Réforme des retraites, financement du Rassemblement national… Le "8h30 franceinfo" de Sébastien Chenu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 63 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous espérez de son discours ?
- 1:35FerméeRéponse directe
Donc Sébastien Chenu, vous ne réclamez pas le retrait du projet de gouvernement ?
- 1:41RelanceRéponse directe
Si le gouvernement le retire, il ne peut pas y avoir de référendum sur le projet ?
- 2:48OuverteRéponse directe
À l'origine la réforme, dans le rapport de Levoy en tout cas, était censée s'appliquer à partir de la génération 1963. Trois, finalement on apprend ce matin sur une indiscrétion de nos confrères de France Inter que c'est la génération 1975 qui va entraîner cette réforme. C'est un recul ou c'est un geste d'apaisement ?
- 3:11ComplaisanteRéponse partielle
Si une réforme est bonne, le gouvernement nous dit que notre réforme est bonne, on veut la maintenir. Je ne vois pas pourquoi on bouge les délais.
- 4:51OuverteRéponse directe
Cette réforme, Sébastien Chenu, elle vise aussi, selon le gouvernement, à supprimer les régimes spéciaux, notamment ceux en vigueur à la SNCF et à la RATP. Vous et le Rassemblement National, vous êtes désormais favorable au maintien de ces régimes spéciaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« J'espère que le gouvernement va faire preuve de lucidité, c'est-à-dire qu'il va renoncer à cette réforme et qu'il va ouvrir des négociations sur ce qui mérite peut-être d'être réformé. »
- 0:27Invité politiqueFait
« c'est-à-dire les carrières hachées, la pénibilité, ou qu'il va dire qu'il consultera les Français sur la réforme s'il choisit de la confirmer ce soir, qu'il les consultera par référendum. »
- 0:38Invité politiqueFait
« J'aimerais que le Premier ministre se rende compte que cette réforme, elle est injuste et qu'elle suscite et qu'elle sème le désordre dans une société qui, il faut bien le dire, n'en a pas besoin. »
- 0:48Invité politiqueFait
« Et j'ai l'impression que le gouvernement s'est arc-bouté sur cette réforme en en faisant un cheval de bataille quasiment par orgueil, alors qu'aujourd'hui on voit bien que des tas de situations nous démontrent que les Français verront leur pension baisser, j'y reviendrai si vous le permettez. »
- 1:09Invité politiqueFait
« Eh bien je pense qu'il faut rédiger le projet de réforme des retraites tel que le gouvernement le proposerait aux Français. »
- 1:16Invité politiqueFait
« Oui comme on l'a fait, voyez-vous, sur le traité de Maastricht il y a quelques années. »
- 1:38Invité politiqueFait
« Si, bien sûr, en premier le retrait. »
- 2:01Invité politiqueFait
« On voit que ce débat, il est en train de se déplacer sur du catégoriel. »
- 2:05Invité politiqueFait
« C'est-à-dire qu'au début on nous a dit, il y aura zéro perdant avec cette réforme des retraites. »
- 2:13Invité politiqueFait
« C'est une réforme qui va assurer plus de justice pour tout le monde, il y aura zéro perdant. »
- 2:13Invité politiqueFait
« Un système universel pour lequel chaque euro cotisé ouvre les mêmes droits. »
- 2:22Invité politiqueFait
« Et puis comme les Français se sont informés, comme les gens se sont renseignés, on s'aperçoit qu'il y a des tas de situations dans lesquelles il y aura une baisse des pensions à des horizons divers et variés. »
- 2:38Invité politiqueFait
« et en compensant par un certain nombre de dispositifs que le Premier ministre semble vouloir annoncer tout à l'heure, et bien c'est perdant probable. »
- 3:14Invité politiqueFait
« Si une réforme est bonne, le gouvernement nous dit que notre réforme est bonne, on veut la maintenir. »
- 3:33Invité politiqueFait
« Donc c'est un rideau de fumée, c'est un artifice. »
- 4:12Invité politiquePromesse
« Si cette réforme se fait et que vous arrivez au pouvoir, vous prenez l'engagement de la défaire. »
- 5:02Invité politiqueFait
« Mais vous savez, c'est un faux débat, je pense, ces histoires de régimes spéciaux. »
- 5:19Invité politiqueFait
« Ceux de la SNCF et de la RATP. »
- 5:25Invité politiqueFait
« Dans la réalité, ils ne partent pas à 52 ans. Ils travaillent plus longtemps pour avoir une retraite à taux plein. Ils partent à 59 ans. »
- 5:34Invité politiqueChiffre
« Je vous rappelle que l'écart en termes de mortalité entre un ouvrier et un cadre est de 6 ans. »
- 8:15Invité politiqueFait
« Non, on n'est pas divisé, on a exactement la même position à chaque fois que les Français descendent dans la rue, quels que soient les sujets. »
- 8:36Invité politiqueFait
« Nous ne sommes pas une organisation syndicale. »
- 8:54Invité politiqueFait
« Notre boulot, c'est de proposer d'autres solutions. »
- 9:53Invité politiqueFait
