[ REPLAY ] Échange entre Philippe Korcia et Xavier Bertrand - 21e Forum des Entrepreneurs
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
vous le savez maintenant un temps fort encore encore n'y a que des temps forts pendant ce forum des entrepreneurs il est venu spécialement pour vous a marseille il est venu pour le forum des entrepreneurs il va échanger avec philippe cortial le président de l'open 13 mesdames messieurs je vous demande d'accueillir le président de la région ile de france xavier bertrand qui nous rejoint sur scène avec philippe tortia
[Musique]
tu me confirme que ses hôtes france oui parce que si vous dites ile-de-france au lieu de haute france ça va me donner l'idée non pas de fusionner mais peut-être d'un ticket donc si vous commencez à mettre des idées dans la tête président bonjour ravis de vous accueillir ici à marseille au forum de l'upe13 au forum des entrepreneurs vous êtes arrivé le soleil est revenu je sais que vous êtes un habitué du forum je sais également que vous aimez beaucoup notre territoire et je sais que vous avez est un président de région hôte france très écouté et très faisait comme on dit alors moi d'abord j'ai une première question parce qu on en a on a échangé tout à l'heure c'est quoi pour vous l'engagement vous qui êtes un ancien chef d'entreprise c'est quoi l'engagement tout d'abord juste à mots pour vous remercier de cette invitation ça fait quelques années que je ne suis pas venu l'université de luppé autret j'avais pour habitude de venir à quel âge c'était un peu plus loin au bout du monde diront certains mais donc c'est vrai qu'au vélodrome un relief particulier et j'étais je crois voilà dix jours avec mon ami thierry ici dans ces tribunes face à face à bordeaux et l'admirent trouver si peu de temps après fait plaisir et puis je retrouve le soleil que j'avais ce matin dans les eaux de france excusez moi pour ce clin d'oeil mais c'est la stricte vérité quand même entrepreneur un jour entrepreneurs toujours j'en suis intimement convaincu j'étais entrepreneurs pendant près de 12 ans et c'est vrai que je pense que la politique doit s'inspirer du monde de l'entreprise et notamment pour une chose l'obligation de résultat l'obligation de résultat j'étais assureurs et quand pour des raisons x ou y notamment parce que je faisais de la politique j'avais pas tout à fait les résultats que j'aurais dû avoir j'ai moins travailler pour mon cabinet d'assurances j'avais quand les gens de la compagnie qui venaient me voir on avait beau discuter politique ça les intéressait j'avais beau leur offrir un bon gueuleton ça changeait pas mes résultats et je pense que la crise de la politique repose aujourd'hui beaucoup sur l'absence de résultats il faut pacs en politique faut une vision une éthique mais il faut des résultats et il faut pas s'étonner aujourd'hui de voir autant d'abstention parce que dans n'importe quelle entreprise avec les résultats qu un pays comme le nôtre dans n'importe quelle entreprise les dirigeants seraient vire est donc clairement cette obligation de résultat elle s'impose à tous et sur la question de l'engagement pourquoi je me suis engagé en politique pourquoi aujourd'hui j'ai un autre engagement je ne sais pas si on y reviendra plus directement c'est parce que je pense qu'il ya urgence il ya la fois une formidable résilience et le monde économique en est un exemple monde économique d'ailleurs vous l'avez vu qui n'a pas été ciblés qui n'a pas été pointé du doigt au moment de la crise et gilet jaune un monde économique qui a su s'adapter notamment pendant la crise qu vide mais un monde économique qui a aujourd'hui besoin qu'on lui décerne le frein à main c'est ce que j'essaye de faire dans ma région et c'est ce que j'ai clairement en tête dans le cas du projet que je porterai dans les mois qui viennent donc pour s'engager c'est maintenant ou jamais on a souvent entendu que les élections sur les élections de la dernière chance mais on arrive à un moment philippe si les chefs d'entreprises qui sont là qui auront toujours envie d'entreprendre ont toujours faim mais le jour vous vous dites prendre un nouveau marché c'est beaucoup d'efforts s'implanter ou s'étendre c'est le parcours du combattant recruter c'est mission impossible le jour vous vous dites je me contente de ce que j'ai aujourd'hui la france est en 2e division et je le dis ici la vocation d'un pays comme la france comme l'om c'est pas d'être en deuxième division s'est joué la ligue des champions très bien on s'est rendu compte pendant cette crise qu'on avait besoin d'agilité on avait besoin de rapidité on avait besoin d'être tout de suite prêt pour l'affronter cette crise et on s'est rendu compte que les territoires les territoires les régions on joue un rôle essentiel et on n'a pas forcément attendue de l'état pour créer pour créer des synergies et pour répondre à cette crise économique et sanitaire comment vous voyez les choses vous sur le futur dans le futur alors je vais saisir la perche kim étendu aujourd'hui ici corps c'est vrai