Sommet de l'IA : où en est la France ?
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ce lundi c'est donc le premier jour du sommet international sur l'intelligence artificielle il a lieu en ce moment même à Paris au grandpais alors quelles sont les enjeux économiques quelle est la place de la France on en parle tout de suite avec mes invités en plateau bonjour à tous les quatre merci d'être avec moi cet après-midi bonjour Stéphanie Villard merci d'être avec nous économiste conseillère économique au cabinet PwC France merci d'être avec nous bonjour Kathy Brem vous êtes directrice de l'innovation à France TV rédactrice en chef de méamédia merci d'être avec nous cet après-midi bonjour Jean-Gabriel gania bonjour merci d'être avec nous cet après-midi professeur d'informatique à la Faculté des sciences de Sorbonne université et chercheur en intelligence artificielle vous allez nous éclairer cet après-midi et bonjour Jean-Mathieu Pernin merci d'être avec moi cet après-midi spécialiste des questions international à France Info merci d'être sur ce plateau je vous propose qu'on prenne tout de suite la direction du Grand Palais où se déroule donc ce sommet de l'a plus de 100 pays sont représentés et notamment la présidente de la Commission européenne de nombreux chefs d'État étranger on va retrouver tout de suite notre journaliste lise Vogel vous êtes sur place bonjour lise Emmanuel Macron doit prendre la parole tout à l'heure vers 17h30 oui c'est ça Fanny cette prise de parole est imminente et ça sera l'occasion pour le chef de l'État de réaffirmer les ambitions françaises en matière d'intelligence artificielle alors pour se faire regardez derrière moi rien de moins qu'un décor absolument spectaculaire celui du Grand Palais et de sa nef majestueuse c'est ici vous l'avez dit que pendant 2 jours plus d'un millier d'acteurs du secteur privé et de la société civile vont se rencontrer ils sont venus de tous les continents plus d'une centaine de pays sont représentés et ces acteurs sont issus de secteurs très différents des secteurs dans lesquels l'intelligence artificielle peut avoir une application que ça soit la santé la culture ou encore l'industrie alors l'Élysée le rappel le président de la République est mobilisé depuis 2017 pour faire de la France et de l'Europe des acteurs de premier plan de l'intelligence artificielle mais avec une signature particulière si l'on peut dire parce que vous le savez les leaders mondiaux dans ce domaine ce sont les États-Unis et la Chine or Emmanuel Macron fait avec ce sommet la promotion d'une intelligence artificielle certes vertueuse et porteuse de croissance mais aussi plus régulée une intelligence artificielle pas totalement débridée en fait si l'on peut dire et c'est donc là l'OB objectif de ce sommet c'est de poser les contours d'une technologie à la sauce européenne si l'on peut dire avec ce sommet coprésidé donc par l'Inde Emmanuel Macron s'exprimera dans quelques minutes une première fois et il prendra à nouveau la parole demain matin signe qu'il est pleinement impliqué et mobilisé sur ce sujet merci beaucoup lise lise Vogel depuis le Grand Palais à Paris merci beaucoup Cathy Brem quel est l'objectif de ce de ce sommet international convaincre les investisseurs et aussi rassurer ceux qui pourraient avoir des doutes ou des craintes vis-à-vis de l'IA mais c'est effectivement de se positionner dans cette ambiance mondiale très très tendue en ce moment où on a les États-Unis qui poussent vers unea complètement débridée avec deux figures très très fortes à la tête de de ces idéesl et la Chine qui vient de nous prouver que l'on peut faire de li avec très peu de moyens mais que la Chine est très très très puissante et donc de montrer les atouts de la France au sein de l'Union européenne pour fabriquer une digne de confiance qui est celle de l'Europe Jean Gabriel ganassia effectivement le but là de ces de ces deux jours hautement diplomatique économique quel est l'objectif d'Emmanuel Macron je crois c'est vrai ce que vous venez de dire c'est de montrer qu'il y a une autre voix que la voix américaine je crois que c'est vraiment extrêmement important parce que on voit que ce sont des investissements massifs qui sont tellement vertigineux que on peut douter de la capacité de l'Europe à suivre ses investissements mais aussi une voie différente de faire de la Chine là où je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce que vous avez dit tout à l'heure c'est source européenne car je crois que l'ambition est plus large on voit qu'il y a des Européens mais il y a des Africains il y a des Coréens il y a des Japonais l'idée c'est quand même de s'ouvrir sur le monde entier de montrer qu'il y a une troisième voie de l'intelligence artificiel qui soit ni l'un ni l'autre et qui soit axé sur la coopération sur l'aspect effectivement vertueux sur aussi les réflexion écologique afin d'avoir une intelligence artificielle qui soit moins gourmande en énergie et c'est c'est pour ça bien sûr que le modèle proposé par la Chine est particulièrement intéressant mais il y a d'autres modèles en France d'ailleurs Misral a proposé d'autres modèles qui seraient peut-être moins gros et moins grosment en en énergie donc il y a des alternatives à ces perspectives qui nous ont été présenté C ces derniers temps hein c'est quand même les ENF l'annonce aux États-Unis 500 milliards voyez de de dollars sur sur 4 ans avec l'idée que il fallait avoir assécher le marché des micro processeur ce qui fermait totalement le jeu l'idée c'est de le réouvrir au plan européen et au plan mondial alors justement hier Emmanuel Macron a accordé une interview à France 2 il a déclaré et annoncé un investissement de 109 milliards d'euros je propose de voir ça avec Julie Ricot et on en parle juste après dès aujourd'hui le sommet international sur l'intelligence artificielle fait de la France le centre mondial de cette nouvelle technologie mais pour un temps seulement alors pour espérer le rester ou du moins se faire une place entre les États-Unis et la Chine Emmanuel Macron multiplie les annonces on annonce demain à ce sommet 109 milliards d'euros d'investissement dans l'intelligence artificielle sur les prochaines années des investissements venus d'entreprises privé placé notamment dans les Data Center ces centres de données géants on ne veut dépendre de personne on veut être indépendant ça veut pas dire fermer mais on veut des technologies qu'on maîtrise avec des partenaires en qui on a confi sans jamais de dépendance excessive ces technologies pourrai permettre des avancé dans le monde médical selon le président mais aussi dans celui du travail alors je propose justement qu'on entre un peu dans le détail he de ces fonds qui financeront ces 109 milliards d'euros d'investissement regardez he 30 à 50 milliards devrai venir donc des Émirats arabes unis 20 milliards un fond canadien pour des centres de données et puis aussi il y a donc l'entreprise mistral qui pourrait participer de plusieurs milliards Stéphanie Viller quand on voit cet investissement de 109 milliards d'euros on vient de le dire