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interviewBFM TV (sur YouTube)· 7 mars 2026 90 min

Coût de la vie, campagne violente... Revivez l'intégralité du débat pour les municipales à Nice

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sous Sous-titrage Société Radio La Nice était initialement prévu lundi soir dernier, mais en raison de l'actualité au Moyen-Orient. BFM TV a pris la décision de le décaler à ce soir et merci aux candidats, à tous les candidats d'avoir accepté et de répondre présent ce soir. Situation, on le disait, vous le suivez minute par minute sur l'antenne de BFM TV encore très tendue au Moyen-Orient, fortes explosions encore entendues ce soir à Téhéran.

Nous allons d'ailleurs interroger les candidats sur les conséquences de ce conflit, conséquence notamment pour nos ressortissants bloqués sur place. Jamais, jamais une élection à Nice n'avait suscité autant d'intérêt, de mémoire de niçois, jamais un scrutin n'aura été C'est autant disputé dans un climat de tension, de brutalité aussi rarement atteint. On l'abordera évidemment dans cette campagne avec donc, je le disais aussi, quatre candidats face à nous ce soir.

Bonsoir Eric Ciotti. Bonsoir. Merci d'être là. candidat UDR, soutenu par le Rassemblement National et par Ecologie au Centre.

Bonsoir Mireille Damiano. Bonsoir. Bonsoir à vous.

Vous êtes la candidate du Mouvement citoyen Viva, soutenue par la France insoumise juliette chenel leroux bonsoir à vous vous êtes la candidate écologiste soutenue par la gauche unie le parti socialiste le parti communiste et les écologistes bonsoir christian estrosi bonsoir vous êtes on ne vous présente plus le maire sortant de la ville de Nice vous briguez un quatrième mandat candidat horizon soutenu par les républicains et je le rappelle pour être tout à fait complète à nos téléspectateurs il y a à Nice trois autres candidats Estelle Jacquet pour Lutte Ouvrière, Cédric Vela pour Reconquête et Céline Forgenel pour Nice Démocratie Directe. Pardonnez-moi à mes côtés ce soir pour animer ce débat, mes partenaires. Laurie Canac pour BFM News.

Bonsoir Lory. Bonsoir Marie, bonsoir à tous. Et Nicolas Galib.

Bonsoir Nicolas. Bonsoir Marie, bonsoir à tous. Rédacteur en chef à Nice matin.

Pour être complète également, Yves Tréhard nous rejoindra à la fin de cette émission pour tirer les enseignements. Il vous écoute en régie et sera très attentif à vos échanges. Je précise les règles du jeu, tout a été évidemment respecté, strict égalité du temps de parole, j'ai le compteur sous les yeux et je vous interromperai si le temps déborde. que les ordres de passage également, d'intervention, de placement ont été tirés au sort.

Il s'agit bien sûr d'un débat et vous êtes invité à répondre et à vous interpeller également. Voilà pour les règles du jeu posé. Mais avant cela, vous avez chacun le droit à une minute d'introduction.

Et c'est vous, bonsoir, rebonsoir Mireille Damiano, que le tirage au sort a désigné pour démarrer. C'est à vous, bonsoir. Merci de votre accueil et bonsoir également.

Je suis née à Nice d'un grand-père italien. J'ai fait mes études à Nice, j'y exerce depuis 40 ans en qualité d'avocate et syndicalement engagée. Et vous avez parlé de la promenade des Anglais, effectivement, derrière Nice et sa carte postale.

On a une personne sur cinq qui vit en dessous du seuil de pauvreté. On a 1 200 personnes à la rue la nuit, dont des enfants. On a 28 000 familles qui attendent un logement on a des loyers qui explosent et une gestion opaque et autocratique monsieur est rosy je vous dis responsable de cette situation parce que le fruit de choix politiques qui ont façonné la ville et générer des inégalités et une grande précarité.

Quant à M. Ciotti, le département est en charge de l'action sociale et l'inaction est criante. La colère qui est la mienne est une colère qui est partagée par toutes celles et ceux que nous rencontrons et qui nous disent qu'il faut que ça cesse.

Le moment est grave, vous l'avez rappelé, cinquième ville de France qui risque de passer à l'extrême droite, liberticide, ultra-libérale et xénophobe. Pour faire face à l'un et à l'autre, c'est ce combat qu'on porte avec force et conviction, avec Nice Front Populaire pour une ville plus juste, solidaire et apaisée au travers d'un programme qui est ambitieux et qui est fidèle au nouveau Front Populaire. Merci Mireille Damiano, c'est désormais à Juliette Chanel Leroux de prendre la parole.

Une minute, pas plus parce que Mireille Damiano a décalé de quelques secondes. Oui bonsoir, merci pour ce débat. Je tiens à me présenter.

Je suis Juliette Chanel Leroux, je suis ingénieure. J'ai travaillé toute ma carrière dans l'industrie locale, d'abord à Texas Instruments et puis dans l'aérospatial. Et je mène aujourd'hui la liste d'opposition face à Christian Estrosi, une en position écologiste.

Moi j'aime Nice, j'aime sa beauté, j'aime sa lumière, j'aime ses habitants et la diversité des habitants et des quartiers mais je connais l'envers de la carte postale et le quotidien des niçois le coût de la vie qui a explosé les logements qui coûte trop cher et puis la pollution qui tue 500 personnes par an et les surtout les affaires les affaires qui dégradent l'image et qui dégrade les finances de la ville et pourtant voilà deux mois que ces deux adversaires de droite que nous avons ici, M. Estrosi et M. Ciotti, s'envoient des invectives et c'est les Niçois qui en pâtissent parce qu'ils ne comprennent pas cette façon de faire de la politique.

On ne peut pas s'envoyer des noms d'oiseaux, on ne peut pas faire un tel traitement de campagne politique et moi j'aimerais ce soir que tout le monde s'engage à échanger de façon apaisée et sereine parce que les Niçois n'ont pas besoin de querelle d'égo, ils ont besoin qu'on parle de leur quotidien et de notre projet. Et donc je suis fière de proposer une alternative à cette guerre fratricide avec l'union de la gauche et des Et on reviendra dans ce débat sur tous ces points, c'est à vous désormais Christian Estrosi. D'abord je vous remercie d'organiser ce débat à Nice, c'est une grande chaîne nationale, BFM TV qui a pris cette initiative donc je dis bonsoir à la France et avec les Niçois nous sommes heureux de vous recevoir.

Cette ville que j'ai voulu transformer tout en lui gardant son authenticité, tout en lui conservant son l'identité ici au bord de la méditerranée qui est reconnue sur la scène nationale et internationale comme un phare qui une croissance économique qui est constante puis je veux dire que je regrette aussi après avoir mené trois mandats où j'ai toujours essayé apporter la considération de la hauteur de vue dans notre cité du respect à son égard et de la dignité et bien que nous nous retrouvions pour la première fois dans une campagne qui nous ramène à des manipulations de la délation à des atteintes personnelles qui me paraissent c'est extrêmement grave et c'est pour cela que je souhaite que ce débat nous permette de nous tourner vraiment vers les projets d'avenir de notre cité pour qu'elle aille encore au-delà de là où je l'ai conduite ces dernières années. Merci Christian Estrosiere. Xioti, c'est à vous pour cette minute d'introduction.

Merci, merci d'organiser ce débat. Le débat en démocratie, c'est le moment clé, c'est le moment essentiel, c'est le moment où l'on peut confronter les projets, j'espère que c'est ce que nous allons faire ce soir. Moi je porte un projet d'espérance pour Nice, un projet d'alternance d'abord parce que le système en place qu incarne le maire sortant depuis 18 ans, depuis 43 ans même de présence au conseil municipal, depuis 1983, est un système qui aujourd'hui gouverne par la division, par la peur, par quelque part une forme d'emprise sur la ville.

Aujourd'hui beaucoup de Niçois, beaucoup de fonctionnaires municipaux, notamment, espèrent, aspirent à une forme de libération. Et cette campagne est pour eux un moment de vérité. Et je veux que cette campagne soit tournée vers la sincérité, vers la vérité et vers la fidélité à des convictions que j'ai toujours portées.

Alors oui, je veux un projet positif, un projet heureux qui change le destin de Nice demain. Et durant tout ce débat, nous débattrons effectivement...

Vous débattrez ensemble de de vos projets concrets. Mais d'abord, je le disais aussi, conséquences en cascade, il y a une semaine, jour pour jour, les Américains, les Israéliens décidaient d'attaquer l l'Iran. La question qu'il se pose aujourd'hui, c'est aussi pour nos ressortissants, nos ressortissants français qui, pour un très grand nombre d'entre eux, se trouvaient soit en transit dans la zone, soit en vacances sur place.

Je pense notamment à Dubaï. Christian Estrosi, c'est une première question que nous vous posons ce soir. Est-ce que vous avez et vous savez combien de Niçois sont encore bloqués sur place et que fait la ville peut-être pour aider à leur rapatriement Merci pour cette question.

Effectivement nous avons près de 350 à 400 ressortissants qui se trouvent ou à Dubaï, qui se trouvent aussi à Tel Aviv, à Ben Gurion et qui sont coincés Et je crois que Nice, sous mon impulsion, est la seule ville de France à avoir mis en place une cellule de crise qui communique et avec eux et avec le Quai d'Orsay pour pouvoir programmé sur les vols qui, de temps en temps, sur les 10, 15 premiers jours pourraient avoir l'espoir de décoller, que nous puissions les prendre en charge. Et en tout cas, nous les suivons avec les consulats, avec les ambassades sur le terrain à travers cette cellule de crise. En plus du fil d'Ariane mis en place par le ministère des Affaires étrangères ?

Oui, nous sommes d'ailleurs dans des relations de travail avec eux très étroites et cette cellule de travail communique tout toute la journée et même jour et nuit avec eux et avec nos ressortissants. Juliette Fanel-Leroux, sur le rôle de la France au début de ses frappes, Emmanuel Macron avait déclaré que la France n'avait été ni prévenue, ni informée, ni partie prenante de ses frappes. Maintenant, elle estime que c'est de sa responsabilité de prendre sa part.

Est-ce que nous avons réagi trop tard ? Et est-ce que la position du président Macron est la bonne désormais ? Moi j'ai une pensée d'abord pour les iraniennes et les iraniens, le peuple civil, les libanais et puis les habitants d'Israël et tous les habitants du Golfe qui sont sous les bombes.

Et quand on piétille le droit international, c'est compliqué de défendre le fait d installer la démocratie. D'ailleurs, on l'a vu en Irak, on l'a vu en Libye. La démocratie ne s'installe pas après le chaos.

Donc je trouve que ça a été une très mauvaise entrée en matière et ce n'est pas comme ça qu'on va installer et libérer les l'Iraniennes et les Iraniens. Et je pense aux Niçois. Les Niçois, eux, vont avoir un impact aussi très concret qui va être l'impact sur le coût du carburant, l'impact sur le coût du gaz alors que le pouvoir d'achat est déjà un sujet crucial.

Mireille Damiano, avez-vous le sentiment que là on se dirige vers une crise humanitaire et est-ce que Nice devrait avoir un rôle dans l'accueil de potentiels réfugiés ? Je pense notamment aux Libanais. Écoutez, on vit effectivement une situation qui est particulièrement inquiétante parce qu'il y a un embrasement qui est phénoménal en quelques jours seulement.

