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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 mars 2023 25 min

Pénurie de médicaments : "Il y a eu un manque d'anticipation des pouvoirs publics"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci Sonia de la pauvreté de nous accompagner pendant cette première demi-heure d'avoir accepté notre invitation vous êtes élu du Calvados me manque du groupe Union centriste on va parler de la question de la pénurie de médicaments dans quelques instants mais d'abord l'actualité c'est cette réforme des retraites 740 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur de millions selon la CGT c'est moins que lors de la précédente journée c'est un essoufflement selon vous de la mobilisation une baisse temporaire alors d'abord comme on dit il y a comme à chaque fois une telle différence de chiffres que il est quand même un petit peu compliqué de se prononcer sur la baisse de mobilisation je constate qu'elle est encore là et elle est encore substantielle donc voilà pour moi c'est ça le fait majeur regarde aussi dans les sondages soutien pas soutien de l'opinion publique quand on est à quelques pourcentages dans un sondage on peut considérer que pour l'instant on reste avec un niveau haut finalement de de d'anti-réformes réforme des des retraites la mobilisation est peut-être moins de à Paris mais elle est elle est présente dans dans plein d'autres villes partout en France donc on voit bien que voilà il reste quand même quelque chose de d'assez puissant et d'assez profond et puis c'est compliqué pour les salariés du privé de rester mobilisés longtemps enfin voilà on a plein de raisons pour lesquelles la violence aussi qui va croissant qui est pas forcément un élément de motivation d'une partie des des manifestants ce que je comprends tout à fait justement on va voir ça tout de suite du côté de chez vous à Caen puisqu'il y a eu quelques incidents vous allez nous en parler on va y aller à quand retrouver Léa qui au bonjour merci beaucoup d'être avec nous chefs d'édition à la rédaction de Tendance Ouest Léa quand fait partie des villes où le mouvement de contestation compte cette réforme des retraites et bien suivi oui bonjour à tous effectivement le mouvement est très suivi à Caen et pour revenir sur l'historique un petit peu de ces mobilisations c'est notamment la journée du 7 mars qui avait marqué le coup à Caen et qui avait mobilisé le plus de monde au même titre qu'au niveau national d'ailleurs c'était l'une des plus grosses manifestations si ce n'est la plus suivie depuis le début du mouvement on comptait 42 000 personnes dans les rues cannaises ce jour-là selon les syndicats 24200 selon les services de l'État une journée noire et au-delà de la manifestation c'est vraiment toute la ville et l'agglomération qui avait été bloquée très tôt le matin par différentes actions de blocage sur l'agglomération qui bloquait notamment les axes vers la Bretagne mais aussi vers Paris et le mouvement c'est ensuite apaisé les samedis 11 et mercredi 15 mars mais on peut pas parler d'essoufflement bien au contraire puisque le dernier le 23 mars à nouveau à 40000 personnes dans les rues ce qu'on a remarqué c'est l'implication croissante aussi des jeunes dans ces mouvements cela avait commencé il y a une quinzaine de jours au lycée Malherbe de Caen qui est le plus grand lycée de la région des lycéens avaient fait blocus depuis le recours au 49-3 et ensuite on les a vu on les a vu dans les dans les dans les rues pour avoir échangé avec certains élèves de terminale ils sont prêts à ne rien lâcher malgré les épreuves du bac et jusque les manifestations étaient relativement relativement pacifiques et calme et c'est seulement depuis la semaine dernière que la colère a commencé à faire quelques dégâts à Caen vu une évolution lors des dernières mobilisations on a vraiment vu une évolution le ton est vraiment monté lorsque la la loi a définitivement été adoptée à l'Assemblée c'est ce qui a fait déborder le vase à Caen a commencé par la journée de grève de jeudi dernier 40 000 personnes à nouveau dans les rues et bien avant le départ dans le cortège ou dans les différents blocages on redoutait cette augmentation de violence la colère est montée entre manifestants et force de l'ordre avec beaucoup plus de dégradations que sur les précédents