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Discours / meetingClémentine Autain· 6 février 2026 139 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieTravail & emploiSolidarités & familleSanté

LA VIE MEILLEURE - AVEC CLÉMENTINE AUTAIN - Présentation de mon projet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 15 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Clémentine AutainFait
    « Il va y avoir des primaires de la gauche. On a même la date, ce sera le 11 octobre. »
  • 3:30Clémentine AutainChiffre
    « Vous avez 78 % des électrices et des électeurs de gauche qui sont favorables à cette primaire. »
  • 6:00Gaetan LecoFait
    « On a réussi vers 23h30 à faire passer notre projet de loi de nationalisation qui était une première depuis 1982. »
  • 9:30Anne Lor de LadChiffre
    « On peut récupérer 120 milliards d'euros sur 6 ans. »
  • 6:00Clémentine AutainFait
    « La France ne peut pas devenir une alliée de Poutine, de Trump et de Benjamin Netaniaahou. »
  • 16:00Clémentine AutainPromesse
    « La première chose à planifier, c'est la bifurcation écologiste. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

à toutes et à tous. Ouais, les étoiles, vous êtes là ? Allez, encore un peu plus fort les étoiles, vous êtes là ?

Et ben, qu'est-ce que ça fait plaisir de vous voir toutes et tous aussi nombreuses et nombreux. Je sais qu'il y en a beaucoup qui auraient aimé être là avec nous, mais la salle est pas assez grande. Alors, j'en profite aussi pour saluer toutes celles et ceux qui suivent cette soirée dans le streaming.

On les applaudit bien fort. Alors, c'est très émouvant pour moi et bien d'animer cette grande soirée, cette soirée de présentation du programme La vie meilleure de notre candidate à la primaire de la gauche. Je vous demande de l'applaudir bien fort, Clémentine Ain. [musique] [musique] [musique] Mais quelle fierté !

Alors, je sais pas si vous avez remarqué mais dans cette phrase soirée de présentation du projet La vie meilleure de la candidate à la primaire de la gauche, Clémentine Autin. Pour moi, dans cette phrase-là, il y a déjà beaucoup d'informations parce qu'en fait dans cette phrase- là, il y a déjà quatre bonnes nouvelles. La première bonne nouvelle, c'est qu'il va y avoir des primaires de la gauche.

On a même la date, ce sera le 11 octobre. Donc ça c'est la première bonne nouvelle. Il faudra que ce soit énorme.

Il faudra qu'il y ait des millions de personnes qui participent. La deuxème bonne nouvelle. La deuxième bonne nouvelle et bien c'est le sondage qu'on a eu aujourd'hui.

Vous avez 78 % des électrices et des électeurs de gauche qui sont favorables à cette primaire. La troisième bonne nouvelle, c'est qu'il y a une femme, une femme féministe, une femme féministe unitaire attachée à la démocratie qui a joué un rôle déterminant pour que ces primaires aient lieu. Et bien cette femme, c'est Clémentin qui est candidate à cette primaire.

Et Clémentine, la 4è très bonne nouvelle et ben c'est le titre de ton projet parce que la vie meilleure dans cette rentrée de janvier où on peut tout voir en noir et bien ça nous redonne de l'espoir. C'est vraiment un message d'espoir extrêmement important que le titre rien que le titre de ton projet. Alors ben avec tout ça, je me suis pas présentée.

Donc moi, je suis Daniel Simonet et j'ai [rires] et donc j'ai voilà l'honneur et j'en remercie Clémentine et bien de présenter cette soirée extrêmement importante pour nous toutes et tous. Donc moi, je suis députée députée du 20e arrondissement de Paris. Et alors ce soir pour cette belle soirée étoilée et bien je vais donner la parole à la fois des syndicalistes, à la fois des militantes féministes antiracistes, à euh des chercheuses chercheurs, à des collègues députés, voilà et toutes celles et ceux en fait qui sont nos étoiles et qui aussi sont par leur expérience, leur expertise et bien celles et ceux qui ont nourri le projet de Clémentine.

Et alors tout de suite, sans plus attendre et tout en rappelant d'abord à toutes celles qui sont sur le streaming qu'on pense bien à vous. J'espère que tout fonctionne. Surtout n'hésitez pas à aller sur le site clémentine-utin.fr, voilà qui est lancé et vraiment on compte sur vous.

Et donc sans plus attendre, je souhaiterais vous dire que la vie meilleure, bah la vie meilleure ça commence par le travail et ça commence par se battre contre les licenciements. Et aujourd'hui pour introduire ce meeting, Clémentine a fait le choix d'accueillir Gaetan Leco secrétaire général CGT d'Arscormital de Der et son camarade Emerson Eggman qui se batt pour la sauvegarde de l'emploi. camarades, on est euh on les applaudit bien fort parce que votre lutte, elle dure depuis des années.

On est très fier que vous veniez prendre la parole ici parce que Arcelor Mital, ils se sont ils ont encaissé des des des milliards d'aidal licencial ferme, Mital distribue des dividendes au lieu de d'investir et et et votre bataille. à la fois pour la sauvegarde de l'emploi. Votre bataille, c'est aussi la bataille pour la nationalisation d'Arcelor Mital.

C'est une question d'enjeu à la fois de la défense de nos emplois mais aussi de notre souveraineté industrielle. Donc Clémentine, elle s'est rendue à plusieurs reprises he sur les sites de Dquercque et d'Indre pour soutenir les revendications de l'ensemble de vos collègues. Elle a aussi déposé une proposition de résolution contre la miante Arcelor.

On a voté avec mes collègues députés, je vois notamment Alixir Raquel qui sont là ce soir. On a voté à l'Assemblée nationale la nationalisation d'Arcelor Mintal. Mais c'est pas pour ça que une première lecture suffise.

Le combat est encore long et cette bataille pour nous c'est un enjeu majeur de souveraineté industriel. On voulait d'abord vraiment saluer votre combat, votre courage, votre force, votre détermination et vous donner la parole aujourd'hui. On les applaudit bien fort.

Merci. Merci beaucoup déjà. Merci à Clémentine de nous avoir invité.

Pour nous c'est des tribunes parce qu'on invité à droite à gauche c'est des tribunes pour mener à combo comen bientôt depuis 2 ans. C'està dire que notre acier français européen parce que je suis en train d'essayer de de converger avec les autres syndicats d'Europe, notre européen est menacé. Donc on nous parle de souveraineté nationale, on a aux portes du pouvoir le le Front National et et c'est une honte parce que parce que eux ils parlent de souveraineté mais quand c'était notre texte le 27 novembre à l'Assemblée nationale, ils ont tout fait pour le bloquer avec 300 amendements alors qu'il y avait que trois articles.

Voilà [applaudissements] donc ça c'est une honte. il mente à la classe ouvrière, il manque il mente à la population et ça il faut faut être clair, il faut le dire et il faut le dénoncer. Voilà. [applaudissements] Donc [rires] le combat que nous menons, franchement, il est pas simple, je vais être clair avec vous.

Il est il est vraiment pas simple parce qu'on en prend plein la gueule. Et quand je vous dis, on en prend plein la gueule. On a la direction contre nous. les partenaires sociaux, les traites sont au côté de la direction pour tout faire, pour nous désinguer.

Voilà. Donc donc on essaie d'avancer. Ce qu'il faut savoir, c'est ce que projet de loi de nationalisation au début personne n'y croyait.

En plus, c'est la vérité, personne n'y croyait. Même moi 15 jours avant, je continuais à travailler en coulisse avec les groupes politiques et j'ai mis une sacrée pression sur les socialistes parce que il y en a eu beaucoup qui qui voulaient faire la chasse vide ou avoir la gastro. Donc voilà.

Donc euh donc c'est c'est la vérité. Voilà, c'est la vérité. Au bout du bout, après toutes les obstructions parlementaires, on a réussi vers 23h30 à faire passer notre projet de loi de nationalisation qui était une première depuis 1982.

On a réussi. On a réussi. C'était une première étape.

C'était une première étape. Il revient le 25 février au Sénato. On va se mobiliser également.

On va faire des bus. On va mobiliser la confédération appelle à les fédérations à la mobilisation. On sera au rendez-vous.

Le Sénato, je sais que ça va être compliqué. Les deux tiers, c'est la droite. Même si à droite ça commence un petit peu à bouger, mais bon voilà, ça commence un petit peu à bouger mais bon c'est pas corps massif.

Et entre le Sénat et l'assemblée, l'assemblée, il y a quand même un peu plus de débat que le Sénat. Voilà. Bon, c'est mon avis personnel.

Donc on mène une bataille, une bataille une lutte qui est qui est dure. On est des acharnés. On est des acharnés.

Pour dernières infos, Macron vient chez nous mardi matin. Mardi matin, mais il vient pas sur le site de Dunkerk parce qu'il a peur de venir à Dunker. On est 3200 salariés et puis voilà, il a peur le rapport de force.

Donc il va aller sur le site à côté qui sont 600 salariés. Ils ont déjà monté le chapitau toute la journée. Les flics, ils étaient là, ils ont déjà prévu neuf compagnies de CRS.

Ils ont ils vont faire ils vont rapatrier des flics de l'île tout. J'ai j'ai les infos. C'est c'est du n'importe quoi.

On aura un flic pour 10 manifestants. On va se taper les barrières entiers me tout le bordel de tout ça. Ils ont peur.

Politiquement nous ce qu'on veut c'est mettre la pression. La pression pour avancer. Voilà.

Et moi, il y a une chose que j'apprécie dans ce que dans l'introduction, c'est le mot primaire. Et moi je Clémentine, tu es déjà venu plusieurs fois à à Dunkerk, tu es sincère. Tu es sincère comme d'autres candidats qui vont se présenter à la primaire.

Et moi, je veux qu'on a aboutisse à cette primaire parce que aujourd'hui, on a besoin d'un candidat unique à gauche et pas un candidat [applaudissements] mais pas un candidat qui fait semblant d'être de gauche et qui est de droite ou qui est centrice. On a besoin d'un vrai candidat. Voilà, on a besoin d'une candidature commune.

C'est ce que j'ai dit à François la semaine dernière quand je l'ai rencontré François Ruffin parce que ben maintenant j'ai carnet d'adresse, c'est les pages jaunes. Voilà. Mais mais on a besoin d'un candidat unique et il faut redonner ce qui s'est passé le 27 novembre au à l'Assemblée.

Même mes élus n'y croyaient pas. Même mes élus n'y croyaient pas. Alors pourtant c'est les plus engagés, c'est ceux qu'ils ont mobilisé.

On a redonné l'espoir au salariés d'Arsmital d'incarcen France. Demain, il faut redonner l'espoir aux salariés qui travaillent dans l'industrie parce que si demain il y a plus d'industrie, il y a plus de service public. Voilà. [applaudissements] Sur ce, j'espère vous voir au Sénor et je vous dis encore, j'ycore merci à Clémentine et bonne candidature.

Voilà. Merci camarade. Merci camarade.

Totale solidarité. La lutte continue. Quel courage, quelle détermination.

Je vais maintenant inviter euh à me rejoindre à la fois Anne Lor de Lat économiste et directrice de recherche au CNRS. Voilà. Boris Tavernier, député du groupe écologiste et social.

Mimouna Hatman, militante féministe et condatrice d'Africa 93 et Bertrand Badi, professeur des universités à Science Fa Paris. Alors, merci de bien vouloir bien voulu participer à cette à cette soirée de présentation du programme. Euh Anne Lor de Lad, je vais commencer par vous.

Euh vous êtes économiste, directrice de recherche au CNRS et spécialiste des questions budgétaires et fiscales. Et comme on le voyait tout à l'heure à l'instant sur la lutte d'Arcelor Mital, on est face à des entreprises qui ont touché énormément de subventions publiques. Qu'est-ce qu'ils ont fait de cet argent ?

Ils ont privilégié la redistribution en dividende aux actionnaires plutôt qu'à l'investissement. Pour les résultats qu'on connaît tous ces licenciements. Et bien en fait, qu'est-ce que toutes ces politiques là nous disent ? de notre société et de notre politique économique et finalement comment est-ce qu'on peut faire différemment.

OK, merci beaucoup. Merci pour l'invitation. Clémentine m'a proposé de venir ce soir pour partager mon regard d'économiste sur son manifeste, un regard extérieur nourri de mes travaux sur les finances publiques, sur la fiscalité et l'action publique en général.

Et donc c'est dans cet esprit que j'ai lu le manifeste de Clémentine cette semaine. Euh je ne sais pas si vous l'avez lu mais c'est difficile. Ah toujours pas. [rires] Bon alors je vais on le lance ce soir.

Donc c'est à partir de ce soir que toutes celles et ceux qui souhaitent se le procurer vont pouvoir se procurer et puis avoir toutes les informations sur clémentine-utin.fr. Voilà, ça me donne l'occasion de le redire pour toutes celles et ceux qui sont en streaming.

Euh bon ben donc pardon mais [rires] euh je vais déflorer un truc. C'est difficile de pas être d'accord avec les les propositions de Clémentine. Il y a notamment une santé de qualité pour tous et toutes, une éducation performante, une transition écologique maîtrisée, des transports plus nombreux et qui fonctionnent, un logement digne, des salaires revalorisés et cetera. au niveau individuel évidemment on signe.

Mais euh ça pose une question en tant qu'économiste. Une vraie question, est-ce qu'on peut vraiment se permettre ça dans le contexte actuel ? Est-ce que ça n'est pas purement naïf et irresponsable ?

Est-ce qu'on devrait pas être plutôt en train de se préparer à contre une concurrence féroce des Chinois et des Américains, c'est-à-dire baisser les coûts du travail pour et encourager l'innovation technologique ? Donc en gros, est-ce qu'on devrait pas être en train de faire le contraire de ce que présente de ce que de ce que nous propose Clémentine ? Baisser les impôts et simplifier les réglementations ?