j'aime bien pour avoir tout le monde philippe et et les personnes qui sont présentes le centralisme aujourd'hui le centralisme nationale le centralisme parisien c'est un cadavre est un cadavre qui nous encombre j'ai le sentiment parfois qu'il n'ya que nous en province qui renoue rendons compte de cette réalité aujourd'hui et c'est la raison pour laquelle avec l'expérience qui était la mienne j'ai été ministre pendant cette année je suis président de région depuis maintenant six ans je pense qu'il faut à nouveau projet de société et ce nouveau projet de société c'est ce que j'appelle la république des territoires c'est à dire que je veux que l'on transfère les pouvoirs pour tout ce qui concerne notre vie quotidienne dans les territoires que ce soit au monde les élus locaux quant au monde des élus locaux que ce soit également aux représentants de l'état dans les territoires et que ce soit aussi au monde économique avec un principe et si on faisait confiance les politiques demandent toujours la confiance mais les politiques font pas confiance enfin au niveau national on fait pas confiance c'est à dire que dans l'organisation qui est la mienne l'état s'occupe bel et bien des fonctions régaliennes la sécurité la justice la reprise en main notre politique migratoire la lutte contre le terrorisme islamique la défense la diplomatie on veille également à ce qu'en matière d'éducation n'est pas une qualité différente d'une région et note que les soins de santé soient remboursés de la même façon et pour tout le reste allez on transfère en transferts aux élus locaux les pouvoirs expliquez-moi pourquoi en matière de santé le pilotage ne revient pas aux élus locaux expliquez-moi pourquoi en matière de formation des demandeurs d'emploi dans la région des hauts de france 80% des formations c'est la région qui les faits mais d'un ken pôle emploi qui ont fait 20% ce serait pas plus simple de tout regrouper la formation professionnelle on a les services de l'état en matière économique et aujourd'hui sont réduits comme peau de chagrin et si on transférait tous notamment aux régions qui elle travaillerait main dans la main comme ça a été le cas pendant la crise avaient raison avec notamment le monde économique mais je vais plus loin c'est que je souhaite que plutôt que ce soit des directeurs d'administration centrale deux ministères qui le pouvoir on le transfère aux préfets les préfets pour moi sont les représentants de l'état qui connaissent le mieux le monde de l'entreprise et mon exemple c'est que un préfet puisse adapter la loi les règlements si c'est notamment pour favoriser une implantation économique moi j'ai eu la chance de travailler avec des préfets qui n'ont pas hésité parfois bousculé l'administration parce que l'enjeu c'était la création de centaines d'emplois et donc les préfets puissent adapter la loi sur l'eau qu'ils puissent adapter la réglementation pour pouvoir faciliter l'implantation je peux prendre un exemple quand je suis arrivé à la tête de la région je me suis aperçu qu'en belgique il fallait deux fois moins de temps pour implanter l'entreprise la météo n'y est pour rien et l'accent belge non plus et donc j'ai voulu que l'on rattrape ce retard et pas plus tard qu'hier philippe pour implanter l'entreprise dans la région des hautes france je signais quelque chose s'appelle un contrat d'implantation c'est à dire que les collectivités et l'état nous nous engageons par contrat sur le délai maximum pour l'implantation toutes les procédures icpe et autres toutes les procédures sont regroupés et je suis arrivé aujourd'hui au même niveau au même niveau que la belgique et notamment que l'allemagne mais ce que je veux pour les grandes implantations je le veux tous les jours implantation extension ce que je veux c'est ce qu'ont réussi à faire dans les hauts de france mais ce que je veux faire partout c'est qu'on remplace le parcours du combattant pour s'implanter par un tapis rouge et c'est vraiment pas impossible si les décisions sont plus prises là haut mais excusez moi monsieur bertrand g vous savez j'ai préféré aviez posé moi même les questions parce que je suis sur le terrain plus qu'un journaliste habitué parce que malheureusement j'ai beaucoup entendu ça toujours en campagne présidentielle j'ai toujours entendu beaucoup d'intention on va le faire on va on va se libérer de cette manie stration le pouvoir aux territoires mais on n'y arrive pas parce que c'est une chape de plomb parce qu'il ya bercy parce que comment faire vous allez vous allez vous mettre l'administration fiscale sociale ados comment comment est ce possible ça comment est ce possible de redonner le pouvoir aux territoires mais si grande partie sans pouvoir régalien c'est vrai que j'ai entendu ça moi-même à différentes repris j'étais chef d'entreprise on disait on va simplifier la fiche de paye en le résultat c'est qu'ils avaient des lions +7 banc et je vais pas vous faire celui qui est plus intelligent que les autres je vais pas vous faire celui qui veut dire moi j'ai plus de volonté