Vous parliez tout à l'heure, cependant, de la position du président Macron. Un petit mot quand même en réaction parce que moi, je suis extrêmement attachée au droit international, au respect du droit international et droit international humanitaire. Effectivement, ce sont les populations civiles qui sont au premier plans, tant en Iran où ils ont déjà fait l'objet d'ailleurs d'une répression sanglante en janvier dernier mais aussi au Liban et dans tout le Golfe.

Donc une pensée pour la communauté iranienne ici, dont on peut effectivement penser qu'il faut l'aider peut-être à avoir des nouvelles ou à peut-être être rapatrié. Pour exemple, moi j'ai un confrère qui est malheureusement retenu à Téhéran, un autre à Dubaï, donc nous Nous sommes effectivement inquiets. Cependant, j'aurais souhaité vraiment qu'il y ait une condamnation forte de ce type d'intervention qui broie effectivement le droit international, qui sont des crimes contre la sauvegarde de notre sécurité.

Et pour vous, les condamnations n'ont pas été au niveau ? Mais juste pour reprendre la question de Laurie, est-ce que si un pont aérien, peut-être avec le Liban, pour accueillir des Libanais, se mettait en place...

Je suis la première à travailler sur l'immigration et sur l'accueil des migrants, dont je pense toujours qu'il faut qu'ils soient le plus égalitaire possible. Nous avions d'ailleurs fait ce genre de remarques lorsque l'on traitait peut-être nos amis ukrainiens un petit peu différemment des autres et on avait relevé le fait qu'il faut accueillir et accueillir extrêmement largement, bien entendu. J'ajoute cependant que, comme le disait ma collègue, effectivement ce n'est pas avec des coups de forces qu'on fait de l'autodétermination des peuples.

Et ayons en mémoire, effectivement, l'Afghanistan, le Liban, pardon le Liban, l'Irak et la Libye. Ce sont des points qu'il faut avoir en Éric Ciotti, sur l'accueil de réfugiés, peut-être un mot là-dessus. Et puis sur les conséquences aussi sécuritaires sur notre territoire.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, que vous connaissez bien, a dit qu'il n'y avait pas de menaces connu, mais la vigilance était très grande. Est-ce qu'aujourd'hui vous craignez une attaque possible alors qu'on parle d'une ville à Nice qui a connu dans sa chair le terrorisme ? On serait Il y aura dix ans cette année que la promenade des anglais était touchée faisant près de 90 victimes.

Est-ce que vous craignez une attaque peut-être prochainement ? La menace est permanente nous sommes toujours dans le degré maximale de vigilance pour nos forces de sécurité qui sont remarquables et je les salue notamment nos services de renseignement. Nous savons bien que le risque zéro n'existe jamais mais encore plus dans cette période où l'Iran, ce régime terrifiant qui gouverne par la mort, par la terreur, par le terrorisme peut porter le combat sur le territoire des démocraties.

Moi je pense ce soir au peuple iranien, ce peuple magnifique issu de cette civilisation perse qui a éclairé le monde et qui veut et qui doit se libérer. Et d'ailleurs, cette semaine j'ai pris une initiative pour que demain, s'il est les Niçois et les Niçois me font confiance, nous portions le nom de Masha Amini dans une artère principale de Nice, cette femme qui a subi et qui a subi par la mort, par la torture et qui incarne le symbole de l'émancipation et de la liberté. Nous pensons à tous ces hommes et ces femmes qui luttent et j'espère que le régime des Mola va tomber le plus vite possible.

À ce moment de l'émission, j'aimerais qu'on aborde avant de développer les thématiques qui sont chères au Niçois, la vie du quotidien. Et c'est prégnant Christian Estrosi. Oui, vous m avait interrogé sur les conditions de cette cellule que nous mettions en place pour accueillir nos ressortissants et les faire rapatrier.

Mais lorsque nous voyons l L'horreur que vivent les manifestants qui ont ce courage extraordinaire. Que le guide suprême soit tombé, nous ne pouvons que nous en réjouir. Et en même temps, nous voyons les conséquences que ce conflit Il y a, pour nos propres concitoyens qui souffrent du pouvoir d'achat aujourd'hui, avec la montée du gaz, du pétrole, de l'électricité, je pense que la France doit être extrêmement vigilante et nous devons l'être.

Nous, collectivités, avec eux pour que nos concitoyens perdent le moins de pouvoir d'achat possible en conséquence du conflit qui se déroule au Moyen-Orient. Avertissement que vous lancez donc au gouvernement sans doute. Je le disais avant d'en venir et développer les différentes thématiques.

Nous aimerions ce soir avec Laurie, avec Nicolas s'arrêter sur cette campagne, l'ambiance de cette campagne dans vos introductions d'ailleurs beaucoup d'entre vous en ont parlé une campagne des municipales à Nice qui sans doute n'aura jamais été aussi sale, violente avec des coups bas à tous les niveaux Laurie, avec un dernier événement en acte qui a marqué les esprits. Oui et qui fait énormément parler c'était vendredi 27 février une tête de cochon a été retrouvé devant votre domicile, Christian Estrosi avec aussi une affiche sur laquelle vous étiez et une étoile de David était également dessinée. Dans cette affaire deux personnes viennent d'être mises en examen il y aurait 4 à 5 personnes impliquées.

Vous dénoncez une barbouserie, Christian Estrosi, pourquoi ? C'est clair il s'agit d'une barbouserie et lorsque nous sommes rentrés avec mon épouse et que nous avons vu cela sur notre portail, je peux vous dire que le choc a été extrêmement violent. Et lorsque un des individus a été interpellé, je remercie l'enquête menée par le procureur de la République, par la police judiciaire alors qu'il tentait de rentrer en contact avec moi, je veux saluer leur interpellation.

Pourquoi une barbouzerie ? Que dessale ce terme ? Nous voyons bien que nous sommes d'après les déclarations du procureur de la République.

Car moi, je veux d'abord faire confiance à la justice qui, à un moment, dira toute la vérité sur cette affaire. Dans un temps de campagne où nous voyons tant de manipulation, nous voyons ce qui est dit sur des tentatives d'infiltration de nos équipes. Donc je veux faire confiance à la justice et il y aura un temps où la justice dira la vérité qui pourrait être révélatrice d'un certain nombre de choses intéressantes.

Sur cette affaire Christian Estrosi, comment vous expliquez les dizaines de coups de fil entre l'une de vos collaboratrices et l'un des interpellés ? Est-ce que vous connaissez la nature de ces échanges, ces informations que ni ce matin a pu vérifier ? Ce sont des sources policières dont j'ai pris connaissance et je veux dire à ma collaboratrice toute la confiance que j'ai en elle.

Nous avons des centaines de gens qui se précipitent vers nos permanences pour dire nous voulons vous prêter service, nous voulons vous aider sur vos réseaux sociaux. Il y a parmi celles-là, il se trouve une tentative de tout évidence qui a été opérée auprès de celle ci et je veux vraiment la remercier de la manière dont elle a été un témoin qui sans doute contribuera aussi à ce que que la vérité et toute la vérité soit dite et soit faite par la justice de notre pays. Éric Ciotti, vous avez réagi quand cette tête de cochon a été découverte, appuyant votre soutien à votre adversaire, mais depuis hier soir et les révélations des enquêteurs vous ne vous êtes pas exprimé hier soir christian escrozy publié un communiqué dans lesquels dans lequel il concluait avec ses questions s'agit-il d'une mafia organisée d'une ingérence en provenance d'un pays étranger ou d'opposants capables du pire vous êtes vous senti visé par christian estrosi par ces mots d'abord je veux condamner cet acte qui est ignoble et qui est abominable et je l'ai fait dès la première seconde christian estrosi est en campagne il fait de la politique j'ai lu la presse j'ai lu ni ce matin j'ai lu le parisien qui manifestement avait des sources d informations vous oubliez en tout cas la presse a émis une autre hypothèse celle d'une manipulation celle d'une manipulation qui ressemblerait rappelez-vous pour les plus anciens à l'attentat de l observatoire en pleine campagne électorale donc moi qu'est-ce que vous sous-entendez pardonnez-moi juste aujourd'hui ce n'est ni l'équipe de campagne de madame chenel ni celle de madame damiano ni la mienne qui était en contact selon les informations de ni ce matin vous venez de le rappeler avec un des mises en cause donc c'est à la justice de travailler il ya une information judiciaire je fais confiance à la justice mais à attention aux manipulations et je le dis il ya une présomption d'innocence et moi je porte pour christian estrosi dans cette affaire un sentiment de présomption d'innocence dans cette affaire comme toutes les autres qui le concerne et je précise juste toujours sur les informations de nice matin que les enquêteurs sont très très prudents sur le scénario et les possibles commanditaires ne privilégie à ce stade aucune aucune thèse, aucune n'est exclue mais aucune n'est...

Moi je l'ai dit ce matin qui est un journal de référence Si vous me permettez La première c'est que je m'étonne quand même un peu. Il s'agit d'une enquête et j'apprends qu'on a connaissance d'éléments d'enquête. Bon, on en pensera ce qu'on en voudra, mais c'est quand même assez particulier.

Ce que j'ai fait remarquer...

Est-ce que l'avocat y parle ? Tout à fait. Et ce que j'ai fait remarquer quand même par rapport à cette campagne, et je le redis ici, c'est que ce type d'altercation abîme considérablement la démocratie.

Mais elle l'abîme à tel point que les gens que nous rencontrons se demande effectivement pourquoi et comment et s'ils vont aller voter parce que est-ce que ce spectacle là n'abîme pas tous les politiques et nous qui faisons de la politique autrement on ne peut pas entendre cela Juliette Chenel-Leroux, du coup on a envie de vous poser cette question, est-ce qu'elle vous rend fière cette campagne ? Ah non la campagne a très mal démarré, moi j'espère que la dernière semaine va relever un peu le débat, il y a eu trop d'invectives. C'était sale.

Et ce qui est arrivé avec la tête des cochons est épouvantable. Ce qui arrive avec les affiches qui sont déchirées, avec des sigles insultants n'est pas glorieux non plus. On n'avait pas vu ça dans les dernières élections, jusqu'à présent il y avait une certaine dignité.

Qui vous empêche peut-être aussi du parler du fonds, ce qui sera l'occasion ce soir Comme le disait Mme Damiano, c'est compliqué, même quand on parle avec les citoyens, de leur expliquer que la politique, ça n'est pas ça, ça n'est pas ce spectacle. Christian Estrosi, on a quand même envie de vous entendre et répondre à Éric L'attentat de l'Observatoire, manipulation, tout ça être entre les lignes, mais des accusations qui vous visent aussi. Lorsque j'entends ces propos d'Éric Ciotti, je suis une victime de manipulations, de tentatives d'infiltration, de déstabilisation qui fait suite à une campagne de violence de la part des équipes de M.

Ciotti « J'étais malade, j'avais des membres de ma famille qui pouvaient être mis en cause sur ceci ou sur cela. J'ai reçu des menaces et des violences de toutes parts. De ce côté-là, je le dis très clairement, l'ultra-droite de M.

