🟡 Suivez en direct la prise de parole de Bruno Retailleau après son déplacement à Clermont-Ferrand
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:36RelanceRéponse directe
Est-ce que les caméras de surveillance aident vraiment à lutter contre les trafics ?
- 18:50RelanceÉludée
Si un Premier ministre de gauche arrive à Matignon, censurez-vous automatiquement ce gouvernement ?
- 21:16OuverteRéponse partielle
Ces organisations criminelles viennent-elles de Marseille ou d'autres villes ?
- 22:28FerméeRéponse directe
Quels sont les coûts et budgets alloués à ces renforts ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31PrésentateurFait
« Certes, désormais plus aucun territoire en France n'échappe à l'emprise de la drogue, ni en milieu urbain, ni en milieu rural. »
- 2:05PrésentateurFait
« Nous avons assisté à deux fusillades en une heure. »
- 4:29PrésentateurChiffre
« Je me réjouis qu'il y ait plus de 800 qui aient été verbalisés, une augmentation de 75%. »
- 5:21PrésentateurFait
« C'est une loi à laquelle j'ai beaucoup travaillé, puisque quand je présidais au Sénat mon groupe, c'est moi qui, personnellement, avait demandé à ce qu'il y ait une commission d'enquête dédiée au narcotrafic. »
- 5:45PrésentateurFait
« La conclusion de cette commission d'enquête ont été travaillées à la fois de façon transpartisane au Sénat, ce qui nous a valu d'ailleurs un vote à l'unanimité. »
Temps de parole
- Présentateur95 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Monsieur le Préfet, le numéro 2 de la police nationale, le DIPN pour la police ici en Pideau, Madame la procureure générale, la directrice zonale, le procureur, l'Etat fait bloc et l'Etat fait face, non seulement le ministère de l'Intérieur, mais aussi la justice. Je voudrais saluer la présence notamment de la procureure générale et puis du procureur qui vient d'arriver, mais c'est une arrivée prometteuse puisque le nouveau procureur vient de la Junalco. La Junalco, c'est ce qui précède en réalité le PNACO qui va être cet instrument d'une justice spécialisée dédiée à la lutte contre la criminalité organisée.
Monsieur le procureur opérait à la Junalco à Paris qui est la juridiction nationale dédiée à la lutte contre la criminalité organisée. Et je suis vraiment très, très soucieux, je vais vous le dire pourquoi dans quelques instants, qu'il y ait vraiment un continuum aussi de la sécurité entre le ministère de l'Intérieur et puis bien sûr la justice. Voilà, je salue aussi la gendarmerie, le colonel commentant le groupement du Puy-de-Dôme. Voilà, et bien entendu le numéro 2 de la gendarmerie nationale, le général-major général André Pétillot. Je suis venu donc ici aujourd'hui dans le Puy-de-Dôme et à Clermont-Ferrand parce qu'on ne peut plus tolérer cette situation.
Certes, certes, désormais plus aucun territoire en France n'échappe à l'emprise de la drogue, ni en milieu urbain, ni en milieu rural. Et les drogues les plus dures sont disponibles partout, à tout moment, pas seulement sur des points d'île, mais avec l'Uberchit. Mais compte tenu de ce qui s'est produit depuis plusieurs mois, d'ailleurs, on a bien vu hier soir, ce n'est pas moi qui ai fait, qui ai choisi les sujets d'actualité pour les deux premières chaînes, je pense à TF1, je pense à France 2, qui ont choisi dans le journal télévisé du soir de relater les événements qui se sont passés ici à Clermont-Ferrand.
Je veux simplement vous redire que le week-end prochain, pardon, le week-end précédent, nous avons assisté à deux fusillades en une heure. Ces deux fusillades ont fait des victimes, trois victimes, dont deux qui ont été grièvent blessés, et qu'on a atteint des pics de barbarie. Je pense à ce jeune majeur, il y a quelques mois, c'était au printemps, dont on a retrouvé le cadavre, le corps, avec un couteau planté dans la tempe, et en partie brûlé, et aussi, c'était à la mi-août, cet autre cadavre brûlé qu'on a retrouvé dans une voiture.
