Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC (sur YouTube)· 21 juillet 2022ContradictoireMixteEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

L'Interview : Renaud Muselier, président de la Région Sud

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il va falloir repenser notre organisation, la sécurité civile, le financement, pour se préparer à ce qui nous attend dans les prochaines années ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Vous êtes un homme de droite, vous avez choisi de rejoindre Emmanuel Macron pendant le précédent quinquennat, et quand on regarde les résultats des législatives de votre région, il y a quasiment la moitié des députés qui sont des députés RN.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut que la CMA-CGM fasse un effort très net pour baisser le prix des conteneurs ou alors est-ce qu'il faut mettre en place une taxe contre la CMA-CGM ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous n'avez pas rejoint de Renaissance, vous allez créer un autre parti. Ce sera un parti de majorité. Un parti, quoi, régional ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Renaud MuselierChiffre
    « On a mis en place, au niveau de la région, avec les départements et les collectivités, le plan Guerre du Feu. C'est 6 millions d'euros par an, qui nous permettent d'avoir une anticipation. »
  • 7:30Renaud MuselierChiffre
    « J'ai pris des macronistes, j'avais une majorité de 81, je suis revenu à 84. »
  • 13:00Renaud MuselierFait
    « Total, notamment pour ces activités de raffinage. Il y a par exemple une raffinerie dans les Bouches-du-Rhône et la CMA-CGM qui est le troisième armateur mondial qui est basé à Marseille. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, Bruno Muselier. Bonjour. Président de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Vous êtes un soutien d'Emmanuel Macron. On va parler de la situation politique nationale. C'est l'une des premières fois que vous prenez la parole depuis les législatives.

Mais d'abord, les incendies. Votre région est en première ligne face aux risques de méga-feux, face aux conséquences du dérèglement climatique. Est-ce qu'après les feux qu'on a vus en Gironde et les feux qu'on a vus ces dernières années, bien général, est-ce qu'il va falloir repenser, comme l'ont demandé des présidents d'exécutifs locaux, notre organisation, la sécurité civile, le financement, pour se préparer à ce qui nous attend dans les prochaines années ?

Oui. D'abord, solidarité totale avec nos amis de la Gironde. Ils ont été impactés.

On l'a vu. C'est terrible. C'est des méga-feux.

C'est très, très impressionnant. Et comme vous l'avez souligné, nous, on est en première ligne depuis toujours. Vous avez plus d'expérience que vous, vous voulez dire ?

On a quand même plus d'expérience parce que, par exemple, on voit aujourd'hui qu'ils font des pare-feux. Nous, on a ces pare-feux qui s'appellent des DFCI pour les camions de pompiers, pour les interventions immédiatement organisées, qui sont structurées sur l'ensemble de la région, ce qui nous permet à nos C-10, à nos marins-pompiers, à nos sapeurs-pompiers, d'intervenir très vite, tout de suite. Et on a mis en place, au niveau de la région, avec les départements et les collectivités, le plan Guerre du Feu.

C'est 6 millions d'euros par an, qui nous permettent d'avoir une anticipation. Ça va travailler sur le débroussaillage, faire en sorte qu'il y a plus de 200 gardes régionales. Il y a parfois des associations locales qui sont réticentes sur le débroussaillage des forêts.

Oui, enfin, il y a la loi. Il y a la loi pour débroussailler. Et il faut que les maires fassent appliquer la loi.

Et souvent, c'est difficile par rapport à leurs propres concitoyens. Donc, je ne parle pas des associations qui sont contre. Je pense que cela laisse croître la forêt sans l'organiser, ce qui est une faute majeure.

Vous voulez dire des écolos ? Essentiellement, des associations environnementales. Et après, vous avez des associations de riverains qui veulent garder leur territoire.

Donc, c'est deux traitements différents. Vous avez d'un côté ceux qui ne veulent rien faire. Mais à ce moment-là, ça s'embrase.

