Olivier Faure : "Sébastien Lecornu à Matignon, c'est Emmanuel Macron à Matignon, c'est les mêmes."
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Olivier Fort. Bonjour Agath Lambré. Sébastien Lecornu, ministre des armées, un des plus proches du président, a donc été nommé premier ministre hier soir.
Vous allez nous dire ce que vous en pensez, vous qui avez presque désormais un droit de vie ou de mort sur le futur gouvernement. Êt-vous prêt à travailler avec lui, à intégrer son équipe ? Quelles sont vos lignes rouges ?
Mais d'abord Olivier Fort, vous ne serez pas premier ministre, on vous a claqué la porte au nez. C'est la douche froide ce matin. Non, ce n'est pas la douche froide.
La réalité c'est qu'il n'y a pas de surprise même s'il y a de l'incompréhension parce que les Français espéraient le changement et que au fond Sébastien le Cornu à Matignon, c'est Emmanuel Macron à Matignon, c'est les mêmes. Ils ont tout fait ensemble, ils ont tout entrepris ensemble depuis 8 ans. Sébastien Lecornu fait partie de ceux qui ont tout accompagné et donc il est difficile de croire que le changement puisse intervenir avec celui qui a au contraire tout endossé, tout accompagné, tout souhaité avec le chef de l'État.
Vous doutez d'un changement de politique. Mais d'abord Paul, il est exactement 19h1. Hier soir, vous êtes en plein bureau national du Parti socialiste.
Le chef de l'État vous appelle pendant exactement 12 minutes. Racontez-nous ce coup de fil si important. Bon, tout simplement, je crois que le chef de l'État avait à cœur d'appeler celui dont on avait dit qu'il pouvait être premier ministre et donc il a souhaité par politesse républicaine m'appeler et me dire que son choix se porterait comme les fois précédentes sur un homme qui appartient à ce fameux socle commun.
Et donc il m'a dit que ce ne serait effectivement pas un homme ou une femme de gauche et que ce serait Sébastien Lecornu qui selon lui réunissait les qualités pour avancer puisqu'on le présente désormais comme un grand négociateur. Oui. C'est comme ça qu'il a justifié sa nomination parce qu'il il a dû vous expliquer pourquoi ce choix.
Qu'est-ce qu'il vous dit et comment arriver sur le moment ? Oui, ce que vous ce que j'entends depuis ce matin sur les antennes, c'est-à-dire qu'il est présenté comme un négociateur, comme quelqu'un qui a une expérience politique et donc qui devrait être de capable de faire parler les uns et les autres. Mais je me souviens aussi que c'est ce qu'on a dit pour Michel Barnier.
On a dit que c'était un grand négociateur qui avait négocié le Brexit. Puis après, on a parlé de l' François Berou qui était un homme de dialogue et avec lui tout devait changer puisque ça faisait 40 ans qu'il se préparait à ça et puis on a vu le résultat. Donc aujourd'hui, j'entends les éléments de langage qui sont distribués.
Maintenant nous jugerons sur pièce. À propos d'éléments de langage. Donc vous parlez 12 minutes avec le chef de l'État puis vous rédigez immédiatement un communiqué du Parti socialiste dans lequel vous écrivez "Aucun socialiste ne participera".
Est-ce que c'est définitif ? Quelles sont les conditions pour que vous changiez d'avis ? Non, moi j'ai toujours refusé euh au cours des dernières semaines, je l'ai dit, moi je ne souhaite pas entretenir la moindre confusion entre le pouvoir actuel macroniste associé euh à LR et associé à LR, c'est-à-dire à Laurent Voquier, à Prun Rotaillot, à des gens qui ne font pas mystère de leur volonté de s'écarter progressivement de ce qu'était l'espace républicain pour rejoindre l'espace de l'extrême droite.
Et donc, je suis très inquiet sur la façon dont s'orient ce gouvernement. Il y a Attendez parce que ça n'a pas encore commencé ce gouvernement Sébastien Lecnu n'a pas encore donné sa feuille de route mais vous a priori d'emblé vous dites il y a aucun scénario où le Parti socialiste participe à l'équipe gouvernementale. Ah mais moi je ne crois pas un seul instant à cette en même temps à cette confusion tenue qui est en réalité la porte ouverte à l'extrême droite parce que moi je ne veux pas qu'à un moment quelconque on puisse considérer que la gauche et la droite c'est la même chose. différent et donc chacun présente son point de vue et ensuite ce que je défendais, je défendais l'idée très simple que il fallait un gouvernement qui propose et un parlement qui dispose donc avec cette idée extrêmement démocratique que les Français ont souhaité un parlement avec un équilibre tel que nous le connaissons aujourd'hui et qu'il fallait que le gouvernement s'adresse à ce parlement et vienne chercher à chaque fois des majorités d'idées.