avec Jean-Gabriel ganasia du côté des États-Unis c'est 500 milliards est-ce que là on est à la hauteur alors déjà je pense que c'est c'est une bonne chose c'est une première état parce que la France généralement joue pas du tout dans les mêmes ordres de grandeur que les États-Unis bon là 100 milliards par rapport à 500 on se dit quand même que ça ça reste moindre n'empêche que dipsic nous a quand même euh un prix que ça ne se jouait pas uniquement sous coût de milliards de de dollars c'est la nouvelle donnée hein parce que jusqu'à présent en fait pe-êt pour préciser c'est le le l'acteur chinois hein du marché l'acteur chinois qui se vente bon il faudra vérifier euh d'avoir euh euh offert un outil ultra performant avec 5 millions euh d'investissement de départ bon ça paraît quand même étonnant n'empêche que c'est reconnu comme euh un outil euh efficace euh et donc ça montre bien que l'IA ne se joue pas uniquement à coup de montagne de de dollars et que ça laisse donc un espoir pour les talents les technologies et et NOTAM et dans ce cas-là ça donne un espoir pour la France jean-mthieu Pernin je cite le président de la République on ne veut dépendre de personne on n'est pas fermé avoir des partenire mais en qui on a confiance sans dépendance qui voilà et ben en fait ça c'est le réflexe de tous les chefs d'État aujourd'hui oui hein personne ne veut être dépendant en fait c'est ça le souci parce que c'est vrai qu'il y a d'autres acteurs aussi on parle beaucoup des Chinois des Américains des Européens mais parle les Indiens qui coprésid ce sommet aussi ils aimeraient bien être leader je vous cite juste Nar drambodi qui est le dirigeant indien il a dit leader mondial de l'intelligence artificielle tiens c'est bizarre parce que c'est exactement ce qu' a dit Donald Trump c'est exactement ce que dit Jing ping donc tout le monde veut diriger il y a également aussi si on prend l'Amérique du Sud par il y a le Brésil qui aimerait bien développer un super ordinateur être leader de la région il y a aussi le Japon qui lui a carrément développé une société 5.0 donc on le voit que derrière ça il y a en effet c'est pas seulement une histoire d'argent c'est aussi une histoire de souveraineté nationale parce qu'ils ont bien compris les Indiens par exemple les premiers qui sont venus les aider comme par hasard et bien ce sont les Américains parce que voilà ils se disent bah là il y a il y a une possibilité il y a beaucoup beaucoup de main d'œuvre donc on peut faire quelque chose mais à partir de là est-ce que vous ne perdez pas votre souveraineté non pas par rapport à un état mais par rapport à des entreprises qui elles appartiennent justement à des états et donc normalement notamment américaines et c'est là où ça devient compliqué et c'est là où ça devient un enjeu d'indépendance nationale Cathy Brem là on l'a vu c'est une partie de ces milliards servira à à financer des Data Center pour qu'on comprenne bien pour ceux qui connaissent pas bien lia c'est vraiment le nerf de la guerre les Data Center c'est ça vraiment dans lequel il faut investir en priorité c'est ça fait sans donné il n'y a pas d'intelligence artificielle puisque l'intelligence artificielle d'un côté elle est entraînée sur des données qui faut stocker quelque chose quelque part en fait ça fait des années que l'on nous vend le numérique comme quelque chose de très naturel avec un Cloud avec des nuages et tout ça mais en fait tout ceci ce sont des choses très très physiques sont des bâtiments avec des ordinateurs dedans donc des centres de données ce sont ces ordinateurs sur lesquels on stock des données et sur lesquels on fait des calculs on on effectue des calculs en fait et donc c'est exactement de cela que l'on a besoin en France et ce sont ces fameux data center dont tout le monde parle je jeanriel Gabriel ganassia effectivement c'est ces Data Center qui peuvent permettre ensuite l'évolution les sort de l'a en France aujourd'hui compte tenu de ce qu'est l'état de l'art on pense qu'il faut effectivement de très gros data center il y en a aux États-Unis il y en a quelquesuns en France hein il faut pas penser qu'on est dans le désert il y en a déjà mais il faut augmenter la capacité de ce dat à S et ça coûte très cher et il y en a dans d'autres pays par exemple l'Inde a annoncé un data center de 60 milliards de dollars il y a quelques semaines donc dans le monde entier c'est un peu une course à ces gros grosse machine de de stockage et de traitement des des données et bien sûr c'est le traitement des données qui au plan écologique pose problème mais rien ne dit que dans le futur ce sera toujours comme cela c'est bien sûr la grande inconnue ce qui est très étonnant avec les technologies c'est qu'ell nous surprennent elle nous ont surpris il y a 2 ans et demi avec chat GPT hein et puis elles nous ont surpris avec dipsic et elles risque de nous surprendre encore dans le futur je crois que l'attitude sage l'attitude raisonnable ce qui justifie tout à fait la prise de position d'Emmanuel Macron c'est de se préparer à toutes les les possibilités et les éventualités bien sûr ces questions de de souveraineté sont sont centrales he je crois que vous vous l'avez dit je crois que nous sommes dans un monde qui est en train de de changer le risque c'est d'avoir des grands acteurs privés qui assument à la place des état un certain nombre d'attributs de la souveraineté et bien sûr à ce moment-là on se trouve dans une forte de de féodalisme hein où ils deviennent presque plus important que les États d'ailleurs c'était souvenez-vous hein on voit bien qu'aux États-Unis les tion de Donald Trump a donné une part très importante à Elon Musk mais regardez en Chine l'État chinois l'a compris et les dirigeants des grandes sociétés ont été mis sur la touche donc c'est c'est un enjeu majeur pour le futur je info demain il y a jvens vous savez le président américain qui sera là et vous parliez du coupt écologique en effet de ces data center très courourmand en eau notamment et bien j Evens quand il va venir justement pour parler intelligence artificielle il y aurait hein voilà c'est ce qu'on dit et bien presque interdiction de lui poser des questions environnemental vous savez que Donald Trump est très violent il ne veut plus entendre parler de protection de l'environnement et notamment on ne peut plus lier cette question intelligence artificielle son développement ne sera pas interrompu par des questions environnementales en tout cas par rapport à Jid Evens qui arrive demain à Paris Stéphanie Viller on on pour revenir aux chiffres on disait à peu près la moitié de ces 109 milliards viendront des Émirats arabes unis donc ça veut dire quel rapport on va avoir avec les les Émirats donc comme le disait Emmanuel Macron partenaire confiance mais pas dépendance là c'est ça c'est ce type de partenariat qui va fallir mettre en fait je pense qu'il faut comprendon VO que c'est des fonds qui viennent à moitié de l'étranger en fait oui mais en fait ce qu'il faut comprendre c'est que jusqu'à présent en fait la mondialisation heureuse se faisait avec les États-Unis et l'Europe