Good Morning Business - Mardi 30 juin
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie. Good morning business avec Laure Closier. Bonjour à tous et bon réveil. Il est 5h58 sur BFM Business. C'est la matinale de l'économie qui commence. On est ensemble et en direct jusqu'à 9h. Jean-Pierre Farandou veut emmener les partenaires sociaux en voyage de classe en Espagne. Objectif, leur faire découvrir comment marche le pays sous 40 degrés. Spoiler, en allégeant les horaires, 8h15 entre juin et septembre. Alors est-ce qu'il faut se mettre à l'heure espagnole ? Entre Jean-Marc Daniel et le chiffre, ça sera à 7h10. On va largement parler travail ce matin.
500 entreprises se sont engagées contre les discriminations sur les origines géographiques des candidats. Objectif chiffré à l'appui minimum 8% de recrutement de profils issus de quartiers populaires ou de zones rurales. Comment on fait pour mesurer ? 7h45, Aurore Berger, mises déléguées, chargées de l'égalité entre les hommes et les femmes, sera notre invité. Pour Donald Trump, une victoire et un revers. C'est ce qu'il a obtenu de la Cour suprême sur des limogèges. Alors d'un côté, il peut révoquer qui il veut, à la SEC ou à la FTC. Mais il y a une institution à laquelle il ne peut pas toucher, c'est la Fed. Lisa Cook peut garder son poste au bord de la Banque Centrale.
On va tout vous expliquer en partant à Washington à 6h30. L'actualité est aussi avec Léo Dumas. Bonjour Léo. Bonjour Laure, bonjour à tous. Les titres de ce matin. 95% des sites industriels en Europe sont à risque sur les fortes chaleurs. Le prix des conteneurs flambe à nouveau. Et puis, toujours pas de fumée blanche sur la restructuration de casinos. Abivax a publié des données positives sur la phase 3 pour son traitement contre la rectolique hémorragique. Le titre prend plus de 30% en après-marché. La phase 3, c'est quand on s'approche de la commercialisation. D'où ce bon en bourse. Etienne Braque nous expliquera tout au long de la matinée et d'ici la prochaine demi-heure. Il est 6h pile.
Good Morning Business, c'est parti. Good Morning Business, le journal. Les entreprises françaises ont-elles se mettre à l'heure espagnole ? Alors, on a déjà la météo. Pourquoi pas les mêmes règles ? C'est ce que pense Jean-Pierre Farangdou qui le dit. Il faut qu'on considère en fait que la France, l'été, ça devient l'Espagne. Alors, le ministre du Travail veut embarquer les partenaires sociaux là-bas pour aller piocher quelques idées d'adaptation, Caroline Morisseau.
A Madrid, à 40 degrés, ça fonctionne, insiste Jean-Pierre Farangdou. Après s'être entretenu avec son homologue espagnol, le ministre du Travail souhaite donc proposer aux partenaires sociaux un voyage d'études là-bas à la rentrée pour alimenter ensuite les discussions entre patronat et syndicat. Le ministre cite plusieurs mesures. Les entreprises et les administrations espagnoles peuvent faire travailler leurs salariés dès 8h pour finir à 15h sur 4 mois de l'année entre juin et septembre. Des accords de branche dans le BTP permettent aussi de suspendre le travail aux heures les plus chaudes. Tout cela relève des conventions collectives. Enfin, un congé climatique a été instauré en Espagne.
Mais le ministère du Travail, qui n'est pas favorable à cette mesure, souligne qu'il n'a rien à voir avec ce que réclament les écologistes. Jusqu'à 4 jours par an peuvent être accordés aux salariés, mais uniquement en cas de force majeure. S'il leur est impossible de se rendre sur leur lieu de travail suite à une alerte des autorités liée à un événement climatique extrême, ce n'est pas prévu en cas de canicule, insiste le ministère du Travail.
Le gouvernement espagnol, qui annonce par ailleurs relever sa prévision de croissance pour cette année, 2,6% grâce à une économie plus résiliente et capable de faire face aux chocs, selon son ministre. Et puis toujours sur les fortes chaleurs, la question de l'adaptation, elle se pose aussi dans l'industrie. Il y a 95% de sites à être fortement exposés d'ici à 2050 aux chaleurs, selon l'étude de SIA Partners. Ce matin, c'est donc désormais un enjeu de souveraineté pour l'Europe. Alexandra Pagé.
Un sixième du parc nucléaire français à l'arrêt à cause de la chaleur. 130 millions de travailleurs européens menacés par le stress thermique. Des pertes de productivité entre 8 et 14% en Europe centrale. La canicule de juin 2026 a révélé les fragilités de l'industrie lourde européenne. Matières premières, ressources humaines, logistiques et le nerf de la guerre, l'énergie sont les maillons les plus vulnérables, explique Alban Dubois, référent adaptation des entreprises au changement chez SIA Partners.
