Plus de bonheur pour les travailleurs ! Mes voeux pour 2025
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
D'abord, je veux commencer par vous souhaiter une belle année 2025, que cette année vous apporte la santé, la sérénité, des moments de bonheur, ce qu'il en faut, malgré les temps difficiles. Et je n'ai pas envie de vous refaire le film de 2024. On sait tous que ça a été une année très compliquée. Et ce soir, moi, j'ai envie de retenir les bons moments, les victoires, les belles choses qu'on a pu accomplir ensemble. D'abord, notre victoire aux législatives, déjà. Ça n'a pas été simple. Ça n'a pas été simple, mais on l'a fait. On l'a gardé, notre circo. Et c'est grâce à votre détermination, à votre énergie, cette victoire, elle est pour nous tous.
Depuis 2022, je suis la suppléante de François Ruffin. Mais avant tout, je suis à ESH, depuis maintenant à peu près 11 ans. Et je voulais remercier François d'avoir mis en lumière ce métier si peu reconnu et pourtant si nécessaire. Grâce à nos combats, on a obtenu des victoires comme une indemnité de fonction, une prime REP, un CDI au bout de 3 ans d'ancienneté. Voilà, c'est des choses aussi qu'on a gagnées grâce à nos combats. Voilà, on peut les applaudir aussi. 2024, c'est aussi des moments qui ont montré qu'on sait faire de belles choses ensemble. comme le 14 juillet à Amiens-Nord, où ça a été un grand succès populaire.
Je veux me rappeler aussi de la fin d'année, avec notre action de l'acte citoyen de Noël solidaire, où ça fut un succès encore une fois. On a prouvé encore une fois que même avec peu, on peut beaucoup quand on est unis. Et rien que tout ça, ça n'aurait pas été possible sans vous. Alors merci. Merci à vous qui donnez votre temps, qui donnez votre énergie, qui êtes toujours là au rendez-vous. Vous pouvez vous applaudir aussi. Merci. Et ça, ensemble, on peut faire des belles choses. Et tout ça, sans vous, les militants, ça ne pourrait pas être possible. Donc encore une fois, merci. Et maintenant, place à 2025. Et ce nouveau gouvernement. Avec Macron, c'est toujours la même recette.
On prend les pires et on recommence. Mais nous, on lâchera rien. Devant nous, une nouvelle année de combat, de lutte qui s'annonce. Une nouvelle année où il nous faudra être solidaires, être forts ensemble. Une nouvelle année de lutte contre l'extrême droite qui grimpe sans cesse. Contre l'extrême argent qui grappille sans cesse. Les mois et les années qui viennent vont nous demander de l'énergie et de la force. Nos idées sont fortes et majoritaires dans notre pays. Et nous devons nous relever les manches. Que ce soit au niveau national ou au niveau local. Et vous pouvez compter sur moi pour m'y investir pleinement. Alors, et avec vous, je l'espère.
Je vous remercie et vous souhaite une belle année.
Monsieur le sénateur, mesdames et messieurs les maires, messieurs les élus, chère Stéphane, merci pour ton accueil. Merci d'avoir mené la campagne, tout comme Rémi à nos côtés, ici à Camon, toutes et tous, en vos grades et qualités. Mes chers amis, surtout mes camarades. Déjà, quand on a une salle comme ça, qu'il y a des bannières qui ont été déployées, qu'il y a des verres qui sont prêts pour le coup à boire qui attendra trois quarts d'heure, quand même, je vous préviens. C'est qu'en amont du moment où on est arrivé, il y a des gens qui sont venus. Ça ne s'est pas fait par la grâce du Saint-Esprit, pas par la main invisible de la Providence.
Ça s'est fait parce qu'il y a des bénévoles qui ont fait tout ça. Et je voudrais qu'ensemble, nous les remercions. Merci à vous toutes et vous tous. Hier, dans mes visites, je suis passé chez Enedis, qui est le distributeur d'électricité. Et toujours je dis, vous savez, la quantité de travail, simplement quand on allume la lumière et que ça marche. Ça veut dire qu'il y a des gens qui ont fabriqué des ampoules, il y a des gens qui ont fait des câbles, que derrière, il y a une centrale qui fonctionne. Bref, il y a tout ça pour qu'on ait de l'électricité. Hier, je passe chez Enedis et je découvre, comme vous savez, on verrait des tours de contrôle dans les aéroports.
Et c'est en fait des gens qui surveillent que 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à 99,95%, ça marche quand il y a de l'électricité. Et je pense que ma conviction profonde, c'est que la société, c'est du travail mis en commun. Du travail bénévole ou du travail salarié, mais c'est du travail mis en commun. C'est la coopération, la collaboration dans ce travail mis en commun qui nous permet ensemble de faire société. Et la conviction aussi que notre société aujourd'hui, elle tient par le travail d'en bas, par les bénévoles qui ont fait ça ici, par les salariés d'Enedis. Beaucoup plus, on le voit, que par le travail d'en haut.