que les autres c'est un changement en profondeur et donc c'est de vider les compétences des ministères pour les transférer dans les territoires philippe philippe houzelle ministre si vous êtes élu président de la république comme ministre je ne suis pas posé la question du périmètre clairement mais je pense qu'aujourd'hui on a 40 45 pour certains certains sont inconnues aujourd'hui c'est pas mauvais procès que leurs fesses a toujours été le cas par le passé mais des vrais ministres des vrais ministres et pas aujourd'hui avec des cabinets avec très peu de personnes tout ça c'est du gadget parce que le la responsabilité politique elle se délecte pas elle se partage pas elle est politique et donc je veux des véritables politiques avec une feuille de route je pense pour ma part que dans un pays comme le nôtre faut arrêter de proposer son truc il faut s'en tenir à des vraies priorités la priorité que nous avons aujourd'hui c'est de rétablir l'autorité la sécurité de mettre fin au désordre la deuxième priorité philippe c'est d'instaurer véritablement une société du travail on en parle beaucoup mais on n'est jamais allé au bout de l'exercice et l'autre c'est mon projet de société avec la république des territoires prenez par exemple le logement s'est plu à paris ou à bercy qu'on décidera où seront construits des logements le préfet aura justement cette délégation préfet de région préfet du département il y en a eu un changement en profondeur hier on a eu le président macron qui a fait des annonces j'ai vu ça voilà les locaux étaient hier et il a fait deux jours à marseille parce qu'il adore marseille là dans les territoires et et il disait justement il faut que l'état soit alors ça pour adorer marseille c'est un point commun on en a pas 36 mais ça c'est un bien commun voilà voilà vous adorez tous les deux loin donc je vais vous dire pourquoi tout le monde dit le web parce que la tête de basile je suis sûr que c'est celle qui nous permet cinq ans plus tard de gagner la coupe du monde de foot parce qu'il ya un déclic qui s'est produit avec la victoire de l'om de bernard tapie ce jour là ben bravo et vous fait plaisir parce que quand je suis revenu de la 10 jours j'ai même vu basilou d'envié vous avez été ministre de la santé milices du travail juste juste un éclairage que pensez vous de la gestion de la crise sanitaire par l'état par nos gouvernements et par notre ministre écoutez je vais pas faire l'opposant par principe chacun chacun a pu se faire son opinion sur la gestion de la crise la vérité c'est que en matière économique il ya eu des résultats beaucoup plus rapidement beaucoup plus rapidement tout simplement parce que bruno le maire au début de la crise a décidé de bosser avec les collectivités locales et principalement les régions renaud muselier pourrait en porter témoignage quand l'état a voulu travailler seul au début il ya toujours un temps de retard les masques les tests et le tout début la vaccination quand on a bossé tous ensemble d'où l'idée des territoires vous savez quoi eh ben on va beaucoup plus vite et ça marche bien mieux donc très clairement sur tous ces sujets quand on bosse ensemble les choses changent mais pour ça il faut faire confiance et donc vous êtes en train de dire que actuellement les politiques les décideurs ne font pas confiance au monde économique ou pas assez évidemment regardé la logique aujourd'hui de défiance qu'il y a d'ailleurs prenez ya des écoles m'a toujours beaucoup marqué une école notamment des impôts on apprend que nous ne sommes pas des contribuables nous sommes des redevables 110 longs quand même sur l'état d'esprit qu'il y a à notre égard on a une loi pour permettre le droit à l'erreur ce serait bien d'avoir un devoir de confiance de confiance et l'autre parent encore une fois je reviens à ce que je crois fondamentalement c'est que nous devons passer d'une administration de contrôle à une administration qui accompagnent non non je suis pas fou je suis pas un rêveur mais c'est justement ce que je vais m'employer à bâtir et j'aurai l'occasion de revenir ici à marseille pour expliquer aux chefs d'entreprise dans les mois qui viennent encore plus concrètement qu'aujourd'hui avec plus de temps comment je compte faire parce que ce sont pas les politiques qui créent les emplois ce sont les entrepreneurs alors les politiques servent à quelque chose ou pas bien sûr que oui mais ils doivent créer l'écosystème favorables permettent de créer de la valeur crée de la richesse permettre aussi de trouver le personnel nécessaire de former parce qu'on va être dans des années de transformation sans pareil mais il faut permettre transition des métiers transition numérique transition écologique de vous permettre vous d'avoir toute l'agilité nécessaire c'est ça l'enjeu des années qui viennent mais encore une fois ça ça se décidera pas de là haut vous avez raison mais mais nous si vous permettez ont fait plus confiance aux politiques et le problème c'est qu'on est seul des fois sur le terrain on est seul à se battre à essayer de