Trois centrales qui ont dû être minées à l'arrêt à cause de la température de reprodissement. Et ça ensuite, avec des industries comme l'énergie, ça a des conséquences essentiellement en cascade sur les autres entreprises.
Un effet domino qu'il est absolument indispensable d'anticiper. Seulement 8% des entreprises européennes ont un plan d'adaptation prêt à être mis en place. C'est bien trop peu pour rester compétitive.
Et ça va devenir indispensable si on souhaite garder une souveraineté industrielle en France et en Europe face à d'autres acteurs, notamment la Chine, qui eux ont déjà pris en compte le réchauffement climatique de manière très forte, avec une capacité de planification et d'organisation qui est à certains égards plus performante que la nôtre au niveau européen.
Le pourtour méditerranéen est la zone la plus sensible d'Europe. Il concentre près de 40% des sites industriels qui seront le plus fortement exposés aux vagues de chaleur d'ici 2050.
Sur le front commercial, l'Europe mise toujours sur le dialogue avec la Chine. Les deux blocs annoncent qu'ils vont intensifier leur discussion après la visite hier du ministre chinois du Commerce à Bruxelles chez le commissaire Maros Sefcovic, qui prévient quand même qu'il n'y aura pas de capitulation des 27. Écoutez-le.
L'écart se creuse. Les exportations chinoises vers l'UE ne cessent d'augmenter,
tandis que notre part de marché en Chine ne cesse de diminuer. Cette tendance n'est pas tenable et le statu quo n'est pas une option. L'UE reste ouverte aux échanges commerciaux, mais nous devons défendre notre industrie et continuer à œuvrer en faveur de conditions de concurrence équitable à l'échelle mondiale.
Afin que nos industries puissent vivre à l'Inde de l'Arméga.
Dans le même temps, la menace plane toujours. Du côté de Washington, la prochaine échéance, c'est le 24 juillet, date de fin de l'enquête sur la lutte contre le travail forcé, qui sert en fait de prétexte pour réinstaurer au minimum 10% de droits de douane sur tous les partenaires commerciaux. Alors en attendant, c'est à nouveau le transport maritime qui flambe. Les entreprises accélèrent en fait leurs commandes pour faire rentrer les marchandises avant la hausse des droits de douane. Jean-Baptiste Huet. Entre la Chine et la côte est des Etats-Unis, le prix d'un conteneur de 40 pieds a bondi de 62% en un mois pour atteindre près de 7 900 dollars. Vers la Méditerranée, la hausse atteint 47%.
On retrouve des niveaux qui n'avaient plus été vus depuis la crise de la mer Rouge en 2023, lorsque les attaques des outils avaient forcé les navires à contourner l'Afrique. Après l'annulation des droits de douane réciproques par la Cour suprême, Washington prépare en effet des surtaxes d'au moins 10%, visant notamment la Chine et l'Union européenne, invoquant la lutte contre le travail forcé. Les importateurs préfèrent donc payer plus cher maintenant plutôt que de subir des taxes demain. Mais ce mouvement de précaution tire les prix du transport vers le haut et risque au final de renchérir encore un peu plus les produits importés. 6h05, l'actualité des entreprises.
Échéance-clé dans le dossier de la restructuration de Casino. 7 mois que les négociations durent sur le milliard et demi de dettes entre l'actionnaire principal, Daniel Kretinsky et ses créanciers. Alors il espérait un accord ce mardi, mais toujours pas de fumée blanche ce matin. Alors quels sont les scénarios, Pauline Tadevin ?
Dans la dernière ligne droite entre Daniel Kretinsky et les créanciers, toujours les mêmes points de blocage. Chacun compte ses sous selon une source proche. En contrepartie d'une réduction de la dette à 800 millions d'euros, de la baisse des taux d'intérêt de 9 à 6% et de la réinjection de 300 millions d'euros, les créanciers veulent une plus grosse part du capital du groupe Casino. Quoi qu'il arrive ce soir, le conseil d'administration du distributeur devrait se réunir la semaine prochaine. En cas d'accord, il l'entérinera, puis la direction ira le présenter au tribunal de commerce.
S'il n'y a pas d'accord, le conseil donnera son avis sur les offres, puis le tribunal se prononcera sur leur recevabilité. Il peut demander de les faire évoluer dans l'intérêt du groupe. Ces derniers mois, les créanciers n'ont pas exclu de prendre le contrôle. Fort du soutien des banques, Daniel Kretinsky s'est lui dit confiant dans l'avenir du distributeur. Avec 800 millions d'euros de trésorerie, il y a de quoi voir venir, précise un proche du dossier. Le deal ne pourra se conclure qu'après un vote de toutes les parties, probablement à la rentrée, selon cette source, qui vise un dénouement en fin d'année.
