que la CEDH a failli nous empêcher d'expulser l'imam IQUSN qui je rappelle est un imam radicalisé du nord de la France qui posait un problème de sécurité nationale majeur pour notre pays montre bien qu'elle a totalement dépassé les prérogatives qui lui sont assignées et donc je je le répète simplement soit elle rentre dans le rang soit nous devrons agir beaucoup plus fermement vis-à-vis des décisions que cette institution prend avec par exemple la réécriture de la convention européenne des droits de l'homme. Je pense que euh tout ce qui a été construit après la guerre euh malheureusement euh aujourd'hui euh est en crise, qu'il s'agisse de l'ONU, du Conseil de l'Europe ou de l'Union européenne, des trois institutions internationales et qui pour nous françaises sont les plus importantes, même si l'esprit de ces institutions, c'est-à-dire le multilatéralisme mondial ou européen, doit être maintenu, mais c'est vrai que c'est en crise.

Bon, maintenant, je vais vous demander de parler d'un sujet que vous avez effleuré, c'est celui des Oqutf, c'est-à-dire des OQTF algériens en particulier, c'est-à-dire des gens qui sont sous le coût d'un ordre de quitter le territoire français. Alors, vous l'avez un petit peu abordé dans votre rapport. Qu'est-ce que vous pouvez nous en nous dire ?

Nous en dire, monsieur le député, je suis très heureux que vous me parlez de ce sujet parce que ça me permet de rendre hommage à Philippine et à sa famille. Philippine est une jeune femme qui il y a un peu plus d'un an, le 24 septembre 2024, a été assassiné par un migrant sous Qutf Maroc qui n'avait rien à faire sur le territoire français et qui parce qu'il avait des troupes psychiatriques, parce qu'il avait été relâché de sa rétention, a assistiné cette jeune fille après l' avoir abusé dans le bois de Boulogne à la sortie des cours dans l'Ouest parisien alors qu'elle rentrait chez elle sur ma circonscription. Et en fait plutôt que de polémiquer, j'ai voulu avec le ministre de l'intérieur Bruno Retaillot, avec le garde des saut Gérald Armanin, avec le soutien Gabriel Atal identifier les trous dans la raquette de pourquoi est-ce que cette personne était en liberté et pourquoi est-ce que ce monsieur a pu assassiner Philippine ?

Et donc, je viens de déposer une proposition de loi avec Michel Barnier en tandem. Nous sommes soutenus par c'est un scoop. Voilà, plus de 150 députés et j'en suis très touché pour avec neuf articles très courts répondre à des trous dans la raquette qu'il existe et qui auraient pu peut-être empêcher cet homme de passer à l'acte contre cette jeune fille.

Alors, qu'est-ce que c'est cette proposition de loi Charles Rodwell ? Je vous prends quelques mesures. Un, on veut étendre la rétention administrative.

Donc ces gens-là doivent être enfermés plus longtemps jusqu'à leur expulsion. C'est-à-dire que ce monsieur aurait obtenu son laissa passer 3 jours après, il a été relâché 3 jours avant, il est passé à l'acte. Et ben le but c'est de le garder enfermé en rétention.

Deuxième des choses, on a ce qu'on appelle la rétention de sûreté. Donc la rétention de sûreté c'est quoi ? C'est quand vous avez un pédo criminel qui est enfermé à partir de 15 ans, quand il arrive au bout de sa peine, si les médecins et le personnel pénitencier constate que bah il est pas soigné et que le jour où il est relâché, il va repasser à l'acte, et ben ils peuvent prendre la décision de l'enfermer plus longtemps.

Et ben on va faire pareil pour les gens terroristes et radicalisés. Troisème exemple, il y a ce qu'on appelle l'injonction d'examen psychiatrique. Ça veut dire quoi ? aujourd'hui quelqu'un qui est dégénéré, qui est fou, qui est radicalisé, qui a des propos terroriste et avec des troubles psychiatriques, quand le préfet lui dit il faut que tu ailles te faire soigner dans une prison et ben il est pas obligé d'aller se faire soigner.