C'est quelque chose normalement que vous avez déjà entendu quelque part. C'est en tout cas justement le récit d'en face. Tout est fait pour dénoncer notre modèle social, euh pour dire qu'on est irresponsable, que ce modèle social, il est responsable de notre retard économique et faire culpabiliser nous, les citoyens et les citoyennes quand on demande simplement une senti de qualité ou de partir en retraite à un âge qui où on est encore vaillant.

Exemple, vous entendrez régulièrement les dépenses de santé ont augmenté plus vite que le PIB. On l'entend régulièrement ça. Alors je vais essayer.

Moi, j'ai une réponse en trois temps très rapide. Premièrement, ça n'est pas irresponsable de demander ça. Pourquoi ?

Parce qu'on peut le financer. Deuxièmement, ce qui est irresponsable, c'est le sous-financement de l'éducation. Et ça c'est probablement la conséquence d'une politique économique très coûteuse pour les finances publiques.

Et troisièmement, ce que propose ce manifeste que vous allez donc tous lire à partir de ce soir, c'est quoi ? C'est de mutualiser, c'est de mettre ensemble plus de ressources. Et et pour moi et d'après les chiffres que j'essaie de compiler, c'est la seule solution, c'est la c'est la meilleure solution pour pardon, c'est la seule solution qui permet que le futur soit meilleur pour la majorité d'entre nous.

Euh la solution d'en face, elle est plus risquée pour celles et ceux qui seront touchés par un choc environnemental ou de santé et il y a une probabilité de plus en plus importante. Ils devront se débrouiller seul, s'en sortir seul, sans filet. Alors, rapidement, comment est-ce qu'on finance ?

J'ai écrit une petite note là-dessus au moment du budget et pour vous la faire très rapidement, on a un système fiscal français qui a on paye tous beaucoup d'impôts, tous et toutes beaucoup d'impôts, sauf euh à une extrémité à l'extrémité droite. On a un problème avec les ultra riches et ça je pense que Gabriel Zucman a bien fait le boulot. Et on a un problème avec les grandes entreprises.

En fait, les très grandes entreprises payent moins d'impôts généralement que les entreprises petites et moyenne. Et donc, il faut qu'on répare ça. Et si on regarde un peu précisément les textes fiscaux, on peut récupérer 120 milliards d'euros sur 6 ans.

Avec 120 milliards, ça veut dire qu'on peut non seulement financer les propositions du manifeste, donc plus de transport public, plus de service public, une meilleure protection sociale, mais en plus on peut réduire le déficit. Donc contrairement à ce qu'on nous dit depuis 2 ans, on n pas à faire le choix entre réparer les finances publiques et investir dans l'avenir. Deuxièmement, je vous ai dit donc on a on peut financer ça.

Deuxièmement, je vous ai dit c'est ce qui est irresponsable, c'est le sous-financement de l'éducation et c'est probablement la conséquence de ce qu'on appelle la politique de l'offre qui a consisté à baisser les cotisations sociales. tout ce qui finance notre notre protection sociale mais qui a été compensé par l'État. Donc en gros, on a baissé les cotisations sociales du côté du SMIC mais on a mais l'État a compensé ça à la à la sécurité sociale et pendant qu'on compensait ces baisses de cotisation sociale, on ne finançait plus d'autres choses.

Et alors là, c'est hallucinant. Moi, j'étais surprise de ce que j'ai trouvé dans les chiffres. Euh on a un sous-financement de l'éducation euh en France sur une moyenne de 15 ans.

Par élève de primaire, nous on investit 6400 € pendant que le reste de l'Europe riche. Donc les 10 pays qui sont aussi riches à peu près que nous, ils investissent 10000 € par élève de primaire. Nous nous on est à 6004 et eux ils sont à 10000.

Euh à la FAC, on investit 4300 € par an et par étudiant pendant que le reste de l'Europe est à 6500 €. et ça n'a pas arrêté de baisser. Donc là, le son de ça, c'est que on a essayé de privilégier la compétitivité coût au prix du capital humain.

En fait, il y a une énorme erreur. C'est un facteur plombant de la compétitivité à long terme. Ce que je veux dire, c'est que quand on nous a fait croire qu'en baissant les cotisations et en baissant le coût du travail, on allait relancer la compétitivité, en fait, on a cassé le capital humain.

Et je vais finir par cette idée de mutualiser qui est dans le le manifeste. L'idée c'est bah c'est un vrai projet de gauche, c'est de mettre plus d'argent en commun en fait de de se dire queon est une grosse colloque et que il y a une grosse partie comme une colocation et qu'il y a une grosse partie de nos ressources qu'on va essayer de mettre en commun. Ben la bonne nouvelle c'est que c'est très efficace.

En fait on nous dit que la protection sociale est trop coûteuse que si on écoutez ça parce que ça vous allez l'entendre en permanence. Ils le disent beaucoup à droite en ce moment. Si on veut réinvestir dans l'éducation parce qu'ils peuvent pas dire que c'est pas vrai ce que je viens de dire là.

Si on veut réinvestir dans l'éducation, il faut qu'on baisse notre protection sociale comme si on devait faire un choix entre la santé et l'éducation. Mais en réalité, c'est plus efficace. C'est je je suis pas en train de vous dire que c'est plus juste.

Je suis en train de vous dire que c'est plus efficace de mettre de l'argent en commun et de de faire une santé publique que de définancer ça parce que de toute façon les besoins ils seront toujours là. Donc, il faudra qu'on les finance avec notre propre poche. Et en réalité, de l' santé privée, c'est toujours plus cher que la santé publique.

Et ça, on peut le on peut le dire pour euh pour de nombreux services publics. Alors, juste, je vous ai dit au début, vous entendrez souvent que la santé augmente dans le PIB. Euh vous savez, les dépenses de santé, ça on l'entend tous les matins, les dépenses de santé ont augmenté plus vite que le PIB.

Bah oui, ben ça tombe bien en fait, on a des besoins en santé qui augmentent aussi plus vite. En fait, on a des progrès dans la santé qui font qu'on on guérit beaucoup plus de cancer, qu'on guérit beaucoup plus de maladie aujourd'hui. Et donc c'est normal en fait, mais on est un pays riche donc il faut le financer ça et on peut le faire.

J'ai bientôt fini. Euh j'ai j'ai complètement fidi. J'adore mon rôle. [rires] Je veux juste dire que ce que moi je lis dans le manifeste, c'est que il faut plus mutualiser, il faut plus financer ça.

Bah ça tombe bien en fait. On sait bien le faire en France et en Europe et il faut être c'est possible mais il faut être fier de ça. En fait, on a déjà fait ça à la sortie de la Seconde Guerre mondiale.

Ça s'appelle la sécurité sociale. Au 21e siècle, il va falloir étendre ces principes. Et ouais, je te passe la je te passe la parole là. il va falloir éteindre étendre ses principes et euh et et être fier de ça parce qu'on peut le faire.

Merci beaucoup Anneord de la et alors un grand merci. [applaudissements] C'est donc possible. Voilà, c'est tout à fait réalisable.

Et alors vous terminez justement sur la question de la sécurité sociale, ce qui me permet de donner la parole à mon collègue et camarade Boris Lavernier qui est donc député dans le même groupe écologiste et social. Et Boris, tu es l'origine de la maison engagée et solidaire de l'alimentation Messa de Lyon. Euh Clémentine, je sais que tu as visité d'ailleurs la messa il y a il y a pas très longtemps.

Euh tu avais d'ailleurs soutenu dans dans la niche du groupe écologiste de l'an dernier euh une proposition de loi sur la sécurité sociale de l'alimentation euh dans le projet de Clémentin euh cette question de la sécurité sociale de l'alimentation est centrale. Mais alors pourquoi consacrer autant de temps à ce sujet ? Moi, j'en ai une bonne petite idée.

Voilà, tu nous as déjà bien briefé, mais est-ce que tu peux nous réexpliquer, voilà pourquoi cette question, elle nécessite vraiment qu'on s'investisse et pourquoi l'alimentation est quelque chose d'iminemment politique ? Merci. Merci Daniel.

Bonjour à toutes et tous. C'est c'est vous êtes impressionnant, je tiens à vous le dire quand même. Ça fait ça ou [applaudissements] moi ça fait euh ça fait que 1 an et demi que je suis député, mais ça fait plus de 20 ans que je travaille sur les questions d'alimentation.

J'ai même été cuisinier et serveur dans un petit bistro à Lyon. Donc voilà, j'ai j'ai c'est c'est vraiment un combat qui qui m'anime depuis depuis des années. Alors bah aujourd'hui, j'ai quand même un petit peu troqué mon tablier contre des des chemises et des vestes, mes ustensiles de cuisine contre des projets de loi et des propositions parce que je suis pas au gouvernement.

J'apprends encore, voyez. Et voilà, contre [rires] bientôt bientôt, j'espère. bien et euh et voilà contre des propositions de loi et je m'investis sur l'alimentation parce que l'alimentation quand on parle d'alimentation on parle de tout, on parle de plaisir, on parle de partage, on parle d'agriculture, on parle de biodiversité, on c'est vraiment on peut tirer un fil qui qui est qui est hyper long et sauf que bah aujourd'hui en France euh le droit à l'alimentation n'existe pas en fait quoi.

Il y a beaucoup trop de personnes aujourd'hui qui souffrent de ne pas pouvoir se nourrir comme ell en auraient envie. Je rappelle qu'il y a quand même plus de 13 14 % des Français qui sautent des repas qui sont vraiment précarité alimentaire. Il y en a 50 % qui ne sont pas satisfaits de ce qui est de de ce qu'elles mangent.

Donc ça c'est vraiment le le le cœur de mon engagement, c'est de pouvoir lutter contre contre ses égalités et surtout sur sur cette notion d'alimentation subie. Moi, je suis plutôt pour une alimentation choisie. Et aujourd'hui, bah malheureusement, beaucoup trop de personnes subissent leur alimentation, ne choisissent pas ce qu'elles mangent, euh soit pour des raisons économiques évidemment, euh soit pour des raisons géographiques.

On on n'est pas aux États-Unis, on n pas encore des déserts alimentaires, mais on a quand même beaucoup de de bourbiers de de zones blanches où c'est diffic que ça soit dans les quartiers populaires ou dans la ruréalité, où c'est difficile de de pouvoir se nourrir et et c'est violent tout ça. C'est violent de pas pouvoir choisir son alimentation. Euh c'est violent euh physiquement, on peut être malade, de mal se nourrir, obésité, maladie cardio-vasculaire, euh le diabète qui explose, mais c'est aussi une violence psychologique, une violence morale de pas pouvoir euh nourrir ses enfants comme on comme on aimerait, de devoir à chaque fois chercher les produits, les les premiers prix en bas du rayon parce qu'on peut pas faire autrement. euh cette violence de de savoir qu'on peut euh donner des produits ou se nourrir avec des produits qui vont nous rendre malades, hein.

Je rappelle encore une fois euh si vous connaissez l'ONG Food Watch, une de leur de leurs études montre que les industriels mettent beaucoup de sucre aussi dans les produits les moins chers, les produits euh transformés qui sont les produits les moins chers pour ceux qui ont pas de tune. Et ben voilà, tu t'empoisonnes aussi avec ça. Et puis aussi oui, cette violence de pas pouvoir toujours payer la cantine et ne pas oublier que la précarité alimentaire, ça génère aussi de la solitude.

Bah oui, quand on n pas d'argent, on va pas au restaurant, on invite personne, on refuse des invitations parce qu'on peut pas les rendre. Donc ça c'est un petit peu euh c'est on peut clairement dire qu'aujourd'hui la réalité de l'alimentation en France n'est pas satisfaisante. Euh on devrait uniquement parler de plaisir, de partage, de convivialité et puis euh voilà, on parle de contrainte, on parle de de doute, de stress, de stress et ça ça me moi je je m'en on satisfait pas.

Mais comment on fait en fait ? Comment on fait quand l'offre en rayon ne permet pas de bien se nourrir ? Comment on fait quand notre portefeuille ne permet pas de bien se nourrir ?

Comment on fait avec ce matraquage publicitaire aussi ? Des milliards chaque année euh jeté par l'industrie agroalimentaire pour orienter notre consommation ? Comment on fait quand l'alimentation s'éloigne de plus en plus ?

Comme je vous le disais, comment on fait quand il y a des lois euh poisons comme qui qui vont encore revenir avec euh notre ami le sénateur Duplomb ? Et ben comment on fait ? On résiste en fait, on résiste parce que aujourd'hui, je sais pas si c'est peut-être au courant, on n'est pas complètement major dans une majorité à l'assemblée, donc on est plutôt en for en résistance.

Clémentine a encore résisté cette semaine avec notre camarade paysan député Benoît Bitau. Oui, ce sont ils ont fait Ben oui, vous pouvez première étape de franchis, l'adoption du texte pour l'interdiction du cadmium en commission. Donc maintenant, on va se bagarrer pour que ça soit dans la niche.

Et et moi aussi, mais la semaine dernière avec ma collègue Sabrina Sbai, on a on a fait voter à l'unanimité, je précise, et ça c'est cool. Un texte pour sur pour créer enfin une génération sans sucre, donc pour interdire tous les sucres dans les produits pour les nourrissons et euh aussi pour interdire la publicité comme l'ont fait les anglais il y a quelques semaines. Donc enfin interdire la publicité à destination des enfants pour sur des produits ultra transformés.

