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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 17 septembre 2025 16 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesImmigration & asileTravail & emploi

Sébastien Chenu : "Ceux qui gouvernent depuis des décennies ont tout raté !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Bonsoir Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, député du Nord.

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Essayiste et avocat, l'éternel parti du ordre, c'est ce qu'est le Rassemblement national ?

  • 2:26RelanceRéponse partielle

    Mais c'est assez drôle. En réalité, je crois que Charles Consigny ne croit même pas en ce qu'il raconte.

  • 3:16OuverteRéponse partielle

    On n'a pas confiance non plus en eux sur la forme, puisque pendant des années, d'ailleurs, ces gens-là nous ont traité tous les noms.

  • 6:19FerméeRéponse directe

    Par exemple, si on maintient le gel des pensions de retraite dans le budget, vous censurez ?

  • 6:58OuverteRéponse partielle

    Je termine sur la responsabilité des uns et des autres.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « Ça fait deux gouvernements qui tombent, le gouvernement de Michel Barnier, qui n'était pas exactement un gouvernement punk, et le gouvernement de François Bayrou, dont le budget n'était somme toute pas non plus un scandale d'État. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « Le résultat, c'est quoi ? C'est la dégradation de la note de la France par les agences de notation, le fait que donc on emprunte plus cher, et donc la fragilisation de notre pays. »
  • 2:04InvitéChiffre
    « La situation économique de notre pays, les 3 200 milliards d'euros de dettes, ce que nous subissons en termes de submersion migratoire, ce n'est pas notre responsabilité. »
  • 2:33InvitéFait
    « Quand nous avons fait tomber Michel Barnier, c'était pour préserver les Français de la désindexation des retraites. »
  • 4:32Invité politiquePromesse
    « On va montrer qu'on est capable de servir l'intérêt général. »
  • 6:09InvitéPromesse
    « Moi j'ai été élu pour préserver le pouvoir d'achat des Français. »
  • 6:14InvitéPromesse
    « Moi je n'ai pas été élu pour une année blanche pour les Français. »
  • 6:17InvitéPromesse
    « Moi je n'ai pas été élu pour désindexer les retraites des Français. »
  • 6:30InvitéPromesse
    « Moi j'ai été élu pour qu'on s'attaque par exemple au dossier de l'immigration. »
  • 9:35InvitéPromesse
    « Moi, je fais la suppression de l'IFI. »
  • 10:07InvitéFait
    « On puisse entamer cette réforme pour justement dégraisser de l'Allemagne. »
  • 10:15Invité politiqueFait
    « Vous voulez abroger la réforme de l'assurance chômage. »
  • 13:20InvitéFait
    « On prélève beaucoup sur le dos des Français. On répartit mal dans le sens où tous les services publics sont exsangues : la police, la justice, les hôpitaux, l'éducation nationale. »

Temps de parole

  • Invité44 %
  • Sébastien Chenu42 %
  • Présentateur9 %
  • Présentateur 24 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, d'inputé du Nord. Bienvenue dans ce signé consigné. Bonsoir Charles Consigné. Bonsoir. Essayiste et avocat, l'éternel parti du ordre, c'est ce qu'est le Rassemblement national ?

0:10
Sébastien Chenu

Je croyais que le Rassemblement national était dans une stratégie de dédiabolisation, puis de notabilisation, incarnée notamment par Sébastien Chenu, ici présent, venu des rangs de l'UMP. Je pensais qu'on cherchait à acquérir un peu de sérieux et à rassurer les Français. Et puis je constate que ça fait deux gouvernements qui tombent, le gouvernement de Michel Barnier, qui n'était pas exactement un gouvernement punk, et le gouvernement de François Bayrou, dont le budget n'était somme toute pas non plus un scandale d'État.

Et ça fait deux fois que le Rassemblement national baisse le pouce, appuie sur le bouton qui fait tomber ces gouvernements, au mépris, je pense, moi, d'une stabilité qui est nécessaire dans un moment qui est très difficile pour la France. Le résultat, c'est quoi ? C'est la dégradation de la note de la France par les agences de notation, le fait que donc on emprunte plus cher, et donc la fragilisation de notre pays. Moi, je me demande, j'aurais pensé que le Rassemblement national, pour continuer à construire une image de respectabilité, aurait choisi l'intérêt général. Je me demande s'il n'a pas choisi son intérêt particulier.

