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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 16 juillet 2025 18 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileJusticeSolidarités & famille

Moins “laïc” que Mélenchon ? dîner du CRIF, Pape, ramadan : les archives qui épinglent Bayrou

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:40OuverteÉludée

    La grève des contrôleurs aériens, est-ce que cette grève est selon vous scandaleuse ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous serez candidat en 2012 ?

  • 5:52ComplaisanteRéponse partielle

    La forêt de caméras est d'appareil photo hier soir au Dîner du CRIF.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:56PrésentateurFait
    « Ne pas employer de mots excessifs, éviter la polémique, c'est la ligne de conduite affichée par François Bayrou. »
  • 2:52PrésentateurFait
    « Ce n'est pas « génocide », mais le mot « otage » qui a semblé poser problème à François Bayrou. »
  • 3:54InvitéFait
    « Je refuse, comme j'ai refusé toute ma vie, que des intérêts privés, de grands intérêts industriels ou financiers, prennent la vie publique en otage. »
  • 4:39InvitéFait
    « qui est réduit en nombre et qui prend en otage les Français. »
  • 7:52InvitéFait
    « Je ne veux pas m'adresser aux citoyens français comme juifs, comme musulmans, comme chrétiens, comme agnostiques, comme athées. »
  • 9:33InvitéFait
    « Je ne participe pas à ces rencontres communautaires. »
  • 13:57InvitéFait
    « Je n'aurais certainement pas pris une telle décision, indique le président de l'UDF. »

Temps de parole

  • Présentateur57 %
  • Invité18 %
  • Invité 24 %
  • Invité 34 %
  • Invité 44 %
  • Invité 54 %
  • Invité 63 %
  • Invité 73 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 24-7, et d'activer la cloche. François Bayrou est-il un homme politique vraiment raisonnable ? C'est en tout cas l'image qu'il souhaite donner de lui, celle d'un Premier ministre centriste, donc a priori modéré dans ses idées, et on a bien compris qu'on n'avait pas affaire à un révolutionnaire au point levé. Côté discours, à l'écouter, il ferait tout pour éviter des excès de langage qui pourraient froisser. Comme lorsqu'on lui a demandé ce qu'il pensait de la grève estivale des contrôleurs aériens, Bayrou a joué la retenue.

0:40
Invité

La grève des contrôleurs aériens, est-ce que cette grève est selon vous scandaleuse ?

0:46
Présentateur

J'essaie de ne pas employer de mots excessifs. Ne pas employer de mots excessifs, éviter la polémique, c'est la ligne de conduite affichée par François Bayrou, ce qu'il n'a pourtant pas fait quand il a parlé de submersion migratoire, mais passons. La méthode Bayrou, c'est la modération du ton et des propos, une posture qui lui a d'ailleurs permis de faire la leçon aux élus de gauche qui s'inquiétaient du sort de l'équipage du voilier humanitaire Madeleine, a raisonné début juin par l'armée israélienne.

1:17
Invité

Je trouve inacceptable qu'un certain nombre de forces politiques utilisent, pour les trois ou quatre personnes qui sont aujourd'hui détenues depuis deux jours en Israël, utilisent le mot « otage ». Après l'arraisonnement de ce navire, les six Français qui étaient à bord se sont vus offrir le choix de rentrer dans notre pays à l'instant. Et un certain nombre d'entre eux l'ont refusé. Si les vrais otages, ceux qui sont détenus à Gaza, s'étaient vus offrir la possibilité de rentrer dans leur pays à l'instant, je vous assure qu'ils seraient rentrés et on n'utiliserait pas le mot « d'otage » pour eux.

2:01
Présentateur

La méthode Bayrou, c'est l'écran de fumée. Consacrer sa réponse exclusivement à l'emploi du mot « otage », cela a permis à François Bayrou de ne pas répondre sur le fond, au point soulevé par le sénateur communiste Jean-Pierre Corbizèze. Ces questions, adressées au gouvernement français, portaient sur, je cite, « le génocide en cours à Gaza », sur le massacre de civils palestiniens par des soldats israéliens lors de la distribution de l'aide alimentaire, sans oublier le sort des Français du Madeleine arrêtés en dehors des eaux territoriales israéliennes. Mais de tout cela, François Bayrou n'en a pas parlé dans sa réponse.

Mise en cause pour l'inaction de son gouvernement, le Premier ministre a répondu en mettant en cause un mot de vocabulaire. Ce n'est pas « génocide », mais le mot « otage » qui a semblé poser problème à François Bayrou. Comme si ce mot « otage » le dérangeait plus que le massacre de civils palestiniens. Et Bayrou d'expliquer qu'il faut faire très attention à ne pas parler à tort et à travers de prises d'otages. D'ailleurs, quand on regarde les archives, on s'aperçoit qu'il a lui-même toujours pris grand soin d'éviter de filer la métaphore de la prise d'otages. Ou presque.