Et donc, il faut penser que le feu va arriver. Comme le feu va arriver de toute façon, il faut s'organiser de façon à ce qu'il lèche, mais qu'il ne brûle pas. Et quand vous avez débroussaillé, la maison n'est pas brûlée.

Est-ce qu'il faut davantage d'avions, et notamment de canadaires ? Alors, c'est une démarche que nous avions organisée, oui. C'est une démarche que nous avions organisée au niveau de la région, en européanisant la flotte.

En partageant avec les Italiens, les Espagnols et les Grecs. Oui, parce que de toute façon, c'est tout le Sud qui est touché. Mais en fait, c'est toute la France qui va être touchée demain.

Donc, il faut que notre expérience puisse servir aux autres, qu'ils viennent se former chez nous, et que nous, on vienne en soutien chez eux. C'est la solidarité nationale, comme elle fonctionne au niveau européen. Et donc là, il y a une commande au niveau des Pélicans, enfin, des Canadaires ou des Dash.

Cette commande européenne que j'avais sollicité, il y en a deux avions pour les Français, et en tant que président de région, j'ai demandé à participer pour l'achat d'un troisième. De façon à ce qu'on en a un troisième à disposition, plus une organisation mécanique législative qui nous permette, pour l'été, de louer des hélicoptères qui existent en tant que tels, pour intervenir immédiatement. Donc, nous avons un travail en amont, nous avons une surveillance des départs de feu, une intervention immédiate, et nous avons sur hier, mis en place un dispositif qui s'appelle un Pélicandrome, qui permet aux Canadaires de venir se ravitailler là, ou les Dash, de venir se ravitailler là, de façon à ce qu'ils ne retournent pas sur Nîmes.

Renaud Musilier, vous étiez un proche de Jacques Chirac, vous avez été son secrétaire d'État aux Affaires étrangères, lorsqu'il a prononcé ce discours à Johannesburg en 2002, où il disait, notre maison brûle, et nous regardons ailleurs. On est 20 ans plus tard, on est dans la même situation, en fait, on est dans une situation pire, c'est que là, ça brûle sous nos yeux, et on continue à regarder ailleurs, non ? Non, je pense que le problème, c'est qu'on s'occupe un peu de la forêt quand ça brûle.

Je ne pense pas que de la forêt, de manière générale, il y a toute une partie des Français, notamment des jeunes, qui disent, il faut aller plus loin, il faut des mesures plus radicales, pour sortir notre modèle de dépendance au carbone. En tout cas, ce que je sais, qu'en tant que président de région, je consacre sur mon plan environnemental 40% de mon budget, on va passer à 100% du budget, d'ici la fin de l'année, sur 5 axes qui sont air, mer, terre, déchets et énergie, qui nous permettent systématiquement, dans la totalité du budget, quand même régional, 3 milliards d'euros, qui nous permettent d'investir systématiquement sur une évolution de cette société. Donc nous, on a, par exemple, pour la mer, les bornes pour les posidonies, de façon à les protéger, et que les bateaux ne raclent pas le fond de la mer, vous avez les escales zéro fumée que nous sommes en train de mettre en place. – Par exemple, quand le maire de Marseille veut que les… C'est un exemple très précis, il a lancé une pétition pour que les paquebots à Marseille ne puissent pas accoster dans les périodes de pollution, c'est-à-dire beaucoup de jours pendant l'été. – Je ne suis peut-être pas un maire de lancer une pétition, c'est plutôt un maire d'agir. – De l'interdire, par exemple. – Non, non, d'agir.

Dans l'action, nous avons mis en place les escales zéro fumée de la région sur les trois ports Toulon, Nice et Marseille, 30 millions d'euros, de façon à ce que les ferries soient décarbonées 2023 et 2025 pour les bateaux de croisière. Si la mairie veut mettre un peu des moyens dedans, au lieu de faire des pétitions, pour gagner un ou deux ans, c'est avec plaisir. Et le maire de Marseille n'a pas aidé en ce sens. – Renaud Muséli. – Et puis un autre truc, Marseille est une ville historiquement et culturellement, c'est un port quand même, hein ? – Oui. – Donc bon, c'est un port, donc un port il est fait pour avoir des bateaux.