Pierre-Edouard Sterrin qui parmi elle a des gens qui sont engagés dans la xénophobie, qui sont engagés dans l l'antisémitisme, dans le racisme, dans la cybercriminalité. Un grand nombre de journaux ont raconté... – M.

Estrosi, vous dites de ce côté-là, vous ne nommez pas M. Ciotti. – M.

Ciotti a été au cœur d'un certain nombre d'articles dans l'organisation dont je vous fais part, qui a aussi diffusé des sondages financés par cette organisation-là, et donc j'ai toutes les raisons de m'étonner de la manière dont M. Ciotti réagit ce soir. Éric Ciotti ?

Écoutez, M. Estrosi est adepte du contrefeu dès qu'il a une difficultés, rappelez-vous l'année dernière c'était l'abordage d'un bateau de croisière un peu ridicule après un épisode judiciaire et puis il y a eu et je suis heureux que Christian Estrosi soit en bonne forme, personne n'en a douté. Je le connais mieux quiconque et je sais qu'il est en bonne forme et je m'en réjouis et je lui souhaite pour longtemps.

Et il y a eu, après la révélation d'un nouveau scandale sur touchant ses collaborateurs, aussi sur l'achat de masques pendant le Covid, potentiellement avec un détournement très grave. Il y a eu un nouveau contre-feu. Monsieur Sterrin, c'est ridicule.

Monsieur Sterrin n'a rien à voir avec cette campagne, mais je veux dire à monsieur Estrosi, il a participé à quelques mètres d'ici, rue Masté, à l'inauguration d'une structure de jeu qui a été financée par le fonds de monsieur Sterrin. Donc il participe sans doute lui aussi à ces dérives de l'ultra-droite. Soyons sérieux, parlons des projets, parlons des Niçois et arrêtons avec les contrefeux.

La campagne, chacun aura son opinion mais c'est la première fois qu'il y a un vrai enjeu depuis 18 ans. Elle est disputée, c'est peut-être normal, c'est la démocratie. La mairie n'appartient pas à un système.

Monsieur Estrosi a dit hier dans une réunion « On ne me piquera pas la mairie et Ciotti ne gagnera pas. Mais c'est au Niçois de décider. La mairie, M.

Estrosi, elle ne vous appartient pas. Elle n'est pas votre propriété. L'argent des Niçois... — Si on pouvait parler du fonds, ça ne vous appartient pas. — On va regarder ce qu'on allait à dire parce que si on parle éthique, On va dire ce qu'on allait dire parce que si on parle éthique, je pense quand même que, que ça soit sur ma droite ou sur ma gauche, peut-être qu'il y aurait beaucoup à dire, y compris pour M.

Ciotti, d'ailleurs. — Alors ça a été comme ça toute la campagne des deux côtés, je le précise. Il n'y a pas un camp plus que l'autre qui a retenu... — Oui, les torts sont partagés là-dessus. — Vous savez qu'il y a de grosses affaires qui, aujourd'hui, font l'objet d'enquêtes à l'égard de M.

Ciotti. Il y a des choses que je ne laisserai pas dire. Moi qui ai toujours veillé à ce que Nice ait une image d l'intégrité la plus absolue. — On est en train d'illustrer ce qu'on a dit dans le propos introductif. — Mme Damiano disait 17 à 4.

Vous êtes impliquée dans 17 affaires judiciaires, M. Estrosi. — 17 affaires judiciaires.

Il n'y a qu'une seule personne qui, pour l'heure, soit condamnée. Dissez votre binôme, Mme la députée d'Internis. Et vous êtes vous-même provoqués devant le tribunal correctionnel de Nice le 9 mars prochain. — Pour diffamation avec l'utilisation de fonds publics, la protection fonctionnelle...

Et d'ailleurs, je veux... — Nous verrons la suite qui sera donnée à tout cela. — Est-ce qu'on peut avancer, messieurs ?

Est-ce qu'on peut ne pas vivre ce que nous avons vécu lors du débat de France 3, s'il vous plaît ? — Vous avez raison. Et on va... — Je veux dire que vous ne sortirez pas blanc-bleu de cette affaire. — Juste une question à mesdames Damiano et Chanel Leroux.

Quand vous voyez cet cet affrontement qui a été le cas, l'affrontement de ce type-là, toute la campagne. Vous avez mené une campagne plutôt sur le fond, loin des attaques. Qu'est-ce que vous craignez ?

L'abstention, le fait que les Les électeurs se détournent, les vôtres aussi se disent...

C'est très exactement ce que j'indiquais tout à l'heure. C'est effectivement le jeu de l'abstention. Mais ce qui est le plus grave dans tout cela, c'est que les personnes les plus vulnérables, qui ont le plus besoins et qui ont envie de changer, c'est précisément ceux-là qui viennent en difficulté et qui peut-être n'iront pas voter par ce qu'ils entendent et ce qu'ils voient.

Voilà pourquoi je parlais de démocratie abîmée. Sur ce point aussi également, parce que vous êtes très en retard sur le temps de parole. Ce que je vois c'est qu'on est sur une scène nationale ici, on est sur une télévision nationale et encore une fois c'est l'image de Nice qui est abîmée par ce jeu de politique, politicien qui est terrible parce que moi je suis fière de ma ville, j'aime cette ville de Nice que j'habite depuis plus de 40 ans et je trouve que l'image qui m'en revient est terriblement abîmée et je pense que les Niçois ont envie qu'on admire leur ville et qu'on l'aime comme moi je l'aime.

Christian Estrosi, peut-être encore une fois pardonnez -moi d'y revenir mais par l'attentat et l image de l'attentat de l'observatoire vous accuse d'une mise en scène. Eric Ciotti ce soir vous accuse d'une mise en scène. Non, j'y ai répondu très clairement et ce sera à la justice de dire la vérité et je vous disais que dans cette succession de ce que les équipes de monsieur Ciottier lui-même nous font subir, là où j'ai toujours essayé de gagner et de faire gagner de la dignité, de la reconnaissance à notre cité qui aujourd'hui codait une situation de croissance incroyable, je ne la laisserai pas abîmée par cette ultra droite telle qu'elle était désignée par le Conseil d'Etat.

A tous peut-être pour terminer ce chapitre, vous attendiez-vous à une campagne aussi violente ? Et je parle sous votre contrôle. Nicolas qui suivait au quotidien, aussi sale.

Franchement quand on vous entend ce soir, vous accusez de manière assez violente. Oui je m'y attendais. Oui je m'y attendais parce que je siège au conseil métropolitain.

Au conseil métropolitain, on voit les deux équipes qui se vilipendent constamment avec des menaces. On vous retire à une vice-présidence, on vous met un procès dans les dents. C'est terrible cette façon de faire de la politique parce qu'en attendant les projets ne se font pas dans les...

Madame Cheney, qui dépose des articles 40 ? L'article 40 est une obligation légale si on décèle un problème. On a fait 23 articles 40, vous avez raison.

Nous avons déposé 24 articles 40 et il y a eu 12 enquêtes de parquet national financier. Et avec quels résultats ? Les enquêtes sont en cours, ce n'est pas terminé.

Sur les 40, à chaque fois, elles tombent au bout d'un an, deux ans, trois ans et elles tombent les unes derrière les autres. Je prends l'exemple du circuit du Castellet. Le circuit du Castellet, alors là, ce n'est pas M.

Ciotti qui nous a soutenus dans ce sujet-là. Le circuit du Castellet, il a été voté par les amis de M. Ciotti à la métropole et il a été porté par vous, Mme Datorny a voté le circuit du Castellet pendant 6 ans, ça a coûté 15 millions d'euros.

C'est le soutien financier au Grand Prix de France dans le Var. Mme Chenel, c'est inexact, je me permets de vous le dire et le département lorsque je le présidais Charles en Genésie n'a jamais soutenu ce financement scandaleux du Grand Prix du Castellet. Le Grand Prix du Castellet, c'est 15 millions d'euros de subventions de la métropole. 15 millions d'euros de gâchets d'argent qui aurait pu servir à des équipements sportifs de proximité. 35 millions d'euros qui vont être sans doute mobilisés pour boucher le trou qui a été fait, donc vous avez raison, je partage.

Une affaire n'est pas terminée. Je veux, si vous le permettez, rajouter un engagement parce que ce qui m'importe, c'est l l'avenir. Moi, j'ai pris un engagement parce que dans ces affaires et notamment dans les affaires de diffamation, vous avez multiplié les procédures contre vos opposants, contre les collègues de Mme Chesnel-Leroux, contre M.

Picard, contre Mme Dentorni, contre moi. Chaque fois, les avocats sont payés par de l'argent public. Moi, j'ai pris un engagement.

Je n'utiliserai jamais la protection fonctionnelle contre mes opposants. Je le dis très clairement. Le bâtonnier Patrick Ledonne sera adjoint en charge de l'éthique et j'ai pris un autre engagement.

Jamais de mission de conseil, contrairement au maire sortant avec des rémunérations inédites par leur ampleur de plus d'un million d'euros en 2024 et jamais d'honoraires, de conseils et jamais de frais de représentation. Parce que la transparence, c'est essentiel. On ne joue pas avec l'argent public.

On ne joue pas avec l'argent public qui est l'argent de ceux qui travaillent, qui est l'argent des contribuables. Donc quand il y a des frais de de représentation, ils doivent être transparents et je regrette. Monsieur Estrosi, vous parliez tout à l'heure de votre santé, vous avez publié votre bulletin de santé, je m'en réjouis et je suis très heureux, je vous le redis, que vous soyez en pleine Mais au lieu de publier votre bulletin de santé, ce qu'attendaient les Niçois, c'est que vous publiez aussi vos notes de frais.

C'est la loi et le tribunal administratif va vous le demander. Je regrette qu'on ne les ait pas par souci de transparence avant les élections. C'est quand même exactement ce que nous avons demandé dans notre projet.

Transparence et effectivement tout doit être fait pour pouvoir avoir les frais de représentation et de de protection fonctionnelle. Dans la plus grande transparence, ça fait partie d'un des éléments les plus forts de notre projet. Christian Estrosi sur les frais de représentation et là encore une fois ces accusations en filigrane.

Je suis sincèrement très à l'aise puisque un, je ne suis pas rémunéré en tant que président de la métropole de Nisco d'Azur qui est la seule à accorder comme toutes les métropoles en France accorde des frais de représentation à son président. Vous savez, les frais de représentation, ça sert à quoi ? Quand je fais venir 450 salariés de Virbac, depuis l'Australie, pour venir ouvrir une usine de recherche, de production ici à Nice.

Lorsque nous organisons un grand festival culturel, qu'il faut inviter des journalistes, qu'il faut inviter des journalistes, qu'il faut inviter des acteurs culturels de notre pays et les recevoir, c'est une enveloppe qui s'élève à un montant extrêmement modeste et dont je récitue chaque année avec un certificat du directeur départemental des finances publiques, les deux tiers puisque je n'en consomme qu'un tiers et pas plus et ça n'est que pour apporter des retombées à notre ville. Je ne sais pas si la somme considérable de représentation de frais de mandat qu'aura pu toucher M. Ciotti pour plus d'un million sept cent mille euros de la part du Parlement en tant que casteur, que plus le président de groupe, plus tous les avantages qu'il a reçus entre l'Assemblée nationale et le cumul alors qu'il est interdit d'être un élu local délégué en gardant une voiture de fonction, en gardant le bureau du président du conseil départemental, en gardant des fonctionnaires à son service, et bien si on fait le total de tout cela, je ne sais pas en ce qui le concerne, ce qu'il a rapporté à Nice et au Niçois, les Et moi je sais que le peu qui est utilisé de l'enveloppe de frais de représentation a beaucoup, beaucoup apporté en implantation de grandes écoles, d'industries dans notre département et ça n'a servi qu'à ça.