Donc on arrive à avancer quand même. Sont sont des petites étapes mais c'est vraiment ça fait du bien déjà de de pouvoir se se retrouver là-dessus et puis en plus euh ça les embête euh nos opposants, ça les embête parce qu'on prend aussi le le problème de manière différente. Généralement, on veut vraiment nous faire croire que l'alimentation c'est une problématique individuelle alors que bah non en fait c'est collectif.

Euh c'est aujourd'hui le le gouvernement qui n'a jamais pris enfin les gouvernements successifs qui n'ont jamais pris leur responsabilité sur ces questions-là. Ils ont rien fait pour que les gens puissent avoir accès à une alimentation de qualité. Ils ont rien fait pour que nos paysans puissent mieux vivre.

Euh en fait en gros, il y a pas de politique alimentaire en France qui est digne de ce nom. Et ce qui est quand même un comble. On est quand même le pays de la gastronomie.

On devrait on est aussi le pays qui qui passons le plus de temps à table. C'est c'est horrible de dire ça l'heure de où vous avez peut-être un peu faim, mais euh faudra encore un petit peu patienter. Mais euh en tout cas, ce qui est sûr, c'est quand quand nous on sera au pouvoir, force de gauche et écologiste, euh on va changer tout ça.

Évidemment, évidemment qu'on va avoir une une Je peux spoiler aussi le manifeste ou euh parce que du coup tout le monde maintenant c'est bon. Mais mais on est là pour ça. On est là pour ça.

Et ben oui, dans le dans le dans le manifeste de de Clémentine, il y a une grande part qui qui est dédiée à l'alimentation. Et bah oui, nous ce qu'on va faire, on va pouvoir rendre le Nutriscor obligatoire. On va pouvoir contraindre l'industrie agroalimentaire à être transparente sur ses marges.

On va interdire ce marketing. On va vraiment pouvoir faire de l'alimentation un droit. Et pour faire ça, ben il faut que le droit à l'alimentation soit dans la constitution.

Et c'est une proposition de Clémentine et euh voilà, il faut on peut exiger cette transparence, on peut exiger l'encadrement des marges. Il y en a vraiment marre de de cette opacité que ça soit quelques industriels, quelques multinationales qui décident de ce qu'on met dans notre assiette, qui dessine ce qu'on met dans notre ventre. Ça c'est pas possible.

Et enfin évidemment tu es comment ? On est comment Daniel ? Je veux pas que tu me fasses des gros yeux bien ta conclusion en fait tu es très bien sur ta conclusion là.

Ouais mais j'y arrive j'y arrive. Elle est dure hein. Évidemment et c'est un sujet aussi qui qui me tient à cœur.

Tu en as parlé tout à l'heure la sécurité sociale de l'alimentation. C'est pas un projet utopiste. C'est un projet qui existe déjà.

C'est un projet qui se développe sur une centaine de territoires dans la ruralité dans les villes, dans les quartiers, un petit peu partout. Et euh on n' pas on est pas on n pas passé loin il y a il y a 1 an. Euh c'était peut-être pas encore le bon moment, mais je pense qu'il faut continuer de multiplier euh ces expérimentations, de faire en sorte de se réapproprier notre alimentation, de permettre à nos paysans de mieux vivre, de permettre à à des commerçants qui ne voyaient pas euh qui qui qui découvrent des nouveaux clients euh grâce à à ces 150 € par mois versés pour tout le monde.

Donc c'est on va pas lâcher là-dessus et et on compte bien sur vous pour mener tous ces combats. Merci. Merci beaucoup B. [applaudissements] Alors Mimouna Jam, on vient avec Boris Tavernier de parler de l'enjeu de la bataille pour l'égalité de toutes et tous dans l'accès alimentation, quel que soit le territoire.

Cette question d'actu d'égalité, toi tu tu la portes dans tous tes combats. Tu es militante féministe, militante antiraciste. Tu as notamment fondé le collectif Africa 93 à la Courneuve.

Euh nous on se connaît depuis au moins une une quinzaine d'années, je crois. On narrivait pas à retrouver les premiers moments. Euh comme Clémentine, on est on est convaincu que la question de la bataille féministe, c'est la question de la bataille antiraciste.

C'est pas le dernier chapitre d'un projet de société, hein. Bon ben, on est de gauche, alors faut le faire, alors on le fait. Non, c'est une question centrale, c'est une question structurante.

Est-ce que tu peux justement nous nous parler de ton combat et de ce que tu penses de ce qu'incarne justement Clémentine dans son projet à ce sujet ? Merci à toi AC. Merci beaucoup.

Bonsoir à toutes et à tous. Merci beaucoup à Clémentine de m'avoir invité. Alors, plein de petite histoire.

Je connais Clémentine depuis pas mal de temps. J'étais sa grande sœur à la fin. Toi, tu étais toute petite lycéenne.

Moi, je reprenais mes études à ce moment-là. Donc voilà, j'ai pu suivre aussi tous les combats féministes que Clémentine a mené depuis quelques années. Et euh donc voilà, moi ce soir bien évidemment la partie du manifeste qui m'intéresse le plus, c'est la question féministe et particulièrement la question des violences sexistes et sexuelles pour lesquells, rappelez-vous, Macron nous avait promis il y a quelques années qu'il en ferait la grande affaire de son kakena.

L'affaire de son kakina, c'est en 2025 164 femmes qui ont été assassinées par des compagnons ou ex-compagnons. Et c'est bien aussi de donner le chiffre sur les 5 dernières années, ces 780 femmes qui ont été assassinées en France. On est en France et 780 femmes sont décédées assassinées ces cinq dernières années.

Et donc ces chiffres quand même nous montre euh l'exigence aujourd'hui de porter très haut et très fort ce combat contre les violences sexuelles et sexistes. Pour ceux et celles qui ne savent pas, il y a quelques mois déjà plus d'une cinquantaine d'associations féministes ont décidé de s'engager dans une coalition féministe pour exiger le vote d'une loi intégrale contre les violences faites aux femmes. Donc dans il y a déjà pas mal de choses qui ont avancé dans cette coalition.

Euh moi euh en tant que militante féministe dans des quartiers en Sainte Saint-Denis, particulièrement à la Cour Neuve, c'est une bien évidemment une coalition qu'on a rejoint dès le début mais qu'on a voulu aussi élargir un peu plus pour attirer l'attention de cette coalition sur les violentes dites spécifiques. Alors attention, j'aime pas trop utiliser ce mot, mais il y a bien pourtant des violences spécifiques qui concernent les femmes immigrées, les femmes étrangères, les femmes sans papier mais aussi les françaises qui sont issues de l'immigration. Alors, quand on parle de ces violences dites spécifiques, moi euh avec tout l'ensemble de nos copines, on a créé euh on a fait on l'a lancé à l'appel il y a quelques semaines euh à avec 14 associations issues des quartiers féministes issu des quartiers dont beaucoup sont sur la scène sanit désolé mais on espère s'élargir un peu. on a rejoint la coalition féministe et c'est aussi pour porter ces revendications un peu spécifiques.

Donc on a quand même relevé que les femmes qui vivent dans les quartiers aujourd'hui sont victimes d'une quadriple d'une quadriple violence. La première violence bien évidemment c'est celle dont j'ai parlé tout à l'heure, les assassinats de femmes. Voilà les tout tout.

Il y a pas que les violences sexuelles, la soumission chimique, la torture, mais il y a il y a aussi la violence économique et la violence institutionnelle que moi j'ai pas envie d'oublier non plus ici et pour laquelle on a on a des propositions très précises. Ça c'est la première peine où on va dire qui est un peu commune à l'ensemble des femmes. La la deuxième peine qui est plus spécifique sur la question des femmes immigrés et attention je je sais pas au nom d'un communautarisme quelconque ou quoi.

Bon il y a beaucoup de gens ici qui me connaissent qui savent que c'est pas du tout mon truc mais quand même attirer l'attention des de ceux qui nous gouvernent mais aussi de nos députés sympathiques sur les questions de la des mutilations génitales. Hier, c'était la journée mondiale de lutte contre l'excision et avec le avec un collectif plusieurs collectifs regroupant plusieurs associations pour dire stop à l'excision dans le monde entier. Il y a eu une minute de silence qui a été faite symboliquement un peu partout dans bah là où les les militantes le pouvaient. les la question de l'excision en France, c'est vrai qu'il y a des combats qu'on a gagné il y a déjà quelques années.

Il y avait eu un procès très important dans les début des années 806 où la l'excision avait été pénalisée. Sauf que aujourd'hui, nous on le voit bien dans nos quartiers, beaucoup de femmes sous la pression bah des maris, des familles bon font le choix d'aller aussi exciser les petites leurs petites filles en dans leur pays d'origine. Donc il faut quand même qu'on soit très très attentif à ça.

Et il y a aussi sur cette question de de l'excision, moi je sais que dans mon association ces dernières années, on a accueilli énormément de femmes égyptiennes qui vivaient des situations de galère et de misère dans leur pays. Et vous le savez peut-être pas, mais on croit toujours que l'excision, c'est l'Afrique sub-saharienne. L'excision, c'est aussi en Égypte où 97 % des femmes sont excisées.

Donc on fait tout un travail dans nos quartiers pour justement inciter bon, il y a tout le travail de on va dire de rappel à la loi mais aussi de prévention pour que ces femmes prennent la décision de ne pas exciser leur petite fille à l'occasion de vacances. Et je dois dire que notre combat il il commence à porter ses fruits parce que beaucoup de femmes ont pris la décision de subir de de faire ce qu'on la réparation la réparation de physique de leur corps. Elle a question aussi des mariages forcés.

Alors, je veux pas non plus euh ni stigmatiser ni quoi que ce soit, mais c'est aussi une réalité, c'est une réalité qui mérite que on fasse énormément de prévention dans les établissements scolaires. On a eu dans des collèges de la scène Saint-Denis des gamines qui ont été mariées à 14 ans et que les enseignants sont s'en sont rendus compte quand elles étaient enceintes. Donc, il faut vraiment euh il faut vraiment qu'on fasse de la de la prévention surtout dans tous ces dans tous les établissements scolaires et dans le quartier.

J'en reviens à la la triple peigine qui concerne particulièrement les femmes étrangères sans papier. Alors bon, on connaît le discours de l'extrême droite, de la droite et même de de ceux qui qui ont bien envie de rejoindre tous ces gens-là. Aujourd'hui, une femme sans papier en principe selon la loi peut se présenter dans un commissariat de police pour déposer plaque.

C'est pas vrai. Nous, on a accompagné des tas de femmes sans papier dans des commissariats. Tu as pas de titre de séjour, on peut pas prendre ta plainte.

Alors, quand on accompagne ces femmes euh et qu'on arrive quand même alors que c'est interdit, hein, c'est interdit. Donc il y a il y a cette il y a aussi cette discrimination, on va dire euh institutionnelle qui fait que ces femmes, elles n'ont pas le droit de déposer plaes. La question se pose la question aussi pour l'ordonnance de protection.

L'ordonnance de protection, c'est pareil. Il faut avoir un titre de séjour. Donc, on fait quoi ?

On laisse toutes ces femmes sous prétexte qu'elles sont sans papier. Alors que on nous avait dit qu'une femme sans papier, si elle déposait plate, elle pourrait bénéficier immédiatement d'un titre de séjour. Tout ça c'est du baratin.

Alors concernant les titres de séjour, je voudrais rajouter aussi que toutes ces femmes, même lorsqu'elles obtiennent un récepé, les préfectures et particulièrement la préfecture de Bobini a trouvé un truc formidable. On donne des récepés qu'on va renouveler pendant quatre fois, cinq fois, ça peut aller jusqu'à 2 ans mais sans autorisation de travailler. Comment vous voulez que ces femmes elles s'en sortent ?

Et puis bah alors tout même les hommes hein, mais c'est encore plus fort quand c'est des femmes qui sont victimes de violence. Comment vous voulez qu'elles s'en sortent si elles n'ont pas l'autorisation de travailler ? Qui dit non autorisation de travailler, ça veut dire pas de prestation familiale.

Donc il y aura rien, j'ai bientôt fini. Euh et donc la 4e quand même peine dont je voulais parler, c'est la question des conventions bilatérales que la France a signé avec un certain nombre de pays. Alors vous avez vu dernièrement à l'Assemblée nationale tout le délire raciste qu'il y a eu autour de la des accords franco-algériens de 68.

Voilà, résolution résolument raciste et qui ciblait particulièrement les Algériens ici en France. Alors, je le redis ici, moi j'ai pas envie de de voilà tout ce que je sais c'est que tout ce qui a été raconté sur le droit au séjour et c'est sur les facilités qui sont accordées aux Algériens, c'est du baratin. Il y a aucune mais alors vraiment aucun privilège qui concerne les Algériens.

En revanche, euh il y a quand même des dispositifs qui concernent plus les femmes. En 2016, avec le soutien de Marie-George Buffet, elle a elle a déposé une projet un projet de loi pour l'autonomie des femmes étrangères. donc qui a qui a été il y a que trois articles qui ont été votés et c'est pas passé au Sénat qui stipulent que les femmes elles doivent avoir un statut autonome de leur conjoint.

Ça ça concerne surtout les femmes qui rejoignent les leurs époux dans le cadre du mariage. Oui, j'ai fini. Donc voilà.

Donc je vais arrêter là de toute façon ce que je voulais [applaudissements] dire. Merci Mimouna pour ton combat. On l'applaudit bien fort.

