Sébastien Chenu : "La rupture avec le macronisme doit être franche et nette !" (TF1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Sébastien. Hier, devant l'ONU, Emmanuel Macron a reconnu officiellement l'état de Palestine.
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Marine Le Pen y voit déjà la reconnaissance du Hamas-tan. Ça veut dire quoi ? Tous les Palestiniens sont des militants du Hamas pour vous ?
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Quand vous entendez le chef de l'État dire que le peuple palestinien n'est pas un peuple en trop, vous pouvez dire quelque chose de différent ?
- 1:08OuverteRéponse partielle
Il a redemandé hier la libération des otages et il dit la reconnaissance est la seule solution qui permettra la paix à Israël notamment.
- 1:56RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qu'il y a rapport avec les compatriotes français de confession juive ?
- 2:03RelanceRéponse directe
Pardon, mais reconnaître la Palestine, c'est alimenter l'antisémitisme pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« Non, pas du tout. Ça veut dire simplement qu'Emmanuel Macron a abdiqué devant le Hamas. »
- 0:18Invité politiqueFait
« En Palestine, c'est le Hamas qui fait la loi. »
- 0:20Invité politiqueFait
« À Gaza, en Cisjordanie, il n'y a pas de Hamas. »
- 0:26Invité politiqueFait
« L'autorité palestinienne, qui d'ailleurs n'est pas une autorité démocratique. Il n'y a pas eu d'élection depuis 20 ans. »
- 0:32Invité politiqueFait
« On sait bien que c'est le Hamas qui sous-tend, qui structure en réalité le pouvoir dans cette région du monde. »
- 0:55Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron ne tient même pas ses propres promesses. Il avait dit la reconnaissance de la Palestine, c'est possible si on libère les otages, si le Hamas est mis à pied, rien de tout cela. »
- 1:13Invité politiqueFait
« Alors, ça c'est totalement, c'est un argument totalement biaisé. »
- 1:45Invité politiqueChiffre
« vis-à-vis des Français, 71% des Français sont contre cette reconnaissance. »
- 1:59Invité politiqueFait
« parce qu'il y a une instrumentalisation terrible de ce conflit, une importation de ce conflit. »
- 2:06Invité politiqueFait
« aujourd'hui, en reconnaissant la Palestine et comme je vous l'ai dit, en donnant raison au Hamas, oui, vous voyez très bien que l'importation de ce conflit, les réactions, la façon dont, comment dire, ceux qui défendent politiquement d'ailleurs souvent la reconnaissance de la Palestine et qui instrumentalisent ce conflit, eh bien en général, laissent perdurer, laissent vivre un discours antisémite dans notre pays. »
- 2:53Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron n'existe plus en France. Il n'est plus audible, il n'est plus crédible, 15% d'opinions favorables. »
- 3:22Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron, il choisit ses causes, il choisit ses souffrances, il choisit les bonnes et les mauvaises causes. »
- 3:30Invité politiqueFait
« il n'a jamais donné à nos compatriotes juifs l'occasion de se dire qu'ils sont défendus, aimés et protégés par leur président de la République. »
- 4:59Invité politiqueFait
« « S'il n'y a pas rupture, il y aura censure ». »
- 5:50Invité politiquePromesse
« la vraie rupture, c'est l'abrogation de la réforme des retraites. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu79 %
- Présentateur20 %
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Bonjour Sébastien. Hier, devant l'ONU, Emmanuel Macron a reconnu officiellement, solennellement, l'état de Palestine. Marine Le Pen y voit déjà la reconnaissance, je cite, du Hamas-tan. Ça veut dire quoi ? Tous les Palestiniens sont des militants du Hamas pour vous ?
Non, pas du tout. Ça veut dire simplement qu'Emmanuel Macron a abdiqué devant le Hamas. En Palestine, c'est le Hamas qui fait la loi. À Gaza, en Cisjordanie, il n'y a pas de Hamas. Oui, d'accord. Mais enfin, à Gaza, justement, le point le plus symbolique, l'autorité palestinienne, qui d'ailleurs n'est pas une autorité démocratique. Il n'y a pas eu d'élection depuis 20 ans. On sait bien que c'est le Hamas qui sous-tend, qui structure en réalité le pouvoir dans cette région du monde.
Mais quand vous entendez le chef de l'État dire que le peuple palestinien n'est pas un peuple en trop, vous pouvez dire quelque chose de différent ?
Non, mais nous, on est pour une solution à deux États à terme. Donc, si vous voulez, l'idée de reconnaître un jour l'État palestinien ne nous pose pas de problème. Mais en réalité, c'est en ce moment que ça pose un énorme problème. Parce que d'abord, si vous voulez, Emmanuel Macron ne tient même pas ses propres promesses. Il avait dit la reconnaissance de la Palestine, c'est possible si on libère les otages, si le Hamas est mis à pied, rien de tout cela.
Il a redemandé hier la libération des otages et il dit la reconnaissance est la seule solution qui permettra la paix à Israël notamment.
