Bois-d’Arcy : de nombreux détenus dénoncent un climat de violences en prison
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
pénitentiaire de Bois d'Arcille. C'est ici que Samed Bacard, 21 ans, a été frappé jusqu'à la mort. Le 6 mai dernier, son codétenu s'est acharné sur lui avec un manche à balai.
À l'époque, ces cris de douleur tétan ses voisins de ses lieux. Ah ah tout ça, on savait pas. Non, on pensait juste il est blessé, un truc comme ça.
Mainant il était pas blessé, il est en train de se vider de son sang. Samed Bakar avait pourtant demandé à être dans une autre cellule que celle de son agresseur, un toxicomane ensevrage qui souffrait de troubles psychiatriques. Un cas extrême loin d'être isolé. 20 détenus de bois d'arcier ont dénoncé la situation devant la justice.
Ces derniers mois, de nombreux actes de violence ont eu lieu. Qu'il s'agisse de violence entre détenus ou de la part du personnel pénitentiaire. Nous avons retrouvé l'un de ces 20 détenus.
Il raconte un épisode de violence gratuite d'un surveillant qui m'a tenu les bras comme ça au sol. J'avais pas respiré. J'avais vraiment pas c'est la première fois que ça m'arrive.
Je pas respirer. Il m'a tourné de ce côté-là du bras, il me l'a mis de l'autre côté. Je senti un coup dans mon coude et jusqu'à maintenant bah j'ai des crampes au bras et je dois attendre 8 mois avant d'aller à l'hôpital.
Et en cas de danger, les gardiens tarderaient parfois à intervenir. Si si vraiment on était sur le point de mourir, je vous jure, vous allez mourir en cellule. Si par exemple quelqu'un il fait un malaise dans sa cellule là à 22h 23h pour pour qu'il vienne c'est chaud.
Détension qui s'explique par la surpopulation carcérale. C'est ce qu'a pu constater la sénatrice écologiste de Paris Anne Swiris en visite impromptue dans la prison. Chaque période où il y a eu beaucoup plus de surpopulation, il y a eu beaucoup plus de violence.
Déjà quand on doit vivre à deux dans 9 m² avec des gens qu'on a pas choisi, qui peuvent ronfler toute la nuit, avoir des problèmes différents, enfin bref, peu importe mais voilà c'est déjà difficile. Quand on est à 3, c'est encore plus difficile. La nouvelle directrice Karine Vernière tente pourtant de trouver des solutions, mais actuellement il y a 980 détenus pour 472 places seulement.
Didier Lemaire