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AutreBFM TV (sur YouTube)· 30 août 2026 53 minMixte

Jean-Philippe Tanguy, député RN, estime que "Jordan Bardella n'avait pas à être au Medef"

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Bonsoir à tous, bienvenue, vous regardez le Grand Oral 2027, c'est le nouveau rendez-vous politique de BFN TV avec nos confrères et amis du Figaro. Une heure en direct et en public pour vous faire vivre la campagne présidentielle. Bonsoir Jean-Philippe bonsoir madame merci infiniment d'avoir accepté cette première je le rappelle vous êtes le président délégué du groupe rassemblement national à l'assemblée et membre de la commission des finances vous êtes le monsieur économie c'est comme ça qu on vous présente souvent du parti de marine le pen très proche aussi de marine le pen on va évidemment vous interroger sur les le projet économique de votre parti quelques clarifications d'ailleurs abordé ces derniers jours ces dernières heures mais aussi sur les annonces faites sur l'immigration pour vous interroger également ce soir je salue jim jarassé le rédacteur et chef du service du figaro bonsoir et bienvenue et on s'appelle également vincent trémolet qui est juste derrière vous c'est votre big boss le directeur délégué de la rédaction du Figaro, notre nouveau partenaire qu'on est ravis d'accueillir.

Bonsoir à vous. Jean-Philippe Tanguy, Jordan Bardella a fait hier sa grande rentrée à Châlons-en-Champagne et sur BFM TV. C'est lui que Marine Le Pen, on le sait désormais, a choisi pour être son premier ministre, si elle arrivait à l'Elysée au mois de mai prochain.

Vous, plus que qui compte, vous savez qu'en politique, l'image compte. Pourquoi n'était-il pas côte à côte pour cette rentrée politique ? Jordan Bardella n'était pas au MEDEF aux côtés de Marine Le Pen.

Marine Le Pen n'était pas à Châlons, aux côtés de Jordan Bardella. Tout va bien ? Mais bien sûr, il faut évidemment déployer toute notre énergie sur tout le territoire français.

Il n'y a pas d'intérêt à ce que Jordan Bardella et Marine Le Pen soient tout le temps ensemble, partout. On doit multiplier les rencontres, on doit multiplier les présentations de notre programme, on doit multiplier les occasions d'être parmi les Françaises et les Français, entendre leurs préoccupations apporter des solutions. L'absence de Jordan Bardella, vous le savez plus que quiconque a été très remarqué au MEDEF.

Mais Jordan Bardella n'avait pas à être au MEDEF. Ils ont déjà fait un déplacement ensemble à la flèche avant l été, qui a permis de lancer la campagne de Marine Le Pen sur le terrain. Évidemment et heureusement qu'on va se déployer.

Vous savez, on a vraiment une chance au Rassemblement National. Je dis en toute humilité, c'est le travail des uns et des autres et la reconnaissance d'une partie des françaises et des français qui nous le permet d'avoir deux leaders qui sont à la fois populaires et qui ont une autonomie qui leur permet de faire campagne sur tout le territoire français. Donc vous savez, la France est grande, les occasions sont nombreuses, la campagne est longue.

Et on les verra On les verra ensemble et vous les verrez surtout avec les Françaises et les Français. Parce que le but, ce n'est pas non plus de faire des réunions du Rassemblement national entre nous. Vous savez, on se connaît bien, plus on ne s'apprécie.

Mais le but, c'est de faire des déplacements à la rencontre de nos concitoyens. Deux leaders, c'est ce que vous dites, mais qui font entendre leur différence et on va en parler dans quelques instants. Jordan Bardella hier au micro de Marie Chantret a eu cette formule, elle a dit qu'on est un duo mais pas un couple et pas des clones.

Est-ce que ça veut dire qu'il aura une liberté de parole pendant la campagne ou est-ce qu'il est sous tutelle de Marine Le Pen ? Heureusement qu'il a une liberté de parole, il est président du Rassemblement national, il a mené notre famille politique à plusieurs reprises à des victoires importantes et surtout il a la confiance absolue de Marine Le Pen. Jordan Bardella s'est engagé en politique, tout le monde le sait, pour Marine Le Pen, celle qui a repéré son talent alors qu'il s'est déployé et on ne peut que s'en Moi je crois qu'on a beaucoup de mouvements politiques adversaires qui sont jaloux d'avoir ce binôme, d'avoir cette efficacité à la tête du parti.

Vous savez, j'ai fini en élection, il faut faire peu de 50 % des voix, il ne faut pas seulement se parler à soi-même, il faut parler à tout le monde, il faut convaincre le plus de gens possible. Au-delà du rassemblement national ? Au-delà du rassemblement national, évidemment.

Compte tenu des difficultés que nous allons hériter si les Français nous font confiance après 10 ans de macronisme, il va falloir convaincre au rassemblement national, de renaissance. Est-ce qu'aujourd'hui vous pouvez garantir aux Français qu'il sera le Premier ministre de Marine Le Pen si elle l'emporte à la présidentielle ? Ou bien est-ce qu'il peut y avoir des ajustements finalement huit mois c'est long, il peut y avoir des circonstances politiques qui font que ce choix peut évoluer ?

Moi j'ai rien à garantir du tout, c'est Marine Le Pen qui l'a annoncé, qui l'a confirmé lors du lancement de sa campagne présidentielle. Je vais vous dire ça ne fait aucun doute en En interne, tout le monde soutient Jordan Berdella qui d'ailleurs est candidat aussi à sa réaction à la tête du parti et qui fait consensus parmi tous nos parlementaires. C'est vrai que c'est rare, ça fait peut-être un peu l'angle de bois parfois, mais c'est vrai que c'est rare d'avoir cette harmonie au sein d'un parti politique.

C'est la force, il faut bien le dire, de Marine Le Pen. C'est qu'elle a créé, elle a encouragé cette force politique. On s'entend bien entre nous.

On s'apprécie. Ça nous arrive même de nous aimer entre nous. On est content d'être ensemble.

On est content de faire campagne ensemble. Il y a une bonne on rigole bien, parfois dans la difficulté. Parfois c'est tellement dur et on rencontre aussi sur le terrain tellement de Françaises en souffrance et en difficulté que c'est vrai qu'on préfère entre nous être dans la camaraderie parce qu'on préfère être forts ensemble au service des Françaises et des Français.

Ce n'est pas parfait, ce n'est pas le monde des bisounours. Mais franchement, moi j'aime bien être dans cette force politique avec Jordan et Marine. On sème, on est complémentaires, on est un peu différents.

C'est ce que vous nous dites ce soir au sujet de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Prenons un cas cas concret, si vous voulez bien, qui intéresse des millions et des millions de Français, c'est l'âge de départ à la retraite. Si Marine Le Pen arrive à l'Élysée dans quelques mois, à quelle heure ?

À quel âge ? À quel âge les Français partirent-t-ils à Parce que le projet du RN a évolué là-dessus, dans ce que dit Jordan Bardella et ce que dit Marine Le Pen. Ils pourront partir entre 60 et 62 ans selon leur début de carrière.

Plus vous avez commencé à travailler tôt, plus vous pourrez partir tôt. Puisque, évidemment, souvent, quand vous avez commencé à travailler tôt, votre métier est plus difficile, souvent plus un métier de terrain, de contact, plus épuisant que quand vous avez le privilège ou l'opportunité de faire de longues études où vos métiers sont On finit souvent, ce n'est pas systématique, mais plus souvent, plus facile. Donc en fait on a la justice sociale dans la réforme elle-même de Marine Le Pen.

Donc c'est la ligne Le Pen qui a gagné sur la ligne Bardella qui il y a quelques mois encore disait « l'âge légal ne sert à rien – Mais ce sont deux choses différentes. – Il faut le repousser, 62 vous ne le repoussez pas. – Ce sont deux choses différentes, ce que Jordan avait voulu faire passer comme message, et il a raison, il l'a refait d'ailleurs sur votre plateau hier, c'est que la durée de cotisation assure le financement de la réforme vous avez l'âge de départ qui permet la justice sociale et vous avez les durées de cotisation qui permettent le financement mais vous inscrivez dans le marbre un âge légal de départ s'il n'y a pas d'âge légal de départ dans le marbre comme le propose par par exemple, M.

Attal, eh bien...

Ou Jordan Bardella il y a quelques mois. Non, il n'a jamais proposé la fin de l'âge légal. Il a dit qu'il fallait valoriser davantage la durée de cotisation, on en reviendra parce que c'est la clé du financement, vous inquiétez pas.

Pardon, j'essaie d'être très précis, il avait dit « l'âge légal n'a plus Il n'y a aucun sens, il faut le repousser, interview à la presse étrangère. Non, il n'a pas dit ça, c'était sur LCI où il avait été très clair. Au mois de mai dernier ?

