Replay 21h30 - minuit : l’Exil forcé des autistes en Belgique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
christine maignan vous êtes président de la fédération sésame autisme philippe milliau vous êtes sénateur vous avez rédigé un rapport sur la question vous avez rendu mi décembre c'est une histoire qui nous un peu atterré et apparemment ça fait très longtemps vous essayé d'alerter les pouvoirs publics on en parle dans un instant mais je vous propose d'abord de voir ce portrait signé de mature apaise elle raconte l'histoire de cette famille obligée de déménager dans le nord pour pouvoir scolariser son enfant autiste on regarde et puis on des brics à ensemble juste après les piscines batteries scib [Musique] e [Musique] et il [Musique] sa maîtresse elle réussit à la faire écrire son prénom donc fait c'était le progrès il n'y a pas des classes spécialement dans rien qu'avec des enfants autistes justement nous on trouve ça très riches parce que comme ça ils ont des contacts avec les autres enfants [Musique] à christine magnan ainsi si on regarde les chiffres en ile de france c'est un enfant sur trois un enfant autiste sur 3 obligé d'aller en belgique pour être scolarisé 47 % des adultes comment se fait-il que la france ne puisse pas s'occuper d'eux cesser notre interrogation également en tant qu'association de famille pourquoi nos enfants sont obligés d'être exilés de force parce qu'il n'a pas de réponse de proximité parce qu'on met pas les moyens suffisants en france alors qu'on pourrait je pense le faire on est en capacité de le faire mais ça ne se fait pas bon et nos enfants sont obligés de partir quel témoignage vous avez des familles dont vous êtes la présidente d'association alors il ya beaucoup de familles qui sont par obligation je vous dis d'aller d'aller en belgique là vous avez montré un reportage sur la scolarisation dont il ya beaucoup de frontaliers qui font effectivement la scolarisation en belgique parce que l' effet la belgique s'est organisée autour de la scolarisation adaptée pour les personnes pour les enfants autistes pour la situation des adultes quand il n'y a pas de réponse qu'il ya des familles qui sont dans des situations où elles doivent abandonner leur travail parce qu'elles n'ont pas d'autre choix si leurs enfants retournent à la maison et donc il faut il faut il faut trouver une solution dfa d'urgence est la seule solution qu'on leur donne c'est la belgique même si ça fait des centaines de kilomètres et que c'est la séparation alors en dehors de ce cet éloignement puisque ça c'est aussi là le problème de l'éloignement voit son enfant une fois toutes les trois semaines au mieux donc faut imaginer de la situation des familles c'est aussi parfois là vous avez montré des bons établissements il ya des établissements qui sont sans doute un petit peu on parle de maltraitance dans les artères établissements belges puisque les normes sont différentes de celles de la france est ce que l'état contrôle est ce que ces enfants sont protégés même à distance par l'état français alors il ya une convention actuellement entre la wallonie et la france pour demander justement ces contrôles pour l'instant on va dire qu'il y en a eu depuis 2015 a commencé en 2015 2016 environ 14 sur plus de 200 établissements donc vous voyez un petit peu fait un hymne et sur ses premiers constats il ya quand même la wallonie qui reconnaissent cet établissement comme dangereux quel type aa quel type de danger quel type de matraques et ben c'est souvent des défauts de soins la gd témoignage d'une maman qui m'a écrit récemment parce que son fils de 22 ans en quelques mois déjà perdu 20 kilos a eu des traitements alors qu'on lui a on lui a annoncé qu'il a eu des traitements sans l'accord des familles il a eu des effets secondaires sur ces traitements qui avec deux hospitalisations importante derrière et donc tous ces défauts de soins et ceux de ce défaut qui peut y avoir peut mener à des à des cas vraiment dramatique pensée pour ces adultes parce que faute de soins malheureusement mais leur état de santé se dégrade philippe mieux vous vous êtes saisis du dossier avec votre consoeur claire-lise campion sénatrice elle aussi vous avez rendu un rapport d'abord c'est madame qui vous a alerté comment avez vous entendu parler de ça et qu'avez vous découvert alors tu essaies le démarrage c'est au cours d examen des textes des textes et notamment des budgets concernant la sécurité sociale est par définition une façon générale la loi santé nous sommes rendus compte qu'il y avait finalement des crédits à la fois de l'assurance maladie pour les pour les plus jeunes pour les enfants mais également des départements qui étaient envoyés en belgique pour l'accueil de ressortissants handicapés 400 millions d'euros a donc c'est bien de financement l'état les départements et donc à partir de là la commission des affaires sociales du sénat s'est saisi du sujet nous a mandatés pour regarder un petit peu cette situation alors c'est vrai qu'à son d'associations de parents avaient déjà alerté sur le sur ce fait mais donc on a souhaité justement aller plus loin et donc rentrer dans une démarche à la fois d'observation pour nous avons fait des déplacements que ce soit aussi dans les départements frontaliers de la belgique nous avons vu des établissements nous avons regardé rencontrer les administrations pour avoir un peu une vision de cette situation et puis pour pouvoir mettre sur la table finalement cette problématique de façon à ce que l'ensemble des politiques se saisissent voilà alors un rapport qui fait un peu de bruit puisque on voit bien qu'aujourd'hui et médias se mobilisent et puis législation quelque part comme le sentiment d'avoir été entendus à travers ce rapport mais si vous qu'un calme et réclamer ce qu'il faut surtout aujourd'hui c'est à travers des préconisations c'est de se dire qu'est ce qu'on fait pour l'avenir alors d'abord on a une première situation c'est comment est ce qu'on fait pour garantir que les français aient clients belgique soit bien traité je crois que l'accord franco l wallon qui était met en place en 2011 plus relanceur 2014 et 2015 est un outil il faut que des partances mobilisent pour que de façon générale on puisse sécuriser je dirais l'accueil neuros l'outil temps place certes là aujourd'hui on peut réellement imaginer qu'avec eux une géré une volonté politique et le gouvernement c'est comme si de ce sujet là on puisse accélérer cette capacité à contrôler ça c'est le premier venait une fois qu'on a fait ça c'est comment est ce qu'on fait pour d'abord stopper le flux arrêter de faire en sorte qu'il n'y ait pas de solution pour les situations les plus compliquées parce que on me dit que ce sont souvent les cas les plus complexes 1 et puis en parallèle comment est ce qu'on fait pour développer nos réponses sur le territoire national pour que est ce que c'est pour faire revenir je ne sais pas les familles puisque sur des sondés sont pas les moyens de créer des établissements à la hauteur de ce qui existe en belgique alors moi je moi je pense raisonnablement que ça se passe à ce pas comme ça il faut du temps mais je pense avec une vraie volonté politique on a aujourd'hui capacité de déverser ce système et puis surtout d'adapter notre société parce que c'est avant tout un débat de société de stars merci à vous d'avoir été avec nous je sais que vous alerter notamment les candidats à la présidentielle sur cette question là merci christine magnan d'avoir est avec nous président de la fédération sésame autisme et puis philippe mouillé et sénateurs bien évidemment on retrouve cette chronique sur internet franceinfo point car la maison de la radio et les quittera tout de suite
Philippe Mouiller