Alors, ça c'est totalement, c'est un argument totalement biaisé. Il n'y a aucune obligation, d'ailleurs, pour l'État palestinien, dans cette reconnaissance de l'État palestinien par Emmanuel Macron. Il n'y a aucune obligation de leur côté. Moi, je pense qu'au contraire, ça va radicaliser les positions israéliennes parce que c'est le pire moment, si vous voulez, vous donner le sentiment quand même au Hamas d'avoir gagné, d'avoir obtenu quelque chose. Et puis, je vous le dis aussi avec beaucoup d'émotion, d'émotion, je trouve que vis-à-vis de nos compatriotes de confession juive, vis-à-vis des Français, 71% des Français sont contre cette reconnaissance.
Emmanuel Macron n'a aucune espèce d'empathie, aucune relation... Qu'est-ce qu'il y a rapport avec les compatriotes français de confession juive ? Parce qu'ils subissent ici un antisémitisme épouvantable, parce qu'il y a une instrumentalisation terrible de ce conflit, une importation de ce conflit.
Pardon, mais reconnaître la Palestine, c'est alimenter l'antisémitisme pour vous ?
Aujourd'hui, en reconnaissant la Palestine et comme je vous l'ai dit, en donnant raison au Hamas, oui, vous voyez très bien que l'importation de ce conflit, les réactions, la façon dont, comment dire, ceux qui défendent politiquement d'ailleurs souvent la reconnaissance de la Palestine et qui instrumentalisent ce conflit, eh bien en général, laissent perdurer, laissent vivre un discours antisémite dans notre pays.
Mais donc il y a 151 pays, Sébastien Chenu, 151 pays, 193 à l'ONU qui reconnaissent la Palestine, il y a 151 pays qui alimentent l'antisémitisme.
Non, non, mais je vous ai dit, en ce moment, le moment même et le pire moment, c'est le pire moment de l'histoire pour le faire. D'abord, tous les pays ne reconnaissent pas. L'Allemagne, l'Italie ne se laissent pas entraîner, ce ne sont pas des sous-pays, ce ne sont pas des petits pays, ne se sont pas laissés entraîner derrière ces revendications. Mais je veux dire, le fond de ma pensée, c'est qu'en fait, Emmanuel Macron n'existe plus en France. Il n'est plus audible, il n'est plus crédible, 15% d'opinions favorables. Et donc, il essaye d'exister sur la scène internationale.
Et là encore, cette instrumentalisation de ce conflit extrêmement difficile, au pire moment, c'est une opération à visée électoraliste, de communication du président de la République qui est totalement démonétisée ici.
Un de vos députés RN, Philippe Schreck, dit « le président qui n'aimait pas les Juifs ». Pour vous, Emmanuel Macron n'aime pas les Juifs ?
Emmanuel Macron, il choisit ses causes, il choisit ses souffrances, il choisit les bonnes et les mauvaises causes. Je ne dirais pas qu'il n'aime pas les Juifs, mais je dirais qu'en tous les cas, il n'a jamais donné à nos compatriotes juifs l'occasion de se dire qu'ils sont défendus, aimés et protégés par leur président de la République. Quand un président de la République, Emmanuel Macron, ne descend pas marcher contre l'antisémitisme, il n'y a aucune raison à cela. Aucune bonne raison ne justifie cela. Ça devrait être la Concorde Nationale. Seule la France Insoumise n'est pas descendue. Seule la France Insoumise n'a pas marché contre l'antisémitisme.
Non, non, mais il aurait pu faire un signe, il aurait pu peut-être même déléguer son épouse, il aurait pu venir saluer les participants. À aucun moment, il envoie un signe à nos compatriotes de religion juive pour leur dire « vous êtes français, vous êtes pleinement le peuple français ». Et c'est vrai que c'est très mal ressenti. Et hier, c'était Rochachana, une fête juive importante. Et là encore, le symbole, il est douloureux pour nos compatriotes.
Oui, il se trouve que c'était organisé en marche de l'Assemblée Générale de l'ONU dont la date n'a rien à voir avec le Nouvel An juif. Je voudrais qu'on évoque également Sébastien Lecornu et la politique française.
Oui, vous m'avez appelé Sébastien Lecornu.
Sébastien Chenu. Oui, mais on me le fait tous les jours en ce moment. On va parler de Sébastien Lecornu. Si le vote de la censure contre Sébastien Lecornu avait lieu aujourd'hui, quel serait le vote du Rassemblement national ?
Le vote du Rassemblement national sera défini une fois qu'on aura entendu Sébastien Lecornu s'exprimer. Il ne vous a pas échappé qu'aujourd'hui, on ne comprend pas bien ce que veut faire Sébastien Lecornu. Jean-Dane Bardella a résumé notre position aujourd'hui d'une façon très claire. « S'il n'y a pas rupture, il y aura censure ». Or, c'est Sébastien Lecornu lui-même qui a parlé de rupture. Il a dit sur le fond, sur la méthode, il faut des ruptures. Nous l'attendons au tournant. Donc, on va voir ce qu'il raconte. Mais ce n'est pas en enlevant la balnéothérapie de l'aide médicale d'État ou en supprimant une agence par-ci, une agence par-là, qu'il réussira à nous convaincre d'une rupture.
