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interviewPS - Parti socialiste· 7 juin 2023 28 min

« Aujourd'hui, le pouvoir est sourd à son propre peuple et c’est extrêmement grave. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] et notre invité politique ce matin c'est Olivier fort bonjour Merci socialiste on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche bonjour Christelle bonjour Oriane bonjour Olivier fort bonjour à vous on commence évidemment parlant de la réforme des retraites et c'est 14e journée de mobilisation hier qui a été peu suivie à mon suivi en tout cas depuis le début du mouvement peu de grévise peu de manifestants et Laurent Berger qui dit le match est en train de se terminer est-ce que vous êtes d'accord et est-ce que vous l'avez perdu ce match c'est une évidence que quand vous avez 14 journées de mobilisation 14 journées de grève vous avez un demi salaire en moins et l'évidence c'est que il y a forcément une forme de démobilisation parce qu'il y a des gens qui pour qui pourraient d'achat n'est pas accessoire mais l'essentiel on approche des vacances on a des gens qui ont des familles qui ont des enfants qui veulent partir et donc évidemment ça pèse sur la mobilisation maintenant est-ce que nous avons gagné la réponse et non puisque nous n'avons pas réussi à obtenir le retrait cette réforme est-ce que le gouvernement a gagné pas davantage pourquoi tout simplement parce que en réalité vous avez une opinion publique qui n'a pas bougé et qui continue à contester très fortement ce projet et ce que je crois c'est que ça s'appellera dans les urnes et que il y a quelque chose qui s'est incrusté enfin qui s'est enquisté et la crise elle est encore devant nous est-ce que ça devant nous en France on obtient plus rien par la grève et les manifestations ça veut dire vous avez aujourd'hui un pouvoir qui est sourd à son propre peuple et c'est extrêmement grave et c'est la raison pour laquelle je vous le dis la crise elle est devant nous il y a quelque chose aujourd'hui on a une crise aujourd'hui qui est une crise sociale on a aussi une crise démocratique une crise politique et puis il faut y ajouter évidemment une crise climatique que chacun mesure avec ce qui se passe en ce moment du côté de la météo et des grands bouleversements qui sont qui nous frappent jour après jour et donc on a là un pouvoir qui se refuse à toute forme de dialogue réel avec qui que ce soit alors même que les Français lui ont intimé cette volonté ça veut dire que vous avez aujourd'hui en fait une réforme qui n'acceptait pas à personne qui n'est porté que par un seul homme et qui pourtant va se mettre rentrer en application en septembre lors de la campagne présidentielle les gens ont voté pour donc ça vaut validation quasiment il a tort pourquoi mais tout simplement parce que vous savez très bien il y a 28% des Français qui ont voté pour lui au premier tour et encore je ne suis pas sûr que tous est voté avec la volonté de cette réforme et puis tous ceux qui sont au deuxième tour venus multiplier par deux et plus que par deux le score du premier tour et qui l'ont fait non pas par adhésion à son projet mais par devoir j'ai moi-même appelé à voter pour Emmanuel Macron en second tour non pas par adhésion à son projet mais simplement parce que je ne voulais pas que Marine Le Pen devienne présidente de la République et c'est très différent et je me souviens que le Président de la République lui-même avait expliqué que il en tiendrait compte et qu'il considérait qu'il était obligé de celles et ceux qui venaient à son soutien alors même qu'il ne partageait pas ses idées je vois que le problème avec Emmanuel Macron je pense qu'il sait par juré et que donc on est dans une situation où on a un président qui sait par jurer par rapport à ses engagements entre deux tours et qui ensuite n'en fait qu'à sa tête et considère que les institutions l'autorise à écraser la volonté populaire mais la volonté populaire elle se rappelle toujours à vous il n'y a pas de possibilité d'y échapper parce que la réalité c'est que aujourd'hui vous avez en fait un projet qui détricote