RAPHAËL GLUCKSMANN : STAR DES PLATEAUX, PAS DES ÉLECTIONS MUNICIPALES
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bienvenue dans question pour un loser et aujourd'hui, on cherche un homme politique. L'indice apparaît sur vos écrans pour vous à la maison. Et c'est parti.
Top ! Je suis je suis l'expoir de la gauche pour la droite, la copie conforme de Macron pour les autres. J'ai l'exposition médiatique de Sarah Knafo et à peu près autant d'existence politique.
Je parle beaucoup, je donne des leçon à Lfi, mais dès qu'il s'agit de commenter mes propres résultats, je deviens mué comme une carpe. J'aime les autocrates geéorgiens, la guerre et l'Europe. Je suis je suis Josem.
Non, Raphaël. Ah ben presque. Bonjour et bienvenue dans le recap.
Nous sommes le mardi 24 mars et j'ai une bonne nouvelle pour vous. Raphaël Gluxman n'était sur aucune matinale ce matin. Bah ouais, je sais hein, ça fait du bien.
C'est un peu comme le petit filet d'air qui vient vous caresser la nuque en pleine canicule. Bah ouais, je dis ça parce qu'on suffoque un peu hein pendant l'entre de tours des municipales. Il était absolument partout.
Il a squatté tous les plateaux de télé, de radio, la totale, tout ça pour sans cesse répéter la même chose. Nous à place publique, on a une ligne qui est très claire. C'est-à-dire que nous excluons toute fusion avec la France insoumise.
Il n'y a pas de percé insoumis. C'est un récit qui est imposé et qui est repris par des journalistes paresseux et par des dirigeants politi et intériorisés par des dirigeants politiques de gauche fatigué. Et bien non, il n'y a pas de vent insoumis qui souffle sur ce pays.
Nous n'avons aucune raison d'avoir peur. Écoutez, qui pense sincèrement qu'il y ait une menace fasciste au moment où nous parlons sur la ville de Toulouse par exemple quand monsieur Moud est candidat ? Je veux dire, les mots ont un sens.
Bon bah, vous avez compris la chanson. Dès la fermeture des bureaux de vote après le premier tour, Raphaël Gluxman s'est mis à répéter comme un disque rayé qu'il ne fallait surtout pas faire alliance avec LI. Et lundi matin sur France Interre et ben il a dit ça.
Quand vous jouez sur les non juifs, quand vous bafouez les principes républicains, vous n'êtes pas la gauche. Ce n'est pas notre famille, ce n'est pas notre histoire, ce n'est pas notre tradition. Ça veut dire gauchciliables.
Même pour moi, ils ne sont pas de gauche. Enfin, je veux dire, qu'est-ce que c'est que la gauche ? Si la gauche c'est la lutte pour l'émancipation, si la gauche c'est la République, si la gauche c'est la fin de la signation à résidence identitaire, si la gauche c'est le progrès, si la gauche c'est d'assumer la construction européenne jusqu'au bout, nous sommes la gauche.
Nous sommes la gauche qui peut gagner. Nous sommes la gauche républicaine. Nous sommes la gauche pas la gauche.
Ce n'est pas notre histoire. Ce n'est pas notre famille. Ils ont quitté les rives de cela.
Ils ont quitté les rives de cela. Il faut le dire une fois pour toutes. Ah, Raphaël Gluxman, l'arbitre autodésigné de la politique, le centre de la pureté idéologique et grand patriarche de la famille de gauche s'est exprimé.
Il a tranché elle fille n'est pas de gauche rien que ça. Alors on sait pas bien de quoi ni de qui il parle avec ces histoires là de famille et de tradition hein. Et surtout on ne sait pas bien où il a vu qu'il pouvait s'inclure lui-même dans la gauche.
L'ancrage politique de Gluxman, c'est encore Pierre Emmanuel Barret qui en parle le mieux. Il est pas anticapitaliste, donc il est capitaliste, donc il est de droite. Voilà hein.
Mais s'il en faut un peu plus pour vous convaincre et ben on peut demander aux macronistes ce qu'ils en pensent de Gluxman au hasard. Le député européen Bernard Gua est donc collègue de Raphaël Gluxman à Bruxelles. Pourquoi est-ce que Raphaël Glann n'est pas avec nous ?