Un grand merci pour toute pour tous ces combats et franchement Mimouna euh je sais pas comment toi tu as vécu ce mois de janvier et je sais pas comment vous avez vécu ce mois de janvier mais pour moi ça a été vraiment la la prise de conscience à quel point on est dans une phase d'accélération de la stratégie euh de conquête du pouvoir des plus réactionnaires, de l'extrême droite, des néofascistes et on sait que les premières victimes des néofasistes et bien ce seront les femmes, ce seront les femmes des quartiers populaires, ce seront les femmes racisées, ce seront les personnes racisées, ce seront les minorités de genre. Et justement, je voudrais te donner la parole. Je je suis gênée, je suis hyper intimidée parce qu'en fait dans les coulisses, vous avez vu pas vu un truc, mais il m'a autorisé à le tutoyer et alors franchement bah évidemment évidemment et du coup après on s'emmèle les pinceaux.

Alors je suis très fière. Bertrand Bad on ne te présente plus. Du coup, je vais le tutoyer.

Voilà, comme on m'a autorisé. Exactement. Donc, tu es politiste, professeur des universités à Science P, spécialiste des relations internationale [applaudissements] et évidemment qu'en 7 minutes te demander de nous éclairer sur ce moment de grande bascule du monde, c'est un exercice quand même sacrément difficile qu'on te demande de faire.

Moi, je te poserai plutôt la question dans le projet présenté par Clémentine Autin, en quoi il peut y avoir voilà des leviers, des réponses, des stratégies, un objectif qui peut nous permettre de comprendre quelle sera notre tâche nous, la France dans ce grand moment de bascule. Alors, d'abord le cré du cœur, une vie meilleure. Et il faut comprendre une chose, c'est qu'il ne peut pas y avoir de politique étrangère convenable, correcte, digne sans que la société la soutienne.

C'est-à-dire, on a ce chic depuis en fait des siècles de considérer que les relations internationales, c'est l'affaire du diplomate et du soldat. C'est le domaine réservé. C'est l'affaire exclusive du prince de ces stratèges.

Non, si les princes ratent autant, échou autant dans cette époque contemporaine en matière internationale, c'est parce que il ne se préoccupe pas de cette de ce soutien social dont une bonne politique étrangère a absolument besoin. La première chose à faire en matière de politique étrangère, c'est d'abord faire en sorte qu'il y ait une véritable énergie sociale qui provienne de la société tout entière. Ça, c'est quelque chose d'absolument fondamental. d'abord [applaudissements] savoir créer le bonheur, adhérer au bonheur et à ce moment-là on a une politique internationale projective sans quoi effectivement cette affaire de parlotte de tractation de transaction comme dit l'autre n'est-ce pas mais c'est pas véritablement une politique étrangère.

Alors, ce que j'apprécie dans ce projet également et qui explique que malgré mon grand âge, je suis venu euh parler ce soir, c'est l'idée que finalement les relations internationales, c'est pas la guerre, c'est la paix et que il serait temps de penser la paix comme telle et non pas comme une non guerre et non pas comme un cesser le feu qui permet de gagner un prix Nobel de la paix. La vraie paix, elle est au-dessus de l'idée de non guerre. D'autant que depuis 1945, vous savez combien il y a eu de guerre dans le monde ? 500.

On a recensé 500 guerres dans le monde. Et vous savez combien ça a coûté ? Les guerres d'intervention des seuls États-Unis.

Vous allez me dire, c'est déjà le gros morceau. Les seules guerres d'intervention des États-Unis ont coûté, je suis obligé de relire mes notes parce que j'arrive pas même à euh apprivoiser ce chiffre. 21000 milliards de dollars 21000 milliards de dollars ont été engloutis en Afghanistan, en Irak, en Somalie, au Vietnam.

Est-ce que vous vous rendez compte comment on pourrait alimenter la planète entière avec une telle somme ? Et aucune de ces guerres ou pratiquement aucune de ces guerres n'a pu déboucher sur un nouvel ordre international. Les guerres sont de plus en plus meurtrières, elles sont de plus en plus destructrices, elles sont de plus en plus nombreuses, mais elles sont de plus en plus inefficaces.

Elles ne débouchent sur rien. Elles débouchent sur la destruction et non sur la construction. Et donc ce qui me plaît dans cette perspective nouvelle, c'est de penser le monde à partir de la paix. et je vois quatre idées comme ça vous pourrez faire vot tu pourras faire ton décompte de temps qu'il me reste quatre idées hein.

L'idée de concevoir la paix comme étant la coexistence entre humain que les humains au lieu de se définir contre l'autre se définissent avec l'autre et en solidarité avec l'autre. Ce qui veut dire quelque chose de fondamental qui correspond à notre époque et qui explique que la vieille guerre ne fonctionne plus, c'est-à-dire se mettre au service des biens communs de l'humanité. Et j'ai vu euh à quel point cette notion revenait dans ce projet et je crois que c'est fondamental.

La la première base de la paix, c'est la sécurité globale. C'est la sécurité de notre planète. C'est la sécurité alimentaire, c'est la sécurité sanitaire, c'est la sécurité climatique, c'est la sécurité économique, la lutte contre la grande pauvreté, c'est la sécurité culturelle, la protection des minorités.

Tout ça, c'est des biens communs de l'humanité que l'on ne veut pas connaître car on reste attaché à une grammère beaucoup plus rétributrice pour les princes qui est la grammaire de l'intérêt national et des besoins nationaux. La deuxième idée, c'est qu'il ne peut pas y avoir de coexistence sans des institutions internationale forte. Pardon de vous décevoir ce soir, mais on n' toujours pas inventé le multilatéralisme.

Ce qui nous sert de multilatéralisme, c'est un club de puissance. C'est le club D5 ou c'est le G7, c'est-à-dire un minilatéralisme réglé par le principe de puissance. Et effectivement là où la France pourrait parler fort et où elle parle en réalité tellement bas qu'on a même l'impression qu'elle ne parle pas, c'est pour revenir aux sources du multilatéralisme qu'on doit un français Léon bourgeois qui dès la fin du 19e siècle nous disait "Attendez, le grand principe du multilatéralisme c'est pas l'équilibre de puissance, c'est la solidarité." Oui.

Et du coup, il a été viré hein. Bah oui. Et donc nous en France, nous pouvons réhabiliter cette vision qui vient de notre grand sociologue durkem qui devient qui vient de cette idée de solidarité qu'on a en grande partie inventé. 3è piste, la coexistence, c'est la mondialité.

J'ai beaucoup apprécié que tu utilises ce beau terme que l'on doit à Édouard Glissant. cette mondialité qui fait que nous sommes tous des piétons du monde. Avant d'être les citoyens de tel ou tel État, nous sommes les piétons du monde.

Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faudrait que enfin la France comprenne qu'elle n'est pas seule au monde ou que l'Occident n'est pas seul au monde qu'enfin on s'installe dans une vision globale, ça veut dire quoi ? Ça veut dire chasser la peur parce que rejeter la mondialité, c'est démontrer aux individus que nous sommes que leur malheur vient des autres et du monde en général.

Il faut aller dans le sens contraire. Combattre la peur, combattre la xénophobie, combattre cette chasse indigne à la migration, combattre cette politique d'indifférence qui est devenue un art diplomatique dans notre pays et qui consiste à considérer que les malheurs de l'autre, ben c'est pour les autres et qu'on ne peut pas prendre sur son dos toutes les tous les malheurs du monde comme disait quelqu'un qui était pourtant pas très éloigné de nous. Et bien bah oui.

Et ça veut dire quoi ça ? Ça veut dire créer cette conscience mondiale, c'est-à-dire troquer la peur de l'autre en conviction que l'autre n'est pas un obstacle mais pour nous une source d'enrichissement. C'est combattre et là aussi ce terme est important, c'est combattre le campisme.

Et tu as tout à fait raison de montrer que le campisme c'était avant comme dit la pubaujourd'hui ne correspond plus à rien. D'ailleurs, si vous avez remarqué les leaders des deux camps, ils sont très connivants en ce moment et ils se ressemblent de manière frappante, n'est-ce pas ? Et donc cette façon de croire que en combattant l'un, on reste amis de l'autre ou en étant amis de l'un, on combat l'autre.

Tout ça est absurde. Tout ça est absurde. Et effectivement, c'est fini. le temps des alliances est arrivé le temps du partenariat, c'est-à-dire euh cette capacité de s'ouvrir à un sud global dont on ne sait même pas construire les partenariats qui sont censés nous relier au Brésil, à la Chine, à l'Afrique, à l'Inde.

Vous savez, je vais vous faire une confidence. J'ai eu la chance de visiter 116 pays dans ma vie. Bah oui, parce que je suis plus tout jeune. 116.

Oui. Bah, il en reste encore euh 77. Euh et et vous savez ce que j'ai découvert, c'est que l'être humain, il était partout pareil.

Il avait partout de bras, de jambes, une tête, des joies, des peines, des parents, des enfants. Et ben, c'est ça la véritable base de ce que le grand Totor appelait la sympathie des âmes. Et enfin, pour te rassurer, c'est mon dernier point, la coexistence, c'est aussi l'idée de parité.

Et l'idée de parité, c'est des belles idées qui restent au placard. C'est la reconnaissance de l'autre. Comment peut-on faire la paix au procheriant sans reconnaître aux Palestiniens un droit égal à celui des Israélien ?

Mais c'est quand même Mais c'est quand même incroyable que cette idée ne passe pas, que cette idée est fait plus de 100000 morts et qu'elle n'ait pas value une seule sanction à ceux qui ont produit ce carnage. Donc la coexistence c'est la reconnaissance. La coexistence c'est le respect. c'est de considérer que la voix d'un africain, d'un sud-éricain, d'un paysan sud-américain, si vous voyez que je veux dire, est tout aussi respectable que celle d'chidou, n'est-ce pas ?

Et je vous renvoie un très grand sociologue, Fernand Renault qui sur l'étranger a dit des choses, hein, vous rappelez l'étranger, hein ? Voilà, c'est tout à fait ça. Et tu as raison de dire que cette coexistence digne, c'est ni la soumission.

Je suis pas un pacifiste naïf. Je sais que quelquefois pour construire la vraie paix, il faut accepter des guerres. Si j'étais ukrainien aujourd'hui, je pense, je sais pas si j'en aurais le courage, que j'aurais cherché à prendre les armes.

Euh en 1940, je n'aurais pas été du côté de la paix à tout prix parce que ceux-là ont vraiment très mal tourné, vo j'avais été algérien dans les années 50, je crois pas que je me serais caché non plus. Alors, il faut reconstruire une politique étrangère humaniste. Oh que c'est grossier d'employer le terme humaniste quand il s'agit de politique étrangère.

Mais moi, ce pourquoi je me bats et je suis sûr que nous nous battrons ensemble, c'est humaniser les relations internationales. Rien que ça. Mais votre présence montre que c'est tout à fait possible.

Je vous remercie. Un grand merci à Bertrand Baz. Merci beaucoup à vous.

Merci Annelore Delat. Merci Boris Tavernier, merci Mimouna et merci Bertrand Bad. Je c encore assez On attend le micro.

Alors ça marche ? Non mais voilà mais voilà. Alors ici on est dans le 10e arrondissement et c'est la circonscription d'un collègue député pour Amerschai et qui s'excuse parce qu'il ne pouvait pas être là ce soir mais Clémentine il nous a écrit une lettre que je vais vous lire.

Mesdames et messieurs, je suis sincèrement désolé de ne pas être des vôtres ce soir à cette réunion de présentation de candidature de Clémentine Autin à l'élection présidentielle ici dans le 10e arrondissement de Paris au cœur de ma circonscription. C'est à de bas d'ici, place de la République, que nous clamons souvent nos droits et déployons les banderoles de nos combats. On y fait aussi parfois de belles victoires électorales et pourquoi pas la gauche demain.

Cette primaire annoncée de la gauche et des écologistes fait honneur à la démocratie, condition d'une démarche unitaire des forces progressistes. Cette mise en commun d'idées, certes diverses, mais toute au service de notre cause, celle de l'émancipation et de l'égalité est digne. Elle est surtout nécessaire.

Quelle autre voix sinon pour partager nos forces, nos énergies ? Comment sinon faire face au vents mauvais qui nous menace et même parfois nous gouverne ? Voyez comment les puissances financières s'arrochent désormais l'agenda des politiques publiques.

Comment le racisme, l'antisémitisme et les violences faites aux femmes et aux jeunes s'assument de nouveau sans complexe. Clémentine Autin est une des premières artisanes de cette primaire. Quel concours assure sans aucun doute d'un haut niveau de débat.

Personne n'en doute. L'énergie au service du collectif sera là. Alors bonne campagne à elle, à toutes celles et ceux qui façonnent cette initiative.

Ils participent déjà ou voudront bien rejoindre cet exercice revigorant. Merci à Pouria Mirhai député de la 5e circonscription de Paris [applaudissements] et membre fondateur de la DIGE qui est un réseau international de lutte contre l'extrême droite totalement nécessaire. Alors, je disais tout à l'heure quand j'avais pas de micro et bien que la campagne avait commencé depuis fin janvier pour la candidature de Clémentine Autin à cette primaire de toute la gauche.

Et je vais vous, excusez-moi, je vais vous donner quelques éléments d'information. Vous avez d'abord le site internet extrêmement important clémentine-utin.fr et nous avons des interventions qui vont nous présenter tous les éléments de la mobilisation.

Merci. Alors comment on se mobilise les camarades ? Je je suis là finalement.

Je sur les places. Bonsoir à toutes et tous. Est-ce que vous avez la pêche ?

Excusez-moi. Est-ce que vous avez la clémentine ? Est-ce que vous soutenez Clémentine Ain pour la primaire de la gauche ?

Alors, si vous avez la clémentine, je vous remercie dès ce soir, dès que vous sortez de cette salle, de mettre une petite clémentine sur vos réseaux sociaux à côté de votre nom pour manifester votre soutien parce que vous ne pouvez pas estimer la valeur d'une clémentine pour sécuriser nos vies. Alors, si vous avez la clémentine, n'oubliez pas cette action toute simple. J'ai une confidence à vous faire.