modèle social français et ça n'est pas le seul on a commencé avec l'assurance chômage enfin ils ont commencé avec l'assurance chômage vous rendez compte que aujourd'hui on a des gens qui touchent jusqu'à moins 57 % de ce qu'il touchait auparavant on parle pas de grands privilégié on parle de gens qui sont au chômage vous avez ensuite la réforme des retraites qui vise à retirer les deux meilleures années de retraite à toutes celles et ceux qui ont travaillé tôt et on travaillait dur et notamment les femmes et puis maintenant vous avez la réforme du RSA et puis vous avez enfin la réalité c'est que cette réforme du RSA oui on est sur en fait on s'attaque toujours au plus faible pendant qu'on laisse les plus puissants à l'abri de tous les regards c'est que les plus riches sont toujours plus riches et qu'ils payent de moins en moins d'impôts dans ce pays c'est quand même incroyable vous dites ça va se payer dans les urnes de quelle manière pour vous tout simplement parce que je pense qu'à un moment les Français lui diront sont faites et je les appelle à le faire à dire au président de la République que il ne peut pas se considérer comme Jupiter et d'ailleurs les Français au mois de juin qu'est-ce qui lui ont dit lui ont dit au premier tour bah tu as une majorité très relative et puis au législatives ils l'ont dit tu as une majorité encore très relative ça veut dire quoi ça veut dire et bien que le Président de la République était appelé par les Français eux-mêmes à chercher à chaque fois à concilier les points de vue et à accepter l'idée que le débat se fasse au Parlement mais qu'est-ce qu'on observe l'inverse on observe un président qui se méfie du Parlement qui refuse le vote et demain encore je crains malheureusement puisque tout le monde en parle et bien que en réalité plutôt que d'accepter l'idée que le Parlement fasse ce pourquoi il a été conçu donc prendre des décisions voter et bien on l’en empêche puisqu'il n'a plus la possibilité de se présenter lors de la prochaine présidentielle comment est-ce qu'il peut le payer dans les urnes finalement il va peut-être échapper mais il n'est pas seul et puis il y a des élections intermédiaires il y aura des élections qui vont intervenir dès l'année prochaine et donc particulier mais enfin je me souviens aussi que dans tous les précédents quand un gouvernement faisait pas tout à fait ce qu'il était attendu de lui les électeurs savaient se rappeler sont bons souvenirs je souhaite qu'il le fasse encore vous allez continuer la mobilisation vous tournez la page de la mobilisation vous dites c'est terminé mais la mobilisation elle est d'abord le fait de l'État syndicale et c'est à eux de décider des moyens d'action je pense que Emmanuel d'action devront évoluer forcément et qu'on ne peut pas multiplier les jours de grève y compris parce qu'on arrive pendant l'été et que ça n'a pas tellement de sens mais évolué vers quoi sous quelle forme il dit ça sera peut-être sous une autre forme laquelle moi je ne sais pas ce que sera la forme que choisir les syndicats mais je pense que il choisiront d'autres moyens il y aura la possibilité à nouveau de déposer un référendum natif partagé et nous avons désormais en fait une espèce de mode d'emploi de ce qu'il est possible de faire ou pas puisque le Conseil constitutionnel a rejeté plusieurs projets de RIP en expliquant en motivant sa décision donc en tenant compte de cette motivation nous pouvons dans un an redéposer un RIB et faire en sorte que il y ait un débat celui que nous n'avons pas eu avec les Français et un vote tranché par les français puisque le Président vous dit nous dit que il a été élu cette base là on peut le vérifier les Français eux-mêmes diront si c'était ce qu'ils voulaient vous vous appelez il y a LeBron privé demain à ne pas utiliser l'article 40 de la Constitution est-ce que vous avez l'espoir d'être entendu je fonds dans une présidence que c'est déjà renié en fait elle avait d'abord dit que l'accepter la décision qui avait été prise par la commission des finances et puis maintenant rattrapé par le callback par le Président de la République qui