« Vous savez, quand je vois le décalage entre ce que demandent, par exemple, certaines organisations syndicales comme la CGT, et puis la réalité, c'est-à-dire les positions de fonds et les désaccords qu'il y a entre les responsables nationaux de la CGT et les adhérents de la CGT sur le terrain, il y a un différentiel très fort d'analyse. »
- 10:08Invité politiqueFait
« Moi, ce qui me concerne, je suis allé sur des points de blocage, voyez-vous, la semaine dernière. »
- 10:16Invité politiqueFait
« Je vous rappelle que j'ai été, sans que ça ne fasse broncher aucun député en marche ou dirigeant politique, agressé par la CGT la dernière fois. »
- 12:02Invité politiqueFait
« Je suis favorable à ce qu'il y ait un service minimum dans notre pays. »
- 12:31Invité politiqueFait
« C'est le rôle de l'État, de permettre aux Français de pouvoir se déplacer dans les transports, de pouvoir être soignés en cas de besoin, même en cas de grève. »
- 14:23Invité politiqueFait
« Aidez-nous à faire comprendre au gouvernement qu'il fait fausse route. »
- 14:42Invité politiqueFait
« nous demandons un référendum, doivent se mobiliser pour faire passer sous toutes les formes au gouvernement le message qui est cette réforme n'est pas acceptable en l'État. »
- 17:57Invité politiqueFait
« Vous ne donnez que la moitié des éléments. Vous oubliez de dire que dans le cas précis, l'ensemble de nos comptes de campagne ont été validés par la Commission nationale des comptes de campagne. »
- 18:24Invité politiqueFait
« Marine Le Pen n'a absolument rien à voir dans ce procès. »
- 19:02Invité politiqueFait
« Ces réquisitions, je vais vous dire, elles sont délirantes. »
- 19:10Invité politiqueFait
« à partir du moment où nous sommes le premier parti d'opposition et que visiblement La République En Marche, M. Macron, ne réussissent pas à nous battre sur le terrain électoral, à la loyale. »
- 20:35Invité politiqueFait
« Et nous n'avons strictement rien à nous reprocher en cela. »
- 20:40Invité politiqueFait
« on refuse évidemment des comptes bancaires dans des fédérations, à qui on refuse une vie bancaire tout à fait normale alors que nous n'avons pas de dette, eh bien je dis que ça fait honte à la démocratie. »
- 21:20Invité politiqueFait
« Ça nous mettrait évidemment dans de graves difficultés. »
- 21:30Invité politiqueFait
« nous sommes un parti pauvre financièrement mais riche électoralement et riche de nos idées. »
- 23:28Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, nous avons encore de quoi subsister. »
- 23:37Invité politiquePromesse
« nous avons encore la capacité à mener les élections municipales de 2020, par exemple. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu68 %
- Invité12 %
- Présentateur10 %
- Invité 28 %
≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Sébastien Chenu, Edouard Philippe s'adresse donc ce soir aux Français sur TF1 et avance là aux partenaires sociaux à la mi-journée pour dévoiler sa réforme des retraites. Qu'est-ce que vous espérez de son discours ?
Moi j'espère que le gouvernement va faire preuve de lucidité, c'est-à-dire qu'il va renoncer à cette réforme et qu'il va ouvrir des négociations sur ce qui mérite peut-être d'être réformé, c'est-à-dire les carrières hachées, la pénibilité, ou qu'il va dire qu'il consultera les Français sur la réforme s'il choisit de la confirmer ce soir, qu'il les consultera par référendum. J'aimerais que le Premier ministre se rende compte que cette réforme, elle est injuste et qu'elle suscite et qu'elle sème le désordre dans une société qui, il faut bien le dire, n'en a pas besoin.
Et j'ai l'impression que le gouvernement s'est arc-bouté sur cette réforme en en faisant un cheval de bataille quasiment par orgueil, alors qu'aujourd'hui on voit bien que des tas de situations nous démontrent que les Français verront leur pension baisser, j'y reviendrai si vous le permettez. Quelle question il faut poser aux Français si on l'a soumis à un référendum ? Eh bien je pense qu'il faut rédiger le projet de réforme des retraites tel que le gouvernement le proposerait aux Français. Et faire voter les Français sur l'ensemble du texte ? Oui comme on l'a fait, voyez-vous, sur le traité de Maastricht il y a quelques années.
Il y avait le référendum sur le traité de Maastricht, il y avait un traité qui était difficile d'accès. Et les Français se sont à l'époque passionnés pour ce traité. Eh bien que le gouvernement couche sur le papier sa réforme des retraites et puis qu'il demande aux Français leur avis, ça me semble être de bonne politique. Renaud Delis. Donc Sébastien Chenu, vous ne réclamez pas le retrait du projet de gouvernement ? Si, bien sûr, en premier le retrait. Si le gouvernement le retire, il ne peut pas y avoir de référendum sur le projet ? Non mais on a bien compris, je réclame, je l'ai dit en premier lieu, le retrait, que le gouvernement soit lucide, qu'il renonce à ce projet.
