Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFM TV (sur YouTube)· 12 mars 2025 13 min

Défense européenne, Ukraine… La conférence de presse de Sébastien Lecornu, ministre des Armées

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir à toutes et à tous euh messieurs les ministres heureux de vous accueillir ici une nouvelle fois à Paris chalu l'ensemble de la presse ici mobilisé pour cette conférence de presse pour vous rendre compte des travaux de ce 3e sommet des ministrees de la défense des cinq grandes puissances des cinq plus grandes puissances militaires du continent européen réunion qui s'est tenue ici même dans ce magnifique lieu du val-degâce à Paris en présence des équipes de l'OTAN du GAE et je tiens à saluer la présence du commissaire en charge de la défense de la Commission européenne cher andreus dans un moment vous le savez particulier dans lequel au fond on pourrait se satisfaire de cette resynchronisation entre Washington et Kief nouvelle venue d'Arabie Saoudite hier au soir sur lequel mais je sais que d'autres y reviendront ici à mes côtés nos efforts ont plus ont pu payer pour essayer de de resynchroniser la position des deux capitales qui font que désormais la balle est évidemment dans le camp de la Russie et c'est au fond la vraie négociation qui va débuter prochainement pour nous permettre d'avoir un cesser le feu et commencer à détailler discuter les véritables paramètres de ce que pourrait être une paix durable tout cela nous a donc amené cet après-midi à nous nous concentrer au fond sur deux chapitres le premier c'est évidemment la question des garanties de sécurité que l'on peut donner à l'Ukraine nous sommes tous soucieux d'apprendre du passé et de l'histoire on ne veut au fond ni un Yalta c'est-à-dire une répartition de zones d'influence au cœur de l'Europe entre certains grandes puissan ni Budapest c'est-à-dire des engagements à renoncer à la force et à l'impérialisme on connaît la suite ni non plus Minsk 1 ou Minsk 2 c'est-à-dire des cesser le feu négocier sans garantie profonde de sécurité et que le moment que nous vivons depuis 3 ans nous amène inévitablement à nous poser les bonnes questions puisque derrière l'Ukraine c'est évidemment la question du continent européen dans son ensemble qui est posé et donc c'est de cela que nous avons traité cet après-midi en lien notamment avec une vision sécurisée avec Kief nous avons rendu compte avec le secrétaire d'État à la défense de Sa Majesté johnnye no deux chefs d'état-major que je salue l'Admiral radakin chef d'état-major des forces armées de Grande-Bretagne le général d'armée tiré burcart chef d'état-major des armées françaises de la première réunion hier qui s'est tenue avec l'ensemble des chefs d'état-major des pays volontaires pour réfléchir à ce que peuvent être ces garanties de sécurité et il y a évidemment un consensus très large qui se dessine qui se concrétise dans ce sommet des ministres de la défense c'est que la première des garanties de sécurité pour l'Ukraine c'est évidemment l'armée ukrainienne - même c'est-à-dire ses capacités son armement son équipement sa formation son format et on le voit ici ou là dans la guerre informationnelle qui peut-être mené par la Russie le mot démilitarisation émerge il n'en est rien au contraire la véritable garantie de sécurité dans la durée sera ou seront plutôt les capacités que nous allons pouvoir don à l'armée ukrainienne ce qui pose donc la question de l'aide à l'Ukraine dans l'immédiat au moment où l'aide américaine évidemment reprend c'est la question de la mobilisation des avoirs gelés russes c'est la question d'accentuer un certain nombre d'efforts sur des segments critiques mais je crois que mes collègues y reviendront mais c'est aussi de se poser la question sur son format de demain avec différents piliers qui sont en train d'être discutés et sur lequel nous allons pouvoir aller de l'avant pour apprendre du passé nos chefs d'état-major ont aussi commencé à élaborer des hypothèses pour pouvoir dans un temps court ou moyen les proposer à leurs différents pouvoirs politiques responsables politiques pour réfléchir au fond à ce que pourrait être cette architecture de sécurité pour consacrer une paix et un cesser le feu en tout cas qui serait