Parole à la défense Eric Ciotti peut-être pour terminer ce chapitre ? Pas la défense si vous permettez. Monsieur Estrosi a été député 27 ans, 27 ans et ministre donc il a eu les mêmes frais de représentation à l'Assemblée à une époque où il n'était pas Il y a un expert comptable, donc vous mes frais ils sont contrôlés, ils sont conformes à la loi.

Nous attendons tout simplement les vôtres. Monsieur Estrosi pourquoi vous ne les communiquez pas ? Qui a-t-il à cacher le tribunal va vous condamner, vous le savez.

C'est la jurisprudence. J'ai le certificat du directeur départemental des finances publiques qui est là pour en attester chaque année. Donc n'essayez pas de troubler les esprits.

Publiez-les Vous voyez la différence entre des politiciens qui ont fait leur métier de la politique et des élus qui font de la politique pour servir et pas pour se servir. Moi, j'ai travaillé toute ma carrière ici dans un métier, un vrai métier dans l'industrie. Et maintenant, je suis au service des niçois et des niçoises dans la politique parce que c'est par ce biais-là qu'on peut servir les niçois et les niçois.

Mais ça n'est pas mon Je ne veux pas entendre autre chose désormais. Eric Ciotti, laissez la parole à Mireille Damiano, on ne vous a pas entendu. Je dis simplement que ce débat qui doit aborder les questions de fonds, des questions de projet pour la ville, doit enfin débuté parce que et on y va continuons à donner ce spectacle qui est assez affligeant et on y va justement ouvrons ce chapitre concernant la sécurité la délinquance du quotidien la sécurité qui arrive on le sait en tête des priorités des français C'est pour le scrutin la semaine prochaine, un premier tour le 15 mars prochain.

Et la question a pris aussi une ampleur nouvelle, notamment liée à l'emprise constante du narcotrafic dans les villes. Nice n'y échappe pas, on fait le point avec vous Laurie sur ce point-là. Oui et Nice est la ville de France dans laquelle il y a plus de caméras de vidéosurveillance par habitant, 4700 sur le territoire, 1050 dans les transports en commun.

L'objectif c'est d'assurer davantage de tranquillité publique. C'est aussi de lutter contre la délinquance notamment en bande organisée. A ce sujet, d'ailleurs les opérations contre le narcotrafic ont augmenté de 24 % entre 2024 et 2025 dans l 'ensemble des Alpes-Maritimes mais derrière ces chiffres, il y a une réalité préoccupante à Nice puisque le narcotrafic fait des victimes collatérales.

Ça a été le cas en octobre dernier. Deux personnes sont décédées dans le quartier des Moulins et puis en juillet aussi 2024 ou dans l incendie d'un appartement. Cette personne d'une même famille sont décédées.

Elle n'avait absolument rien à voir avec le narcotrafic. Nicolas Gallup. Sur cette question du raid Amélo, c'est le désarmement de la police municipale qui est toujours dans le programme Petit problème de micro, Nicolas.

Pardonnez-moi. Je reprends la question invisiblement. On ne vous entend pas.

On évoquait en effet le programme de la France insoumise concernant l armement ou plutôt le désarmement de la police municipale. Pouvez-vous clarifier, Mireille Damiano, ce soir, votre position sur cette question ? Est-ce que vous prenez votre distance, vos distances avec ce programme et cette ligne de la France insoumise ?

Peut-être vous dire que notre liste est une liste effectivement de citoyens, citoyennes engagées comme moi, d'insoumis, de communistes, d'alternatifs et d'écologistes et que notre référence, c'est le besoin ici par rapport au constat que nous faisons par rapport à la police municipale et la police nationale. Vous nous interrogez sur la police municipale. Effectivement, nous avons besoin de savoir exactement comment cela se passe parce que nous n'avons pas aujourd'hui l'idée de désarmer totalement la police municipale.

Pourquoi ? Parce qu'en réalité, il y a une confusion absolue entre les missions de la police municipale et la mission de la police nationale et il faut déjà que les choses soient simplement clarifiées, de manière à pouvoir avancer sur ce point. Et si vous me permettez par rapport un point sur les caméras parce que on dit les choses ont été effectivement stabilisés ou en avant moi je voudrais juste que vous ayez en tête une chose c'est que on a une carte de la pauvreté qui qui est exactement la même que la carte du trafic de drogue.

Ça interroge, ça veut dire qu'il faut faire autre chose que le tout sécuritaire de M. Estrosi et d'avoir 10 000 caméras prévues. Attendez, vous entendez ? 10 000 caméras ?

Pour comprendre ce que vous nous dites ce soir, vous, maire de Nice, demain, vous ne désarmez pas la police municipale. Non, j'ai indiqué qu'il fallait être attentif à faire un bilan exact des missions des uns et des et que, par sécurité, les armes ne devaient jamais rejoindre le domicile des agents. Pour l'instant, nous en sommes là, mais l'idée première est de privilégier la prévention pour effectivement aller à l'encontre du trafic de drogue parce que c'est bien autre chose que de mettre 6000 ou dix mille caméras qui font excusez-moi mais 120 millions d'euros qui ont ont été déterminés par l'Institut Montaigne comme étant le coût de cela.

Or, c'est une faillite. Justement, sur la vidéosurveillance, Laurie, question très précise sur le coût. Vous l'évoquiez.

Et toujours plus, c'est un objectif de les doubler, je crois, Christian Estrosi. Sur les vidéos de caméra-surveillance, vous souhaitez qu'elle passe à 10 000 si vous êtes réélu et cela coûterait 120 ,6 millions d'euros sur la durée du mandat selon l'Institut Montaigne. Est-ce qu'on a vraiment les moyens de cette politique sécuritaire, Christian Estrosi ?

Elle est essentielle. Hélas, l'insécurité est une réalité dans notre pays et les chiffres à Nice sont plus faibles qu ailleurs. Vous avez rappelé les résultats qui ont encore progressé entre 2024 et 2025, et il n'est pas une réunion de comité de quartier dans notre ville où ne me soient réclamés des caméras de plus.

Lorsque je suis arrivé, il y avait 280 caméras. Nous sommes montés aujourd'hui à 6 500 entre les transports et la voie publique, et j'y rajoute les bornes d alerte SOS qui, par exemple, ont épargné des vies lorsque un barbare a pénétré en 2020 dans la basilique Notre-Dame de Nice et a battu trois niçois qui était cher à mon coeur et qui m'était très proche. Et la police municipale, grâce à ces bornes d'alerte, a réussi à enrayer un saccage qui aurait pu être bien pire et beaucoup plus sanglant.

Donc voilà, aujourd'hui il se trouve que j'ai lancé depuis maintenant une quinzaine d'années de cela dans l'ancien hôpital Saint-Roch, la construction d'un hôtel des polices, mutualisé entre police stationnelle et police municipale tout en conservant dix commissariats de police municipales et même en ayant en projet d'en ouvrir trois de plus, avenue Jean-Médecin notamment et à Saint Isidore. Et cette hypervision que nous aurons, puisque nous allons passer en matière d'intelligence artificielle au centre de supervision urbain à l'hypervision urbaine, nous permettra d'en La CNIL, M. Estrosi, ne vous l'autorise pas parce que la question qui se pose, c'est des milliers de caméras disposées un peu partout dans la ville.

Très bien. Mais qui derrière ? Quel opérateur ?

Juliette Chesnel-le-Rouge vous voit acquiescer. C'est une véritable question aussi. Pour moi, la sécurité, ça doit être du bleu dans la ville.

Ça ne doit pas être des policiers derrière un écran de surveillance des caméras. C'est ça qui est important, c'est qu'il y ait la confiance entre la police municipale et les habitants pour leur permettre en amont de prévenir les événements à venir. Quand un habitant est en confiance avec sa police locale de son quartier et pas dans des barnum comme on voit sur Jean Médecin, dans des vrais commissariats de quartiers et qu'ils soient proches des quartiers.

Cette police de proximité c'est celle dont on a besoin. On n'a pas besoin d'avoir tous nos policiers municipaux dans un méga géant commissariat qui est celui de Saint-Roch. Moi je tiens simplement à rappeler que l'ami de monsieur Ciotti et monsieur Estrosi, c'était Nicolas Sarkozy qui a supprimé la police de proximité.

Il a fait ça quand il était premier ministre, il a supprimé la police de proximité sans compter la suppression de 12 000 policiers nationaux qui nous met dans une situation difficile. Alors que nous on a besoin d'une police dans les quartiers partout parce qu'il n'y a pas que à l'Ariane, au Moulin ou au Liseron. Il y a aussi derrière Notre-Dame, il y a aussi rue Trachel, des trafics, des petits trafics.

Le narcotrafic tue, vous l'avez dit, mais il pourrit la vie des Moi, je connais des gens qui sont à l'école des moulins. Les gamins ne peuvent pas aller à la piscine parce qu'ils ne peuvent pas entrer dans le quartier au moins une fois par semaine à cause des tirs de C'est la vie des habitants qui est en jeu. Est-ce que ça signifie que vous, maire, vous souhaitez augmenter aussi les effectifs de la police municipale ?

Alors aujourd'hui, la police municipale, il y a 411 policiers municipaux habilités à avoir une arme. 411 policiers municipaux, quand on a voté en conseil qu'ils devaient y en avoir 600, donc déjà ayons les 600, recrutons les 600, formons-les et Mais prenons soin d'eux parce qu'il y a un turnover qui n'est pas bon aujourd'hui. Il doit y avoir un mal-être, certainement.

Moi, je ne connais pas l'intérieur de la machine, mais il doit y avoir un mal-être pour qu'il y ait un tel turnover. Et puis donnons-leur les moyens d'exercer leur travail. Éric Ciotti, vous souhaitez-vous doubler la présence dans la rue de la police municipale ?

Est-ce que vous augmentez ces effectifs globaux si vous êtes élu ? Et est-ce que c'est-à-dire que vous considérez que la police municipale est mal organisée actuellement à Nice, mal gérée ? Elle est mal dirigée politiquement.

Incontestablement. C'est pour ça, demain, je souhaite confier cette responsabilité à la préfète de François Souliman, qui était jusqu'à il y a quelques jours en charge de la sécurité du G7, le sommet des chefs d'État, qui se tiendra en France au printemps prochain. C'est une spécialiste reconnue de la sécurité dans notre pays.

Oui, il manque des effectifs sur le terrain. Il y a en moyenne 50 policiers municipaux par jour sur le terrain. C'est naturellement trop peu.