Bon, alors ces bateaux, ils vont évoluer sur le GNL, sur l'électrique, on organise le branchement électrique à quai, et on organise, vous savez quand le bateau démarre, il y a les fumées, c'est des scrubbers, ces scrubbers font en sorte qu'il n'y a plus de pollution, mais ça, il faut les équiper, il faut les organiser. Et comme j'ai en charge la Méditerranée du futur au niveau de l'État français et au niveau européen, j'organise en décembre une réunion avec tous les ports de la Méditerranée, parce que les bateaux qui polluent chez nous, ils polluent aussi en face, hein ? Et donc on organise le système des branchements à quai électrique de tous les bateaux, de façon à ce que les populations du Sud, comme les boissons du Nord, soient traitées de la même manière. – René, vous avez dit, vous êtes un homme de droite. – C'est pratique, ça, c'est confondant. – Oui, je suis un homme de droite, oui. – Vous êtes un homme de droite, vous avez… – C'est vrai, je suis un homme de droite, tout à fait. – Je rappelais ça pour nos auditeurs.

Vous avez choisi de rejoindre Emmanuel Macron pendant le précédent quinquennat, et quand on regarde les résultats des islatifs de votre région, il y a quasiment la moitié des députés qui sont des députés RN. Les macronistes ont perdu 13 sièges, c'est-à-dire qu'il y a quasiment deux fois plus de députés RN que députés macronistes dans cette région qui est une grande région française. Qu'est-ce qui… – Et LR a perdu les deux tiers. – Et ça ne vous déplaît pas forcément ? – Si, si, ça me déplaît. – Puisque c'est le parti que vous avez quitté pour rejoindre la majorité. – Non, mais ce n'est pas le parti que j'ai quitté. – Franchement, les résultats de la macronie dans cette région importante que vous représentez ne sont pas à la hauteur de ce que vous avez essayé de constituer au niveau local. – Ben si, regardez.

Vous m'avez expliqué pendant toute la campagne régionale que j'allais perdre. – Vous avez gagné. – Oui, mais j'ai gagné, pourquoi ?

Parce que j'ai additionné. J'ai pris des macronistes, j'avais une majorité de 81, je suis revenu à 84. On m'a expliqué que j'avais la moitié de ma liste qui était remplie d'en marche.

J'en ai que cinq. J'ai fait ce que m'a appris M. Chirac ou M.

Sarkozy, additionné. Additionné entre les verres modérés jusqu'à la droite, qui n'est pas extrême. Eh bien en additionnant, j'ai gagné dans une région qui était considérée comme celle qui allait passer au... – C'était pour les régionales, non, vous avez gagné la région. – Ce qui veut dire que quand on est allé aux législatives derrière, de la même manière, ils n'ont pas su additionner.

En additionnant pas, vous coupez vos voix en deux tiers ou un tiers. Et donc quand vous voyez que les LR ont perdu la totalité de leurs élus à l'exception des Alpes-Maritimes, il n'en reste que cinq, ils ont perdu parce que c'est un peu le même électorat en fait. C'est dans le cadre des présidentielles.

Vous avez bien vu qu'il y a trois blocs. Il y a le groupe de la NUPES, de la gauche tirée par l'extrême gauche. Vous avez le groupe de l'extrême droite avec les hémouristes, etc.

Et puis vous avez le groupe de bloc central qui est incarné par une personnalité qui est celle de M. Macron. – On peut dire ça différemment.

Le macronisme, maintenant c'est plus clair que ça ne l'était, ou en tout cas ceux qui ne voulaient pas le voir le voient maintenant clairement. Le macronisme est à droite. L'équilibre de la majorité, il est à droite. – Oui, alors, donc je suis un homme de droite, je n'ai pas l'impression de trahir. – D'accord. – Mais c'est pas tellement...