C'est une hyper-violence, et ici, nous avons eu quatre homicides dédiés, justement, et qu'on a pu attribuer à ces règlements de compte entre les narco-trafiquants. Donc il y a une guerre qui est installée. Et cette guerre, elle se fait d'autant plus vide que nos forces de l'ordre, les policiers, les gendarmes, avec la justice, ont obtenu des résultats. Puisque, notamment pour les homicides, la quasi-totalité, j'espère que ce sera à 100% dans quelques mois, ces affaires ont été, pour la plupart, élucidées, et j'espère bien le seront. Donc il y a un travail extraordinaire de nos forces de l'ordre.
Je veux vraiment saluer, je ne suis pas leur ministre, je me le permets quand même, parce que quand il y a une enquête, vous savez, c'est sous l'autorité de la justice, avec des gendarmes, enquêteurs, des policiers. Mais je veux saluer, pour ce qui me concerne aussi, comme ministre, les policiers qui font un travail remarquable, et puis les gendarmes qui ont des résultats. La preuve, c'est qu'on élucide, voilà. Et c'est parce qu'on a supprimé un point de ville, parce qu'on est en train de bousculer l'écosystème territorial, que d'autres venus d'ailleurs essaient de conquérir des nouveaux territoires. On est clairement dans une guerre de territoire.
Ces gens-là, nous font la guerre, nous leur faisons la guerre, ils se font la guerre. Voilà le cadre, très rapidement, que je voulais situer. Et au titre aussi des résultats, dans les 6 premiers mois de cette année, nous avons augmenté, justement, la verbalisation des consommateurs. Je le redis, au bout d'un joint de cannabis, au bout d'un rail de coque, il y a du sang. Il n'y aurait pas de dealer s'il n'y avait pas de consommateur. Il n'y aurait pas d'offre de drogue, y compris pour les plus jeunes, s'il n'y avait pas de demandeur. Et moi, depuis le départ, j'ai assumé de culpabiliser les consommateurs. Je me réjouis qu'il y ait plus de 800 qui aient été verbalisés, une augmentation de 75%.
Mais si je suis venu, c'est parce que je ne tolère pas que dans une ville de province, mais partout ailleurs, grande ville ou même un milieu rural, que ces trafiquants puissent déployer leur hyperviolence. C'est pour prendre un certain nombre de mesures, parce que nous avons un nouveau cadre juridique, une nouvelle stratégie, et je veux y ajouter, au service de ce cadre juridique, au service de cette nouvelle stratégie, de nouveaux moyens. Très concrètement, et je suis venu, non pas les mains vides, mais pour apporter un certain nombre de renforts à celles et ceux qui sont en première ligne de ce combat, de cette guerre contre la criminalité organisée.
Je vous ai parlé d'un cadre, je vous ai parlé d'une stratégie. Le nouveau cadre, c'est la loi contre la criminalité organisée du 13 juin dernier. C'est une loi à laquelle j'ai beaucoup travaillé, puisque quand je présidais au Sénat mon groupe, c'est moi qui, personnellement, avait demandé à ce qu'il y ait une commission d'enquête dédiée au narcotrafic. La conclusion de cette commission d'enquête ont été travaillées à la fois de façon transpartisane au Sénat, ce qui nous a valu d'ailleurs un vote à l'unanimité, et ça fait l'objet d'une initiative parlementaire, d'une proposition de loi, avec une nouvelle organisation de l'État.
On a fait le parallèle, et moi je veux que, comme le terrorisme a été une cause nationale, le parallélisme, c'est que la lutte contre la criminalité organisée devienne précisément une grande cause nationale, et il y a désormais, avec cette loi, une nouvelle organisation de l'État qui est en train de se déployer, ou qui va se déployer, un PNACO, un parquet national dédié à la criminalité organisée, comme on a un parquet national antiterroriste, mais aussi un État-major contre la criminalité organisée, qui va permettre de décloisonner l'État, puisqu'on a des organisations criminelles très coordonnées, très agiles, et trop souvent, on a un État qui résonne en tuyau d'orgue, un État qui est cloisonné.