lui dit maintenant tu fais ce que je te demande parce que c'est moi qui t'ai placé là et tu me dois tout alors tu te plies et elle se plie et moi je considère que les grands présidents et maintenant la grande présidente que devrait être il y a elle brune Pivet et bien elle ne peut se singulariser que d'une façon en étant justement celle qui fait respecter l'institution parlementaire et qui fait respecter les oppositions c'est comme ça que tous les présidents qui ont été qui ont marqué l'histoire du Parlement ce sont singularisés et ils se sont singularisés en marquant leur capacité y compris à s'opposer à leur propre camp et leur propre Président je me souviens d'Henri Emmanuelli qui alors qu'il était proche parmi les proches de François Mitterrand qui avait su à certaines époques lui dire en fait je me souviens de filtre Sega je me souviens de Jean-Louis Debré je me souviens de tous ces gens qui à un moment ou un autre on fait le choix et bien de dire je ne suis pas d'accord je ne veux pas être celui qui bride institution parlementaire au profit du président de la République des pouvoirs juste respecter la Constitution mais vous savez très bien que sur l'article 40 il n'est jamais appliqué sur les propositions de loi parce qu'autrement ça saturer toute initiative parlementaire ça sert à quoi de dire au parlementaire vous avez une journée par an une petite journée par an vous pouvez proposer quelque chose au pays et à la et donc à l'hémicycle justement la majorité fort de l'expérience de la proposition de loi Eliott voudrait durcir l'application l'article 40 le rendre plus stricte est-ce que ça vous paraît une bonne idée mais vous pensez vraiment que enfin on a vu depuis quelques mois que la Constitution telle qu'elle est conçue aujourd'hui et bien permet en réalité de s'affranchir de beaucoup de choses article 47-1 pour limiter la durée du débat ensuite l'article 44 3 pour faire des votes bloquées puis ensuite l'article 49-3 pour interdire le passage au vote maintenant l'article 40 pour empêcher la discussion d'une proposition de loi mais vous pensez que ça ne suffit pas penser qu'il faut en rajouter encore qu'il faut encore brider davantage on a aujourd'hui une soirée je m'oppose aujourd'hui au fait que nous maintenions en l'état la Cinquième République elle a été conçue à quelle époque elle a été conçue en 58 nous sommes en pleine guerre d'Algérie et d'ailleurs dans des conditions très particulières vous vous rappelez en fait que tout ça a commencé par un quasi coup d'État et que c'est comme ça que le général de Gaulle se réinstalle à l'aide de l'État donc des conditions très particulières qui font que le palantarisme rationalisé est mis en place et trouve une justification dans la période de crise qui était alors vécue par les Français mais enfin on est en paix aujourd'hui et donc vous pensez vraiment que il est logique que un seul homme ou une seule femme peut-être un jour prochain et bien et tous les pouvoirs vous rendez compte de ce que ça veut dire y compris si demain vous avez Marine Le Pen qui est au pouvoir ça veut dire que même si elle n'a pas de majorité à l'Assemblée même si les Français sont opposés à ces projets etc elle pourrait appliquer tout ce qu'elle veut mais c'est un danger incroyable comment peut-on accepter de revenir sur même y compris tout ce qu'on se raconte depuis toujours il faut que le pouvoir arrête le pouvoir il faut un équilibre des pouvoirs il faut une séparation des pouvoirs il faut quand même que dans ce pays on accepte l'idée de l'équilibre le président français est de toutes les démocraties le président qui dispose du plus de pouvoir sans contre-pouvoir qu'est-ce que vous ferez si demain il y a le brun Pivet dégaine l'article quarantaine est-ce que vous avez des moyens de riposter est-ce que vous préparez des amendements pour contourner ça oui nous déposons des amendements de nature différente va essayer de contourner l'article 40 mais encore une fois si j'étais il y a les brunes pivée ce que je ne suis pas et bien je ferai en sorte de faire respecter le Parlement de faire respecter les actifs parlementaires