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interviewTMC / Quotidien (sur YouTube)· 12 mars 2026 8 min

Guerre en Iran : Trump a-t-il perdu la tête ? L’analyse de Michel Yakovleff

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir général, voici Gilles Pigstein, voici une partie de l'équipe et le public. Bienvenue sur le plateau de de quotidien. Vous avez ans, votre père était militaire d'origine russe.

Votre mère néoz-élandaise, vous sortez de Saint-Sir. Vous avez fait l'essentiel de votre carrière dans la cavalerie blindée au sein de la Légion étrangère. Puis vous êtes devenu le plus haut gradé français de la chaîne de commandement de l'OTAN.

Si je vous demande le moment fort de votre carrière, qu'est-ce que vous me répondez ? Une question intime. Le moment fort de ma vie.

Professionnel. Ouais. Professionnel.

Quel est moment ? Ah, j'ai rencontré Dieu. Dis pas amitan j'ai rencontré Dieu dans dans ma jeunesse et ça a influencé le reste.

Donc je dirais que c'est le moment le plus fort de ma carrière parce que ma carrière je l'ai faite pour ça. D'accord. Et à quel moment vous l'avez rencontré ?

J'étais adolescent. Voilà. C'est ce qu'on appelle une expérience personnelle.

D'accord. Voilà. Et ça vous a conduit vers l'engagement militaire ?

Oui. Initialement non. Je voulais être missionnaire.

D'accord. Au début. Puis après, j'ai fait mon service militaire et j'ai découvert ma vocation comme ça.

J'ai commencé comme appelé, hein. Je suis très fier d'avoir commencé comme appelé. Mon père n'était pas militaire, il a fait la guerre.

Il avait un contrat guerre plus 6 mois et il est parti. Le moment le plus dur humainement de votre carrière cette fois-ci. Le moment le plus triste, c'était pendant la la guerre du golf, enfin la guerre du Katouit et on a fait des prisonniers dans le désert.

En pratique, on a ramassé des pauvres types et donc les les gars quand ils arrivent dans le dispositif, on leur demande de retirer leur vestes parce qu'on craignit des ceintures d'explosifs. Les Américains avaient eu des des histoires comme ça avec des prisonniers. Et euh et donc après les gars se rapprochent et puis j'avais j'avais un légionnaire qui parlait l'arabe donc il faisait l'interprète.

On discute, on leur a proposé des cigarettes donc les gars se sont un peu tournés et cetera et j'ai vu il y en avait un, il avait gardé sa veste sous le bras donc il était torsenu et sur derrière l'épaule il avait une grosse tache. Une tache comme ça de mains de la peau. Ouais de de peau.

Une greffe de peau en fait. Dit c'est quoi ça ? Alors le gars lui demande, le gars dit "Bah la guerre avant, j'ai pris des gaz, l'hypérite, il a été brûlé à l'acide.

En fait, c'est de l'acide he les gaz, ces gaz là." Et donc il a une grve de peau et tout. Et je me suis dit, je lui demandé quel âge il a ?

Donc l'autre lui demande, il dit 20 ans. À 20 ans, ce mec-là, il a connu deux guerres. Il s'est fait brûler la peau dans le dos de ça, la première et il est prisonnier la deuxième.

Ça m'a ça m'a ça m'a fait quelque chose. Voyez là là, j'ai eu vraiment de la peine pour pour la guerre était finie pour lui. Mais voilà, ça c'est le moment qui m'a le plus ému.

Mettons 12e jour de guerre au Moyen-Orient, c'est l'opération Epic Fury. Euh vous nous avez dit qu'il aurait fallu l'appeler autrement. Oui, pour moi c'est épique connerie. [rires] Voilà.

Alors attention, si Trump réussit parce qu'en réalité je souhaite hein les Iraniens il décident de devenir la Suisse, vous voyez ce que je veux dire ? Tout va bien, je dirais OK, j'ai été con depuis le début et c'est Trump qui avait raison et là je dirais c'est épique génie et là il y a pas de problème là. Mais pour l'instant c'est pour l'instant c'est pas le plus probable.

Et là du coup, on est parti dans une connerie de dimension épique. Oui. Quelle la raison principale pour laquelle c'est une connerie ?

Il fait une guerre sans savoir pourquoi il fait la guerre. Fondamentalement. Le but le but de guerre.

Il y a pas de but de guerre. On peut cogner chef. Ouais, on y va.