S'il ne renonce pas car je suis, comme je vous le dis, lucide, Edouard Philippe ne va pas nous annoncer le retrait tout à l'heure. Alors je lui demande de consulter les Français par référendum pour savoir s'ils adhèrent à ce projet. Je note juste quelque chose. On voit que ce débat, il est en train de se déplacer sur du catégoriel. C'est-à-dire qu'au début on nous a dit, il y aura zéro perdant avec cette réforme des retraites. C'est une réforme qui va assurer plus de justice pour tout le monde, il y aura zéro perdant. Un système universel pour lequel chaque euro cotisé ouvre les mêmes droits. C'est ce que le gouvernement nous a dit.
Et puis comme les Français se sont informés, comme les gens se sont renseignés, on s'aperçoit qu'il y a des tas de situations dans lesquelles il y aura une baisse des pensions à des horizons divers et variés. Et aujourd'hui le gouvernement, on va voir ce que le gouvernement annonce, mais semble colmater les choses en reconnaissant qu'il y aura bien des perdants à cette réforme des retraites et en compensant par un certain nombre de dispositifs que le Premier ministre semble vouloir annoncer tout à l'heure, et bien c'est perdant probable. Donc il y aura bien des perdants à cette réforme des retraites.
Sébastien Chenu, à l'origine la réforme, dans le rapport de Levoy en tout cas, était censée s'appliquer à partir de la génération 1963. Trois, finalement on apprend ce matin sur une indiscrétion de nos confrères de France Inter que c'est la génération 1975 qui va étraîner cette réforme, c'est-à-dire celle qui aura 50 ans dans quelques années, en 2025, quand la réforme va rentrer en vigueur. C'est un recul ou c'est un geste d'apaisement ?
Écoutez, si une réforme est bonne, le gouvernement nous dit que notre réforme est bonne, on veut la maintenir. Je ne vois pas pourquoi on bouge les délais. Si ce n'est, ou plutôt, j'ai compris, si ce n'est pour essayer de trouver des accords avec un certain nombre de syndicats qui eux accepteraient qu'en échange de bouger la date d'entrée en application de cette réforme, et bien ils lèvent les grèves. Donc c'est un rideau de fumée, c'est un artifice. D'ailleurs ce n'est pas moi qui le dis. Essayer de convaincre les syndicats, ça s'appelle aussi du dialogue social. Ce n'est pas moi qui le dis.
Ce sont des économistes qui ont soutenu Emmanuel Macron, qui hier, dans un grand quotidien, expliquaient que cette réforme leur paraissait juste, et qu'ils ne voyaient pas en quoi son entrée en vigueur repoussée permettait de changer les choses. Et qu'ils disent qu'il faut l'appliquer... Eux, ils souhaitent l'appliquer. Le gouvernement, en fait, nous montre, tellement il est brouillon, nous montre son incapacité à convaincre les Français. Alors on est là dans du rafistolage, on va essayer de compenser des situations injustes ici et là, on va reculer l'âge d'entrée en vigueur de la réforme. Ça nous montre que cette réforme, elle est vraiment mal ficelée.
Si cette réforme se fait et que vous arrivez au pouvoir, vous prenez l'engagement de la défaire. Mais nous, ce n'est pas du tout ce que nous souhaitons faire. Nous souhaitons un plan de sauvegarde... Mais de la défaire. Ah ben oui, on fera autre chose. On reviendra sur cette réforme, évidemment, puisqu'elle ne nous semble pas aller dans le bon sens. D'ailleurs, la question de fond, c'est, est-ce que cette réforme était nécessaire, aujourd'hui, comme ça, dans ce sens-là, avec ce qui est proposé ? Moi, je pense qu'il y avait des choses à voir.
On pouvait parler, je l'ai dit, de la pénibilité, on pouvait parler des carrières hachées, mais moi, je pense que c'était plutôt l'idée d'un plan de sauvegarde des retraites qui était intéressant à travailler et non pas déconstruire l'édifice social construit avec les efforts des Français.
Cette réforme, Sébastien Chenu, elle vise aussi, selon le gouvernement, à supprimer les régimes spéciaux, notamment ceux en vigueur à la SNCF et à la RATP. Vous et le Rassemblement National, vous êtes désormais favorable au maintien de ces régimes spéciaux ?
Mais vous savez, c'est un faux débat, je pense, ces histoires de régimes spéciaux. Ce n'est pas ce que pensent les grévistes de la SNCF et de la RATP. Je pense que c'est un faux débat parce qu'on agite tout ça pour diviser les Français. Des régimes spéciaux, oui, un certain nombre ont leur utilité. C'est une évidence.
Ceux de la SNCF et de la RATP ?
Ceux de la SNCF et de la RATP. On peut peut-être en parler. Évidemment, on nous jette comme ça en pâture le fait que les gens partent à 52 ans en retraite. Dans la réalité, ils ne partent pas à 52 ans. Ils travaillent plus longtemps pour avoir une retraite à taux plein. Ils partent à 59 ans. Il y a des régimes spéciaux. Pourquoi ? Parce qu'il y a des situations spéciales. Je vous rappelle que l'écart en termes de mortalité entre un ouvrier et un cadre est de 6 ans. Quand on travaille, qu'on soit dans le public ou dans le privé, même si on fait un travail d'ouvrier ou de cadre, on ne part pas sur un même pied d'égalité.