Quand cet été, on n'avait pas de gouvernement pendant des semaines, au fond, le pays l'a très bien tenu. Imaginez, non pas pendant des semaines, mais que pendant une journée, les salariés d'Enedis, ils arrêtent. C'est terminé. Imaginons que les bénévoles des clubs sportifs, ils arrêtent pendant une semaine, pendant un mois. Le pays est dans le chaos. Donc, il est très clair qu'aujourd'hui, le pays tient par le bas et non par le haut. Je nous souhaite pour 2025, disons-le clairement, une année moins pourrie. On a eu une dissolution improvisée par le président de la République, sur un espèce de coup de dé, un caprice. Il a dit qu'il dégoupillait une grenade dans les pattes du parti.
Mais en vérité, il a dégoupillé une grenade dans les pattes du pays, dans les pattes de la démocratie. Dans quel pays il a fait ça ? Il a fait ça dans un pays où il y avait déjà eu la crise des Gilets jaunes, où derrière il y a eu la crise Covid, avec des confinements, des déconfinements, des reconfinements, des redéconfinements, avec des couvre-feu à 19h, 20h, 21h, avec les gens qui ont été secoués psychologiquement dans tous les sens.
Il a fait ça dans un pays qui a été traversé par un long conflit sur les retraites, qu'il avait été tout seul, contre 8 salariés sur 10, contre tous les syndicats unis, contre eux-mêmes, vraisemblablement, on n'a pas eu l'occasion de le vérifier, mais une majorité à l'Assemblée, et aujourd'hui on pourrait le vérifier, ce serait une écrasante majorité à l'Assemblée. Il a fait ça après le retour de la guerre sur le continent européen, qui évidemment a suscité l'angoisse chez les gens, d'autant que ça aboutit à de l'inflation sur l'énergie, sur l'alimentation.
Et c'est dans ce temps-là, au moment où l'extrême droite est à son sommet dans les urnes, que le président de la République, dans un geste de folie, décide de sa dissolution. Disons-le, le scénario est clair, c'est cinq semaines plus tard, un mois plus tard, Jordan Badardella à Matignon, c'est écrit d'avance. Et là, je veux quand même qu'on retienne une immense fierté. Parce que la riposte, ce soir-là, la riposte, elle est partie de la salle Saint-Brice, rubisée, cinq rubisées. Elle est partie de nous. Elle est partie, c'est nous qui les premiers avons prononcé Front populaire. C'est nous qui les premiers, alors que depuis des mois, ils se déchiraient.
Il y avait quatre listes aux élections européennes. Et non seulement il y avait quatre listes, mais passer du temps à taper dessus sur Twitter. C'est nous qui avons dit, soyez unis, arrêtez vos conneries. Et vous savez, ce n'est pas un coup de génie, c'est l'inverse. C'est quelque chose qui, dans la tête des gens, était un évident bon sens, une évidence de la décence. Et à partir du moment où on a mis ce mot-là, qu'est-ce qui s'est passé ? C'est comme si on avait fait surgir l'énergie d'un geyser. Et il y a eu des pressions, des militants, des sympathisants. Il y a eu des pétitions. Il y a eu des manifestations.
Pour qu'en quatre jours, on ait un programme commun, imparfait, mais enfin qu'on ait quelque chose ensemble. Pour qu'on ait un partage des circonscriptions. Et pour qu'à l'arrivée, nous n'ayons pas la victoire, mais nous n'avons pas subi la défaite. Le match est encore en cours. Le match n'était pas terminé. Nous n'avons pas perdu, lors de ces élections, contre le Rassemblement National. La suite, évidemment, pour nous, sur la première circonscription de la Somme, a été compliquée. C'était une campagne dure. Une campagne où on s'est pris le mur en porte-à-porte. Une campagne qui a abouti à de nettes coupures.
Maintenant, je maintiens quand même avec fierté que nous sommes, dans les Hauts-de-France, dans ces terres longtemps rouges et roses, nous sommes la dernière circonscription hors métropole à demeurer à gauche. Sans avoir un centre-ville, nous sommes la dernière circonscription des Hauts-de-France à avoir ça. Donc, dès le 7 juillet, nous avons eu un discours de vérité. Nous avons dit, dans le pays, nous n'avons pas gagné. C'est pas vrai. Nous n'avons pas gagné. Nous n'avons pas gagné parce que nous n'avons pas la majorité dans le pays. Nous n'avons pas gagné parce que nous n'avons pas la majorité à l'Assemblée. Nous n'avons pas gagné.