Non mais c'était à une presse étrangère où il n'était pas d'accord avec la relecture. Moi je me fie à ce qu'a dit Jordan Bardella à l'oral, chez vos mon confrère, un certain nombre d'émissions. Effectivement, il avait dit que la durée de cotisation devait compter davantage, mais on y reviendra, il n'y a pas de difficultés.

Mais je veux répondre à la question de Mme Chantré. Si on supprime l'âge de départ totalement, par exemple, vous êtes une mère de famille qui s'est arrêtée parce qu'aujourd'hui c'est encore essentiellement les femmes qui s'arrêtent pour élever leurs enfants et qui sacrifient bien souvent, non pas sacrifier mais en tout cas arrêtent leur carrière pour s'occuper de leurs enfants. Ça veut dire que vous avez des femmes sans âges de départ qui devront attendre 67 ans systématiquement.

Donc supprimer l'âge, un âge à 62 ou à 63 pour même les macronistes, ça veut dire que l'essentiel des mères de famille devront attendre 67 ans. Ceux qui ont eu des périodes de chômage devront attendre 67 ans. Donc en fait, quand on dit qu'on supprime l'âge comme le dit M.

Attal, c'est qu'on renvoie tout le monde à 67 ans ou au minimum vieillesse. Il faut être précis dans ce que les uns proposent parce que M. Attal fait le tour des plateaux.

On a eu l'air trémendaires. On a l'impression qu'il n'assume aucune responsabilité depuis 10 ans et je n'ai pas envie qu'il en assume 10 ans de plus, vu l'injustice de sa réforme des retraites. Et le nombre de trimestres, et j'en reviendrai là, c'est la clé.

Or aujourd'hui, les jeunes rentrent trop tard sur le marché du travail, les personnes en situation de handicap sont trop souvent exclues du marché du travail. Beaucoup de femmes ont des temps partiels subis, et les aînés, enfin j'aime pas trop ce terme parce que visiblement maintenant ça a partir de 50 ans, 50 ans on n'est pas encore un aîné, mais des personnes au bout de 50 ans ont des discriminations à l l'embauche ou pourraient ne pas avoir un emploi. Ce qui fait qu'on perd des trimestres cotisés, on perd de la richesse créée, on perd des trimestres.

Donc quand Jordan Bardella disait que le trimestre et la durée de cotisation devaient prendre le dessus, c'est évidemment que c'est ça qui permet de financer et il faut permettre à tous les Françaises et les Français qui le souhaitent d'exploiter leurs talents et de créer des richesses. Vous avez évoqué l'interview de Jordan Bardella hier sur BFMTB, il a aussi dit que s'il était Premier ministre, c'est lui qui conduirait la politique de la nation, comme le prévoit en effet la Constitution. Est-ce que ça veut dire par exemple sur un sujet comme les retraites et sur la capitalisation ?

C'est une mesure que souhaite appliquer Jordan Bardella qui n'est pas partagée par tous les membres du Rassemblement national, peut-être par vous-même ? Est-ce que ça veut dire que c'est ce genre de mesures qui pourraient appliquer sans l'aval de Marine Le Pen ? Non mais là-dessus ils avancent également ensemble.

Déjà je vous remercie d'avoir signalé que ce qu'a dit Jordan Bardella est l'application de la Constitution, c C'est vrai que depuis quelques années nos institutions sont malades parce que le président de la République veut à la fois être président de la République, donc comment dire, président de tous les Françaises et les Français, et Premier ministre, chef de la majorité, chef de l'administration. Si le général de Gaulle avait prévu deux postes des responsabilités, différentes, c'est qu'il fallait les exercer distinctement et donc on reviendra à la lettre et à l'esprit du général de Gaulle qui avait de meilleures intuitions. On a peut-être d'un esprit malin, Jean-Philippe Tanguy, mais à ce que rappelle Jim Jaracé – J'ai l'impression que vous cherchez la petite bête, c'est du trait d'essuie qui n'est pas dissension. – Sans chercher la petite bête, mais encore une fois le rappeler, ça va mieux en le disant, le fait que Jordan Bardella hier rappelle ce qu'est la constitution et que c'est le Premier ministre qui guide la politique de la nation, c'est une manière quand même d'afficher une forme de dire je suis là et je continue de rester là et je déciderai aussi.

Mais qui aura le dernier mot entre les deux ? Les arbitrales sont évidemment à la présidence de la République. Mais heureusement que Jordan Bardella est là.

On s'en félicite tous par son talent, par ses différences, par son expérience, par ce qu'il apporte au mouvement, par ce qu'il apporte à Marine Le Pen. Marine Le Pen a besoin de tous ses talents du Rassemblement, et d'Éric Ciutti aussi par exemple. – Y compris sur la capitalisation parce que… – Oui, et pour répondre à la capitalisation, Marine Le Pen l'avait déjà proposée en 2022, c'est vrai que ça n'avait pas pris beaucoup d'importance dans la campagne, notamment à cause de la guerre en Ukraine, qu'il faut bien dire avait quand même éteint beaucoup de débats, interdit beaucoup de débats et vous reconnaîtrez qu'en 2022 on n'avait pas pu débattre de beaucoup de sujets très importants.

Mais la capitalisation est forcément différente de l'enjeu de la La répartition, pourquoi ? Le système des retraites est déjà très fragilisé. Tout le monde cherche des ressources nouvelles pour le financer.

Par définition, si on a déjà un système qui est fragile, si vous prenez une partie des les cotisations que les salariés et les entrepreneurs paient aujourd'hui pour faire la capitalisation. Soit vous dégradez le système qui existe actuellement, soit vous devez rajouter une capitalisation. Aujourd'hui, les classes moyennes, les salariés, le public aujourd Aujourd'hui, si je leur dis que sur 2 000 euros nets, c'est déjà pas beaucoup, il faut rajouter 100 euros en plus qui va dans la capitalisation.

Ils vont me dire qu'on ne peut pas s'en sortir. Donc tous ceux qui proposent la capitalisation, ce sera sur la base du volontariat évidemment et ce sera sur la base de ce que marine le pen avait présenté avec jordan bardella le fonds souverain c'est à dire que nous allons proposer aux épargnés en français sur la base du volontariat également de placer leur épargne dans ce qu'on appelle la maison france qui permettra de financer l'économie réelle les infrastructures avec un bien meilleur rendement que leur épargne aujourd'hui qui rapporte pas beaucoup seulement qu'on puisse dire parce que ceux qui nous écoutent qu'ont une petite assurance vie ou qu'on a un livret à les sacrifier par le gouvernement Je vous rappelle qu'aujourd'hui le livret A sur décision du gouvernement a un rendement inférieur à l'inflation Mais donc ça c'est tranché, la capitalisation Pour un livret A, si vous avez 2000 euros aujourd'hui, 1000 euros sur un livret A, si vous perdez 10 euros de pouvoir d Ça, à part le Rassemblement national, personne ne le dit Capitalisation volontaire, ça s'est tranché Sur le volontariat, sur la base du volontariat Ah oui mais je ne vais pas vous décevoir madame, bon je suis entrée, ce n'est pas une annonce, ça a été dit régulièrement par Marine Le Pen Pas franchement comme cela parce qu'on comprenait qu'elle n'y était pas franchement favorable. Là aussi, il y a une forme d'évolution.

Si elle y est favorable, tout simplement parce que ça existe aujourd'hui. C'est le plan, c'est le PER, c'est l'assurance vie qui peut servir de forme de capitalisation. Ça existe déjà.

Mais aujourd – Vous finalement, c'est un statu quo finalement ? – Non mais ça c'est intéressant ce que vous dites monsieur, parce qu'effectivement en France on est aussi spécialiste des faux débats, c'est-à-dire au débat pour la millième fois de choses qui sont déjà débattues, voire qui sont déjà tranchées. C'est un peu fatigant parce qu'il y a tellement de problèmes qui existent réellement, qu'en rajouter qui n'existent pas ou qui ont été déjà tranchés.

C'est un peu bizarre. Aujourd'hui il y a 3 000 milliards environ d'épargne qui peut être assimilée à une forme de capitalisation soit de l'assurance-vie, soit du PR. Donc c'est très bizarre ces espèces de Mais en fait, ce n'est pas très bizarre.

Je ne suis pas de bonne foi en disant ça à ceux qui nous écoutent. C'est parce qu'en fait, on agite un certain nombre de débats. Les macronistes agitent un certain nombre de débats pour cacher leur bilan et qu'on parle de tout, sauf de même.

Ce qui est vrai, ce n'est pas très Le retour à 62 ou 60 ans selon l'âge d'entrée en emploi pose en tout cas la question du financement de votre réforme des retraites. Je voudrais vous faire entendre ce qu'on a dit aujourd'hui, l'un de vos concurrents, Edouard Philippe. Elle a inventé la réforme qui aggrave le déficit.

Il fallait y penser. Les promesses sont pour aujourd'hui, elles peuvent être douces à entendre. La facture sera pour la France de demain.