Moi, je je me le demande parce que on l'a rappelé au Parlement européen 9 fois sur 10, il vote les mêmes textes que nous. Qu quand on a dit cela, il s'est fâché tout rouge. Comment et cetera et cetera ?
Bah oui, parce que ça l'embarrassé mais évidemment qu'il vote 9 fois sur 10 comme nous. Oh bah la grande surprise dites donc Raphaël Gluxman qui vote comme les macronistes. Oh bah les bras tombent.
Qui aurait pu prédire ? Bah en fait un peu tout le monde enfin tous ceux qui ne goent pas aveuglément les pseudos analyses des éditorialistes de plateau de télé et qui s'intéresse un peu plus en détail à la politique. D'ailleurs, nos collègues du monde de diplomatique dès 2018 à la création de place publique et ben il titrait un autre Macron est possible.
On pouvait d'ailleurs y lire après la formation d'Emmanuel Macron. Voici place publique fondée en novembre par l'essayiste Raphaël Gluxman. L'un domine le centre droit, l'autre investit le centre gauche où la désintégration du Parti socialiste laisse un vide et des classes moyennes cultivées désemparées.
Alors voilà, petit point sémantique très rapide. C'est pas parce qu'il y a gauche dans l'intitulé hein, centre gauche que ça veut dire que c'est vraiment la gauche, hein. Il y a une gauche chez LR par exemple.
Bah ça veut pas dire qu'on est de gauche et on a déjà parlé du cas de Villepin ici. N'y revenons pas tout de suite. Et bien bah l'aile de gauche du centrisme c'est pareil.
C'est toujours pas la gauche hein, surtout à une époque où la fenêtre d'Overton s'est tellement déplacée que le programme de LFI désormais classé à l'extrême gauche par le Conseil d'État, on le rappelle tout de même et ben c'est l'équivalent de celui de Mitteran en 81, donc des socialistes. He voilà. Je me contenterai de citer les camarades de contre-attaque pour conclure sur un nichquier politique normal, ce pitre de Gluxman et ses copains seraient considérés comme appartenant à la droite radicale, libérale, autoritaire et militariste.
J'avais pas mieux sur ce coup-là. D'ailleurs, c'est pas pour rien que Raphaël Gluxman a fait ses armes politiques en léchant les bottes de la droite. En 2003, quand il soutient à Bush et la guerre en Irak, en 2008 avec Sarkozi qu'il décrit comme quelqu'un qui brise les tabous en faisant preuve de liberté et d'insolence, à peu près au même moment où il est le conseiller d'un président autoritaire en Geéorgie, Michaell Chacvili, qui mène une politique néolibérale effrainée et résolument procidentale.
Le tout évidemment en sabrant les droits des travailleurs et en réprimant au passage ses opposants. Faut pas s'étonner que quelques années plus tard, en 2014, Gluxman déclare au magazine du monde "Ça ne m'a jamais fait vibrer de manifester pour les retraites." Et après, on se demande pourquoi il se fait virer à chaque fois qu'il met les pieds en manif.
Faut pas s'étonner hein, encore une fois, c'est juste les gens qui vibrent. Un an plus tard, en 2015, c'est la grande bascule. D'un coup, l'affreuse chenille libérale a mué en joli papillon gauchiste révolution, hein.
Bah, ça doit être sûrement parce qu'il a vibré en Ukraine juste avant pour renverser le pouvoir au sein du mouvement Euromaidan. Il a gagné ses gals, comme dirait l'autre tellement que le monde écrit qu'il a fait des soulèvements nationaux, son fond de commerce avec Luxman. Évidemment, tout se vend, tout s'achète, même la révolution.
Et alors après ça, bah c'est un nouvel homme qui revient en France, hein. Bah dommage, on lui avait rien demandé mais enfin c'est pas nous qui choisissons. Il tourne donc le dos à Sarco déçu de son œuvre et il déclare s'être rallé à la gauche par des pis.
D'ailleurs, il répète à qui veut bien l'entendre qu'il n'était pas de droite jusque-là, mais juste até en politique à ses débuts. Encore une fois, toute ressemblance avec le locataire actuel de l'Élysée est absolument pas fortuite. C'est juste une autre version du ni de droite ni de gauche dont on connaît désormais les effets.