Mais en quelques semaines, nous avons évité le pire et surtout, nous avons gagné un sursis. Nous avons gagné un répit et qu'il nous faut mettre à profit. Bref, vous m'avez permis, le 7 juillet, de retourner à l'Assemblée et de redevenir député. C'est quoi député ? Je pense qu'au fond, pour les gens, il n'y a que deux élus qui existent. Il y a le maire qui est le gars en bas ou la femme en bas, mais à qui on peut apporter de main, de câlins ou de coups aussi parce que ça arrive. Mais enfin, ça reste l'élu le plus aimé du pays. Ça, c'est en bas. Et le deuxième qui existe, il est tout en haut, c'est le président de la République. Mais au fond, entre les deux, il y a un grand flou.
Et je le comprends parce que quand on me demande à quoi ça sert un député, je dois vous dire que ma réponse n'est pas toujours d'une grande netteté. Parce qu'en théorie, et je le suis devenu pour ça, je ne suis pas devenu député par hasard, je suis devenu parce que je considère que l'Assemblée a été le grand poumon de notre évolution, que ce poumon doit continuer à souffler, à souffler son idéal sur le pays et parce que je crois à la règle commune qu'on se fixe et qu'on respecte. C'est la loi. Et très en théorie, nous sommes le pouvoir législatif. C'est la théorie. Mais bon, c'est la théorie qui est aussi une fiction.
J'ai évidemment dépensé à nouveau des tas d'amendements dans le projet de loi de finances, dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale. J'ai déposé une proposition de loi pour un héritage vivant des Jeux olympiques pour les 3,5 millions de bénévoles des clubs sportifs qui, pour mémoire comme ça, mais en 20 ans, il y a eu une division par deux de la part des subventions dans le budget des clubs sportifs, pendant qu'on leur demande toujours plus, notamment du côté du travail administratif, avec des bénévoles qui peuvent se lasser. Ce qui veut dire, pour eux, pour combler ça, c'est toujours plus de gala, de paella, de tombola pour combler ça.
Donc voilà pourquoi j'ai déposé cette proposition de loi. J'ai posé une proposition de loi de résolution sur la récidive des crimes sexuels, mais, je vous le dis, en toute franchise, on est entre nous, avec une certaine lassitude, devant des dizaines d'amendements rejetés en série. Quand il y en a un qui passe à travailler la marde du filet, il est rattrapé par le 49.3, et quand, par hasard, il arrive jusqu'au Sénat, disons la vérité, il est quand même enlisé, enterré. Voilà le bullshit job du travail parlementaire. Donc, quel est le sens député ? Le sens étymologique, député, ça veut dire envoyé.
Envoyé, ça veut dire qu'on part d'ici pour aller à Paris, et c'est un rôle qui me plaît, d'être comme un pont, comme un point de passage entre deux mondes, entre la Picardie et Paris. J'ai plaisir à être un jour sous les dorures de l'Assemblée, et le lendemain, avec Dimitri, dans un élevage de poulet, où on mange avec le fermier, dans un préfabriqué. J'ai plaisir à être un jour interpellé par des pêcheurs, ici à Camon, parce que les cormorants bouffent tous les poissons dans les étangs, et le lendemain, me retrouver en face du PDG d'ArcelorMittal. J'ai plaisir à être, la samedi à minuit, au loto du club de ping-pong, à Flix Secours.
Il nous faut, la gauche, il nous faut organiser des lotos, d'accord ? Vraiment, je suis sérieux. Et le lendemain, de discuter avec Gabriel Zuckmann d'un impôt mondial. Donc, il y a à être à vos côtés, ici, votre voie à Paris, et je pourrais dire souvent, la joie ici, les emmerdements à Paris. La joie ici, parce qu'il y a vous, parce qu'il y a les gens, mais aussi, je vais le dire, parce qu'il y a Dimitri. Il est où, mon Dim ? Parce qu'il y a Dimitri. Parce qu'il est toujours partant, avec le sourire, avec ses dents du bonheur, et qu'il ne compte pas ses heures, et parce que, aussi, disons-le, pour nous, la campagne ne s'est pas arrêtée le 7 juillet au soir. La campagne ne s'est pas arrêtée.
La campagne ne s'est pas arrêtée depuis ces cérémonies Assemblée Générale Téléthon. On court, plus que jamais, d'un bout à l'autre de la circonscription, de Saint-Pierre à Marreuil-Cober, du Pigeonnier à Ville-le-Marclay. Et vous êtes là pour décupler les efforts que nous faisons, disons-le. Petite analyse électorale, mais il y a 3 circonscriptions sur 5 dans la Somme qui ont déjà basculé au Rassemblement National. Il y en a une qui, pour eux, est quasi imprenable, parce que c'est une circonscription de centre-ville. Et la circonscription de bascule, là où ils font peser leurs efforts, là où la candidate est mobilisée, et là où ils apportent l'appui du député Rassemblement National alentour.