Donc nous on veut mettre en œuvre une injonction, donc une obligation d'examen psychiatrique et une obligation de soin. Je le fais pas par plaisir, je le fais tout simplement parce que ce type de mesure protège très concrètement chaque concitoyen de du passage d'acte de ces personnes-là. Donc plutôt que de polémiquer sur certains plateaux, nous avons préféré prendre des mesures très dures mais que nous assumons pour empêcher concrètement ces personnes de passer à l'acte.

Le vrai sujet des EQTF après, c'est un les expulser mais c'est surtout d'empêcher que ces gens-là rentrent sur le territoire français. Le vrai enjeu, il est là. Et donc mon but avec les mesures que je propose avec mes collègues, y compris dans ce rapport, c'est d'empêcher les flux migratoires irréguliers de rentrer sur le territoire français. a tout un tas de mesures à prendre sur lequel je veux je peux rentrer avec plaisir mais sur le volet Philippines, c'est la proposition que je dépose avec Michel Barni cette semaine.

Et ben écoutez Charles Rodel, monsieur le député, je pense que c'est une proposition qui sera adoptée certainement. On va toucher du bois. Et et ensuite, vous avez Conseil constitutionnel euh qui a une jurisprudence aujourd'hui euh qui finalement dépossède à mon avis euh le ministre de l'intérieur des pouvoirs qui sont les chiens.

Mais je vous souhaite bonne chance avec notre juridiction constitutionnelle. Nous avons fait étudier la constitutionnalité des différents articles que nous avons soumis et cette constitutionnalité est priori validée. Nous prendrons toutes nos responsabilités au parlement et les hommes et les femmes qui sont nos magistrats devront prendre les leurs.

Moi, je pense que c'est très intéressant. Alors, il y a peut-être aussi une réflexion constitutionnelle qui est finalement illustrée par le le titre d'une loi qui n'a pas beaucoup plu à l'époque au moment de la montée du Parti socialiste, la loi sécurité et liberté. Et je trouve que cette opposition entre sécurité et liberté est inappropriée à la réalité du vécu.

C'est-à-dire que la sécurité est une forme de liberté. Absolument. C'est-à-dire que elle est d'abord à la base de la liberté de circulation, notamment des jeunes femmes tard le soir.

Et la sécurité c'est aussi une liberté de s'exprimer puisque aujourd'hui quand vous tenez des propos qui déplaisent à certaines catégories d'agit propre, vous êtes menacé de mort. J'en parle un tout petit peu en connaissance de cause et peut-être vous également. Donc je pense qu'il faudrait peut-être que au travers des débats parlementaires, cette notion de sécurité soit revisité à l'ône de ce que sont les libertés et les droits fondamentaux de manière générale.

Sa ça fait partie des tabous de la vie politique française. Dire que les seuls qui ne voient pas que la liberté et que la sécurité est la première des libertés, c'est les bobos qui habitent les beaux quartiers de Paris. Tous les autres Français qui ont un peu de bon sens voi très bien que la première des libertés, c'est la sécurité.

Deuxième exemple là-dessus, il n'y a que les bobos des beaux quartiers qui ne voient pas qu'il y a un lien évident entre l'immigration et l'insécurité. Tous les autres Français, quel que soit leur obédience politique, voi très bien qu'il y a un lien évident entre l'immigration et l'insécurité. Et ça fait partie de ces espèces de tabou sur lequel il y a une chape médiatique et politique.

Mais on est quand même en cent de députés à affirmer que non, la terre n'est pas plate, elle est ronde et que oui, il y a un lien entre l'immigration et la délinquence et que oui, la première des libertés, c'est la sécurité des Français. et notamment Charles Redwell, monsieur le député, c'est vrai que dans certaines cultures, les rapports entre les femmes et les hommes ne sont pas ceux auquels nous avons abouti aujourd'hui au 21e siècle. C'est-à-dire que la femme peut être un objet sexuel, qu'elle n'a pas les droits euh qu'elle est considérée comme à disposition en quelque sorte.

Alors, on ne critique pas ces cultures en tant que tel ou ses religions en tant que tel. C'est le choix des membres de ces cultures et des personnes qui adhèrent à ces religions. Mais c'est un fait et c'est un fait qui entraîne quand même un certain nombre de problèmes dans nos sociétés.

