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interviewPublic Sénat· 18 septembre 2019 7 min

Trottinettes, AirBnb : Hidalgo demande des outils pour « pouvoir réguler » contre « l’anarchie.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

je le dis ici ce qui se passe sur dans certaines grandes villes dont paris sur le front des plateformes type airbnb n'est plus acceptable évidemment qu'on est tous très heureux que le numérique le digital les grandes plateformes permettent une communication à l'échelle mondiale et des échanges extraordinaires mais il se trouve qu'à paris airbnb et c'est plate forme de location saisonnière nous on fait disparaître 26 mille logements dans les arrondissements du centre de paris 26 mille logements x en moyenne trois personnes par logement imaginer ce que ça signifie sans compter évidemment le fait que l'irruption à échelle industrielle de ces plateformes non seulement concurrence l'hôtellerie traditionnelle puisque évidemment elle échappe à toutes les règles mais par ailleurs fait monter des prix fait monter les prix d'une façon extrêmement importante pour moi il est crucial là aussi qu'on distingue il ya peut-être des communes des villes dans lesquelles l'arrivée d'airbnb a ramené des touristes à faire redécouvrir la beauté de certains sites et tant mieux mais il ya des endroits où le développement industriel est totalement anarchique parce que c'est pas le libéralisme là c'est l'anarchie de airbnb fait que nous en payons le prix fort et donc là aussi je pense qu'il ya à distinguer des territoires et à donner aux maires les outils qui sont adaptés appropriés à leur territoire pour pouvoir intervenir sur des sujets qui sont des sujets qui entravent empêche nuisent à la qualité de vie au quotidien de nos habitants le troisième sujet je m'arrêterai là ensuite et bien sûr la question des réfugiés et des migrants dans une ville comme paris nous avons actuellement un complément d'environ 2600 personnes si vous passez à la porte de la chapelle vous pouvez voir cette situation d'une indignité total qui fait souffrir les personnes qui sont à la rue et la rue n'est pas un endroit pour y vivre d'où qu'on vienne et quelles que soient les raisons qui vous ont conduit à être dans la rue mais ça fait aussi vivre de façon indigne les habitants des riverains de ces quartiers qui ne comprennent pas qu'ils pensent qu'il y avait je ne suis pas loin de partager leurs avis qu'il y à là l'expression d'une impuissance qui n'est pas digne de ce que nous sommes de ce qu'est notre pays et de ses valeurs là aussi je le dis je le redis il nous faut régler ce problème là de façon pragmatique pas dogmatique je ne suis pas en train de dire qu'il faut régler ici à paris la question du statut des doubles inné qui est quand même une des causes qui fait qu'il ya beaucoup beaucoup de gens sur nos trottoirs non parce que ça c'est un sujet européen mais je dis de façon pragmatique comme la rue n'est pas un endroit pour vivre et bien il faut mettre ces personnes à l'abri ne serait ce que pour être aussi en phase avec les valeurs qui sont celles de notre pays et qui considèrent que la dignité humaine n'a pas de prix en tous les cas est supérieur à tout ce que nous pouvons élaborée comme stratégies et politiques et sur ce sujet là paris n'est pas la seule ville à être confrontés à cela nous sommes nombreux nous avons d'ailleurs les maires de treize villes confrontées à ces phénomènes de certains disent sans abrisme quel que soit le statut des gens nous avons écrit nous avons souhaité aussi nous un frère comme partenaire évidemment que l'état ne pourra pas régler seul ce problème mais nous on pourra pas non plus le régler seul et cela fait des mois et des mois que nous réclamons qu'il y ait vraiment une action concertée conjointe les maires sont des femmes et des hommes responsables et c'est avec cette responsabilité que nous posons ces sujets avec une volonté celle d'être des partenaires légitimes de l'état pour pouvoir régler ces situations qui ne peuvent plus durer parce qu'en fait ces situations l abîme la république tout entière personne ne sort gagnant de ce type de difficultés ou de cette même pas mise en scène cette réalité qui explosent aux portes de nos villes et parfois même dans le centre de nos villes alors pour conclure dans ce partenariat il faut vraiment que les maires puissent avoir des outils qu'ils soient des outils qui leur permettent d'agir souvent nous sommes confrontés en première ligne à des phénomènes qui n'existait pas avant l'exemple des trottinettes sur nos trottoirs il ya un an elle arrive il ya un an à paris 45000 trottinette plus d'une dizaine d'opérateur d'un free floating qui envahit tout est en fait à ce moment-là pas d'outil juridique on n'y a travaillé avec elisabeth bornes et dans la loi mobilité mais on attend le décret les trottinettes son arrivée en juillet 2018 à paris et nous sommes en septembre 2019 on va avoir des outils pour pouvoir agir mais peut-être que nous pouvons tirer des enseignements de ce type de sujet sur des sujets nouveaux il faut pas attendre que la loi reconnaisse le sujet nouveau pour qu'ensuite elle donne la compétence il faut que la compétence soit donnée au maire pour que les maires puissent réguler l'espace public elisabeth bande me disais que c'était effectivement dans ce sens là que la loi intervenait que les décrets nous donnerons cette compétence là je m'en réjouis parce que je pense que c'est la bonne méthode c'est la bonne démarche en effet que nous puissions nous saisir de toutes ces nouveautés innovations certaines voix la très belle très chouette et d'autres beaucoup plus problématique pour pouvoir réguler et je pense que dans le travail entre les maires et l'état il nous faut vraiment être dans cette démarche qui permettent au maire de pouvoir réguler et agir c'est vrai sur airbnb c'est vrai sur la question du logement parce qu'elle se pose pas de la même manière sur tous les territoires c'est vrai de la question des réfugiés et des migrants et des personnes à la rue et c'est vrai des questions de mobilité donc c'est cet acte de décentralisation auquel y compris paris en tant que ville avec ses habitants aura très envie de participer dans les mois qui viennent