Est-ce que vous savez de manière concrète et statistique aujourd'hui en France que une affiche électorale convaint une personne sur 1000 ? Une personne sur 1000. Un flyer ça convain 5 personnes sur 1000, un poste sur les réseaux sociaux 10 et un passage dans les médias 30/ 1000.

On est seulement qu'à 3 % si vous faites des maths. En revanche, en revanche, si vous faites du porte à porte, vous arrivez à convaincre 150 personnes sur 1000. Et si vous menez une conversation dans la rue, ça veut dire 250 personnes sur 1000.

Je rappelle que l'affiche, on était à 1 sur 1000. Donc moral de l'histoire, si vous voulez convaincre des électeurs, 250 personnes sur 1000, vous allez faire des conversations dans la rue pour recruter celles et ceux qui vont voter à la primaire de la gauche le 11 octobre et en particulier celles et ceux qui vont voter pour Clémentine. Merci à Samuel Gribovski.

Pour vous inscrire dans la campagne, vous avez deux choses à faire ce soir. Vous avez des QR codes qui ont été disposés partout, notamment des QR codes qui sont sur le comptoir quand vous irez boire un verre et que vous ferez la queue. Sur ce QR code, vous pouvez vous inscrire.

Et enfin, n'oubliez pas, je reviens à l'appel du début. Si vous aimez la clémentine et si vous aimez Clémentine, l'un ne va pas sans l'autre, mettez ce soir sur vos réseaux sociaux une clémentine. Bonne soirée.

Merci Samuel. Pour introduire Clémentine puisque j'ai cet honneur de t'introduire, je voulais vous dire que moi Clémentine Notin, je la connais depuis 25 ans et 25 ans, il s'en passe des combats, il s'en passe des choses. D'abord, j'étais adjointe en charge de la jeunesse et tu étais bah très inspirante.

Très inspirante pour tout le combat féministe que tu pouvais porter et incarner. Et du coup le le courage que tu pouvais nous donner à bon nombre de femmes comme moi pour qui c'était pas si évident de se de s'assumer féministe et de s'assumer femme en politique. Moi ce que j'apprécie énormément dans Clémentine, Clémentine Autin c'est une femme politique qui dans un monde quand même politique très toujours dominé par le masculinisme et bien a su s'assumer sans germer chercher à dominer et sa qualité très forte c'est de donner confiance à nous toutes et tous mais surtout à nous toutes et en même temps être toujours en capacité de rassembler et de fédérer.

Clémentine, quand on est en situation parfois de subir les événements parce qu'on va pas se cacher, on n pas que des moments super joyeux hein, il y a des moments où on passe par des phases parfois difficiles hein, j'entends des sourires là. Voilà, les moments sont pas toujours simples et parfois on peut déprimer. Mais Clémentine, elle a toujours cette capacité, même quand on trouve que le l'horizon est sombre, de voir dans la complexité des choses une fenêtre, un chemin.

Et puis elle a de toute façon toujours soit une lutte qu'elle a soutenu, soit une radicalité concrète qu'elle a découverte dans son Tour de France pour vous redonner confiance que c'est possible, que c'est possible de changer le cours de l'histoire. Moi ce qui m'a frappé, c'est que quand on était là à devoir batailler contre les projets d'austérité de ces gouvernements illégitime macroniste, quand on voyait à quel point il faisaient des cadeaux riches et il courait derrière l'extrême droite, elle a su imposer dans le débat national la question de la taxe dumane, la question de l'esprit public, la question des services publics. Clémentine, c'est aussi voilà dans tout cette grande bascule du monde celle qui a pu tout de suite donner des orientations, des signes que c'est possible de défendre nos principes jusqu'au bout sur la question du droit international, sur la la question de la souveraineté des peuples.

Clémentine, c'est une femme, une militante, une dirigeante. J'aime bien cette expression franche et collective qui est attaché viscéralement à la question de la démocratie, attaché viscéralement à la question de l'unité. C'est une unioniste, une unitaire si vous avez du mal comme moi prononcer unioniste.

Et avec Clémentine, on sait qu'il y a pas de fatalité. Avec Clémentine, la bataille pour l'unité a rendu possible cette primaire de la gauche. J'espère qu'avec Clémentine et bien la vie meilleure sera possible.

Je vous demande un tonner d'applaudissement pour donner la parole à celle qui porte le projet Lais meilleur qui est candidate à cette primaire Clémentine Ain. Ah. Merci Daniel.

Je voudrais un tonneur d'applaudissement pour Daniel. Elle a une énergie incroyable. Incroyable.

C'est une collègue qui a beaucoup de convictions et honnêtement elle fait de ses journées 25 journées. Je ne sais pas comment elle fait les de toutes les luttes et donc c'est pour moi un immense honneur et une immense joie que tu es animé cette soirée chère Daniel et je voulais t'en remercier très chaleureusement. [applaudissements] Chers amis, chers camarades, alors ceux qui sont dedans dans cette salle et ceux qui nous regardent sur les réseaux sociaux, je suis très heureuse ce soir d'être avec vous et de vous présenter mon projet.

Donc il est là puisquon en parlait tout à l'heure d'un côté, de l'autre vous pouvez l'avir dès ce soir, dès ce soir sur internet et puis en petit livret ici. Et c'est sur cette base sur cette base la vie meilleure que je veux et avec vous que je vais représenter la gauche et les écologistes à l'élection présidentielle de 2027. [applaudissements] Mes premiers mots ce soir, je veux les adresser aux Iraniennes et aux Irani parce que mon ambition pour la France, elle raisonne avec le monde et sur le mur à Teréran, sur le boulevard de la révolution à Teran, il y a ces mots écrits par le régime ramené ou la mort.

Plus de 30000 personnes ont déjà perdu la vie pour avoir exprimé leur soif de liberté. C'est les faux procès, les coupures de communication, les tirs dans les yeux. C'est ça qui se passe aujourd'hui àan en Iran et c'est ce qui nous parvient et c'est insoutenable.

Ce peuple qui crie justice, nous sommes à ses côtés. comme nous sommes au côté des Palestiniens et des Palestiniennes [applaudissements] qui sont victimes du génocide et de la colonisation et comme nous sommes avec les Israéliens qui manifestent contre Benjamin Netaniaou et pour la paix, on peut les applaudir tous. [rires] Je suis et nous sommes avec les Ukrainiens et les Ukrainiennes qui sont victimes de l'agression de Poutine. [applaudissements] Je suis et nous sommes ce soir aussi avec le peuple vénézuélien qui a subi la capture du président Madoro par Donald Trump et [applaudissements] qui pour autant ne se satisfait pas du régime autoritaire de Madoro comme nous sommes aussi je l'espère toutes et tous ce soir avec les Groenlandais qui sont sommet aujourd'hui de choisir entre être racheté par les États-Unis ou rester dans le Gironde du Danemark à cause d'un lien qui est hérité du fait colonial, je pense qu'on peut ouvrir nos imaginaires et leur proposer l'autonomie et penser un nouveau système, une nouvelle entité pour l'Antarctique.

En tout cas, moi, je me battrai pour ça, pour l'article. [applaudissements] Partout, partout, je suis et je serai du côté des peuples qui réclament la justice, qui réclament la liberté, qui réclament la démocratie. Ce sont les conditions, et Bertrand l'a dit tout à l'heure, de la paix.

J'en discute souvent avec lui et je dois le dire, sa présence m'honore ce soir. Merci Bertrand d'être avec nous ce soir et avec moi. [applaudissements] On discute beaucoup, on discute beaucoup du fait que il n'y a pas de paix sans droit international et non seulement il faut défendre le droit international mais aujourd'hui il faut aussi surtout assurer son respect par une refonte des institutions onusiennes et comme tu l'as né comme tu l'as dit pour qu'enfin le multilatéralisme puisse ressembler à quelque chose qui n'est pas le cas avec les institutions actuelles.

La bascule du monde, elle est là et elle nous oblige et elle nous oblige à repenser notre doctrine internationale. Tu as parlé tout à l'heure de campisme. Alors peut-être qu'il faut expliquer pour tout le monde.

C'estàd que d'un côté à gauche, il y a souvent eu deux grandes familles. D'un côté les atlantistes, hein, ceux qui pensaient que c'était merveilleux l'Occident et de se mettre derrière les États-Unis. Chacun conviendra aujourd'hui que c'est plus de saison.

Mais de l'autre côté, on a les campistes qui sont déterminés contre l'impérialisme des États-Unis, l'impérialisme nord-américain, mais qui pour autant pensent que enfin parce que ils sont obsédés par cette lutte contre l'impérialisme américain, pensent que les ennemis de nos ennemis sont nos amis. C'est ça le campisme en fait que vous compreniez bien. C'està-dire que parce que on combat les États-Unis impérialistes, alors ceux qui sont pas d'accord avec eux pourrait avoir notre clémence, notre bienveillance, notre amitié.

Bien moi, je le dis franchement ici ça non plus c'est absolument plus de saison. Donc ni atlantisme ni clampisme, on sort de là et on se met ensemble pour définir une nouvelle doctrine internationale. Et pour moi, elle doit reposer sur un alignement.

Et un alignement sur quoi ? sur les principes. Et quel principe ?

Et bien c'est d'affirmer partout et avec cohérence pardon, que nous défend devons défendre le droit, la souveraineté des peuples, la justice, le partage des richesses et des ressources. C'est le bien commun qui doit nous guitter uniquement le bien commun pour intervenir, penser, agir à travers le monde. Je ne veux pas je ne veux pas d'une d'une mondialisation fondée sur le libre échange et sur la compétitivité.

Je veux une mondialité et je tiens à ce terme d'Edouard glissant, une mondialité qui repose sur le partage et sur la coopération. Là, vous avez deux ordres du monde possibles. Il est absolument temps de choisir parce que si on ne fait pas cette mondialité qui repose sur le partage et la coopération, c'est quoi ?

C'est la jungle. Et c'est la jungle. Et alors nous sommes condamnés à la loi du profit et alors nous sommes condamnés à la loi du plus fort.

Et alors, nous sommes condamnés à la prédation. Ça, c'est le monde de Trump. C'est le monde de Trump et de ses amis.

Et en France, les amis, c'est Marine Le Pen, c'est Jordan Bardella, c'est Marion Maréchal, c'est Bruno Rotaillot. Ce sont des dangers planétaires. Planétaires.

La France ne peut pas se laisser vassaliser et emporter par cette vague néofasciste. C'est un enjeu majeur et je vous le dis, si en France demain nous avons soit Le Pen, soit Bardella au pouvoir, c'est non seulement évidemment j'y reviendrai un problème pour les Françaises et les Français pour la population française mais c'est un problème pour la paix dans le monde gravissime. La France ne peut pas devenir une alliée de Poutine, de Trump et de Benjamin Netaniaahou. et nous serons là pour nous y opposer. [applaudissements] [applaudissements] Écoutez-les bien.

Écoutez-les bien là tous étonnant de l'international réactionnaire autoritaire. Est-ce que vous avez déjà entendu Ravier Miley ? Ravier Miley, c'est un des artisans idéologiques de ce cette vague néofasciste et cette président argentin, il finit tous ses meetings en disant "Vive la liberté, bordel !

Tous ces meetings il terminent comme ça. Et bien nous ne pouvons pas et nous n'allons pas les laisser piétiner la liberté. Car la liberté ce n'est pas celle des marchés financiers.

La liberté ce n'est pas la jouissance des dominants. La liberté ce n'est pas le pouvoir de la de l'oligarchie et ce n'est pas non plus la destruction de la planète. Et dire qu'en prime de ça, ils osent prétendre défendre les classes populaires, c'est incroyable parce qu'ils n'ont qu'une obsession et leur obsession c'est détruire l'État et tout ce qui protège à coup de trossonneuse.

Et ils n'ont qu'une idée en tête, c'est détourner le regard par leur venin raciste et leur obsession identitaire des privilèges qu'ils veulent conforter. Et du coup, on comprend bien pourquoi Boloré et le MEDF sont chaque jour un peu plus à leur service. C'est assez logique puisqu'ils défendent les privilégiés dans ce pays.

La confusion, l'extrême droite, l'entretient aussi avec la notion de plaisir. C'est pas seulement la liberté, c'est aussi le plaisir qu'ils essaient de de s'arroger. Comme si la prédation et l'absence de limite, c'était la clé pour profiter de la vie.

Jouir de la vie, ce n'est pas démolir la planète. Ce n'est pas écraser son voisin parce qu'il est arabe ou noir ou parce qu'il est au RSA. Ce n'est pas maltraiter les femmes. [applaudissements] Et jouir de la vie, jouir de la vie, ce n'est pas une prérogative réservée à ceux qui en ont les moyens, à ceux qui ont du pouvoir.

Et quand je vois l'affaire Epstein, ce pédo criminel auquel auprès duquel presque tout le gratin Mondin est allé faire des courbettes, je me dit que ce petit clan très viriliste et gorgé d'argent qui domine le monde confond le pouvoir avec la possession des femmes, des voitures et des dorures. [applaudissements] À l'heure à l'heure de mi-toup, à l'heure de mi-toup, il est temps mais archi de changer d'air dans l'exercice du pouvoir et je peux vous dire qu'avec moi non seulement vous aurez la loi 4 contre les violences têtes aux femmes, mais en prime vous aurez un objectif, la dévérilisation du pouvoir. [applaudissements] Ce monde là, ce monde là, cet ordre du monde, on n'en veut pas.

Et donc la vie meilleure, elle est ailleurs. Elle est dans une gauche franche. Elle est dans mon projet, elle est dans le déjala d'une France qui n'a pas renoncé à changer la vie.

