Julien Odoul : "Il y a un ras-le-bol devant les orientations budgétaires !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Julien Adoul, quelle est votre ligne personnelle ?
- 0:06RelanceÉludée
Jean-Philippe Tanguy a dit vouloir voter la censure. Quel est votre avis aujourd'hui ?
- 0:21FerméeRéponse directe
Quel est votre avis personnel sur la motion de censure ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui prend autant de temps pour décider ?
- 1:11OuverteRéponse directe
Vous buguez particulièrement sur un article. C'est quoi cet article 4 ?
- 1:34OuverteRéponse directe
Pourquoi le Rassemblement national bug sur cet article 4 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Au risque de vous déplaire, mon avis personnel sera la position qui sera arrêtée par le groupe du Rassemblement national et arbitrée par Marine Le Pen. »
- 0:43Invité politiqueFait
« La nuance, c'est que nous ne considérons pas la motion de censure comme une fin en soi. Nous ne sommes pas dans la bordélisation de LFI. »
- 3:18Invité politiqueFait
« Il n'est pas mauvais, il est quand même très mauvais, ce budget. La copie que nous attendions, en tout cas, on n'espérait pas des miracles. »
- 3:26Invité politiqueChiffre
« Pour résumer ce budget, c'est 1 euro d'économie structurelle pour 9 euros d'impôts nouveaux. »
- 3:34Invité politiqueFait
« notamment avec l'augmentation des impôts de production. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Et il y a des symboles qui sont extrêmement délétères, notamment le maintien de privilèges pour les anciens premiers ministres et anciens présidents de la République. »
- 4:22Invité politiqueFait
« mais il n'y a pas de rupture fiscale, sociale, migratoire qui a été demandée par une majorité de Français au moment des législatives. »
- 13:24Invité politiqueFait
« c'est effectivement une exaspération, un ras-le-bol devant les orientations budgétaires de ce gouvernement et surtout devant l'absence de changement. »
- 14:03Invité politiqueFait
« Mais le Rassemblement National a proposé un contre-budget. Vous parliez de projet alternatif, nous avons un projet alternatif, nous avons un gouvernement, nous avons même une candidate à la présidentielle si M. Macron souhaitait quitter son poste. »
- 14:22Invité politiqueFait
« C'est-à-dire qu'on continue de creuser le déficit public, on continue d'alourdir la pression fiscale, on a parlé de submersion migratoire, une submersion fiscale aujourd'hui, qui pèse principalement sur les entreprises, qui pèse sur la croissance. »
- 8:10InvitéFait
« il y a un vrai problème aujourd'hui de lisibilité de l'action publique, et pour autant, ce budget n'est pas le nôtre, ne nous satisfait pas, on a voté contre. »
- 8:45InvitéFait
« moi je suis désolé, ce budget ne va pas augmenter le pouvoir d'achat. »
- 9:06InvitéFait
« le rôle d'un budget n'est pas d'augmenter le pouvoir d'achat, mais justement de créer les conditions économiques qui permettent d'augmenter le pouvoir d'achat. »
- 9:43InvitéFait
« il faut cette motion de censure constructive, c'est-à-dire qu'on ne dépose une motion de censure qu'en présentant une politique alternative avec un gouvernement alternatif. »
Temps de parole
- Présentateur23 %
- Julien Odoul23 %
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- Invité 39 %
- Invité 48 %
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Julien Adoul, quelle est votre ligne personnelle ? Jean-Philippe Tanguy, qui est le monsieur budget de votre parti, s'est un peu mouillé. Je ne sais pas si vous avez entendu hier sur le plateau de France 3, il a dit « mon avis personnel, c'est que j'aimerais voter la censure ». Il dit « c'est mon avis personnel, je sais que le parti décidera ». Donc aujourd'hui, ce lundi, quel est votre avis personnel sur cette question ?
Au risque de vous déplaire, mon avis personnel sera la position qui sera arrêtée par le groupe du Rassemblement national et arbitrée par Marine Le Pen.
Mais on vous sent un peu paumé, en fait.
Pas du tout. Non, non, s'il y a bien un groupe politique et un parti, justement, qui n'est pas dans le flou, qui sait où il va et qui sait ce qu'il veut, c'est le Rassemblement national.
Alors qu'est-ce qui prend autant de temps ? Parce que le texte, ça y est, on l'a.