Là, on voit bien voir d'ailleurs, dans le cas de la pétodière du Parlement aujourd'hui, vous avez la nécessité de travailler sur des projets. Ces projets, vous avez la nécessité d'avoir les gens qui sont les gens modérés, qui trouvent des solutions efficaces et pragmatiques, comme vous l'avez souligné. – Ce que vous prenez, Renaud Muselier, c'est une sorte de...

Je ne veux pas d'alliance, parce que le mot est peut-être un peu gros, mais une sorte de travail en commun, de LR avec les macronistes, pour trouver, on l'a vu au Sénat cette nuit sur le texte sanitaire, on va le voir probablement d'ici ce week-end sur le pouvoir d'achat de l'Assemblée, qu'il y a une sorte de coalition de fait entre LR et la macroniste. – Mais comme ça existe dans nos collectivités locales, comme ça existe au niveau européen, mais c'est plus long, parce que vous êtes obligés de négocier, vous êtes obligés de discuter, et donc vous n'avez pas le pouvoir absolu, vous avez un pouvoir relatif qui fait en sorte que vous le négociez, et donc vous le tempérez. Après tout, c'est la démocratie.

Et dans cette démocratie-là, c'est ce qui se passe au niveau européen, c'est ce qui se passe au niveau de nos collectivités territoriales, et c'est ce qui ne se passe jamais au niveau de l'Assemblée nationale. Et c'est ce que nous ont dit nos électeurs. Nos électeurs, ils ont dit, maintenant, essayez de vous entendre.

On voit bien que le compromis tel qu'il existe au niveau européen ou comme il existe au niveau local, ce mode d'emploi, ils ne l'ont pas au niveau national. Eh bien, ils vont bien finir par le trouver. Ça, je leur souhaite. – Dans cette pétodière, puisque je reprends votre mot, dans cette pétodière, quand vous observez ce que fait Marine Le Pen, la stratégie qu'elle aborde, l'idée d'être, entre guillemets, constructive, elle a voté, enfin, elle va voter avec ses députés, 89 députés, et si elle continue comme ça, elle peut être élue la prochaine fois. – Bien sûr que l'État humain a toujours été très habile, Mme Le Pen. – Jusqu'avant ? – Elle progresse aussi, parce qu'elle a vieilli.

Mais vous constaterez que Mme Le Pen a beau après avoir… – Non, mais c'est la grande gagnante de ces dernières semaines. – Non, non, non, c'est la grande gagnante, elle a perdu les présidentielles. – Oui, mais c'est la grande gagnante, elle a perdu les châtives. – Oui, mais là, ces dernières semaines, à l'Assemblée, c'est elle qui profite politiquement le plus de cette situation que vous décrivez comme une pétodière. – C'est un comportement à l'intérieur du Parlement.

Elle fait exactement l'inverse de ce qu'elle fait au niveau européen. Au niveau européen, elle ne vote jamais rien, elle vote toujours au profit de son idéologie locale contre l'Europe. Très bien.

Au niveau du Parlement français, elle se retrouve dans une situation où elle nous a expliqué au lendemain des présidentielles que c'était fini maintenant, les présidentielles, et comme par hasard, comme ils ont eu plutôt un bon succès aux législatives, même s'ils n'ont pas gagné, elle se dit après tout, je peux peut-être jouer le coup une dernière fois aux prochaines présidentielles. Donc, elle essaye de se dédiaboliser en permanence. – Elle le récite plutôt… – Quand vous regardez le Parlement, vous avez un mec de droite, vous voyez la gauche qui est débraillée, sale, qui hurle, qui crie partout. – Ils défendent aussi les idées pour lesquelles ils ont été élus. – Non, mais c'est un point de comportement.

Dans le comportement, vous représentez, j'étais 20 ans député, vous représentez au Parlement français la République. Alors, en représentant la République, vous avez une charge. Vous n'êtes pas dans une cour de récréation.

Et cette charge-là, il faut l'assumer en tant que telle. Vous ne pouvez pas crier, vous avez grandi. Vous sortez du bac à sable et vous êtes chez les grands, dans l'histoire de la République, dans l'histoire du Parlement français.