C'est la première circonscription de la Somme, qui est le lieu du choc entre ce que nous représentons, force de progrès, de fraternité, de solidarité, et un Rassemblement National, une extrême droite, qui est en conquête. Mais nous sommes là avec Dimitri, mais vous êtes là, vous êtes là pour décupler, centupler nos efforts. Je vous dis toujours avec la même fierté, je suis, je pense, le seul député qui voit sa lettre, 66 000 exemplaires, être distribué dans les boîtes à lettres, intégralement, par des militants.
Ce sont des centaines de personnes qui sont reçues à la permanence, des rendez-vous téléphoniques, à domicile, des courriers de soutien, avec un genre de super assistante sociale de secteur, par un certain nombre de bénévoles qui font ça à mes côtés. Vous savez, quand les gens viennent nous voir, quand ils viennent voir le député, quand ils trouvent son adresse, c'est que normalement tout est foutu, tout est fichu, ils ont essayé tout le reste. D'accord ? Donc, nous sommes là à démêler les cas les plus compliqués.
Je veux dire les actions qui sont en cours, l'action renouvelée d'Ayat sur le Noël solidaire et cette année, plus de 5 000, je crois, cadeaux qui ont été, il faut voir le travail que ça représente, qui ont été collectés, qui ont été nettoyés, qui ont été réparés et qui ont été distribués. On peut à nouveau la saluer. Nous avons des actions en cours à Amiens Sud-Est, je le dis, Amiens Sud-Est est pour moi un quartier qui est délaissé par la ville, délaissé par l'État et nous avons des actions en cours avec Zoé Desbureaux et avec Guillemette Kikampoie du Parti Communiste.
Je le dis parce que nous travaillons évidemment avec les partis et nous avons sur Amiens Nord, nous lançons une action sur Amiens Nord, un diagnostic logement, on va dire, notamment avec Zora, Zora Daras qui est là et avec Frédéric Fauvet du Parti Socialiste parce qu'il nous faut travailler tous ensemble pour essayer de changer au mieux la vie des gens. Et évidemment, je suis dans le groupe écolo, donc voilà, je complète.
Dans le Val-de-Nièvre, il y a une action qui est en cours, notamment sur la question des mobilités, parce que Flix Secours rassemble tous les services publics, enfin beaucoup de services publics, il y a des magasins, il y a tout ça, et les villages alentours ont des difficultés d'accès au bourg qui est Flix Secours. Donc on a eu un porte-à-porte, on a fait une discussion avec René, avec Patrick qui est ici, et on va essayer de trouver des solutions pour les habitants, pour leur être utile au plus près.
Sur Aveville, nous menons une bataille avec les pêcheurs d'Aveville pour le retour de l'anguille, et ce n'est pas une blague pour moi, vous savez, je pense qu'il y a des chemins pour réconcilier la pêche et l'écologie, et que le retour de l'anguille en est un. C'est une grande bataille que de ne pas apparaître dans une région comme la nôtre, comme étant un adversaire des pêcheurs ou un adversaire des chasseurs. C'est une bataille, c'est une bataille populaire à mener, que de ne pas se couper d'un pan de ce monde social, ce monde populaire aussi. Je veux dire que nous obtenons des victoires.
Je le dis parce que, par exemple, la semaine dernière, on était avec Patrick encore chez Saint-Frère à Flix-Secours, où, pour les négociations sur les salaires, les ouvriers ont fait grève pendant une semaine quasiment, et ils demandaient 50 centimes d'augmentation de l'heure, et puis comme le patron n'a pas voulu les donner, ils ont demandé 1 euro, et à la fin, ils ont obtenu 50 centimes plus une prime, je crois, de 300 euros. Et pourtant, ils ont dit, c'est un peu la gueule dans les médias et tout ça. Non, franchement, il ne faut pas le prendre comme ça, quoi. Il ne faut pas le prendre comme ça.
Ils ont eu ce qu'ils voulaient, ils ont eu 50 centimes, ils ont eu les 300 euros, mais même ils ont eu 45 centimes. Il faut dire qu'on a gagné. Parce que si on dit qu'on a gagné, les gens disent que la syndicale a servi à quelque chose, les partis de gauche ont servi à quelque chose, nous avons gagné avec eux. Donc il ne faut pas toujours voir le verre au un quart vide. Quand il est trois quarts pleins, il faut dire qu'il est trois quarts pleins. Et il faut dire qu'on a gagné pour entraîner. Et on gagne, on gagne sur des cas individuels. On gagne sur Marie-Jo, notre couturière, qui était en France depuis, je ne sais pas, 10, 15 ans.
Couturière qui fait, vous savez, nos bonnets phrygiens africains pour nos prises de la Bastille du 14 juillet. Elle a été régularisée et nous avons notre ami Abou Sangaré. Nous avons une star ce soir. Donc qui, le héros de l'histoire de Souleymane, avec qui nous avons avec patience et discrétion mené des négociations auprès de la préfecture de la Somme jusqu'à obtenir un titre séjour provisoire dont on espère bien qu'il va devenir permanent. Je fais une petite parenthèse.