Je rejoins Mme Chesnel quand elle dit dans le futur hôtel de police, il ne faut pas que les policiers municipaux soient dans cet hôtel de police en permanence. Or, c'est le préfet qui m'a donné ces chiffres lui-même puisque c'est une maîtrise d'ouvrage d'état, il y a 800 bureaux pour la police municipale dans l'hôtel de police. Vous avez rappelé les chiffres, je les partage, on est à peu près 400 policiers municipaux, il en Il faudrait aller à minima 600, 700 pour arriver à ce que nous...

C'est mon objectif. Chaque jour, il y ait au moins 100 policiers municipaux sur le terrain. Donc plus que les doublés les doublés sur le terrain mais avec une meilleure organisation notamment sur la supervision des caméras vous avez posé les bonnes questions tout à l'heure il faut des gens qui les regardent donc le recours à l'intelligence artificielle et avec christian estrosi pour le coup on est d'accord sur la nécessité de faire évoluer la loi je comprends pas pourquoi d'ailleurs le gouvernement actuel que soutient monsieur estrosine a toujours refusé d d'aller vers l'intelligence artificielle vers des logiciels intelligents même sur la reconnaissance faciale moi c'est quelque chose que je partage avec christian estrosi donc sur ce sujet nous devons aller plus loin je souhaite qu'ils aient des brigades sinophiles je souhaite qu'on aille plus loin dans la sécurité des transports aussi sur la lutte contre la fraude parce qu'une ville sûre c'est une ville qui refuse chaque incivilité rappelez -vous juliani à new york Donc, tolérance zéro.

C'était on refuse la première incivilité. La première incivilité, c'est de ne pas payer le tramway parce que ça installe ce sentiment d'impunité de laxisme. Ensuite, il faut que l l'Etat nous rende justice, et là, je le redis, je ne veux pas faire de polémique, mais il y a un gouvernement socialiste et macroniste depuis 2012 dans ce pays.

Nous manquons aujourd'hui de 250 50 policiers nationaux à Nice. Tous les syndicats le disent et notamment le syndicat Alliance qui mène ce combat. Nous n'avons pas la prison.

Aujourd'hui, les gardiens de prison ont émis une alerte. C'est la sixième fois que j'écris à M. Darmanin, que je le saisis, sur l'indignité de la prison.

C'est indigne pour les prisonniers, c'est indigne pour les agents pénitentiaires. On n'a pas de prison, on n'a pas de centre d'expulsion suffisamment adapté pour les étrangers clandestins, pour les mineurs délinquants. Donc l'État nous doit justice.

Je veux demain une cour d'appel pour la cinquième ville de France, pour fluidifier la chaîne pénale. Comment vous ferez Éric Cioti avec un gouvernement que vous attaquez toute la journée ? Il est encore élu au moins jusqu'en 2027, Emmanuel Macron et ses aînés. – Vraisemblablement. – Donc comment vous faites si vous arrivez demain pour peser en tant que maire de Nice J'aurais espéré que l'alliance de M.

Estrosi, lorsqu'il a rejoint M. Macron, permette au moins à cela, de servir notre ville. M.

Retailleau était votre ami quand même. M. Retailleau aurait pu vous aider quand même.

M. Retailleau n'est pas mon ami. Aujourd'hui, si vous suivez les mécanismes internes, j'ai formé une autre formation politique.

Aujourd'hui, celle qui soutient M. Estrosi participe au gouvernement avec avec le vote des socialistes qui soutiennent cette politique et qui, en tout cas, ont refusé de la censurer. Mireille Damiano, vous êtes très en retard là aussi sur ce besoin d'une cour d'appel, sur ce besoin de plus de magistrats ?

Je suis bien cassé pour parler de la cour d'appel. On a tenté la chose pendant des années et des années pour obtenir une cour d'appel à Nice, ça n'a pas pu être possible. On avait même demandé des chambres déléguées, ça Ça n'a pas été possible et l'affaire est pliée de toute façon.

Donc vous dites quoi concernant Eric Ciotti ? Ce sont des promesses ou des annonces qui n'aboutiront jamais ? Très sincèrement, ce n'est pas le débat.

Si vous me permettez de revenir quand même au problème de la sécurité. Juste une information. J'entends la ville est là extrêmement dangereuse.

J'ai deux chiffres qui sont quand même assez intéressants. Marseille, Marseille dont on dit que c'est une ville extrêmement dangereuse. Savez-vous combien il y a de caméras ? 2201. 2201 caméras.

À Lyon, puisque vous avez fait effectivement le débat, le maire souhaite passer de 570 à 1200. On est très, très, très, très loin, et des 6000 et des 10000. Ce que je tiens à dire fermement ici, c'est que, que ce soit dans le doublement des policiers municipaux d'ailleurs, l'un et l'autre sont d'accord et on est à 15 et 19 millions d'euros de plus sur ce projet-là, ça n'arrangera strictement rien.

Nous, nous sommes dans la prévention. Il faut faire de la prévention avec la police de proximité, mais avec la coordination avec les services d'État, bien Bien entendu, au lieu de s'en changerait, envoyer la balle en me disant « ce n'est pas moi, c'est le préfet », etc. Et d'autre part, travailler avec les acteurs locaux.

Quand on aura mis tous ces leviers en place, alors on pourra On va dire effectivement que nous sommes dans une ville apaisée parce que c'est notre vœu, ville apaisée et je vous donne un petit exemple. Je l'ai entendu tout à l'heure. Ce n'est pas forcément au travers de policiers.

Nous entendons des personnes dans le quartier, des femmes qui sont souvent seules et qui rentrent tard. Elles ne peuvent pas accepter un emploi parce qu'il n'y a pas d'éclairage dans la rue qui est la leur. On me disait ça au Moulin.

Il n'y a pas très longtemps. De la même façon, il y a des choses relativement simples. L'arrêt à la demande d'un tram, ça va faciliter aussi la vie de la sécurité.

On parle de sécurité au quotidien. Donc en vous écoutant, vous et Juliette Chenal, juste pour terminer sur ce sujet, les dépenses concernant cette multiplication des vidéosurveillance et des caméras n'ont pas de sens pour vous ? Une caméra n'a jamais couru derrière un voleur.

Une caméra est utilisée et après, une fois que le délit est fait. Donc il nous faut mettre des moyens de prévention. Avant la prévention avec la police municipale mais aussi avec des médiateurs dans les quartiers puisque aller récupérer les gamins qui sont déscolarisés avant qu'ils ne soient chopés par les narcotrafiquants, c'est très important.

Aller parler aux gens, les aider dans leur démarche, c'est très important pour éviter les problèmes qu'ils peuvent rencontrer dans leur quotidien. Et c'est ce rôle-là qu'ont les médiateurs et c'est ce rôle-là que la prévention a. Je voulais juste parler du narcotrafic parce qu'Amin Kessassi est est un ami proche et si à Marseille on avait appliqué la politique qui a été décidée par les élus de droite ici, c'est-à-dire d'expulser les familles quand un des membres de la famille tombe dans le narcotrafic et bien la famille de amine qui s'assit sa soeur qui est policière lui qui est un des militants les plus acharnés contre le narcotrafic sa mère qui soutient toutes les familles se serait retrouvée à la rue les mamans les mamans ce sont les héroïnes du quotidien dans les quartiers au lieu de leur mettre la tête sous l'eau il faut les soutenir il faut les aider et ça doit se faire par les médiateurs par le soutien aux associations dans tous les quartiers ouvrons à présent un autre chapitre qui concerne il est important que je réponde un double mensonge et c'est sa marque de fabrique de monsieur Ciotti qui dit 800 bureaux à l'hôtel des polices il y a exactement 36 bureaux pour la police municipale et rien d'autre donc je ne sais pas d'où il tire c'est 0, c'est plus 0, c'est plus 3 fois 0 ou moins 3 fois 0.

Deuxièmement il n'y a pas 50 policiers municipaux par jour, il y a 50 équipages par jour ce qui fait 150 policiers municipaux jours et nuits dans la ville de Nice avec une efficacité redoutable puisqu'avant hier soir seulement grâce aux caméras depuis le centre de supervision urbain et les policiers sur le terrain, de nuit, on a réussi à mettre la main sur 23 kg de résine de cannabis. C'est la plus grosse prise jamais faite dans la ville par la police Voilà pourquoi je veux porter les caméras de 6500 à 10 000 et mes effectifs de la police municipale de 650 aujourd'hui, y compris les agents de Gaïda, ceux qui assurent la sécurité pour les bailleurs sociaux dans les quartiers, jusqu'à 1000 agents de police municipale et formés par une école de police municipale que nous installerons sur place. Et vous avez entendu cette mise au point.

Nous allons passer à un nouveau chapitre maintenant concernant que vous contestez. Il y a une vertu à ces débats. On a débattu sur France 3 avec M.

Estrosi mercredi et j'ai déjà cité ces chiffres. Et le lendemain, parce que j'ai des policiers municipaux qui me parlent aussi, il y a eu une espèce de panique à bord pour faire 50 équipages. Donc là où il y avait 3 personnes dans les voitures, on en a mis 2.

Voilà. Donc c'est bien, M. Estrosi ?

C'est un mensonge plus de votre part. On va progresser. Et moi j'en suis...

C'est faux J'en suis heureux et je félicite la police municipale pour cette belle affaire de saisine de drogue. Et je m'en réjouis. Et c'est grâce à nos 150 policiers municipaux par jour que j'aurai...

Que je salue. Si sont ceux-là. Je vais vous mettre d'accord parce qu'on voudrait faire un projet de libération du cannabis et d'expérimenter à Nice, je le suppose.

Mais pour la santé des gens et l'accompagnement des personnes qui sont effectivement addicts au cannabis, c'est une expérience et une expérimentation que nous Légion de la police municipale, oser dire d'un commissaire de police nationale subdivisionnaire, qui est aussi un ancien officier des forces spéciales sur les terrains extérieurs en France, décoré de la Légion d'honneur, que ce serait un mauvais dirigeant de notre police municipale. C'est une insulte à l'égard de la police municipale de Nice. — M.

Estrosi, j'ai parlé de gouvernance politique. Vous savez très bien de qui je parle. C'est de M.

M. et Mme Boré, votre premier adjoint en charge de la sécurité et son épouse vice-présidente de la région en charge de la Il y a quelques années de cela et qui rédigeait vos textes à la commission des lois. On s'éloigne un peu du quotidien des liçois.

On peut se tromper dans la vie, M. Estrosi. En tout cas, vous les avez recyclés depuis le débat et la – Oui, je vois que vous ne déposez plus une seule proposition de loi à la commission des lois. – Reprend ses droits, s'il vous plaît, s'il vous plaît, monsieur.

Nous souhaiterions à présent ouvrir un nouveau chapitre dans ce débat concernant la vie des niçois, le vivre à nuit, c'est un petit point sur les temps de parole. D'abord, Eric Sotti, vous êtes à un peu plus de 12 minutes de temps de parole. Mireille Damiano à 9 minutes 11 secondes précisément.

Juliette Chenel, un peu hors retard, à 8 minutes de temps de parole et Christian Estrosi à 12 minutes 50. Je le disais, le coût de la vie à Nice, Laurie, Nice est souvent considérée comme l'une des villes où on vit...

Le coût de la vie est plus cher. J'en perds mon latin. Et vous savez que ce n'est pas qu'une idée reçue.

Je vais vous donner quelques petits exemples. D'abord, pour remettre dans le contexte, le salaire moyen à Nice est de 2500 euros net par mois. Pour se loger, prenons un exemple en centre ville, un 3 pièces.