faire avancer nos entreprises a essayé de créer créer comme vous le dis de la valeur de la richesse pour créer ce cercle vertueux dans l'entreprise création de recherche création de valeur création d'emplois on voit une certaine désertification si on veut de 2,2 des populations qui veulent voter au niveau politique récemment encore on a eu un exemple très précis qu'est ce qu'il faut faire pour redonner confiance aux citoyens et aux entreprises et aux entrepreneurs pour aller faire les politiques pour renouer cette confiance dites moi ça fait quand même temps qu'il ya pas eu un président de la république qui avait été entrepreneur emmanuel macron a été banquier françois hollande je crois pas et jacques chirac ah tiens en voilà un vrai changement alors jamais essayé quelqu'un qui était entrepreneur qui croit la politique des résultats sauf que la france n'est pas une entreprise parce que d'une certaine façon tout le monde axé cette entreprise les gens qui vont bien les gens qui vont pas bien les gens qui habitent les métropoles et les gens qui habitent dans la ruralité mais une chose est certaine c'est que la logique des résultats est essentiel et d'ailleurs je vais même plus loin philippe je sais que je suis le seul à pousser cela alors dans certains cercles dans certains salons me dis que j'ai fait une erreur en me disant je le pense sincèrement je suis candidat pour un mandat de cinq ans et c'est tout un mandat de cinq ans et à ceux qui me disent on n'a pas le temps de faire les choses en cinq ans si ce que vous ne lancez pas dans les 18 premiers mois pour ne lancez jamais mais le problème de la politique c'est que dès que vous rentrez pour un mandat de cinq ans vous n'avez qu'une envie c'est l'enfer 2 c'est de rester dix ans est aussitôt vos décisions sont mus par l'idée est ce que ça va compromettre ou pas ma réélection donc moi je le dis très clairement pourtant je ne suis pas d'un âge aussi avancé que cela si je suis candidat c'est pour un mandat unique de cinq ans et c'est pour faire c'est pour agir et l'engagement la question que vous me posiez tout à l'heure c'est un engagement pour faire et pour agir et pour redresser pour relancer ce beau pays petite question politique la primaire était toute politique depuis la primaire certains disent que c'est excusez moi l'expression un piège à cons est ce que vous en pensez l'ehpad qui est l'expression mais je pense que c'est aussi de machine à perdre une machine à diviser et c'est l'une des raisons pas la seule pour laquelle je ne participerai pas une primaire parce que je suis convaincu qu'une élection présidentielle c'est une rencontre à est par contre si vous avez quelqu'un issu des primaires et blues y aller seul vous êtes sûr de perdre non parce qu'il y aura qu'un candidat à la fin il y aura qu'un candidat la fin parce que je crois aujourd'hui que le besoin de sécurité le besoin de relance par le travail le changement en profondeur toutes ces idées là sont des idées qui sont vraiment porté par la droite mais un vrai candidat droite pas un canada dry de la droite un vrai candidat de droite est donc très clairement c'est d'une droite républicaine dont on a besoin mais aussi d'une droite populaire je le dis devant ici des chefs d'entreprise qui en ont conscience tout autant que moi vous savez pertinemment pertinemment que nous avons absolument besoin de vraiment avoir un nouveau la participation la confiance des classes moyennes et des catégories populaires qui travaillent et qui veulent s'en sortir nombreux chefs d'entreprise ici notamment mon ami thierry may fait rencontrer les chefs d'entreprise pendant l'été tout le monde m'a dit mme on n'aurait pas la question salaires et charges n'y aurait pas ces questions de compétitivité on a envie de nos salariés gagnent mieux et si les classes moyennes les catégories populaires n'ont pas le sentiment qu'elles ont toute leur place dans ce beau pays nous pouvons avoir à nouveau une crise comme celle des gilet jaune les gilet jaune du début du début sur des rompois qui n'ont jamais rien caché jamais rien ne sont pas les massacres et l'arc de triomphe qui n'ont pas cassé qui n'ont pas empêché les commerçants de travailler les week-ends ceux du tout début qui ne sont pas restés dans la rue bien longtemps cela nous disait quand on travaille et qu'on ne peut pas s'en sortir ça peut pas continuer moi ce message là je n'ai pas oublié et faisons attention aussi je suis convaincu que nous n'avons pas le choix nous devons réussir cette révolution écologique mais il faut être capable de marier écologie et économie écologie et niveau de vie écologie et pouvoir d'achat et faisons très attention entre les zones de faibles émissions où on va vous dire qu'avec votre vieille voiture qu'on vous avait conseillé d'acheter à l'époque vous n'avez plus le droit d'aller dans le coeur des villes eh bien faisons attention à ce qu'il n'y ait pas un moment donné une rupture encore une fois avec ceux qui bossent et qui n'arrivent pas à sacrifier c'est toute la difficulté de la politique