Quand j'entends que Bruno Retailleau va serrer la vis sur les régularisations, enfin, quand on sait la difficulté ne serait-ce qu'à avoir un rendez-vous en préfecture, et quand on sait que pour, y compris les élus, c'est une badaille infernale que d'obtenir au compte-gouttes des régularisations, je me demande ce qu'il reste de serrage de vis à faire, sinon de la communication politique. Dire que nous obtenons parfois des grandes victoires. Évidemment, notre gros dossier, ça a été METEX. Pour moi, c'est 15 passages dans l'usine, c'est des rencontres dans les ministères, c'est des rencontres avec des experts, et jusqu'à obtenir, je trouve, une triple victoire.
Alors, le dossier, je le rappelle, c'est METEX Eurolysine, qui est le dernier fabricant d'un acide aminé qui s'appelle la lysine, dernier fabricant en Europe, et qui se voit envahi par la lysine chinoise, qui coûte deux fois moins cher, mais qui est cinq fois plus polluante. Et à l'arrivée, nous avons gagné, parce que la première chose, évidemment, c'est que nous avons sauvé 300 emplois, nous avons trouvé un repreneur, qui est le géant de coopérative, avec des guillemets, mais de l'agroalimentaire, avril, et, disons-le, c'est l'État qui va mettre des millions pour combler le fossé de coûts entre la Chine et la Picardie. C'est-à-dire que notre argent public sert à nourrir ce gouffre-là.
Je l'ai voulu, comme élu, je le souhaite, mais dire que ce n'est pas tenable. Le déficit public, on le comprend, quand on met des millions d'euros pour combler ce gouffre, parce qu'évidemment, le coût de l'énergie en Chine est moindre, parce que le coût de la main-d'œuvre est moindre, parce que les normes environnementales sont moindres. Et nous avons remporté une deuxième bataille. La deuxième bataille que nous avons remportée, c'est que la Commission européenne a décidé de relever de 58% à 80%, donc quasiment doublé, par des droits de douane, l'importation de l'usine en Europe.
Vous connaissez mon combat sur le protectionnisme, sur la nécessité de protection, et ma troisième victoire, je considère notre troisième victoire, c'est que là, il y a eu un petit raout dans l'usine, il y avait les élus qui étaient là, il y avait le directeur général d'avril, bon bref, et là, avec clarté, j'ai dit qu'il nous fallait des taxes en frontière, qu'il nous fallait des barrières douanières, qu'il nous fallait des quotas d'importation, qu'il nous fallait des instruments de défense commerciale. et j'ai été applaudi par un parterre qui, il y a 2, 3, 4, 5 ans, m'aurait agonie.
Nous sommes en train de gagner cette bataille des idées, et je le dis d'autant plus que, là, c'était le DG d'avril, mais vous avez le PDG de Arcelor, vous avez le PDG de Valeo, vous avez les lobbies de la chimie, qui sont en train de se ranger à l'idée qu'il nous faut des protections. Sans protection, nous sommes cuits. Sans protection, il n'y a pas d'industrie. Sans protection, c'est la course aux abîmes sociales, fiscales, environnementales, et j'ajouterais démocratiques, parce qu'il y a une forme de chantage permanent qui peut s'exercer sur les politiques en disant, si vous n'êtes pas contents, on va fuir.
Et face à une Chine qui, en plus, n'accède plus au marché américain, parce que déjà, ce n'est pas Trump, déjà Biden avait mis en place l'IRA, face à une Europe où le coût de l'énergie a grimpé. Ne pas mettre de protection, c'est continuer à être les idiots de la mondialisation. Quand Trump dit « Vous voulez vendre ici, vous produisez ici », excusez-moi, mais tout le monde comprend ça. Sur cette base-là, tout le monde comprend ça. J'irai du mal de Trump après, rassurez-vous. Mais ça, tout le monde le comprend. Et ça devrait être une évidence pour nous aussi que si les Américains veulent vendre ici, si les Chinois veulent vendre ici, si les Indiens veulent vendre ici, ils doivent produire ici.
C'est Keynes qui écrivait « J'ai de la sympathie pour ceux qui veulent minimiser, plutôt que maximiser, l'imbrication économique entre les nations. Les idées, la connaissance, l'art, l'hospitalité, les voyages, autant de choses qui sont par nature internationales. Mais que les marchandises soient de fabrication nationale, chaque fois que c'est possible, est commode. Il me semble que ça relève du bon sens. J'ai plaisir à faire ce travail en circonscription parce qu'on le voit qu'on peut passer du local au mondial, on peut passer de la réalité aux idées. Et aussi, ça a pour moi une fonction de rappel, de toujours nous dire pour qui on se bat. Ce sont des voix, des vies, des visages.