Aujourd'hui, ces situations spéciales que vous évoquez, Sébastien Chénu, elles sont justifiées aujourd'hui. Ça n'a pas été le cas longtemps dans la position du Front national. Jusqu'en 2007, il prenait la suppression de ces régimes spéciaux considérées comme des privilèges de caste des syndicats. Je cite le programme du FN.
Moi, je pense qu'on peut revoir un certain nombre de cas, mais à partir du moment où on considère la pénibilité, les carrières hachées, et la pénibilité, on peut la voir, par exemple, dans le service hospitalier. Et là, on a besoin de régimes qui soient différenciés. Régimes spéciaux. Donc, vous conservez le régime spécial des cheminots ? Je pense qu'il y a des régimes spéciaux qui mériteraient d'être maintenus. Celui des cheminots peut être discuté, par exemple. Mais je pense que derrière... Il peut être discuté, ça veut dire qu'à terme, l'objectif est de supprimer ?
On peut regarder si, effectivement, les gens partent à 52 ans ou si, dans la réalité, comme je le pense, en réalité, ils partent plus tard. Ils partent plus tard, c'est la réalité aujourd'hui.
Mais est-ce qu'il faut maintenir ou pas ce régime ?
On nous balance, d'ailleurs, vous le faites, le régime spécial des agents de la SNCF ou de la RATP. Et je viens de vous dire, on peut le regarder. Moi, je n'ai pas de tabou. Je ne vois pas pourquoi on ne le regarderait pas. En revanche, je ne pars pas du postulat que les régimes spéciaux sont assabrés directement parce qu'ils ne correspondraient à rien. Ils correspondent tous à quelque chose, à une spécificité, évidemment.
Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement National. Vous restez avec nous, si vous voulez bien. 9h moins 20. L'actualité, d'abord, de ce mercredi matin. On est bien mercredi. C'est Mélanie Delaunay.
La décision a été actée dans la nuit par Emmanuel Macron. La réforme des retraites va commencer à s'appliquer avec la génération 1975 en 2025, selon les informations de France Inter. Les jeunes de 18 ans, eux, entreront dans le nouveau système à partir de 2022. Edouard Philippe va annoncer le détail de la réforme à midi. Les sénateurs vont réformer leur régime spécial de retraite. Gérard Larcher, lui, fera des annonces, des propositions, pardon, mercredi, demain, jeudi. Les forces de l'ordre débloquent 9 dépôts de bus de la RATP en région parisienne. Les transports en commun, toujours rares, au 7e jour de la grève. La région Île-de-France affraite 220 bus pour faciliter les déplacements.
Un premier procès en appel pour le couple Balkany, condamné à 4 ans de prison en première instance. Le maire de Levallois-Pérez sera dans le box. Tout à l'heure, sa femme sur le banc des prévenus. J'ai une seule boussole, c'est la sécurité, assure le préfet de Seine-Maritime sur France Bleu Normandie à propos de la réouverture partielle de l'usine Lubrizol de Rouen. Il prévoit de suivre l'avis positif donné par un comité technique. France Info Et tout est plus clair.
Sébastien Chenu, votre parti, le Rassemblement National, semble divisé sur la question de sa présence ou non dans les cortèges en ce moment contre la réforme des retraites. Vous, personnellement, vous avez manifesté hier ?
Non, parce que j'étais au Parlement hier, j'étais à l'Assemblée Nationale. Non, on n'est pas divisé, on a exactement la même position à chaque fois que les Français descendent dans la rue, quels que soient les sujets. A chaque fois. Non, ça n'avait pas été le cas
sur le mariage pour tous, par exemple.
Certains avaient choisi de manifester, d'autres non ? Ben voilà, vous venez de le dire. Certains avaient choisi de manifester, d'autres non. Votre position, c'est qu'il n'y a pas de position. Et je vais vous dire, il y en avait même qui avaient manifesté pour le mariage. Mais à l'époque, je n'étais pas au Front National. Donc vous voyez, nous ne sommes pas une organisation syndicale. Nous laissons nos adhérents, nos militants, nos élus, faire exactement ce qu'ils veulent. Il se trouve que certains choisissent d'aller manifester, y compris dans nos adhérents, ils sont assez nombreux, et d'autres choisissent de ne pas le faire, quels que soient les sujets.
Sur le mariage pour tous, sur la PMA, certains ont choisi d'aller manifester, d'autres pas. Mais ce n'est pas notre boulot d'indiquer, d'aller dans la rue. Notre boulot, c'est de proposer d'autres solutions. Mais si le sachet-il est un parti politique qui n'a pas de position, c'est un parti de gouvernement ? Ah non, on a une position sur le fond. On n'est simplement pas une organisation syndicale. Ce n'est pas à nous de dire à nos militants « Allez manifester » ou « N'y allez pas ». Chacun est libre de le faire chez nous. Et d'ailleurs, c'est plutôt ce qui nous honore.