et puis aller au vote pourquoi avoir peur du vote quelle est cette démocratie dans laquelle on a peur du vote il faut qu'à un moment donné ce soit tranché et donc quand on a un débat qui a divisé qui a fracturé aussi profondément l'opinion publique il est impératif d'aller faire trancher par le vote est-ce que vos amendements permettront d'aller au vote est-ce que vous avez l'espoir d'aller au vote demain mais moi je l'espère maintenant j'imagine que il y a aussi enfin on est dans une enfin dans cette république avait très corseté donc je ne veux pas vendre la peau de l'eau avant de l'avoir tuer et mais j'espère qu'effectivement demain nous aurons la possibilité d'aller jusqu'au bout mais la meilleure façon d'y arriver ce sera encore que quelque part dans la journée un moment la raison l'emporte et que de l'Elysée à Matignon de Matignon à l'hôtel de lacet on se dis on a une grande démocratie on aime on a même un message à adresser non pas seulement aux Français mais même au monde quand vous voyez le nombre de démocraties il libérales qui se développe partout ailleurs et que la France qui est ce grand pays qui a donné la leçon démocratique a tellement de monde va être au contraire le lieu où on va dire bah écoutez vous faites la leçon mais enfin chez vous on vote pas non plus donc qu'est-ce que vous voulez nous embêter les répliques bananières on peut en avoir partout maintenant voilà est-ce que je vous resterez jusqu'au bout des débats où est-ce que le ciel dégaine l'article 40 vous quitterez les métiers comme vous avez quitté la commission ça j'en sais rien je sais pas ce qu'on fera à ce moment-là mais enfin ce que je sais c'est que nous allons d'abord nous battre pour faire respecter la démocratie et vraiment ce que je vous dis là quand je vois ce qui se passe dans le temps de pays tant de gens qui aujourd'hui regardent la France le pense comme elle la pense comme un modèle et qu'ils vont voir que en France on peut avoir un président qui décide de tout et qui refuse le vote assez parlementaire je m'indigne profondément le camp présidentiel lui dit si vous n'êtes pas content vous n'avez qu'à déposer une notion de censure je me censure et que c'est pareil la réponse c'est non ça n'est pas pareil mais vous envisagez d'en déposer une ou pas moi je n'envisage rien du tout je pense qu'il y a un débat qu'on doit avoir entre nous je pense que ça n'est pas utile de donner le point au gouvernement en laissant penser que il y a un vote qui a été perdu et que donc nous sommes dans une situation où il n'existerait pas de majorité contre le projet cette majorité elle existait c'est même la raison pour laquelle le gouvernement ne veut pas passer au sein de la nuque si il y a lebronfisé utilise l'article 40 et que la PPL n'est pas discutée dans l'hémicycle on discutera plus d'aucun texte est-ce que c'est une voix qui est on veut toujours envisagée non pas d'aucun texte mais en fait on discutera plus avec elle elle nous propose en ce moment de venir parler avec elle de réformer l'institutions franchement la première avant de boycotter enfin avant de boycoter avant de réformer institutions le mieux ce serait quand même de commencer par appliquer une jurisprudence sur l'article 40 c'est à dire qu'on ne l'applique pas aux proposition de réunion sur la réforme je ne vais pas continuer à faire le guignol avec des gens qui me prennent pour un con voilà donc c'est c'est pas possible il y a un moment où il faut que chacun prenne sa responsabilité et si on veut vraiment que ça marche si on veut vraiment que le parlementarisme retrouve ces lettres de noblesse si on veut vraiment redonner aussi un intérêt pour la vie politique aux françaises et aux Français alors il faut d'abord respecter les parlementaires l'institutions déjà se détournent du vote se disent que c'est un intérêt de venir voter s'il voit qu'en fait des députés ils n'ont même pas la possibilité de voter parce que on vote pour nous pour qu'on vote à leur place mais si demain on nous dit ben écoutez vous êtes sympa vous êtes élu mais enfin sert à quoi il y a personne qui peut voter parler des européennes