Assistants parlementaires : Marine Le Pen nie l'existence d'un système de financement
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 19h4 sur Europe 1. Marine Le Pen était à nouveau auditionné aujourd'hui dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires du Front National. Chef de fil des députés Eren a dû répondre sur plusieurs cas assistant parlementaires payés par le Parlement européen mais soupçonné d'avoir en réalité travaillé pour le parti.
Bonsoir Alexandre Chavau. Bonsoir Pierre. Bonsoir à tous.
Vous êtes en direct pour Europ. Toute la stratégie de Marine Le Pen a consisté à nier l'existence d'un système de financement. dont elle aurait été à la tête.
Oui, absolument. Elle l'a dit et répété et cela revête une importance cruciale pour elle parce que cela ferait tomber l'accusation qui la présente comme la tête pensante de ce prétendu système. Alors, face aux questions précises de la présidente de la Cour d'appel, Marine Le Pen conteste, minimise, esquive, parfois avec une certaine habileté, parfois contre l'évidence comme sur le cas de Julien Odoule qui a avoué ne pas avoir travaillé pour sa députée de l'époque tout en étant rémunéré par le parti.
Il peut y avoir des cas particuliers, concert-ell, mais je trouve injuste de juger l'ensemble des situations en même temps. En fin d'audition, l'avocat de Marine Le Pen, maître Boselu, égraine un à un les noms d'une dizaine d'assistants parlementaires de l'époque. "Les connaissez-vous ?" demande-t-il à sa cliente qui répond par la négative.
L'objectif ? démontré qu'elle a laissé aux eurodéputés de son parti une totale liberté dans le recrutement de leurs assistants et donc qu'elle n'a pas pu organiser un quelconque système pour financer le FN avec l'argent du Parlement européen. Le face-face avec la présidente est intense.
Une bataille rhtorique, technique, rugueuse et comme en première instance, une vraie confrontation de points de vue sur le fond de l'affaire. Merci Alexandre Chavau en direct de la cour d'appel de Paris pour Europe.
Marine Le Pen