Est-ce que vous assumez d'aggraver le déficit d'un régime des retraites qui l'est déjà déficitaire et pas qu'un peu ? Je suis sûr qu'avec la politique économique que nous mènerons, le fait d'inciter et de permettre aux Français d'exprimer leur talent, comme je l'ai dit, permettra notre réforme d'être équilibrée. Mais si vous voulez, monsieur Philippe...

Ça coûte combien ? 9 milliards, on l'avait chiffré, on l'assume totalement, c'est un choix...

Certains think tanks et certains instituts ne sont pas du tout d'accord avec votre chiffrage. Je parle de l'institut Montaigne, qui est loin d'être un institut très à gauche. Pas loin d'être un institut fiable, parce que c'est l'institut qui avait dit que le programme de M.

Macron rétablirait les finances publiques. 35 milliards d'euros, voilà ce serait le coût d'un retour à la retraite à 62 ans. Contre 9 milliards.

La vérité peut-être entre Oui, ou la vérité peut-être de notre côté. Parce que si vous voulez, l'Institut Montaigne avait fait une erreur de 1 500 milliards sur les projections de M. Macron.

Donc si vous voulez, l'avis de l'Institut Montaigne, je ne vais pas être désagréable et venir avec ce que j'en pense. Mais je ne peux pas dire que ça m'empêche les dormir la nuit. Enfils Tanguy, preuve qu'il y a quand même un peu de friture sur la ligne au Rassemblement national sur la question des retraites, le conseiller économique du RN, François Durvie, a annoncé dans le Figaro qu'il ne participera pas à à la campagne de Marine Le Pen et il dénonce les orientations économiques du programme, qu'il ne partage pas.

Alors, Marine Le Pen dit qu'elle souhaitait son départ. Jordan Bardella dit que c'est un choix personnel de sa part. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui s'est vraiment passé avec François Durvy ?

Marine Le Pen l'a dit, elle a souhaité que M. Durvy ne participe plus à la campagne électorale, non pas pour des questions lignes, mais pour une question de comportement que Marine Le Pen a identifié comme – Comportement ou ligne idéologique ? – Non, mais pas de ligne, parce que moi je ne sais pas avec quelle ligne est en désaccord M.

Durville, parce que ce jour-là, Omédef… – Il est connu pour être plutôt libéral et pour entreprise. – Oui, mais je ne vois pas de quelle proposition parle M. Durville, parce qu'Omedef, Marine Le Pen a annoncé un plan d'économie net de 125 milliards d'euros, le seul capable de redresser les comptes publics selon tous les experts pour le coup indépendants et objectifs qui travaillent dans les institutions de la République.

Elle a annoncé la suppression de plus de 120 taxes inutiles ou à faible rendement. Elle a annoncé l'ordre d'éducation. C'est étrange, c'est quand même un programme non pas libéral parce qu'on ne court pas après les termes mais je ne vois pas avec quoi François Durvy aurait pu être en C'est un problème de comportement.

Je vous pose la question de manière très simple. Est-ce que c'est lié à ce qu'a raconté Libération il y a quelques jours ? C'est-à-dire que le jour de la condamnation de Marine Le Pen, le jour où elle décide de faire appel et d'être candidate, Libération, a compte que ce conseiller a dit Jordan Bardella tu descends, tu vas voir la presse et tu déclares ta candidature tout de suite.

Est-ce que c'est ça qui est sanctionné aujourd'hui Je pense que tout ça, excusez-moi, n'intéresse pas les gens. Moi, je peux vous dire que j'étais dans la Somme. Les agriculteurs sont très inquiets.

Vous avez des ouvriers qui sont très inquiets pour leur usine. Vous avez des familles qui sont inquiets pour leur avenir. Les histoires de Ça n'en cherche pas les gens, mais ça dit quelque chose sur ce qu'il se passe à l'intérieur de votre parti ?

Une forme de clarification aussi en interne sur les personnes qui vont composer cette prochaine campagne présidentielle. Vous savez, la France est vraiment à la croisée des chemins, un certain nombre de débats très importants que nous devons avoir et aussi un problème de comportement des hommes et des femmes publiques parce que je voudrais quand même finir sur M. Philippe qui fait la leçon à tout le monde M.

Philippe il s'était engagé sur la retraite par points la grande réforme de la retraite par points sur lequel les françaises et les français avaient accordé leur confiance à Emmanuel Macron en 2017. Elle est où cette grande réforme par points ? À la poubelle.

Ensuite, il avait annoncé une réforme avec un âge pivot qui devait rétablir les comptes de la retraite. Elle a été où cette réforme aussi jamais appliquée ? Donc si vous Ces gens qui font des belles promesses, qui s'estiment experts parce qu'ils ont eu un grand concours il y a 40 ans, qu'ils ont fait des carrières politiques ici ou là, qui s'estiment un peu avoir le pouvoir de droit divin et la connaissance de droit divin.

Moi, je ne sais pas, et Marie Le Pen l'a dit, comment il fait pour se présenter devant les Françaises et les Français ? Parce que quand on a eu les résultats budgétaires qu'il a eus, quand on a eu les missions si importantes qu'il a eues sur la retraite à points, je vous rappelle que la promesse de la retraite à points, c'était pour 1 euro cotisé, 1 euro de droit. Poubelle, ça n'a jamais existé, ça n'a jamais été réalisé.

Le fait qu'il soit responsable de la plus grande révolte fiscale qui est lue dans notre pays depuis 1945, la révolte des Gilets jaunes, qu'il a d'ailleurs combattu avec beaucoup de violences et beaucoup d'injustices. Moi, je ne sais pas comment il fait pour se présenter. Il a le droit, évidemment.

Mais moi, vraiment, souvent, je le dis quand je débat avec les macronistes à l'Assemblée nationale, je leur dis qu'au bout de 10 ans de macroniste, j'ai un rêve à confesser, M. Fouvel. Je rêve de ne jamais être comme eux, de ne jamais leur ressembler, de ne jamais avoir leurs défauts et leurs comportements.

Peut-être que je l'aurai, parce que nul n'est parfait, mais vraiment, je souhaite, ceux qui sont là, enregistrez-moi, si un jour je suis comme ça, dégagez-moi. Dégagez-moi. Vraiment, il On va revenir sur le budget dans un instant, sur vos propositions également.

Je voudrais qu'on parle, qu'on dise un mot sur l'immigration puisque Jordan Bardella hier a annoncé qu'en cas de victoire Marine Le Pen, il y aura un référendum dans la foulée de l'élection présidentielle pour supprimer le droit du sol. C'est une notion un peu complexe, est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que ça veut dire ? Est-ce que ça va changer ?

Eh bien ça veut dire qu'on ne pourra plus devenir français automatiquement ou sur un certain nombre de critères quasi automatique, soit devenir français ça s'héritera par le droit de votre famille, un parent, il ne faut pas forcément avoir les deux parents, un de vos parents est français ou par le mérite. Donc être français ça s'hérite ou ça Est-ce que ça veut dire qu'un étranger né en France ne sera jamais français ? S'il fait les démarches et si la démarche montre qu'il aime notre pays, qu'il a appris notre langue, qui s'est inclue dans la société française, qu'il en respecte les principes.

L'égalité homme-femme, la tolérance pour les minorités sexuelles, le respect de notre histoire, l'amour du pays, le fait d'être inclus dans des associations. Comment ça se détermine ? Comment ça se détermine ?

Comment ça se détermine ? Vous C'est très bien déterminé pendant des années où l'acquisition de la nationalité française n'était pas automatique. On n'a jamais eu le droit du sang, mais je n'aime pas trop cette determination du droit du sang parce que ça donne une mauvaise image.

C'est plutôt un droit familial et un droit d'héritage de la nationalité, mais avant il était beaucoup plus difficile d'avoir la nationalité française. On évoquait ensemble en préparant cette émission l'exemple d'un footballeur très connu, Zinedine Zidane, qui est de deux parents algériens, arrivés en France, nés sur le sol le français, vous considérez aujourd'hui que Zinedine Zidane est une fierté française ? Est-ce qu'il aurait pu être...

Mais avec votre réforme, aurait-il pu être français ? S'il l'avait souhaité, oui. S'il l'avait demandé, mais je pense qu'il l'aurait a demandé parce que Zinedine Zidane, il aime la France.

Mais on parle toujours de gens très connus. Mais vous avez des héros du quotidien, vous avez beaucoup d'infirmières, de médecins, qui sont investis dans la France, qui aiment notre pays et qui auront la nationalité française si elle les Je vous ferai quand même remarquer que l'ironie, enfin l'ironie du point de vue de nos adversaires, Jordan Bardella lui-même n'a pas de parents qui sont de nationalité française, de souche entre guillemets. Ce sont des gens qui sont venus dans notre pays à plusieurs plusieurs générations qui ont aimé la France, qui ont fondé une famille et qui aiment leur autre pays.