en fait c'est pas beaucoup posé de questions hein ça s'est vu avec la transition numérique où les les mastodontes américains sont arrivés au en Europe et puis finalement on a mis quelques règles mais on a laissé faire aujourd'hui avec l'arrivée de Trump et de l'IA le problème est tout autre l'ultraalibéralisme de Trump euh qui en fait ne veut qui veut un capitalisme et un un sans contrôle des données en tout cas sans entrave et sans contrainte pose un immense problème euh à nos démocraties à l'Union européenne qui qui évolue plutôt dans un système on va dire néolibéral avec la nécessité avec l'idée hein qu'il faut en fait contrôler le marché pour lui assurer une certaine forme de stabilité donc on voit bien que jusqu'à présent enfin Lian ne la problématique et l'enjeu de la ne s'arrête pas uniquement un enjeu technologique il son il il va plus loin jusqu'à la souveraineté puisque les modèles maintenant américains et européens sont en train de s'opposer à travers l'ire hein le nous nous ne sommes pas en fait en phase avec ce que nous propose Trump c'est-à-dire un capitalisme sans contrainte et sans entrave et ça on est obligé en fait d'essayer d'arriver avec une réponse équivalente à enfin on essae hein de d'arriver avec une offre équivalente à ce que propose lia à l'américaine pour essayer de se protéger notamment en matière de d'exploitation des données Cathy Brem je lisais le le le rapport dragi hein sur ces questionsl recommander d'investir 200 milliards d'euros sur 7 ans et créer une agence européenne pour l'innovation de rupture est-ce que là on est sur ce chemin-là j'espère qu'on va y arriver effectivement mais parce que là bon on est à la moitié en terme d'investissement mais est-ce que il est possible qu'on arrive effectivement à atteindre cet objectif innovation ne se déclare pas comme ça c'est c'est vraiment un écosystème qu'il faut mettre en place on a une partie de l'écosystème on a effectivement l'éducation on a des universités des chercheurs très brillant en France mais on n pas vraiment ce système de de rupture d'innovation de rupture parce que un on n pas d'état d'esprit pour cela en Europe en fait on a très peu cet état d'esprit de tester des choses de pouvoir échouer et de recommencer très rapidement on n'est pas on n'est pas dans cette culture et deux on n pas vraiment non plus les moyens d'investir massivement de façon centralisé dans quelques pépites que l'on peut sélectionner on l'a jamais vraiment fait ces dernières années on a beaucoup distribué beaucoup d'argent parce que c'est pas qu'on a pas d'argent en fait c'est juste que c'est très très fragmenté et donc il faut à un moment donné mettre en compétition ces différents pépites et choisir quelques-unes sur lesquelles on va construire alors je voudrais qu'on revienne justement à ce que ce qu'on évoquait tout à l'heure les les classements la position de la France notamment par rapport aux États-Unis Jordan clin vous êtes penché sur les chiffres oui absolument les investissements ils sont très importants regardez la France et bien le montant vient d'être annoncé par Emmanuel Macron 109 milliards d'euros sur les prochaines années sans forcément donner de d'échéances très concrètees mais il y a déjà de l'argent qui a été investi 6,6 milliards d'euros pour la France et pour les États-Unis et bien évidemment il est bien plus important Donald Trump annoncer 500 milliards de dollars d'ici 2029 et la somme déjà investie elle est colossale 249 milliards de de de dollars mais attention il faut mettre tout ça en perspective puisque la population entre la France et les États-Unis n'est absolument pas la même 335 millions d'habitants aux États-Unis contre 68 millions en France il faut mettre ça évidemment en proportion le nombre d'entreprises et bien là aussi il commence à être important en France 750 start-up dont 16 licornes des licornes qu'est-ce que c'est et bien ce sont des entreprises qui ont déjà une capitalisation supérieure à 1 milliard d'euros il y en a déjà 16 en France aux États-Unis et bien regardez le nombre est beaucoup plus important 17 7000 entreprises dont les gafas que vous qu'on le commence à à connaître Google Amazon Facebook ou encore ou encore Apple mais attention la France tire son lesplin du jeu sur une chose sur la formation puisque le gouvernement souhaite mettre l'accent sur la formation dédié à l'intelligence artificielle 360 millions d'euros sur les 5 prochaines années et il y a même un plan qui a été annoncé dans France 2030 avec une dizaine d'université déjà ciblé pour cette pour ces sommes par exemple vous voyez ici 20 millions d'euros pour l'université de 70 millions pour l'Institut polytechnique de Paris et évidemment il y en a encore il y en a encore d'autres et puis il y a aussi et c'est indispensable au fonctionnement de l'intelligence artificielle les Data Center en France et bien ils sont au nombre de 35 alors qu'aux États-Unis ils sont bien plus nombreux plus de 5000 et Jordan qui sont les grands champions du domaine et bien en France on peut évidemment citer Mistral Ia I a pour intelligence artificielle qui met par exemple en place le robot conversationnel le chat dont on a beaucoup parlé récemment on peut aussi évidemment citer pulside ou encore h et aux États-Unis ils sont évidemment bien plus connu Microsoft qui qui investit énormément dansintelligence artificielle ou encore open AA qui a mis en place le très connu chat GPT pardon et puis ensuite il y a évidemment la la branche intelligence artificielle de Google Stéphanie Viller on vient de voir he ce comparatif ces chiffres bon qui sont quand même parlants hein bon 750 start en France 17000 aux États-Unis mais on voit qu'il y a quand même aussi des atouts en France qu'est-ce qui peut faire décoller la France sur cette thématique alors vraisemblblement c'est nos formations et nos nos talents on a de d'excellentes formations d' d'ingénieurs la preuve en est c'est que effectivement les États-Unis essayent de récupérer le maximum d'entre eux et il y a énormément de Français qui travaillent à la Silicon vallleée mais pour autant en fait il faut arrêter de de comparer la France avec les États-Unis il faut maintenant passer à échelle européenne si vous voulez c'est pas comparable 60 millions d'habitants rien que le nombre d'habitants on voit bien que c'est c'est on va pas pouvoir combattre les États-Unis tout seul uniquement avec la petite économie intermédiaire qu'on représente la France mais par contre au niveau européen là on est de taille en fait à s'affronter on a clairement les moyens mais ce qui manque il faut dire vraiment ce qui fâche c'est un un manque clairement de solidarité entre les différents pays au sein de l'Union européenne mistral qui marche extrêmement bien qui est une entreprise française est-ce que les Allemands est-ce que les Italiens on a envie en fait d'utiliser le chat pour justement faire concurrence à TAD GPT est-ce que véritablement il y a cet élan cette voilà qui va nous donner envie de de propulser une une entreprise française au niveau européen pour après ensuite se déployer ailleurs mais déjà il