si vous voulez c'est une question qui agite la nuque est-ce qu'il y aura une liste autonome du Parti socialiste aux européennes on en a pas encore décidé on verra ça au mois d'octobre puisque nous avons nous commençons d'abord par le fond par les idées et pour moi la seule question qui va c'est qu'est-ce que nous portons à l'élection européenne vous savez je suis nous sommes des Européens convaincus nous considérons que le niveau pertinent pour une incidence de sujets aujourd'hui est devenu l'Union européenne l'Union européenne a beaucoup de défauts mais elle a aussi une qualité c'est qu'elle permet de prendre les sujets un niveau qui est un sujet pour un niveau continental et qu'elle permet d'entraîner ensuite le reste du monde éventuellement et donc je vois que dans dernières années l'Europe même si c'est une Europe qui est une Europe beaucoup trop libérale du fait non pas de sa nature mais parce que les dirigeants des pays européens sont principalement délibéraux mais je vois aussi que face aux crises ils ont été obligés de bouger et que sur la question de la gestion de la crise covid sur la gestion du Green Deal sur la gestion de la dette commune et sur la gestion du plan sur une liste commune est-ce que vous n'avez pas beaucoup de points communs avec la France insoumise sur la question européenne les écologistes ils vont de leur côté le Parti socialiste a priori va de son côté avec qui vous pourriez faire cette liste mais nous avons des points communs avec tout le monde heureusement plus avec certains qu'avec bien sûr plus avec les écologistes c'est une évidence qu'avec les communistes plus exactement c'est pas je réfléchis rien je réfléchis à tout je réfléchis surtout au fait de savoir qu'est-ce qu'on propose parce que dans une élection là d'abord avant d'avoir des candidats ou des alliances ou des listes le premier sujet c'est de savoir qu'est-ce qu'on propose aux Français qu'est-ce qu'on leur dit sur la question européenne ça dépend pas que de moi ça dépend de ce que chacun dira vous savez très bien que j'avais très bien que au stade où nous en sommes et bien il y a un point de départ c'est que nous sommes bien plus proche des écologistes pour ne pas dire que ce soit totalement convergents avec eux sur certain nombre de questions européennes et puis il y a beaucoup plus de difficultés avec les communistes avec des insoumis mais vous pourriez vous ranger derrière le candidat écolo en tout cas faire une liste commune avec les écologistes même en 2005 sur le traité constitutionnel européen j'observe que nous avons nous-mêmes réussi à dépasser à un moment ce conflit et que la Cazeneuve Nicolas air rossignol qui avait voté contre le TCE aujourd'hui en sont des partisans donc je vois que les choses vous en avez parlé avec elle parce qu'elle est partie pour une liste autonome il y a deux candidats qui sont déjà déclarés pour être tête de liste je ne parle pas au nom des Verts au nom des insoumis au nom du parti communiste je parle au nom des socialistes et ce que je vous dis c'est que nous avons tout simplement à tracer notre propre voix notre propre chemin nous verrons à ce moment-là si d'autres sont prêts à rejoindre des positions qui sont portées par le Parti socialiste et ou si nous arrivons nous à nous retrouver dans des propositions que ferait d'autres pour formations politiques et après ça de là nous convergerons mais il n'y a pas d'autres possibilités que de commencer toujours par les idées et ce que je dis de manière constante ce ne sont pas les alliances qui dicte le projet c'est le projet qui dicte les alliances voilà et donc vous savez aussi en juin que nous avons négocié l'accord de la nups c'était un accord qui était très particulier ce que nous étions dans un accord qui aurait qui se serait réalisé dans une cohabitation et où les questions européennes internationales étaient en réalité mise de côté puisque c'était le domaine partagé avec le chef de l'État et que Jean-Luc Mélenchon très est très utilement avait dit la France parlera d'une seule voix à l'échelle européenne à l'échelle internationale voilà donc ces questions étaient