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interviewLe Média (sur YouTube)· 6 juin 2023 94 min

GRÈVE DU 6 JUIN : LA DER DES DERS ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] [Musique] bonjour à toutes et à tous c'est l'heure de votre quasi quotidienne d'infos et de combat toujours debout diffusé en direct tous les jours à partir de 18h30 du lundi au jeudi à 19h les jours de manifs si vous ne l'avez pas déjà fait abonnez-vous à notre chaîne YouTube et activer la petite clochette en cliquant sur l'onglet toutes abonnez-vous aussi et surtout à notre newsletter quotidienne en allant sur newsletter point le média tv.fr et ne ratez plus aucun de nos contenus y compris ceux qui peuvent être invisibilisés par les plateformes on le rappelle le média ne vit que par vous par vos dons et par vos abonnements c'est pour cette raison que nous lançons régulièrement et bien des campagnes de dons nous lançons également des une pétition que nous vous invitons à signer alors ces campagnes dedans conditionnent tout simplement elle conditionne notre survie si nous ne nous mobilisons pas 100.000 euros d'ici l'été la permanence et l'intégralité de notre projet éditorial seront très gravement menacés Mobil rendez-vous préserver votre média nous faisons un don à partir de 5 euros par mois sur soutenez pour le média tv.fr nous sommes mardi 6 juin 2023 14ème journée de grève et de manifestation contre la réforme des retraites promulgami avril une sorte de reprise du terrain après une longue pause du mouvement social du moins dans ce type de démonstration de force à caractère national que retenir de cette journée réaffirmation ferme d'un refus de passer à autre chose au dernier baroud d'honneur d'un monde du travail fatigué bref est-ce que c'est la dernière comme le laisse entendre Laurent Berger pour qui le match est en train de se terminer on en parle dans cette édition spéciale de toujours debout [Musique] au programme aujourd'hui l'acte 14 de la mobilisation contre la réforme des retraites imposée à coups de 49,3 par l'exécutif Macron borne vous le savez le média se transforme et à l'ambition de devenir une véritable chaîne de télé et comme nous voulons être au plus près des luttes et des mobilisations nous avons envoyé sur les terrains notre journaliste et camarades Lisa Noyal elle a couvert la manifestation parisienne nous a rapporté les images et témoignages que nous Commons avec nos invités durant cette émission qui se déclinera en deux parties nous ferons d'abord un point sur la mobilisation du jour avec Ricci Thibault co-fondateur du collectif peuple révolté et Catherine Giraud membres du bureau confédéral de la CGT puis en seconde partie de soirée nous discuterons de l'autre versant de lutte contre la réforme des retraites la bataille parlementaire avec Elsa Marcel avocate militante à révolution permanente et François pigman député elle est finupeste de Haute-Garonne vous le savez la date de cette mobilisation n'a pas été choisie par hasard elle précède deux jours l'examen à l'Assemblée nationale de la proposition d'abrogation de la réforme des retraites du groupe liotte sans plus attendre place au retour de terrain [Musique] deux jours après la publication des premiers décrets d'application de la réforme des retraites et à l'avant veille de l'examen à l'Assemblée nationale d'une proposition de loi du groupe advisant abroger le recul de l'âge de départ à la retraite à 64 ans la terre syndical a appelé ce mardi à une 14e journée de mobilisation la journée de grève du 6 juin offre un bilan contrasté moins de grévistes et de manifestants plus de points de blocage et d'opération coup de poing à Brest Marseille ou encore à Rennes les lycéens restent mobilisés plusieurs établissements scolaires ont été bloqués toujours à Rennes des manifestants ont un vesti les voies entraînant des perturbations du trafic à Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine des électriciens ont procédé à une coupure de courant dans une large zone à la toucher les sièges d'orange et du groupe France media monde qui compte notamment la radio RFI et la chaîne d'information France 24 de nombreux autres sièges entreprises ont eu subi des coupures comme celui de Microsoft France de Bouygues immobilières ainsi que les bâtiments de la Poste et de la SANEF évacuée une centaine de cheminots CGT ont envahi le siège des JO de Paris 2024 on pouvait entendre le slogan devenu célèbre pas de retrait pas de Jo ou encore lire sur les affiches déployées Manu lâche tariformes sinon pas de Jo on parle désormais chiffres il continue de tomber plus de 200,50 points de rassemblement ont été recensés et qui auraient réunis 400 000 à 600 000 personnes selon les autorités 900 000 selon la CGT à Paris ils étaient 300 000 d'après les syndicats elle s'est lancé de l'Esplanade des Invalides en direction de la place d'Italie en chiffres en baisse par rapport aux précédentes mobilisations et notamment la dernière du 1er Mai où ils étaient 550 000 selon la CGT et selon le ministère de l'Intérieur 112000 à Marseille la CGT annoncé 55000 manifestants selon la CGT contre 4000 selon le ministère de l'Intérieur au Havre les syndicats ont avancé les chiffres de 10 000 et 6000 à Rouen lors de la dernière la manifestations le 1er mai ils étaient 15000 à Rouen et 18000 au Havre selon la CGT un mois des longues vacances d'été on doit plutôt se réjouir d'une mobilisation qui reste importante les policiers étaient eux aussi très mobilisés 11000 policiers et gendarmes ont été déployés sur l'ensemble du territoire donc 4000 dans la capitale la répression policière n'aura pas dissuadé les manifestants de battre le pavé le point lavé aux quatre coins de la France on vous propose de regarder quelques images des cortèges déterminés à faire reculer le gouvernement [Applaudissements] [Applaudissements] mais camarades est-ce que vous êtes prêts [Applaudissements] continuent à chanter [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Applaudissements] si vous avez manifesté à Paris vous avez peut-être croisé le chemin de notre consœur et camarade Lisa Noyal qui nous rapporte et quelques images et interview on regarde si c'est possible il a déjà vous voyez qu'il y a très peu de monde donc c'est à dire que les gens maintenant bon ben ils sont démobilisés donc j'ai entendu dire que ça va repartir en septembre on verra qui vivra je peux pas parler à la place des gens mais moi je dis simplement que il aurait fallu que ce soit beaucoup plus soutenu quitte à mettre l'économie à terre pendant un moment et après on se remet au boulot mais là non là c'est c'est dommage alors je pense pas qu'aujourd'hui ça lancera quelque chose forcément mais l'idée c'est de garder ça sur le long terme on sait très bien que potentiellement l'iode ça fonctionnera pas forcément mais l'idée c'est de ne pas fermer la porte à toute la retraite pendant les quatre ans qui reste c'est de continuer à aborder les pays pendant quatre ans sur absolument toutes les possibilités qu'on peut et donc du coup ce genre d'action est important je pense que c'est bien de faire une pause à main parce qu'il y en a beaucoup qui avait au fur et à mesure arrêté mais c'est vrai que un mois on se retrouve avec des gens qui ne viennent plus du tout et c'est un peu dangereux mais on a retrouvé des gens qui aussi sont dit ok pendant un mois j'en ai pas fait et donc là c'est le moment de revenir et de repartir là-dessus évidemment on sait que en tant que professeur en plus en juillet août la moitié des personnes seront en vacances moi essayer de prendre en fait ce moment-là pour s'occuper de leurs enfants donc ils vont être sortis de la mobilisation mais c'est dès septembre mais aussi dans le corps enseignant on a on a quelque chose qui s'appelle le pacte qui est littéralement en fait la fin du fonctionnariat si on le signe et on doit se mobiliser donc on se prépare aussi à se mobiliser dès septembre et de continuer là-dessus et c'est le but c'est de continuer la lutte mais sur tout le mandat d'Emmanuel Macron les gens ont bien pris conscience que la question de la retraite était un élément phare mais que ça va bien au-delà sur la question de la société qu'on veut nous imposer donc par rapport à la jeunesse par rapport à l'écologie la vieillesse l'écologie tout ce qui va porter notre les générations futures et la société telle que Macron son gouvernement et d'autres d'autres parties tiennent à défendre ou imposer c'est quelque chose dont on ne veut pas sur le plateau avec Catherine Giraud membre du bureau confédéral de la CGT héritier Thibault co-fondateur du collectif peuple révolté bonsoir à vous deux alors vous étiez également dans les rangs du cortège parisien quel est votre sentiment sur cette 14e mobilisation Catherine Giraud moi j'ai vu une belle manifestation parisienne avec beaucoup de monde dans corps déterminés à rien lâcher quoi voilà et moi c'est ce que je ressens même de tous les messages qu'on a reçu de partout en France puisqu'il y avait quand même de 154 points de mobilisation que c'est des manifestations soit légèrement en baisse mais qui sont déterminés avec vraiment la volonté de continuer quelles sont tes impressions déjà il faut pas occulter que entre le premier mai et ce 6 juin il y a eu énormément de mobilisation un peu partout dans le pays des mobilisations menées par les bases syndicales notamment de manière très active de par le réseau pour la grève générale par exemple ici en région parisienne et ailleurs il y a eu des mobilisations à proximité à proximité de Matignon lorsque par exemple les directions syndicales retournaient discutaient avec Madame borne alors que les militants syndicaux se sont fait tabasser se sont fait borniers pendant des mois et des mois donc ça c'est important de le rappeler premièrement et ensuite qu'est-ce que j'ai vu moi dans la manifestation parisienne aujourd'hui j'ai vu que le mot d'ordre il est exactement le même depuis le début la colère elle est intacte et cette colère qu'elle est elle est bien la colère elle consiste à dire que la réforme des retraites c'est une réforme de merde c'est une réforme pourrie c'est une réforme pourrie parce que elle condamne nos parents par exemple à travailler jusqu'à 64 ans à se casser le dos alors que la plupart ont la cinquantaine sont déjà brisés par le travail n'en peuvent plus ont des problèmes de sommeil des problèmes musculaires ont des problèmes assez graves et ils le ressentent au quotidien de leur santé ils veulent nous condamner à nous déjà qu'on a peu de perspectives la jeunesse à travailler jusqu'à 64 heures à 64 ans voire plus parce que 64 ans il est question de l'âge légal mais en réalité on va être condamné à travailler jusqu'à 65 66 77 68 ans à toucher des pensions misérables à devoir faire appel à des fonds de pension parce que l'idéal macroniste c'est celui-ci derrière cette réforme des retraites donc le mot d'ordre pour en revenir à là il est exactement le même c'est de à la poubelle cette réforme des retraites on l'a dit on la scandé on la chandé dans les manifs on ira jusqu'au retraits et oui effectivement ce cap là c'est le nôtre et il le sera jusqu'au bout et moi j'ai envie de dire à Monsieur berger je vais lui adresser un message solennellement si les beaux salons de Matignon et de l'Elysée te manque manga mais retentit bon vent retourne voir Madame borne retourne retournez voir Monsieur Macron mais nous et les travailleurs et les travailleurs qui sont les premières concernés par cette réforme il n'en veulent pas ils iront jusqu'au bout qu'importe la volonté et les aspirations de Monsieur berger les vrais héros du combat contre une forme des retraites c'est les lycéens qui ont érigé des barricades sur la place de la Concorde au mois de mars et au mois d'avril les vrais héros du mouvement social et des combats sociaux et je l'ai dit en tant qu'histes qu'étudiant en histoire c'est les Christophe d'ettinger qui ne baisse pas la garde face aux oppresseurs et et donc face au tyran en herbe donc ça le vrai héros du mouvement est-ce que l'histoire retiendra c'est ça c'est pas Laurent Berger qui fuit devant la responsabilité alors on l'a dit partout en France le nombre de manifestants est à la baisse le taux de grève dans les entreprises y compris dans les entreprises ferment du mouvement social a été franchement bas comment comment vous l'expliquez est-ce qu'on doit s'inquiéter comment vous l'expliquez alors déjà on a quand même déjoué tous les pronostics on a une inter syndicale qui dure depuis plus de six mois on a des mobilisations d'un niveau qu'on n'avait pas vu depuis 15 ans et on est devenu du coup super exigeant parce qu'on a atteint 3 millions de manifestants au plus fort des mobilisations et que maintenant quand on atteint