Vous parlez de la droite et l'extrême droite, mais on apprend aussi que dans la nouvelle méthode vendue actuellement par l'Élysée, par Matignon, il y aurait des conversations avec par exemple les communistes en cours. Pourquoi il peut pas y avoir de négociations avec Olivier Fort du Parti socialiste ? Mais je n'ai pas dit que je ne discuterai pas.
Vous fermez la porte parce qu'il y aura la droite et l'extrême droite. Non, je vous dis simplement que vous me demandez si je veux participer à un gouvernement qui serait On a entendu que vous ne participeriez pas un gouvernement. En revanche, Olivier Fort, est-ce que vous êtes prêts ?
Est-ce que Emmanuel Macron a chargé Sébastien Lecnu de consulter d'abord les partis avant de former le gouvernement ? Est-ce que vous êtes prêt à discuter, à dialoguer avec Sébastien Lecornu ? Est-ce que vous irez à Matignon dans une démarche constructive ?
Moi, je ne refuse jamais la discussion. simplement, je le dis aussi nettement que je dis que j'irai discuter que si j'ai le sentiment que nous sommes baladés, que les Français sont baladés parce que au fond la seule chose qui m'intéresse ce matin, c'est de savoir comment nous allons répondre à ce mouvement qui est en cours, à ce mouvement qui viendra le 18 septembre à l'appel des grandes centrales centrales syndicales. Comment est-ce qu'on répondra aux angoisses de ce pays qui est un pays divisé d'une façon déprimé en burnout ?
Et donc comment est-ce qu'on fait pour leur répondre ? Si la réponse est une réponse qui est une réponse positive, et bien j'accompagnerai cette réponse. Si cette réponse est une réponse qui est la même que celle qui est formulée depuis 8 ans, alors je censurerai et donc nous irons vraisemblablement vers une dissolution.
Avant de parler de la dissolution dans quelques minutes, j'aimerais que nous écoutions ensemble Raphaël Gluxman qui veut un pacte de non censure. La seule manière de gouverner là, ce sera de ne pas faire ce qui a été fait les deux précédentes fois sans majorité. On est obligé de nouer des relations, il faut un pacte de non censure avec toutes les forces qui ont participé au front républicain.
Vous entendez ce que dit Raphaël Ousman ? On est obligé de noix des relations mais avec l'air avec les macronistes. Mais moi je ne veux pas être dans je vous le répète et je vous le répéterai aussi souvent qu'il le faudra.
Je ne veux pas la moindre confusion. Moi je souhaite que nous puissions parler du fond. Je ne veux pas un pacte, je ne veux pas une plateforme commune qui serait celle que qui nous amènerait à gouverner ensemble.
Nous ne gouvernerons pas ensemble. Ce que je dis, c'est que nous avons nous des exigences que nous avons déjà posé dès le mois d'août en expliquant ce que nous ferions nous-mêmes si nous étions demain à Matignon. Et en sur quoi repose-t-il ?
Il repose sur des idées simples. Nous ne pouvons pas avoir une trajectoire telle que l'avait imposé François Bérou qui est une trajectoire récessive et qui emmènerait le pays dans le mur parce qu'elle ferait elle diminuerait notre capacité à la croissance et qui au fond nous amènerait à mourir guéri peut-être sans déficit mais en fait sans activité non plus. On va parler de ligne rouge Olivier Fort dans le détail notamment sur le budget mais ce que vous nous dites c'est pas de de pacte de gouvernement mais pourquoi pas un accord de non censure sur le budget.
Mais on jugera au cas par cas. Moi je ne veux pas donner un chèque en blanc à un gouvernement dont je ne sais pas ce qu'il fera. Je ne sais pas ce qu'ils feront non dans le domaine budgétaire.