Pour une location, il faut compter entre 1300 et 1900 euros. Pour se déplacer, le ticket de transport est à 1 ,70 euros. 'était 1 euro en 2007 au lancement de la ligne 1.

Les musées sont gratuits pour les Niçois. Et en ce qui concerne la taxe foncière, son taux s'établit à un peu plus de 35 %. Il a augmenté de 2023 à 2024 de 19 ,2 %.

Jusqu'ici, il n'avait pas été touché depuis 2009. Ces chiffres sont extrêmement parlants. Un autre chiffre que nous souhaitions vous soumettre aussi, le taux de la pauvreté dans cette ville, celle de Nice, cinquième ville de France qui atteint quasiment les 21 quand la moyenne nationale est autour de 14-15%.

Christian Estrosi, question rapide et j'espère réponse rapide. Est-ce que vous considérez que c'est une partie de votre échec après trois mandats à la ville C'est bien parce que nous avions beaucoup de retard, que nous n'avions pas de grandes écoles, que les familles niçoises les plus modestes ne pouvaient pas accéder à des emplois qualifiés notamment dans l industrie, que j'ai voulu que nous devenions au-delà du tourisme qui bat ses records de chiffre d'affaires à 2 milliards 300 millions là où ils étaient à 1 milliard 500 millions encore en 2019, que nous puissions aujourd'hui créer des emplois qualifiants et qui permettent à des familles niçoises et à des Niçois d'avoir des emplois qualifiés. Et dans le domaine industrielle.

Nice n'était pas une ville industrielle lorsque j'ai été élu. J'éveillais à ce que nous fassions une opération d'intérêt national, tourner vers la tech, tourner vers la santé, tourner vers l'intelligence artificielle, tourner vers les nouvelles technologies qui, aujourd'hui, fait que nous réalisons des chiffres d'affaires de 3 ,9 milliards qui nous ont permis de gagner 25 000 emplois au service des Niçois, qui désormais, grâce à toutes les grandes écoles qui se sont installées chez nous, peuvent enfin étudier ici pour les parents qui n'ont pas les moyens de les envoyer étudier à l'extérieur. Et c'est ainsi que petit à petit, nous remontons la la pente, là où j'ai pris cette ville dans une situation qui était extrêmement difficile.

Juliette Chennel-Leroux sur cette question du coût de la vie à Nice. C'est une pente qui est inexorable, qu'on n'arrive pas à juguler. Est-ce que le maire a véritablement un pouvoir là-dessus ?

Est-ce qu'il est trop lié à la conjoncture nationale ? Et quelles seraient vos propositions pour alléger un peu la note pour les Niçois Oui, je rappelle, vous l'avez rappelé, le coût du logement. On est la deuxième ville la plus chère de France après Paris Il faut vraiment aider les Niçois et les Niçois et ceux qui veulent venir y vivre et les jeunes qui veulent quitter le foyer familial pour enfin prendre leur envol à pouvoir se loger, à pouvoir vivre, à pouvoir se déplacer.

Et nous avons donc trois mesures. Trois mesures phares et trois mesures simples. La première c'est l'encadrement des loyers.

L'encadrement des loyers c'est un dispositif qui est fait avec l'aval du préfet, qui permet de stabiliser et de contraindre les prix des loyers parce que en dix ans les prix des loyers ont explosé, vous l'avez dit. Pour 20 mètres carrés on paye 800 euros pour 20 mètres carrés. Les familles ne peuvent plus.

Ce n'est pas possible. Donc pour être très concret, vous imposeriez au propriétaire de ne pas augmenter au changement de locataire le loyer ? L'encadrement des loyers, c'est un dispositif qui établit une gamme de loyers par quartier et par type de logement.

Et c'est très cadré par la préfecture. Ça a été fait à Paris. Et à Paris, ça a eu un réel succès.

Ça a été fait dans d'autres villes. On ne va pas pénaliser les propriétaires. On va simplement permettre d'avoir des loyers à des tarifs normaux.

Aujourd'hui, ce qui pénalise le logement à Nice, principalement, c'est c'est le logement touristique. Le Airbnb, il y a 14 000 logements Airbnb. Et ces logements Airbnb, ils servent aux spéculateurs qui préfèrent mettre des logements 4 fois plus chers qu'un logement normal.

Et ça, ça pénalise les gens qui veulent travailler et habiter à l'île. J'allais vous demander qu'est-ce que vous faites de différent par rapport à ce qu'a fait Christian Estrosi déjà ? Ce qu'il a fait, ça a été retoqué par le tribunal administratif, donc j'essaierai moi de faire mieux pour que ce soit par le tribunal administratif, donc j'essaie d'appliquer la loi Lemaire, c'est-à-dire mettre des quotas, mettre une pénalité dès le premier logement, c'est-à-dire quand il y a un premier logement en Airbnb, il faut qu'il y ait un autre logement qui soit mis en location normale. – C'est ce que nous avons voté ensemble et vous l'avez voté d'ailleurs ma délibération. – Moi j'ai pas écrit le texte exact qui ont fait que vous avez été retoqué par le tribunal administratif. – Le tribunal administratif, comme vous l'avez rappelé… – Un peu d'harmonie ce soir, j'aimerais… – J'en suis qu'à 10 minutes et parce que la parole doit tourner… – Et je n'ai pas terminé encore s'il vous plaît… – Et je veux simplement dire à Madame Chesnel que que je suis en totale harmonie et que je la remercie d'avoir voté cette délibération du Conseil municipal pour les quotas.

On est d'accord. – Juste, une question pour faire tourner la parole. – Et ça c'est le premier, c'est le logement mais c'est pas terminé.

J'ai deux autres dispositifs pour le pouvoir d — Et juste, on y revient, Mireille Damiano, cette proposition du maire de Nice. Parce qu'il y a les locations touristiques, il y a aussi ces logements qui restent vacants très longtemps dans le temps. — Il y a 5 000 logements vacants, Annie. 5 000 logements vacants, Annie. 5 000 logements Ils ne souhaitent pas mettre à la location leur appartement.

Christian Etrosy propose un chèque, une prime de 5 000 euros pour que des propriétaires mettent sur le marché de l'allocation leur appartement. Est-ce que vous applaudissez dès demain ce type d'initiative Vous avez évoqué la question du logement qui, effectivement, est extrêmement importante. Je voudrais juste faire un petit rajout sur le pourquoi on en est là.

Vous avez entendu M. Estrosi qui vient nous que les options qui ont été faites qui étaient des options de sur tourisme absolu on si j'entends bien ces termes et ce n'est pas celui qu'il a utilisé ce soir mais c'est celui qui l'habitude de dire ruisselle sur tout le monde. Ça ne ruisselle pas sur tout le monde.

Ça ruisselle sur certains et pas sûr. En tout cas, ça a comme conséquence effectivement que le logement aujourd'hui, c'est un logement qui est défaillant. Il est défaillant dans l'aspect privé.

Et pour revenir à votre question, effectivement, on a une possibilité de préempter. On a une possibilité aussi quand les appartements ne sont pas mis en location, de vérifier un petit peu ce qui se passe. Pas simplement de donner une prime, mais peut-être d'accompagner le propriétaire pour qu'il le remette sur le marché.

Et puis il faut s'interroger aussi sur bien autre chose qui sont les logements sociaux. On a quand même un maire hors la loi, disons-le, puisque le logement...

C'est-à-dire 11 millions d'euros de pénalités l'année dernière ? Comme tous les maires de la côte d'Asie, quasiment. On est à 14 % de logements sociaux au lieu de 25, c 'est la loi SRU.

Et là, M. Ciotti comme M. Estrosi n'ont qu'une envie, c'est de la détricoter, cette loi.

Nous nous disons qu'il faut l'appliquer. Et pour l'appliquer, il faut récupérer des mètres carrés. Il faut pouvoir construire du logement social et faire de la mixité.

Et là, ça devient intéressant pour qu'effectivement les Niçois et les Niçoises puissent se loger dans des logements qui sont possiblement à disposition du fait de leurs conditions sociales. Et ce n'est pas si difficile quand on a un programme, on a un temps de mètre carré en deçà duquel on ne n'a pas à mettre du logement social dans le programme. Il suffit de jouer sur ce seuil-là pour que ça permette enfin de créer du logement social.

Et je finirai simplement sur ce point parce que moi, je m'intéresse beaucoup à ce que vous dites sur l'industrie et ce que vous dites sur l'économie. Savez-vous que l'union de la métallurgie, par exemple. Les gens du BTP, y compris l'UPE, qui sont normalement vos alliés économiques quand même, viennent dire que ça n'est pas possible de développer quoi que ce soit ici sur les pme et les tpe parce que le logement est absolument pas adapté on peut même pas faire venir quelqu'un ni une entreprise parce qu'il n'y a pas pour se loger donc ce que vous donnez comme impulsions à la ville c'est une hausse une impossibilité d'aller de l'avant et que par définition aujourd'hui c'est bloqué à tous les niveaux sur le fait que certes il vous parlez de ruissellement mais qu'il est aujourd'hui très très compliqué de loger tout simplement les niçois et ce que j'aurais souhaité entendre ce c'est des propositions moi j'ai un programme où je propose de construire dix mille logements avec des quotas de logements étudiants de logements sociaux, de logements d'accompagnement à l'accession sociale à la propriété, d'accession libre.

Et je dis où et comment ? Je n'ai entendu aucun des Tant que vous auriez pu le faire, ça fait 18 ans. Vous ne respectez pas le PLH, le plan local de l'habitat.

Mais dites-nous où vous allez les faire. Moi je le dis, on est en train de faire des travaux pour relever de deux étages, près de 1500 logements dans le cœur de Ville Ancien avec l'accord de la BF. Dans la plaine du Var où M.

Ciotti préfère installer des entreprises monégasques et pas des entreprises hissoises, nous allons réaliser 4500 logements et nous allons réduire de 50 % le nombre de Airbnb pour qu'on ait enfin accès à des loyers modérés pour pouvoir avoir du loyer de longue durée. Éric Ciotti, peut-être vous pouvez répondre sur la zone franche que vous souhaitez dans la plaine du Var. Et l'une de vos propositions pour le pouvoir d'achat, c'est de revenir sur la hausse de la part communale de la taxe foncière.

Peut-être un mot sur le logement. Et le logement. Parce que c'est une question essentielle à laquelle les niçoises et les niçois sont attachés.

C'est une source de difficulté. C'est une source de difficulté pour le pouvoir d'achat. D'abord, sur le logement, moi je veux dire je crois aux droits de propriété.

Quelqu'un qui a un appartement, qu'il a gagné avec le fruit de son travail toute une vie, doit pouvoir le louer comme il le souhaite. Et c'est pas au maire de venir dire à un propriétaire qui a, je dirais, j'ose le mot, sué toute sa vie pour avoir un petit patrimoine de, comme en Union soviétique, nous dire les loyers, ils doivent être encadrés. Non à l'encadrement des loyers.

Ce sont des entreprises spéculatives qui créent les logements touristiques, ce sont des entreprises Ce que je souhaite, c'est exactement la politique qu'a fait le maire de Cannes, mon avis David Listard. Sur le logement touristique, il combat l'industrialisation. Quand quelqu'un achète un immeuble entier pour faire de l'Airbnb, il le dénonce, c'est interdit et c'est conforme à la loi.