La nuance, c'est que nous ne considérons pas la motion de censure comme une fin en soi. Nous ne sommes pas dans la bordélisation de LFI. Pour nous, ce n'est pas un jeu. Faire tomber un gouvernement n'est pas un jeu. Nous, ce que l'on regarde, concrètement et sérieusement, c'est les conséquences d'une motion de censure, c'est les conséquences d'un mauvais budget aussi pour l'économie française, pour le pouvoir d'achat des Français. Et donc, ça nécessite de se poser, de réfléchir. Et ce sera le cas de cette réunion de groupe tout à l'heure.
Vous buguez particulièrement sur un article. C'est assez technique, parce qu'on a entendu Jean-Philippe Tanguy dire, en gros, que l'ensemble des lignes rouges avaient plutôt été respectées. Mais il y a ce fameux article 4, qui concerne les tarifs du nucléaire et qui pourrait donc causer... Il n'y a pas que ça. Il n'y a pas que ça. En tout cas, lui, il a dit que c'est une ligne rouge. C'est quoi cet article 4, concrètement ? Parce que l'un d'entre vous peut m'expliquer pourquoi le Rassemblement national bug sur cet article 4, ce point technique.
Alors, on va essayer, justement, de ne pas rentrer trop dans la technique pour ne pas perdre tout le monde. Merci, merci, Marie-Bérard. Je ne ferai pas de vous, Ropine. Je ne ferai pas de vous, Ropine. C'est trop fort. Non, mais ne pas me perdre moi-même, par ailleurs. Non, mais l'article 4, c'est un article qui, pour Jean-Philippe Tanguy, soumet la tarification de l'électricité française aux règles européennes. Et il dit avoir des documents confidentiels de Bercy, du ministère de l'Économie, qui attestent que si cet article était maintenu, les tarifs augmenteraient pour les Français.
Le point important, c'est qu'il y a, si j'ose dire, une sorte de continuité dans le propos de Jean-Philippe Tanguy par rapport au budget précédent, celui qui était présenté par Michel Barnier, puisque déjà, à l'époque, la ligne rouge présentée par le Rassemblement national, c'était une taxe sur l'électricité, taxe française. Ce n'est pas le même article, je précise, ce n'est pas la même règle, mais que déjà, ce qui présidait, c'était la facture finale de l'électricité pour les Français. Donc au final, le mécanisme technique, ce n'est pas ce qui compte.
Ce qui compte, c'est que le Rassemblement national, la ligne rouge qu'il fixe, c'est est-ce que les factures vont, oui ou non, augmenter, quel que soit le mécanisme pris en charge par le budget. Et donc, c'est ce qu'il dit. Il dit, nous, Rassemblement national, c'est que Jean-Philippe Tanguy, si les factures des Français augmentent, c'est une ligne rouge. Cet article 4 aura pour conséquence que les factures flanquent de nouveau, donc ça justifie censure.
Mais donc, cet article 4, il est dans le texte actuellement. Oui. Donc, il y aura censure du Rassemblement national, si on suit votre logique.
Non, nous en discuterons tout à l'heure. Mais au-delà de cette censure, on analyse quand même ce budget. Il n'est pas mauvais, il est quand même très mauvais, ce budget. La copie que nous attendions, en tout cas, on n'espérait pas des miracles. Mais pour résumer ce budget, c'est 1 euro d'économie structurelle pour 9 euros d'impôts nouveaux. Donc, il y a un véritable problème. C'est un budget de déficit, c'est un budget qui fait peser le poids de l'incompétence politique sur les entreprises, notamment avec l'augmentation des impôts de production. Il n'y a rien sur la financiarisation de l'économie.
Et il y a des symboles qui sont extrêmement délétères, notamment le maintien de privilèges pour les anciens premiers ministres et anciens présidents de la République. Vous savez, moi, on en a beaucoup parlé ce week-end sur le terrain. C'est insupportable que les Français voient que leurs dirigeants politiques conservent des privilèges, alors même qu'ils demandent toujours plus de sacrifices aux Français.
Mais tout le reste, les postes d'enseignants sauvegardés, les 4 000 postes d'enseignants sauvegardés, la contribution sur les grandes entreprises, tout ça, la renégociation sur les retraites, tout ça, ce n'est pas des choses que vous souhaitiez également ?
Non, mais ce n'est pas au niveau de la rupture qui était attendue. On voit bien que M. Bayrou, finalement, n'est que dans une continuité. Alors certes, il y a d'autres couleurs, il y a d'autres aspérités, etc., mais il n'y a pas de rupture fiscale, sociale, migratoire qui a été demandée par une majorité de Français au moment des législatives.