à peine le million du haut quand même c'est pas beaucoup alors que c'est encore des bons niveaux de manifestation après autant de temps et qui dit manifestation d'Yves et grève ça coûte on a eu un sursaut le premier mai parce que bien sûr c'est une journée qui permet à certains de sortir sans faire grève mais voilà six mois de grève pour certains même si c'est sur uniquement sur les temps forts ça pèse dans un moment où l'inflation est importante ou les fins de mois sont difficiles pas et la répression la répression la répression n'est pas alors la répression policière mais la répression aussi dans les entreprises la pression patronales celle-là on l'oublie souvent mais faire grève des fois ça peut coûter son emploi c'est pas facile de faire grève si on est tout seul à vouloir faire grève dans une entreprise on peut être stigmatisé on peut voilà vite être en difficulté on n'avait pas mal de témoignages de salariés de petites entreprises qui venaient dans les manifestations sur leur temps de repos sur RTT justement pour pas se mettre en difficulté donc il faut pas qu'on nous mette tout ça et évidemment avec le temps c'est difficile mais on sent d'abord on voit dans les sondages que l'opinion est toujours opposée et soutient toujours la mobilisation des gens qu'il faut qu'on continue que la terre syndicale doit continuer donc ça je pense que si Emmanuel Macron l'a pas entendu non on doit l'entendre donc il voilà pour ça faut pas lâcher quoi et il faut pas lâcher même si évidemment un mouvement dans le temps il peut pas être à 3 millions en permanence ce n'est pas possible ça reste un haut niveau de mobilisation juste avant l'été donc on va décider maintenant en inter syndicale et nous à la CGT collectivement des suites à donner mais il y aura des suites et toi Richie comment tu expliques que le mouvement entre guillemets s'essouffle un petit peu moi je pense qu'il y a déjà une responsabilité que l'on doit interroger stratégiquement des directions syndicales et de leur orientation et notamment des directions syndicales de l'aile réformiste de l'intersyndical je fais référence à une salle la CFDT qui finalement ont poussé et le reste d'interdy syndical c'est soumis à cette stratégie à une dynamique de grève perlée finalement ou on se mobilise tous les 15 jours voir on passe quasiment un mois sans se mobiliser au niveau national de manière massive enfin ça c'est juste scandaleux et effectivement c'est une stratégie perdante sa condamne les travailleurs à perdre des salaires sur des journées pendant plusieurs mois donc une finesse revient à 14 journées de salaire perdue en faisant grève alors que ça coûte cher alors qu'on est dans un contexte où les gens arrivent pas à bouffer à nourrir dignement leur gamin et donc infinie on c'est le choix de cette stratégie elle était absolument grave parce que une erreur d'attendre aussi longtemps entre la 13e et la 14e mobilisation à la paix de l'interdicale moi ce que je dis simplement c'est que 14 jours de grève de suite d'affilée qui se suivent ça paraît lise le pouvoir ça paraît lise l'économie or 14 jours de grève étalé sur 6 mois enfin c'est ridicule c'est pas ce qui c'est pas ce qui est gagnant c'est pas la stratégie qui peut conduire à la victoire donc ça il faut pas le nier il faut pas l'occulter il faut l'interroger il faut en tirer des leçons pour les jours qui viennent donc pour moi rien n'est perdu pourquoi parce que déjà on a une obligation qui est magnifique on a eu des lycées des universités je le dis en tant qu'étudiant qui n'avait pas été bloqué depuis des années voire même qui n'avaient jamais été bloqué à travers leur histoire donc ça c'est magnifique on a une jeunesse qui depuis le mouvement des gilets jaunes les Grecs pour le climat et ultra engagé est enragé contre l'ordre actuel l'ordre social actuel du monde donc ça c'est un premier élément il y a une politisation absolue dans le mouvement social ça c'est indéniable c'est un acquis ensuite il faut panier également que la terreur la répression du pouvoir c'est peut-être la raison principale qui conduit à la dissuasion chez certains camarades de venir en manifestation et moi j'ai des amis lycéens qui me disent par exemple au lycéen Richie on veut plus venir au manif parce que on veut pas finir en garde à vue parce qu'on a vu nos camarades qui sont pris des coups de matraque il faut quand même rappeler qu'il y a des gens qui ont perdu une main qui ont perdu un œil qui ceux qui moi enfin personnellement et je suis pas à plaindre j'ai été privé de liberté pendant 24 heures de foi c'est pas rien c'est à dire que on maintient à ma vie en mode privé de manière arbitraire pendant 24 heures à deux reprises avec un classement sans suite à la fin donc en fait cette acharnement c'est une des c'est la seule le seul moyen pour le pouvoir que d'éteindre et d'espérer éteindre la mobilisation or je dis juste quelque chose à Monsieur Darmanin notamment qui est le chargé de mission de Monsieur Macron pourrait tout faire la contestation envoyer tous les gaz lacrymogène du monde ça n'étouffera pas pour autant notre colère et donc moi je pense que en voulant étouffer par le sang par la répression et par la terreur cette mobilisation ils ont fait en sorte que cette dernière dépasse largement les enjeux de la réforme des retraites parce que maintenant la question c'est plus juste la réforme des retraites c'est continuer à subir continuer à baisser la tête à courber les Chine face à un domaine qui est face à un monde qui est écocidaire face à un monde qui tue qui tue les gens au travail face à un monde qui est minable qui est horrible un monde de souffrance les gens souffrent au quotidien dans notre société c'est pas pour rien ou soit c'est être insoumis c'est se battre c'est lever le point c'est faire face à l'oppression et c'est organiser la lutte renforcer massifier le mouvement social pour mettre hors d'état de nuire celles et ceux qui sont responsables de nos malheurs et notre détresse alors j'allais y venir j'allais évoquer bien sûr les violences policières elles étaient nombreuses elles ont émaillées cette mobilisation comme les précédentes mais je me tourne d'abord vers vous et Catherine est-ce que vous êtes d'accord avec critique quand il dit que la CGT s'est rangé derrière la CFDT disons que c'est à la fois des fois une force et une faiblesse une inter syndicale c'est une force parce que elle est plébiscitée par les salariés qui nous disent faites ensemble on est plus fort et ça nous permet de sortir plus de gens dans la rue et en même temps on le sait on n'a pas d'abord tous les mêmes idées on a pas tous les mêmes stratégies et que bien évidemment on est conscient à la CGT que s'en avait réussi à reproduire une grève sur plusieurs jours consécutifs on aurait plus pesé sur l'économie et que le patronat Rémy Lama sur le l'épaule de Emmanuel Macron en lui disant mon petit Manu maintenant tu retires ta réforme parce qu'une coûte de l'argent la grève voilà et peut-être qu'en 3 jours on aurait gagné voilà mais est-ce que la CGT toute seule aurait été capable de faire ça je suis pas sûre non plus et l'interdy syndicale nous a permis de mettre 3 millions de personnes dans la rue donc voilà c'est les salariés aussi qui écrivent l'histoire et nous on a poussé dans nos entreprises pour la reconduction de la grève là en tout cas et dans des endroits la grève a été reconduite on le sait dans l'énergie notamment ou dans d'autres secteurs on voit aussi des grèves qu'on vue le jour pendant celle des retraites poussées par cette énergie on a vu les verbaudets elles ont gagné on a voilà des luttes pour les salaires les conditions de travail on a une EHPAD Korian qui est en grève en ce moment sur Nice enfin voilà ça fait émerger des luttes et des luttes qui qui sont dures mais qui gagnent à la fin donc tout ça voilà c'est les salariés qui font l'histoire et nous on est la force syndicale qui leur permet d'ailleurs plus on sera nombreux plus on sera syndiqué à la CGT d'ailleurs et plus on sera une force pour pouvoir gagner encore plus la mobilisation s'implanter là où on n'est pas essayer voilà de de vraiment imposer au patronat qui respecte le droit de grève qui respecte le fait qu'on puisse avoir des revendications sans nous dire bon là maintenant vous retournez au boulot comme ils ont fait un Vertbaudet parce que on a déjà négocié avec d'autres syndicats donc gentils et travailler non non on a des revendications et on les porte donc ça il faut que les il faut que les salariés s'emparent de ça c'est à eux de faire la grève la grève par procuration ça n'existe pas le rapport de force effectivement il est là et on peut le regretter mais le mouvement il est pas terminé et c'est voilà c'est quand même une force intersynique ça permet à certaines personnes qui seraient pas venues de venir avec nous oui enfin moi je précise simplement que je n'incrémine pas les camarades de la CGT de chez sud et puis même les bases syndicales de la CFDT et moi je parle avec des gens que je considère comme des camarades qui sont syndiqués chez la CFDT j'incrimine les directions syndicales oui moi je trouve assez marrant que Laurent Berger etc il se revendiquent tous de la Charte d'Amiens en disant faut pas faire ci il faut pas faire là mais la charte Daniel dit quoi les camarades c'est la lutte des classes c'est l'orientation révolutionnaire c'est la lutte armée contre un pouvoir qui nous oppresse donc enfin je veux dire au bout d'un moment faut pas oublier l'histoire du monde ouvrier et du monde syndical moi je trouve ça totalement ubuesque quand je vois un inter syndical qui ne touche pas un mot sur les violences policières qui ont perdu un œil c'est pas rien il faut pas se sous-estimer c'est une personne qui est mutilé à vie alors que les directeurs les directions syndicales vont pavaner sur les médias pour dire oh il y a une pauvre vitrine qui a été brisée vitrine qui qui symbolise aux pression financière par exemple je trouve ça scandaleux et je dis pas ça pour faire des règlements de compte je dis ça parce que c'est des leçons à tirer pour que justement les luttes que l'on mène demain soit victorieuse soit gagnante et puis par ailleurs moi je salue les camarades des bases syndicales qui mène des combats exemplaires faut pas oublier qu'effectivement il y a des grèves inédites partout dans le pays à Vertbaudet il y a des victoires la grève LP c'est pas archaïque en fait contrairement à ce que vous allez nous faire croire les macronistes laissez la force de travailleurs la grève et c'est le cas aussi à Disney en ce moment il y a une vraie effervescence populaire dans le pays donc non la victoire elle a porté Demain c'est loin d'être la dernière DDR il y a beaucoup d'espoir il y a une un engouement immense on va en parler il y a plein de dates qui arrivent et on va l'occasion dans on a l'occasion d'en discuter merci de m'inviter à poser la prochaine question Richie on a parlé des violences policières et effectivement elles peuvent dissuader les manifestants à rejoindre en tout cas suivre même à rejoindre en fait c'est cortèges aujourd'hui typiquement selon la préfecture de police de Paris il y a eu 2700 contrôles de police qui ont été factués en amont même de la manifestation manifestation parisienne et qui a conduit et qui ont conduit à 17 interpellations les participants déplore également de nombreux arrestations arbitraires comme en témoigne ses images à Nantes la journaliste Hélène assez court a été blessée par un tiers de lacrymo dans la tête à Lyon les forces de police en sont violemment pris au service d'ordre en matraquant les syndicalistes de la CGT de la et de solidaire alors vous l'avez dit cette violence disproportionnée et même un puni explique en partie la baisse des manifestants alors comment on fait pour convaincre les Françaises et les Français à affronter finalement ce risque et poursuivre la mobilisation malgré cette menace ça reste une menace déjà quand on a été 3 millions il y avait moins de répression plus on est nombreux finalement peut-être plus c'est difficile d'avoir de la répression et plus on est sur des actions un peu plus coup de poing etc plus d'après les pression est importante là en ce moment quasiment tous les jours on a des gardes à vue nous il y en avait une la semaine dernière à Marseille enfin d'ailleurs deux ou trois camarades à Marseille mais tous les jours tous les jours on apprend des gardes à vue tout simplement parce que on abordait le téléphone portable près d'une action alors on arrête la personne et on met en garde à vue cette cette multiplication des gardes à vue en fait est faite ni plus ni moins pour faire peur pour réprimer pour dissuader et ça il faut qu'on le dénonce donc on a entamé on n'est pas resté juste