durable le secrétaire d'État la Défense britannique y reviendra mais à ce stade une quinzaine de pays se montrent intéressés pour poursuivre ce processus y réfléchir il est complexe je l'ai dit à de nombreuses reprises devant la presse française il est trop caricaturé et simplifié à la seule question de la présence de troupes sur le sol ukrainien derrière il y a d'autres sujets qui doivent être traités en urgence on les a évoqué la question de la mer Noire la sécurité en mer Noire la question de la sécurité des centrales nucléaires présentes en Ukraine autant de sujets qui vont devoir faire l'objet d'un débat d'une discussion militaire approfondie sous la ha des deux chefs d'état-major britannique et français et sur lequel ensuite nous allons pouvoir commencer à réfléchir à la répartition des rôles de chacun mais vous le comprenez bien l'objectif de tout cela évidemment c'est de permettre de s'inscrire dans des garanties de sécurité qui se font à moyen et long terme mais qui s'appuie d'abord sur les capacités de défense de l'Ukraine nous aurons l'occasion cher John Ie d'ici 15 jours de réunir l'ensemble des ministres de la Défense euh qui correspond en miroir à la réunion des chefs d'état-major qui a eu lieu hier pour élever évidemment les discussions au niveau politique comme nous l'avons fait cet après-midi pourquoi 15 jours puisqu'on le voit bien que si la Russie accepte le cesser le feu ce qui n'est pas encore le cas il nous faut nous poser la question sur ces 30 jours de les utiliser évidemment convenablement pour paramétrer justement cette architecture de sécurité dans la durée ensuite il a été question de notre propre réarmement au fond ce qui qui n'est pas nouveau c'est la menace russe ce qu'il est davantage c'est le caractère imprévisible peut-être de l'allié américain en tout cas nous nous sommes accord à dire pour être le plus ancien des ministres de la défense de de cette tribune que le pivot américain de l'Europe vers la Chine lui n'est pas une surprise pour vos interlocuteurs ici ce soir et que d'ailleurs même l'administration démocrate avait commencé à éveiller les oreilles européennes à cette question et donc de demander aux pays européens de davantage prendre à leur compte la sécurité du continent européen alors on parle beaucoup d'argent dans les médias mais nous nous sommes aussi assurés cet après-midi de ne pas parler que d'argent et de regarder au fond quels étaient les quelques urgence pour notre autonomie et pour notre défense euh quel pour la France en tout cas quelques urgences sont à traiter ce sont des urgences sur lequelles nous souhaitons les traiter avec les différents pays voisins et en tout cas ima avec ce format ici rassemblé le premier c'est évidemment la défense sol air c'est un des éléments importants du retour d'expérience non seulement de la guerre en Ukraine mais aussi de ce qui se passe au proche au Moyen-Orient cela vaut pour le haut du spectre jusque à la lutte anti-drone cela vaut pour les menaces étatiques comme pour les différentes menaces terroristes et donc on le voit bien là que on doit complètement repenser une partie de l'architecture de défense sol aire du territoire européen des initiatives capacité son sur la table elles sont parfois complexes mais on le sait elles sont trop longues et le rythme est beaucoup trop lent et donc là aussi nous avons discuté de la manière dont nous pouvons accélérer les différentes initiatives la deuxième Monsieur le Commissaire kubilus elle vous concerne aussi c'est évidemment la question du spatial sur lequel le risque de voir l'Europe décrocher dans les temps à venir est un risque immense or la question spatiale est un des éléments clés de l'identité même du projet européen depuis maintenant de nombreuses décennies c'est l'ancien maire de Vernon qui le dit en tout cas on le voit bien la dépendance à Starlink la question des constellations qui sont déjà posées sur la table comme iris carré mais qui sont au fond dans un délai qui peuvent apparaître comme étant trop lointain et donc là les cinq ministres de la Défense enfin les quatre ministres de la défense de l'Union européenne mais avec le cousinage britannique ont aussi fait cette expression de besoin d'avancer rapidement sur la question spatiale et