Alors, j'aimerais qu'on fasse le point précisément avec Fanny Weck-Schneider qui va nous rejoindre. Bonjour Fanny, c'est les éclaireurs avec vous.
On sait déjà quand même, plus ou moins, qui votera ou non la censure. Oui, il y a certaines formations politiques qui, clairement, ont dit être en désaccord avec le projet de budget qui va être présenté aujourd'hui. À gauche, il s'agit d'Europe Écologie Les Verts, du Parti Communiste et de la France Insoumise.
La France Insoumise, dont le coordinateur, hier, sur notre plateau BFM Politique à la mi-journée, s'expliquait ce budget, le pire budget que le pays n'ait jamais connu depuis 25 ans, le budget le plus austéritaire, avant de conclure donc que, évidemment, LFI déposeraient en début de semaine une motion de censure, la déclaration de Manuel Bompard et qui dénonce un chantage que ferait François Bayrou en disant que la France ne peut pas rester sans budget.
Il y a également des positions un peu plus floues du côté, on le disait, du Rassemblement national qui prendra donc cette décision finale, dans les mots de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, en bureau national aujourd'hui, principal point de blocage, on l'a compris, donc cet article 4 qui pourrait faire augmenter le prix de l'électricité selon l'ERN et le Parti Socialiste qui également prendra sa décision en interne après des débats, des discussions au sein du groupe, ce sera donc en début de semaine aussi.
On sent qu'ils sont dans un gros dilemme au Parti Socialiste.
Oui, en effet, il y a plusieurs positions, un clair, qui s'opposent, qui sont encore en interrogation. On a entendu clairement samedi Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre socialiste, dire qu'il appelait tous les socialistes et plus globalement toutes les formations de gauche à ne pas voter la censure, ce ne serait pas responsable.
Et de l'autre côté, une position pas encore tranchée de Boris Vallaud, le chef de file du Parti Socialiste, qui lui a déclaré hier que le budget satisfaisait le Parti Socialiste, qu'ils ne le satisfaisaient pas, pardon, et qu'ils avaient d'ailleurs voté contre lors de la commission mixte paritaire de vendredi, mais qui tout de même nuance en disant, mais nous savons aussi que ce pays a besoin d'un budget et nous entendons, dit-il, les inquiétudes. Voilà pour la position du Parti Socialiste, dont on rappelle que huit députés ont tout de même voté la première motion de censure à l'encontre de François Bayrou le 16 janvier dernier.
Une réaction, merci Fanny, une réaction, Yves Tréa, avant d'aller voir Arthur Delaporte qui nous attend.
Oui, rapidement, il faut quand même ajouter, pour être tout à fait conscient de ce qui se passe au Parti Socialiste, c'est qu'on est dans une année de congrès. Il doit y avoir un congrès, on ne connaît pas la date, peut-être avant les vacances d'été, et évidemment, pour certains, et notamment Boris Vallaud, qui ne serait pas loin peut-être de se porter candidat pour être premier secrétaire du Parti Socialiste, avoir une attitude ou une autre, c'est important, parce que ça déterminerait éventuellement sa campagne électorale pour devenir premier secrétaire. Donc il y a aussi un enjeu interne au Parti Socialiste dans le choix qui sera fait.
– Arthur Delaporte est avec nous, député du Calvados, porte-parole du Parti Socialiste. On vous sent paumé, vous aussi, on sent qu'il y a un malaise, un tiraillement entre la volonté peut-être d'être responsable face à l'enjeu et votre opposition à ce texte du budget. – Alors on n'est pas paumé, il y a peut-être un tiraillement, il y a des dilemmes, c'est sûr, mais juste pour rebondir sur ce que vient de dire Yves Tréer à l'instant, nous on ne prend pas nos décisions par rapport au congrès du Parti Socialiste, on prend nos décisions par rapport à l'intérêt du pays.