C'est pas juste le protectionnisme en général. Quand on va chez Watts, qu'est-ce qu'on voit ? Un fonds de pension américain qui a repris une usine familiale et qui, là, vient de licencier d'un seul coup les 98 salariés dans un petit village. Vous avez des gens qui sont dans le désespoir complet. Vous avez un papa qui vous raconte comment sa fille, qui est en école d'architecture, lui a dit à Noël que si c'était comme ça, elle allait abandonner ses études parce que comment ils allaient faire pour le crédit ? Il dit, je vais essayer de me débrouiller. Il n'est pas question que je sacrifie l'avenir de ma fille. Mais c'est dire l'angoisse qu'on a mis au cœur des classes populaires.
Une angoisse pour eux, mais sans doute encore davantage, pire, une angoisse pour leurs enfants. Et quand on va chez Saint-Frère en induction, qu'on a des discussions comme ça, c'est quasiment la même chose. C'est un papa qui me dit, ben voilà, moi, pourtant il y a deux salaires à la maison, ma fille, elle est forte en mathématiques, c'est une championne en football, mais j'habite près d'Auxil-Château, comment je vais faire ? Je vais devoir payer un loyer sur Amiens ? Ça ne va pas être possible. Et là, elle est en terminale, elle a une angoisse que sa fille puisse s'épanouir dans l'existence, avoir le droit à toutes ses chances.
Voilà, ça nous rappelle en permanence pour qui on se bat et pour des principes simples, que les Français, tous les habitants de notre pays, puissent vivre de leur travail, bien en vivre, non pas en survivre, et bien le vivre. Alors, comme l'a noté Rémi, j'ai préparé mon papier des échos de mon ami Bernard Arnault. Ça date de la semaine dernière, du 14 janvier. Dividendes, les groupes du CAC 40 n'ont jamais été aussi généreux. Enfin, voilà. La société dans laquelle on vit, enfin, nous, quand on fait de la politique, on doit avoir des choses simples à dire aux gens. On est dans un temps où, comme jamais, on rationne en bas et ils se gavent en haut.
Et quand on lit leur presse, on le voit tous les jours. Je rappelle toujours cette donnée, la naissance du classement de Challenge en 1996, les 500 fortunes françaises pèsent l'équivalent de 5% du PIB. À l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, c'est 20%. Aujourd'hui, on a dépassé les 45%. C'est dire l'hypercroissance de la fortune, du patrimoine, du 1%, du 0,1%, du 0,01% qui se trouve tout en haut. Alors, là-dedans, quel doit être le rôle du politique ? Quel doit être le rôle de l'État ? C'est de tout faire. Tout faire pour rééquilibrer les plateaux de la balance. Tout faire pour ça et non pas les déséquilibrer encore davantage. Je le dis parce que, évidemment, se pose la question du budget.
censure ou pas censure. Et, je vous le dis entre nous comme ça, au départ, je n'étais pas forcément à fond pour la censure. Je suis bon, on va voir ce qui en sort. Ils vont négocier très bien. parce que, vous savez, on est pris face à une demande paradoxale et on doit sentir ce qu'est le sentiment du pays. On voit bien qu'il y a chez les gens, à la fois, ce n'est pas qu'ils aient beaucoup de goût pour Bérou. Au contraire, il y a plutôt du dégoût. Mais, en même temps, ils ont peur. Ils se disent mais il ne va pas y avoir de budget. Mon association, elle n'aura pas de budget. La région, elle a dit qu'il fallait attendre le budget. Les mairies, elles attendent un budget. Voilà.
Donc, on est pris dans cette demande paradoxale. Dans cette demande paradoxale de dire non, on ne veut pas d'eux mais en même temps, on veut quelque chose. Et je comprends l'étiraillement de nos camarades et je l'utilise le mot camarade sans aucune librairie à l'intérieur de nos camarades socialistes. Pour m'orienter dans cette période compliquée, j'ai posé deux principes simples pour savoir si je voterai ou si je ne voterai pas la censure. Deux lignes rouges. La première, c'est la question des retraites. Il fallait gel. Il fallait suspension. Il fallait abrogation. Il fallait annulation. Il fallait un mot. Moratoire. Même, prêt à prendre moratoire.
Mais, ce n'est plus seulement une question sociale, c'est une question démocratique. Quand, un homme seul dans son paléalisé a dit je fais ça et que tous les Français pendant des semaines, pendant des mois, lui ont dit non, on ne veut pas ça, qu'ils se sont mobilisés par millions dans les manifestations. ce n'est plus une question seulement sociale, c'est une question démocratique. Et, la véritable question clé, tu l'as énoncé, Rémi, c'est la question des recettes. On a un tandem Macron-le maire qui a creusé le déficit à la pelleteuse. Mille milliards d'euros.