mises de côté elles sont maintenant devant nous et c'est vrai que c'est le sujet le plus difficile à gauche ça ne signe rien du tout ça ne signe pas l'arrêt de la nupesse pourquoi je dis ça parce que la question européenne est une d'abord le mode de scrutin est un mode de suite à proportionnel donc il n'y a qu'un seul tour et ensuite il y a dans de toutes éternité en fait même quand il y avait des socialistes des communistes des écologistes qui gouvernaient ensemble et bien ça n'a pas empêché d'avoir des disques séparer aux élections européennes et le gouvernement arrive en tête de la gauche au sein de la nupesse ça sera plus le même rapport de force mais de toute façon le rapport de force il évolue tous les jours et ça n'est pas les élections européennes qui matrisent l'ensemble de la vie politique vous avez moyennement apprécié j'ai l'impression mais je ne pense pas que ce soit la bonne une façon de procéder je lui ai dit donc je pense que moi je suis un fervent partisan du rassemblement de la gauche les écologistes je vois y compris que la droite cherche à se rassembler avec l'extrême droite et vous voudriez que nous toute la gauche on se divise et qu'on arrive au mois de mai 2027 voilà avec 5 6 7 offres différentes mais enfin dans ces cas-là autant dire que on arrive comme les Bourgeois de Calais avec la corde autour du cou et que ça sert à rien parce que là aussi les gens sont nombreuses Bernard Cazeneuve lance le mouvement ce week-end en présence de François Hollande est-ce que c'est le début de la scission du parti socialiste de quitter le parti socialiste donc de toute façon il a déjà fait un choix je ne crois pas qui de scission en vue pour le Parti socialiste mais des gens du par une partie du Parti socialiste du Parti socialiste Bernard Cazeneuve je ne crois pas je crois qu'il y a des gens qui ont un intérêt pour ce que dit la drakazeneuve et donc il fera valoir sur le point de vue il sera valoir ses idées et puis ce sera un débat mais enfin c'est une impasse mais tout simplement parce que comment moi je me souviens très bien de ce que François Mitterrand nous a enseigné à toutes et à tous et moins vieux que les autres je peux vous dire que je ne l'ai pas connu directement enfin j'en ai tiré la leçon il a toujours dit la même chose d'abord on rassemble son camp on commence par ça quand vous commencez par tirer sur votre camp par considérer que vous êtes irréconciliable avec une partie de la gauche et pas seulement magasin soumis avec les insoumis sur une partie des sujets sur les écologistes sur d'autres parties avec les commissions d'autres parties mais comment est-ce que vous voulez arriver au bout vous avez besoin de toute façon et vous avez besoin de nous avons besoin toute la gauche a besoin de toute la gauche pourquoi parce que aucun parti n'est capable de se qualifier seul au second tour d'une élection présidentielle de se qualifier seul au second tour d'élection législatives et donc vous avez besoin de cette union vous avez besoin d'avancer ensemble et c'est peut-être même la meilleure solution ça veut dire qu'il faut tenir compte de tout le monde parce que quand vous êtes finalement à penser que vous êtes hégémonique la réalité c'est que pour gouverner vous avez besoin d'un assise large si vous voulez transformer ce pays vous avez besoin d'une assise qui soit la plus large possible vous ne pouvez pas gouverner avec 15 20 25 % des Français vous avez besoin de trouver des majorités et donc ça suppose en permanence de nouer des compromis ça n'est pas un gros mot et ce compromis il doit être noué avec l'ensemble de la gauche de la France insoumise qu'on va trouver une majorité à gauche va trouver une majorité mais nous avons et qu'elle va rassembler l'ensemble des Français comment pensez-vous enfin il y a des moments où les bras me tombent en fait le Parti socialiste a fait à l'élection présidentielle 1,7 % Jean-Luc Mélenchon a fait 22% et on pense que en fait Jean-Luc Mélenchon est un problème et donc que nous ne devons pas lui parler et que en partant de 1,7 on arrivera nous à 30% en cogniture de l'élection présidentielle je