Contacté par BFM Business, les différentes parties n'ont pas souhaité commenter. Danone va faire appel. Le groupe qui a été jugé coupable de pratiques commerciales trompeuses par le tribunal judiciaire de Paris, alors ça concerne sa marque Volvic. Il était mentionné sur les bouteilles en plastique, 100% recyclables ou certifiées neutres en carbone, ce qui n'est pas tout à fait vrai, Hélène Corneille.
On respectait la réglementation de l'époque, se justifie Danone, et notamment le principe de la compensation pour atteindre la neutralité carbone. L'industriel s'appuyait essentiellement sur une certification obtenue en 2020 par l'organisme Carbon Trust, certification qui n'existe plus aujourd'hui. Trop flou, trop peu précis et surtout mensonger pour l'association de consommateurs CLCV à l'origine de la plainte en 2021. Le tribunal a jugé effectivement que les allégations 100% recyclées, 100% recyclables étaient trompeuses. 75 000 euros d'amende et la publication du jugement sur le site internet durant 6 mois. Danone conteste le raisonnement et va faire appel.
Une affaire qui met en avant toute l'ambiguïté de la communication environnementale par les industriels qui jusqu'ici revendiquaient des engagements peu vérifiables. Nestlé Waters et Nespresso sont eux aussi visés. Désormais sur les bouteilles d'eau Volvic, on peut lire la mention 100% en matière recyclée, étiquettes et bouchons exclus.
Et puis aux Etats-Unis, le géant Comcast se scint dans deux entités indépendantes. D'un côté, une nouvelle société des médias et du divertissement, réunissant NBCUniversal et les chaînes britanniques Sky. Et de l'autre, de la téléphonie mobile et internet. En fait, c'est un nouvel exemple ici de la fin du modèle de convergence dans le secteur. Nathan Cocampo. Comcast clôt un chapitre commencé au début des années 2000, celui d'une stratégie de convergence entre les réseaux de distribution et les contenus, à l'image de la fusion entre AOL et Time Warner, ou encore de l'Empire Vivendi, à qui l'on doit justement la naissance du géant NBCUniversal après la vente du studio à General Electric.
15 ans après avoir récupéré le bébé, Comcast choisit à son tour de mettre fin à son conglomérat et rendre son indépendance à NBCUniversal. L'objectif est clair, mieux identifier un champion mondial du divertissement avec des licences cultes, Jurassic Park, Fast & Furious, Moimoshé Méchant et les parcs Universal, et ainsi donner plus de visibilité sur ses performances financières et s'éloigner de la partie télécom moins dynamique. Avec aussi l'ambition de revaloriser le titre en bourse. En un an, le titre Comcast a chuté de 30%. Dans un environnement toujours plus concurrentiel avec l'explosion du streaming, mieux vaut se séparer pour mieux régner. Un mouvement de fond dans le secteur.
L'américain AT&T a revendu Warner Media. En France, Orange et SFR se sont séparés respectivement d'OCS et d'RMC BFM. Il est 6h10 sur BFM Business, la bourse. C'est un nouveau record pour le Dow Jones, grâce notamment à l'arrivée d'Alphabet. Alphabet qui a gagné 5% hier soir à la clôture. C'était la première séance de Google dans l'indice Dow Jones. Et donc d'un seul coup, vous avez tous les ETF qui répliquent ce fameux indice Dow Jones qui ont dû acheter des actions à Alphabet. Et donc ça a très clairement profité au titre hier. L'indice Dow Jones qui a à nouveau touché un record et qui, sur l'ensemble du mois de juin, surperforme très clairement son camarade le Nasdaq.
Avec un indice Nasdaq qui perd pour l'instant près de 5% depuis le début du mois. On en parle tous les jours sur ce plateau. Le marché qui se pose beaucoup de questions en ce qui concerne l'intelligence artificielle. C'était vraiment une séance assez particulière avec les ETF qui ont vraiment joué à plein sur Alphabet. Mais également sur SpaceX qui a gagné près de 7% hier. Puisque vous avez SpaceX qui va rejoindre l'indice Nasdaq 100 le 7 juillet. Et donc là aussi, par anticipation, vous avez bon nombre d'investisseurs qui ont acheté ce titre qui a été malmené ces derniers jours.
164 dollars pour le groupe d'Elon Musk qui, pour rappel, a introduit SpaceX il y a une quinzaine de jours à 135 dollars. Un petit mot quand même, une fois de plus, du Yen, le Yen japonais qui continue de se déprécier face au dollar. Nous sommes à 160 Yen pour 1 dollar. On est sur un nouveau plus bas de 40 ans, un plus bas de 1986. On dit un mot d'Abivax, Abivax qui flambe en après-marché. Oui, et qu'il faudra particulièrement suivre tout à l'heure à 9h. Souvenez-vous, au début du mois de juin, Abivax avait annoncé des résultats de phase 3 en ce qui concerne son candidat vaccin expérimental contre la rectocolite hémorragique. Le problème, c'est qu'il y avait des effets secondaires.