En tous les cas, je le pense, c'est-à-dire qu'il y a toute une éducation à faire sur l'égalité entre les hommes et les femmes qui n'est pas reconnu dans l'ensemble du monde. C'est le moins qu'on puisse dire. Et c'était une des préoccupations des Nations- Unies.

Euh et je regrette que les Nations- Unies ne s'emparent pas de ce sujet de l'égalité homme-femme dans toutes les cultures. On parle pas des talibans évidemment, on parle pas des iraniennes évidemment, mais on en parle quand même quand on est confronté nous en France à cette problématique qui n'est pas ce à quoi nous sommes parvenus aujourd'hui. Donc je pense qu'il y a un petit problème mais enfin j'assume, mes propos.

Je demande pas. Je serai toujours toujours du côté de l'égalité entre les femmes et les hommes qui est l'un des grands combats de notre génération. J'ai une admiration sans borne pour ma mère notamment parce qu'elle s'est beaucoup battue sur ces sujets là dans les entreprises dans laquelle elle a travaillé et qu'il y a un enjeu culturel évident sur ces questions.

Je pense qu'il est difficile de généraliser à l'ensemble d'une culture sur ces questionsl. J'ai par exemple vécu pendant un long moment au Maroc, j'ai vécu en Côte d'Ivoire. Je vois très bien.

Ah oui, c'est c'est intéressant ça. Charlot, je en fait je vois très bien le le sujet auquel vous vous faites référence. Évidemment que c'est un enjeu culturel pour notre pays.

Je peux aussi le prendre d'une autre manière. C'està-dire que moi je suis très admiratif par exemple de la place que joue la famille dans l'esprit de chacun dans les cultures dans les cultures marocaines par exemple. euh la place des anciens, le rôle intergénérationnel entre les grands-parents, les parents, les enfants, la solidarité familiale qui habite un grand nombre de ses familles et qui je crois doit être aussi une forme de leçon pour nous.

Euh nous vivons dans une société où la solitude est probablement l'enjeu fondamental des décennies qui viennent, nous les sociétés occidentales. Et si l'égalité entre les femmes et les hommes doit être, je pense l'un des premiers combats que nous devons mener en dénonçant le régime des talibans, en dénonçant le régime des molards, en dénonçant l'attitude de certaines cultures absolument déplorables vis-à-vis de la place de la femme. Je pense aussi qu'il est important que nous regardions ce qui se passe ailleurs pour nous nourrir aussi culturellement de valeurs intrinsèques qui manquent à nos sociétés matérialiste.

Je pense par exemple aux valeurs familiales et intergénérationnelles. Je crois euh monsieur le député, que vous avez tout à fait euh mis euh disons l'accent sur euh un des sujets actuels, c'est la désagrégation de la cellule familiale hm euh pour des raisons à la fois médicales, génétiques, euh du libre choix individuel et ce qu'on appelle l'individualisme absolu, c'est un ouvrage de Pierre Manantan, montre bien que l'individu se sent un petit peu perdu. Il y a aussi euh quand même une évolution qui est de rejet des anciens alors que l'ancien c'est un peu le sage dans certaines cultures.

Je pense notamment au Japon mais en d'autres cultures que vous venez d'évoquer et je crois que c'est aussi pour les jeunes qui se posent beaucoup de questions à bon droit aujourd'hui quand même un élément de stabilité qui rejeté par certains courants de pensée et ça me paraît un petit peu désolé. Donc si vous pouvez effectivement aller dans ce sens compte tenu de l'âge et de la légitimité que vous avez en tant que député, en tant qu'élu de la nation, mais aussi en tant que jeune député, je pense que ce serait pour nos jeunes euh un plus. Alors maintenant, on va passer à l'Europe.

On a peu de temps malheureusement puisque j'ai trop parlé mais ce que vous dites appelle tellement de commentaires que c'est vraiment passionnant ce dialogue. On va parler de l'Union européenne puisque l'Union européenne ne se substitue pas dans tous les domaines aux Étatsmembres, mais en matière diplomatique, elle joue un rôle très important et notamment la diplomatie économique. Alors, il y a un accord Union européenne Algérie qui date de 2002, entré en vigueur en 2005 et que vous critiquez sous certains aspects.