1:26
Invité

Bon, c'est assez drôle. En réalité, je crois que Charles Consigny ne croit même pas en ce qu'il raconte. C'est un numéro... Je crois à tout ce que je dis. ...qui est effectué avec talent, mais qui évidemment n'est pas du tout crédible. Sur le fond, vous parlez de la dégradation de la note de la France, par exemple. Mais sur tout ça, le Rassemblement national n'a aucune responsabilité. Sur la situation économique, sociale, sécuritaire, migratoire de notre pays, nous n'avons aucune responsabilité. Ce sont vos amis, les gens pour qui vous votez, qui se succèdent depuis tant d'années, et qui, selon les gouvernements, d'ailleurs, se recyclent les uns avec les autres et gèrent le pays.

La situation économique de notre pays, les 3 200 milliards d'euros de dettes, ce que nous subissons en termes de submersion migratoire, ce n'est pas notre responsabilité. C'est un fait objectif.

2:14
Sébastien Chenu

Dans la période tout à fait récente, c'est votre responsabilité.

2:17
Invité

Mais non, on n'a jamais gouverné. Qu'est-ce que vous racontez ?

2:19
Sébastien Chenu

Oui, mais la chute des deux gouvernements, c'est votre responsabilité.

2:23
Invité

J'y viens. Mais oui, parce que vous méprisez, vous, quelque chose. Ce sont les idées politiques. Nous n'avons pas les mêmes idées politiques et programmatiques que ces gouvernements. Quand nous avons fait tomber Michel Barnier, c'était pour préserver les Français de la désindexation des retraites. Nous avons considéré, car ce n'est pas notre idée, que les retraités ne pouvaient pas être les vaches à lait de ce gouvernement. Donc, en fait, nous n'avons pas les mêmes idées. Mais vous ne pouvez pas nous faire le reproche. Que vous ayez les mêmes idées que les macronistes, ou que vous acceptiez de travailler avec les macronistes, c'est une chose. Nous pensons différemment.

Quand François Béroud demande notre confiance, je viens de parler de Michel Barnier, voilà pour François Béroud. Quand François Béroud demande notre confiance, nous n'avons pas confiance en eux. Nous n'avons pas confiance en eux sur le fond. Les résultats qu'ils proposent ne peuvent pas nous amener à avoir confiance en eux. Nous n'avons pas confiance en eux sur les propositions qui sont les leurs. On n'a pas confiance non plus en eux sur la forme, puisque pendant des années, d'ailleurs, ces gens-là nous ont traité tous les noms, ont considéré que nous étions la peste brune, etc. Et là, il fallait qu'on leur fasse la confiance. Mais en réalité, M.

Consigny, tout ça, c'est la reconstitution d'un axe qui était celui de l'UMPS, c'est-à-dire de gens qui veulent durer et non pas changer le cours des choses. Ils veulent durer. Ils veulent se maintenir sur la bête. Vous savez, c'est comme au rodéo. On se fiche de savoir où l'animal va. Il faut se maintenir coûte que coûte. On se fout des idées, disent-ils, mais on s'y maintient. Non, je ne suis pas d'accord avec vous. Ah oui, ça, pour se moquer des Français, c'est sûr.

3:49
Sébastien Chenu

Je ne suis pas d'accord avec vous. On peut voir ça comme ça, mais vous savez, c'est par gros temps qu'on voit les capitaines dignes de ce nom et les marins expérimentés. En ce moment, la France est effectivement dans un gros temps. Elle est prise dans une tempête. La faute à qui ? Elle est prise, la faute sans doute, à Emmanuel Macron, etc. Mais elle est prise dans une tempête, depuis la dissolution notamment, qui a fait que l'Assemblée ait fait parpiller façon puzzle, pour citer les grands auteurs. Dans ces cas-là, qu'est-ce qu'on fait ?