Là, le marché s'était fortement inquiété. Le titre Abivax avait perdu près de 30% en l'espace d'une séance. On est sur des titres, bien sûr, qui sont très volatiles, des biotech. Et puis là, hier soir, le groupe a mis à jour ses résultats de phase 3 avec là, par contre, des effets secondaires qui sont beaucoup plus faibles. Et donc, le titre était en très forte hausse en après-marché à la Bourse de Paris avec un titre qui gagnait même plus de 25% sur l'ADR. Donc, c'est un certificat qui est coté à Wall Street.
Abivax qui, dans son communiqué, confirme qu'il va demander une autorisation de mise sur le marché puisque c'est la phase 3, c'est la dernière étape avant une autorisation de mise sur le marché aux États-Unis puisque, bien sûr, c'est le marché le plus porteur. Cette autorisation devrait être déposée au quatrième trimestre. Merci Etienne, on se retrouve dans une demi-heure, dans un instant. Le pitch, une intelligence artificielle qui vous entraîne pour passer des oraux, voix humaine, timing officiel et jury sévère qui vous met une note à la fin, conçue, codée et lancée par un jeune entrepreneur qui a fait ça pendant ses études. À tout de suite. Il est 6h15 sur BFM Business.
Le pitch, ce matin, c'est avec Léo Buffa. Bonjour, vous êtes le fondateur d'Auralia. Une minute pour pitcher et en débrief. C'est parfait, je vous remercie. Alors, chaque année en France, des centaines de mille étudiants vont se préparer à des épreuves orales que ce soit le brevet, le bac de français, le grand oral ou même des euros d'admission pour les grandes écoles de commerce. Mais personne d'entre eux ne va réellement se préparer dans les conditions réelles. La plupart d'entre eux, et moi-même je l'ai fait, j'ai fait des fiches, je les ai apprises par cœur et je suis arrivé le jour J et j'étais extrêmement stressé.
Le problème, c'est qu'ils ne sont pas entraînés dans les conditions réelles comme le jour J. Par exemple, pour préparer une épreuve de mathématiques pour le baccalauréat, qu'est-ce qu'on va faire ? On peut aller sur Internet et trouver des annales officielles des années précédentes et se préparer dans les conditions réelles. Sauf qu'en faisant des fiches, en les en prenant par cœur, on ne va pas connaître la pression du jour J et même des questions déstabilisantes qu'on aurait pu avoir par la jury. C'est pour ça que j'ai créé Auralia, un juria qui permet à l'élève de se préparer dans les conditions réelles.
A la fin de chaque simulation, il reçoit un rapport détaillé avec une note sur 20 calée sur les grilles d'évaluation officielle, des points forts, des points faibles et des axes d'amélioration. Ce qui permet à l'élève de se préparer dans les conditions réelles. J'ai même eu des retours aux utilisateurs qui ont les mêmes questions qu'ils se tombaient sur Auralia le jour J. Ah oui, t'es bien préparé. Quand vous dites « j'ai créé », vous l'avez conçu, codé, lancé tout seul, en même temps que vous étudiez, et vous avez 21 ans. C'est ça exactement. Ce qui est quand même assez impressionnant.
Alors après, juste quand vous dites « vous l'avez conçu, créé », j'imagine que c'est basé sur des briques technologiques existantes. Ça se base sur quel IA en réalité ? C'est du chat GPT, c'est du Mistral ? Qu'est-ce que vous ajoutez ? C'est quoi votre valeur ajoutée par rapport à ces grands modèles de langage sur lesquels on peut déjà se préparer, on peut leur poser des questions ? Prépare-moi, fais-moi un quiz sur je ne sais pas quoi, la Seconde Guerre mondiale. Donc qu'est-ce que vous faites en plus ?
La différence, en fait, avec un chatbot traditionnel et Auralia, c'est qu'en fait, par exemple, oui, on peut forcément appeler, je ne sais pas, Chat GPT et lui dire « j'ai un oral pour le grand oral », mais sauf que les promptes ultra précis que j'ai mis dans Auralia font que, par exemple, Chat GPT ne va pas faire la différence entre la sévérité pour un oral du brevet ou la sévérité pour un oral d'HEC. Donc ce qui me permet, du coup, de vraiment, avec ces promptes-là ultra précis, de poser des questions absolument pas génériques et directement basées sur ce que l'élève aura dit et ce niveau de difficulté suivant l'épreuve. Donc vous faites payer vos promptes, d'une certaine manière ?