Et ce qui fait l'efficacité d'une politique, justement, combative, c'est ce décloisonnement. On a donc ouvert, il y a quelques mois, à Nanterre, sous le chef de fila de la Direction nationale de la police judiciaire, ce nouvel État-major, qui va être chargé du renseignement, c'est capital, quand on veut dénouer les affaires, renseignement, information, les services d'enquête de 4 ministères, l'Intérieur, la Justice, Bercy, et puis l'armée avec la DGSE. Donc, une nouvelle organisation, dans le cadre de cette loi, des nouveaux pouvoirs pour le préfet. Le préfet va s'en saisir.
Les préfets peuvent d'ores et déjà fermer plus facilement des commerces, qui sont des faux commerces, qui blanchissent de l'argent sale, et il faut atteindre l'écosystème financier, notamment du narcotrafic, de même exclure, à la place des bailleurs sociaux, notamment, ceux qui trafiquent et qui pourrissent la vie quotidienne de familles qui veulent vivre tranquillement dans leur barre d'immeubles. Le préfet pourra le faire. Le préfet peut prononcer des interdictions de paraître pour des individus, notamment des dealers, sur les trafics. Donc, on a ce nouveau cadre, et on va s'en saisir complètement. Il va être décliné, notamment, au niveau du préfet, qui va s'en saisir.
On a une nouvelle stratégie. On a eu place nette, très importante, les opérations XXL. On veut avoir des résultats dans la durée. Pour avoir des résultats dans la durée, il faut qu'on complète notre stratégie et qu'elle devienne beaucoup plus globale et qu'on associe plusieurs autres dimensions, trois dimensions, qui nous permettront d'avoir, dans la durée, des résultats. La dimension judiciaire. Si j'ai tant parlé d'autorité judiciaire, c'est parce que, si on veut démanteler les réseaux, alors, il faut aller chercher les donneurs d'ordre. Pas seulement les charbonneurs, pas seulement ceux qui sont les guetteurs. Il faut démanteler. Et ça, ça suppose un travail d'investigation.
Il y a des renforts qui vont être dédiés. Fondamental. Première dimension. L'autre dimension, là aussi, des renforts vont être dédiés. La voie publique, l'espace public, pour rétablir la sécurité publique, pour que, dans cette guerre de territoire, la République ne lâche rien, que pas un pouce de notre territoire républicain ne soit abandonné à ces hyper-violents, à ces criminels.
Et, enfin, la troisième dimension, c'est une dimension qui est la dimension administrative à travers de ce qu'on appelle le CODAF, c'est-à-dire un comité départemental anti-fraude qui va réunir régulièrement tous les services de l'Etat sous la double autorité du procureur et du préfet pour qu'on ébranle les écosystèmes de la drogue.
Ça veut dire, évidemment, pour fermer des commerces, ça veut dire parfois passer pour la législation sur le sanitaire, les législations sur les établissements qui reçoivent du public, ça veut dire les douanes, ça veut dire la dédéfit sur le fiscal pour qu'on recherche toutes les administrations de l'Etat soient en éveil et qu'on puisse rechercher le moindre indice qui nous permette de casser, de démanteler les réseaux et surtout débranler les écosystèmes, notamment économiques, qui tiennent debout justement ces grandes organisations criminelles.
Très concrètement, au service du cadre juridique, au service de cette nouvelle stratégie des moyens nouveaux, je vous ai parlé de l'investigation, c'est un renfort de 22 policiers qui vont donc renforcer les effectifs départementaux, 17, monsieur le directeur interdépartemental sont déjà arrivés, 5 qui seront dédiés à l'investigation vont compléter pour arriver donc au 22. C'est un effort conséquent, croyez-moi, compte tenu de la disette budgétaire, mais je crois qu'il le faut, c'est absolument nécessaire.
Pour l'investigation, notamment, les investigateurs, nos enquêteurs locaux vont pouvoir, aussi bien police nationale que gendarmerie nationale, disposer de renforts nationaux de nos 2 unités, notamment judiciaires, police et gendarmerie, c'est-à-dire que concrètement, quand il le faudra, il y aura des policiers qui sont rattachés à cette unité d'investigation au niveau national ou des gendarmes, pareil pour l'unité d'investigation nationale de la gendarmerie, qui pourront venir ici à Clermont pour renforcer les enquêteurs qui ont, eux aussi, une expertise qui est nationale, qui peut être utile localement pour dénouer un certain nombre d'enquêtes. On va aussi créer un arc-au-gel.