Vous savez, quand je vois le décalage entre ce que demandent, par exemple, certaines organisations syndicales comme la CGT, et puis la réalité, c'est-à-dire les positions de fonds et les désaccords qu'il y a entre les responsables nationaux de la CGT et les adhérents de la CGT sur le terrain, il y a un différentiel très fort d'analyse, et notamment en ce qui concerne parfois la mobilisation électorale puisque la CGT se mêle régulièrement d'élections. Nous, on choisit, en tant que parti politique, d'avoir des propositions de fonds sur cette réforme des retraites. On en a, on en a fait, on en fera. Sur les mobilisations, chacun est libre de savoir s'il a envie d'aller manifester.
Je comprends qu'on n'ait pas toujours envie de se retrouver à manifester avec des gens qui, pour certains militants syndicaux, vous crachent au visage touche de l'année. Vous-même, quand vous êtes allé manifester, ça ne s'est pas bien passé. Vous avez été expulsé d'une manifestation sur laquelle vous vouliez participer. Ou comme M. Martinez qui appelle à voter Emmanuel Macron et qui ensuite nous dit c'est pas bien ce que fait Emmanuel Macron. Bon, évidemment, les cocus sont rarement contents de leur sort. Mais c'est un peu celui de M. Martinez. Moi, ce qui me concerne, je suis allé sur des points de blocage, voyez-vous, la semaine dernière.
Parce qu'évidemment, ma sécurité personnelle n'était pas assurée dans les cortèges organisés par la CGT. Je vous rappelle que j'ai été, sans que ça ne fasse broncher aucun député en marche ou dirigeant politique, agressé par la CGT la dernière fois. Je suis allé discuter ça se passe bien. Parfois, ça se passe moins bien. Et oui, il y a des gens, vous savez, c'est ce que dit Montaigne, je vais vers celui qui me contredit. Mais c'est mon boulot d'élu d'aller faire ça.
Ce mouvement et la grève notamment dans les transports qui durent maintenant depuis une semaine génèrent un certain nombre de blocages, de gênes en tout cas pour les usagers. Ici même, le vice-président du parti Les Républicains, Guillaume Pelletier, qui était notre invité hier, il évoque carrément, il sort carrément le terme de prise d'otage de ces usagers et il réclame un service minimum garanti. Écoutons-le.
Oui, j'appelle ça une prise d'otage. Quand je vois comment des non-grévistes, et c'est leur droit aussi, sont attaqués et agressés par certains. Quand je vois ces millions de Français qui n'ont pas d'autre choix que d'aller travailler. Oui, je crois qu'un service minimum garanti est indispensable et que pour garantir ce service minimum, s'il faut aller jusqu'à la réquisition d'un certain nombre de personnel comme cela existe pour les pompiers ou dans les hôpitaux, ce me semble être sage.
Alors, vous êtes du côté des grévistes ou des usagers ?
Moi, je déteste tout ce qui hystérise les débats. Guillaume Pelletier, il a quand même deux spécialités. C'est qu'il vient de chez vous d'abord. Oui, ça fait longtemps. Ça commence à dater. C'est le président du Front National de la Jeunesse il y a quelques années. Mais si on devait par exemple faire la liste de tous les gens qui viennent des Républicains et qui sont à la République en marche. Vous êtes croisés. Les croisements politiques sont nombreux. Donc, il hystérise le débat. Moi, je ne trouve ça bien. On est dans un moment où notre société n'a pas besoin de cette hystérisation. Et puis, surtout, il est dans une famille politique qui défendait la retraite par points.
François Fillon nous expliquant lui-même que la retraite par points avait un intérêt. C'était de pouvoir faire baisser le point. De pouvoir le faire varier. Donc, moi, je veux bien que Guillaume Pelletier ait des positions aujourd'hui qui sont celles-ci. Concrètement, est-ce que vous êtes favorable
à la réquisition de certains personnels ? Moi, je suis favorable
à ce qu'il y ait un service minimum dans notre pays. Il existe. D'ailleurs, dans un certain nombre de cas. On le sait chez les pompiers. On le sait, dans les hôpitaux, il y a un service minimum. Comment vous mettez en place
un service minimum, par exemple, quand il y a, comme aujourd'hui, les trois quarts des conducteurs qui sont en grève ?
Je vous le dis. Je sais que si je suis favorable sur cette position de principe, elle n'est pas simple à mettre en place. C'est une évidence. Et d'ailleurs, Nicolas Sarkozy, de mémoire, s'y est plus ou moins cassé les dents. Donc, j'y suis favorable parce que je pense qu'on doit permettre, c'est le rôle de l'État, de permettre aux Français de pouvoir se déplacer dans les transports, de pouvoir être soignés en cas de besoin, même en cas de grève. Et d'ailleurs, les soignants soignent les Français. Voilà, les soignants soignent les Français qui se présentent devant eux. Je sais que ce n'est pas simple à mettre en place.
Dans les transports, Sébastien Chenu, vous êtes favorable au principe, mais vous ne savez pas comment faire.