sur les plateaux à des roues c'est pas bien la violence c'est ça on ne fait pas la CGT mais on est allé on est on a fait déjà une première journée d'action là le 1er juin pour dénoncer cette répression donc on avait des points importants parce qu'en plus à la répression syndicale on ajoute notre problématique de locaux puisqu'il y a beaucoup d'endroits où nos locaux syndicaux sont sont menacées de fermeture de les unions départementales les unions locales sont menacés d'être expulsés donc on y adjoint ça parce que pour nous aussi ça fait partie du droit syndical ils sont menacés d'être expulsés alors ça peut être pour plein de raisons ça peut être parce que c'est une mérite qui est tombée aux mains du rassemblement national par exemple mais pas que ça peut être des locaux vetus et les mairies veulent plus nous loger parce que les budgets diminuent et que voilà c'est une façon aussi de trouver rationaliser leur budget etc donc il faut se battre pour essayer de garder un lieu de vie pour nos pour nos unions départementales nous aurions locales donc on a adjoint à ça mais on va continuer à agir contre cette répression parce que nous on a un slogan la CGT on dit il y a pas de conquête sociale sans libert é syndicale c'est pas possible si on est réprimé on peut pas partir à la conquête c'est impossible donc il faut se battre en permanence pour qui est le moindre répression possible et qu'on puisse agir partout dans l'entreprise comme dans la rue sans être réprimé donc ça c'est un combat qu'on va continuer d'ailleurs on a fait une plateforme que qui a commencé à être une tribune qui a commencé à être signé je crois qu'on doit avoir plus de sens d'une centaine de signatures aujourd'hui et l'idée c'est d'obtenir déjà une loi d'amnistie donc ça serait une première étape et de faire aussi de la prévention en allant chercher des droits qui donnent enfin des lois qui donnent des droits vraiment aux acteurs syndicats au monde du travail voilà qu'on puisse être une vraie force pour imposer des choses aussi au patronat dans les entreprises c'est pas normal aujourd'hui qu'on a un patronat qui est des aides publiques sans contrepartie sans aucune contrepartie de leur part que ce soit sur l'emploi sur les salaires sur l'environnement alors qu'aujourd'hui par exemple on va dire à ceux qui reçoivent le RSA qui vont se voir travailler pour pouvoir le toucher voilà donc là il y a quand même dans notre société des grandes injustices évidemment au gouvernement montre là qu'il est le qu'il est Macron et le président des plus riches et on le voit au travers ces lois qui passent et qui sont discriminantes pour les chômeurs pour les gens qui sont qui vivent avec les minima sociaux qu'est-ce que tu dis à tes camarades pour les convaincre de continuer à s'inscrire dans ce mouvement malgré la répression moi ce que je dis c'est assez simple c'est que finalement Macron effectivement il est au service des plus riches donc il est au service d'une minorité il faut pas s'attendre à ce que lorsque l'on va dans la rue pour contester cela et bien on nous jette des fleurs un lit bravo on continue c'est bien non le pouvoir à travers l'histoire il a toujours il a toujours utilisé la police donc son bras armé pour réprimer la lutte pour tuer nos luttes pour tuer nos tentatives d'émancipation c'est-à-dire que Macron il ne va pas nous laisser reprendre la main sur notre destin il va pas Macron sans membre de la financement pas nous laisser reprendre la main vont pas laisser le mouvement syndical s’émanciper gagner des adhérences en cesse avec ce mouvement contre la réforme des retraites ça les inquiète et donc ils répriment et donc ils étouffent et donc il y a des nervis il y a des chiens de garde enragés dans la rue qui viennent qui nous foutent des clients qui interpellent des journalistes abusivement ce matin il y a une camarade journaliste Norma qui gère un média Franco argentin qui se retrouve pendant une dizaine d'heures en garde à vue simplement parce qu'elle filmait une interpellation il y a des gens qui prennent des coups de matraque il y a des gens qui prennent des tirs de LBD il y a des policiers qui se qui vont dans la rue habillés tout en noir avec des casques blancs la brave on réhabilite finalement les Voltigeurs qui ont tué ma licou séquine faut pas avoir la mémoire courte faut pas l'oublier on a des gens donc qui ne font que taper qui ne connaissent que la violence le macronisme en fait c'est étouffer toute forme de contestation c'est nous avons raison et la contestation n'existe pas ben bien sûr elle n'existe pas puisque vous cherchez à l'étouffer et donc c'est ça et moi je veux qu'on pèse la gravité de ce qui se passe dans le pays il y a des syndicalistes qu'on vient chercher qu'on vient impressionner convient kidnapper etc enfin c'est grave on pourchasse les gens on trace les militants on écoute nos conversations téléphoniques les flics ne portent jamais de Herion ne peut pas les identifier dès qu'on lance une procédure dès qu'il viole la loi il s'en foutent ce matin encore j'étais avec un camarade pour aller à la manifestation et en leur demande le respect de nos droits il lui demande par exemple un PV suite au contrôle de son sac s'il est tout à fait légitime sur le plan légal et tout le monde pourra aller vérifier et on lui répond oui mais ici on est en Paris c'est pas le même cadre comme si finalement la loi n'avait pas de valeur dans le cadre du mouvement social et donc en réalité donc ce que je dis c'est qu'il faut prendre la mesure et la hauteur de la chose donc aujourd'hui on a un pouvoir qui n'a que l'argent pour Dieu qui n'a que l'argent pour mettre et la logique de Macron c'est servir de manière zélée le monde de la finance donc servir le monde de la finance ça revient à quoi ça revient à condamner les gens à se casser le dos au travail ça revient à bousiller notre avenir et condamner ma génération à ne pas respirer un R5 la politique actuelle elle est écocidaire elle la cage nos conquis sociaux c'est une politique qui est grave ici Macron et ses copains ont du sang sur les mains ce sont je le dis des gens qui seront jugés par l'histoire et que et pour qu'il soit jugé par l'histoire on va se charger de les mettre hors d'état de nuire et de leur retirer le pouvoir des mains parce qu'ils font des choses qui sont catastrophiques avec le pouvoir qu'on leur donne c'était absolument grave et donc il faut agir en proportion c'est-à-dire qu'il faut changer les modalités de lutte il faut de la radicalité la radicalité c'est quoi c'est prendre le problème à la racine quand on utilise des armes de guerre contre nous et bien effectivement il faut riposter il faut laisser place à l'auto déf populaire moi je le dis l'insurrection est légitime j'y appelle en viol nos droits qu'importe que la Constitution mon interdit ce qu'importe qu'on me fout autant en prison qu'importe quand nous foot en prison ça ne nous arrêtera pas en fait à travers l'histoire à chaque fois que un peuple se voit au primé et bien il doit utiliser le rapport de force un usage légitime de la force car la majorité constant pour à la poubelle celles et ceux qui sont coupables de de nos oppressions et de notre sinistre conditions donc et donc je dis quelque chose de très simple je dis que ce soir en ce moment même où on parle il y a des camarades qui sont aux Invalides pour faire ce qu'ils appellent des apéros antivacres moi je pense que c'est une manière de renouer avec la tradition de 1848 des banquets populaires qui ont fait partir Louis-Philippe il me semble et à l'époque donc il faut s'attacher à cette histoire là ça a marché à travers l’histoire ça a permis une révolution et donc retrouvons-nous tous les soirs aux Invalides pour ce qu'on appelle pour des moments de contestation pour des moments d'effervescence politique où on parle de politique où on esquisse le monde auquel on aspire un monde meilleur le monde de demain ça c'est la première étape je dis 8 pendant que certains seront en train d'idéaliser le pouvoir du Parlement etc et bien nous nous serons en phase de l'Assemblée nationale à Concorde pour dire cette réforme on n'en veut pas qu'importe les votes que vous faites au Parlement qu'importe les malversations que vous faites à votre compte avec votre constitution pourrie qui est totalement anti-démocratique on sera le peuple les gens dans la rue des travailleurs face à l'Assemblée nationale à partir de 18h sur la place de la Concorde le 14 juillet après les 100 fameux jour d'apaisement de Monsieur Macron et bien on va lui pourrir son défilé militaire parce que la fête nationale c'est le peuple qui est dans la rue c'est le peuple qui s'insurge c'est pas un sinistre des filets militaires tout pourri où on fait l'éloge de l'autoritarisme et de l'armée non c'est le peuple qui occupe la rue qui occupe le maquis donc on va le siffler on va le huer copieusement et on va manifester toute la journée le 14 juillet du 17 août au 27 août si je ne m'abuse il y a les soulèvements il y a les soulèvements de la terre il faut le dire qui organise quelque chose d'immense et qui vont faire qui vont s'inscrire dans la tradition des militants du Larzac en 74 et qui vend marcher qui vont venir en tracteur recyclette de Sainte-Soline jusqu'à Paris donc des dates il y en a des journées de mobilisation il y en a il y en a d'autres qui vont venir parce que moi je crois énormément on la spontanéité de l'histoire je pense que les gens ne sont pas dociles je pense que les êtres humains ont tout autant de sensibilité d'un chien avec un chien et je dis ça pourquoi parce que je dis que lorsqu'un chien prend un coup et bien la première fois il ne réagit pas lorsqu'il en prend un deuxième il se pose des questions et au bout du 3e il réagit et il se révolte il se met à mordre et nous ferons de même alors étire rappellera toutes ces dates après bien sûr à la fin de ce plateau je suis obligée de revenir sur la déclaration de Laurent Berger qui a été largement commenté le match est en train de se terminer c'est ce qu'il a déclaré à plan les syndicats apaisés dans le rapport de force à venir sur d'autres sujets on l'écoute cette mobilisation elle est à la fois pour continuer à exprimer un fort mécontentement du monde du travail sur cette réforme des retraites mais elle est aussi pour montrer le rapport de force et le nôtre depuis début janvier c'est-à-dire du mouvement syndical pour peser sur tous les éléments de la vie des travailleurs des travailleurs et on sait qu'au-delà des retraites dont le match est en train de se terminer qu'on le veuille ou non avec cette inconnue de ce qui se passera jeudi à l'Assemblée nationale la question du pouvoir d'achat la question des salaires la question du logement la question de des conditions de travail de l'évolution du travail là qui sont de la protection sociale vont être des questions centrales dans les semaines et les mois à venir et si on veut peser il faut qu'on montre qu'on est fort et c'était aussi un peu l'objectif de de cette journée et donc voilà c'est à la fois d'exprimer toujours un mécontentement et une colère contre cette réforme de retraite et montrer la force du mouvement syndical pour relever les défis qui sont devant nous alors Catherine Giraud comment continuer à mobiliser quand une fille déjà j'ai envie de dire Laurent Berger c'est pas l'Inter syndicalement sa globalité et on sera attentif on se dit aujourd'hui au bureau avec Sophie Binet on sera attentif à regarder si il est dans aucune prochaine manifestation donc voilà lui il a décidé peut-être que c'est sa dernière il prend sa retraite syndicale peut-être mais pour nous en tout cas ce sera pas la dernière ça c'est sûr voilà mais bon on a pour habitude d'éviter trop commenté voilà c'est vrai que là nous ce qu'on dit en tout cas c'est que on est on passe une phase où pour le gouvernement plus rien ne sera jamais comme avant ce qui vient de se passer c'est à dire que ce mouvement il est d'ampleur et il est pas terminé parce que il y a une colère forte dans le pays et que personne n'est résigné pour travailler de son plus et que même beaucoup de personnes aimeraient gagner du temps libre s'émanciper un peu avoir du temps pour soi ça veut dire partir plutôt à la retraite ça veut dire peut-être aussi diminution du temps de travail ça veut dire tout ça donc là nous ce qu'on veut c'est à la fois dire on va être le chewing-gum soit à ce mal de Macron avec l'histoire des retraites on lâchera rien mais en plus on veut prendre la main sur la négociation et on travaille avec l'Inter syndicale des sujets qui intéressent le monde du travail qui intéresse les salariés berger quand il dit que le rapport de force à venir sur d'autres sujets en fait qu'ils souhaitent peser dans le rapport de force qui souhaite