D'ailleurs, en 2017, Gluxman se dit fier de l'élection de Macron tout en disant avoir soutenu le socialiste Benoît Amont. Alors, je vais pas vous retracer tout le parcours de Gluxman. Je ne ferai jamais mieux que ma collègue Gwen dans son émission.
C'était pas mieux avant. Foncez la revoir sur la chaîne YouTube du média. Mais je lui laisse quand même la primeur pour vous expliquer comment place publique est passée d'un simple satellite à rimé sur l'aile droite du Parti socialiste à une vraie fausse composante de la gauche.
En 2022, après l'élection présidentielle, il soutient l'Union de la gauche et la création de la NUPES. Malgré ses réserves vis-à-vis de la France insoumise, il leur reprochait déjà en 2018 une porosité à la propagande du régime syrien de Bachar ElAssad. Et en vrai, au-delà de ça, c'est surtout que LFI est un parti très critique de l'Union européenne et de ses institutions.
Alors que Gluxman est un fédéraliste européen et convaincu. C'est finalement l'explosion de la NUPES qui permet à Gluxman de revenir sur le devant de la scène à la faveur des élections européennes de 2024. Je m'en souviens très bien parce que la reconduction de Gluxman comme tête de liste par le PS n'allait pas du tout de soi.
Initialement, le Parti socialiste soutenait une liste commune de la NUPES avec LFI aux européennes de 2024. Une liste qui aurait probablement pu être menée par une figure des écologistes comme le souhaitait d'ailleurs les insoumis. Mais face au refus des écologistes et aussi des communistes, le PS a finalement décidé de réinvestir Gluxman.
À ce moment-là, les sondages prédisent trois parties de gauche grosso modo à égalité. Les insoumis, les écologistes et les socialistes, ayant des intention de vote aux alentours de 10 % chacun. Et je me souviens très bien en lisant les articles de presse de cette époque que du jour au lendemain, tout le monde s'est mis à parler que de Gluxman.
Le PS était alors crédité quelque part entre 9 et 10 % dans les sondages. Certes, un peu plus qu'en 2019, mais ça restait un score assez faible pour un parti comme le PS. Et pourtant, tout d'un coup, on a vu fleurir un peu partout des articles élogieux parlant d'une dynamique gluxmane, d'un gluxman qui avait le vent en poupe, d'un gluxman qui allait redresser la social-démocratie.
Pour moi en fait, c'était choquant parce que c'était la première fois que j'assistais en direct à une création médiatique. Ça vous rappelle rien cette histoire de création médiatique monter toute pièce à partir de rien si ce n'est un rejeton mal fini du Parti socialiste ? Bah si enfin quand même.
Cherchez bien. Enfin c'est évident. Bah oui, encore Macron hein, décidément ça fait beaucoup de coïncidences et très peu d'éléments permettant de classer Gluxman à gauche.
Bon, enfin peu importe, ça n'empêche pas le petit prodige médias de surfer sur la vague artificielle pour exister. Alors, il s'autodésigne comme la gauche qui peut gagner hein dans la matinale de France interre. Et il ne parle pas des municipales quand il dit ça.
Bah non parce que c'est pas de son rang hein. Il vise lui directement l'Élysée un peu comme son Bor non officiel encore une fois. Mais pourtant c'est quand même intéressant les municipales c'est parlant après tout c'est le dernier scrutin en date.
Et là Gluxman si volubile pour donner des leçons à LFI bah devient soudainement très très discret. Alors peut-être peut-être que c'est parce que son parti place publique ne représente que 0,3 % des élus de gauche des municipales et que par conséquent Raphaël Gluxman et ses alliés bah c'est à peu près autant de poids politiques que des partis comme lutte ouvrière, le NPA ou révolution permanente. Et si vous voulez mon avis, c'est bien dommage que ceci n'est pas le 10e de la couverture médiatique offerte au premier.
Et c'est pas mieux d'ailleurs si on remonte au législatif puisque même en profitant des alliances de gauche qu'il trahit systématiquement he évidemment bah place publique c'est toujours pas grand-chose de députés sur 577 0,34 % de l'Assemblée nationale. Ah ben elle est belle la gauche qui peut gagner. Si Raphaël Guxman est autant médiatisé, c'est parce qu'il incarne une gauche inoffensive.