Non, mais je suis favorable parce que ça ne se décide pas de façon autocrate. Ça veut dire qu'il faut se mettre à une table de négociation, voir avec les syndicats, avec les professionnels comment on s'entend sur ça. Mais c'est un objectif dans une société moderne à avoir, je pense, un service minimum pour permettre aux Français de pouvoir se transporter et aller travailler. Pas de réquisition de personnel, en tout cas. Non, mais ça, la réquisition de personnel, ça ne marche pas, surtout. Ça ne marche pas. Excusez-moi,
comment vous mettez en place un service minimum d'accueil lorsqu'il y a un taux de gréviste important sans réquisitionner
les grévistes ? Je vous le dis, il faut ouvrir des négociations dans cet objectif-là. Mais avec quel but ? Si les gens sont grévistes, ils ne sont pas au travail. S'ils ne sont pas grévistes, ils ne sont pas. Non, il y a des incitations. Il y a des bonifications.
C'est-à-dire offrir une prime aux grévistes pour qu'ils arrêtent
de faire la grève ? Non, pas aux grévistes. Offrir une prime aux agents qui accepteraient de travailler pour assurer un service minimum. On peut l'imaginer. Mais tout ça, ça se négocie. Tout ça, ça se négocie. C'est un objectif qu'on peut avoir. Vous savez, Emmanuel Macron, il avait un objectif qui était de réformer les retraites. Bon, le moins qu'on puisse dire, c'est que la méthode n'a pas été au rendez-vous. Je dois même dire que celui qui porte la réforme des retraites, M. Delevoye, compte tenu de ses oublis de déclarations, n'est même plus en capacité de porter cette réforme des retraites. Donc, effectivement, on peut avoir des objectifs et après, une méthode.
Eh bien, moi, je pense que l'objectif d'avoir un service minimum dans un pays me semble tout à fait normal. Il faut avoir une méthode pour le faire.
Ce mouvement, Sébastien Chenu, il a aussi des conséquences. Il commence à avoir des conséquences économiques dans certains secteurs, notamment du commerce, donc chez les commerçants, chez un certain nombre de PME et à l'approche, en particulier, des fêtes de Noël. Qu'est-ce que vous dites à ceux qui, dans le monde du commerce ou des PME, subissent ces conséquences économiques de ce mouvement de blocage ? Vous dites, prenez patience ?
Non, je ne leur dis pas de prendre patience. Je leur dis, aidez-nous à faire comprendre au gouvernement qu'il fait fausse route.
Donc, mobilisez-vous ?
Venez manifester ? Non, mais chacun est en capacité de faire passer des messages selon la façon dont ils travaillent. Les commerçants ne vont pas baisser le rideau. C'est une de leurs meilleures saisons à partir du moment où ils peuvent, ou ils peuvent, évidemment, avoir des clients. Mais je pense que les Français, c'est pour ça que nous demandons un référendum, doivent se mobiliser pour faire passer sous toutes les formes au gouvernement le message qui est cette réforme n'est pas acceptable en l'État. Il y a des choses à corriger.
Vous récorrigiez tout à l'heure à l'instant, Sébastien Chenu, tout ce qui hystérise le débat. Vous pensez qu'un référendum, il contribuerait à apprécier le débat ? Oui, parce que sur un référendum... Un référendum, en général, ça scinde davantage encore plus un pays. On le voit par exemple, notamment avec le Brexit.
Non, mais un référendum, on parle du fond de choses. Tout à l'heure, vous savez, vous jetez en pâture le statut des salariés de la SNCF. Non, je vous reprends
parce que ça fait deux fois que vous utilisez cette expression personne à ce micro
n'a jeté en pâture le statut des cheminots de la SNCF, je vous assure. Regardez, je vous donne un autre régime spécial. Les danseurs de l'Opéra de Paris, ça concerne tellement peu de monde. On imagine bien qu'effectivement, on ne va pas faire des pointes à 65 ans. Et donc, ils ont un régime spécial. Donc, on peut peut-être comprendre qu'elle soit une spécificité. Je le dis parce que d'ailleurs, la SNCF, il y a la fin du statut qui s'annonce bientôt. Donc, de toute façon, ce sera aussi la fin du régime spécial. En réalité, la fin du statut à l'embauche qui a été faite par la réforme de la SNCF. Donc, je veux dire, il ne faut pas qu'on se concentre sur ce problème.
Sur le référendum, je pense qu'effectivement, c'est un moment... Ça va peser la situation. Je pense que c'est un moment de débat de fond dans le pays. Vous savez, on a connu des référendums dans ce pays. Ça ne veut pas dire que les conversations ne soient pas vives, que les débats ne soient pas vifs. Mais je pense qu'au moins, on parle du fond et on ne jette pas des situations personnelles des uns et des autres tout au long des débats sans finalement vraiment savoir quelle est la réalité des cas individuels.