le si on va sur ce que veut parler le gouvernement où est le patronat parce que finalement il y a eu un échange hier vous avez vu dans les entre patronat et les organisations syndicales on était les seuls à pas avoir répondu donc on s'est dit on va y aller au moins pour écouter et au moins pour éviter que ça que ça part dans trop peut-être des choses qui déjà serait de l'ordre de la négociation d'ailleurs c'était quoi l'objet de cette rencontre a priori le patronage je pense voulait un peu tester sur certains sujets et mais ça a permis surtout de voir que il y a un jeu mais que nous on voit depuis des années maintenant un jeu entre le patronat et le gouvernement c'est-à-dire qu'en gros on a le gouvernement gros méchant qui sort ses réformes mais et puis de patronat qui vient qui dit peut-être on pourrait négocier là-dessus peut-être tenir une négocier là-dessus et qui nous donne des queues de cerises donc là en gros c'était sur les seniors travailler les seniors ce qu'on vient de perdre par finalement qui était quand même normalement à l'origine dans la loi qui est plus puisque le Conseil constitutionnel l'a enlevé c'est le seul petit disposition sociale qui était pas formidable d'ailleurs et qui aurait pas amené grand-chose mais bon voilà et là le patronat se montre prêt à renégocier bon donc en fait voilà ça nous montre le jeu dupe et qu'on obtiendra rien comme ça tous les sujets d'importance qui aujourd'hui sont le quotidien des salariés leurs salaires les conditions de travail le temps de travail voilà les choses qui sont vraiment importantes pour eux ça le patronat gouvernement ils veulent pas en parler ils veulent pas parler salaire en fait donc on nous on a décidé que c'est des sujets qu'on voulait mettre sur la table qu'on allait reprendre la main puisqu'on a un rapport de force on va reprendre la main sur la négociation et ce qu'on veut c'est plus un jeu de dupe on vous reçoit un par un puis on reçoit le patronax etc on veut des négociations tripartite où tout le monde est autour de la table et où on négocie vraiment et où on négocie sur ce que nous on apporte voilà donc en particulier déjà on va essayer alors nous à la CGT on a nos repères revendicatifs on entend de travailler à un document de revendications d'urgence en fait dans le moment là très particulier que que vivent les salariés et les travailleurs en règle générale qui est quand même un moment difficile tu l'as dit c'est à dire un moment où le travail est devenu difficile où on a perdu le sens du travail ou les salaires ne suffisent plus pour vivre dignement voilà donc on est en train de travailler une plateforme revendicative nous c'est GT qui nous permet de travailler aussi dans l'intercyndicale à des sujets où on peut même si on n'est pas d'accord surtout tirer des choses qu'on pourrait amener face au patronat en disant et au gouvernement disant ça nous on est d'accord on est 8 organisations syndicales et on voudrait ça notamment sur le salaire l'augmentation du SMIC des minima sociaux le point d'indice pour les fonctionnaires voilà des choses comme ça très concrètes et on a commencé des groupes de travail en inter syndicale pour avancer qu'on est des choses qu'on fasse front commun voilà qu'on fasse front commun face à un gouvernement et un patronat qui finalement s'entend très bien et qui et qui a besoin qu'on montre que en face il y a une résistance et qu'on veut reprendre la main pour obtenir du mieux être pour les salariés un combat que vous menez en parallèle en attendant on va essayer de gagner des choses pour le quotidien voilà je suis d'accord on est dans un moment qui dure quand même depuis quelques années maintenant mais Macron il a mis une mesure supplémentaires je pense on est dans vraiment dans la confrontation capitale travail très dur et que évidemment la dégradation de nos conditions de vie tout court est énorme tout est bon pour faire de l'argent et il reste quoi à aller chercher puisqu'il avait détricoté quasiment tous les services publics l'éducation nationale et la santé avec bien sûr la manne d'argent qu'il y a au niveau de la sécurité sociale parce que la sécurité sociale c'est deux fois de budget d'État qui passe de notre poche à notre poche qu'est-ce qu'on pourra se croiser a voulu en fait qu'on cotise selon ce qu'on pouvait cotiser nos moyens et qu'on reçoive selon nos besoins et ce système là qui est en train d'être détricoté depuis des années je pense que Macron est en tant que le tuer clairement avec sa réforme et la suite qui va venir nous pousser évidemment à avoir de l'assurantielle privée donc ça c'est une grande catastrophe donc de nombreuses luttes la réforme des retraites et ce que vous venez de de décrire Richie je te voyais un peu réagir en tout cas je voyais ton corps un peu ce mouvement dis-nous si on l'a dit tout à l'heure la répression policière va dissuader des Français à participer à continuer dans ce mouvement si on a des déclarations comme ça de Laurent Berger qui est en train de dire quelque part bon bah tout est fichu ça sert à rien de continuer ça serait quoi alors la stratégie Richie a adopté plus personne ne répond à cet appel déjà pour concernant Laurent Berger enfin faut-il s'étonner de sa position de sa posture pas du tout enfin je pense que les gens sont pas dupe et c'est pas étonnant de la part de de ce sinistre monsieur moi est-ce que je dirais simplement c'est c'est très simple c'est que en fait on ne peut pas se considérer comme un partenaire social d'un pouvoir qui crache sur la sécurité sociale sécurité sociale qui a été conquise auprès du sang on ne peut pas se considérer comme un partenaire social avec Monsieur Macron qui méprise profondément les gens qui se soumet à l'argent on peut pas considérer ce jour-là comme des partenaires sociaux ils utilisent des armes de guerre contre les travailleurs et Macron c'est un gars certains vont me dire c'est pas le sujet mais si c'est profondément le sujet c'est une question éminemment politique irréhabite le maréchal Pétain est-ce que une organisation syndicale moi je gère que la CGT elle était dans la Résistance durant sous le régime de Vichy elle était pas en train de discuter avec Pétain alors aujourd'hui certains me diront le parallélisme il alambiqué non on a un pouvoir qui est qui est en cours de de fascisation on a un ministrehald Darmanin qui dit que Marine Le Pen est trop mal en fait toutes ces thématiques je fais le lien en fait elles sont intra segment liées aujourd'hui la racine commune de nos mots maux c'est le capitalisme c'est le capitalisme qui bousille la planète qui tue le vivant qui fait en sorte que la planète brûle littéralement partout au Canada en ce moment c'est le capitalisme c'est le capitalisme qui cause la destruction de notre modèle social parce que pour eux la sécurité sociale c'est pas un truc qui permet de soigner les gens qui sont dans la difficulté qu'importe leurs moyens pour eux c'est simplement un coup à éliminer à minimiser pour maximiser les profits le capitalisme c'est ça aujourd'hui ça a pas pris une ride c'est on en est dans une phase de lutte des classes où on a les intérêts de l'argent du capital à plan ça comme on veut et des travailleurs des gens des vrais gens de celles et ceux qui font tenir le pays debout qui sont toujours debout pour faire en sorte que nos nos vies au quotidien puissent être ce qu'elles sont donc aujourd'hui on est dans cette logique là il faut déjà l'analyser il faut déjà lacter et pas être dans des postures d'entre-deux pour que ce soit clair faut que ce soit clair qu'on a un ennemi effectivement c'est le patronat c'est le capital c'est Monsieur Macron qui feront tout pour faire clienter leur idéologie à nous de faire triompher un autre modèle moi je le dis il y a une bataille culturelle à mener pour dire que non on n'est pas condamné à travailler toujours plus longtemps mais que oui on peut profiter on peut jouir du temps libéré moi il y a quelque chose qui m'étonne en fait quand je vois la manière dont les gens se scandalisent culturellement du de la revendication du droit à la paresse je me dis mais les esprits sont assez rétrogrades parce qu'au 19e c'était un idéal pour les gens les gens ils se disaient mais finalement la retraite c'est 60 ans aujourd'hui demain ce sera 50 ans et ben oui oui on est utopiste parce que l'utopie c'est la réalité de demain pour les femmes qui les siècles passaient étaient oppressés pouvoir jouir de le droit supplémentaires aux yeux de la réaction et du pouvoir c'était l'utopie pourtant ils ont cru et elles ont obtenu des victoires et c'est devenu la réalité donc il faut y croire à ce qu'il qualifie aujourd'hui utopique parce que nous allons faire la réalité et nous allons faire la réalité de la diminution du temps de travail parce que ce sera bénéfique pour les gens les gens auront leur corps qui se rend moins usés ils courent en moins les signes ils auront moins de problèmes de santé moins de cancer etc due à l'exposition des produits chimiques arrivés à la à l'aune de leur existence ils pourront profiter de leur petit enfant de leurs proches ils pourront lire ils pourront jouir de la vie parce que c'est ça la vie et effectivement diminuant aussi ton travail parce que c'est ça me pose au vu de l'urgence écologique qui est dû justement à ce modèle productiviste consumériste ça s'impose aujourd'hui le cap politique ça doit être celui-ci ça doit être les jours heureux ça doit être la diminution du temps de travail ça doit être un modèle protecteur ça doit être le modèle de la sécurité sociale ça doit être un modèle où on accueille celles et ceux qui partout dans le monde sont en détresse et on ne les refoule pas on les laisse pas crever dans la Méditerranée par centaine c'est ça où on ne condamne pas ou on ne stigmatise pas des en vertu de leur de leur foi parce que ils sont musulmans par exemple parce qu'il y a toujours ce bouc émissaire nécessaire dans la société c'est à dire que pendant qu'on détruit la protection sociale et bien on dit regarder il y a les méchants musulmans en fait toutes ces thématiques sont liées moi je dis aux gens conscientisez-vous lisez allez dans la rue discuter retrouvons-nous tous les soirs à invalide ailleurs discutant de politique buvant des coups ensemble soyons joyaux occupant le terrain à chaque instant et nous gagnerons parce que nous serons nous sommes la majorité et nous demain nous serons une majorité vive qui se fera entendre de manière manifeste dans les rues la victoire elle est possible elle est nécessaire elle s'impose elle est impérative et donc nous l'obtiendrons on a envie de cette victoire mais ce que tu viens de dire ça me fait penser aussi à ce mouvement qui se dessinait et qui a très vite pris fin en raison de la répression policière c'était une nuit debout j'imagine que Catherine vous avez connu Ricci tu devais être peut-être un peu plus jeune est-ce que c'est possible mais je veux dire je je j'ai absolument pas envie de casser ton optimisme mais j'ai été peut-être un peu plus témoin que toi d'initiative positive comme celle que tu as décrite et qui ont touché à leur fin parce qu'on avait un système en face et c'était pas Macron à cette époque qui qui a broyé cette jeunesse qui a tenté de proposer un monde un monde nouveau moi je suis convaincu que c'est possible quand on voit tout ce qui se passe dans le pays enfin moi j'étais à sainte-souligne il y a quelques temps de ça il y a des gens qui ont convergé un peu partout alors certes bien sûr on a été confronté à une répression sanglante on a deux camarades qui sont rentrés dans le coma mais il y a des initiatives du jour qui fleurissent partout et les gens qui se mobilisent partout il y a des grèves partout dans le pays donc il y a beaucoup d'espoir et bien sûr que c'est possible ça c'est fait regardez moi je il y a quelques jours de ça le 27 mai on s'est enfin en rendez hommage à nos camarades communes communes qui étaient écrasé par le sang par milliers en 1861 il nous en montrait avec la Commune de Paris en 1771 que tout ce qu'on qualifie d'utopique est bien c'est possible ça peut être la réalité et bien sûr on va se confronter face à un pouvoir qui va tout faire parce que enfin c'est évident j'ai envie de dire aujourd'hui le les plus riches ils profitent parce que et bien il s'accaparent les richesses le modèle social est fait ainsi si demain on vient partager les richesses c'est ses pauvres grincheux ils vont tout faire ils vont se battre ils vont armer leur Nervie pour venir nous chercher pour nous ramener calme et de faire en sorte que nous soyons dociles et que nous rentrions dans le rang mais finalement ça s'impose j'ai envie de dire on fait quoi certes bien sûr c'est compliqué mais on n'a pas d'autre choix bien sûr et on va pas