rassemblements plusieurs scènes de tension 9 personnes interpellées même deux d'entre elles ont été condamnés à de la prison et hier encore mobilisation moindre pour l'acte 10 14000 personnes selon la police mais des tensions qui ont à nouveau éclaté en marge de la manifestation avec des dégâts importants sur la chaussée des feux de poubelles des abris des abribus cassés et quelques violences physiques je pense notamment à une automobiliste une femme qui a été percutée par un automobiliste qui a forcé le passage hier matin sur un point de blocage la victime a d'ailleurs été transférée à l'hôpital et entre force de l'ordre et manifestants ça a une nouvelle fois éclatée entre jet projectiles et lancer de gaz lacrymogène hier soir on comptait 13 personnes à nouveau interpellé les manifestants ont tout simplement pas l'impression d'être vu par le gouvernement c'est ce qu'on remarque au niveau national d'ailleurs et donc effectivement tout le mouvement est très très suivi à Caen et selon les premiers retours que j'ai eu les manifestants sont toujours très remontés et restent déterminés à se faire entendre c'est d'ailleurs ce qui va se passer la semaine prochaine avec ce rassemblement à Matignon vous avez une question pour la sénatrice oui j'avais une question pour madame de la propreté puisque ce qui fait l'actualité chez nous cette semaine c'est notamment le carnaval étudiant de Caen qui se déroule demain pour rappeler un petit peu le carnaval de Caen est considéré comme le plus grand carnaval étudiant d'Europe c'est plus de 30 000 étudiants dans les rues et niveau sécurité effectivement c'est un gros dispositif de sécurité qui met en place plus de 800 personnes ma question pour Sonia de la pauvreté c'est finalement vous avez été adjointe au maire entre 2014 et 2017 vous pouvez attester l'organisation du carnaval est difficile est-ce que vous avez des inquiétudes quant au bon déroulé du carnaval demain dans ce contexte social comment dire je ne lis pas dans le marc de café et on peut pas dire que le contexte soit très apaisé voilà pour pour que on soit complètement tranquille et rassuré ce que je sais c'est que des contacts ont été pris à la fois avec l'organisation à la fois avec l'encadrement y compris policier de secours pour que tout ça soit renforcé donc c'est il y a un renforcement de de l'accompagnement avec un système de repérage rapide au milieu de la foule des carnavaliers parce que c'est vrai que voilà on attend 34000 personnes dans dans les rues rue de Caen demain pour pour repérer éventuellement des éléments perturbateurs bon il faut savoir que ce carnaval a aussi et et comment dire à la fois un moment de liesse et de joie et à un moment manifeste voilà de la jeunesse et des étudiants donc bon moi pour l'avoir j'ai vécu des moments assez assez particulier voilà et donc je sais que l'important c'est que en fait le le trajet soit bien conçu et il est depuis plusieurs années et on sait que ça a quand même permis beaucoup de pacifier la présence des carnavalières et des carnavaliers en ville et d'éviter l'éparpillement de fin de de de parcours et comme ce parcours est connu la surveillance et du coup simplifiée et que l'arrivée au parc exposition avec un concert va permettre j'allais dire de séparer quelque part les étudiants qui sont vraiment là pour s'amuser qui viennent de partout en France voir d'Europe et puis et puis d'autres qui profiteraient de ce moment pour exprimer autre chose y compris de façon violente ou inapproprie vous êtes inquiète du climat social il y a eu des violences hier je crois du côté de Caen ça vous inquiète oui oui évidemment c'est une inquiétude ce climat social parce on a l'impression de de revivre une espèce de de spirale infernal comme on l'a vécu au moment des gilets jaunes alors on n'est pas on n'est pas dans le même concret contexte là on est vraiment dans un contexte d'un manifeste politique j'allais dire presque plus politisés quelque part les gilets jaunes c'était vraiment le cri du cœur quoi et la colère donc la colère avec toutes ses formes sa violence etc là on est vraiment on est vraiment dans quelque chose de de voilà à contre cette réforme des retraites contre la méthode la façon un peu la façon radicale courte pour un élément important c'est deux ans de plus quand même de passer devant leur pivote de ce texte pourquoi alors