Exactement. Est-ce que l'étudiant, du coup, va entraîner l'IA ? C'est-à-dire qu'avant de faire son oral, est-ce qu'il doit mettre, par exemple, son texte de français sur lequel il est interrogé ? Par exemple, pour le bac de français, oui, il va devoir envoyer ses textes, mais par exemple, pour le grand oral, où, du coup, on va sélectionner ses deux spécialités et ensuite les deux questions, et après, comme le jour J, on arrive le jour J, le jury choisit une et deux questions et après, par exemple, pour le grand oral, c'est une très bonne question. Il y a deux phases dans le grand oral, une phase de développement, de présentation, et ensuite, une phase d'échange.
Et la différence, en fait, ou comme je reviens sur votre question, avec un chatbot traditionnel et oralia, c'est qu'en fait, les questions que le jury va poser ne sont absolument pas génériques et vraiment vont être absolument basées sur ce que l'élève aura dit. Le modèle économique, c'est quoi ? C'est un abonnement ? C'est à la préparation, au nombre de fois où on pose des questions ? Non. Alors, ça va fonctionner en termes de simulation. Donc, le premier abonnement, il est à un peu moins de 7 euros. On va avoir accès à trois simulations. Donc, peu importe la simulation, que ce soit du brevet, du grand oral, ou même pour les grandes écoles de commerce.
Et est-ce que c'est personnalisable en fonction de l'école, par exemple, du concours que je passe ? Si je passe, je ne sais pas, les ENS, Polytechnique, des écoles d'ingénieurs ou HEC, on peut faire toutes les écoles ou c'est générique ? Non. Pour le moment, j'ai seulement mis le brevet, le grand oral, le bac de français et quelques écoles de commerce, puisqu'il y a des euros qui sont quand même un petit peu compliqués à mettre en place. Pour les euros d'école d'ingénieurs, je n'ai pas encore mis ça en place, mais j'essaye peut-être de mettre ça en place. La question derrière, c'est est-ce que vous pouvez décliner ce modèle à l'infini ?
Parce que là, on parle des euros pour passer les concours, mais on pourrait imaginer, je ne sais pas moi, pour les entretiens d'embauche, on a déjà eu des stages. Je ne sais pas, même pour préparer votre venue ici, est-ce que vous avez utilisé votre propre IA, par exemple ? Non, je n'ai pas utilisé ma propre IA. Impossible de deviner nos questions. C'est trop compliqué. On est bien sûr des gens trop compliqués. Une simulation à Norel, concrètement, ça coûte combien ? Alors, en fait, on ne peut pas payer seulement une simulation. Ça commence, en fait, c'est par pack, j'ai envie de dire. Le premier pack, du coup, il a trois simulations pour 090. Et suivant les packs, on va évoluer.
Par exemple, le dernier pack que j'ai mis en place, c'est le plus haut. C'est vraiment pour centrer dans les vraies conditions. Et je l'ai moi-même testé, et c'est très pressant. En fait, j'ai mis des bruits sonores, comme si on était dans une vraie pièce. Par exemple, des bruits de pages qui se tournent, des personnes qui éternuent ou qui raclent leur gorge, ou même une horloge qui va tourner. Et je l'ai moi-même essayé, et c'est vraiment très pressant. Et en fait, j'ai envie de dire, une fois qu'on a passé ce genre de simulation, ce genre d'exercice, le jour J, on est vraiment prêt. 1245 utilisateurs en moins de deux mois, c'est des gens qui payent, ça, que vous avez déjà recrutés ?
Je n'ai pas 1245 personnes qui payent, mais je vais avoir un taux de conversion qui est un petit peu faible actuellement. Je vais être entre 3 et 5 %, mais c'est un peu en cours de questionnement par rapport à peut-être une levée de fonds pour structurer tout ça et améliorer. Là, vous voudriez lever des fonds ? Exactement. Vous voudriez lever combien ? Pour le moment, je n'ai aucune idée. Mais là, vous avez 21 ans, vous vous dites quoi ? C'est ça mon boulot ? Je me lance dans l'aventure, et puis on verra si ça me rémunère. C'est quoi votre projet ?
Mon projet, c'est déjà continuer mes études, mais tout en parallèle, continuer ce projet d'Auralia, essayer de le faire connaître à toute la France et devenir vraiment la référence de l'entraînement pour les oraux. Et bien peut-être, par exemple, pour le futur, rajouter tous les oraux pour la médecine, parce qu'il y a beaucoup les échoïques pour la médecine. Peut-être le pôle finance avec tous les entretiens, quand je peux y être rajouté. Donc l'objectif, c'est vraiment de continuer à Auralia, développer, structurer, avoir peut-être une équipe et pour aller le plus loin possible. Merci beaucoup d'être venu ce matin. Léo Buffa, fondateur d'Auralia. On parle retail.