fautar à convaincre sur le marché européen et c'est ça tout l'enjeu et aujourd'hui les entreprises françaises dit bah oui mais on est dans un dans un univers morcelé il y a 27 pays au sein de l'Union européenne oui mais enfin les États-Unis quand ils arrivent en Europe ils se retrouvent face à la même problématique ils ont aussi 27 pays ils y arrivent quand même donc je je pense qu'il faut inverser la tendance et véritablement considérer que c'est un enjeu européen de survie du modèle économique hein comme je vous disais il y a vraiment ça va bien au-delà de d'un d'une révolution technologique hein puisque c deux modèles qui se confrontent est-ce que oui on est d'accord pour que le le modèle de Trump d'un capitalisme sans entrave règne au sein même de de l'Union européenne Jean-Gabriel g est-ce qu'il y a effectivement un manque de solidarité européenne qui pourrait nous porter préjud prière chose je faudrait insister sur ce qui a déjà été dit ce sont les atouts quand même la France alors double à tout d'abord effectivement la la formation initiale he on a de très bons ingénieurs et et et de bonnes universités mais aussi un tissu de de jeun pous de startup qui est qui est très dynamique he et je crois qu'il faut pas le l'oublier parce que la difficulté qui se pose aujourd'hui en France c'est ensuite la transformation c'est dire passer de ces jeunes entreprises à des licornes et puis à des très grosses entreprises après et ça on sait pas le faire et pour ça bien sûr et ben on peut pas le faire à l'échelle uniquement française il faut le faire à l'échelle européenne or pour l'instant il y a d'un côté un manque de solidarité et puis d'un autre côté l'Europe par cette approche hyper libérale hein à empêcher souvent des des regroupements hein et donc il y a aussi un problème je crois du côté des institutions européennes je crois qu'il faut il faut il faut vraiment que ça change il me semble que on en prend conscience et ça donc c'est c'est un enjeu central pour le futur mais je voudrais insister sur ce que j'ai dit tout à l'heure hein on on l'a dit aujourd'hui la donne a un peu changé c'està-dire que c'est pas simplement les États-Unis vis-à-vis de l'Europe c'est un monde qui est en train de naître aux États-Unis qui est extrêmement éloigné de de nos valeurs et de nos idéos démocratiques et c'est pour ça je crois que dans le cadre du sommeil il y a l'idée d'aller au-delà simplement de l'Europe hein mais essayer de d'avoir des échanges avec les autres pays du monde et d'ailleurs ce sommet c'est un un sommet sans américain mais avec toutes tous les autres pays et même d'ailleurs quelques quelques chinois mais surtout l'Afrique le Brésil les Briis et cetera BR est-ce qu' peut y avoir effectivement un avant après avec ce sommet effectivement comme le disait Stéphanie Viller permettre d'avoir un sursaut européen et effectivement déjà consolider ce qu'il y a au sein de l'Europe pour permettre de faire face à ce qui se passe du côté des États-Unis en effet le sommet c'est vraiment l'occasion et on le voit tous les jours toutes les minutes on a des annonces autour de l' en France en Europe ça peut-être un moyen pour mettre plus en avance la France en tant que leader sur lia au sein de l'Europe parce que encore une fois effectivement ce n'est pas la France toute seule qui peut y arriver arriv et avec des partenaires ailleurs dans le monde qui sont alignés sur les mêmes valeurs euh on vient de voir encore l'annonce là de partenariat entre Free et mistral qui est quand même aussi très très important donc c'est le moyen peut-être d'essayer de regrouper un peu les gens qui doivent travailler ensemble et qui doivent avancer ensemble et de comprendre que c'est maintenant ou jamais qu'il faut se positionner face à des modèles de société qui ne nous conviennent pas comme un élin masque qui propose de licencier tout le monde et de remplacer tout le monde par des jean- Gabriel ganacia vous parliez de la formation du fait vous le disiez aussi qu'il y a des très bonnes formations en formation continue formation initiale voilà des très bons ingénieurs le problème c'est qu'il y en a certains qui partent aux États-Unis comment faire comment éviter cette fuite des talents et faire en sorte qu'il a envie de rester en France et en Europe bien évidemment c'est la difficulté alors ils partent pour deux raisons la première c'est parce qu'on leur offre des des conditions matérielles qui sont incomparables donc peut-être qu'il faut payer un peu mieux les ingénieurs dans l' entreprise et puis les chercheurs dans les les instituts de recherche et dans les universités leur offrir des situations qui soient plus confortable mais aussi peut-être parce que quelquefois ils ont le sentiment que le le monde est un peu est un peu fermé donc je crois que il faut il faut leur offrir des perspectives il beaucoup de de jeunes ingénieurs qui ne veulent pas simplement gagner de l'argent ils veulent aussi avoir des des perspectives exaltante et je crois que justement si on arrive à lancer des grands projets et des projets de taille suffisant à ce momentl bien sûr ils seront beaucoup plus mobilisés je crois que c'est c'est ça l'enjeu majeur pour les années qui viennent oui alors allez-ycoup d'enthousiasme c'est normal voilà autour de ça et on se dit en plus c'est vrai que l'Europe a déjà fait des choses en commun sur les vaccins sur le budget sur les armes aussi en Ukraine le seul problème aujourd'hui c'est pour ça que je vais pas aller dans votre sens c'est que parmi les 27 aujourd'hui il y a des gens qui ne sont pas vraiment raccord avec nous sur les idéos même démocrat que on se dit est-ce qu'on veut vraiment partager une intelligence artificielle avec Victor Orban ou Georg Méoni notamment Victor orbane qui aujourd'hui et Ben se tourne vers Moscou et donc est-ce que aujourd'hui nos données seraient vraiment protégées en Europe c'est là en fait véritablement la question aussi c'est que on a des politiques différentes en Europe et c'est là où ça crée peut-être une petite tension au sein des États mais je pense qu'on peut on peut peut-être par des moyens financier arriver à convaincre la Hongrie ou d'autres petits pays convaincre les États-Unis c'est déjà beaucoup plus compliqué et pour revenir sur sur les formations en France moi ce qui m'étonne c'est que les formations en France d'ingénieurs sont partiellement même voire totalement gratuite et financé par l'État et ça coûte extrêmement cher en fait on se tient un une balle dans le pied direct c'està-dire que on forme avec les denniers de de l'état des l'argent public des des cerveaux hor repè pour aller faire la richesse des des autres pays alors au moment où tout allait bien effectivement cette mondialisation heureuse qui a duré pendant une quarantaine d'années bah tout allait bien parce que il repartait puis revenait et puis donc ça nourrissait en espèce de de voilà le le cette cette pensée internationale mondiale qui nous amenait à aller plus loin et encore plus vite bah aujourd'hui en fait je pense que c'est un peu remis en question il y a cette forme de protectionnisme qui est