ce que subvenait de dire c'est ce que prône michel mas damien hidalgo de plus moi ce que je propose c'est parce qu'elle prône ans mais justement disent que vous dire d'éviter c'est ce que demande madame idole qui est de gauche qui crie qui peut créer une fracture sociale puisqu'on a sion n'a pas les moyens de renouveler sa voiture et pourtant c'est une idée de gauche est ce que je trouve moi c'est que quand la droite est au pouvoir elle fait une politique de gauche et quand la gauche est au pouvoir elle fait une politique de droite comment on arrive à gérer ce genre de choses parce qu'on est toujours dans un conflit permanent qu'est ce que vous faites ce week end je me repose autrement je vous ramener avec moi dans les hauts de france et où passer un petit moment et vous verrez aussi ce qu'est une politique de droite mais d'une droite populaire d'une droite populaire huo j'assume totalement le travail la réussite - de fiscalité sur les entreprises en marais gion de davantage d accompagner mais encore une fois ce que je refuse par principe c'est l'idéologie moi je veux du bon sens je veux une idéologie j'en veux ça c'est pour les autres moi je réclame du bon sens et une écologie populaire et de bon sens excusez moi de le dire c'est faire le choix du nucléaire voulait une énergie décarbonée alors c'est le nucléaire et on tergiverse pas et c'est un jour peut-être ben qu'oui ptêt ben qu'non on y va si les français me font confiance dès l'été prochain je lancerai un nouveau projet de construction de réacteur nucléaire parce que des centrales arriveront en fin de vie et on ira plus loin encore sur l'hydrogène en ne laissant pas le lead européen à nos amis allemands je les adore nos amis allemands avec leurs centrales à charbon s'est pas seulement chez eux quittent pollueurs ils ont demandé l'autorisation à personne je les adore on a besoin de l'europe mais il serait temps aussi que nos amis allemands jouent vraiment le jeu vous démarquer fortement de 2,2 l'idée générale que le nucléaire doit quand même disparaître à terme après ça pour moi c'est jamais moi ce que je préfère toujours annoncé la couleur du souvent qu'en politique on storti sur sa chaise en louvoyant la ligne droite c'est qu'avec la ligne la plus rare la plus rapide la plus directe concernant le nucléaire je l'indiquent aussi je ne descendrait pas jusqu'à 50% de part du nucléaire parce que regarder je sais pas quel est votre véhicule moi je suis en hybride rechargeable bien ça va s'accélérer d'ailleurs l'europe veut même à partir de 2035 ce qui est une folie ce que je dois avoir une casse sociale et leur dire plus de moteur thermique plus diesel plus d'essence on va avoir besoin de bornes comme jamais on a imaginé en avoir besoin et on va diminuer la part du nucléaire et on pense que ce sont ces horreurs d'éoliennes qui vont remplacer le nucléaire ah non jamais encore une fois je préfère annoncer la couleur très bien nous sommes à marseille nous sommes sur la métropole aix marseille provence je sais que vous connaissez bien le territoire quels sont à votre avis les forces et les faiblesses de notre territoire un territoire fort dynamique qui a envie de continuer à grandir quels sont pour vous des possibilités ici ici avant tout un esprit d'entreprise entre envie de faire et si je peux me permettre je crois que geoffroy roux de bézieux le disait le medef ici des bouches du rhône c'est le premier si je ne me trompe pas jean luc chauvin je crois que c'est le président des présidents pour les chambres de commerce et d'industrie donc bien évidemment vous êtes il rêvait oui d'accord métropolitain puis vous aviez même abandonné le préau du tribunal de commerce que telle présence des présidents c'est vrai georges shell georges richert donc très clairement là dessus cet esprit d'entreprise et c'est pas parce que je vous connais depuis longtemps c'est une véritable c'est un véritable atout derrière vous avez besoin aussi d'être davantage à les accompagner pas mis sous tutelle infantiliser accompagner les acteurs locaux il faut leur faire confiance je le disais mais vous avez besoin ici comme partout parce qu'il ya marseille mais il ya beaucoup de villes qui ont des difficultés certains diront pas aussi importante que marseille qu'il faut aider et il ya aussi les villes moyennes qu'il faut aider et donc très clairement je souhaite avec cette république des territoires qu'ils y ont plus un projet d'investissements massifs je veux qu'on investisse l'investissement et comme le cholestérol ya le bon et le mauvais c'est du bon l'investissement c'est dans les routes on a absolument besoin de faire c'est dans le ferroviaire c'est aussi dans la fibre et c'est aussi dans des infrastructures qui parfois ne se voit pas si on ne renouvelle pas en profondeur notamment canalisations l'eau l'assainissement dans dix vingt ans les collectivités ne pourront pas le faire sur tous ces sujets je veux des investissements en dur dans un pays comme le nôtre mais si vous voulez le faire les discours suffiront pas il faut