on va pas rester chez nous on va pas bien gentil et puis moi j'ai envie de dire et je le dis avec gravité sortir dans la rue aujourd'hui c'est facile c'est gentil parce que demain ce sera l'enfer avec tous les textes de loi qui veulent voter avec le retour de leur loi anti-casseurs etc où ils veulent criminaliser la construction de barricades alors que c'est ce qui est c'est ce qui a fait l'histoire de France et ce qui a fait l'histoire de la République j'ai envie de dire c'est maintenant ou jamais parce qu'ils sont en train de densifier leur appareil coercitif Tolstoï disait quelque chose qui m'avait beaucoup plus dans un ouvrage il disait en fait à chaque révolte avorté le pouvoir est victorieux il en ressort plus fort parce que il peut densifier son appareil coercitif et donc justement pour éviter cela il pour éviter que demain il soit quasi impossible de se retrouver à une dizaine dans la rue et bien faisons-le maintenant avant qu'il ne soit pas trop tard alors Catherine Giraud est-ce qu'une quinzième journée est en discussion journée et ben je peux pas vous donner de réponse oui non mais il va y avoir des rencontres inter syndicales après le après le 8 là qui sont prévus j'ai pu exactement les dates en tête les prochaines échéances c'est raté de mémoire je crois que la terre syndicale doit être le 16 voilà mais je voulais pas vous dire de bêtises donc voilà en attendant il y a déjà l'échéance du 8 qui est importante et moi j'invite chaque personne à se saisir de l'outil inter syndical pour le coup qu'on a mis en place qui permet de solliciter son député en lui disant de pas voilà de faire de faire force de pour voter cette loi si si Madame Pivet le permet n'est-ce pas il y a le groupe privé qui si elle joue bien son rôle devrait permettre quand même aux députés de s'exprimer voilà donc ça il faut absolument qu'on tienne ça donc on a un site qui s'appelle jusqu'aux retrait point fr qui inter syndical et qui permettent d'interpeller les députés voilà donc ça c'est une chose qu'on peut faire chose qu'on peut faire aussi c'est de continuer à se mobiliser donc évidemment on se rencontrer aussi nous c'est beaucoup de monde du travail évidemment les organisations syndicales donc ce qu'on dit aux gens c'est aller vers vos syndicats aller débattre et changer de votre vie au travail de vos conditions de travail et revendiquer organisez-vous et moi j'ai espoir parce que dans le mouvement qu'on a vécu là depuis le début de l'année on a une arrivée massive de nouvelles de nouveaux adhérents voilà des gens qui il y a quelques temps on disait les syndicats Macron disait lui-même qui était annoncé la mort des syndicats d'autres personnes d'ailleurs elles annoncer la mort des syndicats et là on voit qu'aujourd'hui ils sont devant la scène et que les salariés reviennent vers nous donc il faut il faut s'organiser pour gagner on gagne pas si on n'est pas organisé et on a besoin d'éduquer et le syndicalisme est un lieu d'éducation c'est un lieu d'éducation populaire ou on parle de son travail mais aussi on parle politique c'est pas un gros mot voilà des enjeux politiques parce que ça nous concerne de parler de la Sécu de parler de la retraite de parler de l'environnement du climat de tout puisque on n'est pas juste des salariés on est avant tout les citoyens du pays donc oui organisez-vous sur vos lieux de travail rejoignez les syndicats et et oui on va gagner mais c'est pas facile on va gagner voilà peut-être merci Catherine et oui rappelez les dernières voilà les échanges que tu avais voilà de manière je vais rejoindre les camarades qui sont invalides s'ils n'ont pas été dispersés par la force qui serait pas étonnant donc ça continue ce soir même demain il y a de multiples âgés partout dans les facs jeudi à 18h je rappelle que j'invite tous les camarades qui nous écoutent à le relayer massivement il y a une mobilisation place de la Concorde pour dire haut et fort que les Bizzbee qui se passent à l'Assemblée nationale et bien finalement ça ne achètera pas ça ne leur permettra pas de tendre vers la paix parce que en réalité nous irons jusqu'au retrait de cette réforme donc il faut rappeler ce message et c'est la raison pour laquelle on sera massivement mobilisé devant face à l'Assemblée nationale place de la Concorde de jeudi à 18h donc ce 8 juin c'est la première chose dire ensuite que il y a de multiples échéances qui viendront on va construire on va s'organiser pour faire en sorte que ce mois de juin soit pas un mois d'inertie sociale mais qui est bien des mobilisations qui fleurissent encore parce que c'est pas la fin du printemps il y a encore des choses qui fleurissent voilà et puis durant l'été il y a des modulations qui vont se multiplier sous la forme d'apéro antimacron de moments de discussion tous les soirs un peu partout dans Paris on va organiser ça il y a celle du 14 juillet ou Macron nous a promis un fabuleux discours pour la fin des 100 jours d'apaisement il faut qu'on lui bousille cette journée pour lui montrer que dans le pays de la colère il faut que la presse internationale entendent qu'il soit Hué copieusement et que les gens ont une colère profonde contre ce monarque présidentiel donc ça c'est une étape supplémentaire il y a effectivement j'en parlais tout à l'heure l'échéance du 17 au 20 au 27 qui sera une échéance fondamentale avec les les militants écologistes de toute la France qui vont converger qui vont marcher qui vont venir par de multiples moyens jusqu'à Paris pour défendre l'eau sans quoi la vie n'est pas possible donc voilà des dates il y en a des mobilisations on va les construire on va organiser la lutte il y a beaucoup d'espoir il faut s'attacher à cet espoir mais il faut aussi être lucide prendre conscience qu'on a des gens qui feront tout pour étouffer notre colère et notre mobilisation et agir en conséquence donc on ne lâche rien on est toujours debout on ne baisse pas la tête et on va aller jusqu'à la victoire le 8 des rassemblements partout devant les préfectures et le 15 nous il y a les retraités qui seront en lutte aussi parce qu'on parle des retraites on parle peu des retraités qui sont quand même aussi très précaires et en grande difficulté et donc l'Inter syndicale la CGT fait partie de cette interdit syndicale appelle les retraites mobiliser le 15 juin j'espère que vous avez pris note de toutes ces dates il sortait avec vos gamelles vos casseroles faites du bruit merci beaucoup Catherine Giraud membre du bureau confédéral de la CGT et merci également à toi et si qu'on connaît bien ici au média cofondateur du collectif le peuple révolté alors c'est la fin de cette première partie mais la discussion se poursuit avec François pickman député LFI et Elsa Marcel avocate et militante chez Révolution Permanente c'est tout de suite après ce petit clip d'autopromo soyons honnêtes aux médias nous sommes épuisés épuisés mais ravi et fier d'avoir tellement donné poursuivre au plus près ce mouvement majeur contre la réforme des retraites contre Macron et son monde nous savons que cette séquence comme on dit n'est pas encore terminée et justement pour continuer et aussi pour passer l'été nous avons besoin de vous mais faisons d'abord un petit point d'étape couvrir l'actualité sociale le média l'a fait de toutes ses forces grâce à vous en un an nous avons tenu l'antenne en direct près de 500 fois nous avons diffusé près de 400 flashs d'actualité et 140 toujours debout nous avons battu nos records d'audience en mettant un point d'honneur à suivre les luttes sur notre plateau plusieurs centaines de politiques intellectuelles syndicalistes et citoyens ont pu librement exprimer leurs idées leurs opinions et leurs combats loin de la surenchère médiatique qui pousse aux petites phrases et nuit à la profondissement des idées cette année encore les chaînes de télémen stream ont recyclé les éléments de langage de la macronie les BFM cnews et compagnies ont réduit l'insurrection populaire à une émeute de casseurs enragés transformer les grévistes qui se levaient pour nos droits en preneur d'otages mais nous avons rejeté ce narratif nous en avons écrit un autre avec vous pour vous contre les puissants et leur relais médiatique nous sommes venus à votre rencontre nous avons tenté de faire raisonner vos revendications vos combats à rebours des gros médias perroquets des autorités nous avons témoigné de la répression des forces de l'ordre de la violence de la macronie grâce à nos journalistes et nos correspondants citoyens nous avons tendu comme on lève le point partout où cela était nécessaire dans la capitale bien sûr mais aussi aux quatre coins de notre pays à Sainte Soline ou la violence de l'État a tant marqué les chair à Grenoble ou souffle un vent de révolte contre un puissant groupe de santé à Tourcoing à la rencontre des salariés de Verbaudet qui mène une lutte exemplaire contre leur patron voyous ou encore au-delà des frontières chez nos voisins belges auprès des raffineurs d'Anvers solidaires contre les politiques antisociales nous ne regrettons pas ce choix du reportage du terrain nous ne regrettons pas d'avoir multiplié les directs d'après manif mais voilà c'était fort immense nous a coûté beaucoup d'argent et nous avons besoin de votre force c'est à dire de vos dons c'est pour cette raison que nous lançons cette campagne de milieu d'année pour survivre tout simplement et préparer la prochaine saison qui s'annonce pleine de promesses comme vous savez si nous voulons survivre à l'été et nous tenir prêt pour le grand virage de la saison 7 du média sur laquelle nous reviendrons quand le moment approchera il nous faut mobiliser au moins 100 000 euros de dons nous vous rappelons que pour ceux qui payent l'impôt sur le revenu ce sont des dons défiscalisés à hauteur de 66%. si vous nous donnez 100 euros 66 euros vous seront reversés par le service des impôts donnez-nous pour sauvegarder votre chaîne d'infos et de combat le média des luttes de celles et ceux qui luttent [Musique] une journée d'action et de mobilisation pour quelles perspective politique en observant les niveaux de mobilisation aujourd'hui de nombreux acteurs des luttes et observateurs politiques avaient à l'esprit la journée d'après-demain durant laquelle la proposition de loi du groupe qui vise à abroger une partie des réformes de retraite la mobilisation est-elle de nature à mettre la pression sur les députés s au fond le moment ou jamais la bataille parlementaire peut-elle vraiment rebondir le gouvernement va-t-il tomber un jour ou l'autre comme le dit désormais Charles de Courson on en débat avec François pickman député LFI et de la quatrième circonscription de Garonne et Elsa Marcel avocate Émilie tente la Révolution Permanente c'est l'heure du fond de l'info [Musique] bonsoir François bonne soirée Elsa bonsoir alors avant d'évoquer le front politique je voudrais savoir de manière assez large quel bilan tirez-vous de cette journée d'action et de mobilisation quel est le message que cette journée renvoie Elsa je pense que la première chose à dire c'est que malgré le fait que c'est une mobilisation qui dure depuis le 19 janvier il y a encore un niveau de colère et de contestation extrêmement important il y a une hostilité qui descend pas il y a une détermination qui reste ferme mais la réalité c'est que je pense qu'on commence à avoir que la stratégie de l'intersyndicale elle montre très très clairement ses limites puisque si c'est pas la colère qui manque si c'est pas le nombre qui manque parce qu'on a déjà connu des jeunes de mobilisation très hautes le problème c'est la stratégie et c'est sûr qu'après je sais même plus on en est 13 14 journées de mobilisation isolée pour moi je trouve ça déjà spectaculaire qui est encore autant de gens qui continuent à se mobiliser sachant que l'idée de faire pression sur le calendrier parlementaire c'est quand même avéré particulièrement 20 puisque il y a eu 49-3 la loi promulguée le Conseil constitutionnel tout ce que vous voulez et maintenant ce serait le projet de loi l'iode dont on sait que par ailleurs il passera jamais personne n'y croit même les députés à la France sont mises le 10 déjà moi je regardais l'intervention des ricoquerel et l'idée de maintenir après toutes ces démonstrations alors même que à plein de moments le mouvement a révéler ses potentialités il y avait des secteurs qui étaient en grève reconductibles il y a eu des manifestations spontanées partout après le 49-3 et on voit que je veux dire même l'interpendiculaire dans la voie de Laurent Berger mais pas que avant la date de mobilisation disait lui-même que pour lui ce serait la dernière quoi et je sais j'entendais dans votre première table ronde Catherine Catherine du bureau de la CGT qui disait pour nous ce qui est sûr c'est que