Soit on adopte une posture politicienne et effectivement, on fait sauter comme au rodéo, effectivement, tous les cow-boys premiers ministres, les uns après les autres. Soit on se dit, c'est un moment qui est difficile, effectivement. On va montrer qu'on est capable de servir l'intérêt général. Et moi, je me souviens que Michel Barnier avait fait plusieurs pas dans votre direction. Vous les avez tous balayés d'un revers de la main, ce qui veut dire qu'il respectait vos idées puisqu'il vous donnait gain de cause sur certains sujets. de la même manière que François Bayrou a essayé la même chose aussi.

Je vous accorde de façon beaucoup plus maladroite, avec cette histoire du vote de confiance, parce que c'est quand même un terme qui est très engageant, et en allant en dernière minute sur l'aide médicale d'État. Mais sur le fond, moi, ce qui m'inquiète, c'est de constater l'étanchéité croissante entre le monde politique et la société civile. Par exemple, les dirigeants d'entreprises ont été récemment devant le MEDEF, y compris Jordan Bardella, votre président. Ils n'ont pas brillé les uns et les autres forcément, en tout cas lui pas plus qu'un autre. Et notamment les commentaires, ça a été que cette classe politique était très déconnectée. Donc moi, c'est ça qui m'inquiète.

Quand vous dites que les retraités n'avaient pas à être les vaches à lèvres du budget Barnier, etc., moi j'ai plutôt l'impression que c'est les travailleurs qui sont les vaches à lèvres des retraités. Vous voyez ce que je veux dire ? Vous ne voulez jamais faire aucun effort sur rien, ni sur votre position politique, ni sur le fond, parce que vous êtes toujours dans quelque chose de très politicien.

5:44
Invité

Non, moi j'ai été élu sur des idées. Le programme qu'on a porté, alors c'est vrai que c'est peut-être rare qu'il y ait encore des hommes et des femmes politiques, en tous les cas c'est le cas au Rassemblement National, mais qui sont élus sur un programme et qui essayent de les faire respecter. Il se trouve que le programme qu'on a présenté aux Français en 2024, pas il y a 10 ans, en 2024, il comporte un certain nombre de priorités, et on ne va pas se mettre à défendre l'inverse une fois qu'on est élu. Moi j'ai été élu pour préserver le pouvoir d'achat des Français. Moi je n'ai pas été élu pour une année blanche pour les Français.

Moi je n'ai pas été élu pour désindexer les retraites des Français. Certains ont le droit de défendre ça. C'est la démocratie, c'est le sujet. Par exemple, si on maintient le gel des pensions de retraite dans le budget, vous censurez ? Bien sûr, mais ce n'est même pas lié à des mesures techniques. Moi j'ai été élu pour qu'on s'attaque par exemple au dossier de l'immigration. Monsieur Beyrou, je ne parle pas de monsieur Lecornu, on ne l'a pas encore entendu.

6:36
Sébastien Chenu

Retailleau, il s'y attaque un tout petit peu.

6:38
Invité

C'est encore pire, j'allais dire Retailleau. Monsieur Beyrou n'a jamais prononcé le mot immigration dans un de ses discours. Quant à monsieur Retailleau, il a perdu tous les arbitrages, l'aide médicale d'État, l'Algérie, le référendum sur l'immigration, le voile. Tous les arbitrages, les sorties scolaires voilées, etc. Tous les arbitrages dans ce gouvernement. Mais il le savait, monsieur Retailleau ne vient pas pour faire changer les choses. J'y reviens. Il vient là pour approcher un titre et pour pouvoir exister. Je termine sur la responsabilité des uns et des autres. Nous, on s'est présenté aux élections, je l'ai dit, avec un programme et avec des candidats.

Mais vous n'avez pas obtenu la majorité absolue. On en a pris plein la gueule. Mais les autres, les vôtres, se sont désistés pour faire élire des gens de gauche. Dans ma région du Nord, Xavier Bertrand a appelé à faire élire des communistes. J'y viens. La LFI a appelé à faire élire Elisabeth Borne et Gérald Darmanin. Gabriel Attal a appelé à faire élire la LFI. Les électeurs, les électeurs, les électeurs, les électeurs, les électeurs.