Mais, imaginez, si c'était la gauche qui avait fait ça, nous aurions ruiné le pays, nous l'aurions ravagé, nous aurions des éditorialistes qui, tous les matins, nous expliqueraient que nous avions transformé la France en titanique. Ils auraient des métaphores nouvelles dans tous leurs éditoriaux. Là, ce sont des gens en costume comme il faut qu'ils l'ont fait. Et j'ajoute qu'ils l'ont fait même pas pour investir. Si ça avait été pour investir dans la transition écologique, pour transformer nos déplacements, pour faire que il y ait la rénovation thermique sur nos logements, pour changer notre agriculture, pour changer notre industrie, si ça avait été pour ça. Mais c'est même pas pour ça.
Ça a été des cadeaux qui ont été faits aux plus grandes entreprises de ce pays. Ça a été la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune. Ça a été la flattaque. Vous savez, j'appartenais, moi, je prends cette question très au sérieux. J'appartenais à la commission d'enquête lancée par les républicains, donc par des gens de droite, sur la dette publique avant la dissolution. Il y avait des experts qui passaient et qui disaient que la cause de l'endettement aujourd'hui, ça n'est pas la hausse des dépenses de l'État. Les dépenses de l'éducation, par exemple, elles ont baissé d'un point par rapport aux années 90.
Ça veut dire, c'est comme s'il y avait 25 milliards d'euros de moins aujourd'hui dans l'éducation que dans les années 90. Donc, c'est pas ça. Ils disent, il y a deux causes aujourd'hui à l'endettement. La première, c'est les crises, crise des subprimes, crise Covid. Et la deuxième, c'est la baisse des impôts sur le capital. Et donc, d'ailleurs, dans les échos, il y avait même une tribune de champions des licornes, d'entrepreneurs qui disaient taxez-nous. Taxez-nous sur les successions. Ils demandaient à être taxés. Ils sont rares. Ils sont plutôt l'exception que la règle. Comme on disait dans le président, certes, les poissons, ça existe, mais ça n'est pas la majorité de l'espèce. D'accord ?
Mais, en l'occurrence, il y a des entrepreneurs qui disent taxez-nous. Mais, où est-ce que Bérou va aller chercher des sous ? Et je vous le dis, c'est des économies de bout de chandelle. Ça ne va même pas résoudre la question du déficit. Sinon, ils perdent à la marge. Ça va juste amputer nos moyens d'action pour l'avenir. Ça va être sur quoi ? Ça va être sur les malades ? Ça va être sur les collectivités ? Ça va être sur les retraités ? Enfin, ces gens qui ne sont pas fichus d'aller, qui refusent de reconstruire un impôt de solidarité sur la fortune sur les milliardaires et qui viennent nous expliquer qu'un retraité à 2 000 ou 2 500 euros est un privilégié. C'est incroyable !
Ces gens qui maintenant veulent que les salariés qui ont déjà payé avec l'inflation, ils ont perdu 3 % de boire d'achat en moyenne, les salariés, qui ont payé avec les retraites et maintenant, il faudrait qu'ils payent avec 7 heures de travail gratuits. Mais quand est-ce que Bernard Arnault et les autres donnent 7 heures de capital gratuits ? Ça n'arrive pas. J'insiste sur cette question parce que la question des recettes est la question clé du moment. en France, la crise fiscale aboutit à une crise démocratique. La révolution française, c'est d'abord une crise fiscale.
Le roi a dépensé, vidé les caisses pour aller faire la guerre d'indépendance aux côtés des Américains contre nos ennemis, les Anglais. Il a vidé les caisses avec ça. Il lui faut, en 1788, lever un impôt. Il dit, bon, on va le prendre comme d'habitude sur les paysans et sur les bourgeois. Mais pour que ça se passe bien, je vais rassembler les états généraux. Les deux autres, le clergé et l'aristocratie qui ne payent rien, ils vont se mettre d'accord pour faire payer le tiers état et ça va marcher comme ça. On sait que l'affaire a été un petit peu plus compliquée. Mais, d'ailleurs, la crise des Gilets jaunes, c'est quoi ? C'est une crise fiscale sur le diesel. Non, on ne veut pas de ça.
Qui aboutit à une crise démocratique, référendum d'initiative citoyenne. Et aujourd'hui, de la même manière qu'on avait le clergé et les aristos, c'est comme si on avait des nouveaux seigneurs, les maîtres de l'argent, les maîtres du numérique qui étaient exemptés à leur tour de l'impôt ou qui payaient deux fois moins d'impôt en proportion que vous, que moi. Qu'une multinationale comme Total, Amazon, paye nettement moins d'impôt que le boucher du coin. Voilà la réalité fiscale de notre pays et ça aboutira à une crise démocratique. Maintenant, je dis un mot sur les milliardaires ailleurs. Le moment Trump et Musk, qu'est-ce qu'il signifie ?
Enfin, on a une oligarchie qui se croit tout permis, y compris de faire le salut nazi. Alors, je trouve quand même excellent tous les gens qui nous ont expliqué que ce n'était pas un salut nazi, quoi. Dans quel moment de confusion on est quand quelqu'un lève le droit et ça se voit sur son visage la manière... Il sait qu'il est en train de franchir une ligne rouge. Il sait qu'il est en train de faire ça devant les caméras du monde entier et il en jouit. Qui a vu le docteur Follamour ? Je ne sais pas si ça vous dit quelque chose d'un film de Stanley Kubrick.