On va en parler mais pas censure a priori Olivier Fort vous n'allez pas censurer ce gouvernement. A priori vous lui donnez une chance vous avez je veux qu'on parle du fond. Je je ne sais pas ce qu'ils vont faire.
Je ne sais pas parce qu'il y a pas seulement la politique budgétaire, il y a aussi la politique en matière migratoire sécuritaire, en matière de logement, en matière de d'éducation. Que vont-ils faire ? Je ne veux pas donner un chèque en blanc à un gouvernement dont je ne sais rien.
Et donc euh ce que je jugerai, c'est ce que je jugerai, ce sera leur politique. Dire. Est-ce que ça veut dire que vous allez interdire à tout socialiste d'entrer dans un gouvernement le cornu ?
Ah mais je crois que aucun socialiste ne veut rentrer dans un gouvernement le cornu. Euh hier soir, il y avait un bureau national où toutes les sensibilités étaient représentées. Ce communiqué dont je vous avez parlé a été adopté à l'unanimité.
C'est donc la démonstration que nous sommes parfaitement raccord les uns et les autres sur cette option. Même pardon Agath, vas-y. Même parce que la question maintenant c'est la taxe sur les riches.
On va parler de la taxe hukman. Est-ce que si le gouvernement avance sur la taxe je le rappelle, une taxe de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros, est-ce que vous seriez prêt à entrer dans un gouvernement le cor ? Mais je vous l'ai dit, nous n'entrerons pas dans ce gouvernement.
Ce que je vous dis aussi, c'est que je veux discuter et comprendre ce que nous sommes capables de faire pour les Françaises et les Français. Et donc comment est-ce qu'on fait notamment pour avoir déjà un projet de budget qui épargne complètement les classes populaires et les classes moyennes ? Pourquoi ce projet était un projet condamné par une immense majorité de françaises et de Français ?
C'est parce qu'il venait prélever des économies non pas sur celles et ceux qui ont l'argent pour le faire mais pour celles et ceux qui ont déjà tant de mal à finir leur fin de mois. Et donc moi, je refuse toute forme euh de budget qui se qui irait chercher à prélever ses économies sur les malades, sur les chômeurs, sur les travailleurs, sur les jeunes, sur les retraités comme c'était le cas précédemment. Alors la taxe Zucman fait partie des réponses possibles parce que la taxe Zucman qu'est-ce qu'elle fait ?
Elle taxe des gens qui ont des revenus qui sont super enfin qui ont un patrimoine pardon qui est supérieur à 100 millions d'euros. Pardon en ils sont 1800 concernés en France. Est-ce qu'on peut pas avec des gens qui ont vu leur fortune doubler en 8 ans se poser la question de savoir si on peut pas prélever sur eux cet argent ?
Oui, on vous entend for et vous dites que ça fait partie des réponses possibles concrètement. Est-ce que vous dites ce sera la taxe Zucman telle qu'on la propose 2 % sur les patrimoines depuis 100 millions tel qu'elle ou alors on est prêt à envisager un autre type de taxe pour les plus riches ? Par exemple Raphaël Gluxman qui était pour aussi la taxe Zucman.
Il propose un impôt sur la fortune à un seuil élevé. Est-ce que ça pourrait être une alternative ? Mais on va parler technique 2 secondes.
Le problème de l'ISF tel qu'on l'a connu jusqu'ici, c'est que sur la fortune l'impôt sur la fortune, c'est qu'il touchait les pardon l'expression mais les petits riches. Vous aviez un un appartement à Paris, vous aviez acheté je sais pas 800 ou 900000 € et par les effets de la spéculation et cetera, votre appartement finit par coûter, je sais pas 1lion 2,2 1lion3 et vous rentriez dans l'ISF. Et donc on touchait en fait des gens qui avaient des petites fortunes, mais en revanche les très gros, ceux qui avaient un patrimoine supérieur à 100 millions d'euros, eux n'étaient pas touchés parce qu'en réalité par les les mécanismes d'optimisation et bien ils arrivaient à échapper cet impôt.
Donc je ne veux pas simplement d'un retour d'un impôt sur la fortune. Je veux qu'on touche je veux en fait je veux qu'on touche au à ceux qui ont un patrimoine important et qui aujourd'hui sont totalement délestés de ce fardeau fiscal. Comprenez bien que quand vous vous payez vos impôts, vous êtes à peu près entre vos cotisations sociales et votre impôt sur le revenu, votre TVA et cetera, vous payez environ 50 % de vos revenus.