Et Jordan Bardella aurait évidemment eu le premier, eu la nationalité française par amour. Mon collègue Alexandre Nicolique, de parents serbes, il aurait eu la nationalité française par amour. Il a été gravement diffamé par M.

Harrault sur les réseaux sociaux, qui a estimé qu'il ne méritait pas d'avoir la nationalité française. Mais bien sûr qu'il aurait mérité d'avoir la nationalité française. Mais il faut prouver qu'on aime la France pour avoir la nationalité.

Sinon ça la galvaude. Comment ça se prouve – Qu'est-ce que ça veut dire d'ailleurs, ça ? Ça veut dire que la nationalité c'est un bout de papier. – Vous parlez d'amour, il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves.

Comment on donne la preuve qu'on a envie d'être français ? Il y a un examen, il y a un – Il y a aujourd'hui une naturalisation, M. Fauvel, vous devez faire un dossier, vous devez prouver que vous parlez la langue française, il y a des attestations de moralité, le fait que vous avez un emploi, que vous cherchez un emploi, que vous avez fait les études comme vous pouvez vous êtes intégrés dans la société française que vous n'avez pas commis excusez moi j'aurais dû commencer par là des délits et des crimes c'est déjà le cas aujourd'hui pour le droit du sol mais le problème ne nous remet pas en cause la naturalisation telle que se fait elle a d'ailleurs été plus exigeante sous la pression du rassemble national depuis de nombreuses années.

Ce qu'on remet en cause, c'est l'automatiser ou la quasi-automaticité de l'acquisition de la nationalité française. Ce qui fait que les jeunes ou les moins jeunes qui obtiennent cette nationalité de manière quasi-automatique n'ont même pas conscience de ceux qu'ils reçoivent. Donc il faut faire ce travail de citoyenneté.

Rapidement, Jean-Philippe Tanguy, vous avez tout à l'heure évoqué le cas des médecins qui pourraient être régularisés, vous nous avez dit. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui, comme Edouard Philippe, disent qu'on a besoin d'une immigration de travail pour faire fonctionner des secteurs en tension comme l'hôpital, la restauration ou d'autres ? Non, c'est-à-dire que nous avons dans notre pays 6 millions de chômeurs ou de gens mal employés.

Le taux de chômage des personnes immigrées sur notre pays est quasiment le double des nationaux. Et les travailleurs immigrés, aujourd'hui, ce sont 12 % de la population active. Ça aussi, c'est une réalité économique ?

Non, ce n'est pas une réalité économique, c'est une réalité pour faire baisser les salaires ou dégrader les conditions de travail. Parce que quand vous avez 6 millions de chômeurs et que vous faites venir des gens qui, évidemment, viennent de pays souvent plus pauvres que la France, vont donc accepter des conditions de travail dégradées, vont accepter des petits salaires et donc ne vont plus permettre le progrès social. Donc en fait, tous ceux, les bonnes âmes qui font venir, qui veulent faire venir des centaines de milliers de personnes chaque année alors que nous avons beaucoup de chômage, aggravent la condition des travailleurs précaires et des situations en tension.

Et d'ailleurs, le meilleur exemple, ça fait 40 ans que ce sont les mêmes métiers en tension. Ça fait 40 ans que le BTP est en tension, 40 ans que la santé est en tension, 40 ans que la restauration est en tension, etc. Ce sont toujours les mêmes métiers en tension.

Mais vous entendez ces patrons ? Je finis ça, je finis madame parce qu'on ne parle pas beaucoup des conditions de travail dans cette campagne. Vous entendez ces patrons qui ont besoin de ces professions ?

J'entends certains patrons, beaucoup de patrons font un travail formidable, certains aussi abusent de la situation parce qu'évidemment si vous n'avez plus des morts au travail et c'est pas malheureusement, c'est quand même scandaleux. Et l'année dernière dans ma circonscription, j'ai malheureusement un jeune qui est décédé, il n'aurait jamais dû décéder parce qu'il est dans des conditions de travail lamentables avec des mesures de sécurité pas du tout appliquées. Donc il faut remettre, si je puis dire, l'église au centre du village et quand on explique aux Françaises et aux Français alors qu'à 6 millions de chômeurs, y compris des étrangers déjà sur le territoire, au chômage, qu'on dit qu'il faut encore faire venir des gens, ça n'a pas de sens.

Et pour reprendre sur les médecins, parce que c'est toujours l'exemple des médecins. Ou de la restauration. Oui mais un médecin il faut 10 ans pour le former.

Quelqu'un dans la restauration il faut quelques mois selon le degré de compétence du restaurant. Un peu plus de gens si c'est un 3 étoiles ou un fast-food. Mais bon c'est pas le même degré de qualification évidemment.

Quand vous prenez des médecins syriens ou des médecins d'Afrique, vous retirez les médecins à ces pays ? Donc si vous voulez c'est quand même aussi un peu consternant de la part aussi de Belzame qui parle de valeur humaniste toute la journée, ces pays pauvres ou en guerre ont beaucoup de mal à former des soignants et on leur prend. Alors il y a quand même un problème de moralité aussi monsieur je suis désolé parce que ces pays qui font des efforts financiers pour essayer de former des soignants ou des infirmières si les pays riches entre guillemets attirent ces gens.

Les populations africaines du Moyen-Orient, ils n'ont plus de médecins pour les soigner. Moi je suis désolé ça me pose un problème moral. Jean-Philippe Tanguy, un mot sur le port du voile depuis 2012 Marine Le Pen a toujours dit si j'arrive à l'Elysée, j'interdirais le port du voile dans l'espace public.

Il y a eu un séminaire organisé au RN il y a quelques mois et d'après L'Express qui a même cité ses propos, Jordan Bardella aurait émis des réserves, il aurait dit je ne la sens pas cette mesure, je ne la sens pas, je ne sais pas comment on va le faire appliquer, je ne sais pas si ça ne va pas nous couper d'une partie aussi de l'opinion. Est-ce que vous, vous la sentez ? Oui mais nous, nous avons des débats et puis après il n'y a une seule décision, donc je ne vais pas raconter les débats internes.

Et à cette heure, elle n'est pas tranchée cette question ? Moi, il y a très longtemps, à titre personnel, j'ai changé d'avis sur cette situation. Pourquoi ?

Moi, comme Jordan Bardella, d'ailleurs, j'ai grandi en banlieue parisienne, moi, à Bure-sur-Yvette, à côté des Ulysse, et c'est vrai que quand je retourne dans les quartiers de mon enfance, je ne reconnais plus ces quartiers. Non pas parce qu'il n'y avait pas de personnes d'origine immigrée ou de musulmans pratiquants, il y avait, quand j'étais jeune, évidemment beaucoup de personnes d'origine immigrée ou de musulmans pratiquants, mais les femmes n'étaient pas voilées. Donc on voit bien que le voile est de vous et malheureusement hors contrôle et le témoin d'une idéologie qui n'est pas compatible avec la liberté des femmes en France, voilà.

Margane, elle est plutôt dénudée en France, voilà. Quand elle se bat, elle a parfois, comment dire, sur certains tableaux, vous voyez, elle est libre de son corps, elle est libre de son esprit. Or, quand vous enfermez le corps, vous enfermez l'esprit, évidemment.

Ce sera dans le projet L'interdiction du voile, c'est tranché, même si Jordan Bardella a des réserves. Mais je n'ai pas dit que Jordan Bardella avait des réserves, il y a la presse qui raconte des choses. Oui, oui, vous dites beaucoup de choses, mais nous allons évidemment combattre l'idéologie islamiste et nous sanctionnerons le port du voile, aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter et qui meurent pour avoir cette liberté.

Mais c'est vrai que nous on est une société, il faut bien le dire, au moins à mon âge, parfois aussi de privilégier. C'est vrai que quand vous avez connu la liberté depuis que vous êtes né, on ne se rend pas compte du prix de la liberté. Parfois, on joue avec cette liberté, on la galvaude, on fait des provocations.

Mais la La liberté, vous savez, dans l'histoire de l'humanité, le temps de la liberté, c'est quelques secondes dans des heures et des heures de tyrannie. Donc il faut se rappeler que la liberté, en particulier à la liberté des femmes, – Après vous reconnaissez qu'il y a des questions d'application réelle sur le terrain, ça aussi – Non, pas du tout, vous avez des gens qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité, quand ils ne mettent pas leur ceinture de sécurité, ils ont une amende, parce qu'il y a des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende, c'est très simple. – Ça peut faire partie aussi de ce que vous trancherez un peu plus tard, la manière de l'appliquer – Je sais aussi qu'un certain nombre de commentateurs n'aiment pas le programme du Rassemble national, je pense que les téléspectateurs l'ont bien compris, à chaque campagne il y a des propositions qui posent problème, l'interduction du voile de – Les propositions à la mise en application, ça aussi ? – Oui, l'interdiction du voile dans l'espace public, du voile islamiste, est soutenue par 60 % à 70 % de Françaises et de Français qui sentent bien que derrière ce symbole, c 'est pas seulement une Une liberté vestimentaire, c 'est une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années.