mis en place à la fois par par les la Chine et les États-Unis il faut garder ça à l'esprit enfin est-ce que la France et amener à à former des jeunes pour que ils fassent la richesse de de patriie qui sont de moins en moins alliés alors oui je je voudrais quand même parce que je voudrais qu'on écoute je voudrais juste qu'on écoute Thomas Closel qui qui répond sur ce sujet avant ça je remercie jean-mthieu Pernin d'avoir été avec nous cet après-midi sur ce plateau je voudrais je vais vous donner la parole mais je voudrais quand même qu'on écoute Thomas cloisel qui est cofondateur et patron un dkin qui est d'une des grandes entreprises francoaméricaines sur le sujet et qui parle de cette question d'être aux États-Unis de pouvoir revenir en France écoutez ouais on est en train d'essayer en fait on est en train d'explorer on a 80% des employés qui sont en France on trve tous les hôpitaux français c'est là qu'on cré de la valeur je pense que c'est c'est le plus important c'est où est-ce qu'on crée de la valeur après oui clairement on est incorporé aux États-Unis c'était pr c'était prêt a Macron franchement donc c'était on l'a créé juste avant et aurait aujourd'hui je suis pas sûr qu'on l'aurait créé là-bas non vraiment ça a changé le monde a changé donc fait et qu'est-ce qui vous freine pour le retour al pour le retour on est en train d'explorer toutes les pistes c'est quand vous êesé beaucoup de foond américains bah en fait il y a une taxe très forte quand quand il y a un changement fiscalisé donc on explore on a beaucoup d'avocats ouais qu m vent beaucoup Jean Gabriel Gan vous vouliez réagir oui je voudrais réagir deux choses d'abord effectivement la la politique fiscale est est difficile hein ça rend la vie difficile mais je crois beaucoup de personnes qui viennent de France vont aux États-Unis et ensuite ben sont en mesure de ramener aussi un certain nombre de de technologies d'approches d'habitude américaines et et et beaucoup de jeunes Français qui ont été aux États-Unis ensuite reviennent en France ets sont extrêmement dynamiques he ils dynamisent le le secteur donc je comprends bien votre argument mais en même temps c'est positif le fait qu'on puisse exploiter cerveau mais à condition et je crois que c'est ça qui est important à condition qu'on soit capable de leur offrir des conditions en France qui soi suffisamment attractive pour que ils reviennent et c'est ça l'enjeu majeur pour le le futur mais est-ce que c'est possible d'aller voilà de rivaliser avec les conditions qui leur sont offertes aux États-Unis par exemple bah en fait là c'est c'est des choix à faire effectivement comme on est capable de effectivement mise sur des talents et mettre former un ingénieur en France un Polytechnique ça coûte quand même une un certain une certaine somme hein donc pourquoi pas aller plus loin pour ne pas perdre cette ce c'est un manque à gagner hein quand même lorsque le le le jeune même s'il revient à un moment mais je pense que l'idée que il va se nourrir ailleurs et il revienne avec l'esprit encore plus formé ça devient dangereux dans une situation où aujourd'hui c'est on on on sait les États-Unis c'est un peu du chacun pour soi donc il faut arrêter d'être naïf voilà Julien fin vous nous avez rejoint en plateau merci d'être avec moi rédacteur en chef de l'émission vraiou faux sur France Info on en parlait tout à l'heure un des différents modèles d'ya effectivement aux États-Unis ça va pas forcément la même chose qu'en France ou en Europe est-ce que vous pouvez nous expliquer les différents billets qui peut y avoir he très concrètement quand on parle d'intelligence artificielle pourant quand on parle de d'intelligence artificielle on se dit on parle à une machine une machine ça a pas de BIA c'est pas comme un être humain alors du coup moi j'ai passé toute la semaine dernière à faire des petits tests et à taquiner un peu les intelligences artificielles alors par exemple j'ai parlé avec C intelligence artificielle chinoise dont on a beaucoup parlé qui s'appelle diepsic et je lui ai posé une question au départ toute simple je lui dit est-ce que Staline est un dictateur voilà pas de problème elle me répond mais évidemment Staline est un dictateur aucun souci puis après j'ai dit est-ce que Poutine est un dictateur ah déjà quand on connait la ligne de Pékin un peu plus compliqué de dire bah oui c'est un dictateur mais en même temps pas complètement un peu plus gêné et là j'ai poussé le curseur plus loin je lui ai dit est-ce que Mao était un dictateur question très simple aussi alors là bug total on va le voir elle me répond elle commence à me répondre on sent qu'elle a envie de me répondre et au bout d'un moment elle bloque elle me répond en anglais je suis désolé c'est le genre de de question qu'on ne peut pas me poser donc voilà billet assez clair j'avais l'impression de parler avec un représentant du parti communiste chinois si vous me laissez je voudrais aussi parler des c'était un peu le cas en tout cas il était pas loin et je voudrais aussi parler des billets de des outils d'intelligence artificiel d'autres pays par exemple aux États-Unis Elon Musk a un outil qui s'appelle Grock je sais pas si vous l'avez testezv vous moi j'ai fait le test et alors lui je lu ai parler d'un complotiste qu'on suit très régulièrement nous à vrai ou faux je vais pas mentionner son nom mais c'est quelqu'un par exemple qui pense que la Lune est creuse et que c'est un astre artificiel on est bien d'accord c'est n'importe quoi et donc je lui ai posé cette question toute simple à cette intelligence artificielle est-ce que cette personne ce complotiste il est fiable là il aurait pu me répondre bah non il est pas fiable tout simplement sauf que non il m'a fait une réponse à la musque il m'a dit alors les scientifique considèrent qu'il n'est pas vraiment fiable maintenant si vous êtes pas un scientifique et que vous voulez pas vous informer simplement sur les médias traditionnel là vous pouvez trouver un intérêt à lire les propos de ce complottiste et là comme j'avais tout à l'heure l'impression de parler avec quelqu'un du Parti communiste chinois là franchement je sais pas vous mais j'avais l'impression de parler directement à Elon Musk qui en fait me faisait une réponse totalement biaisée Cathy Brem on sait que un des enjeux he de ce ce sommet c'est aussi de parler de l'éthique de la régulation mais on le voit ça va être pour le modèle européen il va être évident qu'on arrivera pas ni à convaincre les Chinois ni les États-Unis d'avoir des modèles d'IA qui respectent les valeurs de voilà du droit fondamental de politique de respect de l'information là à un moment donné on va être sur des modèles très différents mais on est déjà sur des modèles très différents on est déjà sur un Internet qui est très différent puisqu'on a pas du tout le même internet en Chine aux États-Unis et en Europe ou en Russie en Chine dès le début ils ont développer leur internet parallèle avec des applications parallèles ils ont jamais utilisé les applications des États-Unis ils ont toujours été souverains et ils ont leur propres écosystème