Et comme l'écrivait Paul et Luar, j'aime beaucoup cette phrase, il dit "Il y a assurément un autre monde mais il est dans celui-ci. Et de Soxyange à Dquercque, de la Riche à l'Orient, de Nant à Trappe, de Veine à VilleOrbane. La France de demain, elle s'invente déjà, elle est là.

Ce sont ces ouvriers qui reprennent leurs entreprises en coopérative. Ce sont ces infirmières et ces médecins qui créent de nouveaux espaces de santé pour lutter contre les déserts médicaux. Ce sont ces bénévoles qui viennent en aide aux migrants.

Ce sont ces jeunes entrepreneurs qui investissent dans l'économie circulaire et le non lucratif. Ce sont ces militantes associatifs qui créent des maisons des femmes ou ces mères qui développent le bail solidaire pour un logement accessible. Je veux vous dire que nous ne partons pas de rien.

Nous vivons dans la 7e puissance économique mondiale et nous sommes forts de notre histoire. Nous sommes forts de notre patrimoine. Nous sommes forts de tellement de choses.

Mais c'est vrai, on est fort de tellement de choses. Il faut qu'on ait confiance dans cette force et dans cette richesse, dans cette histoire, dans ces dans ces atouts, dans ces expérimentations. Et c'est à partir de là que nous allons réussir à rendre la vie de la population française meilleure et à permettre que la France retrouve son influence sur la scène internationale.

Et donc moi, je veux partir de là. Je veux partir de ces atouts, je veux partir de ces expérimentations et de ces énergies considérables qui sont disponibles pour le bien commun partout dans le pays. Et je l'ai vu en parcourant l'année dernière plus de 50 villes et villages.

Je l'ai vu de mes yeux vus. Et quand on regarde la télé, parfois on a l'impression que le pays a basculé complètement de l'autre côté du mur. Et quand on se promène et qu'on écoute les gens, on se dit "Mais non, il y en a, ils sont là." et les millions de personnes qu'on a mobilisé qui sont d'accord pour aller vers le bien commun, on les on les voit mais il faut encore qu'ils se manifestent et qu'on leur donne un outil politique pour pouvoir être tout simplement en mouvement et nous donner, nous apporter, nous conduire à cette victoire.

La Franche, elle est riche de sa population parce que c'est une population qui est formée, qui est cultivée, qui est créative et en plus elle a dans ses tripes la passion de l'égalité et l'esprit critique. Elle a pensé la laïcité comme un outil de paix civile et elle a porté une très haute idée de l'État, [applaudissements] la laïcité comme pest civile. C'est bien de se de se rappeler hein de ça. et elle apporté une très haute idée de l'État tout en s'honorant d'irriguer la scène internationale de sa vision du progrès et puis elle a le goût de la liberté.

Mon projet, il s'appuie donc sur cette richesse. Mais cette richesse aujourd'hui, c'est vrai qu'elle est ensevelie par le déclin, le déclassement et la peur qui s'installe et qui s'incruste dans notre pays. Et moi, ce que je veux, c'est en fait changer la boussole des politiques publiques.

Je veux satisfaire les besoins authentiques de la population. Je veux redonner du sens à l'emploi pour que tout le monde puisse en vivre dignement. Et ce que je propose, c'est pas simplement ces objectifs qui sont, j'imagine, partagés ici, mais c'est aussi d'avoir une méthode pour y arriver.

Et cette méthode, c'est une grande réforme de l'État qui repose à la fois sur l'esprit public, qui repose sur la justice fiscale et sur la planification. Et tout ça, c'est pour porter une ambition, sécuriser nos vies en augmentant les protections sociales et en luttant contre toutes les violences. Je veux donc donner à chaque individu la capacité de devenir libre parce que dans des plaises à toute cette internationale autoritaire et réactionnaire, on n'est pas libre quand on n pas un toit sur la tête, quand on ne mange pas sainement, quand on n pas accès à la santé, à l'éducation, à la culture.

On n'est pas libre si l'écosystème se meurt en menaçant notre santé et l'habitabilité de la planète. On n'est pas libre si on n pas voie au chapitre. Dis autrement, je veux que les politiques publiques cherchent à satisfaire les besoins authentiques de la population et pas ceux du capital de s'acroître toujours plus vite, toujours plus fort.

Ça, cette logique là, il faut y mettre fin. Alors, imaginez, [applaudissements] imaginez, imaginez si on avait des responsables de l'État qui n'étaient pas avant tout fébriles dans l'attente des appréciations des agences privées de notation, les FIT et mouiz avec leur A+ ou leur A moins s'il n'étaient pas devenus des esclaves des marchés et des afficionnados de la règle des 3 % inventés sur un coin de table par des technocrates. à Bruxelles, mais qu'ils étaient émus, touchés, concernés par les gens, les gens qui dorment dans la rue, même quand ils ont un emploi, par l'explosion du nombre de travailleurs pauvres, par la hausse insoutenable des morts au travail, par la hausse aussi des morts aux urgences, faute de prise en charge à temp par la perte de sens qui est maintenant généralisée, par les 45000 emplois supprimés dans l'industrie depuis 2014 et je veux ici remercier Gaetan et Emerson d'être là ce soir. [applaudissements] [rires] Je veux les remercier de tenir tête, de tenir bon et vous dire une chose, ici vous n'avez que des soutiens et des enragés pour que nous sortions de ce carnage. [applaudissements] Imaginez encore si ceux qui gouvernent avaient de l'empathie, de l'intérêt, de la détermination à lutter contre le mal-être qui explose chez les jeunes, les enseignants ou les paysans, contre les inégalités qui se creusent à la fois entre les individus mais aussi entre les territoires, contre le lait infantile contaminé.

Alors là, ils en ont vraiment rien à faire. Annie Jeunev répondait il bah c'était Boris, c'était toi euh poser une question sur le lait contaminé juste de savoir qu'est-ce qu'on peut acheter, quel quels sont les lait qu'on peut acheter, ceux qu'on ne peut pas acheter. Circuler, il y a rien à voir, pas de réponse.

Ou encore si euh il y avait un tout petit peu d'empathie et de fin d'impunité contre les violences policières. Et je pense à Elassen Diara qui est mort en garde à vue il y a quelques jours ici à Paris. [applaudissements] Je vous fais faire je vous fais faire un rêve.

Mais enfin en gros, imaginez si euh euh bah si les dirigeants s'intéressaient à vous, à nous, à la vie plus qu'au chiffre de la compétitivité et de la croissance. Alors, ça veut dire qu'on imagine qu'au sommet de l'État, on a à cœur l'esprit public et pas une petite Camaria adepte du pantouflage et du rétropantouflage qui pense que le privé fait mieux que le public et que la marchandisation de la société, c'est quelque chose d'inéluctable. Alors que nous pourrions enfin rompre avec la politique de l'offre.

Alors, c'est quoi la politique de l'offre ? En fait, vous la connaissez très bien. On nous la sert et on nous la resserre jusqu'à la nausée.

C'est celle qui abaisse le prétend du coût du travail comme si le travail n'était pas une richesse. Et c'est celle aussi qui abaisse sans arrêt la dépense publique comme si ce n'était pas là un levier d'égalité, de progrès humain et d'universalité. Je sais que vous allez me dire que ça ruisselle pas la politique de l'offre, mais en fait si ça ruisselle, mais vraiment ça ruisselle.

Il y a pas de sujet là-dessus. C'est juste que ça ruisselle à l'envers, c'est-à-dire des classes moyennes et populaires vers les ultra riches et ça ruelle aussi des TPE PME vers les multinationales. Donc c'est sûr que ça russelle dans ce sens là.

Et en prime de ça, la politique de l'offre, elle mène au comptes public dans le rouge viisf parce que la baisse de la fiscalité et les aides publiques sans conditions, on les paye collectivement extrêmement cher. Et ces gens-là, ceux qui nous ont mis dans le rouge et bien ils osent nous donner des leçons de bonne gestion. Donc, j'avoue que toutes leurs leçons de bonne gestion, je invite à vraiment les mettre au rancard et ne pas se laisser impressionner par toutes ces façons de nous regarder dès qu'on dit qu'il va falloir investir dans ceci ou cela pour le bien commun parce qu'en réalité ce qui nous ruine, ce qui ruine nos vies et nos comptes publics, ce sont eux les prétendus Mozart de la finance.

Donc on y est, on est là [applaudissements] et on a confiance dans notre capacité à transformer et à mieux gérer. Je vous invite je vous invite à lire les travaux d'Anlord de Lâ. Elle a écrit un très bon livre qui s'appelle l'état droit dans le mur et elle parlait tout à l'heure de 120 milliards d'euros.

Mais il y a vraiment de quoi comprendre comment depuis des décennies et bien en réalité il y a un transfert qui s'est fait. Il y a un transfert qui s'est fait et donc en haut il paye toujours moins et en bas il paye toujours plus. Il faut que ça cesse, il faut que ça ruisselle dans le bon sens et pour ça il faut donc changer profondément de politique publique.

Merci Anne Lord d'être là ce soir et merci de tes travaux qui sont extrêmement utiles. [applaudissements] Donc on a une mission, c'est de mettre ses responsables politiques hors d'état de nuire. hors d'état de nuire parce que le résultat de la logique capitaliste qu'ils soutiennent et j'emploie ce mot à dessin ce sont des logiques qui pensent que la loi du profit est ce qui va nous apporter de la prospérité.

Le résultat il est là. Non seulement les besoins essentiels de la population ne se pas satisfait, mais toute une série de besoins artificiels ont été créés et ça épuise à la fois nos forces de travail, la planète et nos désirs. Et le résultat, il est simple, on a des écarts de richesse qui atteignent des sommets depuis les années 70, pendant que les plus grandes fortunes ont vu leur patrimoine passer en 14 ans de 200 à 1200 milliards d'euros.

Vous m'avez bien entendu de 200 à 1200 milliards d'euros en 14 ans pour les plus grandes fortunes de ce pays. Et bien pendant ce temps-là, le taux de pauvreté n'a jamais été aussi élevé depuis 30 ans. Donc ce qui vous explique qu'il y a pas de rapport entre la pauvreté et la richesse, tenez bon.

Tenez bon parce qu'il y a une corrélation et nous ce qu'on veut faire c'est précisément réduire cet écart parce que l'égalité et bien c'est de réduire cet écart. Là est la condition de la justice sociale. [applaudissements] Et vous avez vu, vous avez vu ce qui se passe parce que le pire maintenant c'est qu'on est en train de redevenir la France des rentiers.

On est en train de se retrouver sur le patrimoine dans la situation dans laquelle on était il y a un siècle. Donc ça suffit, ça suffit. Ça suffit.

On est d'accord. Terminé. [applaudissements] On peut faire mieux et on va faire mieux.

Alors, je vous explique. Avec nous, le partage de la plus-value, il se fera en faveur des revenus du travail par une forte augmentation des salaires et du SMIC et des prélèvements sur les revenus du capital. Ça c'est la première chose.

Et avec nous, oui, c'est bien. Tu as raison Daniel. [applaudissements] Ça c'est le premier point du partage de la plusvalue.

Mais le partage de la plusvalue, il y a un deuxième étage parce que avec nous, ça se fera aussi avec davantage de socialisation pour développer les protections sociales et écologistes. C'est ça les deux leviers. C'est ça les deux leviers du partage du la plus-value et c'est ça le sens d'une politique publique qui est porteuse de progrès et d'émancipation.

Alors évidemment, c'est une révolution copernicienne, j'entends bien parce que c'est faire exactement l'inverse de ce qu'on nous fait depuis 40 ans. C'est un changement profond de politique publique. Aujourd'hui, je vous le dis, le poisson est en train de pourrir par la tête.

Nous assistons à un effondrement de l'État et je pèse mes mots, c'est un effondrement de l'État. On a une petite caste dont Emmanuel Macron est à mon avis le symbole, la quintessence qui a pris le pouvoir pour mettre l'État à son service, pour se servir et non pas pour servir l'intérêt commun. Et donc moi, je le redis, l'esprit public doit guider le sommet de l'État.

C'est mon engagement absolu. Absolu. Je veux transformer l'État pour qu'il arrête de privatiser à tout va, d'obrouiller les repères entre le public et le privé et d'être incapable mais vraiment incapable de nous projeter dans l'avenir.

Quand on voit ce qu'ils ont fait avec parcours sup. C'est incroyable. Dans les années 2000, il y a un baby boom.

Vous avez vu le baby boom dans les années 2000 ? Tout le monde le voit. 20 ans après, et bien qu'est-ce qui se passe ?

Ça fait un afflux d'étudiants qui arrivent à l'université. Vous allez pas me dire que tous ceux qui ont fait Lena, ils pouvaient pas se rendre compte qu'il y avait un baby boom et que donc 20 ans plus tard, il y aura un petit problème si on créait pas des places dans les universités. Ils n'ont rien fait.

Et la seule chose qu'ils font à la fin, bah c'est créer par parcours sub, c'est-à-dire un système de sélection qui ensuite permet au privés de se gaver parce que tous ceux qui ne sont pas accueillis dans le privé et dans le public et bien c'est le privé qui leur tend les mains. Cette sociétélà est folle et donc il faut qu'on soit capable d'anticiper les transformations et que l'État nous donne les moyens de reprendre la main pas pour faire tout lui-même. Moi, je ne suis pas de celles et ceux qui pensent que il suffit de tout nationaliser, que l'État prenne la main sur tout.

Pas du tout. C'est pas ça que je pense. En revanche, je pense que l'État est là pour organiser, pour planifier la transformation, pas du haut vers le bas.