je me suis abstenue déranger voté contre l'article 7 de 64 ans parce qu'on n'avait pas fini de discuter le texte et je me suis abstenu à la fin du texte parce qu'on était préservés les inventés les avancées sociales humaine j'allais dire source d'une plus grande équité même si on est bien loin du compte c'est pour ça que je me suis abstenu et que je n'ai pas voté pour parce que là vous demandez est-ce que là vous demandez une pause dans dans cette réforme voir le retrait du texte en tout cas ce qui est certain c'est que j'appelle un retour du dialogue parce que là avec les syndicats et les syndicats avaient fait le job c'est à dire que ce fameux discours de voilà un peu avec l'arrivée en 2017 du président Macron reproche avait été fait de voir une atomisation façon puzzle de des corps intermédiaires et et finalement les syndicats avaient repris leur rôle créant le vrai débat politique de fond sans la violence et donc il me semblait que c'était une bonne opportunité pour redonner un peu de de comment dire de politique au sens noble du terme au débat en France et puis de pacifier finalement la société française tout le monde peut se prouver se rassembler autour d'un débat sur les retraites donc il y a eu un problème de métades est-ce que là la médiation proposée par Laurent Berger qui a été très vite refusé par la voix d'Olivier Vérand c'est la bonne solution est-ce que le gouvernement a eu tort de fermer la porte aussi vite oui alors on a l'habitude de voir des portes fermées qui seraient très très rapide à quasiment aussi vite donc pour le coup je je optimiste j'aurais pas d'avis définitive sur le jeu des portes en revanche je pense qu'une médiation est importante ne serait-ce parce que la violence monte en puissance de façon très radicale un peu partout et que la main tendue par les syndicats et la main tendue par la première ministre doit se conclure par une rencontre réelle physique et un échange j'allais dire peut-être un peu tonique mais ça et utile on va remercier Léa Léa quineaux qui était avec nous depuis quand merci beaucoup d'avoir été avec nous Léa 2 la rédaction de Tendance Ouest on va passer à l'actualité du Sénat l'actualité qui vous concerne puisque vous présidez la commission d'enquête sénatoriale sur la pénurie de médicaments hier vous avez additionné les représentants des laboratoires et industries pharmaceutiques on va voir les temps forts de ces auditions avec notre journal et Steve Jordan [Musique] bonjour madame messenatrices et Steve la commission d'enquête sur la pénurie de médicaments pour si donc ces auditions hier ce sont les laboratoires et entreprises pharmaceutiques qui étaient en Tanger oui comment expliquer les pénuries de médicaments qui touchent actuellement la France c'est l'une des questions posées depuis début février par les sénateurs de la commission d'enquête on rappelle quelques chiffres au total environ 3000 molécules n'étaient plus disponibles en France cet hiver parmi elles le paracétamol et l'amoxicilline un antibiotique prescrit notamment pour les enfants la France n'est pas le seul pays un concerné par les pénuries mais les sénateurs veulent savoir s'il y a un lien entre ces défauts d'approvisionnement et les choix opérés par l'industrie pharmaceutique ces dernières années pour le syndicat de l'industrie les causes des pénuries sont multiples mais si l'on ne produit plus certaines molécules en France c'est notamment notamment parce que ça revient trop cher à écouter donner nous montre que nous avons un écart de prix d'à peu près 37% par rapport à l'Allemagne les médicaments sont des produits à prix administrer et nous n'avons pas la possibilité de répercuter les augmentations de ses coûts sur les produits à la différence de la quasi-totalité des autres secteurs le prix fabricant hors taxes de la boîte d'amoxicilline c'est 76 centimes d'euros 76 centimes d'euros comment voulez-vous garantir la production la relocaliser la fortiori lorsque les coûts de production expo c'est une vraie difficulté le prix des médicaments il en a beaucoup été question lors de l'audition les industriels ont pointé du doigt le mécanisme de fixation du prix des produits en France écoutez votre boulanger par exemple quand il décide il a son cou d'électricité qui augmente il a son coût de Safari qui augmente il a le coût de ça de sa vendeuse qu'il