Eva Jaco, on avait déjà raconté le changement de nom de Maison Nicolas qui essaie de tourner la page du caviste traditionnel. Ils vont lancer un nouveau concept de magasin en Seine-Saint-Denis. Il faut dire que les magasins n'avaient pas été revus depuis plus de 30 ans. Oui, donc c'est un gros chamboulement. Là, ça devient vraiment une cave d'un nouveau genre, un peu moins confidentielle
et plus accessible, plus grand public finalement. Ce nouveau point de vente, il a ouvert le 26 juin sur une surface de 65 mètres carrés. C'est la version la plus premium d'un module qui va se décliner en trois versions en fonction de la taille et de la localisation des points de vente. Au total, une quinzaine d'ouvertures sont prévues cette année. Alors l'objectif, c'est de rajeunir l'enseigne en misant sur la convivialité, en misant sur les services. Par exemple, les clients vont pouvoir se servir absolument librement et ce pour toutes les boissons via des grands frigos dans le magasin. Ça, ce n'était pas trop le cas à Ava, notamment pour les spiritueux qui étaient souclés.
Mais vous allez aussi, par exemple, pouvoir rafraîchir votre bouteille en quelques secondes grâce à une machine juste après avoir payé. Ça, c'est des services qui sont gratuits. Et puis, on va pouvoir s'installer autour de table pour député. C'est quoi ce freezer de dingue ? Ça existe. Ils ont déjà fait des tests. Certains supermarchés avaient fait des tests, mais là, ça arrive chez Nicolas. Il y a des refroidisseurs de bouteilles automatiques. Vous mettez votre bouteille dans ce...
Je connaissais la technologie mais je ne savais pas qu'elle était disponible en France. Mais c'est vrai que...
Il faudra aller tester. Et il y a aussi, par exemple, des endroits où vous allez pouvoir déguster, échanger avec votre caviste. Beaucoup aussi de... Enfin, ça n'existait pas vraiment avant mais du coup, un coin épicerie fine où vous allez avoir des gâteaux d'apéritif, du chocolat, du café. Puisqu'il faut savoir que 95% des consommateurs de vin rouge sont amateurs de café. Le vin, ça reste le cœur de métier mais il se diversifie et l'offre évolue. Oui, c'est un passage obligé justement pour coller aux nouvelles tendances de consommation. Donc, un peu moins de vin rouge, un peu plus de vin blanc, un peu plus de rosé dont la demande progresse. Et puis, autre évolution, les formats.
Maison Nicolas mise, par exemple, sur les demi-bouteilles ou sur les magnums pour les moments de convivialité. Mais surtout, il est mis sur le retour du bag-in-box, ce fameux cubi avec des références. Là, beaucoup plus premium. C'est le cubi, mais un plus chic. C'est le bag-in-box. Si, c'est vrai, pour les foyers français, 71% des foyers français sont composés d'une ou de deux personnes. Donc là, pendant deux mois, vous pouvez totalement consommer au fil des jours. Et puis, l'enseigne accélère aussi sur le sans-alcool. Ça, c'est un virage que la dirigeante Cathy Collard-Gueger nous avait expliqué.
Là, elle a ajouté 45 références de boissons sans-alcool en plus, renforcées aussi sur les bières, sur les cocktails en bouteille. Ça, c'est pour attirer forcément la jeune génération. Et puis, pour aller quand même grignoter des parts de marché sur la bière à la grande distribution.
Il faut dire que la consommation de vin baisse.
Oui, et ça, c'est sûr que vendre du vin ne suffit plus. Aujourd'hui, il faut faire venir les clients en magasin, proposer des services, organiser des dégustations, proposer aussi une offre de restauration parfois. De toute manière, les cavistes n'ont plus le choix puisque la consommation de vin ne cesse de reculer. C'est moins 60% en 60 ans, moins 3,6% en 2024. La hausse des coûts aussi, l'énergie, les loyers, les matières premières et une concurrence de plus en plus forte dans les centres-villes.
Merci beaucoup, Eva Jaco. Où en est ce rare ? C'est Anthony Morel qui va nous dire ça. Good morning business. Culture IA. Il y a une époque, Anthony Morel, ce rare, c'était quand même la pépite française qui fait des images virtuelles. Ils reviennent, ils tentent un comeback après une période compliquée. Oui, c'est ça. Il y a 5 ans, il faut se souvenir de ce que c'était. Ce rare, c'était l'une des licornes françaises les mieux valorisées, plus de 4 milliards d'euros. Ils avaient fait une levée de fonds à 680 millions des investisseurs comme Kylian Mbappé, par exemple. Donc, c'était vraiment la pépite absolue de la French Tech. Après, ça a été un petit peu plus compliqué.
Ils sont partis d'une intuition qui était très bonne qui est celle de la dématérialisation des cartes de foot à collectionner. Énorme marché, évidemment. Et donc, ils se sont dit on va créer une plateforme de cartes de foot virtuelles. Et c'est ça, le principe de ce rare. Ce sont en fait des cartes de foot qu'on va s'échanger. Donc, on ouvre des paquets de cartes de foot virtuelles. On les possède, mais on les possède sous forme de NFT. Donc, les NFT, je rappelle, ce sont ces titres de propriétés virtuelles dans la blockchain qui permettent ensuite de les échanger, de les revendre.