Pour les ultra riches, c'est 27 %. Qui peut comprendre dans ce pays que plus on est riche, moins on est imposé ? Et donc moi, je veux évidemment l'inverse.
Mais qu'est-ce que vous demandez concrètement Olivier For ? Si c'est pas la taxe duman, quel type de taxe ? Alors, expliquez-nous quel seuil d'imposition.
Moi je vous ai dit la taxe si ils ont la capacité à inventer une autre taxe qui aurait les mêmes effets, je suis prêt à le regarder. Mais président la taxe du pendant les 12 minutes de conversation. Non, on a pas parlé de fond.
On a parlé, il m'a parlé, il m'a dit j'ai pris acte de sa décision. Que voulez-vous que je lui dise ? Je vais pas lui dire tu ne peux pas nommer ce saint le cornus, c'est forcément quelqu'un de gauche.
Et sa décision, il l'assume et il en est seul responsable. Je ne partage pas la responsabilité de cette nomination avec lui. Donc maintenant, ce que je veux, c'est que on puisse s'adresser aux Françaises et aux Français et leur dire voilà sur euh les économies, vous ne serez pas touchés.
En revanche, on ira prélever sur celles et ceux qui le peuvent. Nous avions proposé de revenir sur 2,9 milliards d'exonération de cotisation sociale patronale sur les 91 milliards qui leur sont accordés chaque année. Ben, je pense que ça se regarde.
Je pense que ils devraient peut-être même s'ils ne veulent pas euh passer par d'autres moyens, ils pourraient même augmenter. On pourrait encore augmenter c'est la fin de ces exonérations. On pourrait considérer qu'à partir de 1,88 SMIC qui a le seuil à partir duquel on considère qu'il y a des effets d'oben et que ça ne sert pas l'emploi.
Et bien on pourrait considérer partir de là on peut supprimer ces exagonérations. C'est à eux de dire maintenant ce qu'il prennent de ce que parler dans un instant justement quel compromis précisément vous pouvez nouer avec ce gouvernement. Quelles sont vos lignes rouges ?
Les concessions possibles mais tout de suite il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suignard. Des actions menées dès le petit matin dans plusieurs villes de France à l'appel du mouvement Bloquons tout contre les coupes budgétaires. Des manifestations en cours perturbe la circulation sur plusieurs axes.
La 10 dans les deux sens vers Poitier. La route M7 à hauteur de PH à Lyon. La circulation est aussi coupée en partie sur le périphérique Nantel à Roquate Sud de Rennes.
Également de premières interpellations ont été signalées dans l'agglomération parisienne. 75 au total. Un dossier que devra gérer tout de suite le nouveau premier ministre.
Sébastien Lecornu prend officiellement ses fonctions ce midi. Un proche d'Emmanuel Macron, la gauche a dénoncé dès hier soir une provocation. Aucun socialiste ne n voudra entrer dans un gouvernement.
Le Cornu assure sur France info le patron du Parti socialiste Olive Fort. La France insoumise annonce à l'instant que le parti va déposer une motion de censure à l'Assemblée nationale contre Sébastien Lecornu. L'aviation polonaise a abattu des drones au petit matin.
Des drones présents dans son espace aérien. Alors qu'au même moment, Moscou menait une attaque tout près dans l'ouest de l'Ukraine. La Pologne dénonce un acte d'agression et ce matin, le président ukrainien affirme qu'au moins huit drones d'attaque russes étaient dirigés vers la Pologne, pays membre de l'OTAN.
France info le 830 France info Agath Landr Paul Larouturou toujours avec Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste. Nous parlions des compromis que vous pourriez faire sur la taxe Zucman notamment. Sur quels autres sujets êtes-vous prêt à avancer sur le budget Paul ?
Et bien j'étais quement la question qui allait posé Olivier Fort sur quel autre sujet parce que vous avez effectivement le droit de vie et de mort là-dessus. Vous avez longuement évoqué la taxe duman. Vous avez pas de la CSG par exemple sur les retraites, la retraite à 62 ans, est-ce que vous pourriez faire un geste là-dessus ?
Vous la voulez, ils ne la veulent pas. Quelles sont vos ligne rouge à eux de faire le geste. En réalité tout le monde sait que les Français dans leur immense majorité ont demandé à ce qu'on revienne sur cette réforme borne.