ce sera pas la dernière mais la réalité c'est qu'ils expriment aucune stratégie alternative on sait toujours pas qu'est-ce que c'est que leur plan de bataille alternatif a su des journées isolées à suite la pression parlementaire alors qu'on voit bien que pour moi il y a l'heure aujourd'hui elle est à des bilans c'est hors de question de mettre tout ce qui s'est passé sous le tapis elle a des bilans de cette séquence et de voir comment on se prépare pour tout le le la séquence qui reste ouverte puisque la fébrilité du gouvernement elle est le fait que il soit complètement paniqué la seule histoire la suppression de cette première article sur le départ de l'âge légal à 62 ans etc ça montre qu'en réalité il y a une vraie inquiétude de la part du gouvernement il y a une détestation qui descend pas il y a des formes de contestation qui continuent de s'exprimer par la grève c'est le cas notamment des verbaux des dont on a beaucoup parlé et qui d'ailleurs font la démonstration que même précaire même à temps partiel c'est possible de faire une grève reconductible de 80 jours et c'est possible de la gagner donc je pense que de tout ça l'Inter syndicale devrait commencer à rendre des comptes que c'est hors de question de laisser tout ça sous le tapis et qui a des gens qui ont des responsabilités dans le fait que la manifestation les chiffres de manifestation des soins d'être la responsabilité elle est évidemment pas du côté des travers qui ont déjà dans les pâtes 12 13 14 journées de grève parfois beaucoup plus pour les raffineurs les énergéticiens les éboueurs qu'on fait une grève reconductible François picman est-ce que vous partagiez le regard d'Elsa Marcel sur cette 14e journée de mobilisation un échec pour résumer je dirais pas que c'est un échec étant donné le laps de temps qu'il y a eu entre la dernière mobilisation et celle-ci on parle quand même de 900000 personnes selon la CGT dans la rue et je pense qu'il y a eu beaucoup de mouvements sociaux avant la réforme des retraites qui aurait aimé mettre autant de gens dans la rue à l'oracle après il y a une il y a une problématique moi je me garderai à faire la critique de l'intersyndicale parce que je pense que c'est pas mon rôle que c'est le rôle des syndiqués des travailleuses des travailleurs en l'occurrence d'avoir une parole là-dessus et je sais qu'il y a des discussions qui sont vives y compris dans l'intersyndicale ou dans les syndicats toulousaine et toulousain moi j'étais syndiquée longtemps à la CGT ça m'empêchait pas d'être un militant critique mais je considère qu'on est face à un problème qui est peut-être un peu plus large qui est comment on fait pour mobiliser des gens qui sont de plus en plus précarisés dans leur travail de plus en plus soumis à des pressions hiérarchiques certains doivent poser parfois des RTT pour pouvoir faire une journée de manifestation face à la répression aussi policière qui a encore existé aujourd'hui et notamment à Toulouse ou des gens ont été arrêtés et surtout face à une modalité on va dire un mode de gouvernance qui aujourd'hui ne laisse plus une once de place à ce qu'on appelle alors de manière caricaturale ou non mais le dialogue social c'est-à-dire au fait d'avoir des discussions et des négociations alors ça se passe effectivement il y a eu les verbes odeck qui sont un contre-exemple on va dire extrêmement positif et qu'il faut mettre en valeur qu'il faut valoriser au maximum parce qu'effectivement ça montre que la lutte paye et que celle-ci en tout cas à payer après sur les perspectives moi j'attends de voir quels sont les dates annoncées la stratégie annoncée par l'intersyndicale et nous à notre niveau c'est d'être en soutien démobilisation des travailleurs des travailleurs comme on l'a fait on a donné près d'un million d'euros aux caisses de grève ce qui a été d'un secours dans certains secteurs pour pouvoir tenir longtemps mais se pose effectivement la question de la stratégie et je pense que tout le monde se la pose à l'heure actuelle alors je peux comprendre que vous vous refusiez de critiquer la stratégie l'intersyndicale mais vous avez peut-être un avis sur les derniers propos de Laurent Berger qui semble dire que le que le Game est plié moi je pense pas que le Game soit plié je pense que c'est beaucoup plus compliqué que ça il y a aussi le fait qu'on soit passé dans ce mouvement social d'une crise sociale qui perdure toujours à une crise démocratique qui est pas forcément prévisible et que les événements qui se sont passés à l'Assemblée ont en effet un moment peut-être polarisé la question du mouvement social peut-être que c'est problématiques peut-être que ça allait pas en tout cas tout le monde aujourd'hui partage le constat que le système dans lequel nous sommes ne fonctionne plus et n'apporte plus de réponse et d'oxygénation de démocratique bien au contraire Elsa à Marcel vous semblait peut-être partager la vie pour le coup Laurent Berger qui pense que le match est terminé vous l'avez toujours pensé peut-être non moi je dirais pas ça du tout moi par ailleurs je rempllerais même pas le mot d'échec pour parler de la journée d'aujourd'hui moi je dirais que d'où tout est évident si la mobilisation décroît ce que tout le monde constate c'est qu'il faut savoir à qui la faute entre guillemets et moi je refuse de dire que la faute c'est celle aux millions de travailleurs qui sont mobilisés depuis le 19 janvier qui ont perdu des dizaines et des dizaines de jours de salaires je pense que les responsabilités elles sont à chercher ailleurs et et du côté de Laurent Berger peut-être pour réagir à ce que à ce que à ce que vous disiez moi je pense d'une part que la division entre le syndical et le politique elle est totalement artificielle et entre elle est entretenue d'un côté par l'intercyndical et de l'autre côté par les parlementaires comme s'il y avait une chasse gardée réciproque des terrains d'affrontements mais la réalité et moi il y a quelque chose que je partage c'est que la mobilisation en fait très vite elle s'est posée certes sur la question du des 62 ans mais sur la question des salaires et puis effectivement sur la question du régime c'était une mobilisation notamment à l'annonce du 49-3 ou des travailleurs et des travailleurs ce qui était au même en grève et parfois en grève reconductible faut penser aux cheminots de Châtillon qui dont le mot d'ordre c'était notre 49-3 c'est la grève sauvage faut penser au raffineur de Normandie qui ont arrêté leurs installations en réponse en 49-3 et on voit que les méthodes de lutte et y compris la grève reconductible du mouvement ouvrier elle est aussi en réaction à des questions politiques et des questions de régime et dans ce sens là on voit que à l'époque quand Laurent Berger disait déjà moi je respecterai la décision du Conseil constitutionnel et nous on n'est pas là pour faire un tomber un gouvernement on voit que ça joue un rôle conservateur par rapport aux potentialité du mouvement exprimé par les travailleurs les travailleuses elles-mêmes et c'est de ce point de vue que je pense qu'effectivement la division entre les revendications économiques les salaires la retraite et de l'autre côté les questions de régime elles sont complètement fusionnées et la question c'est quelle réponse le mouvement peut y apporter et pour répondre à votre question moi je pense que le Game est loin d'être plié qu'il y a toute une séquence à mon avis qui extrêmement instable il y a une énorme crise de gouver de gouvernabilité dont est extrêmement Emmanuel doit extrêmement conscient Emmanuel Macron il peut pas sortir de chez lui aucun des ministres ne peut sortir sans avoir une huée des castrolades il y a une contestation très politique je ne sais pas comment il va tenir encore 4 ans par contre pour moi la question que je pose et je pense qu'on a posé d'ailleurs même depuis le début de la mobilisation moi je parle notamment des militants et des militantes qu'on construit le réseau pour la grève générale qui dès le 26 janvier publié une tribune avec des centaines de personnalités notamment des syndicalistes qui disaient pour vaincre contre un gouvernement radicalisé il nous faut un plan de bataille à la hauteur et cette définition pour moi elle est toujours d'actualité et elle se fera en faisant les bilans de cette première séquence et notamment la responsabilité non seulement d'un plan de bataille avec des journées isolés des grèves perlées alors qu'on aurait pu bloquer l'économie en fait pendant 15 jours et je pense que la réforme elle aurait été remballée mais plus profondément que ça un refus d'élargir les revendications aux questions salariales mais aussi aux questions de régime et un refus et vous parliez de la répression mais de s'affronter de front est-ce que c'est que la répression moi par exemple j'ai eu l'occasion de défendre les contre les réquisitions on a fini par obtenir la suspension d'un des arrêtés mais un des trucs que moi je trouvais très choquant c'est qu'au moment de l'annonce des réquisitions où il y avait de la police qui venait chercher des travailleurs devant chez eux il y avait des quarts de CRS devant les usines on n'a pas vu un représentant de l'intersyndical descendre sur un piquet de rêve et apporter son soutien au travailleur les uniques forment de soutien elles ont été organisées par des organes par des bases syndicales par le réseau pour la grève générale en Normandie et tout ça c'est pour dire que pour être à la hauteur de la séquence qui va s'annoncer on a une responsabilité de tirer les bilans d'identifier les responsabilités et de redoubler d'efforts pour pouvoir vaincre et notamment avec tous les enjeux qui s'ouvrent effectivement de ce point de vue les vertbaudets sont un exemple mais il y en a d'autres alors pour l'heure tout le monde regarde en direction du Palais Bourbon dans la perspective de la proposition de loi liob ils ont abrogé en partie la réforme des retraites vrai opportunité au faux espoir en gros le combat contre Macron est-il perdu si on reste sur la voie strictement institutionnelle François pickman la voix institutionnelle ne suffit pas mais en tout cas nous notre rôle c'est de prendre toutes les fenêtres qui se présentent à nous pour faire reculer le gouvernement sur cette réforme donc on a mis en place une stratégie avec cette proposition de loi du groupe de manière à pouvoir voter pour la progression de la réforme des retraites à 64 ans maintenant tout est mis en séquence aussi par le gouvernement mais aussi par les parlementaires de la macronie pour faire en sorte que aucun vote n'est lieu et je pense que c'est ça aussi qui produit un électrochoc on va dire ou en tout cas une friction démocratique plus importante que ça pouvait l'être par le passé c'est à dire que tout le monde se rend bien compte que même un vote de parlementaire qui vaut ce qu'il vaut dans une démocratie qui est importante mais qui est pas aussi important que les mobilisations massives des personnes mobilisées qu'on a eu et bien créer la crainte et la crainte du du gouvernement et des parlementaires macronistes qui mettent tout en oeuvre pour ne pour faire en sorte que ce vote n'est pas lieu jeudi nous on va on va de notre côté faire le nécessaire et on va essayer de d'avoir un vote symbolique qui puisse qui puisse faire reculer le gouvernement là-dessus vous y croyez au vol votre symbolique non absolument pas et je pense même que ça peut être carrément contre-productif mais peut-être pour dialoguer avec ce que vous disiez et repartir d'un peu plus enfin un peu plus fondamentalement parce que je pense que la question c'est quel est le centre de gravité des stratégies qui sont proposées parce qu'évidemment je doute pas que la France insoumise est apportée de l'argent aux caisses de grève ou et puis intervenir sur des piquets de greffe pour exprimer leur soutien mais l'hypothèse plus fondamentale ou un débat plus fondamental c'est quelle stratégie pour vaincre et moi je repense plutôt aux propos de Mélenchon au lendemain des législatives et puis de la France insoumise en général qui se réjouissait en réalité du score important qu'ils avaient fait en disant mais ça va être le retour du parlementarisme c'est le Parlement au centre à nouveau c'est la potentialité d'un parlement qui dirige etc et avec voilà en saluant de manière extrêmement enthousiaste les possibilités des parlementaires de la nupes face à la main à une macronie qui disposait effectivement d'une majorité relative la réalité c'est qu'on voit que dans un régime comme celui de la Cinquième République est plus fondamentalement il y a un arsenal d'outils anti-démocratiques qui vont du 47 ans jusqu'à 49-3 en passant par tout le reste j'ai pas besoin de détailler je pense qu'on en a vu l'exemple qui implique