Je parle du mise en mouvement. Je parle au fond d'un état qui sont un état chef d'orchestre qui travaille en lien avec les collectivités locales, avec l'économie sociale et solidaire, avec les petites et moyennes entreprises de l'économie de proximité, le manque du travail et de la culture, les comités citoyens. Je veux que nous ayons une vision de là où nous voulons aller et une mise en œuvre presque chirurgicale au plus près des réalités local et donc un état capable de planifier.

La première chose à planifier, c'est la bifurcation écologiste. C'est fondamental dans laquelle d'ailleurs il y a une part de réindustrialisation avec la bifurcation écologique. Ça s'oppose pas.

Ça peut être totalement imbriqué. C'est c'est essentiel parce que le climat c'est un enjeu de civilisation et qu'on va pas se relever de ça, de tout ça si on ne fait pas cette bifurcation. Et pour faire cette bifurcation, il nous faut la mobilisation populaire.

Or, l'écologie, elle ressentit aujourd'hui par trop de nos concitoyennes et concitoyens comme un obstacle au plaisir, à la liberté, au mieux vivre. Et moi ce que je veux c'est qu'on sorte de cette contradiction. Elle est fondamentale cette contradiction.

Je veux que au fond on applique aussi ce qui est ce slogan que j'aime beaucoup qui est un slogan d'époque, fin du monde, fin du mois, même combat. Parce que ce slogan, il nous dit l'imbation très importante qui existe entre le recul des inégalités et les avancées pour le climat. Et moi, mon objectif, c'est que la bifurcation écologiste, elle rime demain avec la vie meilleure et pas avec la contrainte et la restriction pour le grand nombre.

C'est très important ce point parce que ça veut dire quand même une petite mécanique par rapport à notre discours, c'est qu'il faut qu'on sorte des leçons de morale sur les comportements individuels parce que ces leçons, elles vent souvent en premier lieu les classes populaires alors que ce sont les modes de vie des plus riches qui sont les plus dangereuses pour le climat. [applaudissements] C'est fondamental. C'est fondable et c'est pas qu'une question de discours, c'est aussi une question de discours y compris à gauche, mais c'est aussi un choix politique.

Ça veut dire que moi ce que je veux faire à la place de ça, place de simplement dire il faut changer les comportements individuels, un geste plus un geste et cetera, même si c'est très bien les un geste hein, faisons des gestes écolo, il y a pas de souci, faut les faire. [rires] Euh mais enfin quand même, le plus important c'est les grands changements structurels. C'est euh c'est sûr que les gestes individuels bon pour la planète, ils vont nous permettre de faire avancer un peu les choses.

Mais si on veut obtenir de vrais résultats, si on veut rendre l'écologie populaire, c'est de réforme d'ampleur collective dont nous avons besoin parce qu'on va pas s'en sortir en stigmatisant, par exemple ceux qui roulent au diesel alors qu'ils ont été incités à le faire et qu'ils ont pas d'autres moyens que de prendre leur vieux diesel. Ça ça va pas marcher. Moi ce que je veux c'est qu'on leur offre une alternative à la voiture ou alors les moyens d'en avoir une moins polluante.

Ça suppose de développer massivement les transports en commun du quotidien et de les rendre moins chers en visant la gratuité. Ça c'est clair. [applaudissements] Mais ça suppose aussi, et je fais cette proposition d'assurer une offre de leasing social accessible financièrement de voitures électriques légères pour les habitants des zones rurales et périurbaines pour lesquelles nous devons aussi encourager le covoiturage.

Il faut qu'on fasse les deux. Et si on ne fait pas les deux, alors nous avons nous donnons le sentiment qu'en fait on n pas de solution pour une partie de la population et ça c'est pas possible. Et je pense que la crise des gilets jaunes, elle nous a secoué de ce point de vue-là.

Elle nous a secoué. Il y a un avant, il y a un après. Et donc notre politique publique, elle doit considérer l'ensemble des réalités sur l'ensemble des territoires du pays.

Qu'il soit urbain ou qu'il soit ruraux ou qu'il soit périurbain ou qu'il soit totalement très éloigné des centre-ville. Et dans ce même mouvement, j'aimerais que nous valorisions les pratiques populaires. Les pratiques populaire, c'est par exemple l'idée que le suffisant, c'est mieux que le gâchi, que l'occasion et la rapparation, c'est mieux que le rachat neuf.

Et je pense qu'il faut qu'on aille vers cette voie de valorisation aussi des pratiques populaires au lieu de passer notre temps à jeter comme les font les gouvernements depuis bien longtemps, de jeter les classes populaires plus encore dans la pauvreté. et aussi de les mépriser. Nous ne dirons jamais à assez à quel point les classes populaires ne sont pas le problème, elles sont la solution. [applaudissements] Et ça c'est un point de départ chers amis, chers camarades.

C'est un point de départ et une fois que nous avons fait tout ça, c'est-à-dire donner un nouvel objectif aux politiques publiques, satisfaire nos besoins authentiques, remis d'appelons l'État, je veux qu'on sererve une grande ambition qui est sécuriser nos vies. L'insécurité, c'est pas juste un sentiment. L'insécurité, elle nous empoisonne la vie, elle nous malmène, elle nous violente.

Et donc, je pense que l'insécurité doit être combattue. Mais la question, c'est de quoi on parle ? De quoi on parle quand on parle d'insécurité ?

Réduire l'insécurité, ça n'est pas accroître la haine des Arabo-Musulmans et des étrangers dans ce pays. C'est pas s'en remettre seulement à la police [applaudissements] et durcir toujours plus les conditions, les lois en fait qui sont les lois répressives. On passe notre vie à voter des lois ultra répressives et moi j'ai l'impression que plus on vote des lois répressives, plus les gens sont angoissés et ont un sentiment non, nous on les vote pas.

Et alors surtout Elsa, on peut saluer Elsa Faussillon qui est ma collègue député communiste. [applaudissements] Je peux vous dire que sur ces sujets-là, on peut compter sur mon ami Elsa Fossillon pour ne pas voter ces lois à l'infini qui durcissent les la répression. Mais euh lutter contre l'insécurité, c'est pas non plus s'en prendre aux jeunes délinquants des quartiers populaire et ne rien voir de la criminalité en col blanc ou encore mettre à terre l'état de droit et nos libertés sous surveillance.

C'est pas possible de continuer à aller dans ce mur de cités et de poids de mesure car l'insécurité, elle est dans les maisons et dans l'emploi, dans les assiettes et dans les têtes. C'est la précarité des revenus, c'est la précarité du logement, ce sont les morts au travail, ce sont les morts dans les services d'urgence saturé, c'est le narcotrafic, c'est le proxénétisme. L'insécurité, c'est aussi la bureaucratie qui déshumanise.

C'est aussi ça l'insécurité. C'est le sexisme, c'est le racisme, c'est l'isolement, c'est le manque de soins psychologiques. L'insécurité, l'insécurité, c'est aussi la crise des migrants.

Mais c'est quoi la crise des migrants ? Ça, c'est le discours de l'extrême droite. Nous, qu'est-ce qu'on pense ?

On pense que le problème c'est la crise de l'accueil des migrants. Et vous voyez la grande différence, elle est immense cette différence parce que si on veut faire reculer l'insécurité, il faut donner des papiers aux personnes étrangères qui travaillent sur notre territoire et qui produisent des richesses parce que c'est comme ça qu'on fait reculer l'insécurité. C'est eux les premiers en insécurité.

Ce sont les premiers en insécurité dans ces quand ils n'ont pas et qu'elles n'ont pas de papier. Et je pense que si on veut lutter contre l'insécurité, il faut lutter contre les méfets d'un monde ou la loi du plus fort et l'obscurantisme. C'est incroyable l'obscurantisme comme il est en train de grimper la scientophobie.

Euh mon collègue et ami Hendric David n'est pas là ce soir parce que justement il est retenu. Il sort un livre que j'ai préfacé sur la science qui est un plidoyer pour la science mais je veux ici vraiment qu'on dise haut et fort que nous serons les défenseurs de la science contre leur obscurantisme. [applaudissements] seront les défenseurs de la recherche scientifique contre eux qui veulent tout détruire.

Sécuriser nos vies, c'est donc, vous l'avez compris, organiser la société pour qu'elle nous protège dans tous les domaines. Et donc il y a un sujet, ça a été dit un peu tout à l'heure, ça a été, comment ils disent, on dit spoilé euh tout à l'heure, l'insécurité comme la lutte des classes, elle commence un peu dans l'assiette. Elle est dans l'assiette cette lutte des classes et cette insécurité.

Et donc je parlerai pas ce soir des dizaines et dizaines de propositions concrètes qui sont contenues dans mon manifeste qui embrasse beaucoup de sujets. Ce serait trop long et on va se revoir. Et il faut par ailleurs qu'on chante et qu'on danse ce soir.

On est un super DJ. Mais ouais mais je veux insister sur l'une des grandes priorités que je propose au pays, c'est-à-dire un grand projet utile. Ce grand projet utile, c'est de produire une alimentation saine et accessible.

Aujourd'hui, et Boris l'a dit tout à l'heure, un français sur 6 ne mange pas à sa fa de dit ne pas choisir son alimentation et en même temps, on a des paysans qui n'arrivent pas à joindre les debouts et en même temps, on a des coûts cachés de l'alimentation qui sont extrêmement élevés puisqu'ils s'élèvent en gros à 19 milliards d'euros dans les caisses publiques de l'État. Ça c'est en gros les conséquences sur la santé notamment d'une alimentation qui n'est pas de bonne qualité. Donc quand on veut changer notre production et notre consommation alimentaire, bien en réalité il faut s'attaquer à un défi collectif.

C'est un défi collectif parce que c'est un enjeu de santé publique, c'est un enjeu d'emploi, c'est un enjeu d'industrie, c'est un enjeu de lien social et c'est un enjeu de culture. C'est en fait la question de l'alimentation, elle traverse et elle permet aussi de raconter la société dans laquelle on a envie de vivre. Et moi, je suis convaincu que la France qui est traditionnellement de manière un peu mythique mais non moins on l'a tous un peu vécu le pays de la gastronomie surtout quand on va à l'étranger des fois on trouve que quand même voilà la France non mais pas toujours.

Ça dépend où on va. Je veux pas dire du mal des autres, mais enfin on est quand même assez fier on est quand même assez fier d'être en France et d'avoir la gastronomie française. Et je crois que nous pouvons et nous devons imaginer une France qui soit un modèle international de cette transition nécessaire de notre système alimentaire.

Et des leviers pour y arriver, nous en avons de très nombreux. Et je remercie donc mon ami Boris Tavernier qui m'a aidé à les penser [applaudissements] et je salue et je salue vraiment avec beaucoup de chaleur, d'amitié parce que ça me touche beaucoup la présence ici d'Audrey Pulvard qui est là. [applaudissements] Donc je sais l'engagement très concret sur ce sujet.

Et donc si on veut transformer notre système de production alimentaire, on a plein de leviers. D'abord, on a la commande publique dans la restauration collective, c'est énorme. On a la réorientation profonde des aides aux agriculteurs.

On a les prix planchés, on a le Nistrore qu'il faut rendre obligatoire et on pourrait ajouter un petit bandeau pour les produits euh pour les aliments qui sont ultra transformés. Il y a l'encadrement de la publicité à destination des enfants. Il y a la réglementation sur la quantité de sucre ou d'additifs.

Il y a le développement des épiceries sociales et leur transformation. à ces épiceries sociales pour qu'on y trouve autre chose que les aliments bas de gamme qui sont les déchets défiscalisés de la grande distribution. Je pense franchement qu'on peut faire mieux que ça pour les banques alimentaires que de simplement avoir la nourriture des fiscalités [applaudissements] de la grande distribution.

Et puis on peut aller beaucoup plus loin que ça. Tiens, je vois Rquel devant et je pense du coup à ça. Et Raquel, vous la connaissez Rquel Garido, mais vous savez peut-être pas que de temps en temps elle a petit accent québécois et au Québec, il y a par exemple une politique de cuisine collective qui est qui est qui est vraiment une politique très importante.

Et ben moi, je pense aussi que du point de vue de l'urbanisme, on peut imaginer des cuisines collectives et faire aussi de la cuisine quelque chose qui crée du lien dans l'ensemble des quartiers, crée du lien social partout sur l'ensemble de notre territoire. Et pas plus tard que la semaine dernière et tu en parlais aussi tout à l'heure Boris, c'est vrai qu'on a dévendu une loi réglementant l'usage du cadmium parce que quand on parle de sécurité alimentaire, c'est pas simplement la précarité alimentaire, c'est nous toutes et tous. On est nous toutes et tous en réalité en insécurité.

Et le cadmium, c'est vraiment un exemple absolu. Alors peut-être certains savent pas mais c'est un métal lourd le cadmium qui se trouve dans notre alimentation et particulièrement en France. Et ce métal, il est cancérigène avéré et on le sait depuis 1993.

On l'a dans les pâtes. Dans les pâtes, dans les pommes de terre, dans les céréales et en particulier dans ce que mangent beaucoup les enfants qui sont six fois plus les enfants français. Ils sont six fois plus qu'adnomés si on peut dire que les enfants allemands par exemple.

Donc on a là une immense bombe sanitaire et depuis 1993, on ne fait rien. On est très au-dessus de tous les seuils et on ne fait strictement rien. Et donc je crois qu'il est plus que temps de réglementer et c'est ce qu'on a fait avec mon collègue Benoît Bitau.

Ça a été adopté en commission et cette semaine j'espère qu'on pourra l'adopter à l'Assemblée nationale. Mais en tout cas ça dit le sens d'un état qui est un état protecteur. protecteur et sécurisant pour nos vies et mon horizon sur l'alimentation, ça a été dit, c'est la sécurité sociale de l'alimentation.