que vous changez les procédures on peut pas mettre dix ans dans un pays comme le nôtre pour réaliser des grandes infrastructures et de voir tiens prenons le grand paris que pour les prochains jeux olympiques on n'aura même pas les voies de transport nécessaires parce que nos procédures sont trop longues c'est ça aussi qu'il faut cacher et c'est pas une question de volonté c'est une question de loi c'est une question de volonté politique pareil pour ici nous on n'aura pas la liaison aéroport ville que l'on souhaite pour ces jeux olympiques parce qu'on a pris trop de retard mais c'est les procédures qu'il faut changer c'est les voies de recours qu'il faut limiter nous avons des procédures prenait regarder juste l'appel dont vous êtes chef d'entreprise vous décidé de construire un nouveau bâtiment mais vous allez allez trois fois plus vite que mon conseil régional et c'est pas que j'avance à la vitesse d'un escargot sait qu'on a un frein à main en permanence vous avez un frein à main par rapport à vos compétiteurs européens et moi j'ai un frein à main par rapport au privé et ça vous savez quoi ça ne coûterait rien de changé ces procédures rien si de céder un peu moins un lobby idéologues vous avez un cheval de bataille c'est l'impôt la baisse de production explique-t-elle nous comment vous voulez mettre en place ce cette baisse d'impôts de production parce que c'est important ici et une deuxième question sur l'impôt parce que c'est important aussi la fiscalité que pensez-vous de l'impôt sur les sociétés à 33% le ramener à 20 25 % suivant les tpe pme ou grandes entreprises oui bien sûr c'est lancé je respecte mais pour moi la priorité des priorités c'est la baisse des impôts de production le phénomène est lancée les impôts de société si j'avais été en plage aurait été beaucoup plus vite sur la baisse des impôts de production philippe parce que disons le très clairement l'industrie l'industrie on a perdu des parts de marché depuis des années les années et quand il ya un emploi industriel il ya trois emplois derrière troyes et je vais vous dire que les choses ne sont pas du tout impossible la région des hautes france est la première région de france depuis 2016 sur les investissements internationaux industriels je vous assure n'est pas moi qui le dit c'est business france erstein youm qu'ils ont indiqué on est la première joueuse 20% l'an dernier des emplois industriels en france ont été créés dans la région des hautes france un changement par rapport aux difficultés qu'on a pu connaître pourquoi 1 on se met en quatre 2 on déroule le tapis rouge mon contrat d'implantation 3 je mets beaucoup d'argent sur la table et pourquoi je mets beaucoup d'argent sur la table pour compenser le fait que nous avons des charges et une fiscalité trop importante donc très clairement ce que je souhaite c'est une baisse de moitié des impôts de production c'est-à-dire un effort trois fois supérieur à ce qui a été fait par le gouvernement parce que si c'est cela nous allons revenir à la moyenne européenne et on va pouvoir jouer sur nos atouts la qualité de la main d'oeuvre la qualité de la main d'oeuvre pour la trouver mais la qualité de la main d'oeuvre notre nos outils de formation surtout si on continue à les moderniser et surtout si on continue à mettre le paquet sur la recherche et l'innovation mais entendons-nous bien beaucoup nous disent aujourd'hui qu'on va avoir un phénomène de relocalisation industrielle énorme je crois plutôt que dans les domaines où nous sommes très bons c'est là où nous allons continuer à exceller il faut conforter et sur les innovations de rupture il va falloir également que l'on investisse et en prenant un exemple un exemple américain c'est la darpa c'est à dire une agence sur l'innovation qui prend des risques qui met de l'argent sur des projets en se disant peut-être qu'ils marcheront peut-être qu'il ne marcheront pas vous savez que le gps des fins militaires c'est la darpa vous savez notamment que les prévisions météo aujourd'hui c'est une évidence sur un téléphone les applications en 58 c'est la darpa qu'il a fait qu il a lancé c'est la darpa qui a permis d'avoir un ordinateur à l'époque dans les années 60 avec un clavier et une souris bien avant justement ce qui a été fait par steve jobs et voyez c'est une agence comme celle ci qu'il nous faut en france une agence qui prend des risques qui dit notamment monsieur van celle que vous connaissez bien ici moderna on n'est pas sûr que ça va marcher mais on pense que ça peut marcher alors on met de l'argent sur votre projet et c'est comme ça qu'on gagne c'est à dire qu'on est aussi la sphère publique politique savez quoi s'ils prennent des risques comme un entrepreneur et si ça marche parfois su mais la sanction mais si ça marche ça valait la peine vous aviez un peu de politique fiction vous avez peur je sais pas si c'est aussi l'effet bertrand ou l'effet forum quarante deux accréditations presse presse nationale internationale ici présent on fait la politique fiction vous êtes au deuxième tour donc