pour s'affronter à un régime à ce point déterminé et ça date pas d'hier enfin la constitution de la 5ème République on s'est d'où elle vient d'où elle vient elle est fondée sur un coup d'État je veux dire c'est un régime dont l'essence et effectivement de résoudre l'instabilité la crise à laquelle était confrontée le le De Gaulle à l'époque notamment de la crise algérienne mais mais ce que je veux dire par là c'est que prétendre que c'est des positions parlementaires qui permettaient de s'affronter à une macronie radicalisée qui a tous les outils dont elle dispose c'est généré beaucoup beaucoup conclusion puisqu'on l'a vu pour moi là l'ensemble des tentatives parlementaires que ce soit de la guérilla parlementaire au début avec la succession d'amendements qui ont été retirés finalement déposés etc toutes les dispositions à chaque nouvelle étape on nous vendait la possibilité d'un contre-pouvoir parlementaire qui a été balayé mais avec un niveau je veux dire de brutalité par des instances tout à fait légitimes du régime et ça exprime que pour s'affronter à ça il faut un niveau de rapport de force extrêmement important on voit qui est bien supérieur à celui que sont capables de produire les parlementaires à l'intérieur de l'hémicycle et c'est pour ça que la question c'est celle du centre de gravité et c'est celle de mon point de vue qu'un des bilans également de toute cette séquence c'est que le centre de gravité que devrait construire les organisations politiques c'est celui de la lutte des classes et de savoir comment au contraire développer l'autorisation à la base élargir les revendications accentuer les mouvements de grève s'appuyer quand il y avait des secteurs des fédérations qui appelaient à la reconductible que soit les raffineurs les énergéticiens voir comment développer le plus possible [Musique] de mobilisation collée au calendrier parlementaire alors qu'on voit bien que que c'est totalement retardataire même par rapport à l'explosivité potentielle de la situation on a bien entendu que tour descende pour appeler à une date qui de toute façon dont on savait qu'elle n'avait pas déçu y compris sur le terrain institutionnel j'allais poser une question mais je me dois quand même de proposer à mon sac miel de vous répondre s'il le souhaite c'est intéressant parce que c'est un débat de stratégie politique d'ailleurs il y a une contradiction parce qu'à un moment vous avez dit moi j'en suis d'accord et c'est quelque chose que j'ai pas moi personnellement vu venir que le 49-3 avait été un moment une étape en tout cas de ce mouvement social sur la mobilisation et je pense que tout le monde peut en convenir donc on voit bien que le prisme parlementaire auprès des gens a été quelque chose quand même d'assez attendu et de centralisateur donc on peut pas dire d'un côté tout ce qui se passe au Parlement n'a pas d'importance et n'a pas comment dirais-je des faits mobilisateur sur les travailleuses et les travailleurs et de l'autre constater donc on voit que c'est assez compliqué moi je pense qu'il y a une vraie fenêtre je dis prochain pour faire reculer le gouvernement sinon on le ferait pas et je veux dire c'est quelque chose qui qui nous tient à cœur après il y a laquelle il y a la question de la de la centralité d'une mobilisation sociale dans la 5e République la centralité de la mobilisation sociale pour moi elle appartient au mouvement social et les forces politiques en présence sont là pour la soutenir c'est ce qu'on fait mais peuvent pas dire à la fois auto-organisez-vous et puis c'est nous qui allons nous occuper de vous autoriser il y a une contradiction là dedans qui est qui est pas dans notre dans notre logiciel en tout cas me semble-t-il donc et ensuite par contre on est bien d'accord que jamais je pense qu'il n'y a eu autant d'intérêt pour ce qui se passait au Parlement paradoxalement c'est à dire on a l'article 40 qui connaissait ça 47 1 49-3 bon on se voit on le connaît c'est un petit peu et en même temps tout le monde fait le constat que cette cinquième République ne fonctionne ça c'est quand même une hypothèse qu'on a nous depuis très longtemps puisqu'on appelle donova la Sixième République mais il y a quelque chose de contradictoire d'assez contradictoire ou d'Assi ironique là-dedans et voilà que je tenais à souligner comme élément de réponse bon je pense que ça mériterait un débat assez long on est tous d'accord en tout cas d'accord autour de cette réflexion un peu la vie de Sophie Binet secrétaire général de la CGT qui était ce matin sur le plateau d'Apolline de Malherbe alors c'est pas du tout un fantôme parce que cette réforme est très concrète pour des millions de salariés c'est un scandale que le gouvernement prétend de l'appliquer au premier septembre alors que il a seulement publié deux décrets sur 31 et que aujourd'hui son application mais les deux principaux et notamment sur le décalage en fait le comment dire le calcul de la retraite c'est quelque chose qui est compliqué qui s'anticipe six mois à l'avance la prétendre appliquer cette réforme au premier septembre c'est un scandale pour tous les salariés Françaises et Français qui seront sacrifiés avec une absence d'anticipation des difficultés de calcul de leurs droits et puis c'est scandaleux pour tous les agents qui travaillent dans des situations catastrophiques mais c'est complètement irresponsable de prétendre appliquer cette réforme dans ces conditions et moi ce que je veux dire c'est que dans aucun autre pays démocratique on est on aurait une situation de cette nature là puisque dans aucun autre pays démocratique un gouvernement on appliquerait une réforme après six mois de contestation massive il s'en va qu'on est par le pays qui est plus démocratique on est dans un pays qui est de plus en plus autoritaire oui et c'est très inquiétant les choix qu'a fait le président de la République de passer en force contre la vie de la majorité des salariés contre la vie d'une majorité de députés et d'imposer cette réforme qui n'a aucune utilité économique bon visiblement la stratégie des manuels Macron c'est de jouer sur le temps là les vacances il y aura des vacances c'est bientôt et on peut s'attendre à une longue pause du mouvement du mouvement social est-ce que vous voudriez parce que vous voulez peut-être réagir à ce que vient de dire Sophie Binet oui je vais bien réagir à ce qu'elle disait et peut-être ça permet de d'articuler aussi avec ce qu'on disait précédemment parce que je pense qu'effectivement le coeur de la discussion elle est là et elle est intéressante parce que il y a effectivement une crise démocratique très importante enfin je veux dire même pierre Rosan wallon le dit donc je veux dire c'est qu'on arrive je pense à un niveau effectivement de crise du régime extrêmement ouvert et en fait ce que peut-être pour préciser moi je pense qu'effectivement il y a pas que les parlementaires qui se préoccupent de ce qui se passe au Parlement ça c'est une certitude je pense que le fait qu'il y ait eu des milliers de personnes qui attendaient la décision du Conseil constitutionnel qui a eu des casseroles partout etc c'est le symptôme qu'au contraire il y a tout un tas de gens et compris des travailleurs et des travailleurs syndiqués et du mouvement social qui commence à se dire mais précisément la politique ça m'intéresse moi donc la question c'est pas de distinguer entre des parlementaires qui d'un côté devrait faire de la politique dans l'hémicycle et de l'autre côté le mouvement social qui devrait lutter c'est comment est-ce que ce mouvement malgré les contradictions qu'on a décrites et les expériences qui ont été vécues très largement que ce soit les assemblées générales de grève les piquets qui se tiennent les lycées bloqués les assemblées générales d'université elle commence à poser elle-même les questions démocratiques et à se dire mais en fait pourquoi ce serait pas nous-mêmes qui commencent pas à apporter des réponses au régime dont on au régime auquel on aspire et c'est pour ça que par ailleurs vous parliez du temps est-ce que le pari d'Emmanuel Macron c'est du temps au temps c'est un débat qui a beaucoup été posé et notamment les éléments de langage de la macronie pendant tout ce temps c'est-à-dire mais si vous êtes si farouchement opposé à cette réforme pourquoi vous attendez pas le retour aux urnes je pense qu'une des réponses qu'on a à dire sur ça et c'est lié du coup à la question de dire mais effectivement pour moi c'est pas la France insoumise de dire auto-organiser vous en revanche je pense que si ce qui s'est passé c'est que parle en tenant des piquets de grève en perdant du salaire en mangeant du gaz dans des manifestations des travailleurs et des travailleuses des jeunes des lycéens ils se sont déjà exprimés politiquesment et pourquoi est-ce que mettre un bulletin dans une urne ce serait plus d'une expression démocratique plus légitime que sans c'est beaucoup plus faible comme niveau d'investissement que de se dire moi je commence à prendre mes affaires en main j'arrête de travailler je vais sur un piqué à 4h du matin et je pense que c'est ça la question qui est en potentiel présente dans ce mouvement c'est comment est-ce que non seulement effectivement on s'est battu pour la réforme des retraites mais on commence à faire l'expérience de la nature anti-démocratique de son régime de voir jusqu'au bout ce qu'elle exprime et de voir comment ça à réclamer beaucoup plus en fait et que nous notre rapport c'est pas on fait grève et après politiquement on délègue notre pouvoir et on vote tous les tous les 5 ans si on va commencer à demander je suis d'accord le vote et le système électoral c'est qu'une modalité de la démocratie et c'est ce qu'a oublié je pense Emmanuel Macron d'autres avant lui en nuant le fait que avoir des mobilisations massives de millions de travailleurs et travailleurs c'était peut-être plus signifiant qu'un vote aux élections moi c'est mon avis ensuite je voulais quand même revenir sur ce qui a été dit sur Emmanuel Macron qui parle de l'apaisement et sur la fin du mouvement sur les retraites je sais pas quelle forme il va prendre mais ce qui est certain c'est que tout est fait pour que les colères s'additionnent je prenais juste aujourd'hui quelques-uns des articles que j'ai dû on a les zones affaiblissement dans beaucoup de métropoles les aider ceux qui vont priver un certain nombre de personnes d'utiliser leur voiture sans qu'il y ait mis en place des transports en commun efficaces etc on a parcoursup qui concerne aujourd'hui beaucoup de lycéens on a la question de l'eau dans les départements du Sud et ailleurs d'ailleurs ça va être une vraie question la question du logement et des loyers avec l'augmentation qui a été votée par le rassemblement national et la macronie cette semaine à l'assemblée de 3,5 % qui fait que en gros vous allez prendre 7 % de loyer sur sur deux ans c'est-à-dire 42 euros si vous avez un loyer de 600 euros si vous ajoutez à ça les charges plus l'inflation vous voyez que pour beaucoup de gens c'est une difficulté et j'ai été très étonné de voir que comparativement a d'habitude où ce sujet un petit peu sous les radars là il y a énormément de retours de personnes qui commencent à s'inquiéter légitimement de ce qui va leur arriver et le logement c'est vraiment une question qui passe un petit peu en dessous souvent mais qui est pourtant central dans la vie des gens parce que si vous regardez les défis là de population le décide le plus pauvre mais 42% de son budget dans le loyer dans le seul loyer je parle même pas des charges le le plus riche mais seulement 13%. et on sait que trois et demi pour cent des multiproprier tiers détiennent plus de la moitié des logements qui sont en location donc là sur la question de la lutte des classes et de la lutte des places il y a aussi beaucoup de choses qui sont en train de se jouer et je profite de dire puisqu'on parle des luttes qui ont été victorieuses il se trouve qu'il y a quelques années à Toulouse les salariés de Tisséo ont obtenu quelque chose c'est à dire une clause de sauvegarde qui leur permettait d'aligner leur salaire sur l'inflation récemment Tisséo pour expliquer à tout le monde c'est la régie qui gère les transports en commun au niveau de la métropole de Toulouse ils sont en grève depuis des semaines parce que justement la direction de Tisséo du merle monsieur moudeng qui est pro Macron veut supprimer cette clause de sauvegarde qui leur permettait d'avoir une indexation des salaires sur l'inflation donc on voit que des luttes continuent il y a eu les verbesets évidemment il y en a d'autres ailleurs et je pense que ce n'est pas près de s'arrêter en France là dessus parce que la situation devient intenable que soit démocratiquement mais