Quoique dans notre pays, la liberté des femmes était parfois un peu en retard. Je vous rappelle que ce n'était pas brillant sur le droit de vote, qu'a été pas accordé, que les Françaises ont gagné bien tardivement, il a fallu attendre les 30 glorieuses pour que les femmes aient un compte en banque. Donc vous voyez, la liberté des femmes dans notre pays, c'était pas gagnée.

Et c'est les Françaises qui l'ont gagnée toutes seules. On évoquait ce référendum sur l'immigration, qui supposera donc une une modification possible de la Constitution. Autre point que vous voulez inscrire dans la Constitution, c'est la règle d'or qui obligerait donc la France à respecter la règle des 3 % de déficit, Marc.

Ça y est, vous vous soumettez à l'Europe Non, on se soumet, comment dire, malheureusement à l'héritage qu'on nous laisse. C'est-à-dire que c'est vrai que notre famille politique a changé d'avis sur la règle d'or parce que la règle d'or, c'est une forme de limitation de la souveraineté populaire puisqu'on ne pourra plus dépenser sans compter. Mais vous allez plus loin que l'Europe.

L'Europe dit ses 3%, mais on peut dépasser. La France en sait quelque chose, elle dépasse depuis des années. Vous vous dites qu'on va inscrire dans le marbre le fait que ce sera 3%.

C'est-à-dire que vous allez plus loin que ce que réclame l'Europe aujourd'hui la règle que Marine Le Pen annoncera sera annoncée plus tard précisément. Vous ne savez pas encore quel choix. Ce ne sera pas 3 % ?

Comment ? Ce ne sera pas 3%. Ah non, ce ne sera pas une règle de 3%.

La règle d'or à 3%, ça n'a pas d'intérêt. Jusqu'à 3%, vous êtes encore en déficit. C'est assez intéressant ce que vous dites, M.

Fauvel, parce qu'effectivement, on a l'impression que 3%, ce serait le rétablissement des comptes. Non, non, non. Si vous êtes à 3 % de déficit, vous êtes encore en déficit.

Alors c'est vrai qu'il y a tellement de déficit depuis 53 ans dans notre pays, quand même un demi-siècle de déficit, qu'on a l'impression que revenir à 3%, ce serait déjà le Pérou. Non, non, mais 3%, ce serait encore une dette qui s'accumule et des intérêts...

Je rappelle pour ceux qui me regardent, on est à 5 % cette est-ce que vous allez fixer un seuil précis dans la constitution ou bien ce sera une règle générale de rétablissement des comptes publics ? Ce sera un seuil précis mais c'est Marine Le Pen qui l'annoncera en même temps sa trajectoire. Ce ne sera pas 3 % donc on comprend.

Ah non, 3 % ce ne serait pas le rétablissement des finances publiques. Marine Le Le Pen veut rétablir les finances publiques. Pourquoi ?

Ceux qui nous écoutent, parce que c'est vrai, ça fait des années qu'on entend que la France est lourdement endettée et pourtant tout a l'air de bien fonctionner. Mais ça n'a pas l'air de fonctionner. Mais ça n'a pas l'air de fonctionner.

Pourquoi est-ce que les Françaises et les Français paient de plus en plus d'impôts, en voyant bien que les services publics sont dégradés ? C'est qu'une part de leurs impôts, chaque année davantage, va dans le remboursement de la dette. Donc ça ne va pas bien, en fait.

Ce n'est pas vrai que ça n'a pas de conséquence d'être endetté. C'est comme un eau coulant, c'est-à-dire que les socialistes, la droite, M. Philippe ici présent, a pris une corde, a mis la corde autour de la tête des Françaises et des Français, et puis maintenant les marchés financiers resserrent la corde.

Alors on ne ressent malheureusement qu'on a la corde autour du cou que quand on commence à étouffer. Donc on ne veut pas que notre pays soit étouffé par les intérêts de la dette. C'est fini, comme M.

Macron a pris le pouvoir, 20 milliards d'intérêts par an. En En 2032, là ça va être 70, quand M. Macron va rendre l'Elysée 90 milliards.

Et si on ne fait rien en 2032, ce sera 130 milliards d'euros. Ça veut dire l'entièreté du budget des armées, l'entièreté du budget de l'éducation qui part dans les intérêts de la dette. Oui, mais j'aimerais bien que nous avancerions à compter parce qu'il continue à dépenser de l'argent.

Mais une question plus personnelle qui vous concerne, Jean-Philippe Tanguy, vous venez de la famille des souverainistes. Vous avez commencé votre carré politique avec Nicolas Dupont-Aignan. Je le suis toujours. comment aujourd'hui vous assumez ce virage idéologique quand même très fort on se souvient de Marine Le Pen qui en 2012 disait cette fameuse règle d'or pèsera sur les peuples comme une véritable chape de plomb est-ce qu'il n'y a pas quand même un peu une sorte de schizophrénie dans ce virage à 180 degrés sur des questions importantes ?

Non, c'est qu'on prend acte des mensonges aussi qu'il y a eu depuis 10 ans. Vous savez, en 2022, 2023, 2023-2024, il y a 40 à 60 milliards de recettes qui ont disparu, de prévisions de recettes qui ont disparu. Lors de la dernière campagne électorale, les macronistes ont fait campagne sur tout, sauf sur leur bilan financier.

C'est vrai que quand j'étais plus jeune, j'avais peut-être un côté naïf sur l'intégrité des hommes et des femmes politiques. Je ne pensais pas qu'on pouvait autant mentir sur un sujet aussi grave et qu'on pouvait passer des campagnes électorales entières à faire comme si la France n'était pas exposée à des risques financiers. Donc en 2022, M.

Macron avait déjà lourdement alourdi la dette de la France. Est-ce qu'on en a parlé ? Ben non, on a parlé plein de choses, d'ingérence imaginaire, du fait que soi-disant Rassemblement National était des agents étrangers.

Enfin on a parlé de trucs complètement surréalistes et par contre on n'a pas parlé de la dette de M. Macron et ses conséquences sur le destin du pays. Lors des élections législatives anticipées, M.

Attal a pu faire campagne, comme si de rien n'était, alors qu'il avait perdu 40 milliards de recettes. Je ne sais pas si on se rend compte ce que c'est, 40 milliards de recettes, c'est la moitié de l'impôt sur le revenu. C'est-à-dire que M.

Attal avait, Mme Borde, M. Attal, M. Le Maire et Tutti Quanti avait proposé des budgets où il y avait la moitié de l'impôt sur le revenu qui était faussée.

Vous parliez du passé, mais pour reprendre ce que dit Jim, vous assumez parfaitement ce virage. En politique, on peut changer. Il faut protéger la patrie des des mensonges, des macronistes.

La règle d'or, c'est ça aussi. C'est protéger notre patrie, notre peuple, des mensonges, de gens qui pour rester au pouvoir sont prêts à tout. Et je dois dire, c'est vrai, je le reconnais, je présente mes excuses aux Françaises et aux Français, je ne pensais pas que des adversaires politiques étaient capables de mentir autant pour rester au pouvoir à tout prix.

On va parler de vos adversaires politiques parce qu'il faut qu'on avance aussi. Ce matin dans le Parisien, le Premier ministre met en garde les oppositions donc vous sur le vote du prochain budget parce que c'est aussi la prochaine étape parlementaire ça s'annonce assez bouillonnant il demande je le cite d'arrêter le petit jeu politique et dit qu'il travaille aussi finalement pour le prochain président qui risque d'hériter d'une situation catastrophique. Les candidats à la présidentielle, dit-il, et on le voit ici, seront les premières victimes de l'absence d'un budget.

Vous êtes d'accord avec lui ? Non, les premières victimes, c'est les Françaises et les Français, c'est les contribuables, c'est les entrepreneurs, c'est les agriculteurs, c'est ceux qui essaient de s'en sortir avec des impôts qui augmentent et des services publics dégradés. Nous, on est victime éventuellement de campagnes de désinformation, mais ça n'a rien à voir avec les difficultés quotidiennes de nos compatriotes le lendemain parce que monsieur le cornu avait fait un courrier quelques jours après le courrier solennel de monsieur le cornu aux différentes forces politiques monsieur amiel ministre des comptes publics a dit au congrès de la cfdt qu'il voulait pas travailler avec le rassemblement national sur le budget donc il faut qu'ils se mettent d'accord si vous voulez.