Bah celle qui ne dérange personne, il est le visage du virage social-démocrate d'un parti socialiste qui n'a d'ailleurs plus grand-chose de socialiste. Lluxman, c'est juste un Macron. Nouvelle version.
C'est quand même pas compliqué l'analyse politique. Si David Pujada s chie dans un ramquin et il me répète 500 fois que c'est une île flottante, bah quand je vais la goûter, je vais dire "Elle a quand même un bon gros goût de merde ta crème anglaise". David hein.
Gluxman il est pas de gauche. Et le caca c'est du caca. Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité.
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Ce matin sur France interre, l'ancien premier ministre Gabriel Atal disait ne pas exclure une primaire et a proposé un comité de liaison avec Renaissance, Horizon et le modème. Une proposition partagée par plusieurs de ces parties. À droite, Laurent Vaquier appelle à une candidature unique de la droite et du centre pour 2027.
Même son de cloche du côté de Bruno Retaillot, le président des LR qui estime qu'il sera nécessaire de se rassembler derrière un candidat unique et autour d'un projet qui sera puissant. Pour Maot de Bréon, la porte-parole du gouvernement, ce serait Édouard Philippe le mieux placé pour mener cette bataille. Mais Bron appelle elle aussi l'ensemble des chefs de partie du socle commun à se mettre autour de la table.
Donc de Gabriel Atal à Bruno Retaillot en passant évidemment par le fameux Édouard Philippe, par le modè aussi et par François Bairou. On en reparle dans nos prochaines émissions. Après les pays du Mercosour et de l'Inde, c'est au tour de l'Australie de signer un vaste accord de libre échange avec l'Union européenne.
En début de semaine, la présidente de la commission, Ursula Vleyenne, s'est félicité de la trilogie commerciale. traité en discussion depuis près de 10 ans pourrait ouvrir largement le marché à des importations agricoles notamment concernant la viande. Les syndicats agricoles européens dénoncent depuis le début des concessions inacceptables faites à l'Australie pour certaines filières sensibles et l'effet cumulatif des accords commerciaux européens.
La Confédération paysane parle même d'un grave danger pour l'élevage français et européen. Ce texte doit encore être validé par les États-membres et ratifié par les parlements avant d'entrer en vigueur. Assistet-on à un revers politique pour la première ministre italienne Georgia Méloni ?
Dimanche 22 mars et lundi 23 mars, les Italiens italiennes étaient appelés à se prononcer par référendum. Un vote aux urnes donc sur une réforme constitutionnelle de la justice portée par la chef du gouvernement d'extrême droite. Ce projet mettait à mal l'indépendance de la justice du pays en modifiant son organisation et les modalités de désignation des magistrats.
C'est finalement le nom qui l'a emporté avec environ 53,7 % des suffrages contre 46,3 % pour le Oui. avec une participation record pour ce type de scrutin, plus de 59 %. Un résultat qui marque une défiance à l'égard du gouvernement de Mélonie.
Les Italiens ont tranché et nous respectons cette décision. Mais cela ne change rien à notre engagement de continuer avec sérieux et détermination à œuvrer pour le bien de la nation et à honorer le mandat qui nous a été confié, a déclaré Georgia Méloni sur X à la suite de ce scrutin. Et on termine ce récap avec l'actualité internationale.
Les bombardements israéliens se poursuivent en Iran et au Liban. Israël a annoncé son intention d'établir un contrôle militaire sur une large zone frontalière au sud du Liban. Une stratégie assumée par le ministre de la défense qui a déclaré ce mardi que les forces armées israéliennes entendent s'emparer d'une ligne de défense avancée.
En réponse, le Esbola a affirmé qu'il combattra pour empêcher Israël d'occuper le sud-liban. Selon le ministère libanais de la santé publique, 886 personnes ont été tuées et plus de 2140 personnes blessées en une vingtaine de jours de combat. s'ajoute à ce bilan 1 million de personnes déplacées au sein du pays.
Ce mardi, le secrétaire général de l'ONU a de nouveau appelé à une désescalade immédiate. "La guerre au Moyen-Orient doit cesser. La diplomatie doit prévaloir", a alerté Antonio Goutéress.
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Ah.
Raphaël Glucksmann