Et donc, vous devez essayer de vous comporter à ce niveau. – Quand vous pensez… – Elle, elle essaye, eux non. – Quand vous dites pétodière, vous pensez que ça peut exaspérer les Français, ça peut fatiguer les Français ? – Ah mais c'est insupportable. – Vous ne parlez pas que de la NUPES, vous parlez de la Supérieure Génieur ? – Non, je parle du Parlement, c'est la globalité. – C'est insupportable pour les Français. – C'est insupportable.

Les Français ont dit, vous avez trois groupes, débrouillez-vous, et finalement, peut-être que vous allez enfin pouvoir réussir à travailler ensemble. C'est ça qu'ils ont envoyé comme message. – C'est presque un espoir. – Exactement. – Entendez-vous, on vous met tous dans la pièce. – Mettez-vous ensemble là-dedans, soyez un peu raisonnable, soyez un peu intelligent, vous êtes de droite, vous êtes de gauche. – Donc il y a une attente des Français. – Donc il n'attend pas ce spectacle-là.

Donc dans ce spectacle-là, le Parlement de la République doit prendre l'habitude d'arriver à travailler ensemble. Et aujourd'hui, ce compromis va arriver sur quelques amendements, contexte de loi potentielle, mais cette habitude-là, il faut qu'ils arrivent à la prendre. – Prenons l'exemple qui va nous occuper dans les prochaines heures et prochains jours sur le prix du carburant.

Il y a une discussion en cours entre le gouvernement et LR pour trouver un compromis. LR renonce à l'idée d'avoir un litre à 1,50. Le gouvernement renonce à son idée de chèque pour les travailleurs qui étaient une usine à gaz.

Et ils vont converger vers une prolongation de la ristourne au-delà de 18 centimes jusqu'à décembre. – Mais c'est intelligent. C'est exactement ce qu'on fait au Parlement européen.

C'est ça qu'il faut faire. Négocier comme ça. – Quand vous n'avez pas de majorité, vous discutez avec ceux qui sont élus.

C'est ça, la démocratie. Sinon, c'est la révolution. Et donc là, vous avez une démarche qui est assez simple ou alors le Parlement ou une dissolution.

Et la dissolution, ils ne la veulent pas. Aucun ne la veut. Ce n'est pas ceux de la NUPES qui la veulent.

Ce n'est sûrement pas ceux du Fonds national qui la veulent. Et LR, ils ne savent pas dans quelle situation ils sont. Donc personne ne veut la dissolution.

Donc ils ont l'obligation de travailler ensemble, tous ensemble et en même temps de montrer leur différence. Et bien ça, c'est un peu difficile aujourd'hui. – Il y a un autre sujet en discussion. – Mais par contre, ils ont l'obligation de réussir.

Parce qu'on a la guerre à nos frontières, on est une situation très compliquée. On voit bien que la Chine n'a pas la croissance estimée, voulue, attendue. Et donc on a quand même beaucoup de paramètres qui font en sorte qu'on ne peut pas partir en vacances en se disant tout va bien à la maison.

On a le feu autour de la maison aussi. Ce n'est pas simplement que climatique. – Il y a un autre sujet qui va discuter dans cette loi pouvoir d'achat une discussion sur une éventuelle taxe sur les super profits.

On voit que plusieurs groupes, l'ANUPS mais l'ERN sont favorables à une taxe sur les super profits et que la plupart des députés LR et de la majorité n'en veulent pas. – Vous voyez que ça peut faire une majorité ça. – Il y a deux entreprises qui sont visées parce qu'ils veulent une taxe sur les super profits.

Deux, particulièrement deux. Total, notamment pour ces activités de raffinage. Il y a par exemple une raffinerie dans les Bouches-du-Rhône et la CMA-CGM qui est le troisième armateur mondial qui est basé à Marseille et qui d'une certaine manière a grossé ses profits parce que le prix des conteneurs a augmenté depuis un an et demi.