3:22
Invité

Est-ce que vous serez candidat en 2012 ? En tout cas, je mènerai ce combat. Je le mènerai et je défendrai cette proposition d'un centre qui n'est en effet pas verrouillé, pas pris en otage, pas pris en otage à l'intérieur d'une alliance, quelle qu'elle soit.

3:39
Présentateur

Bon, d'accord. Mais ce petit écart remonte à 2011. Et depuis, François Bayrou ne s'est plus jamais laissé aller à comparer une situation politique à une prise d'otages. Plus jamais. Bayrou s'y refuse.

3:54
Invité

Je refuse, comme j'ai refusé toute ma vie, que des intérêts privés, de grands intérêts industriels ou financiers, prennent la vie publique en otage.

4:05
Présentateur

Oui, mais ça, c'était en 2017. Il n'avait pas encore fait son retour au gouvernement. Mais je vous rassure, depuis son entrée à Matignon, Bayrou ne prononce plus de mots excessifs. Il n'est pas du genre à comparer une grève à une prise d'otages. Pensez donc. Surtout, pas un mois à peine après avoir jugé inacceptable l'utilisation du mot « otage » pour parler d'une flottille en route vers la bande de Gaza. Non, non, non, non.

4:35
Invité

Cette grève est choquante. Comme toute grève d'un groupe social qui est indispensable au fonctionnement de la nation, qui est réduit en nombre et qui prend en otage les Français. C'est prendre en otage les Français que de choisir le jour où tout le monde part en vacances pour faire une grève du contrôle aérien.

5:03
Présentateur

Au football, la VAR, c'est l'assistance vidéo à l'arbitrage. Et aux médias, la VAR, c'est la vérification de la parole des politiques. Dans ce nouvel épisode, on va voir comment François Bayrou applique la règle du « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » sur la question de la laïcité. C'est parti ! On va d'abord revenir sur la 39e édition du « Dîner du CRIF » qui s'est tenue début juillet à Paris.

Confidentiel lors de sa création en 1985, ce rendez-vous annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France est devenu au fil des décennies un passage quasi obligé pour de nombreux responsables politiques, à condition bien sûr d'être invité et de ne pas décliner l'invitation.

5:52
Invité

La forêt de caméras est d'appareil photo hier soir au Dîner du CRIF. Le Dîner annuel du CRIF. Le Dîner annuel du CRIF. Dîner annuel du CRIF. Dîner annuel du CRIF. Dîner annuel du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France. C'est le rendez-vous annuel de la communauté juive. Cette grande messe incontournable pour les politiques. C'est une grande messe incontournable pour les politiques. C'est devenu un rendez-vous incontournable. C'est une institution. Chaque année, le Dîner du CRIF réunit politique et religieux. Tout le gotha politico-religieux s'y retrouve le temps d'un dîner. Tout le gotha politique, si vous me permettez l'expression, est maintenant attablé.

Des responsables politiques en conversation sans protocole. Des discussions informelles entre droite et gauche. Un parterre d'hommes politiques, de diplomates, de représentants religieux. Comme chaque année, de nombreux politiques avaient répondu présents. Une grande partie des membres du gouvernement étaient présentes. Une grande partie de la classe politique, candidat à la présidentielle comme Dominique de Villepin ou non, a fait le déplacement. Que la Sarkozy lui-même s'y est rendu quelques minutes. François Hollande, un habitué du Dîner du CRIF, est prêt à cette question. Une soirée à l'œcuménisme très républicain.

Hier soir, le Dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France se voulait consensuel. Thème affiché cette année, le refus du communautarisme.

7:08
Présentateur

Refuser le communautarisme dans une réunion par nature communautaire, ce n'est pas le moindre des paradoxes de ce Dîner du CRIF. Ce n'est pas moi qui le dit. Et ce n'est pas que moi qui le dit. Vous allez voir François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon partagent, ou en tout cas partageaient, la même position sur la question de faut-il se rendre au Dîner du CRIF. Et leur réponse, c'était un grand non. Nous sommes en 2012, en pleine campagne présidentielle. Et le candidat Bayrou crée la surprise en annonçant qu'il ne se rendra pas à ce rassemblement, par fidélité à sa conception soudainement stricte de la laïcité. Écoutez ses explications.

7:52
Invité

Je ne veux pas m'adresser aux citoyens français comme juifs, comme musulmans, comme chrétiens, comme agnostiques, comme athées. Je ne veux pas que la société française se découpe en religion. Et c'est quelqu'un qui est croyant qui vous le dit. Je suis suffisamment attaché à la République et à la laïcité pour qu'on ne découpe pas les citoyens français selon leur foi.