Et donc effectivement, on verra ce que le gouvernement est prêt à faire. Est-ce qu'il est prêt dans un premier temps à suspendre comme nous l'avions demandé donc sur l'année 2000 ? C'estàd qu'on arrête tout de suite la réforme borne qu'on cherche ensuite qu'on donne un mandat aux partenaires sociaux non pas pour euh euh se poser la question de savoir ce qu'on fait, ce qu'on fait, ce qu'on fait pas et de ça, mais comment est-ce qu'on fait pour financer le retour à 62 ans ?
Et est-ce que c'est une ligne rouge ça pour vous ? Vous dites, il faut impérativement que la réforme à 64 ans soit remise sur la table. Qu'est-ce que vous attendez concrètement de Sébastien Lecnu ?
Où est-ce que vous êtes prêt à faire cette concession au Macronis à la droite vous dire elle a été votée à 64 ans, c'est comme ça, on revient pas dessus. At Lambré, elle n'a pas été voté. Oui, elle est passée en tout cas au Parlement.
Oui, enfin elle est passée au parlement, on l'a vu passer. C'est quand même le jeu démocratique. Olivier Fort, vous remettez pas en cause le fonctionnement du parlement des institutions.
Je remets pas en cause, mais enfin malgré tout, elle a été adoptée qu'un 493. Et ce que j'avais dit pour ma part, c'est que si nous avions été nommés avec un gouvernement du gauche et des écologistes euh ces jour-ci, et bien nous aurions renoncé au 493 pour permettre justement le jeu démocratique. Et comme vous n'avez pas été nommé, vous demandez à Sébastien Lacueu de renoncer au 493.
Et bien je lui demande de renoncer au 493 évidemment parce que ce serait là une démonstration que la méthode change si rien ne change et si on nous dit écoutez bon on va faire un petit effort on va vous faire allez de milliard sur les ultra riches et puis et cetera, mais on va continuer à ponctionner les retraités les malades, les chômeurs, les salariés et cetera. Bon ben alors en fait rien n'aura changé. Et donc moi ce que j'espère de ce gouvernement, de ce président, c'est qu'ils ont enfin compris quelque chose.
C'est que il faut rompre avec la politique qui a été menée depuis 8 ans. Si c'est pour nous dire que on continue comme avant, si il fallait que tout change pour que rien ne change, alors évidemment ça ne peut pas marcher et les mêmes causes produiiront les mêmes effets et donc nous censurerons ce gouvernement. Et est-ce que vous attendez au passage parce que Manuel Bompard, le leader, le coordinateur national de la France insommise vient de le demander que Sébastien Lecnus se soumette à un vote de confiance.
Non mais et moi je souhaite que en fait on ait un premier ministre qui vienne apporter des solutions et qu'on le juge sur les solutions qu'il apporte pas sur des lettres d'intention ou sur des grandes déclarations et cetera. Je on en a assez soupé de ces déclarations. En fait c'est très facile particulièrement un vote de confiance Olivier.
Moi ce que je souhaite c'est qu'il vienne dire à un moment voilà ce que j'offerai sur le budget ce que je ferai pour assurer la sécurité des Français. ce que je ferais pour assurer euh leur logement, assurer leur éducation, comment je ferais pour rompre avec ce que nous avons connu et qui a été quand même euh pardon mais enfin qui a été plus que contesté, qui a été dénoncé à plusieurs reprises l'an passé. Les élections européennes ont été un échec.
La dissolution a été un échec pour le chef de l'État et pour sa majorité. Et donc il y a une logique à ce que désormais ça change. Même en 2022, il n'avait pas obtenu une majorité absolue après l'élection présidentielle.
Le budget, vous êtes resté un peu vague, pardon, vous nous dites pourquoi pas une alternative à la taxe duman s'il y a une taxe sur les plus riches sur la retraite d' vous répondez pas vraiment. Je n'en vois pas en fait, je vous dis pour l'instant enfin je ne veux pas fermer la porte, je ne suis pas obtu. Donc euh ce que je veux dire c'est que si quelqu'un me fait la démonstration qu'il y a un autre moyen qu' taxe Zukman pour tenir le même rendement et taxer les mêmes et bien effectivement et éviter surtout que moi mon problème c'est pas de dire j'en veux aux ultra riches, je veux simplement qu'on épargne les Françaises et les Français modestes.