Ça ça vous [applaudissements] Et vous dire pourquoi. Je vais vous dire pourquoi. D'abord parce que je pense que la gauche doit être offensive.

On peut pas être simplement celles et ceux qui défendons les conquêtes qui sont les unes après les autres détruites par les pouvoirs en place que nous avons de haute lutte conquis et notamment au moment du Conseil national de la Résistance. C'est fondamental de les défendre. Mais si on veut gagner, il faut qu'on soit à l'offensive.

Il faut qu'on ouvre nos imaginaires. Et pour moi, la sécurité sociale de l'alimentation, c'est une proposition ambitieuse et qui est capable justement de transformer en profondeur notre modèle [applaudissements] de production et de consommation alimentaire. S'il y en a qui savent pas ce que c'est, en fait, vous créez une branche de la sécurité sociale, je veux être concrète, une nouvelle branche avec des cotisations.

Faut discuter comment on va on va faire ces cotisations. Est-ce que ça va être des cotisations salarié, employeurs, des prélèvements sur les revenus du capital, ça se discute. le montant de la somme aussi, mais sur la carte vitale, vous avez ensuite donc c'est cette somme et vous pouvez aller la dépenser dans chez des producteurs ou dans des commerces qui sont fléchés par de comités citoyens dans des bassins de territoire.

Et ce fléchage, il permet justement que vous puissiez consommer des produits qui sont de meilleure qualité, souvent d'ailleurs par le biais de circuit court, en tout cas les plus courts possibles. Et donc c'est un système vertueux qui évidemment à cette échelle de masse transforme littéralement notre système alimentaire. Les caisses alimentaires, elles existent aujourd'hui.

Il y en a tous les jours. Les caisses alimentaires de Montpellier. La responsable me disait l'autre jour que tous les jours, elle reçoit un appel d'une ville, d'un comité citoyen, d'un maire pour dire "On veut expérimenter la sécurité sociale de l'alimentation." Et donc voilà, moi je pense qu'on a là une proposition qui est une proposition audacieuse et qui permettrait de sécuriser ce que nous mangeons et qui créerait, j'y tiens énormément, de l'universel parce que la séc médecin en fait c'est pour tout le monde la même chose et on ne fait pas société si on n'est pas capable d'avoir des propositions qui sont de nature universelle.

C'est pour ça que je tiens aussi à la sécurité [applaudissements] sociale de la Voilà, je vais venir après la question comment on finance tout ça ? Mais enfin ce qu'il y a de bien c'est que Anne Lord deel a déjà répondu donc on est tranquille là-dessus. Donc je propose une grande réforme de la fiscalité fondée sur la justice et là je vous assure qu'on va respirer financièrement.

Laat tax Zucman que j'ai porté avec ma collègue Evassas. En gros, c'est une petite mise en bouche. Pour la suite, vous pouvez déjà jeter un œil sur les pages 29, 30 et 31 ici là du manifeste et puis le temps viendra, des priorités et du financement précis d'un programme.

Mais je voudrais juste vous faire remarquer que quand on demande aux Françaises et aux Français s'ils sont prêts à cotiser un peu plus pour partir plutôt à la retraite, mais la réponse, elle est claire. Oui, il préfère cotiser un petit peu plus et partir plutôt à la retraite. [applaudissements] En fait, en fait ce qui supporte plus, la vérité c'est que ce qui supporte plus c'est de payer toujours plus pour en avoir toujours moins.

C'est ça. Et donc, on a un enjeu de consentement à l'impôt. Mais si on veut redonner du sens à l'impôt, il faut que ce qu'on en fait et bien ça serve à la majorité de nos concitoyen, nos concitoyens et pas aller payer les aidtres publiques à des multinationales sans aucune contrepartie ni sociale ni environnementale.

Ça c'est pas possible. Ça c'est pas possible. Alors chers amis, chers camarades, ça c'est le projet, maintenant faut le faire advenir.

Et donc il faut une stratégie. Il faut une stratégie. Et je crois que nous sommes aujourd'hui au bord du précipice.

Peut-être certains ont remarqué dans cette salle qu'aujourd'hui nous étions le 6 février. Le 6 février, c'est une date qui pour les historiennes et les historiens et d'autres plein d'autres rappellent un moment fort de notre histoire. Le 6 février 1934, on a des ligues fascistes qui ont manifesté, montré leur force place de la Concorde.

Et c'est à ce moment-là qu'il y a eu un déclic des forces de gauche et 2 ans plus tard, il y a eu le Front Populaire en 1936. [applaudissements] Et moi aujourd'hui, je vous le dis, je ne veux pas d'une gauche qui est si omnubilée par ces guerres intestines qu'on ne voit pas l'astéroïde qui est en train d'arriver là et qui s'apprête à tout détruire. Pendant qu'à gauche, on a certains qui reconstruisent des murs en espérant qu'il soient en béton entre deux gauches irréconciliables.

Les droites extrêmes, elles elles engrangent. Alors, quand on est face au Trumpisme et à ses avatars, le RN version Le Pen ou Bardella, on doit être à la hauteur des responsabilité parce que il représente un danger mortel, vous m'entendez ? Mortel pour la démocratie, pour la justice, [applaudissements] pour le climat, pour les sciences, pour la culture, pour les femmes, pour les LGBTQI, pour les étrangers.

C'est ça l'extrême droite, c'est ça le néofascisme. Et moi, si je suis habitée par cette responsabilité historique qui est la nôtre, qui est celle de la gauche, c'est peut-être d'abord parce que je suis élue de scè Saint-Denis, de Sevran, de Ville-pinte et de Tremblé. [applaudissements] et et les habitantes et les habitants, c'est mon quotidien, ces habitantes et ses habitants et ce territoire où je vis.

Ben la réalité c'est que il seraient les premières victimes d'une arrivée au pouvoir de l'extrême droite. Et c'est d'ailleurs là que j'ai rencontré Mimouna Adjam. Je la remercie d'être là.

Ça me ça me elle est elle est où ? Elle est là Mimouna. Je la voyais pas.

On était caché. [applaudissements] Ça me fait un drôle d'effet parce que effectivement on était étudiante à Paris 8 à Saint-Denis. Enfin, c'est vraiment, je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, hein.

Et donc, je suis très très ému de l'avir aujourd'hui dans cette salle. Mais c'est pour ell, c'est pour eux que nous devons agir. Et je veux dire à quel point dans ce cas, si on pense sincèrement à leurs intérêts intérêt à tous, mais notamment de ces populations qui vont être les premières victimes, et bien on sait que la politique pour elle, pour eux, c'est pas une question de posture, c'est pas une question d'esthétique, c'est pas une question de petit calcul, c'est un enjeu charnel, c'est un enjeu vital.

Et moi, j'aimerais que dans cette salle, on mesure, et je sais qu'on le mesure ici, mais il faut qu'on contamine dehors. À quel point cette dangerité pour toute une série de populations qui s'en prendraient prioritairement plein la tête, et bien nous avons la responsabilité d'être là. Nous avons la responsabilité de tout faire pour empêcher que l'extrême droite arrive au pouvoir. [applaudissements] [applaudissements] Alors, on a une solution, c'est l'union.

Parce que l'Union, elle est indispensable si on veut empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir et si on veut ouvrir une espérance parce qu'il s'agit pas simplement de les empêcher d'arriver, c'est aussi il s'agit aussi d'être capable au pouvoir d'améliorer le quotidien des Françaises et des Français. La tripartition du champ politique, c'est une donnée nouvelle et elle impose une stratégie nouvelle. Et il nous faut donc une candidature sinon unique au moins commune des gauches et des écologistes en 2027.

C'est mon combat. J'y mets toute mon énergie et je crois que nous n'avons pas le temps, pas le luxe de compter nos divisions et nous devons, c'est ça notre tâche, neutraliser les prophètes de la défaite. [applaudissements] C'est notre tâche parce qu'on les entend toute la journée, hein.

Il y a quand même une espèce d'ambiance un peu de mélancolie gauche. Tout le monde dit "Ouais, toute façon, c'est foutu." Bah non.

Non, c'est pas foutu. C'est pas foutu. Et même je pense que si nous arrivons à nous rassembler et bien la victoire est au bout du chemin.

Alors oui, [applaudissements] je confesse je confesse que comme sans doute d'autres dans cette salle, voire peut-être beaucoup dans cette salle, j'ai des désaccords avec les socialistes et notamment autour du budget de 2026, nous n'avons pas eu la même approche ni la même stratégie, mais figurez-vous d'une chose, les socialistes sont des socialistes. Et on ne fait pas l'union avec soi-même, on fait l'union avec des partenaires qui pensent donc pas comme nous surtout et pas comme nous tout le temps. Et figurez-vous que j'ai aussi des désaccords avec d'autres à gauche.

Moi, j'aime la clarté sur l'antisémitisme et j'aime la démocratie. [applaudissements] [applaudissements] Mais mais face à l'alliance de la droite avec l'extrême droite qui a le vent international dans le dos et les forces de l'argent à son service. Et bien je sais que ce que nous avons en partage avec tous ces partenaires de gaucher écologistes et bien c'est énorme fondamental et je sais aussi que nous avons un impératif d'union.

Et maintenant on a un outil. Alors l'outil qui est à notre disposition c'est la primaire. Et ça tombe bien parce que ce matin est tombé un sondage dont parlait Daniel tout à l'heure qui met une nouvelle fois les point sur les i. 78 % des électeurs et des électrices de gauche sont pour une primaire. 78 %. [applaudissements] Et tenez-vous bien, chez les insoumis, ils sont 77 % à le vouloir et chez les socialistes, ils sont 72 % à le vouloir.

Alors, faites-le savoir. Faites-le savoir. Et et cette primaire, cette primaire, elle a une date maintenant.

Elle a une date puisque c'est le 11 octobre. Donc maintenant, il faut juste s'en emparer. Il faut s'en emparer.

Il faut la faire grandir. Il faut lui donner de la force parce que si c'est juste une affaire de direction de parti, je vous le dis franchement ça marchera pas. Ça doit être notre affaire à toutes et tous et nous allons si c'est notre affaire à toutes et tous, être capable de déjouer les commentaires acides et tous les prs sombres.

On en a déjà eu et on les a déjà déjoués donc il faut recommencer. Alors, je m'adresse Oui, oui, oui, on va les déjouer. Donc, je m'adresse à tous les insoumis qui veulent gagner.

Venez avec nous. [applaudissements] Je m'adresse aux communistes. Les communistes, ils sont antifascistes.

Ils ont la culture de l'Union. Mais venez avec nous. Je m'adresse aux socialistes qui doivent voter après les municipales.

Faites le choix clair de vous réancrer à gauche et venez avec nous. [applaudissements] Alors, je ne m'adresse pas aux écologistes à l'après. Je salue mon camarade et ami Alexis Corbè qui est là. [applaudissements] Je m'adresse pas non plus à Debout ni à Génération, ils sont déjà avec nous. [applaudissements] En revanche, je veux je veux m'adresser avec solennité, je dirais même avec gravité euh aux syndicalistes, aux féministes, aux activistes pour le climat, aux antiracistes, aux antifascistes, au monde associatif et de l'économie sociale et solidaire, aux citoyennes, aux citoyens et pris de justice.

Venez avec nous, on a besoin de vous. [applaudissements] L'avenir du pays est entre nos mains. Ne laissez pas les partis décider seul.

Venez faire irruption dans cette primaire. Et alors pour mener cette bataille, je vous assure, vous pouvez compter sur ma ténacité. J'ai de la ténacité, de l'endurance, de la détermination pour l'Union sur la base d'un projet de transformation en profondeur du pays. [applaudissements] Et je crois que ma vie personnelle et ma vie politique, mon expérience politique m'ont rendu solide.

Et cette solidité, je veux la mettre au service à la fois de la gauche et de notre pays avec vous et avec mon équipe. Donc je veux ici remercier, je vous demande là aussi un tonner d'applaudissement parce que c'est une équipe qui s'est [applaudissements] densifiée. C'est une équipe dont le soutien est décisif.

C'est une équipe dont j'apprécie énormément la chaleur humaine et le soutien au quotidien. Je vais pas tous les citer parce que sinon ça voilà mais il et elle se reconnaîtront et ils sont très nombreuses et nombreuses maintenant. Et bien je crois que nous avons ensemble maintenant quelques mois pour rendre la primaire populaire parce que c'est le seul dispositif de la victoire à gauche.

Mais nous avons aussi quelques mois pour s'assurer qu'une femme, une féministe, ça changerait capable de porter un changement en profondeur, emporte le peuple de gauche le 11 octobre prochain et puis ensuite emporte le pays jusqu'à la victoire. Je vous remercie. Merci à vous. [applaudissements] Ah et maintenant on chante.

He. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Mi sono alzato. Oh, bella ciao, bella ciao, [musique] bella ciao, ciao, ciao.

La mattina mi sono alzato e ho trovato l'invaso. Oh partigiano, portami via. Oh, bella ciao, bella ciao, bella ciao, [musique] ciao, ciao partigiano, portami via che mi sento di morire.

E se io muoio da partigiano? Oh, bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, [musique] ciao. E se muoio da partigiano tu mi devi seppelli e seppellire la sui montagna.

Oh, bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao. Sepellire su in montagna sotto l'ombra di un bel fior tutte le genti che passeranno. Oh, bella ciao, bella ciao, bella ciao, [musique] ciao, ciao.

Le genti che passeranno ti diranno che per fior e questo è il fiore del partigiano. Oh, bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao. Questo è il fiore del partigiano morto per la libertà.

Questo è il fiore del partigiano morto per la libertà. Questo è il fiore del partigiano morto Ah.