Est-ce que vous pouvez nous indiquer comment dans le cadre de votre rapport d'information, monsieur le député, vous pensez que cet accord doit être revu ou appliqué de manière différente ? Je fais parti du principe de base. Le peuple français est un peuple millénaire qui a une histoire et une culture absolument extraordinaire.

Et je considère qu'il s'inscrit dans une civilisation, la civilisation européenne ou les civilisations européennes. Et pour moi, l'Europe est le continent extraordinaire de ce monde. Et il a donné notamment deux choses extraordinaires à ce monde, le christianisme et la démocratie.

Donc cette culture judéo-chrétienne et démocrate, c'est l'Europe qui l'incarne toujours aujourd'hui. Et donc il y a des sujets fondamentaux, par exemple l'immigration sur lequel les pays européens ont tout intérêt à se mettre d'accord. Et moi, je ne comprends pas la position du Rassemblement national sur cette question.

Dire que le Rassemblement national passait journée sur la plateau de télévision à dire que l'Europe est une civilisation, que le peuple français est un peuple parmi d'autres peuples avec lesquels nous avons des points communs. Mais il refuse par exemple de soutenir le pacte asil immigration qui a été adapté à l'échelle européenne. Moi, parce que je suis français, parce que je crois à la civilisation judéo-chrétienne européenne, parce que je crois que nos destins sont liés et que je veux réduire l'immigration, je soutiens à 200 % le pacti d'immigration qui oui a été soutenu par les partis centristes mais qui a été soutenu aussi par exemple par Georgia Méloni.

Mais pourquoi est-ce que Georgia Méloni soutient le pacti et l'immigration ? pas une gauchiste hein je crois George Mélonie c'est parce que concrètement lorsqu'elle a signé elle est beaucoup moins elle est beaucoup moins connotée extrême droite que on dit parce que l'épreuve du pouvoir change quand même pas mal moi je l'ai vu aller avec Urselin Vlen en Tunisie pour signer un accord Europe Tunisie avec le président Sayed. Et bien le résultat concret est très net.

En 2023, vous aviez 100000 immigrés illégaux qui passaient de Tunisie en Europe. En 2024, ce chiffre est tombé à 16000. C'est-à-dire que notamment son pacte Asie l'immigration, notamment grâce à la signature du pacte et de l'accord entre l'Europe et la Tunisie, nous avons réduit les flux migratoires irréguliers qui allaient de Tunisie en Italie, donc en Europe, de 84 %.

Donc moi, la raison pour laquelle je soutiens ce pacte et ce type de mesure commune à l'échelle européenne, c'est pas par européisme BA. Je suis très proe européen, mais je ne suis certainement pas européiste BA. Il y a plein de choses que je vais remettre en cause.

En revanche, le pacte asile immigration, il faut absolument le soutenir pour reprendre le contrôle sur nos flux migratoires. Ça doit venir avec une deuxième des choses, il faut réformer Schengen. Voilà.

Alors, est-ce que moi je je pas discuter du Front du Rassemblement national ici, mais est-ce que vous ne pensez pas, monsieur le député, que euh la libre circulation euh qui est une des quatre libertés fondamentales avec la liberté d'établissement d'une entreprise, la liberté de circulation des capitaux et également la liberté de circulation des biens. Est-ce que vous ne croyez pas que euh les frontières nationales ne devraient pas être rétablies pour les non- européens ? Moi, je pense que chaque Européen et notamment chaque français voit bien l'opportunité extraordinaire que cela a été de pouvoir circuler librement d'un pays européen à un autre.

Cela fait partie de la paix que nous avons fondé à la suite de la Seconde Guerre mondiale sur notre continent. Cela fait partie de la solidarité européenne et ne serait-ce que économique qui à mon avis est un bienfait pour nous tous. Mais je crois que la libre circulation doit être réservée aux citoyens européens et ne doit pas être réservé aux citoyens extraeuropéens.

Comment on fait ? Moi ce que je souhaite c'est qu'un citoyen extrae européen qui passe par exemple d'Allemagne en France doit se déclarer en France même s'il est régulier. On pourra pas contrôler tout le monde.