Aujourd'hui, on a des GED, c'est-à-dire des groupes d'évaluation départementaux qui sont dédiés à la lutte contre le terrorisme. Vous voyez que le parallélisme est intéressant. Là, il ne s'agira pas de traquer des organisations islamistes terroristes. Le groupe départemental va devoir passer au peigne fin des individus à partir de renseignements pour pouvoir les traiter. Et autour de la table, là encore, coprésidé par le préfet et le procureur, vous aurez les services de l'État, l'ensemble des services de l'État pour mieux traiter, mieux décloisonner chaque cas qui mérite notre attention. Voilà pour l'investigation en termes d'organisation, en termes de renfort.
Ensuite, je vous ai parlé de l'aspect voie publique. Là aussi, on a fait beaucoup d'efforts. Il y a, en 2023, il y avait eu simplement sur toute l'année 15 jours de CRS, si j'ose dire, dédié à Clermont-Ferrand. Déjà, sur les 6 premiers mois, il y en a eu 45. Donc, il y a eu un effort. Mais ce n'est pas suffisant. J'ai décidé que cet effort, ce serait donc une unité de force mobile, sans doute CRS 83, mais si besoin, alternativement, un groupement, en tout cas, un escadron de gendarmes mobiles, mais à plein temps, si j'ose dire, et le temps qu'il faudra, et le temps qu'il faudra pour pouvoir, encore une fois, occuper l'espace public.
Parallèlement, la gendarmerie fera son travail en zone gendarmerie. Lorsqu'on fera des opérations coup de poing, le pourtour de la ville sera, là aussi, verrouillé dans les axes pénétrants pour qu'il n'y ait pas d'axes de fuite. Et la gendarmerie sera donnée de systèmes nouveaux, des lapis, ce qu'on appelle des lecteurs, de la lecture automatique de plaques d'immatriculation comme le trafic de drogue, c'est du trafic, ce sont des voitures, des véhicules qui se déplacent. Ça nous permet de faire des recoupements et rien n'échappe, rien n'échappe à ces nouvelles caméras, à ces nouvelles technologies.
De même que pour la gendarmerie, tout comme on aura des renforts ici en termes de moyens d'occupation d'espace public, nous créons, en 2026, une brigade mobile pour tiers de la gendarmerie nationale. Ce sera des renforts nouveaux en zone gendarmerie. Rapidement, le préfet se saisira de tous les leviers qui existent dans le texte sur le narcotrafic pour fermer les commerces qui seront évidemment illicites, qui blanchissent de l'argent, etc., etc. Et je voudrais terminer sur le continuum de sécurité. J'en ai discuté avec les élus, avec le maire Brice Hortefeux qui représentait le président de la région.
Quand on veut que ça fonctionne, il faut qu'il y ait un coup d'à-coup, pas seulement entre le ministère de la Justice et le ministère de l'Intérieur, mais aussi entre l'État et les collectivités. J'ai présenté à Sartrouville le texte qui sera présenté dans quelques semaines, j'espère, ou quelques mois au Parlement sur les nouvelles prérogatives pour la police nationale et, pardon, pour la police municipale. Bien. Ce continuum de sécurité, ce qui est important, c'est qu'il y ait cette coordination entre la police nationale, la gendarmerie nationale, mais aussi la police municipale. Ça veut dire, donc, plus de policiers municipaux, le maire s'y est engagé.
Ça veut dire aussi des réseaux de vidéosurveillance beaucoup plus denses. On n'imagine pas comment ces outils-là ont pu révolutionner les affaires, notamment en matière d'élucidation. Et ce sont chaque jour des centaines, des milliers en France de réquisition de la justice, de ces images qui constituent autant de preuves, des preuves qui sont vraiment très, très intéressantes. Donc, on va continuer. Le maire a prévu de densifier son réseau de caméras et je lui ai indiqué qu'on viendra en complément.