Je veux que les gens ordinaires n'aient pas à souffrir encore davantage de la politique de conduite. On a du mal Excusez-moi, monsieur F excusez-moi. On a du mal à comprendre on a du mal à comprendre ce matin.
Où sont vos lignes rouges pour ne pas voter la censure ? Ma ligne rouge, c'est que je ne veux pas que les Français ordinaires continuent à souffrir de politiques conduites. C'est ça ma ligne rouge.
C'est que je veux que les gens puissent vivre au mieux. Nous avons proposé dans notre contreprojet par exemple que avec la CSG nous ayons des taux différents selon les revenus. Pourquoi faire ? pour que les gens qui ont des revenus nets qui sont inférieurs à 1920 € par mois, c'estàd quasiment la moitié des Françaises et des Français et bien voit leur pouvoir d'achat augmenter.
C'était 900 € pour une maman qui élève seule ses enfants. C'était 1500 € pour un couple qui gagne 1920 € par pour l'homme et pour la femme. C'est évidemment un gain de pouvoir d'achat conséquent.
Voilà ce que je souhaite. Si on pouvait parler à nouveau des salaires, si on pouvait parler du SMIC, si on pouvait parler de tout ce qui fait que la vie des gens puisse changer. Moi, c'est ça que je souhaite et ce que j'ai entendu ce weekend, c'est que quand les gens m'interpellaient en me disant "Qu'est-ce qui va se passer ?
Est-ce que vous allez à Matignon ? Est-ce que tu leur et ils me disaient pas on a tellement envie que ce soit vous pour que ce soit vous ?" Il y avait des gens très sympathiques qui me disaient "Vous, on vous aime bien mais c'est pas ça qu'ils veulent.
Ce qu'ils veulent derrière, c'est que leur vie change. Et moi, ce que je veux ce matin à ce micro, c'est que leur vie change. Si leur vie change positivement, alors effectivement, il y a un chemin.
Si leur vie ne change pas, alors ce sera Non. Si vous vous savez que s'il y a pas d'accord avec Sébastien Lecornu, potentiellement le gouvernement tombera, il y aura une nouvelle dissolution. Vous êtes prêt ?
Disolution. Vous êtes prêt ? Même pas peur.
Mais c'est pas même pas peur. Front popul alors que vous avez 63 députés. Moi, je ne crois je ne crains pas le verdict des urnes.
Je ne crains pas les Françaises et les Français et j'irai devant eux en leur expliquant ce que j'ai souhaité de toutes mes forces et les raisons pour lesquelles nous avons revendiqué le pouvoir. Et ces raisons-l devront les amener à se poser la question de savoir s'il préfèrent continuer encore avec Sébastien Lecornu ou si il préfère avoir un gouvernement de gauche et écologiste qui leur permettent d'envisager aussi toutes les grandes transitions que nous devons envisager parce que en réalité Agath Lambré et Paul Laroutio, nous sommes dans une situation nous n'avons pas simplement besoin de faire en sorte que la dette se stabilise. Nous avons aussi besoin de réinvestir dans l'avenir, réinvestir dans la transition écologique, réinvestir dans l'éducation, la santé et tout ça.
Ça suppose effectivement de changer. Il faut une révolutionne. Il faut que ce gouvernement comprenne que la politique du russe allement ça ne pourra pas marcher et ce que nous devons faire maintenant c'est pas je ne sais pas si les coperniciennes mais il y en a qui veulent une révolution.
C'est ceux qui manifeste pour le 10 septembre aujourd'hui ce matin dans la matinale de Jérôme Chapui. Aurélien Boudon du syndicat solidaire était porte de Bagnolet vers 6h30 quand il a été écouté interrompu par un policier. Donc là je suis en ce moment en train d'être contrôlé par un un policier qui me m'intime de de me diriger contre un mur en ce moment même.
Voilà s'il vous plaît. Sur France monsieur. Je raccocher.
Je suis en direct sur France. Monsieur. Voilà.
Monsieur vous laissz accrocher tout de suite. Oui bien sûr. 80000 policiers et gendarmes sont mobilisés aussi à l'initiative du ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot.
C'est beaucoup. Est-ce que c'est trop ? Non, je sais pas.