Simplement si ce citoyen régulier est condamné par exemple et que l'on regarde le registre et qu'on voit qu'il ne s'est pas déclaré, ce doit être une circonstance aggravante à sa condamnation. Je ne crois pas au retour d'une d'un système à double frontière tout simplement parce que il me semble que l'enjeu fondamental ce sont les frontières extérieur européenne. Les accords consignés avec la Turquie, avec l'Égypte, avec la Tunisie, Frontex, les barbelées et les murs à àch notre continent.

En revanche, un citoyen extraeuropéen étranger présent en Europe doit se déclarer quand il passe d'un pays à un autre. s'il ne le fait pas et qu'il est condamné, ce doit être une circonstance aggravante à sa condamnation. Ça c'est clair.

Alors bon, vous le savez, il y a quand même eu un français qui s'appelle monsieur LGI qui était le président de l'agence Frontex. Tout à fait. Qui avait une poigne qui a fait l'objet d'une cabale qui n'a pas été à mon sens véritablement soutenu par la France et maintenant il est député européen rassemblement national.

Donc je pense que sur ces questions de fermeté dans l'application des textes par l'Europe, il faut euh quand même avancer comme vous l'avez dit. Alors, on va finir. On a 2 minutes.

Je vais vous poser la question sur vous-même et vos priorités. Mais avant cela, juste un tout petit mot sur la renégociation des accords de 68 puisqueà la suite de votre rapport d'information avec Mathieu Lefèvre, le premier ministre a consenti et à la suite de l'adoption d'une résolution sur ce sujet de dénonciation des accords de 68, le premier ministre a évoqué une renégociation des accords de 68 franco-lgériens. Alors, est-ce que vous êtes au courant du contenu et de l'objet de ces futures négociations ?

Et sinon, qu'est-ce que vous proposer ? Je d'en faire partie de Je vais vous répondre assez simplement. Je suis un soutien du Premier ministre qui mène une action courageuse et je le soutiens dans cette démarche.

Voilà peut-être le point sur lequel j'ai un point de désaccord avec lui. Nous ne devons pas renégocier. Nous devons dénoncer, abroger, mettre fin aux accords de 68 à une condition majeure.

Créer un cadre juridique alternatif. C'est fondamental. Quand le RND on peut se contenter de dénoncer, c'est un danger absolu pour notre pays parce qu'on ne sait pas ce qui viendrait derrière.

On ne peut pas laisser un vide juridique. Notre enjeu fondamental ce n'est pas de renégocier, c'est de dénoncer l'accord de 68 et de créer un cadre juridique alternatif en fondé sur deux principes. Pardonnez-moi de me répéter.

Un citoyen franco-algérien doit être considéré comme un français comme un autre. Un citoyen algérien tout court doit être considéré comme un citoyen étranger hors Europe comme un autre. Et ben écoutez, on va finir là.

Alors, vous avez, je disais, vous avez un grand avenir politique, vous avez déjà un grand présent politique et ça me touche. Et alors, je vous laisse le dernier mot. Quel serait votre souhait euh pour euh ce mandat que vous exercez, le Qu'est-ce que vous souhaitez pour pour la France ?

À la fin de ce mandat, je regarderai en avant, mais je regarderai aussi un tout petit peu en arrière en me disant est-ce qu'entre le début et la fin de mon mandat, il y a des choses en France qui vont un tout petit peu mieux ? Est-ce qu'il y a des choses auxquelles j'aurais pu contribuer de manière positive ? Et je vais être très franc avec vous.

J'ai une forme d'incertitude au vu de la situation politique que nous vivons actuellement. Mais il y a une chose sur lequelle mes électeurs peuvent compter, c'est que je me battrai coûte que coûte pour l'extraordinaire pays qui est la France parce que je sais ce que je lui dois, je ma famille sait ce qu'elle lui doit et donc c'est un devoir patriotique et démocratique que de me battre sur ces sujets et ils peuvent compter sur mon énergie. Alors je finirai en disant vive Charles Rodwell et vive la France et vive Noël le noir [rires] vive RCJ et vive la France.

Merci à vous. Merci beaucoup. Merci Théo.

Yeah.