Alors, il y a tout un marché qui s'est lancé, un marché secondaire où on pouvait acheter certaines cartes mais plusieurs centaines de milliers d'euros. C'est devenu un truc de fou. Ensuite, il y avait un système de jeu de fantasy football. C'est-à-dire qu'on pouvait composer une équipe, l'avoir évolué, gagner des lots. Enfin, ils avaient pensé tout un système autour de ça. Et puis ensuite, ils se sont pris en pleine figure le crash des NFT précisément.
C'est-à-dire qu'en gros, ces titres de spéculation, j'allais dire de spéculation, mais oui, il y a eu une spéculation folle autour des NFT et le nombre de transactions a fondu de l'ordre de 90% entre 2021 et 2024 sur l'ensemble du marché des NFT. Évidemment, ça a eu un impact sur SORAR, plan de sauvegarde de l'emploi l'an dernier, fermeture de leur bureau de New York. Mais là, la Coupe du Monde, c'est le moment de revenir. Ils ont lancé une grande campagne de pub, un nouveau jeu qui s'appelle SORAR Colors. Ils insistent beaucoup moins sur le côté NFT, blockchain, crypto. On voit que ça fait un peu peur aux gens.
Donc, c'est plus maintenant jeu de cartes à collectionner, un peu comme les cartes Pokémon d'une certaine manière, même si techniquement, on reste dans l'univers des NFT et de la blockchain. Mais les cartes dématérialisées, ça cartonne, c'est toujours. Oui, absolument. Mais c'est un marché énorme. En fait, ça se base sur le fait qu'il y a de plus en plus de porosités entre les cartes virtuelles qui sont un marché absolument considérable et les cartes en mode réel. C'est-à-dire que par exemple, vous avez des phénomènes sur les réseaux sociaux comme le Card Break. Le Card Break, c'est des gens qui se filment en train d'ouvrir des paquets de cartes.
Et ces vidéos-là, elles font des millions de vues. C'est comme ceux qui rentrent des courses. C'est exactement ça. On voit des gens ouvrir des cartes rares et je ne sais pas, on s'identifie. Moi, je regarde ça. Vous regardez ça. Oui, c'est ça. C'est un de mes petits péchés mignons. Mais je regarde ça pendant des heures à des gens qui ouvrent des paquets de cartes. Ça paraît complètement fou. Mais il y a un côté assez hypnotisant. Oui, c'est comme ça. Collectionnez des cartes de foot virtuelles. Vous ouvrez des paquets de cartes virtuelles. Vous pouvez les échanger avec des gens du monde entier et puis vous pouvez les coller dans un album virtuel.
Donc, il y a vraiment cette porosité de plus en plus grande finalement entre le monde virtuel et le monde réel. Avec les cartes qui sont des véhicules d'investissement comme les montres ou les baskets. Exactement. On peut d'ailleurs les faire certifier. Il y a des systèmes de certification de la valeur de sa carte, de la qualité de sa carte. Il y a des cartes qui s'échangent pour plusieurs millions d'euros. Et puis, les fabricants de cartes ont bien compris qu'il fallait organiser la rareté. Je vous donne un exemple.
Si vous regardez les matchs de la Coupe du Monde en ce moment, vous aurez peut-être remarqué que sur la manche droite du maillot des joueurs, vous avez un petit patch qui est assez discret. Alors, il y a des patchs différents. Vous avez par exemple un patch soulier d'or sur le maillot d'Mbappé parce qu'il a été meilleur buteur de la dernière Coupe du Monde. Vous avez un patch legacy pour par exemple Cristiano Ronaldo parce qu'il a participé à plus de cinq Coupes du Monde. Et en fait, ces petits patchs à la fin des matchs, ils sont découpés. Ils vont être intégrés dans des cartes à collectionner pour les prochaines Coupes du Monde. Et ces cartes-là, elles vaudront très très cher.
C'est un truc qui existe déjà par exemple pour les cartes de la NBA, donc pour le basket américain. Et par exemple, il y a une carte de LeBron James qui s'est vendue cette semaine avec un bout de son maillot. Elle s'est vendue plus de 2 millions d'euros. Donc c'est pour vous donner une idée... Mais un bout de son maillot que vous n'avez même pas dans les mains quoi. Ah bah vous l'avez sur la carte en fait. Il est intégré à la carte mais vous possédez un morceau de maillot qui a été porté pendant un match de foot ou un match de basket. Et ça, pour les fans, évidemment, ça a une rareté, une valeur et ça en fait un véhicule d'investissement quasiment comme un autre.