8:19
Présentateur

Et ce sont exactement les mêmes arguments que l'on retrouve chez Jean-Luc Mélenchon. Alors, certes, il les exprime avec la verve et le style qu'on lui connaît. Mais sur le fond, son discours rejoint point par point celui de François Bayrou. Regardez et comparez.

8:37
Invité

Vous avez un clergé arrogant dans le communautarisme. Lorsque M. Kukerman parle, au nom de prétendus conseils soi-disant représentatifs de je ne sais quelle institution juive qui n'existe pas, il s'exprime comme un clérical s'exprimait au XIXe siècle. Il fait prévaloir un intérêt communautaire sur toute autre considération. Et il l'inflige au président de la République, au premier ministre et à tous les ballots qui acceptent une fois par an de le faire se maltraiter dans cette réunion communautariste qui d'ailleurs n'a rien à voir avec les juifs de France parce qu'il n'est pas du tout représentatif. Et les juifs de France, eux aussi, en ont marre.

Ils voudraient qu'on leur fiche la paix, qu'on les laisse tranquilles être juifs sans que tous les cinq minutes, on vienne le leur rappeler.

9:16
Présentateur

Et la comparaison ne s'arrête pas là. On poursuit le jeu des ressemblances avec la suite de la prise de position de François Bayrou qui, tout comme Jean-Luc Mélenchon, considère qu'un responsable politique français ne doit pas participer à une grande messe communautaire.

9:33
Invité

Je ne participe pas à ces rencontres communautaires. Je m'en suis expliqué souvent avec les responsables du CRIF. Quand ils veulent me voir en privé, c'est tout à fait naturel. Mais l'idée que les responsables publics viennent s'asseoir en randonnion, si je puis dire, pour participer à ce genre de rencontres ne me convient pas. Il faut rappeler aux principes républicains. Le temps est venu de respecter des principes qu'on ne respecte plus depuis longtemps.

10:02
Présentateur

Ce que l'on vient d'entendre, c'était la théorie. Mais en pratique, qui a-t-on vu cette année prendre la parole lors du dîner du CRIF ? Alors, certainement pas Mélenchon, qui, de toute façon, n'était pas le bienvenu. Non, c'est bien François Bayrou qui a installé son pupitre de Premier ministre pour faire et dire exactement l'inverse de ce qu'il s'interdisait. Dans son discours devant le CRIF, Bayrou ne s'est pas contenté de réciter des formules attendues ou de marteler la condamnation nécessaire de l'antisémitisme sous toutes ses formes et du racisme, comme l'avaient fait avant lui ses prédécesseurs Atal, Castex et Borne.

Bayrou, qui autrefois refusait de distinguer les citoyens français selon leur foi et s'interdisait de s'adresser à telle ou telle confession, Bayrou a cette fois-ci jeté par-dessus bord tous ces grands principes républicains. Il s'est lancé dans une longue évocation du peuple juif, de son âme et de ses aspirations, dans un discours qui avait des accents de prêche. La preuve en image.

11:10
Invité

L'âme du peuple juif, ce peuple millénaire, millénairement martyrisé, ce dont Chateaubriand a dit, pénétrer dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez faisant lire un livre mystérieux à des enfants qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants. Ce qu'il faisait il y a 5000 ans, ce peuple le fait encore. Il a assisté 17 fois à la ruine de Jérusalem. Et rien ne peut l'empêcher de tourner ses regards vers Sion.

11:40
Présentateur

Ainsi soit-il. Quelques mois plus tôt, c'était au mois de mars, Bayrou s'était déjà permis une première entorse à sa sacro-sainte règle de ne pas mélanger politique et religion, puisque le Premier ministre a participé à un repas de rupture du jeûne du ramadan chez lui, dans sa ville de Pau. Un mois plus tard, en avril, après l'annonce du décès du pape François, regardez quelle décision a pris le locataire de Matignon.

12:10
Invité

Dans cette dernière info, les drapeaux mis en berne samedi à Matignon. La question se posait dans un pays là et comme la France. Ce sont toujours des questions sensibles. Les drapeaux avaient été mis en berne au moment du décès de Jean-Paul II en 2005. Et à l'époque, ça avait créé une polémique en France. Il y aura certainement débat à nouveau. La gauche avait dit, dans un pays laïque, on ne peut pas mettre les drapeaux en berne pour le chef de l'Église catholique.

12:33
Présentateur

Mais ce type de discours n'était pas réservé à la gauche. Si on regarde dans les archives, on constate qu'en 2005, Mélenchon et Bayrou tenaient déjà le même discours, laïc et républicain. Au nom de la séparation de l'Église et de l'État, ils se sont opposés à la mise en berne des drapeaux tricolores pour rendre hommage au pape Jean-Paul II. De leur côté, Sarkozy et Pécresse déffendaient une vision plus accommodante de la laïcité, alors même que la loi interdisant le port du voile à l'école publique venait d'entrer en vigueur. Bref, on assistait à une polémique typiquement française qui avait retenu l'attention de la télévision suisse. Regardez.