7:30
Sébastien Chenu

Mais pardon, mais vous, excusez-moi. Ils ont retiré leur candidat. OK, mais sur le fond, je suis désolé, je ne vois pas ce qui vous différencie de la gauche sur beaucoup de sujets. Quand vous dites... Ça, c'est caricatural. Non, ça n'est pas... Vous allez voir. Je ne vois pas ce qui vous différencie de la macro. D'abord, un, vous dites que vous voulez préserver le pouvoir d'achat des Français. Vous êtes pour la retraite à 62 ans. Vous êtes contre la réduction du nombre de fonctionnaires. Vous savez que les retraites... On est un des pays qui dépense le plus pour ces retraites. Les retraites, ça pèse énormément sur le pouvoir d'achat des Français.

Marine Le Pen dit, quand on lui dit qu'il faut peut-être, dans un pays suradministré comme le nôtre, réduire le nombre de fonctionnaires, elle dit non, non, ça c'est des trucs de droite, premièrement. Et deuxièmement, je prends votre dernier tweet récent qui a fait parler. J'imagine que vous attendez à ce que je vous parle de ça. Vous avez dit, nous voulons... Vous avez écrit sur Twitter, nous voulons taxer l'argent qui dort. Non, spéculation, dividendes, rachat d'actions, pas le patrimoine immobilier des Français, fruits du travail et de la transmission. Notre modèle de justice fiscale cible les super-profits des grandes entreprises, pas les maisons de famille.

Pardon, vous êtes en fait comme tout le reste de la classe politique, c'est que vous voulez vous aussi taxer, taxer, taxer. Simplement, vous allez peut-être le faire un tout petit peu différemment. Mais moi, j'ai l'impression avec ça que vous taxez, vous êtes quasiment vous aussi pour la fameuse taxe Zuckman. Non, pas du tout. Quasiment, excusez-moi, quand vous voulez taxer. La spéculation, les dividendes, rachat d'actions. Dividendes, c'est déjà taxer les dividendes. C'est taxer avec la fameuse flat tax à 30%. Peut-être que vous voulez l'augmenter, mais donc c'est un programme de gauche, tout ça, c'est encore des taxes.

9:00
Invité

En réalité, vous êtes tout à fait caricatural. Quelles sont vos différences avec ceux qui défendent la taxe Zuckman ? J'y viens, la taxe Zuckman, elle s'attaque à l'outil de travail. Et nous, on ne peut pas accepter ça. En réalité, où vous avez un chemin, le vôtre, dans lequel vous dites, bon, il n'y a plus aucun ni consentement ni possibilité d'impôt d'un société. En fait, il ne faut plus réformer fiscalement quoi que ce soit. Pas d'impôt supplémentaire. Moi, je pense qu'il faut réformer fiscalement un certain nombre de choses. Avec des impôts supplémentaires ? L'impôt sur la fortune immobilière, l'IFI, nous considère qu'il est très problématique parce qu'il touche la transmission.

Il y a beaucoup de Français qui rêvent d'être propriétaires de leur maison. C'est un rêve pour beaucoup de gens. Moi, je fais la suppression de l'IFI. D'accord, mais j'y viens, mais après, vous financez tout le reste avec quoi ? Parce que vous nous dites... En baissant les dépenses publiques, en augmentant l'âge de départ à la retraite, par exemple. J'y viens, j'y viens, j'y viens. Nous, on est favorables à ce qu'il y ait des fonctionnaires dans la police, dans la santé, etc.

Mais on est favorables, ce que vous ne dites pas, vous ne dites que la moitié des choses, à une grande réforme territoriale, par exemple, de façon à faire en sorte que le millefeuille territorial entre les agences, les collectivités d'ailleurs également, qui se superposent, qui suradministrent le pays, eh bien, on puisse entamer cette réforme pour justement dégraisser de l'Allemagne. Oui, mais je trouve que vous ne sortez pas de l'assistanat.