Le porte-parole du RNC, Sébastien Chenu, invité de France Info pour quelques minutes encore. On va aborder, aborder si vous voulez bien, dans quelques instants, le procès sur le financement de votre parti qui vient de se terminer. Et puis, les comptes également du RNC, y a-t-il, oui ou non, un risque pour les mois qui viennent ? Mais d'abord, le rappel de l'actualité à 9h moins 10, Mélanie Delonay.
Le détail de la réforme des retraites, ce sera tout à l'heure à midi avec les annonces d'Edouard Philippe. Ce qu'on sait déjà, c'est que la génération 1975 sera la première concernée, ceux qui auront 50 ans, au 1er janvier 2025 selon les informations de France Inter. Les syndicats déterminés à ne rien lâcher, ils appellent à deux journées de mobilisation, demain des actions locales et mardi prochain, une grande manifestation à Paris. À Strasbourg, le recueillement aujourd'hui, un an après l'attentat qui a fait 5 morts au marché de Noël, une stèle en hommage aux victimes va être dévoilée. Leur emprisonnement est intolérable, le titre dit Emmanuel Macron.
Il appelle à la libération de deux chercheurs français détenus en Iran depuis le mois de juin, Roland Marchal et Fariba Adelka. Et puis Lyon, qualifié sur le fil pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions de football, match nul 2 partout contre Leipzig, une qualification ternie par des affrontements entre supporters ultra et joueurs. France Info et tout est plus clair.
Toujours avec Sébastien Chenu et le procès du financement du Rassemblement National qui vient de s'achever. Renaud Delis.
En l'occurrence, six proches de Marine Le Pen étaient poursuivis pour escroquerie et abus de biens sociaux. Ils avaient créé un micro-parti qui s'intitule Jeanne et qui surfacturait aux candidats FN un kit de campagne que ceux-ci, ces candidats, se faisaient ensuite rembourser avec de l'argent public, donc avec l'argent des contribuables. En l'occurrence, au total, ce montage aurait atteint près de 9 millions d'euros. On se souvient du slogan historique du Front National, Sébastien Chenu, qui était tête haute, main propre. Les autres parties étaient entre guillemets pourries. C'était les termes du Front National. Aujourd'hui, le Front National est un parti comme les autres ?
Vous ne donnez que la moitié des éléments. Vous oubliez de dire que dans le cas précis, l'ensemble de nos comptes de campagne ont été validés par la Commission nationale des comptes de campagne. Ce n'est quand même pas rien. C'est-à-dire que tous nos comptes de campagne ont été validés et mieux, nous avons dépensé moins que les autres parties politiques. Vous vous souvenez, Sébastien Chenu,
pardon de parler d'un autre parti politique que les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy avaient été validés avant l'affaire Big Malion aussi. D'accord, mais je veux dire
on peut faire tous les procès d'intention qu'on veut mais nous n'avons rien à nous reprocher. D'ailleurs, je rappelle que Marine Le Pen n'a absolument rien à voir dans ce procès.
Elle n'est pas poursuivie dans ce procès.
Non, mais il faut dire les choses.
Ce que j'ai oublié d'évoquer, vous avez raison, Sébastien Chenu, ce sont aussi les réquisitions extrêmement lourdes, en l'occurrence, de la justice à l'endroit de plusieurs proches de Marine Le Pen, Jean-François Jal, qui est un eurodéputé, créateur de Jeanne, eurodéputé du Rassemblement National depuis longtemps, Frédéric Chatillon, 4 ans de prison dont 2 ans avec sursis, ce sont les réquisitions. Ce jugement, il a été mis en délibéré au mois d'avril prochain. Donc, pourquoi des réquisitions aussi lourdes ? Est-ce que vous êtes victime d'un complot, d'une machination de la part de la justice ?
Ces réquisitions, je vais vous dire, elles sont délirantes. Mais elles ont un objectif. Bien sûr qu'elles ont un objectif, ces réquisitions. C'est de faire mettre un genou à terre au Rassemblement National parce qu'à partir du moment où nous sommes le premier parti d'opposition et que visiblement La République En Marche, M. Macron, ne réussissent pas à nous battre sur le terrain électoral, à la loyale. Ils ont décidé d'essayer de nous faire la peau autrement. Ces réquisitions, elles sont délirantes. Elles sont évidemment le signe d'une justice dont on peut se poser la question sur son indépendance, sur sa capacité à vouloir faire de la politique à la place des politiques.
C'est la même justice qui vient de condamner par ailleurs un certain François Bayrou au centre ou un Jean-Luc Mélenchon à gauche.
Eh bien, je vais vous dire, j'ai le sentiment identique pour M. Mélenchon et Bayrou et pour tous les opposants à ce système. François Bayrou fait partie de la majorité et donc il y aurait une volonté de l'abattre lui aussi. Oui, mais je pense que parfois M. Bayrou fait part d'une certaine indépendance dans la majorité et qu'il y a une certaine majorité qui aime bien tenir ses alliés par le col de la chemise, par la cravate, les tenir très courts pour qu'ils soient bien disciplinés. Et oui, moi je crois que dans notre pays, il y a une justice aujourd'hui qui ne fait plus preuve d'indépendance mais qui cherche elle-même à faire de la politique.