Ce que je veux faire sur le logement, c'est d'abord baisser la taxe foncière. C'est un problème de pouvoir d'achat, c'est un problème de droit aussi, de liberté. Qui a augmenté de 20%.

Il faut que les propriétaires puissent louer leur logement. Il faut arrêter avec les contraintes qui pèsent sur ceux qui louent. Il y a 13%, c'est-à-dire 20 000 logements vacants.

Remettons ces logements vacants sur le marché. Et pour cela, il faut moins de fiscalité. Ça sera notre première mesure.

Je vous donne une date dès le 24 avril. Je reviendrai sur l'augmentation de la fiscalité qu'a voté le maire sortant. C'était en 2024, 19 ,2 % d'augmentation.

C'est une charge très lourde. 'est presque 300 à 500 euros pour un deux pièces ou un trois pièces du centre-ville, du boulevard Gambetta. Donc il faut revenir là-dessus.

C'est 50 % d'augmentation en 10 ans. 3 400 euros de pouvoir d'achat en moins, c'est l'Institut Montaigne qui l'a dit. Donc ça sera notre première mesure.

Sur le logement, nous voulons vendre tous les logements sociaux en dehors de la métropole. Il y en a 7000. Les maires de Menton, les maires de Cannes seront d'accord pour les récupérer dans leur patrimoine.

Pourquoi l'office HLM de Nice gère -t-il les logements de Cannes ? Nous récupérerons presque 500 millions d'euros, entre 450 et 500, placés vers la rénovation des logements sociaux. Ne les oublions pas.

Des milliers de Niçois dans les logements sociaux de Côte d'Azur Habitat vivent dans des conditions indignes et nous porterons une nouvelle structure de construction de logements pour actifs, pour ceux qui travaillent pour nos policiers, pour nos fonctionnaires municipaux, pour nos agents hospitaliers qui ne trouvent pas de logements. Et nous travaillerons avec les partenaires économiques. Vous savez, l'essentiel des logements sociaux sont faits par les bailleurs privés, par les promoteurs.

Il faut avoir un nouveau dialogue, un nouveau pacte de confiance pour construire plus et mieux. Mais M. Estrosi, vous voulez refaire deux fois les moulins dans la plaine du Var.

Moi, je ne veux pas que l'activité économique des moulins parce que les emplois que vous créez, que vous avez annoncés, personne ne les a vus. Je ne veux pas que dans dix ans, les moulins, ça soit le chiffre d'affaires des moulins, ça soit de toute la plaine du Var, ça soit le narcotrafic comme c'est aujourd C'est aujourd'hui le cas au Moulin. Je le refuse pour la dignité des habitants qui y vivent, pour les Niçoises et les Niçois.

Mensonge de plus, puisque dans la plaine du Var, c'est une alternance entre activités industrielles tournées vers la tech, tournées vers la santé et le logement pour les actifs dont nous avons besoin et les logements pour les niçois dont nous avons besoin. Mais je veux dire que lorsqu'on parle de fiscalité, si nous avons en une seule fois, au cours de ces 15 dernières années, augmenté notre fiscalité après deux années de baisse. Deux années de baisse qu'il faut déduire aussi en contrepartie du côté du département des Alpes Maritimes, entre l'augmentation de la taxe foncière en 2019, entre l'augmentation des droits de mutation, c'est-à-dire les transactions immobilières en 2009 puis en — Jamais en 2019. — C'est-à-dire que M.

Ciotti a augmenté de 41 % l'impôt des liçoires au cours de ces dernières années, en même temps qu'il nous a enlevé simplement par rejet de moi. Écoute, Éric, je vais te dire un truc. Excuse-moi, je te parle avec mon cœur.

Parce qu'on a travaillé ensemble pendant 40 ans. On a travaillé ensemble pendant 20 ans. Par contre, nous avons autant de durée de mandats et d'engagement dans la vie publique.

Donc, il y a un moment de vérité où on peut se tutoyer, s'appeler par notre prénom parce qu'on a passé du temps ensemble, du temps familial aussi ensemble. Et donc, il y a ce temps où je me demande comment quelqu'un peut aujourd'hui dire autant de mal là où j'ai eu le sentiment de lui faire autant de bien. Et quelque part, que tu puisses dire que nous aurions fait quelque chose qui aille dans l'aménagement de cette plaine du Var où tu étais mon conseiller au ministère de l'Aménagement du Territoire lorsqu'ensemble nous avons décidé de faire une opération d'intérêt national.

C'était même dans la plaine du Var. C'était pour atteindre cet objectif où nous aménageons parallèlement au logement, où nous avons réduit le plan local d'urbanisation, 30 hectares de parcs de verdure pour apporter encore plus d'oxygène à Nice parce qu'en matière de transition écologique, Nice aujourd'hui est extrêmement bien notée. Vous l'avez d'ailleurs publié une carte dans Nice ce matin il y a quelques jours de cela où on voit que par rapport à quelques années, il y avait des taches rouges au-dessus de Nice et les vues aériennes montrent qu'aujourd'hui nous n'avons plus les CO2... — Christian Estrosi très très en avance dans ce débat, dans le temps de parole. — Il y a d'autres moyens pour le pouvoir d'achat. — Oui, — Là, on a parlé effectivement de l'amélioration du logement, mais il n'y a pas que. — Mais à ce moment du débat...

Je suis désolée, mesdames et messieurs, mais il est 21h11 sur BFM TV. La magie de la télévision, Laurie, nous a quittés. C'est Yves Tréhard qui nous a rejoints à ma droite, figure connue des téléspectateurs de BFM TV. — Espérant qu'il interrogera celles qui sont en retard dans le temps de — Effectivement.

Et il vous donnera évidemment la parole pour avoir votre avis. Vous avez regardé en coulisses ce débat, cette première heure de débat. On a envie d'avoir votre analyse et vos impressions à chaud, chérif. — Merci.

Merci — Merci, Marie. Bonsoir à tous. Alors vous savez, il faut faire attention parce qu'il y a des clichés qui collent parfois à la peau de certaines villes.

Vous savez, Marseille, ville du crime. Malheureusement, elle a bien du mal à s'en à s'en débarrasser, mais on se demande ici si à Nice, on n'est pas dans la ville des affaires. Les affaires qui collent à la peau de cette ville.

On pensait en être débarrassé, il y avait eu l'époque médecin, il y avait eu l'époque Et maintenant, qu'est-ce que c'est que cette ville où on a parlé pendant 35 minutes, 40 minutes, que de ça, en s'envoyant des insultes, mais ça a été très très dur alors je suis désolé mesdames mais vous vous avez assisté à une partie ping pong ne serait les derniers instants où il ya eu du sentiment où il ya eu du tutoiement et bien d'abord ça a C'était une attaque qui nous a ramenés en 1959 avec l'affaire de l'Observatoire, renvoyant Christian Estrosi finalement à la gauche, François Mitterrand, et puis Christian Estrosi qui répond avec un passing shot pour renvoyer Éric Ciotti à l'extrême droite, avec un homme d'affaires dont on parle beaucoup aujourd et aujourd'hui un chef d'entreprise qui s'appelle Edouard Sterrin, qui est réputé pour être très à droite. En tous les cas c'est une démonstration ce soir de cette droite qui se déchire en France et qui est un carrefour entre la droite version monsieur Estrosi qui a pris le courant de monsieur Macron et la droite de monsieur Ciotti qui s'est dit que l s'écrivait du côté et bien plutôt de monsieur Bardella ou de madame Le Pen et c'est ça qui est très intéressant c'est de voir que cette ville, cette ville magnifique, cette ville la baie des anges, la promenade des anglais. Cette ville aujourd'hui est en train de se déchirer alors que la droite y est toujours et y a toujours été quasiment dominante.

Alors, qui est-ce qui va gagner le match ? Qu'est-ce qui va gagner le match ? Alors, M.

Ciotti, évidemment, vous avez une avance dans les sondages, nous dit-on. Alors, est-ce que si vous gagnez, ça veut dire que votre stratégie d'avoir quitté votre famille, la famille d'origine que vous partagiez avec, d'ailleurs, avec monsieur Estrosi, parce que vous venez de la même famille. Vous êtes les frères, les ennemis qui étaient des frères siamois.

Est-ce que ça va valider votre stratégie ? Ou alors, ou alors, monsieur Estrosi, sachez-le. Monsieur Mitterrand, quand il a eu l'affaire de l'Observatoire en En 1959, ça ne l'a pas empêché, 22 ans après, de devenir président de la République.

Donc ce n'est pas complètement perdant. Et pendant ce temps-là, eh bien mesdames Damiano et madame Chanel Leroux, eh bien on n'a quasiment pas parlé de votre affiliation madame Damiano à monsieur Mélenchon qui s'est distingué dans cette campagne électorale plus particulièrement avec ses propos à Roland antisémite avéré et puis madame Chanel Leroux ben on a eu du mal à écouter votre voix, votre voix pour nous dire eh bien ce que l'on voulait, ce que les niçois voulaient finalement pour améliorer la vie des niçois. Alors moi j'ai une question à vous poser monsieur Estrosi, la première des questions c'est quelle a été la nature des échanges que vous connaissez puisque vous faites confiance à votre collaboratrice, des échanges qui ont eu lieu entre les deux suspects qui ont été interpellés dans l'affaire et bien qui vous concernent et votre collaboratrice à qui vous avez renouvelé votre confiance ce soir.

C'est un témoin et nous avons le procureur de la République qui a parfaitement communiqué en disant la dangerosité de ces personnes qui ont été interpellées et de celles qui sont recherchées. Et donc je suis très inquiet, très inquiet pour Nice, pour les Niçois, de savoir qu'il y a ces tentatives d'infiltration de gens qui sont parfaitement identifiées. Vous parlez de sources policières, pardon mais vous savez que nous avons à respecter les instructions en cours et moi je fais confiance à ma collaboratrice et je fais surtout confiance à la justice pour que toute la vérité soit faite et elle sera faite et elle sera très intéressante.

Mais M. Tréard, permettez-moi de dire que depuis le début on parle de macronisme, je vous rappelle que je suis maire de Nice et exclusivement maire de Nice et que j'ai été maire de Nice sous trois présidents de la République. M.

Sarkozy, M. Hollande, M. M.

Macron est que le devoir d'un maire, c'est pas de s'engager de manière politicienne ou politicarde, mais c'est de s'engager au service des niçoises et des Niçois. Et si nous avons une ville qui brille comme vous l'avez rappelé aujourd'hui, c'est peut-être parce que le maire de Nice a su s'entendre sur les projets de la ville avec chaque président, même si je n'en partageais pas toujours la pensée et l M. Ciotti, si vous devenez d'aventure maire de Nice et que M.

Bardella ou Mme Le Pen devient présidente de la République et que vous êtes appelé Et au gouvernement, on parle de vous d'ailleurs pour devenir éventuellement Premier ministre. Est-ce que vous quitteriez la mairie de Nice pour rejoindre la capitale comme on dit ? Non, je ne quitterai jamais Nice.