dis que il y en a quand même quelque chose qui est une une faute contre l'esprit quoi en fait il y a un moment où il faut quand même se rendre à l'évidence nous avons besoin de tout le monde je ne dis pas que le rapport de force n'a pas déjà évolué il a déjà évolué et les élections présidentielles c'est les élections présidentielles et qui a les questions de l'Incarnation qui pèsent aussi mais enfin je sais aussi que il y a des rapports de force et que aucun parti à gauche n'étant de mesure seul de se qualifier et que moi je ne suis pas là simplement pour me demander si je vais être un point devant ou derrière mon voisin le plus immédiat je suis là pour me demander comment est-ce qu'on fait pour faire gagner la gauche et c'est ça qui est important parce que tout ce qu'on vient d'évoquer dans la première partie de l'émission dans toutes les questions qui sont qui sont maintenant sur la table sur l'assurance chômage sur les retraites sur le RSA demain sur l'immigration etc mais vous pensez que les gens qui ont besoin de nous ils ont 30 ans à attendre que la gauche veuillez bien enfin se rassembler pour pouvoir réussir non ils ont besoin de nous maintenant notre responsabilité c'est maintenant et qu'est-ce qu'on fait si demain matin c'est Marine Le Pen j'arrive au pouvoir on dira bah on avait nous tous notre temps on considérait que c'était encore possible d'attendre non on n'a pas de temps c'est l'urgence et donc quand c'est l'urgence on prend les moyens nécessaires et on fait en sorte de se concilier traditionnellement un candidat à l'élection présidentielle incarne un peu l'épicentre de son camp est-ce que c'est pas le problème de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui il incarne pas ça et la gauche est un peu se trouve un peu déséquilibrée c'est à Jean-Luc Mélenchon de se poser cette question ce n'est pas à moi moi je considère que il y a aujourd'hui une offre qui doit redevenir centrale c'est celle que porte socialiste c'est normal je suis socialiste je comprends très bien que les écologistes tu veux que je vois les écologistes que les communistes que ce soit les communistes les insoumis avec les insoumis la réalité c'est que il faut incarner l'ensemble pour réussir on ne peut pas partir du moment où on veut incarner en fait un rassemblement large d'abord de la gauche puis des Français est-ce qu'il y a pas un problème de rassemblement au sein de votre partie le week-end dernier à Montpellier il y avait une réunion de l’autrelle du Parti socialiste fondation menée par Nicolas Mayer rossignols delgane vous avez été invité vous ne vous y êtes pas rendu et Nicolas Maher Rossignol a dit le premier secrétaire ne devrait pas être le premier secteur qu'est-ce que vous répondez à ça non mais enfin franchement je pense que il y a des gens qui se font mal tout seul donc il faut arrêter avec ce type de de propos qui honorent pas ce qui les préfèrent et qui relève la sortie de route donc il faut rester tout simplement parce que je considère que c'était pas ma place ce jour-là et que je suis pas le chef d'un courant je suis le chef d'un parti politique et donc je veux travailler avec celles et ceux qui veulent travailler en bon intelligence avec la majorité et que quand c'est uniquement pour expliquer que on est contre tout ce que fait la direction je vois pas trop l'intérêt en fait donc ça n'empêche pas que tous les jours je cherche sur les dossiers de fonds sur le RSA d'en dire un débat hier soir nous avons nous sommes parvenus à l'unanimité à une position nous parvenons toutes les semaines sur tous les sujets de fond à avancer et donc après il y a la politique politicienne mais ça c'est un registre que j'essaye d'abandonner complètement parce que quand on est dans ce registre là en général on ne parle pas aux Français on ne parle qu'à nous-mêmes et je crois que socialistes sont déjà montrés par le passé qu'il savait beaucoup se regarder le nombril mais quand tu regardes le nombril et bien personne ne les regarde et moi je veux que on regarde à nouveau ce que dit le Parti socialiste merci Olivier fort merci beaucoup d'avoir été notre invité