160 000 euros seront consacrés, là aussi, à l'extension, à la densification du réseau de caméras pour que nous soyons dotés des meilleurs outils technologiques dans cette guerre que nous gagnerons. Je ne suis pas en train de dire et je ne veux pas dire aux clermontoises ou clermontois que ce sera facile et que dans quelques semaines ce sera réglé, mais je suis certain que nous obtiendrons dans quelques mois des résultats. Ça, cet engagement, je peux le prendre.
C'est un combat de longue haleine et je fais confiance dans les hommes et les femmes qui m'entourent, qui sont les représentants de l'Etat, qui sont en première ligne, qui sont des courageux, qui ne comptent pas de leur temps pour faire en sorte que ces criminels puissent être arrêtés, déférés, condamnés lourdement et ensuite emprisonnés dans des prisons étanches.
Tout à l'heure, ces décisions, vous pouvez laisser le cas de l'Etat pour les carrières mais là, j'accorde tout à l'Etat.
Elles le seront. Les ministres passent, les préfets demeurent, les gendarmes, les procureurs, les présidents tribunaux. C'est la continuité de l'Etat. Ces décisions, elles sont prises. Il n'y a pas d'autres besoins dans le futur de signatures pour qu'elles soient exécutées. Donc, je vous rassure, ce que je viens d'annoncer, ce sera concret. C'est déjà du concret et il n'y a pas besoin d'autres actes ni de savoir qui sera ministre de l'Intérieur dans quelques jours pour qu'elles soient appliquées sur le terrain. C'est la continuité de la République.
Est-ce que vous n'avez pas l'impression déjà d'être rattrapé de toute façon par la politique avec notamment les déclarations de M. Gauquille ? On est ici dans la région.
Écoutez, si je suis venu et je suis venu, ça a été rappelé tout à l'heure dans la réunion, j'ai d'abord tenu à organiser à Beauvau une réunion où j'ai reçu le préfet, j'ai reçu le colonel commandant le groupement de gendarmerie et j'ai reçu le directeur interdépartemental de la police nationale pour préparer cette venue. Cette venue, les circonstances sont tellement graves que je ne souhaite pas aborder d'autres questions que la politique politicienne qui m'emmènerait sur d'autres chemins. Je pense que la gravité est telle que je veux me concentrer vraiment sur le sujet de mon déplacement et des annonces que j'ai pu faire.
Pardon, j'ai déjà d'ailleurs répondu et vous, vos confrères ont commenté très très largement. Donc un commentaire de ma part n'ajouterait pas grand-chose de plus aux analyses.
À propos des caméras, beaucoup d'habitants nous disent que les trafics se font, y compris sous les caméras de surveillance. En quoi alors les développés peuvent aider justement à la lutte si le trafic se fait y compris sous les caméras de la justice ?
Franchement, les caméras ont changé la vie de nos enquêteurs et je pense aussi de l'autorité judiciaire. Parce que ce sont des preuves et que ce n'est pas pour rien, je crois que là sur Clermont-Ferrand, on est à peu plus de 200, je parle sous le contrôle des procureurs, à peu près 200, plus de 200 réquisitions. Ce sont des preuves. Simplement, on ne peut pas utiliser chaque image à l'instant T. On peut utiliser en cas de flagrance et moi je vois souvent quand je visite des centres de supervision, souvent on m'a enregistré par exemple une flagrance qui a eu lieu il y a 8 jours, etc. Il y a des images qui sont probantes.
Mais surtout, ça permet à la justice de se saisir de ces images qui sont conservées pendant un mois à peu près et établir justement les preuves pour confondre les coupables. Ah non, je vous assure, c'est absolument fondamental. Et je vois bien dans un certain nombre de communes où je me suis déplacé qu'on a pu faire reculer la délinquance grâce à ce continuum de sécurité avec des réseaux qui peuvent être parfois très très très denses.
Monsieur le ministre, je me permets quand même de parler sur cet aspect politique. Si un Premier ministre issu de la gauche accède à Matignon, est-ce que vous censurez automatiquement ce gouvernement ? Je parle de votre parti et les Républicains. Même question,
même question, même réponse. D'ailleurs, j'y ai déjà répondu. J'ai déjà répondu il y a quelques jours à cette question et quand je réponds à ce genre de question, en règle générale, je ne le fais pas avec une langue de bois. Vous avez les moyens déployés ? Est-ce que les journaux, les journaux, il y a quelqu'un qui s'exprimait ? Je vous en prie, monsieur. Ce que je veux vous dire, c'est que dans cette guerre de territoire, il y a plusieurs protagonistes.