Dans le film, il y a donc un maître du monde et en fait, il a un tic, il cherche toujours à lever son bras et il se contraint, il se restreint et puis de temps en temps, ça part. Trump il s'est contenu et puis là, c'était trop fort, c'est parti et il a fait le geste dans une espèce pour moi de démesure.
C'est comme si on avait une classe aujourd'hui qui s'était détachée du sol commun dont le symbole est le jet privé ou alors encore pire le voyage sur Mars avec finalement on a une planète de rechange, on peut cramer celle-ci, on en aura une autre derrière et des espèces de surhommes contre les gens qui ne sont rien et qui franchissent des étapes, ils détenaient l'argent bon depuis longtemps, même toujours plus mais ensuite, ils se sont mis à contrôler l'opinion par les médias et les réseaux sociaux et aujourd'hui, ils prennent le pouvoir. Ils prennent le pouvoir directement. Ils ne le délèguent plus comme ils l'ont fait en France à un banquier d'affaires.
Non, c'est directement avec Trump Musk entre les mains des milliardaires et je le signale avec à l'autre côté notre champion, notre héros, notre I love Bernard qui se trouve sur la tribune. Incise, c'est avec joie que je l'ai retrouvé au tribunal quand même. Non, mais voilà, ce sont nos petites batailles mais réussir malgré tout à ce que enfin ils doivent venir s'expliquer un peu quand il a réussi à acheter la presse, quand il a réussi en l'occurrence à acheter la police, la police privée et la police de la République, quand il a réussi aussi à acheter la justice en sortant de ce procès et nous avons encore une procédure contre lui au civil.
J'espère bien que l'année prochaine je pourrai vous montrer un euro l'euro que nous aura versé Bernard Arnault.
Roosevelt disait l'argent est aussi dangereux que le crime l'argent organisé est aussi dangereux que le crime organisé il était inévident c'est que face à leur force il nous faut imposer notre force la force de la loi la force de l'impôt la force de la démocratie que c'est un combat pour l'égalité je le dis l'égalité est au coeur du tritif républicain liberté, égalité, fraternité ma conviction c'est que en érodant en fragilisant cette égalité depuis 40 ans c'est la république qui s'effrite avec enfin je voudrais terminer sur un beau moment je vois Lucien qui est là Léon y était également présent qu'on a vu à Amiens-Nord il y a une dizaine de jours il y a des moments où il faut retenir la France qu'on veut et pas seulement la France qu'on ne veut pas la France qu'on aime et pas seulement la France qu'on n'aime pas il y a une association qui a monté un convoi pour livrer des fournitures de l'hygiène de l'alimentation non périssable à Mayotte et c'était avec une collecte qui s'est déroulée entre autres à Flix Secours à la pharmacie dans les magasins les gens qui ont donné avec un transporteur de Flix Secours aussi le transporteur Leleu qui a convoyé gratuitement ces marchandises et je pense que c'est un exemple de ce qu'on attend on attend une solidarité entre cette France au loin et la France du coin entre la France des tours d'Amiens Nord et la France des bourgs de Flix Secours et aussi entre le public les maires les élus qui ont fait leur travail et le privé qui a accepté de donner en solidarité il me semble que dans notre pays il y a encore une immense énergie une grande envie de faire ensemble que notre pays ne tombe pas dans l'ornière mais qu'on parvienne de maintenir le cap de la fraternité le cap de la solidarité notre rôle à nous à moi député à vous de citoyen c'est évidemment de défendre les gens du coin les classes populaires quelle que soit leur couleur de peau quelle que soit leur religion et j'ajoute quel que soit leur bulletin de vote de défendre nos usines de défendre nos écoles de défendre nos hôpitaux mais au-delà nous avons un devoir au-delà c'est d'ouvrir un espoir c'est de desserrer l'étau entre tu l'es cité Ayat l'extrême droite et l'extrême argent et que dans cet étau desserré revienne une lumière c'est et avec une évidente disproportion entre la mission qui est la nôtre et les forces dont nous disposons et et pourtant même avec le sentiment de faiblesse que nous pouvons avoir parfois même avec les jours de découragement et ils adviennent nous avons comme devoir tout comme nous l'avons fait le 9 juin au soir tout comme nous l'avons réussi en 4 jours nous avons encore le devoir d'étonner la catastrophe nous avons comme devoir de surprendre la fatalité alors je nous souhaite je vous souhaite de trouver la force en nous de maintenir ce combat de maintenir cet espoir je nous souhaite amour gloire et beauté des jours meilleurs pour les travailleurs et à la fin c'est nous qu'on va à la fin c'est nous qu'on va merci à vous
François Ruffin