13:17
Invité

En France, l'heure est à la polémique. La décision du gouvernement de mettre en berne les drapeaux à l'occasion de la mort du pape est vivement dénoncée par la gauche. Pour François Hollande, le gouvernement va trop loin. Je crois qu'il y a eu un peu d'excès. Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon dénonce la confusion des genres. La laïcité, ça ne peut pas s'évaluer au cas par cas. C'est une règle générale. L'État a à être totalement à distance des religions. La laïcité, ce n'est pas la négation des religions. L'hommage qui est rendu est un hommage qui est rendu à un chef d'État, qui est rendu au chef spirituel de la plus grande religion du monde.

Le président de la République, comme le gouvernement, ont parfaitement bien fait d'organiser les choses telles qu'elles l'ont été. François Bayrou prend ses distances. Je n'aurais certainement pas pris une telle décision, indique le président de l'UDF. Elle ne correspond pas à la distinction qu'il faut faire entre conviction spirituelle et choix politique.

14:05
Présentateur

Finalement, Bayrou et Mélenchon ont adopté des discours qui, au moins, avaient le mérite de la cohérence. De leur opposition à la mise en berne des drapeaux en 2005 pour la mort du pape, à leur refus d'assister au dîner du CRIF exprimé en 2012 et en 2015, la ligne est restée claire. D'ailleurs, la décision de Bayrou de ne pas se rendre au dîner du CRIF, contrairement à Hollande ou Sarkozy, avait été saluée à l'époque, notamment par le Figaro. Écoutez ce qu'en disait alors Yves Tréhard, directeur adjoint de la rédaction.

14:39
Invité

Parlez un petit peu de l'influence de ce dîner du CRIF, toujours dans la politique intérieure française. Ça a tenu ses promesses. Il y avait un gros casting ce soir. Oui, non, il y en a un qui a dit qu'il n'irait pas à ce dîner pour des raisons que je peux comprendre. Et on peut se poser la question, c'est que c'est un dîner qui a une odeur communautariste quand même. Et François Bayrou a dit « je n'irai pas pour cette raison-là ». Et c'est vrai qu'on peut se poser la question, même si, même si, moi, alors là on ne peut pas m'accuser de quoi que ce soit, c'est comme ça, et le problème c'est que les politiques vont à la pêche aux voies.

15:12
Présentateur

À la pêche aux voies, nous y voilà. Draguer les électeurs en fonction de leur religion, tant qu'il ne s'agit pas des musulmans. Quoi de plus normal, quoi de plus banal. Mais là encore, ce n'est pas moi qui le dis. Regardez plutôt cet extrait d'un JT présenté par Marie Drucker en 2007.

15:31
Invité

Les candidats à la présidentielle veulent séduire la communauté juive. Pas question de manquer le dîner annuel du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Ainsi, Ségolène Royal, qui n'était pas prévue, a-t-elle soigneusement évité Nicolas Sarkozy, présent lui aussi, mais serré la main à un non-candidat, Dominique de Villepin. Ils se sont tous les deux éclipsés, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, mais séparément après le cocktail, pendant que François Bayrou, lui, restait pour le dîner.

16:01
Présentateur

Ah tiens, Bayrou était au dîner du CRIF en 2007. Et ensuite, Bayrou a boycotté l'événement en 2012, puis s'il y retourne en 2025 pour faire une sorte de grand prêche. À force de contorsions sur la laïcité, un coup avec le pape, un autre avec le ramadan et un dernier avec le CRIF, Bayrou va finir par attraper un torticolis. Mais plus sérieusement, on peut se demander pourquoi Bayrou fait subir à la laïcité une application à géométrie variable, alors qu'il la présente comme un pilier fondateur et cardinal de notre système politique, garante du fameux vivre-ensemble.

16:42
Invité

Pas à pas, et jour après jour, nous défendrons notre devoir de vivre ensemble.

16:47
Présentateur

Son revirement express sur l'usage du mot « otage » et ses incohérences répétées sur ses propres principes laïcs, et ses nombreux clins d'œil à l'extrême droite, ravis de l'entendre reprendre son vocabulaire de submersion migratoire, démontrent que chez Bayrou, l'aspect modéré et raisonnable ne sont qu'une façade. Sa gestion des affaires publiques paraît davantage guidée par un opportunisme à la petite semaine plutôt que par le sens de l'intérêt général. Mais cette habileté politique assez cynique lui permet, pour l'instant, de durer. Voilà, c'est terminé. Merci d'avoir suivi ce nouvel épisode de la VAR politique. Dites-nous ce que vous en avez pensé en laissant un commentaire.

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