augmente il augmente sa baguette et ben nous c'est pas possible alors ça c'est pour le diagnostic que nous partage pas forcément tous les sénateurs peut-on inverser la tendance et mettre un terme aux pénurie de médicaments si l'on a délocalisé en théorie on peut revenir en arrière et rapatrier des entreprises sur le sol français c'est d'ailleurs l'un des objectifs à fixés par Emmanuel Macron en matière de production de médicaments le problème c'est que les professionnels nous disent que cette relocalisation n'est pas si simple que ça à réaliser écoutez vu le nombre de composants qui rentrent dans la fabrication de de ces molécules il n'est pas réaliste de penser qu'on va pouvoir rapatrier toute la production de tous ces produits la politique du médicament est en train de craquer par tous les bouts et il faut que la représentation parlementaire en soit consciente la politique du médicament est en train de craquer madame la sénatrice vous partagez ce diagnostic oui en tout cas si elle est pas si ça ne craque pas on est on est pas loin on est quand même passé de à peu près 700 médicaments en pénurie à l'été 2018 à quasiment 3000 donc on voit bien que là on est à un moment assez crucial ou la logique de fonctionnement international de la fabrication du médicament avec des monopoles par endroits sur quelle personne n'a été vigilant enfin faut dire les choses comme elles sont quand on parle de l'amoxicilline par exemple médicament essentiel enfin on voit bien que quand il y en a plus il y a un problème il suffit qu'il y ait une épidémie quelque part ce qui se passe en Chine par exemple avec la libéralisation des uns et des autres et la circulation très active de la covid et pauvres on a besoin d'amoxicilline ou enfin pas d'amoxicilline mais d'antipyrétique par exemple et donc tout ça fait que c'est c'est un vrai sujet c'est l'objet de votre commission d'encaisse quelles sont les causes pour l'instant que vous tirez les conclusions que vous tirez de première auditions sont déjà identifiées par un rapport du Sénat qui a eu lieu à l'été 2018 auquel je participais donc c'était utile de faire cette commission d'enquête parce que j'allais dire mais l'autre cran au-dessus et pour le coup on se rend compte à quel point un certain nombre des sujets n'a pas été évoqué ce qui a avancé c'est l'Europe voilà et et c'est clair que l'Europe parce qu'il y a eu la covid et qui a eu la question des vaccins qui l'a fallu des commandes massives à montrer qu'il y avait une capacité à faire des commandes publiques dans l'intérêt de tous les citoyens européens quel que soit le pays concerné donc ça c'est ça c'est un élément majeur c'est clair que là sont des publics dans sa forme d'urgence et devenue un élément qui peut concerner l'Europe et derrière le pour lequel elle peut agir mais dans dans les sujets la fameuse liste des médicaments dit essentiels elle n'existe toujours pas ministre de la Santé vient d'annoncer que on va la mettre en place tout le monde serait bien inspiré de considérer que déjà au niveau européen ça serait bien qu'on ait une liste de médicaments essentiels parce que au moins la force de frappe de l'Europe et quand même importantes pour pour en terme de chiffre d'affaires pour les laboratoires c'est pas la même chose que uniquement la France donc qu'on est quelques exceptions nous oui d'accord mais que voilà est-ce que c'est une crise qui est temporaire parce que là vous parlez d'une pénurie de 3000 médicaments est-ce que c'est temporaire ou est-ce que c'est durable il y a du conjoncturel et du structurel ce qui est durable enfin je pense que ça fait 15 ans qu'on la voit à les crescendo la pénurie de certains médicaments on en est même aux anticancéreux classique on en fait pour tous les médicaments matures qui ont fait leur preuve pour lequel le prix est effectivement bas en tout cas celui fixé en France du remboursement on voit bien qu'il y a voilà une pénurie parce que conjoncturellement on a la triple épidémie donc on a consommé et puis il y a la co en Chine enfin voilà donc on a surconsommé les mêmes médicaments et donc il y en avait pas assez pour tout le monde il y a eu un défaut d'anticipation manifestement en matière de fabrication parce que la dette immunitaire par exemple on savait qu'elle arriverait après la covid voilà mais par exemple les corticoïdes en gouttes pour