ce serait déjà une belle performance vous répondre après politique fiction belle performance malheureusement malheureusement pour vous vous n'êtes pas élu et c'est monsieur le président macro qui réélu il n'arrive pas à avoir de majorité ensuite au législatif parce qu'il paraîtrait que la problématique au niveau au niveau politique de monsieur macro sellin play l'implantation dans les territoires il vous demande d'être son premier ministre que faites vous la réponse est non et je veux aussi vous dire une chose regardez moi bien je suis au deuxième tour je gagnerai cette élection présidentielle quel que soit celui ou celle qui sera au deuxième tour c'est une conviction profonde et certains peuvent se dire voilà bertrand comme aux chefs d'entreprise vous croyez à votre idée vous avez un marché devant vous à vous y croyez dur comme fer c'est pour ça que je suis candidat je suis pas candidat pour être finaliste je suis candidat pour gagner parce que je pense sincèrement que les idées sur lesquelles je travaille depuis des années avec une méthode qui est la mienne qui est pas une méthode grandes écoles qui est une méthode terrain ce que j'ai aussi conforté justement pendant cet été je pense sincèrement que c'est aujourd'hui ce qui répond le mieux aux aspirations des françaises qu'il faut pour le pays c'est ma conviction profonde philippe je fais pas ça pour jouer placé bc c'est tout à votre honneur le plan de relance vous pensez quoi du plan de relance qui a été donné par l'état récemment est ce que vous pensez qu'il va permettre aux entreprises de se redynamiser et que pensez vous aussi de la faiblesse de la capitulation en fonds propres de certaines entreprises et est-ce qu'on peut peut-être aider ses entreprises avec les pge les remonter en fonds propres pour avoir des entreprises plus solides et sains et 1 et une économie plus forte en france au delà de la crise qu vide on a une insuffisance de fonds propres ou de quasi fonds propres de notre pays et d'ailleurs les régions jouent un grand rôle avec des outils de financement on a réussi nous a à réunir tous nos outils de financement pour avoir une force de frappe d'un milliard d'euros dans la région d autres ans et je ne suis pas la plus riche de france on est la troisième région de france donc on intervient là dessus la question que vous posez c'est quid des pg e le prochain président aura aussi à poser une question de confiance au niveau européen nous aurons forcément à revenir sur les critères des 3% avoir justement comment ils doivent être redéfinies on devra forcément également revenir sur la question de la dette ce que tous les pays ont accumulé de la dette supplémentaire même si pour la france on avait déjà 15 points de dettes de plus que la moyenne européenne mais derrière sur la question des pg e transformé en fonds propres mais qui va rentrer vraiment au capital des sociétés et des pme comme on fait non la question qui devra se poser au niveau européen c'est qu'est ce que l'on fait de la dette une aide se rembourse bien évidemment mais il faut aussi regarder autre chose c'est que même avec une dette qui augmente et kate à 117% la charge de la dette aujourd'hui est inférieure à ce qu'elle était voilà quelques années parce que les taux d'intérêt ont baissé le vrai sujet c'est qu'il ne faudra pas commencer à se désendetter en 2027 comme j'ai entendu avec aux calendes grecques après le prochain mandat faut être sérieux si les français me font confiance je commencerai le désendettement dès le prochain mandat dès le prochain mandat parce qu on a aussi un autre problème nous sommes le pays où on prélève le plus et où tout le monde a le sentiment que c'est pas efficace qu'on n'arrive pas à remettre les gens au travail qu'on n'arrive pas par son travail à pouvoir gravir les échelons de la société et donc c'est ça qu'il nous faut changer beaucoup de gens nous disent mais ou pas cet argent et vous le savez vous avec le niveau de prélèvement qui est le nôtre donc encore une fois sur ces sujets là la question des fonds propres c'est important d'investir dans les entreprises c'est sûr mais la question des pg e devra aussi être posée est-ce qu'il faut pas prolonger encore et encore le remboursement mais il faudra faire est aussi très attention à ce que les efforts qui ont été faits pendant la crise soit des efforts qui d'une certaine façon ne soient pas oubliés et qu'on casse la reprise dans les années qui viennent et le plan de relance devra aussi prévoir clairement la transformation des entreprises lady transformation numérique transformations environnementales transformation des métiers et des formations se sont sales les enjeux qui sont devant nous la président cheikh aviez je vais vous laisser la conclusion mais une dernière question qui touche beaucoup on a vécu un confinement terrible qui nous a arrêtés l'économie qu'ils arrêtaient le monde financier qui arrêtait tout pendant près de deux mois on veut plus jamais vivre ça que pensez vous si vous aviez été en charge de ça de la responsabilité est