Vous avez été reçu avant l'été ? Absolument par le ministre tutelle de monsieur Amiel donc j'ai le ministre de tutelle qui me reçoit très aimablement pour rien ne me dire donc soit et son ministre sous tutelle qui lui explique qu'il ne veut pas travailler avec nous donc tout ça est très confus tout ça n'a pas de sens je pense que c'est monsieur Lecornu qui fait de la politique politicienne en faisant croire à ceux qui nous écoutent qui veulent débattre avec tout le monde nous on débattra avec monsieur Lecornu mais nous verrons ce qu'on nous propose vous débattrez est-ce que vous avez entendu les insoumis qui ont dit censure automatique le parti socialiste qui dit possible censure est-ce que vous vous fixez des lignes rouges avant l'examen du budget ou est-ce que vous dites de toute façon ça va se terminer par une censure monsieur le cornu peut faire ses valises aujourd'hui peut-être que monsieur le cornu va faire cette année différemment des neuf années précédentes peut-être qu'ils vont enfin baisser les impôts ou au moins ne pas les Ils ont toujours promis, il n'y a pas une année où ils commencent l'année en disant on va augmenter les impôts, mais à chaque fois ils finissent par les augmenter. Pas de hausse d'impôt, prolongation des aides ciblées sur les carburants, pas de gel du RSA, pas de gel des petites retraites.

C'est ce qu'il dit ce matin Sébastien Lecornu dans le parisien, pas de gel des petites retraites sous-entendu. C'est quoi le seuil des petites retraites M. Fauvel ?

Il ne le fixe pas. Oui mais qui l'a fixé M. Lescure je crois a donné un seuil à 3000 euros brut, donc net c'est plutôt entre 2002 et 2400 euros.

Quelle est votre position – Mais ce n'est pas possible tout ça, parce que ce ne sont pas des économies. Parce que le gouvernement, et c'est Bercy, c'est le ministère de l'économie qui compte comme ça, quand vous baissez les retraites ou quand vous ne valorisez pas les retraites pour suivre l'inflation, eux ils appellent ça une C'est une économie. Ce n'est pas une économie de l'État.

C'est une perte de pouvoir d'achat des retraités. Si vous baissez un certain nombre, par exemple l'aide à l'activité, la prime d'activité, vous la baissez, ce n'est pas une économie. C'est une perte de pouvoir d'achat pour ceux qui pour le Rassemblement national ou pas ?

Oui, parce que toutes les retraites ne sont pas réindexées. On veut des vraies économies. Le gouvernement dépense 1 600 milliards d'euros.

C'est plus de la moitié de la richesse créée par la France. Quand un travailleur français ou française produit 100 euros de richesse, l'État en dépense 56. Donc oui, dans notre pays, on peut faire des économies avant de toucher au pouvoir d'achat des Français, avant d'augmenter les impôts.

Mais d'un point de vue plus politique, Jean-Philippe Tanguy, vous dites encore une fois, vous, Jordan Bardela hier Hier encore, vous n'excluez rien sur une éventuelle censure. Est-ce que c'est très responsable dans ce contexte ? Si Sébastien Lecornu devait être censuré au mois de novembre, décembre prochain, de faire tomber un gouvernement, on On sera à 4 mois de l'élection présidentielle.

Est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce que vous ne pouvez pas dire ce soir « Au pire, on s'abstiendra ». Et puis passer cette étape et arriver à l'élection présidentielle et finalement trancher ces questions.

Je précise, selon l'Inspection générale des finances, c'est 15 milliards d'euros que coûterait l'échec d'un budget et donc une loi spéciale pour tenir jusqu'à l'élection présidentielle. Est-ce que vous êtes prêt à assumer L'inspection générale des finances se déporte directement et par décret du ministre de l'économie. Donc c'est ce qui s'en fout ?

Non, mais je pense que ça intéresse les gens. Tout le monde ne connaît peut-être pas l'inspection générale des finances. C'est Bercy.

Je pense que ça intéresse les gens de savoir qu'il obéit directement au ministre qui nous met dans cette situation budgétaire. Ce n'est pas faire tomber un gouvernement, ça n'a pas beaucoup d'intérêt de faire tomber un gouvernement où M. Macron renommera exactement le même malheureusement.

Donc pas l'intérêt de le censurer Le but de censurer, c'est bloquer toute hausse d'impôt, c'est bloquer du racket et de piquer du pouvoir d'achat aux Françaises et aux Français. C'est de ne pas accepter, même si malheureusement ils l'ont fait dans notre dos cet été, quand l'Assemblée ne siégeait pas de de dérembourser de 30 points les soins dentaires de base. Les soins dentaires de base, évidemment il y a des gens qui ne vont pas se soigner et leur situation va s'aggraver, ça n'a aucun sens et c'est injuste.

C'est ça le sens d'une censure, ce n'est pas faire tomber M. Le Cornu, ça n'a aucun intérêt. C'est empêcher des mauvaises politiques.

Et excusez-moi, quand on nous dit que ce serait raisonnable et responsable de valider un budget qui augmente les impôts, on a déjà le record du monde d'impôts. Il dit qu'il ne va pas les augmenter encore une fois. Il dit non.

C'est faux, c'est faux. On prend le pari. Encore une fois.

Vous le jugez sur parole, mais en tout cas, c'est son annonce ce matin dans l'école du Parisien. Écoutez, chèche au décral et au froide. Et comme ils ont menti neuf fois...

Vous attendez d'en savoir un petit peu plus ? Comment ? Vous attendez d'en savoir un petit peu plus ?

J'aimerais beaucoup qu'on en sache déjà. Quand on fait sa rentrée politique, M. Lecornu fait sa rentrée politique, il est Premier ministre.

J'espère qu'il a les chiffres. M. Lescure est ministre de l'économie.

J'espère qu'il a les chiffres. Il se lève jusqu'au 30 septembre. Jusqu a la présentation du budget.

Encore quelques semaines d'arbitrage. Donc au bout de 9 ans, ils leur font encore 30 jours pour savoir comment on fait des économies en France. Ça ne me rassure pas sur ce qu'ils veulent faire.

Le but est évidemment de gagner du temps, de prendre Dernier mot sur le budget. Jean-Philippe Tanguy, Sébastien Lecornu promet deux plans de sauvetage pour les agriculteurs qui ont passé un été absolument catastrophique. Un plan d'urgence et un plan de relance qui seront dans le budget, qui seront dans le budget.

Est-ce que c'est pas une façon aussi de vous mettre la pression et de vous dire si vous refusez le budget, c'est de l'argent au moins aussi pour des agriculteurs qui en manquent cruellement en ce moment ? Est-ce que vous êtes prêt à censurer connaissance à mais on ne peut pas accepter ce genre de chantage c'est-à-dire que le soutien aux agriculteurs ne peut pas dépendre d'une baisse du pouvoir d'achat des retraités le soutien des agriculteurs ne peut pas dépendre du déremboursement de soins dentaires ou de soins vitaux pour des personnes qui ont des maladies graves, par exemple, avec la hausse des franchises. Ce n'est pas un chantage qu'on peut accepter.

Donc moi je conseille au gouvernement d'arrêter immédiatement ce chantage. Vous parlez de chantage. Sébastien Lecornu, dans cette Si vous me dites, soit vous acceptez des hausses d'impôts ou du racket sur les travailleurs et les retraités pour avoir un plan d'aide sur l'agriculteur, ça s'appelle du chantage.

Autre manière de voir les choses, c'est dire qu'il prépare un budget pour ce premier semestre et il vous renvoie aussi à l'élection présidentielle, politiquement ça se tient en vous disant les français trancheront aussi quel projet économique c'est vrai que les français trancheront mais nous une fois plus, contrairement c'est vrai à monsieur Mélenchon qui s'en sure tout sans avoir vu le texte. Nous, on attend de voir le texte. C'est juste que, comme je vous l'ai dit, chale chaudée craint l'eau froide.

Moi, s'il n'y a pas de hausse d'impôt, s'il y a une baisse de dépense inutile et toxique, si les finances publiques commencent commence à revenir dans un lit qui permet de rétablir la situation. Peut-être qu'on pourra laisser passer ces choses. Vous dites et redites ?

Mais, excusez-moi, dans ce cas-là, il faut être aussi de bonne foi. C'est-à-dire que M. Lecornune ne peut pas seulement dire « on engèle la situation budgétaire.

Dans ce cas-là, il ne faut pas qu'il accepte le cadre financier pluriannuel de l'Europe. Ce qu'il dit, il ne faut pas enchaîner un nouveau président ou une nouvelle présidente. — Ça travaille un peu pour vous, en fait, finalement. — Oui, ça m'étonnerait.

Mais dans ce cas-là, il ne faut pas signer le cadre financier pluriannuel européen parce que ça va faire passer la contribution de la France financière de 33 milliards à 45 milliards, 12 milliards de hausse. Je crois que vous voulez baisser. Non mais là c'est pas même pas baisser, c'est pas accepté une hausse de 12 milliards.