C'est c'est aussi c'est aussi ballot que ça. Il y a il a mis la région à feu et à sang. Et c'était très intéressant l'article précédent où on voit Caroline Levit qui dit "Cette guerre s'arrêtera quand le président Trump aura décidé." Tout à l'heure, j'ai entendu que ce sera quand Néanou aura décidé.

Déjà, c'est pas Trump. Et ça sera surtout quand les Iraniens décideront parce que les Iraniens hier ont dit ouvertement cette guerre s'arrêtera. C'est nous c'est nous qui ça c'est pas une guerre de communication.

Si jamais Trump dit bon, j'arrête la guerre. OK. Ah oui, ils vont continuer à bombarder comme ils l'ont fait cette nuit, ils vont continuer à bombarder les pays du golf et donc Trump il sera parti et puis ils vont fermer le D3 d'mouse.

Trump sera parti en disant "C'est bon, j'ai gagné." Elle vous étonne cette force des Ianiens, cette résistance des Iraniens parce que tout le monde disait qu'au bout de 2 jours, ce serait plié. Non, tout le monde non, c'est Trump.

Et cette résistance du régime iranien. D'abord, je suis convaincu que les militaires américains l'ont dit à Trump. Vous savez que une semaine avant le début de la guerre, il y avait cette notion, il y a un peu de tirage à la Maison Blanche dans les rendez-vous avec ses experts.

Je suis convaincu que Dan Kane lui a dit ce que ce qu'on dit les chefs d'étatmajor en gros depuis 20 ans, il n'y a pas de solution militaire au problème au problème iranien. Voilà, il y a des options militaires. On peut cogner à gauche à droite avec les Israéliens sur les Israéliens, vous voyez que ça un certain temps et tout.

Il n'y a pas de solution militaire. Et lui, je suis convaincu, il leur a dit "Vous êtes des couilles molles, moi je sais ce que je fais. Euh, excusez-moi." Bon, bref, non, j'ai des muscles.

Non, donc c'est donc euh moi au moins je sais ce que c'est. Moi, l'Amérique quand il me verra, c'est vous dites ça parce qu'il a vu les autres présidents des États-Unis, alors forcément ça les ça les a pas impressionné. Quand ils vont me voir arriver moi avec mon Armada, ils vont comprendre et cetera et cetera.

Et c'est pas comme ça qui marchent les Iraniens. Donc j'aime j'aimerais qu'il ait raison mais pour l'instant non. Gill, est-ce que je peux juste avoir ton point de vue sur ça ton analyse sur Trump ?

Ce moment précis en de mots de Trump. Bon d'abord, il y a quand même l'élément sur lequel on revient chaque jour qui est l'objectif et ou la difficulté ou l'impossibilité à définir l'objectif. Alors, c'est rarement aussi simple que ça la définition de l'objectif.

On a l'impression que c'est que c'est lapide, mais même dans les autres dans les précédent conflits, il y a parfois des différences entre l'objectif affiché et ce que l'on pense être l'objectif supposé. Au Venéuela, il y a peu de temps, l'objectif affiché, c'était le narcotrafic. L'objectif supposé c'était la destitution de Maduro en Irak précédemment.

L'objectif, il y avait une différence entre l'objectif au début et l'objectif à la fin. L'objectif au début c'était les armes de destruction massive. à la fin, c'était Saddam Hussein.

Là, je trouve la singularité de ce qui se passe, c'est que les objectifs, il y a pas une absence d'objectifs, il y a trop d'objectifs et ils sont changeants tout le temps. C'est vrai sur l'initiative de la guerre, on a entendu queil avait suivi les Israéliens. Hier, Donald Trump a expliqué que il avait suivi les conseils de son gendre.

Euh sur les objectifs de guerre, on a eu à un moment des objectifs militaires qui eux-mêmes ont changé, les arsenaux nucléaires puis les missiles. Maintenant, il y a eu un un sénateur hier qui racontait que dans le briefing de la Maison Blanche, c'était ni l'arsenal nucléaire, ni les missiles, mais c'était les navires et c'était euh les drones. Donc les objectifs militaires sont changeants, les objectifs politiques sont changeants.

Au début, c'était le régime des molins et puis finalement ça pouvait être le le changement de gouvernement euh comme on a eu au Venezuela. Bref, euh c'est un peu l'inverse de du film Un jour sans fin. Un jour sans fin, on recommence tous les jours euh le la même histoire.

Là, il faut que chaque jour, il y ait une redéfinition de l'objectif pour euh saturer l'espace médiatique.

Guerre en Iran : Trump a-t-il perdu la tête ? L’analyse de Michel Yakovleff — Gérard Israel · Pourquijevote