Vous étiez dans le match sur LCI hier soir, Bruno Rotaillot, qui justement a été interrogé sur cette formule, la rupture ou la censure. Il dit la chose suivante. Quand Marine Le Pen a été à même d'assumer une rupture, elle ne l'a jamais fait. On prend deux exemples. Quant au Sénat, on avait voté, dit-il, les 15 heures de contrepartie au RSA. Elle a voté contre. La réforme des retraites, elle a voté contre. On ne peut pas être régalien sans être puissant économiquement, dit-il. Qu'est-ce que vous répondez à Bruno Rotaillot ?
Non, mais Bruno Rotaillot, qui est rentré dans un gouvernement macroniste, va donner des leçons de rupture. Bruno Rotaillot, qui était souverainiste du temps de Philippe de Villiers en Vendée, vient donner des leçons de rupture. Mais pour le coup, la vraie rupture, c'est l'abrogation de la réforme des retraites. Ça, c'est une vraie rupture. Par rapport à la logique, Bruno Rotaillot et Emmanuel Macron, Bruno Rotaillot, visiblement, souffre d'avoir très peu de résultats, voire aucun résultat au ministère de l'Intérieur, et s'accroche au pouvoir. Mais c'est un peu souvent le cas des LR qui préfèrent les voitures aux résultats. sur la rupture que nous attendons.
Elle est économique, elle est sociale, elle est sur le dossier de l'immigration, elle est franche, nette. Ça, c'est une rupture que nous attendons, ce n'est pas du bricolage que nous attendons. Je vous le redis, si Sébastien Lecornu pense, avec des sous-mesures et quelques symboles légers, incarner une rupture, eh bien il se trompe, il sera censuré.
Vous avez évoqué ces derniers jours, vous le RN, un impôt sur la fortune financière. On est donc bien d'accord que ça veut dire que vous seriez d'accord pour un impôt pour les plus hauts patrimoines ou les plus hauts revenus ? Non, nous sommes d'accord pour tuer un impôt et en mettre un autre à la place.
Nous, ce qu'on veut, c'est... Un impôt quand même. On en tue un, on en fait naître un. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de nouvel impôt. Alors lequel vous l'avez tué ? Celui sur la fortune immobilière. Parce qu'on considère qu'effectivement, dans la logique qui est la nôtre, celle de la transmission des patrimoines, eh bien cet impôt vient impacter. Alors nous, on n'est pas favorable à la taxe Zuckman, vous l'avez compris. Parce qu'en fait, elle touche l'outil de travail. Et qu'il y a beaucoup d'entreprises qui, évidemment, chercheront immédiatement à délocaliser.
Et donc, quand on nous dit, c'est la recette miracle, des dividendes vont tomber dans les manes de l'État avec cette taxe Zuckman, non, les boîtes, les entreprises vont chercher à délocaliser, vont chercher à faire de l'optimisation. Donc on fait évoluer, en fait, l'impôt sur la fortune immobilière comptue et on le remplace par un impôt sur la fortune financière. C'est-à-dire qu'on met à contribution, peut-être, ceux qui ont beaucoup, mais dans un périmètre qui reste un périmètre, j'allais dire, acceptable et qui est symbolique. Ça rapporterait 3 milliards d'euros, mais surtout, on le flèche sur la politique familiale.
Nous, ça nous sert à alimenter la politique familiale parce que je pense que les Français sont peut-être d'accord pour payer des impôts à partir du moment où ils savent où va cet argent. Et nous, nous considérons que pour qu'il y ait une deuxième part fiscale à partir du deuxième enfant, il faut effectivement flécher cet impôt dans cette direction.
Un tout dernier mot, très rapidement, Sébastien Chenu. Vous parliez de famille, justement. Ce week-end avait lieu les obsèques de Charlie Kirk aux États-Unis en présence de Louis Alliot du RN. Jordan Bardella a rendu hommage à un patriote. Donald Trump le décrivait avant tout, je cite, comme un mari, un père, un fils, un chrétien, un patriote. C'est votre truc, tout ça ? C'est la droite ?
Non, mais moi, ce que j'aime, c'est le débat. Là, Charlie Kirk, il portait des idées. Il se trouve que je ne suis pas en accord avec beaucoup de ces idées, d'ailleurs. Je suis en désaccord. Mais là où la gauche a une faiblesse et où la gauche se fait prendre les doigts dans le pot de confiture, c'est qu'en fait, il n'aime pas les gens qui pensent différemment. Charlie Kirk, il allait les chercher sur le terrain du débat et en cela, il a été assassiné pour ses idées. Et moi, le fait que quelqu'un dont je ne partage pas les idées, c'est encore une fois le cas de Charlie Kirk, qu'il soit assassiné, je trouve ça scandaleux. Merci.
Merci.
Sébastien Chenu