à la fois des installations techniques et des applications qu'ils utilisent ils ont par ailleurs commencé à exporter leurs applications comme TikTok qui auparavant était vraiment 100 % chinois donc ça c'est à peu près autour de 2019 ils ont commencé vraiment à se mondialiser et à essayer de fabriquer un petit peu ce soft power pour influer un peu sur les autres pays et donc on aura de toute façon avec l'a jamais cet Ia mondial qui aura les mêmes valeurs partout on aura peut-être d'un côté une IA avec des valeurs qui ressemblent à celle de l'Europe et de l'autre côté une nia complètement débridé et de du côté de la Chine très centralisé et gouverné par l'État mais d'où l'importance de pas dépendre des IAS des autres parce que si on n' pas des IAS qui correspondent à nos valeurs vous voyez bien le problème vous avez pas envu tous les jours de parler à Elon Musk ou représentant du PCC je je crois qu'il est important de dire que la Chine a des valeur et elle a une éthique elle ne fait pas n'importe quoi simplement bien sû dans les valeurs européennes sont plus centrées sur la défense des libertés fondamentales dans le cas de la Chine ce sont d'autres valeurs qui sont en œuvre quand à la question des bien sûr c'est une question très délicate car qu'est-ce que ce serait qu'une intelligence R qui n'aurait pas de BIA qui dirait toujours la vérité nous ne le savons pas parce qu'il faudrait savoir la vérité pour savoir ce que c'est alors bien sûr il y a des bi qui sont sujets inadmissibles par exemple dans le cas de un système qui vous fait des offres d'emploi he qui pourrai avoir des biiss qui seraient discriminatoires il y a des biiss politiques comme ceux qui a introduit siamment hein la Chine dans les réponses àipsique il y a les les biaiss de de d'Elon musque qui nous a évoqué ok mais justement Elon Musk c'est quand même la pire des choses au début de chat GPT il il a signé une pétition pour un moratoire sur Chat GPT et puis quelques semaines après il a dit mais moi vous savez je vais vous chat GPT c'est trop W je vais développer mon propre modèle de langage et je l'appelle trous GPT trou GPT ça évoque en anglais la vérité c'est-à-dire la Pravda Pravda 3.0 moi je préfère avoir un système avec des billets dont on sait qu'il peut avoir des biaets mais qu'on peut discuter à un système qui nous impose ce que serait une vérité absolue hein je crois que c'est ça le dangcher c'est de croire qu'on peut avoir une vérité absolue Stéphanie Viller vous parliez tout à l'heure de la solidarité européenne il faudrait que la LIA développé là par exemple par le chat soit utilisé en Europe déjà en priorité de convaincre nos propres partenaires nos propres voisins et c'est c'est les c'est le bah on on voit bien en fait au sein de de l'Union européenne il y a quand même une certaine forme de de de chacun pour soi par rapport à le le déploiement d'une offre commerciale hein mais ça c'est pas uniquement dans l'IA ça arrive partout on voit que bah certains pays préfère européen préfère aller s'achalander auprès des des fournisseurs américains plutôt que alors qu'il y a cette même offre hein je parle une offre militaire alors qu'il y a ces mêmes produits au sein même des pays de l'Union européenne donc en fait c'est pas nouveau euh en fait on veut être soi-disant solidaire mais quand il s'agit de de soutenir une innovation pour le pays voisin bah il y a une certaine forme de de voilà de restriction en disant bah c'est vaut mieux en fait aider aider l'autre que enfin aider les États-Unis parce que c'est toujours c'est toujours la même démarche plutôt que à soutenir à soutenir B dans ce qu'apprécient les Français ça c'est c'est le risque hein avec Mistral a qui marche quand même qui a écouter véritablement à des vraies dispositions à concurrencer les États-Unis et et la Chine et avec ce risque bah il y a que la France qui a envie de de développer ce cette application ce système et que bah dans les autres pays on en entendent même pas parler parce que aussi en France on ne sait pas faire le marketing de nos produits hein là aussi les américains ils font ils savent y mettre les moyens là c'est aussi une histoire là pour le coup c'est une histoire de moyens c'est-àdire il faut parler il faut vendre hein il faut que là c'est ce que va faire un petit peu Emmanuel Macron là pendant ces de jours c'est-àdire le Franfort qu'il aille à Francfort pour le le sommet de de lia et qui là parler de de de Mistral là ça serait déjà un autre point parce que là on reste encore chez nous c'est ça le frein Julien pin je rappelle que vous êtes rédacteur en chef de notre émission vrai ou faux donc évidemment je voudrais qu'on parle de cette question qui est lié à la et des billet dont vous parlez qui est la désinformation liée à la l'intelligence artificielle forcément c'est une question qui se pose ah moi je suis le type rabageois évidemment c'est ça a des possibilités fantastiques hein je dis pas le contraire mais moi mon boulot c'est la désinformation et ce que je constate c'est que ça fait 15 ans que je travaille sur la désinformation et là on rentre dans une aire de désinformation on va dire industrielle et massive je vais vous donner quelques exemples alors on connaitt tous ces histoires deep fake la capacité de Lia à créer de fausses images de reproduire votre visage et peut-être de vous faire dire n'importe quoi ça on imagine bien on sait que peut-être à la veille d'une élection si on reprenait Marine Le Pen ou Emmanuel Macron lui fait dire une phrase sensationnel ça peut changer euh le visage d'une élection mais c'est pas ça qui m'inquiète le plus moi ce qui m'inquiète le plus c'est ce qui s'est passé en Allemagne la semaine dernière où on s'est aperçu qu'il y avait toute une galaxie de sitite internet qui éta apparu comme ça pouf des centaines de pages et des centaines de pages en allemand destiné à un public allemand et quand on a regardé qui était derrière en réalité il s'agissait d'un seul homme un américain propoutine alors est-ce qu'il a bénéficié de d'argent de de la Russie moi je peux pas vous le dire mais en tout cas juste avec l'intelligence artificielle il a été capable de mettre en place une galaxie de site internet qui a fait la propagande de l'AFD donc le parti d'extrême droite allemand alors pour ce coup-à heureusement cette galaxie a été repérée mais ce qui est très inquiétant c'est que c'est industriel avec très peu d'argent et avec une seule personne ou quelques personnes on est capable capable de faire le travail où il de de de plusieurs centaines de personnes avant la propagande ça a toujours exister mais là c'est automatisé et je tiens à préciser parce que c'est mon métier que face à ça on a quoi on est des journalistes qui nous travaillons pas comme une intelligence artificielle donc le combat est déséquilibré et j'ai bien peur que dans les prochaines élections européennes à chaque fois on est ce genre d'ingérence je suis tout à fait d'accord avec vous je crois que c'est un enjeu majeur pour le futur car il y a cette production massive d'information cette possibilité de cibler des publics qui sont