ce qu'on aurait confiné notre pays bloqué à bloquer toutes les entreprises bloquées tout le système financier est bloqué tout ce qu'on peut nous créer c'est à dire de la richesse de la valeur tous les pays ont confiné et celui qui vous dira non honnêtement on pouvait faire son confinement celui là est un menteur et méfiez vous la question du confinement c'est que nous avons confiné pour éviter la propagation parce que nous n'avions pas les structures hospitalières suffisante les soignants était exceptionnelle je sais pas comment ils tiennent après quasiment un an et demi je sais pas comment ils font mais en revanche ce qui est vrai c'est que le rôle du politique c'est d'avoir un horizon qui dépasse les échéances électorales c'est d'anticiper peut-être que pour un ancien assureur l'idée d' anticiper quelque chose d'essentiel mais vous savez j'ai été en charge en 2005 du ministère de la santé j'ai travaillé avec jacques chirac à la mise en place du plan de pandémie et d'ailleurs quand il ya eu la fameuse crise h1n1 roselyne bachelot n'a manqué de rien parce qu'on avait du tamiflu on avait des masques et le rôle du politique c'est d'anticiper le rôle d'un politique c'est aussi prévoir les différents scénarios le rose le gris ou noir et c'est ça que l'on doit faire et on doit aussi se reprojeter à ce que l'on faisait à une époque d'ailleurs une vision gaullienne part qu'un général de gaulle dans l'histoire mais une vision gaullienne c'est d'anticiper de se dire que même si son mandat est de cinq ans on doit imaginer le pays à 10 ans et à 20 ans et c'est ça le véritable enjeu est encore une fois vous savez si les soignants ont pu faire des exploits parce que les directeurs d'établissement leur ont fait confiance leur ont laissé repousser les murs les on essaie organisé comme il le fallait et d'ailleurs ne nous y trompons pas dans les années qui viennent produire une priorité forme et instruire orienté mais aussi soigner soigner notre système de santé nous sommes un peu comme en 58 il nous faut le repenser pas pour les cinq ans qui viennent mais pour les dix ou vingt ans qui viennent vous le voyez je disais tout à l'heure s'engager aujourd'hui c'est plus que jamais nécessaire parce qu'on a un formidable pays mais faisons attention à ce qu un moment donné beaucoup des français les plus engagés ne soit pas découragés ou plutôt se disent on va s'occuper de nous de notre environnement familial personnel professionnel mais dans ces cas là on fait plus franc si on fait plus nation c'est ça qui va jouer aussi sa vie avant de vous laisser conclure en une minute j'ai une question un peu personnel comment ce rêve président de la république de piquant depuis quand vous rêvez de président la république de piquant cet engagement est arrivé et si vous arrivez pas parce que vous avez annoncé si je perds les eaux de france j'arrête la politique est-ce qu'on reviendrait avec nous entrepreneur si vous perdez je suis à la tête d'une région et j'ai cette région oui mais à diriger ce matin encore s'occuper tout à l'heure aussi j'ai rendez vous téléphonique j'aurais aussi l'occasion de parler à des chefs d'entreprise pardonnez moi qui sont implantées ici qui cherche aussi des implantations dehors de la région notamment dans le domaine cinématographique je vous dit tout je vous dit tout je viens aussi ici pour par les entreprises et pour parler business comme les comme j'ai toujours fait mes donc pour vous répondre très franchement moi c'est pas huit ans que je me suis vu président de la république et dans ma chambre les posters c'était pas des présidents c'était michel platini s'était johan cruyff voilà c'était eux en revanche ça m'est venue après 2007 et je vous dis tout autour d'une table où il y avait nicolas sarkozy présent la république y avait des réformes ou des crises je lui ai toujours vu le courage à sarkozy mais je me suis dit si ça n'était pas lui qui aurait le courage et je pense avoir ce courage et je pense avoir cette volonté justement de faire don vous le voyez ça m'est pas venu voilà 50 ans avait pas venu voilà vingt ou trente ans ça m'est venu à partir de ce moment là très bien mais si vous voulez conclure et peut-être laissé un message à notre territoire à marseille à tous les entreprises et entrepreneurs qui sont présentes ici très drôle et sensible à votre invitation j'aime pour trouver les uns et les autres et je l' ai dit tout à l'heure j'ai mille fois conscience que ce ne sont pas les politiques qui créent les emplois sur les entrepreneurs et que le rôle du politique ce ne sont pas des mots ça correspond exactement la philosophie qui est la mienne c'est de vous faire confiance c'est de vous accompagner et c'est de créer l'écosystème nécessaire pour vous puissiez justement être en pointe sur les transformations à venir et encore une fois je fais confiance aux entrepreneurs et pas seulement parce que j'étais entrepreneurs merci sincèrement de votre habitation et votre attendez jamais rassasié bertrand
[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]