Est-ce que le rôle de la justice n'est pas aussi de se soucier de ce que devient l'argent des français en l'occurrence 9 millions d'euros qui auraient été surfacturés donc remboursés par les contribuables par l'ensemble des français par les auditeurs ?
Mais ça, la justice va le dire. Ça, la justice le dira. Je vous dis que les réquisitions sont complètement délirantes. Je vous dis que la façon dont nous sommes traités, nous le Rassemblement National,
il n'y a eu aucune erreur dans l'organisation du financement du Front National à l'occasion de ces gestions isolatives.
Et nous n'avons strictement rien à nous reprocher en cela. Je vous dis que la façon dont nous sommes traités, nous un parti politique à qui, alors, on refuse évidemment des comptes bancaires dans des fédérations, à qui on refuse une vie bancaire tout à fait normale alors que nous n'avons pas de dette, eh bien je dis que ça fait honte à la démocratie. Je me rappelle, Emmanuel Macron, qu'il disait qu'il y aura une banque de la démocratie pour permettre au parti politique... C'est François Bayrou qui avait dit ça d'ailleurs.
Et d'ailleurs, c'était une proposition de François Bayrou, absolument, pour permettre au parti politique de vivre parce que la démocratie, c'est aussi la capacité au parti politique de vivre. Tout ça a été enterré. Aujourd'hui, on a un pouvoir politique, on le voit, qui est autoritaire dans notre pays et qui cherche à faire taire ses opposants, même parfois ses alliés indisciplinés.
Sébastien Chenu, l'État vous réclame aujourd'hui un remboursement dans cette affaire de 11 millions d'euros. Si les juges le décident en avril prochain, est-ce que la survie financière de votre parti est en danger ?
Ça nous mettrait évidemment dans de graves difficultés. Mais c'est le but de cette demande de l'État. Bien sûr que l'État souhaite nous mettre dans la difficulté. Vous savez, nous, nous sommes un parti pauvre financièrement mais riche électoralement et riche de nos idées. Et donc, nous ne comptons pas nous faire abattre sur l'autel des demandes délirantes de l'État qui n'a pas trouvé d'autres moyens que de nous abattre. Donc oui, on sera en difficulté mais on se reposera comme on l'a toujours fait sur nos forces militantes, sur les adhérents, sur les millions d'électeurs du Rassemblement National qui ne sont pas décidés à voir notre voie s'éteindre.
Et sur une subvention publique qui a considérablement cru puisqu'elle est proportionnelle à vos voies donc elle est aujourd'hui de l'ordre de 5 millions d'euros par an. Oui mais elle a cru
vous venez de le dire parce qu'elle est proportionnelle au nombre de voies et je crois qu'elle pourra encore croître à l'avenir. Enfin, nous vivons la même chose que les autres en ce qui concerne la subvention. Heureusement qu'on n'est pas sous-traités ou moins bien traités alors qu'on est le principal parti de position. Oui, de ce point de vue-là, oui, heureusement, merci encore. On a une subvention qui correspond au nombre d'électeurs que nous avons. Merci encore, il faut remercier. Non, je pense que nous nous demandons vous savez, d'être traités uniquement comme les autres. Pas mieux, pas moins bien mais comme les autres. Or, ce n'est pas le cas.
Vous savez, tout à l'heure, je vous ai fait part sur le sujet des agressions que subissent nos élus. On n'entend jamais personne pour dénoncer nos permanences qui sont vandalisées. A Mobeuch, ça fait six fois que la permanence est vandalisée. On a entendu quelqu'un, un député du coin de la République En Marche ou un ministre pour s'en émouvoir alors que la moindre affiche taguée d'un député de la République En Marche fait la une des journaux. Écoutez, ça va bien maintenant la façon dont on nous traite. Nous sommes le porte-parole de millions de Français et nous ne nous laisserons pas faire.
Enfin, est-il exact Sébastien Chenu que Marine Le Pen a renoncé à sa tournée qu'elle devait faire ces jours-ci dans les Antilles en raison de ses difficultés financières ou c'était pour rester en France pendant les manifestations ?
Marine Le Pen n'allait pas... En France, pardon,
en métropole,
n'allait pas être sous les cocotiers de l'outre-mer en train de commenter les grèves qu'il se passe en métropole. C'est pour ça. Il était de bonne politique de rester ici. Elle ira, comme elle est allée maintes et maintes fois en outre-mer à d'autres moments, évidemment.
Donc le Front National financièrement n'est pas sur la paille.
Aujourd'hui, nous avons encore de quoi subsister. Merci. Il y en a peut-être quelques-uns qui le regrettent mais aujourd'hui, nous avons encore la capacité à mener les élections municipales de 2020, par exemple.
Merci à vous Sébastien Chenu. député Rassemblement National du Nord et porte-parole du parti dans un instant Marie-Bernardo. Et l'info politique, n'oubliez pas, c'est aussi un podcast original sur France Info. Paris, la bataille, le feuilleton des municipales. Un nouvel épisode tous les vendredis. Un podcast à écouter sur franceinfo.fr disponible aussi sur l'application Radio France.
Sébastien Chenu