les bébés qui font la bronchiolite tous les hivers tous les ondes à la même chose et ça fait déjà 5-6 ans qu'on a du mal à avoir des corticoïdes est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui il y a des passions qui sont en danger en France qui ne peuvent pas être soignés faute de médicaments disponibles c'est ça en fait le vrai sujet c'est que il y a une perte de chance il y a des retards thérapeutiques il y a des non traitements il y a des il y a des il y a des patients qui renoncent ils vont une fois deux fois la pharmacie et puis il renoncent parce qu'il y a pas de lisibilité parce que même le pharmacien ou la pharmacienne ne peut pas garantir que le médicament va arriver dans un délai qu'il peut donner précisément au patients donc oui il y a des pertes de champ c'est quand ce sont des anticancéreux on peut dire qu'il y a réellement des pertes de chance parce que voilà les retards au traitement sont forcément délétères et pénalisant sur le plan de la santé publique et puis ça a un coût ça un coup tout ça à parler vrai les médicaments de substitution sont plus chers quand on est obligé de remplacer à l'hôpital on est plus sur les appels d'offres classiques on est obligé de négocier en B2B avec un laboratoire qui évidemment explose le prix parce que souvent c'est ça qui se passe et ça coûte cher en matière de santé publique parce que les retard au traitement c'est plus de complications plus de de symptômes à prendre en charge et une aggravation des pathologies toute pathologies plus graves et plus cher à prendre en charge de l'industrie pharmaceutique dans cette situation il y a une alors ce que j'allais pour dire les choses il y a deux grands responsables il y a les pouvoirs publics voilà qui ont failli on peut le dire voilà parce que ça veut pas c'est pas les alertes sont là il y a des tonnes de rapport etc etc et et je pense qu'il y a des choses à faire et notamment je vais pas vous donner toutes les réponses du rapport qui n'est pas sortie qui ne sortira qu'en juillet mais en tout cas vu le nombre d'interlocuteurs c'est cette question du prix du médicament de l'autorisation de mise sur le marché parce que je rappelle que notre grand débat sur la santé tous les ans c'est le projet de loi de finances de la sécurité sociale donc on a la porte d'entrée budgétaire le jour on aura un vrai débat annuel sur la porte d'entrée sanitaire à ce moment-là on connaîtra le vrai coup de la santé et peut-être le vrai coup du médicament en France parce que qu'est-ce qu'on fait tous les ans au regard de la masse hôpital ville médicament dispositif médicaux on dit oh là là ça va coûter cher faut baisser de 5% parce que l'ONDA m'a prévu que ou 2 % le Landa va prévu que bon ben on va prendre la ville bah c'est des gens qu'on soigne pas bon ben on va prendre à l'hôpital et ben c'est justement des intermits des intérimaires qu'on peut pas prendre grand-chose bon on va prendre les dispositifs médicaux bas c'est quoi c'est des stent composent pas c'est des prothèses de hanches qu'on pose pas sur le médicament quand on baisse l'enveloppe et ben on baisse clairement il faut augmenter le prix des médicaments est-ce qu'il faut dire aux Français vous payez vos médicaments trop peu cher il faut augmenter le prix des médicaments l'Allemagne a augmenté le prix de certains médicaments de 50% mais la question se pose pour des médicaments dit essentiels et quand le coup le coup de revient de fabrication et à 30% au dessus du prix du remboursement sur le marché on peut dire que ça c'est pas tout à fait tout à fait normal alors certes il y a les médicaments innovants et certes on peut considérer que les laboratoires ont un peu comment dire c'est la course à l'innovation et si possible très très cher bon voilà alors je dis si possible c'est pas mais un des objectifs de la course à l'innovation c'est de mettre sur le marché des médicaments qui évidemment rapportent plus que des médicaments matures dont le brevet est tombé et qu'on peut remplacer par des génériques certes mais il faut il faut quand même se rendre compte que que tout ça c'est un espèce de Tetris où les laboratoires on leur rôle à jouer et le prix du médicament qu'on a bien entendu ça pleurait beaucoup la comparaison hasardeuse avec la baguette parce que enfin bon la santé c'est pas c'est pas une un bien de tout ce qui est santé