Et donc c'est pour ça aussi qu'on est tiraillé, parce que d'un côté, ce pays a besoin d'un budget, parce qu'il y en a besoin pour faire fonctionner les collectivités locales, qu'il y en a besoin pour que les acteurs économiques prennent un certain nombre de décisions d'investissement, il y en a besoin pour même financer les associations, on voit aujourd'hui qu'il y a un certain nombre de sujets, par exemple avec les emplois du Trelé ou les services civiques, qui ne sont pas renouvelés, donc voilà, il y a un vrai problème aujourd'hui de lisibilité de l'action publique, et pour autant, ce budget n'est pas le nôtre, ne nous satisfait pas, on a voté contre, on a obtenu des choses dedans par rapport au budget épargné, je ne vais pas dire qu'il est aussi terrible que l'était le budget épargné, mais c'est pas…
– On vous a entendu dire au PS que les promesses avaient quand même été tenues par François Bayrou. – Oui, en fait, il y a eu un certain nombre de choses sur lesquelles nous avions obtenu des engagements, et c'est vrai que c'est traduit dans le budget, mais nous avions aussi un certain nombre d'autres demandes qui n'ont pas, elles, été traduites dans les faits, par exemple sur la question de la revalorisation du pouvoir d'achat, moi je suis désolé, ce budget ne va pas augmenter le pouvoir d'achat. On avait obtenu la suppression des deux jours de carence, mais le gouvernement a glissé une revalorisation à 90%, enfin un remboursement à 90% des arrêts maladielles.
– Alors attendez, attendez, la réaction de Roselyne Bachelot, je vous entends murmurer comme si c'était le rôle du budget d'augmenter le pouvoir d'achat,
– Non, effectivement, le rôle d'un budget n'est pas d'augmenter le pouvoir d'achat, mais justement de créer les conditions économiques qui permettent d'augmenter le pouvoir d'achat, et c'est ça qui est le plus important. Mais je trouve que ça montre toute cette discussion à quel point un certain nombre de réformes institutionnelles sont absolument indispensables, et en particulier la mise sur pied de la motion de censure constructive.
On est dans un système qui ne fonctionne plus avec cette tripartition, et on voit des gens parfaitement opposés, des gens qui veulent des économies, d'autres qui veulent de la dépense publique, etc., s'entendre pour finalement mettre le pays dans une situation épouvantable. Donc il faut cette motion de censure constructive, c'est-à-dire qu'on ne dépose une motion de censure qu'en présentant une politique alternative avec un gouvernement alternatif.
Et c'est vraiment, c'est là-dessus qu'il faut se battre, parce que vous voir, vous dépenser avec des gens qui ne pensent absolument rien comme vous, qui ne pensent absolument pas comme vous, ça discrédite complètement la vie politique française, battez-vous pour des vrais dossiers. – Arthur Delaporte.
– Juste pour répondre à Roselyne Bachelot, oui, grâce à la motion de censure constructive, aujourd'hui la gauche serait au pouvoir, parce qu'il ne pourrait pas y avoir, contrairement à ce qu'a fait Emmanuel Macron cet été, de coalitions alternatives avec les macronistes et le RN. Donc vous voyez, aujourd'hui, avec ce type d'argument, on n'en serait pas dans cette situation-là. – Ce serait exactement pareil.
– Vous pensez que Mme Castet aurait eu une majorité avec elle ?
– Bien sûr qu'elle n'aurait pas eu une majorité contre elle, en fait, c'est ça le sujet, puisque c'est ce que vous expliquez avec la motion de censure constructive. Donc voilà, mais passons, maintenant, on a un président de la République qui a décidé de faire outre la sanction majeure qu'il a subie dans les urnes, et donc on est avec un gouvernement qu'on ne supporte pas.
– Peut-être celle du Parti Socialiste, avouez-le.
– Je veux bien que vous me laissiez finir. – Oui, bien sûr. – On est avec un gouvernement qu'on ne supporte pas, on est avec un gouvernement qui fait aujourd'hui la courte échelle au Rassemblement National et qui a refusé tout mea culpa la semaine dernière, et donc, en fait, on est avec un gouvernement qui mérite la censure. Pour autant, les Français ne méritent pas ce gouvernement, ne méritent pas ce budget. – Je sais combien, Mme Hidalgo ? – Pour autant, les Françaises et les Français ont besoin d'un budget. Et donc c'est face à ce dilemme-là que nous devons trancher, et nous trancherons en responsabilité, mais nous trancherons aussi…
– Et pour l'instant, vous nous le dites, rien n'est tranché. Vous vous laissez encore la possibilité de censurer le gouvernement. – Oui, on a un bureau national du Parti ce midi, je crois qu'il y avait une petite erreur dans l'infographie, c'est le Parti Socialiste qui a un bureau national du Parti, c'est à ce niveau-là que se fait la discussion et la décision, de façon démocratique, et donc voilà, on va avoir un premier secrétaire qui va, Olivier Faure, poser une analyse de la situation avec Boris Vallaud et proposer un chemin.