c'est là pour le coup où le la Commission européenne dans le respect des traités a une compétence évidente et puis enfin des autres questions liées au munition lié à ce qu'on appelle aussi à l'alerte avancée l'alerte avancée c'est la capacité souveraine pour les pays de constater un départ de missile venu de Russie ou d'Iran qui sont des sujets redoutables sur le terrain technologique du reste aussi sur le terrain budgétaire et sur lequel la France fait des propositions en lien notamment avec nos nos amis allemands puisque la compréhension de cette menace dans la durée 5 10 15 20 ans tant dans son approche satellitaire que dans son approche radar est un des sujets sur lequels nous devons avancer pour conclure et être le porte-parole fidèle de nos discussions notre feuille de route doit aussi embarquer les questions industrielles Guido croseto le ministre italien et le ministre polonais ils sont revenus assez longuement avec des initiatives nouvelles que nous souhaitons pousser et voir mis à l'ordre du jour de nos agendas européens la question de la sous-traitance des industries de défense aujourd'hui si notre économie de défense est parfois trop lente dans la production c'est qu'on a des goulets d'étranglement avec les différents sous-traitants de la suppplly chaîn on doit se poser la question d'avoir des plans de contingence croisé Guidot y reviendra une forme au fond de de backup de résilience à cela s'ajoute évidemment un agenda de relocalisation malheureusement ces 20 dernières années période de dividende de la paix ont vu un certain nombre de fonctions industrielles clés partir et quitter le continent européen et donc évidemment on a aussi un agenda de relocalisation qui si on le prend isolément par pays peut coûter très cher or si on le fait à plusieurs peut avoir quelques vertus de mutualisation dans le respect de la souveraineté de chacun c'est un enjeu aussi pour les entreprises que nous possédons déjà en commun peut pas ne pas citer Airbus nous sommes quelques-uns ici à partager l'entreprise qui qui produit des missiles qui s'appellent MBDA autant de sujets à la au moment où en plus la question se pose de l'accès à un certain nombre de matières rares plus les questions d'interopérabilité la multiplication du nombre d'équipements sur l'Union européenne en tout cas en Europe qui ne rend pas forcément la coordination de nos armées si évidente pardon mais c'est une des grands reculs depuis la fin de la guerre froide c'est impensable dans les années 70 et dans les années 80 de pas avoir des systèmes d'armes qui soient beaucoup plus compatible entre eux l'aide à l'Ukraine malheureusement a montré que on avait beaucoup perdu de ce point de vue en terme de culture et donc des choix sont à faire on a commencé à les faire sans oublier évidemment le chantier Monsieur le Commissaire européen de la simplification nous appelons nos vux que l'industrie de défense ne soit plus traitée comme une industrie comme les autres la situation est est particulièrement critique pour la sécurité des Européens la menace russe est là des incertitudes pèsent évidemment dans notre notre modèle transatlantique pour le dire de manière diplomatique et donc il est clair que la Commission européenne a son rôle à jouer comme élément de simplificateur je ne peux pas ne pas citer la directive CRSD sur laquelle nousous sommes tous accordés à dire qu'elle devait trouver un champ d'application peut-être différencié pour les industries de défense je ne veux pas être plus long je laisse la parole à mes collègues c'est un sommet assez unique le format est récent une première réunion à à Berlin une deuxème réunion à Varsovie cette 3oème réunion a lieu à Paris la prochaine a lieu en Italie puis la suivante en Grande-Bretagne c'est véritablement un format qui aura de l'avenir parce que c'est un format qui respecte la souveraineté de chaque pays nous venons avec le mandat qui a été confié par nos dirigeants par nos parlements qui nous permet de bien nous coordonner et avec l'OTAN et avec l'Union européenne qui nous permet au fond de dégager des marges de manœuvre très concrètes pour permettre d'accélérer nos efforts de réarmement pour notre protection et pour notre défense et donc nous serons amenés à nous revoir très bientôt