n'est pas un bien de consommation ordinaire donc voilà c'est quand même nous qui payons tous c'est une solution enfin l'augmentation du prix des médicaments c'est une solution et ça va devenir une nécessité mais de façon modérée parce que ça peut pas être une solution de de façon mais en Europe ça c'est déjà fait dans plusieurs pays et ça peut être une solution une fois qu'on analyse des médicaments dit essentiels alors essentiel ça veut dire essentiel pour la santé mais aussi à fort risque de tension et de pénurie et puis les médicaments les laboratoires ou aussi à alerter beaucoup plus en amont sur des pénuries là il y a eu quelques la NSM etc était intervenu parce que quand on alerte deux jours avant la pénurie sur un médicament majeur propose un problème forcément de santé publique et et un problème de responsable et d'éthique d'éthique enfin je veux dire on fabrique du médicament voilà on fabrique pas les cartons pour mettre les chaussures dedans donc donc il y a quand même un vrai sujet éthique et à un moment il faut que la santé ce soit l'affaire de tous y compris de ce qui fabrique mais aussi de ceux qui structurent les politiques publiques et que ce soit en France ou au niveau européen il faut que ça avance et que le filtre budgétaire soit pas l'essentiel de la prise en charge sanitaire en tout cas qu'on ne résume pas tout à ça dans nos débats y compris au Parlement de temps en temps oui relocaliser c'est ce que c'est un des objectifs fixé par Emmanuel Macron c'est vous à l'échec ce qui est certain c'est que il me semble parce que là on a bien vu quand il y a eu la crise de l'amoxicilline les pharmaciens les 42 pharmaciens officinaux qui qui ont pu fabriquer en France faire les préparations en officines l'ont fait et on pallier les carences que les pharmacies centrales qui survivent encore comme la gêne comme comme à Lyon Marseille etc c'est pharmacies là elles ont produit et dans les autres pays on voit bien que par exemple au Pays-Bas on en vient ces structuré une dans les pharmacies des hôpitaux tout un réseau pour fabriquer donc il faut qu'on puisse fabriquer de toute façon de manière publique en cas de très grosses urgences parce que la souveraineté c'est essentiel mais est-ce que la France parce que Emmanuel Macron il a annoncé ce plan de reconquête c'est en juin 2020 est-ce que on est quasiment trois ans après est-ce que la France est à même d'assurer sa souveraineté sanitaire alors la France n'est pas à même d'assurer sa souveraineté sanitaire à tel point que on a eu tellement d'annonces en janvier donc voilà ce que je veux dire c'est que des plus sortis plutôt sortis pas loin de la catastrophe après la triple épidémie et que bon on a bien vu que ça fallait pas et qu'il fallait accélérer les choses bon après entre ce qui est dit sur les plateaux et puis la réalité il se passe un peu de temps ce qui est certain c'est qu'on reconstruit par qu'on construit pas une usine de fabrication de médicaments en un an deux ans il faut quand même un peu de temps que on est peut-être assez comment dire on est très fort pour les normes que ce soit en Europe ou dans notre pays où voilà on en rajoutait une petite louche en plus à chaque fois donc ça c'est une grosse contrainte parce que voilà c'est du médicament ça se fabrique pas comme ça et ce qui est certain c'est que le domaine où on a le plus perdu de souveraineté c'est dans la partie chimie c'est-à-dire fabrication des principes actifs et des excipients parce que j'allais dire on sait faire les composés on sait faire les comprimés ou mettre dans les ampoules etc l'emballage carton c'est le fer les blisters on sait faire mais il faut qu'on retrouve plus d'autonomie alors si ce n'est en France en tout cas au niveau européen en matière de fabrication chimique ça veut dire des savoir-faire de la formation et remettre sur le marché à la fois des techniciens et des de l'encadrement et des chercheurs des ingénieurs pour que voilà on est à nouveau l'intelligence qui va avec le avec merci beaucoup merci Sonia de la pauvreté on suivra évidemment les travaux de votre commission le rapport c'est en juillet le rapport étant juillet et on espère que vous viendrez nous en parler merci beaucoup d'avoir été avec

Pénurie de médicaments : "Il y a eu un manque d'anticipation des pouvoirs publics" — Sonia De La Provôté · Pourquijevote