Est-ce qu'il faut que la CMA-CGM fasse un effort très net pour baisser le prix des conteneurs ou alors est-ce qu'il faut mettre en place une taxe contre la CMA-CGM ? – Sur le schéma général, moi je suis contre la taxation de quelle qu'elle soit, par principe. – Donc il faut que la CMA-CGM fasse une preuve ? – Sur le côté total, on ne peut pas leur demander de descendre le prix de l'essence, de continuer à investir, d'être le numéro un mondial et en même temps les taxer.

Un truc, ça ne marche pas. Donc on ne peut pas tout leur demander à la fois et donc c'est une stratégie de… – Il faut peut-être qu'ils fassent un geste plus fort que jusqu'à présent. – Mais discuter, mais ce n'est pas pour ça qu'il faut taxer.

Le cut de la taxation est un cut facile mais qui est très dangereux en aval. Et donc quand vous avez une entreprise de dimension mondiale, vous protégez cette souveraineté donc vous n'y touchez pas. – Mais la CMA-CGM ? – CMA-CGM, qui est un outil mondial, si dans le cadre de la taxation, ça serait la seule entreprise de transport qui serait taxée au monde.

La seule transport au monde. C'est-à-dire que tous ses concurrents dans le cadre des armateurs ne sont pas taxés. – Donc il faut qu'elle fasse un geste pour faire baisser le prix des compteurs. – Mais M.

Saadé, qui est un Marseillais, qui aime son pays, qui est basé ici, ses bateaux sont français, est à disposition du gouvernement pour discuter de telle ou telle chose. Mais la taxation, pourquoi taxer une entreprise qui est un fleuron mondial, qu'ils ont réussi à élever au niveau mondial, qui ne se reverse pas des dividendes et qui réinvestit dans l'entreprise, pourquoi voulez-vous la taxer ? Pourquoi voulez-vous la taxer ?

Ça n'a aucun sens. On a bien vu dans le problème du Covid, on a bien vu dans le problème de la guerre qu'on a besoin de souveraineté industrielle nationale avec un encroche très fort, avec des gens qui sont des patriotes, des Français, des régionalistes, des Marseillais bien entendu, et vous voulez les taxer parce qu'ils réussissent. Mais pourquoi voulez-vous taxer ceux qui réussissent alors qu'ils jouent la carte France ? – D'abord, Renaud Muselier, vous n'avez pas rejoint de Renaissance, vous allez créer un autre parti.

Ce sera un parti de majorité. Un parti, quoi, régional ? – Oui, moi j'ai été élu avec ma majorité sur notre région d'abord.

Donc je fais nos territoires d'abord. Donc là-dedans, ils peuvent adhérer qui veut. De la gauche à la droite, en passant par elle, etc.

Ceux qui veulent. Ce sont les maires, par exemple, ils sont essentiellement à droite chez nous. Donc on a bien vu que la division entraînait la catastrophe et au niveau local, je fais un parti, ça peine notre territoire d'abord. – Un parti, les journalistes ? – Oui, les régionalistes, ça fait un peu autonomistes ou indépendantistes. – Vous n'avez pas demandé l'autonomie de la région Swann ? – Oui, je ne sais jamais.

C'est un petit pays, on a la taille de la Belgique, on est plus nombreux que la Finlande et on a le produit intérieur de la Nouvelle-Zélande, vous savez. Et on a mer et montagne, nous on est Provence, les Alpes et Côte d'Age. Mais pour autant, je suis français, fondamentalement français.

Je veux que mon pays fonctionne. J'ai une stabilité politique. Et donc cette stabilité politique, c'est l'addition des différences.

Et donc au niveau local, je veux additionner ces différences en leur laissant la liberté nationale. S'il y en a qui veulent être à Renaissance, si je peux être à Renaissance, si d'autres sont à CHLR, pourquoi pas ? Et je vois ce que fait M.

Séjourné pour la construction de Renaissance, m'intéresse, voilà. – Renaud Muselier, donc qui ne va pas demander l'autonomie de la région Sud ce matin. Merci d'être venu sur BFM TV, RMC, bonne journée. – Sous-titrage ST' 501