Ce chemin, je le dis, ça sera un chemin qui devra tenir compte de ces deux impératifs, d'un côté la nécessité d'un budget, et de l'autre le fait que nous sommes dans une opposition résolue face à des gens qui n'ont manifestement pas compris pourquoi Michel Barnier était tombé. Michel Barnier, il est tombé parce qu'il avait cherché à négocier avec Marine Le Pen, et il est tombé aussi parce qu'il n'avait pas suffisamment fait de concessions ou d'ouvertures à l'égard de la gauche. Donc aujourd'hui, François Bayrou doit continuer à donner des gages, et ce n'est pas suffisant.
Quand on dit qu'il y a besoin de revaloriser le pouvoir d'achat dans le budget, oui, Roselyne Bajo, je suis désolé, c'est aussi le rôle du budget. Vous avez été ministre, je me souviens très bien que l'un des objectifs, c'était de redonner, de Nicolas Sarkozy, et de vos objectifs dans votre gouvernement et vos buts, c'était aussi d'éviter de dégrader la situation matérielle des gens. Et donc aujourd'hui, quand on a un gouvernement qui va moins rembourser les arrêts maladie dans ce budget, oui, ça aura un impact sur la vie des gens. – Attendez, on fait sonner la parole, Yves Tréa.
– Vous êtes quand même beaucoup dans la posture, on va dire, parce que le budget de François Bayrou, avec tous les défauts qu'il a et les petites qualités qu'il peut avoir, est à peu près le même que celui de Michel Barnier à peu de choses près. Et je vais vous dire une chose, le Parti Socialiste, comme beaucoup d'autres, qui se disent finalement, on va peut-être s'abstenir et ne pas voter contre, parce que dans vos circonscriptions, quand vous êtes revenus dans vos circonscriptions, il y a pas mal de vos administrés qui vous ont dit, ben attendez, nous on attendait… – François Bayrou, il y a l'opinion pour lui. – Ben oui, on attendait telle chose ou telle chose.
– C'est pas ce qu'on vous dit dans vos circonscriptions ?
– Non, pas du tout.
– Parce que les sondages montrent effectivement que les Français ne veulent pas d'une censure la mercredi. – Alors attendez, attendez, Julien Audoul veut répondre aussi, est-ce que vous, vous avez même son cloche dans vos circonscriptions ?
– Je ne sais pas ce que disent les sondages, moi le sondage que j'ai du terrain, de tout ce qu'on m'a dit ce week-end, c'est effectivement une exaspération, un ras-le-bol devant les orientations budgétaires de ce gouvernement et surtout devant l'absence de changement. – Et pas devant l'absence du budget et ses conséquences, le chômage en hausse. – Il fait consensus contre lui, il n'y a personne qui soutient M. Bayrou aujourd'hui.
– S'il y avait un changement, ça voudrait dire que la France ferait des économies. Or, c'est le seul changement possible, on continue à dépenser à qui mieux mieux. – Mais vous avez bien raison, on ne change pas de logiciel. – Mais qui dans les partis politiques, – On ne change pas de logiciel. – Quel parti politique accepte ou milite pour qu'il y ait des vraies économies dans ce pays ?
– Mais le Rassemblement National a proposé un contre-budget. Vous parliez de projet alternatif, nous avons un projet alternatif, nous avons un gouvernement, nous avons même une candidate à la présidentielle si M. Macron souhaitait quitter son poste. Mais très clairement, cette alternative, elle n'existe pas dans les différents gouvernements qui sont succédés.
C'est-à-dire qu'on continue de creuser le déficit public, on continue d'alourdir la pression fiscale, on a parlé de submersion migratoire, une submersion fiscale aujourd'hui, qui pèse principalement sur les entreprises, qui pèse sur la croissance, on demande toujours plus d'efforts et de sacrifices, alors même que l'État ne réduit pas son train de vie, alors même qu'on n'est même pas capable de... – Mais on aura l'occasion de réformer. – C'est ça la rééconomie, c'est la réforme des retraites. – Et vous êtes contre ? – Non mais Roselyne Bachelot, je sais que c'est votre totem, nous avons des prises d'économie, s'il vous plaît, merci.
– Sur les gaspillages, sur l'immigration de guichets sociaux, sur les agences, aucune agence ne va être supprimée, aucune agence, comité Théodule, ne va être supprimée, et aucune économie ne va être faite. – Merci, Julien Renaud. – Sous-titrage Société Radio-Canada – Merci.
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Julien Odoul