Jean-Philippe Tanguy, vous dites que Sébastien Lecornu ment, ment et ment. Je vous reprend entre les lignes. Quand il dit qu'il ne sera pas jamais candidat à la présidentielle, est-ce que vous le croyez ?

C'est vrai qu'il y a tellement le candidat macroniste, je pense que c'est un nombre d'électeurs qui diminue parce que j'ai du mal à croire qu'il y ait beaucoup de Français qui sont enthousiastes au fait que les macronistes continuent. C'est peut-être le seul moment où il dit la vérité. Donc il ne sera pas selon vous ?

J'ai beaucoup parlé d'Edouard Philippe et de Gabriel Attal depuis le début de ce rendez-vous. Edouard Philippe était aujourd'hui à Tourcoing, vous le savez sans doute. Oui, et il a annoncé une grande réforme des retraites, il a annoncé une réforme.

Si vous répondez aux questions que je n'ai pas encore posées, on ne va pas s'en sortir. Pour sceller son alliance avec Gérald Darmanin, on a une image à vous montrer qui est peut-être un tout petit peu plus légère, je ne sais pas si vous l'avez vu, Edouard Philippe et Gérald Darmanin à la friteuse en quelque sorte, ça vous fait sourire ? C'est sympathique, moi je ne suis pas là pour tout critiquer, j'espère qu'elles étaient bonnes.

Ça dit quoi d'Edouard Philippe ? C'est de la com, pure com ? Là se dit qu'il a fait cuire des frites.

Est-ce que Gérald Darmanin, qui est finalement le ministre le plus populaire du gouvernement aujourd'hui et qui a, on le sait, une fibre sociale, est-ce qu'il peut servir ? Pourquoi vous dites qu'on sait qu'il a une fibre sociale ? C'est dans ses propositions ?

Est-ce que vous pouvez me citer une seule proposition sociale de M. Darmanin ? Par exemple, sur le...

Je ne sais pas, sur le...

C'est bien le problème Disons qu'il se revendique d'une fibre sociale, comme ça vous pouvez terminer...

Ah oui, oui, ça il revendique ! En tant que fils, petit-fils d'ouvriers aussi, ces fibres du Nord...

Oui, les socio-traits ça existe, moi j'ai une longue liste de gens qui ont travaillé leur classe sociale, malheureusement c'est la norme. Ceux qui sont fidèles à leur origine, c'est rat. Mais est-ce qu'il peut être finalement une pompe aspirante pour votre électorat ?

Il a été une pompe aspirante pour l'immigration, il a été une pompe aspirante pour les voyous, il a été une pompe aspirante pour l'argent public, ça il a été une pompe aspirante pour beaucoup de choses mais pour les voix, je ne suis pas sûr. Mais peut-être, de toute façon c'est les gens qui choisissent. Vous savez, nous on est en démocratie, les Françaises et les Français, ils choisiront qui leur semble le meilleur pour la suite, mais vous voyez c'est assez intéressant comme on présente des gens, une fibre sociale et puis finalement ça fait quand même quoi, 15 ans qu'il fait de la politique monsieur Darmanin ?

Je n'ai pas vu la fibre sociale, mais j'ai vu la fibre sociale traître. Il y avait eu une déclaration assez surprenante de Marine Le Pen il y a quelques mois, qui avait en quelque sorte choisi son adversaire pour le second tour. Elle avait dit moi celui que je préférerais battre, c'est Édouard Philippe.

Alors que les sondages de second tour qui valent ce qu'ils valent disent que c'est celui face auquel elle aurait le plus de mal, même si aujourd'hui elle le battrait au second tour. Pourquoi ? Pourquoi lui plutôt que Jean-Luc Mélenchon ?

Déjà vous avez raison, il faut prendre les sondages avec beaucoup de prudence et beaucoup d'humilité. Mais Marine Le Pen est très claire, c'est que nous on veut résoudre les problèmes des Françaises et des Français. Qui nous laisse ces problèmes-là ?

C'est les macronistes, c'est M. Philippe. Élu face à Édouard Philippe ou élu face à Le but d'une élection, c'est peut-être ça qui différencie Marine Le Pen de beaucoup d'hommes et de femmes politiques du système.

Ce n'est pas juste de gagner une élection le soir de l'élection, le jour de l'élection. C'est d'avoir un contrat de confiance avec les Français à la suite d'un débat démocratique. Souvent on dit qu'on est populiste.

Qu'est-ce que ça veut dire être populiste quand on respecte le sens historique depuis 2000 ans de cette famille politique ? C'est tout simplement respecter le peuple et obéir au peuple. Mais face à Édouard Philippe, on voit sur ces chiffres.

Ce qu'on veut c'avoir un débat, Madame Chantret. Face à Édouard Philippe...

C'est avec lui que le score est le plus serré. Il est beaucoup plus confortable pour Marine Le Pen en cas de second tour face à Jean-Luc Mélenchon. Mais nous, on ne veut pas une élection confortable, Madame Chantret.

Non, parce qu'on ne veut pas un débat confortable. On veut un vrai débat. Ça fait dix ans qu'on n'a pas eu de vrai débat.

On a toujours eu, il faut faire barrage à on ne sait pas quoi, il faut faire barrage à Marine Le Pen, il faut faire barrage à la haine, il faut faire barrage à tout un tas de mensonges. Au final, on a la haine puisque l'antisémitisme n'a jamais été aussi fort, le racisme n'a jamais été en si fort, l'homophobie n'a jamais été aussi Il fallait faire barrage au manque de rigueur budgétaire. On a vu les résultats, on ne va pas y revenir.

Il faut un vrai débat. Parce que le vrai débat, c'est faire appel à l'intelligence, à la sagesse et à la vie des Françaises et des – Jean-Luc Mélenchon n'est pas assez bien pour débattre face à Marine Le Pen, ce ne serait pas un vrai débat face à Jean-Luc Mélenchon, ce serait trop facile pour elle. – Non mais ce n'est pas que ce serait trop facile, c'est que ce serait un débat sur des positions politiques que que chacun qualifiera, mais qui ne sont pas ce que les Françaises et les Français ont vécu et vivent aujourd'hui.

M. Mélenchon a plein de défauts, notamment celui d'avoir fait voter pour M. Macron à toutes les élections possibles et imaginables contre Marine Le Pen.

En parlant de Jean-Luc Mélenchon, juste Jean-Philippe Tanguy. Et de la France en mise. C'est pas lui qui a fait 3 500 milliards de dettes.

Moi je pense que s'il était au pouvoir il en ferait 7 000. Mais c'est pas lui qui a fait 3 500 milliards de dettes. Et c'est un peu facile si vous voulez.

D'ailleurs M. Mélenchon joue parfaitement son rôle puisqu'en racontant un peu tout n'importe quoi, notamment sur la dette depuis une semaine, il permet à M. Philippe et à M.

Attal d'avoir l'air très sérieux alors qu'ils ont ruiné le pays. Donc en fait M. Mélenchon il joue déjà le rôle de la roue de secours du système.

Et l'ennemi, enfin l'ennemi pardon, l'adversaire idéologique, c'est ceux qui ont gouverné parce qu'ils ont mis la France dans cette situation. Et donc pour proposer des solutions, il faut qu'on arrive à convaincre les Françaises et les Français que ceux qui gouvernent aujourd'hui n'ont plus les solutions et que nous les avons. Et c'est ça, c'est notre travail à nous.

En parlant justement de la France insoumise, Jordan Bardella hier accuse la gauche et plus précisément Jean-Luc Mélenchon et son parti de vouloir remettre en cause ce qu'il appelle la paix civile en cas de victoire du RN. Qu'est-ce que votre parti, qu'est ce que vous craignez aujourd'hui ? Moi je ne crois pas.

Sincèrement je ne crains pas grand chose. Je crois que monsieur Mélenchon parle beaucoup, s'agit de beaucoup mais que...

Juste ce débat, notamment à l'appel à la désobéissance civile. Oui mais Il essaiera, il y aura toujours des...

Si vous remportiez l'élection présidentielle. Il y a toujours des gens malheureusement aux manifestations qui mettent le bazar, qui ne respectent pas les forces de l'ordre, qui dégradent les commerces. J'imagine que toute cette petite troupe contre laquelle d'ailleurs le gouvernement ne fait pas grand chose pour essayer de mettre le bazar mais non je vous sens pas plus inquiet que ça entre jordan bardella qui dit ils vont remettre en cause la paix civile c'est pas rien mais il dit qu'il y a une petite troupe qui va s'agiter au cas de victoire parce que c'est pas grave c'est grave quand vous avez des commerces qui sont dégradés dans les rues de Paris, c'est grave.

C'est pas la même chose. Mais si, c'est ce que je viens de vous dire. Ces troupes-là, malheureusement, peut-être, oui, elles n'accepteront pas, mais sauf qu'on y fera face, c'est-à-dire qu'on assurera l'ordre public.