aussi socialement vous l'avez dit il y a pas que la question des retraites qui doit être posée sur la table vous avez parlé des loyers on aurait pu aussi parler de cette loi immigration qui en suspend on peut aussi parler de cette opération vont bouchon il y a quand même beaucoup de luttes qui sont en cours et effectivement ce gouvernement fait tout pour attiser la colère donc on va reparler finalement de stratégie vous l'avez dit la stratégie de l'intersyndicale n'a pas n'a pas été la mode alors quelle est la stratégie qui serait fructueuse au vu des luttes auxquelles nous faisons collectivement face bah je pense que c'est effectivement la question qu'on devrait se poser et qu'on devrait chercher à mon avis même à populariser le plus largement possible à discuter partout dans tous les dans toutes les organisations qui sont mobilisées dans toutes les universités dans toutes les lycées maintenant maintenant que des millions de personnes ont exprimé leur colère que des il y a eu des grèves dans des secteurs extrêmement importants qu'on a eu des poubelles qui ont recouvert Paris qui a eu des lycées dans des endroits où c'était jamais arrivé qu'est-ce qui a manqué qu'est-ce qui a manqué et de mon point de vue on ne peut pas dire que c'est la détermination qui a manqué on peut pas dire que c'est le nombre qui a manqué et et pour moi ce qui a manqué c'est celle d'une stratégie cohérente donc qu'est-ce que ça veut dire je le disais un peu auparavant nous avec le réseau pour la grève générale on a essayé de poser dès le 19 janvier le fait que c'était facile à voir enfin je veux dire il suffit de regarder la tribune qu'on a écrit que le 26 le 26 janvier je pense qu'on invente rien sur le bilan par ailleurs de tous les grands mouvements tous les grands combats des des dix dernières années que ce soit à la lutte de 2010 que ce soit la lutte contre le CPE que ce soit les mouvements plus récents ou en fait la réalité c'est que depuis 2016 on a beaucoup perdu mais systématiquement autour je dirais principalement de trois choses le premier c'est la limite évidemment des plans de bataille avec des journées de grève saute-mouton et j'en ai de graves isolées enfin je veux dire tout le monde comprend que mathématiquement si les 14 journées ou les 15 je sais même pas combien tu les mets côte à côte et là il y a même plus de débat est-ce que tu es prêt car ou pas c'est la quelque chose pour tout le monde parce qu'on nous dit mais en fait on n'aurait pas pu faire plus parce que il y a des précaires c'est difficile la grève etc la question déjà c'est dans quelle mesure est-ce qu'on s'est donné les moyens d'aider les précaires combien la CFDT a mis Laurent Berger qui est le premier à dire que les prix qui peuvent faire grève l'immense caisse de grève la CFDT combien ils ont mis dans les secteurs précaires dans les chez les femmes de ménage de honnête qui ont déjà fait 45 jours de grève qui ont gagné chez les vertbaudets combien ils ont mis dans la caisse de grève ensuite pourquoi est-ce que ces fameux précaires les 14 jours on peut pas les mettre d'affilée qu'est-ce que ça change d'un point de vue de la difficulté de faire grève donc déjà évidemment la méthode de la grève reconductible dont les raffineurs par ailleurs à l'automne avait démontré le niveau d'impact c'était qu'un seul secteur il y avait plus une goutte d'essence à la pompe je veux dire le gouvernement était paniqué donc imaginez tous ces secteurs côte à côte ne serait-ce qu'une semaine la deuxième chose c'est la question du du cahier des revendications et de l'élargissement des revendications dès le début Laurent Berger a dit moi c'est les 62 ans c'est rien d'autre et l'ensemble de l'Inter syndicale jusqu'à solidaire c'est calé derrière cette revendication alors qu'on sait très bien que en évidemment en potentiel avec l'inflation il y a évidemment la question des salaires et c'est aussi de cette manière qu'on s'adresse au plus précaire la question des salaires mais bien d'autres moi je suis totalement d'accord la question du logement beaucoup d'autres etc évidemment les questions autour de la loi immigration qui permettent de toucher les secteurs précaires racisés etc et si imaginez c'est l'intercyndicale avait dit nous on fait grève 4 jours d'affilée pour une augmentation des salaires pour le retrait de la réforme des retraites et pour le retrait de la loi immigration combien de personnes seraient descendues dans la rue à votre avis et avec quelle méthode et un dernier mot moi je pense que évidemment ce qui est fondamental pour la suite c'est développer ces bilans là à la base et donner le plus de poids possible au cadre d'auto-organisation pour que ce soit ceux qui font grève que ce soit ceux qui se battent qui décident et pas ceux en réalité en haut donc on donne des dates de mobilisation complètement déconnectées des mobilisations réelles et ça il y a des exemples à partir desquels on peut s'inspirer moi je pense effectivement je le disais mais à la grève sauvage de Châtillon qui en plein contre en plein dans la bataille contre la réforme des retraites est partie en grève sauvage sans respecter les restrictions droit de grève qui sont imposées mais en disant nous on respectera les restrictions du droit de grève quand le gouvernement nous respectera en gros pour le dire de cette façon qui ont cumulé des revendications sur la question des retraites qu'on cumulé des revendications sur la question des salaires et qui ont gagné donc pour moi je pense que ça s'artille aussi évidemment avec diffusé ces bilans à la base et c'est ce qu'on va essayer de proposer en tout cas avec le réseau pour la grève générale qui a provocation de réunir les équipes syndicales les jeunes les précaires les chômeurs etc autour de tous ceux qui partagent ces bilans et qui sont déterminés à attaquer la nouvelle séquence avec ce type de méthode de combat François pigman on va parler des prochaines échéances sauf si vous voulez réagir à ce que vient de dire comme ça alors en dehors de la proposition de loi eliotes qu'elle est quel est le plan d'attaque quel est votre point d'attaque oh là là notre plan d'attaque c'est déjà d'essayer le donc après demain jeudi de faire en sorte qu'on puisse voter et vous savez que c'est pas simple avec la macronie rien que ça et après c'est d'être en soutien de toutes les mobilisations qui vont avoir lieu qui vont être décidés va y avoir des débats dans la terre syndicale qui vont peut-être être vifs peut-être une stratégie développée et nous notre rôle c'est d'être en soutien de ces luttes là comme on les de depuis le départ juste j'aimerais dire quelque chose parce que il a été mentionné le CPE il se trouve qu'à ce moment-là j'étais syndicalistes étudiant on ne faisait pas grève contre le CPE on se grève contre la loi d'égalité des chances et le CPE a été semi-victoire c'est à dire qu'on a retiré un des articles mais le gros du mouvement étudiant avait fléché toute la loi mais ce qui s'est passé à ce moment là et c'est peut-être la dernière fois c'est qu'on avait un gouvernement de droite en l'occurrence c'était deux villes pas inquiéter Premier ministre qui avait encore un certain sens on va dire de du compromis républicain je dirais dans une dans un dans une expression valise c'est à dire de dire bon bah il y a une mobilisation massive qui se passe de la jeunesse je vais peut-être retirer au moins un de mes articles donc le plus crucial à l'époque pour pour faire en sorte d'apaiser les choses ça c'est fini ça a été fini avec Sarkozy qui a dit avec moi on entend plus les syndicats et c'est très bien comme ça puis les gouvernements successifs qui ont toujours passé ensuite au dessus des syndicats je pense que c'est ce qui se pose aujourd'hui au syndicat en plus de la crise sociale c'est la crise démocratique et c'est le fait que les mobilisations qu'il a qui sont proposées et bien on peut le constater sans être critique non pas abouti jusqu'ici au fait de faire reculer le gouvernement donc je pense que c'est des choses qu'on se pose tous comment faire pour gagner demain pour faire en sorte que les mobilisations elles soient plus offensive et qu'on fasse reculer le gouvernement nous on va en parler certainement à nos amphis d'été mais d'ici là on va continuer à soutenir toutes les mobilisations et je dirais qu'en ce moment le pays est plein de surprises qu'elle soit bonne ou mauvaise et moi je ne jure de rien d'ici la fin de l'été de révolution permanente c'est quoi les grandes dates à venir les grandes dates de mobilisation parce que bon le 8 juin j'imagine que vous mettez ça de côté le 8 juin je pense que comme je le disais je crois que même la France insoumise à Paris qui disait de toute façon il y a le Sénat donc à priori dessus moi je suis tout à fait sceptique mais mais on en discutera les grandes dates bah comme à mon avis il y en a un certain nombre déjà effectivement évidemment qu'on suivra les dates de mobilisation il y a beaucoup de grève sur les salaires comme je le disais effectivement notamment à Tisséo c'est pas une grève reconductible nos camarades suivent avec beaucoup beaucoup d'assiduités à Toulouse il y a des grèves sur les salaires je le disais un peu partout il y a effectivement un combat très important contre l'opération d'un bouchon à Mayotte vous le disiez mais on essaye de couvrir qu'on essaye de de sur lesquels on essaye beaucoup d'intervenir et on avait effectivement publié une tribune à cette sur ce sujet et c'est quelque chose qui est loin d'être clos et à mon avis il y a un enjeu fondamental sur à s'opposer à la répression parce qu'effectivement c'est quelque chose qu'on a connu de manière très intense en particulier à partir du 49-3 des interpellations massives des condamnations et puis il y a maintenant des détentions provisoires des perquisitions qui touchent non seulement des étudiants des manifestants mais aussi des travailleurs en particulier les Robins des Bois de la CGT énergie ce matin à Bordeaux avec des confrères notamment Gabriel la sort on a déposé une plainte collective de un certain nombre d'organisations contre la charge policière qui a complètement disloqué le cortège du 1er mai et au-delà de ça je pense qu'il y a un enjeu fondamental à ne pas laisser isoler les centaines de personnes qui sont aujourd'hui convoquées perquisitionner c'est le cas encore de militants écologistes ce matin ça a été le cas la semaine dernière dans le mes camarades qui s'appelle Mathieu qui est syndicalista Sud Rail qui a été convoqué pour une audition libre dont on sait pas qu'elle va être la suite etc et je pense qu'il y a toutes les organisations syndicales et politiques devraient organiser un front extrêmement large et y compris appelé à des journées de mobilisation pour montrer que quand on touche à un seul d'entre nous tout on réagit tous ensemble et je pense que ça une campagne de très très importante contre la répression c'est absolument incontournable et c'est ce qu'on essaie de faire notamment avec le collectif d'action judiciaire dans lequel je milite et l'organisation de jeunesse de révolution permanente le point levée on a récolté énormément de témoignages qui qui attestent en fait de cette réalité là et effectivement c'est c'est des enjeux dont on aura l'occasion de discuter à tout un tas d'occasions et y compris à notre université d'été également qui à la fin du mois d'août on a les mêmes choisir tout le monde a les mêmes dates merci merci beaucoup merci merci et militante à révolution permanente et merci également à François picman député et les filles de la quatrième circonscription de Haute-Garonne et merci à toutes et à tous d'avoir suivi cette édition spéciale manifestation du 6 juin vous avez pu le voir ce soir encore le média souhaite être le média des luttes en vous proposant aussi bien des images du terrain que des analyses et des invités de qualité pour continuer à suivre ceux qui se passent dans les cortèges et sur les piquets de grève nous avons besoin de votre force c'est-à-dire de vos dons c'est pour cette raison que nous lançons cette campagne de milieu d'année si vous nous survivre à l'été et nous tenir prêt pour le grand virage de la saison 7 du média il nous faut mobiliser au moins 100000 euros de dons nous vous rappelons que ceux qui paient l'impôt sur le revenu ce sont des dons défiscalisés à hauteur de 66%, c'est à dire que si vous nous donnez 100 euros 66 euros vous seront reversés par les services des impôts bref donnez-nous pour sauvegarder votre chaîne d'infos et de combat le média des luttes de celles et ceux qui luttent rendez-vous sur le média tv.fr/outien on compte sur vous je vous souhaite une très bonne soirée on se dit à demain et à l'animation ça sera Théophile quoi bonne soirée [Musique] [Musique]