10:11
Sébastien Chenu

Par exemple, vous êtes aussi pour la réforme, j'ai vu ça dans votre programme, vous voulez abroger la réforme de l'assurance chômage. Vous trouvez que les macronistes sont trop durs avec l'assurance chômage. Quand on compare notre pays avec d'autres pays européens, ne serait-ce que l'Allemagne, qui est un pays très comparable avec le nôtre, je suis désolé, on a un problème avec l'assurance chômage. Donc en fait, vous avez un côté quand même « Bonne nuit les petits », c'est-à-dire... Oui, c'est-à-dire que...

Mais ça, si ça se trouve, c'est là que vous restez politiciens, si ça se trouve, c'est une ligne politiquement pertinente, si ça se trouve, ça marche, ça c'est Marine Le Pen, c'est la page Le Pen. Mais moi, je constate que vous ne rompez pas avec ce qui plombe notre pays.

10:51
Présentateur

Alors justement, ce qui plombe notre pays, aujourd'hui, c'est la politique actuelle qui est menée, la politique d'austérité, c'est ce que dénoncent les syndicats qui vont manifester dans la rue jeudi. On va être de nouveau dans un contexte de mobilisation, on attend 800 000 personnes, et sûrement de tensions, de très fortes tensions. On va regarder ça avec Pauline Pioche. On aura, Pauline, plus de cortèges que la semaine dernière. Que sait-on du potentiel, de la potentielle mobilisation ? Alors d'abord, Alain, ces chiffres, c'est une information au BFM TV, 250 rassemblements qui ont été déclarés dans tout le pays.

Et puis, également, une mobilisation qui pourrait finalement être beaucoup plus importante que celle qui avait d'abord été annoncée par les renseignements, puisqu'on parle de jusqu'à 800 000 manifestants. Ce sont des chiffres qui peuvent encore évoluer. J'ajoute également, si vous avez des enfants qui sont à l'école primaire, un enseignant sur trois sera en grève, selon la SNUP FSUL. Et puis, on va également revenir sur les perturbations qui concernent les transports en commun. Il va y en avoir beaucoup, beaucoup plus que la semaine dernière, vous allez le voir. D'abord, sur le réseau SNCF, TGV et Wigo, très peu impactés, seulement 10% de perturbés.

En revanche, les intercités, 1 sur 2 qui devraient circuler, et puis 3 sur 5 concernant les TER. Les TER, en revanche, ça dépendra beaucoup des régions. Il faudra vérifier directement auprès de vos digités. Et puis, également, pas mal de perturbations sur le trafic RATP. En ce qui concerne les métros, il y aura des lignes perturbées, voire même très perturbées, comme la ligne 2, la ligne 3, la ligne 5, ou encore la ligne 12. Ça risque aussi d'être galère, si vous prenez le RER. Le RER A, le RER B, ou encore le RER C, qui risque d'être perturbé, très perturbé pour la ligne E. Même topo, globalement, sur les lignes de bus. Certaines lignes de bus sont même totalement à l'arrêt.

Pour faire clair, la RATP invite les utiles utilisateurs à préférer le télétravail pour demain. Merci, Pauline Pioche. Donc, jeudi, ça va être chaud ?

12:48
Invité

Probablement. Les Français ont envie de dire leur mécontentement. Les Français ont envie de dire qu'ils ne sont pas des variables d'ajustement dans leur quotidien et qu'ils en ont marre, effectivement, d'être pressurés de ne pas avoir de résultat. Le problème, c'est que notre modèle économique, il est le suivant. Vous soutenez donc cette mobilisation, jeudi ? Vous êtes aligné sur la CGT. Mais n'importe quoi. Vous croyez que les gens qui ont manifesté sont tous de la CGT ? Vous croyez que les 800 000 Français qui vont... Là, c'est la mobilisation des syndicats. Mais vous croyez que les Français n'ont pas de raison d'être mécontents ? Je ne suis pas ceux qui soutiennent tous ce genre de trucs.