sensibles à un type d'information et donc de fragmenter encore plus la société heureusement l'intelligence artificielle peut essayer de soigner le mal qu'elle cause et justement quand vous dites c'est mon travail je dis c'est aussi mon travail dans mon équipe on travaille justement sur la détection des fausses nouvelles avec des techniques d'intelligence il y a des personnes qui essayent de d'identifier les depfake nous nous travaillons plutôt sur les textes en langage naturel pour essayer de regarder sur une une une notion donnée faire un peu l'équivalent du travail des journalistes c'estàd confronter regarder s'il y a des sources s y a des s'il y a des tensions entre les euh éléments d'information parce que je pense que la difficulté c'est qu'il y a tellement de sources d'information que manuellement on aura du mal à le faire et je crois qu'il faut redonner aux citoyens les possibilité de juger des euh informations sur les réauage optimiste et j'aimerais être optimiste comme vous mais pour l'instant on se sent un peu démuni face à cette vague de désinformation industrielle j'espère qu'on pourra traviller c'est un langage scientifique qui essayent d'aborder cette question j'espère qu'on pourra travailler ensemble pour trouver des des outils pour aider les journalistes j'ai pris votre les journalistes mais aussi les jeunes qui sont les les premières cibles comment on fait on les for dans les écoles ils ils ont déjà des des cours comment ça se passe parce que là on voit que ça se développe extrêmement vite est-ce que l'éducation va aussi vite par rapport au dévelement des technologies évidemment c'est très important d'aller former les jeunes moi jeis j'interviens beaucoup dans les collèges les lycées je demande à tous les journalistes de le faire les spécialistes de Lia allez-y alleer parler dans les collèges et les lycées pour pas laisser les enseignants seuls face à ce problème après je voudrais insister sur quelque chose c'est que on on pointe souvent du doigt les jeunes mais moi j'ai fait des tests en leur montrant dans la rue comme ça j'ai montré des des deep fake des fausses vidéos générées par l'intelligence artificielle et bien je peux vous dire que ceux qui se sont trompés et qui ont été choqués par mes vidéos c'était pas les jeunes parce que que la plart des jeunes vivent depuis la naissance dans un univers où il savent que il y a du faux il y a du vrai et que ils savent qu'une image peut être manipulée les gens plus âgés c'est aussi eux avec qui il faut faire un travail d'éducation de pédagogie pour dire attention c'est pas parce que une image peut mentir pour quelqu'un des d'une autre génération une image ça ne ment pas c'est la vérité c'est le choc des images et et on y croit mais il faut mettre en doute ça et le plus inquiétant je pense à terme c'est que ces jeunes ils vont être habitués à avoir des fausses et des vraies images mais au final de voir autant de fausses information qui circule sur le réseau ce que ça donne c'est qu'on s'en fiche que ça soit vrai ou que ça soit faux c'est langage de Donald Trump c'est de finalement dire le vrai le faux c'est pas important la seule chose qui est important c'est le combat politique le combat idéologique et ce que moi je pense et ce monde là je pense qu'il est dangereux alors là on voit à l'écran je sais pas si vous le voyez les images effectivement de Deep fake he que qui ont été monté avec le visage d'Emmanuel Macron bon là il est bien évident est-ce que peut-être vous pouvez nous expliquer effectivement Julien ce que c'est que ce ce montage alors ça c'est des c'est des images qui sont finalement maintenant assez faciles à faire je dire il y a y a il y a 15 ans ça il fallait des ingénieurs dans des studio cinéma qui passe des heures et des heures et des heures pour arriver à faire ça c'était très compliqué sauf que maintenant c'est à la portée de n'importe quel internaute puisque de plus en plus ça va être des outils on va arriver avec une une vidéo de Macron mais ça peut être une vidéo de vous ou de vous je vais vous donner quelques images de vous et je vais dire maintenant faites-li raconter ça et ça et ça et le résultat sera tellement fiable que ça pourra très bien fonctionner sur les réseaux sociaux donc le problème c'est pas tellement ce le mensonge le mensonge a toujours existé c'est maintenant la capacité à faire mentir des vidéos et de l'audio de façon très simple et même pour des gens qui ont pas de formation technique c'est le monde dans lequel on va arriver n'importe qui un jeune de 14 ans pourra dire bah je vais faire dire à Macron n'importe quoi et le balancer sur les réseaux sociaux et d'ailleurs on rappelle que ce montage vidéo Emmanuel Macron lui-même hein l'a rediffusé pour montrer effectivement les alerter et montrer les les effets de de de de Lia Kathy Brem quand on parle justement de de l'effet que ça va voir de comment former pas forcément les plus jeunes en fait qui s'en charge l'école les médias comment on fait pour se développer et répondre aux enjeux de l'IA dans la société parce qu' effffectivement c'est un effort commun on peut pas le faire que à une échelle et on on l'a dit c'est un effort de formation d'un côté d'explication d'éducation média y compris chez les tout petits en fait il faut vraiment commencer à l'école maternelle il faut commencer à comprendre comment fonctionnent ces technologies parce qu'on dit toujours que maintenant les les technologie fonctionne tellement bien on n' pas besoin de comprendre mais demain pour travailler avec une i il faut comprendre comment fonctionne cette IA parce que peut-être demain on aura des métiers on sera beaucoup plus dans la surveillance dans le contrôle que dans le faire mais il faut savoir comment il faut fabriquer des choses donc ça c'est vraiment une chaîne de d'éducation qu'il faut mettre en place très très vite mais après il y a aussi un deuxième volet il y a aussi la régulation qu'il faut mettre en place puisque on vient de dire tout ceci est diffuser sur les réseaux sociaux des réseaux sociaux qui sont entre des mains surtout de gens aux États-Unis qui disent clairement moi les fake news c'est pas à moi de contrôler si quelque chose est faux ou vrai google vient de le dire marxerberg vient de le dire aussi donc il aussi que on ajoute à l'éducation quand même le volet régulation et que l'on en ait un petit peu plus de pouvoir làd et c'est là on voit tout l'avantage de notre système européen c'est un marché qui est régulé et toute innovation aussi n'est pas bonne à prendre je vous rappelle sur la période des sub prime he les les titres les produits financiers qui ont été considérés comme toxiques pourquoi ils ont pu se déployer parce que justement aux États-Unis il n'y avait pas de régulation je voudrais juste oui c'est vraiment extrê oui parce que il y a une telle masse d'information qu'il est extrêmement difficile de de toutes les filtrer hein et même si un certain nombre de de journalistes c'est un travail très louable he essae de détectter le faux mais il faut arriver c'est pour ça qu'on nous on travaille sur des outils qui permettent