Mais là, ce que l'on sent très, très bien, c'est qu'il y a un réseau existant sur Clermont-Ferrand qui a été ébranlé, notamment ébranlé parce qu'on lui a porté des coups de boutoir et il y a d'autres individus venus de l'extérieur qui tentent justement d'occuper l'espace vacant. C'est la raison pour laquelle on est sur un pic de violence. Vous avez raison. Et l'idée de la stratégie que nous déployons, c'était le problème par rapport, par exemple, à PlaceNet, on peut avoir une action avec des policiers ou des gendarmes coup de poing. Cette action dure, elle obtient des résultats, mais il peut y avoir justement la renaissance, le déplacement.
Quand vous avez à la fois, quand vous arrivez à traiter, ça ne se fait pas en quelques jours, mais quand vous traitez avec l'investigation, l'autorité judiciaire et que vous arrivez à prendre l'honneur d'ordre, etc., vous démonquez le réseau et là, c'est terminé. Pareil sur l'occupation publique. C'est pour ça qu'on peut avoir des opérations coup de poing. Je pense que ces opérations sont utiles, mais je souhaite que nos forces restent un bon moment, précisément, pour continuer à occuper le terrain.
Et enfin, la dimension administrative, là encore, pour qu'on puisse, notamment avec Bercy, les douanes, etc., le fisc, les commerces, ébranler vraiment, pas seulement, si j'ose dire, les points de deal, la distribution, mais tout le système, ce que j'appelle l'écosystème. C'est de l'argent, tout ça. C'est de l'hypercapitalisme, des voyers. Donc, il faut aller à la source.
Monsieur le ministre, c'est donc ce que je suis là. C'est donc ce que je suis là. Derrière ces organisations criminelles, vous parlez de gens venus de l'extérieur, c'est des gens venus de Marseille, de Nîmes, tout ce que vous savez.
Pour l'instant, je ne le sais pas. L'enquête pourra peut-être le dire. Ce que je sais, ce que je peux dire, parce que ça a été établi par d'autres enquêtes ailleurs sur le territoire, c'est qu'on voit bien qu'en France, on a cette lutte à mort d'un certain nombre d'organisations criminelles. Et vous l'avez nommé, par exemple, sur la DZ Mafia, on voit bien qu'elle souhaite se projeter dans une logique, si j'ose dire, commerciale, dans cette logique financière et économique sur d'autres points du territoire pour élargir son marché. Je ne parle pas spécifiquement de Clermont-Ferrand, mais cette donnée-là, nous l'avons. C'est pour ça qu'on porte des coups, y compris à ces organisations.
Je veux simplement dire qu'il y avait un autre réseau qui s'appelait le Clan Yoda à Marseille et grâce à la coopération franco-marocaine, Félix Binguy, qui était le patron du Clan Yoda, a été arrêté il y a quelques mois au Maroc. Donc on continuera, y compris ces grandes organisations. Nous en viendrons à bout. Nous en viendrons à bout.
Les moyens d'étranger sont conséquents et vous l'avez dit. Est-ce que vous avez une idée du coût ? Est-ce qu'il y a des budgets ?
Non, il n'y a pas de budget puisque c'est pris sur le budget du ministère de l'Intérieur. Mais... Effectivement,
vous disiez le renfort gendarme
à l'Église. C'est important. C'est important. Mais vous avez raison. Vous avez raison. Je vais faire que j'ai pu négocier, heureusement, comme la Défense d'ailleurs. Ce sont des ministères régaliens. Et ce que j'ai souvent déploré, c'est que, au cours des années, il y a eu un double phénomène, c'est que l'État-providence s'était, si j'ose dire, dilaté et l'État régalien, l'Intérieur, la justice, la défense, s'étaient rétractés. Voilà. Et donc, les budgets de ces ministères ont été confortés par rapport à d'autres ministères et, par conséquent, c'est sur les moyens de ces ministères et de mon ministère que nous allons financer les renforts.
Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Merci à vous. Merci. J'ai répondu.