Ma légitimité Elle est à Nice, je la tiens des Niçoises et des Niçois. Je suis né dans cette ville, j'ai grandi, certains diront pas beaucoup. J'ai fait mes études une partie à Nice, mes grands-parents étaient commerçants à En Nice, cette ville m'a tout donné.

Elle m'a tout donné dans un moment de grande tension l'année dernière en 2024 où les Niçois ont élu trois députés pour les représenter. Nous avons trois circonscriptions, trois députés qui m'ont rejoint dans cet engagement en créant l'UDR, le dernier parti du général de Gaulle pour redresser la France face au chaos macronisme. Mais vous savez, M.

Estrosi a employé tout à l le tutoiement. En dehors de cette salle, encore ce matin à la foire de Nice, quand on se croise, on se vouvoie parce que nos relations ne sont plus ce qu'elles ont été. Elles ont été proches, elles ne le sont plus.

C'est notre problème c'est pas celui des niçoises et des niçois mais voyez ce soir c'est un peu du théâtre un peu du cinéma moi l'attitude elle est la même dans cette salle monsieur le maire sortant que d'or Donc j'aurai la même attitude. Pour moi, c'est la vérité. Il y a des problèmes, je l'ai dit.

Il y a de la sincérité dans mon engagement. Je n'ai jamais changé. Je suis un homme de droite, je l'assume.

La droite, une partie de cette droite a rejoint M. Macron, pour quels résultats ? La dette, les impôts, l'immigration record, les déficits, l'affaissement des services publics.

Vous aviez une feuille, Eric Ciotti, dans la main. Simplement, M. Estrosi nous dit « je ne suis pas macroniste », mais il faut assumer dans la vie.

Parrainage à l'élection présidentielle. Estrosi, Christian, je pense que c'est vous, déclare présenté comme candidat à l'élection du président de la République, Emmanuel Macron. Dans la vie, il faut assumer.

Moi j'assume mon positionnement, j'assume mes alliances, j'en suis fier et je les revendique. Vous pourriez vous serrer la main ? On se serre la main, on s'est serré la main ce matin.

Il vient vous serrer la main. Eh ben voilà. Eh ben voilà.

Oui mais ce n'est pas toujours si simple quand on vous entend parler. Peut-être un mot, mesdames. Et on partage la paix du Christ à l'église.

Alors ça, vous l'avez déjà dit. Peut-être un mot, mesdames aussi, sur votre positionnement dans l'entre-deux-tours. Que ferez-vous, Juliette Chesnel, si...

Eric Ciotti est en tête, que Christian Estrosi est en difficulté. Vous retirerez-vous du second tour ? Vous êtes quand même en capacité de vous qualifier.

Monsieur Tréhard l'a bien dit, c'est Éric Ciotti et Christian Estrosi, c'est la même droite. Ils ont navigué de part et d'autre, mais c'est la même droite. Ils se connaissent depuis si longtemps.

Christian Estrosi a un adjoint qui était le collaborateur, le directeur de campagne de Jean-Marie Le Pen à l'Europe et qui refuse encore aujourd'hui de marier les couples homosexuels. Il a dans son cabinet, Christian Estrosi, une personne qui était le bras droit de Marion Maréchal Le Pen aux élections régionales et qui s'est présentée au titre du Rassemblement national à Menton. On ne peut pas dire qu'on est différent, ce sont les mêmes, c'est la même droite.

Et c'est pour ça que moi je me maintiendrai au second tour sans aucune hésitation. Il est maintenant temps. Mireille Damiano, un mot s'il vous plaît ?

Oui, moi je voudrais peut-être revenir sur ce que vous disiez parce que vous avez effectivement indiqué que nous n'avions pas eu c'est-à-dire cette frange malheureusement fort importante de personnes qui souffrent à Nice et qui ont envie que ça change. Donc à partir de là, tout ce que nous déclinons, y compris sur l'aspect climatique et l'aspect écologique que nous n'avons pas pu développer, c'est à l'avantage de tout le monde. À un moment donné, il faut qu'on se rappelle que vous avez parlé de la très jolie ville de Nice.

Elle ne l'est pas pour tout le monde. Il faut qu'on — On s'en souvienne définitivement. — Et on s'en souviendra.

On arrive dans les dernières minutes. Je suis désolée de ce débat. L'heure de vos conclusions.

Et il sera intéressant de vous entendre peut-être dans ces conclusions sur le deuxième tour. Et c'est Christian Estrosi qui commence parce que c'est le tirage au sort une minute, pas plus, qui vous a donc décidé pour être le premier à faire ses conclusions. — Je pense qu'on aura un petit peu plus peut-être au regard de notre déficit. — Absolument.

Christian Estrosi, il est à vous. — J'ai donné toute mon âme, tout mon cœur à cette ville dont vous avez d'ailleurs rappelé qu'elle était aujourd'hui une des villes qui brillaient le plus, qui qui accueillait les plus grands événements que certains veulent remettre en cause et qui nourrissent l'activité et l'emploi aujourd'hui. Ce qui compte, c'est le cœur, et c'est en même temps de penser à chaque Niçoise et à chaque Niçois comme je le fais au quotidien, jour et nuit, en leur consacrant l'essentiel de ma vie, quelquefois aux dépens de ma propre vie familiale.

Mais être maire d'une ville comme celle-là, c'est un engagement sur la durée, à ne pas candidater à tous les postes. Donc je veux dire simplement une chose, c'est que j'ai le sentiment qu'on a réussi beaucoup de choses en termes de mobilité, en termes d'infrastructures qui aujourd'hui ont replacé cette ville sur la scène internationale jusqu'à accueillir le sommet mondial des Nations Unies sur le réchauffement climatique. Et d'un autre côté, je n'ai pas forcément tout réussi et je veux m'excuser auprès de ceux qui n'auraient pas toujours tout compris parce que le devoir de l'homme politique, c'est aussi cette part d'humilité.

Et lorsque je veux mettre de la démocratie directe avec une journée de référendum par an pour que les Niçois puissent aussi participer au choix de la ville, ça fait partie d'une nouvelle époque, d'une nouvelle étape, d'un nouveau mandat où nous aurons les Niçois et les Niçois qui, en même temps, accompagneront les décisions sur les grands projets à venir comme les petits projets. Par exemple, je veux que tous les enfants scolarisés dans les écoles de la ville de l'Université par le long, on dépasse au terme de leur école élémentaire. Eric Ciotti, une minute pour conclure, s'il vous plaît.

Moi, je veux dire aux niçoises et aux niçois que le temps du changement est venu et il faut qu'il n'en ait pas peur. Je leur dis n'ayez pas peur. N'ayez pas peur d'une ville plus sûre, d'une ville mieux gérée, où les impôts baisseraient, où le pouvoir d'achat augmenterait, où la sécurité serait assurée.

Bref, l'ordre dans les comptes, l'ordre dans la rue et d'une ville qui s'occupe d'eux, qui s'occupe de climatiser les écoles, qui s'occupe des places de crèche, du logement, de notre hôpital en crise, de nos difficultés économiques. On est une ville où les emplois sont moins nombreux qu'ailleurs. C'est tout cela que je souhaite.

Et je veux aussi être le maire qui rassemble ma liste et une liste de rassemblements. Elle réunit Jean-Marc Gouvernatori qui avait dirigé la dernière fois la liste de gauche. Elle réunit des élus comme le colonel Candel du Rassemblement National.

Elle est parrainée par Jean-Pierre Hiver, le président de mon comité de soutien. Il y a le doyen Patrick Baquet. Il y a des hommes venant de toutes les origines, de tous les quartiers.

Demain, je veux unir. L'équipe sortante a fracturé. Elle a créé des tensions entre les communautés.

Elle a créé des divisions. Elle a oublié certains quartiers. Je veux être le maire de tous, celui qui rassemble, celui qui est uni et celui qui apaise ce climat.

Les niçois n'ont bien besoin pour leur avenir. Et c'est cet avenir meilleur que que je porte avec mon équipe. Mireille Demiano, une minute de conclusion.

Peut-être un peu plus pour quand même essayer de rassembler un petit peu le déficit. Pour revenir sur les affaires, je voudrais que nous prenions un engagement très claire que ce soit en 2020 lorsque j'ai conduit la liste biva ou que ce soit aujourd'hui nous avons un engagement éthique en politique sur lequel on sera effectivement très très ferme deuxièmement je suis toujours étonné de ce que finalement on n'appréhende pas vraiment le problème de la démocratie locale et je voudrais dire aujourd'hui que ce que je constate aujourd'hui dans ce qui se passe et la manière dont la ville est conduite il n'y a aucune espèce de démocratie nous serons très attentifs à redonner la parole aux niçois et niçoises au travers d'assemblées citoyennes et vous m'avez interrogé sur le deuxième tour je réitère une fois de plus qu'à A partir du moment où nous estimons qu'il y a un risque, qui est un risque énorme de ce que cette ville passe à l'extrême droite, nous continuerons à estimer qu'il faut une liste unitaire face à ce risque effectivement de mandat. On propose une alternative qui est effectivement résolument écologique, sociale, féministe, antiraciste, de gauche, ouverte au dialogue et nous sommes des citoyens engagés avec toutes sortes d d'appartenance, avec une forte envie de faire passer ce programme et ce nouveau souple de la gauche que nous proposons aujourd'hui pour Nice.

Merci Mireille Damiano. La parole est à vous désormais, Juliel Chienel-Leroux, pour cette toute dernière minute de conclusion merci le 15 mars niçoise et niçois votre bulletin de vote peut changer les choses le 15 et le 22 mars l'aire de christian estrosi est terminé mais passez la main à son collaborateur d d'extrême droite Éric Ciotti, c'est non. Nous voyons comment il a géré le département.

Nice mérite mieux. Vous méritez mieux. Depuis Catherine Ségurane, Giuseppe Garibaldi, Romain Garry jusqu'à Simone Veil.

Nice a toujours été une terre de résistance, qui ne renonce pas, qui ne se résigne pas. La liste d'union de la gauche et des écologistes que je conduis, notre projet pour Nice, c'est un projet sérieux. Il est financé.

La gratuité des transports pour les Niçois, les premiers mètres cubes d'eau gratuits, la rénovation des écoles et des équipements sportifs. Nous associerons les Niçois et Les Niçois aux décisions tout au long du mandat. Le 15 mars, vous pouvez choisir l'Union de la Gauche et des écologistes.

Vous pouvez choisir une ville plus abordable, plus respirable, plus sûre et plus solidaires. Je voulais finir par un message particulièrement destiné à notre jeunesse, un message écrit par Anne Franck. Il ne faut jamais attendre une minute pour changer le monde.

Merci Juliette Chanel Leroux, merci infiniment à vous quatre d'avoir accepté les règles de ce débat. Vive la politique, vive le débat démocratique aussi. Prochain grand rendez-vous sur BFMTV concernant les municipales, c'est Paris.

La bataille, ce sera sur notre antenne ce mercredi à 18h50 pour la première fois et unique fois. Les six candidats à la mairie de Paris seront réunis sur un même plateau pour répondre aux questions d'Apolline de Malherbe. Merci beaucoup de nous avoir suivis ce soir en direct sur BFM.

Merci Nicolas Gallup, merci Yves Tréhard. Notre édition spéciale et toute l'actualité au Proche