On sait que ça puisse arriver ? C'est un certain nombre de gens qui s'appellent écologistes, mais qui n'ont pas d d'écologistes que le nom, vont encore aller, comme ils l'ont fait de Sainte-Soline, aller dégrader des terres agricoles, aller saccager des laboratoires de recherche, aller débrancher des systèmes d'arrosage et d'irrigation. Sans doute, ces gens malheureusement existeront encore.

Ils existent sous Emmanuel Macron. Mais là où c'est grave, ce n'est pas juste les petits groupes. C'est l'idéologie de M.

Mélenchon. Il oppose toujours les Français et les Français les uns aux autres. Il traite les milliardaires de parasites.

Il fait des jeux de mots à consonance antisémite pendant ses meetings. Il n'est pas clair sur la lutte sur l'homophobie. Demain, sans doute, il sacrifiera le droit des femmes.

Voilà, c'est ça la gravité de M. Mélenchon. Il n'est pas tout seul parce que vous avez des gens qui ont l'air beaucoup plus aimables et beaucoup plus bien élevés, si je puis dire entre guillemets, que M.

Mélenchon qui sont tous aussi dangereux. C'est quelqu'un comme M. Pigasse qui par exemple a relayé dans un festival qui subventionne ou qui finance, je ne sais plus, reconcèle de graves insultes. – Dont il est propriétaire ? – Propriétaire, voilà, actionnaire, puisque c'est un milliard.

Lui pour la gauche, ce n'est pas un parasite. Les insoumis sont à plavante devant M. Pigasse, c C'est un milliardaire qu'ils aiment bien puisqu'il partage leur idéologie. – Préférence au propos de Manon Aubry sur les nuisibles milliardaires. – Voilà exactement, les nuisibles, pardon, vous avez raison de me reprendre, excusez-moi, je n'avais pas le bon terme.

Et donc Marine Le Pen a été gravement insultée devant tout le public de rock en Seine avec une insulte très grave, pas une insulte sur l'ORN, une insulte contre la personne de Marine Le Pen. Pendant qu'un groupe britannique se produisait, il a été inscrit sur le fond de la Seine, une insulte contre Marine Le Pen qui a donc été relayé à ma connaissance par les réseaux du festival et vous nous dites que Mathieu Pigasse, propriétaire de ce festival, l'a également relayé. Tout le monde peut vérifier, il y aura une procédure évidemment.

Moi j'aimerais aussi que tout le monde se positionne. Pardon, vous téléportez plainte contre Contre qui ? Contre le festival, l'organisation ?

Je ne sais pas si j'ai les avocats qui verront. Moi je ne suis pas juriste et moi je ne m'invente pas une vie que des compétences que je n'ai pas. J'essaie de me limiter à ce que je sais, c'est déjà un beau défi.

Ce que je voulais dire par là, c'est que moi je rêverais aussi que tout le monde se positionne. Parce que quand un homme ou une femme politique est insulté, le Rassemblement National, quelle famille politique que ce soit, condamne toute insulte, toute diffamation, toute dégradation Vous appelez Mathieu Pigasse ce soir à présenter des excuses et à condamner ce qui s'est passé hier. Oui, je ne passe pas d'espoir sur la moralité de M.

Pigat, mais tous les partis politiques doivent se positionner, parce que c'est trop facile, si vous voulez, de laisser passer, parce que, soi-disant, ce serait Marine Le Pen, c'est insupportables. On ne doit pas se faire insulter, on ne doit pas dégrader les personnes humaines, on doit avoir un débat digne. Quand M.

Macron avait été insulté, je crois, au Festival du Touquet, tous les membres du Rassemblement national avaient condamné cette insulte. On combat une politique et on se respecte entre personnes. Jean-Philippe Tanguy, on arrive dans les derniers instants de cette émission.

Une question, parce que là encore, on a besoin d'en savoir un peu plus. Jordan Bardella m'a dit hier que vous n'aviez toujours pas trouvé de bande, contracté de prêt avec une banque française pour financer votre campagne présidentielle. On arrive en bon français dans le Money Time, il s'agirait de pouvoir trouver pour la financer.

Est-ce que vous pourriez, si aucune banque française ne répond à l'appel, faire appel une nouvelle fois, une banque étrangère ? C'est-à-dire que c'est la loi qui permet certaines banques, à savoir les banques de l'Union européenne. Ce n'est pas des banques, c'est ce que la loi permet.

Ce qui est quand même très grave, c'est que le principal parti d'opposition, qui aujourd'hui, même s'il faut les prendre avec prudence dans tous les sondages est en avance, et donc il n'y a aucun risque de non-remboursement de la campagne. Effectivement, les banques françaises refusent de financer le Rassemblement national, alors qu'ils ont...

Non mais juste parce qu'ils ont donné un prêt à M. Philippe par exemple. Mais bon, je me suis dit, il y a un moment où il faut dire les choses parce que moi j'ai plein de défauts.

Oui à ma connaissance, mais ce n'est pas moi qui m'occupe de ce dossier mais moi je ne suis pas un hypocrite. Ça ne m'étonne pas que le lobby bancaire soit plus favorable à M. M.

Philippe, il n'a pas agi contre les frais bancaires abusifs. Ceux qui nous regardent, ils voient régulièrement sur leur relevé de compte des frais bancaires qui apparaissent pour 1 euro découvert. Vous avez 50 euros, on vous raquette de 50 Pour un chèque qui n'a pas été mis au bon moment, vous avez 20 euros.

Alors c'est sûr que quand on est comme moi, privilégié, vous êtes député, vous payez et vous ne dites rien. Quand vous êtes au SMIC, vous avez une petite retraite, on vous prend 50 euros pour un dépassement d'un Ça vous étouffe, ça vous empêche de faire un cadeau à Noël pour vos enfants. Donc nous c'est simple, il n'y a plus de frais bancaires abusifs.

Ce n'est plus une formule que personne ne comprend rien, un espèce de système où on va soi-disant consulter pour savoir comment au bout de 10 ans ne Il n'y a plus de frais bancaires abusifs. C'est-à-dire que tous les frais bancaires, le montant des frais bancaires seront validés par le ministre de l'économie et donc ce sera directement réglementé. Il n'y aura plus de frais bancaires abusifs.

C'est vrai que quand vous annoncez ça, peut Peut-être qu'il y a un certain nombre de patrons de banque qui ont un peu peur pour leurs bonus. Parce que c'est facile de se faire payer un bonus par les frais bancaires de la petite mamie qui a dépensé son déficit d'un euro. C'est sûr que c'est plus difficile d'aller gagner son argent soi-même.

Il nous reste une minute dans ce grand oral. C'est l'heure du petit oral. Série de questions, réponses rapides et peut-être un peu plus personnelles.

Si Marine Le Pen n'est pas élue, vous faites quoi ? Vous ferez quoi de votre vie ? Alors là, ça n'a aucun intérêt.

Aucun intérêt. La vie n'a plus d'intérêt ? Comment ?

Non, pour les gens qui nous regardent. Qu'est-ce que j'ai dit de savoir mon sens personnel ? Est-ce qu'en vous rasant le matin ?

Je n'étais pas élu avant, tout allait bien dans ma vie. Je suis très heureux et très fier d'être élu du territoire qui nous fait confiance. Réponse courte, j'ai dit un.

Je ne sais plus si je l'ai dit, mais réponse courte. Je l'ai dit. Et question courte.

Est-ce qu'en vous rasant le matin, Jean-Philippe Tongy ? Je ne suis pas rasé. Non, vous n'êtes pas rasé.

Mais il vous arrive de l'être. Vous pensez à Bercy et au ministère de l'Écré. Je pense à la victoire de Marine Le Pen.

En introduction, c'est très gentil de dire que je suis monsieur économie, ce titre n'existe pas. Personne ne me l'a donné. Personne ne me l'a donné.

Vous reconnaîtrez que ce soit en on ou en off, comme on dit, je n'ai jamais revendiqué ce titre. C'est très aimable à vous, mais je ne l'ai jamais revendiqué ce titre. Moi, je suis au service.

J'ai une chance immense, c'est que Marine Le Pen m'a fait confiance pour être à ses côtés et députée. Je crois que j'ai pas insisté sur la réponse. Dernière question très rapide.

Vous êtes plutôt la Trinité ou Monaco en d'autres termes. Est-ce que vous préfériez partir avec Marine Le Pen ou Jordan Bardella en vacances ? Je pense surtout que comme ils veulent être en vacances, ni Marine Le Pen ni Jordan Bardella ne veulent de moi avec eux.

Je suis très bavard, je suis tout vu au ratrain des enquêtes qui n'existe. On ne l'avait pas constaté. Honnêtement on ne l'avait pas constaté.

Merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy, merci à vous tous d'avoir suivi ce premier grand oral 2027 Vous êtes avec le Figaro, merci. Elle va vivre sur ce plateau et sur le plateau de BFM.