d'identifier le faux et puis al l'éducation deux points l'éducation aux médiat c'est essentielle mais l'éducation à l'intelligence rtificielle il y a l'éducation technique à l'intelligence artificielle ça on le fait dans les écoles G mais l'éducation générale que toute la population comprenne quels sont ces concepts de quelle intelligence on parle alors qu'on parle d'intelligence artificielle parce que il y a tellement de confusion et c'est ce que j'essaie de faire modestement alors il y a un dernier point que je voudrais qu'on aborde parce que on a abordé effectivement les les effets positifs les effets négatifs la désinformation les bets qui peut y avoir il y a aussi un autre sujet he qui revient souvent c'est le risque de destruction d'emploi souvent liya est donc accusé de détruire de risquer de détruire beaucoup d'emploi je vous propose d'écouter la réponse de géniel sur le sujet vous serez pas remplacé par l'intelligence artificielle vous serez peut-être remplacé dans votre emploi par quelqu'un qui sait utiliser l'intelligence artificielle et ça c'est vraiment quelque chose d'important et c'est l'importance que les gens se saisissent de ces produits il y a une bonne nouvelle pour utiliser ces produits on a par exemple un nouveau produit qui a été lancé la semaine dernière qui s'appelle le chat qui est plus rapide que chat GPT c'est un produit français il est gratuit il est utilisable par tout le monde tout le monde peut l'essayer aujourd'hui et ça c'est important d'essayer de comprendre d'utiliser de voir ce que l'on est capable de faire avec ça Stéphanie ver sur ce qu'on vient d'entendre xavien le fondateur de de de Free qui répond voilà sur ce risque de destruction d'emploi non parce que dans toute innovation je vous rappelle quand arrive bah l'informatique vous rappelez-vous enfin non vous êtes trop jeune mais il y a il y a il y a 40 ou 50 ans il y avait une armée de secrétaire de dacyo qui tapait bon bah ça a été remplacé en fait il y a eu d'autres métier derrière et là c'est pareil au mieux c'est-à-dire que lia va prendre à sa charge en fait tout toutes les tâches administratives un peu pénque va améliorer aussi différents types de de tâches alors on va être on va plutôt vers un salarié augmenté en fait ça va être un outil d'aide qui va nous permettre d'améliorer notre productivité alors après comme toute transformation technologique oui il y aura des des nouveaux métiers et il y aura bah les plus anciens ce qu'on appelle la destruction créatrice bien ceux qui ne sont pas c'est ça la question est-ce que c'est vraiment la destruction créatrice qu'il va y avoir assez d'emplois créé pour le nombre d'emplois voil parac pense que ce sont des études qui souvent ne sont pas très sérieuses donc je crois d' m ch des tâches vont être automatisé il faudra maîtriser ces outils certains emplois vont disparaîre mais emplois vont apparaître mais il est vrai que il y a des professions exemple dans la fonction publique que j'aime bien donner en fait vous savez qu'en France on dit que en fait il y a trop de de fonctions administrant il y a dans les hôpitaux il y a trop d'administratif il y a pas assez de de personnel de santé ben justement en fait lia va pouvoir prendre en charge toutes ces tâches administratives qui finalement pénalis en fait le système de les agents publics vont pouvoir se concentrer he sur le la l'émission de de service public donc c'est quand même moi je je trouve que c'est plutôt porteur et c'est plutôt enthousiasment en fait ce qui va arriver Julien aucun risque non mais ce ce qu'on entend tout le temps c'est qu'il y a déjà eu des grandes révolutions technologiques gutinberg par exemple l'imprimerie c'était évolution énorme pour notre société la différence je pense c'est que ça se passait sur le temps relativement long c'est-à-dire que le temps que la technologie de l'imprimerie se se se propage en Europe ça a pris des des dizaines d'années voire des centaines d'années là on n'est pas du tout sur cette échelle de temps on a du mal à imaginer ce que ça va donner dans 10 ans dans 10 ans il y a beaucoup de métiers qui vont disparaître d'un coup je je parlais avec des illustrateurs de presse des gens qui font des dessins pour illustr illustrer ben ça en 2 minutes avec des outils d'intelligence artificielle et pour rien du tout en terme d'argent on peut le refaire les traducteurs c'est pareil les traducteurs qu'est-ce qu'ils vont faire ça on sait que ça va disparaître probablement qu'à terme ça va créer de nouveaux métiers mais cette période intermédiaire où il va falloir s'adapter sur un lapse de temps aussi court là effectivement on sait pas on est dans l'inconnu c'est mais c'est ça Jean-Gabriel g c'est ça la question c'est parce que ça va très très vite il est-ce que les formations vont être aussi rapides pour effectivement remplacer les emplois qui potentiellement vont évoluer je pense parce qu'il faut passer déjà d'une formation pour la vie parce qu'on a trop l'habitude de donner en France à des formations tout au long de la vie c'est qu'il faut comprendre que au milieu de sa carrière et ben on doit pouvoir se reformer s'habituer hein c'est un peu ce que dit ici xavierel et il a absolument raison alors bien sûr ce qui est tragique hein des des professions comme traducteurs pour les gens assez âgés bah ils se disent bon bah on est en fin de carrière mais pour ceux qui sont en milieu de carrière c'est extrêmement douloureux parce qu'ils ont l'impression qu'ils ont un horizon bouché mais c'est un peu exceptionnel quand même pour les traducteurs il y a quand même beaucoup d'autres métiers qui vont je crois évoluer avec l'intelligence artificielle et bien sûr avec des perspectives qui sont positives he c'est je pense qu'on peut pas être totalement optimiste mais on peut pas être totalement pessimiste et en tout cas les les chiffres que vous avez annoncé 300 millions d'emplois qui vont disparaître lorsque vous regardez de façon précise la façon dont ces chiffres ont été construits vous rendez compte que la méthodologie est vraiment désastreuse donc il faut être extrêmement prudent avec avec ces chiffresé vou réagir oui mais je pense que les entreprises elles sont pragmatiques alors oui s'il y a les aides à augmenter la productivité leur productivité bien c'est dans leur intérêt de l'utiliser mais je vous rappelle que quand même ce que disait Ford c'est je paye mes salariés pour qu'ils achètent mes voitures s'il y a plus de salariés donc il y a plus de salaire donc il y a plus de chiffre d'affaires pour les entreprises donc on va pas mettre tout tout le monde à la rue puisque de toute manière ça ferait pas le le la mécanique et l'économique est simple il faut travailler pour avoir un salaire et puis après pour acheter des produits donc on n pas trouvé encore d'autres modèles he dans notre système qui fonctionne autrement merci beaucoup à tous les quatre d'avoir été avec moi cet après-midi merci Stéphanie Viller merci catbrem merci Jean-Gabriel ganassia et puis merci beaucoup Julien P de nous avoir éclairé d'avoir été avec moi sur ce plateau cet après-midi
Emmanuel Macron