Je ne sais pas ce que c'est beaucoup ou trop. Et ce que je souhaite, c'est qu'il n'y ait aucun débordement parce que je sais que il serait l'occasion pour ce gouvernement d'expliquer que c'est la Chianit et que donc il faut en revenir à des mesures autoritaires. Et je constate par exemple que la si la consigne était donnée à ce policier ce matin d'interrompre quelqu'un à votre micro, je trouve ça scandaleux parce que la réalité c'est que nous sommes en démocratie que le droit de manifester doit être préservé et le droit d'exprimer sa colère ou son exaspération, il doit être évidemment garanti.
Et ça n'est pas normal qu'un policier interdise à quelqu'un de répondre à un journaliste. Il les policiers étaient en train de faire des contrôles au début de ce rassemblement porte Bagnolet. Vous avez immédiatement dit que vous accompagniez ce mouvement du 10 septembre.
Qu'est-ce que ça signifie ? C'est ça, c'est une différence flagrante aussi avec les membres du socle commun. Ça signifie que vous soutenez les opérations chariot gratuit par exemple. euh rentrer dans les supermarchés et repartir sans payer, aller au restaurant et repartir sans payer.
Non, c'est ça la ligne d'un parti de gouvernement. Non, pas du tout. Je ne soutiens pas.
J'ai j'ai dit simplement que j'étais en empathie avec celles et ceux qui manifestent aujourd'hui leur colère ou leur exaspération. Mais je suis contre toute forme de débordement parce que je viens de vous le dire, tout ce qui relève de l'action de piraterie ou de débordements incontrôlés de violence euh et bien servira exclusivement le pouvoir qui voudra à ce moment-là refermer le couvercle et expliquera que c'est Bruno Rutaillot qui est le mieux placé pour maintenir l'ordre et que nous devons avoir une politique qui soit à la fois libérale et autoritaire. Exactement ce que je ne souhaite pas.
Tous les matins, nous finissons cet entretien avec la question qui a retrouvé sur les réseaux de France info ce matin ? La question qui casse le rêve. Olivier Fort, quand vous avez vu hier soir à 19h1 le nom d'Emmanuel Macron s'affiché sur votre téléphone, est-ce que vous avez cru qu'il allait essayer la gauche et que c'était votre moment à Matignon ?
Non. Non, parce que si ça avait été le cas, je pense queil m'aurait appelé bien avant et qu'il m'aurait dit "Prépare-toi, effectivement, je fais le saut vers la cohabitation et je l'accepte parce que j'ai enfin compris que je ne pouvais pas continuer à gouverner comme je l'ai fait depuis 8 ans." Donc, je savais que ma plan à cette heure-là, c'était simplement pour m'annoncer que ce serait un homme ou une femme de droite.
Et au fond, la rumeur avait déjà largement couru dans Paris et on savait déjà que ce serait Sébastien Lecnu. Même François Hollande vous soutenez pour Matignon, il faut le souligner. Est-ce que vous vous dites que vous avez raté la chance de votre vie ?
Au contraire, ça décuple, ça décuple votre volonté d'y arriver notamment en 2027. Mais je n'en ai jamais fait une affaire personnelle. Je sais bien que ça a été transformé en Olivier Fort et candidat pour Matignon.
J'ai à chaque fois répété la même chose. Je souhaite que celui ou celle qui sera appelé par le président qui vient qui appratient à ce sole gauche et écologiste et qui serait appelé pour devenir premier ministre disent oui. C'était une façon pour moi de dire que ça n'était pas une affaire personnelle.
Je souhaitais que ce soit au contraire une affaire collective. Je crois au collectif. Je crois à notre capacité aussi à changer de méthode, à changer tes dates d'esprit et à ne pas toujours faire de la politique une affaire qui serait une affaire singulière.
Je ne suis pas né en me disant que je serais un jour président, un jour premier ministre, un jour ministre. J'aurais pu 10 fois être ministre parce que on l'a proposé sans cesse et j'ai toujours refusé parce que je suis un homme de conviction. Je suis un homme de gauche et je crois à ce que je porte.
Et donc tant que ce ne sera pas ce que j'opporte qui sera au pouvoir, je ne participerai à rien. Voilà. Merci beaucoup for d'avoir répondu aux questions de France info.
Olivier Faure