Ce que je dis, c'est que notre modèle économique est le suivant. On prélève beaucoup sur le dos des Français. On répartit mal dans le sens où tous les services publics sont exsangues. La police, la justice, les hôpitaux, l'éducation nationale. Et on ouvre, en parallèle, le « on », ce sont les gouvernements. Et on ouvre des guichets. Ce modèle économique ne peut pas tenir. Ce n'est pas le consentement à l'impôt qui est en train d'être remis en cause. C'est le consentement à la dépense. Les Français ne supportent plus de voir comment leur argent est utilisé. Il y a beaucoup de Français qui vous disent « moi, je suis content de payer des impôts ».

Il y a beaucoup d'ouvriers, moi, dans ma circonscription, qui disent « moi, je suis fier de payer des impôts ». Je suis moins fier de voir comment on utilise cet argent-là.

13:51
Sébastien Chenu

Oui, mais enfin bon. Je suis désolé. Ce n'est pas nous qui avons construit ça ? Oui, mais moi, par exemple, la mobilisation de demain, je suis désolé, je ne la soutiens pas. Je commence à en avoir… Mais quel est le problème ? Ce que je veux dire, c'est que je ne comprends pas votre ligne. Vous ne comprenez pas

14:06
Invité

que les Français soient mécontents ? Je ne la comprends que trop bien.

14:08
Sébastien Chenu

Mais ça dépend sur ton argent. En fait, ce qui est terrible, c'est qu'au fond, dans ce pays, on a 50 nuances de socialisme et qu'une des principales forces d'alternance possible, elle est toute aussi enquistée… Vous vous cachez derrière des mots ? Vous ne comprenez pas que les Français ne soient pas contents ? Moi, je ne suis pas content qu'il y ait une telle chienlit en permanence. On est la CGT toutes les semaines qui nous bloquent le pays. Je suis désolé. Il y a toutes les semaines un truc. Il y a toutes les semaines une grève. Il y a toutes les semaines une revendication. Il y a Sophie Binet quatre fois par jour à la télé. Si même les forces politiques…

Rassurez-vous, ce n'est pas avec nous qu'elle dialogue. Si même les forces… Elle n'a pas besoin de dialoguer. Elle n'a qu'à lire votre programme qui est le même que le sien. Donc je suis désolé, je trouve que je cherche… Vous êtes dans une caricature. Non, mais je cherche l'alternance. Je cherche l'alternance, si vous voulez. Je cherche le changement. Je constate que sur les questions économiques et sociales, vous n'êtes pas porteur de changement. C'est tout, mais c'est une divergence de fond. Ce n'est pas grave. Mais en fait,

15:04
Invité

vous ne voulez pas voir la réalité parce que vous êtes dans un système intellectuel, une philosophie qui est celle des dominants depuis toujours, c'est-à-dire de l'ULPS qui gouverne le pays. Vous êtes un dominant, je suis en conscience. Mais pas du tout, je suis écrasé par votre machine qui ne se réforme pas. Je n'ai pas de machine, on ne gouverne pas. Je suis un modeste chef d'entreprise écrasé par la machine. Vous devriez en vouloir à ceux pour qui vous votez depuis des années. Vous devriez leur en vouloir à ceux pour… Mais vous ne savez pas pour qui je vote. J'ai souvent voté blanc ces derniers temps. Ça en dit encore plus long. Vous devriez en vouloir à ceux…

Ça veut dire que vous ne trouvez pas dans l'offre politique quelque chose qui vous satisfasse. Oui, j'ai souvent voté blanc ces derniers temps. Mais vous avez aussi voté pour d'autres et vous avez… C'est encore un autre débat, mais vous avez souvent apporté votre soutien. Vous avez même été candidat pour des structures politiques qui aujourd'hui ont mis le pays dans cet état-là. Donc vous devriez comprendre que les Français ne soient pas contents. C'est assez simple de comprendre ça. C'est pour ça qu'on attend

15:50
Sébastien Chenu

une vraie alternance. Voilà. Après, je ne vais pas me répéter, mais c'est intéressant. Vous êtes sur une ligne de conservatisme en réalité.

15:56
Présentateur

Merci Sébastien. Je suis nu débat à reprendre, vice-président du Rassemblement National.