Merci beaucoup Anthony Morel. Dans un instant, on va revenir sur un revers et une victoire pour Donald Trump. Une victoire au niveau des certaines institutions comme la SEC et la FCC où il peut limoger qui le veut quand il veut. C'est la Cour suprême qui le dit. Mais par contre, à la Fed, c'est beaucoup plus compliqué. Lisa Cook va garder son poste. A tout de suite. Good morning business. Le journal.
6h30 sur BFM Business. Merci d'être avec nous. L'actualité économique avec Léo Dumas.
Trois titres à la une. Donald Trump qui ne peut pas licencier Lisa Cook de la Fed. C'est la Cour suprême qui l'a dit les détails depuis Washington dès le début de ce journal. Andy Burnham, lui, veut décentraliser pour relancer le Royaume-Uni et puis les contrats pleuvent à Oman pour les entreprises françaises. Il y a donc une bonne et une mauvaise nouvelle pour Donald Trump dans les décisions de la Cour suprême hier. D'un côté, elle lui offre le pouvoir de limoger à sa guise des responsables d'agences fédérales, en l'occurrence une commissaire de la FTC et l'autorité américaine de la concurrence. En revanche, la Cour suprême a mis la réserve fédérale à l'abri au moins pour le moment.
Antoine Hollard depuis Washington, elle a dit non au licenciement de la gouverneure Lisa Cook. Oui, en fait, les juges estiment que Donald Trump n'a pas de motif valable pour licencier Lisa Cook. Ils insistent aussi sur la nécessité de préserver l'indépendance de la réserve fédérale. Alors, il faut rappeler que ça fait un moment que Donald Trump veut faire le ménage au sein du directoire de la Fed. Il veut mettre en place des fidèles qui seraient à sa botte et qui voteraient en faveur d'une baisse rapide des taux d'intérêt, une baisse que le président réclame à corps et à cri depuis son retour à la Maison-Blanche.
C'est pour cette raison que son administration a lancé des poursuites judiciaires contre Lisa Cook. Elle est accusée de fraude auprès immobilier. Pour beaucoup, ces accusations ressemblent à un prétexte pour l'évincer, elle qui avait été à l'époque nommée par Joe Biden. Cette manœuvre, en tout cas, n'a pas fonctionné. Lisa Cook, pour le moment, peut garder son poste. Mais attention, les juges de la Cour suprême ne se sont pas prononcés sur le fond. En théorie, si Donald Trump trouve un motif valable, il peut encore espérer la mettre à la porte. Trump, en tout cas, a bien compris que la bataille n'est pas totalement terminée.
Il annonce sur son réseau social qu'il va lancer une nouvelle action immédiate contre Lisa Cook sans préciser de quoi il s'agit. En attendant, la gouverneure, elle, se félicite de la décision de la Cour suprême. Une décision qui, dit-elle, va renforcer l'indépendance de la Fed. Antoine Lard à Washington quand dans le même temps au Portugal. C'est la Banque centrale européenne qui tient son forum annuel à Sintra. Le coup d'envoi a été donné hier soir par Christine Lagarde. Etienne Braque, la présidente de la BCU, on a profité pour défendre sa dernière hausse de taux. Certains ont qualifié notre hausse de taux du début du mois de hausse de précaution. Cette description est inexacte.
Dit hier soir, Christine Lagarde qui estime que sans cette hausse de taux, l'inflation serait restée bloquée au-delà des 2% en 2027 et en 2028 et que depuis cette hausse de taux de 25 points de base, eh bien désormais, c'est uniquement pour 2027 cette inflation au-delà des 2%. Dans les faits, les taux ont été relevés le 11 juin et 4 jours plus tard, le 15 juin, vous avez un accord de cesser le feu entre l'Iran et les Etats-Unis. Donc les cours du pétrole plongent, on le dit tous les jours sur ce plateau, on est sur des plus bas de début mars et donc forcément, ces derniers jours, eh bien les anticipations d'inflation avec cette baisse des cours du pétrole ont été revues à la baisse.
Un calendrier que bien sûr la BCE ne pouvait pas anticiper et qui confirme hier l'argument de Christine Lagarde sur le fait que c'est la fin des foreguidances comme du côté de Kevin Warch pour la Fed, pour la banque centrale américaine, eh bien désormais, la BCE sera totalement eh bien data dépendante et agira réunion par réunion et arrêtera de faire des prévisions à moyen et long terme. Merci Etienne, on se retrouve à la fin du journal point en point complet sur les marchés en parade l'once d'or, notamment avec ses records plutôt à la baisse ces derniers temps parce que ça a chuté largement. Au Royaume-Uni, grand discours économique d'Andy Burnham.
Le favori à la succession de Carst Armour en juillet avait promis d'annoncer un choc depuis sa ville de Manchester hier et alors ce sera un choc de décentralisation. La clé selon lui pour relancer le Royaume-Uni, Charlotte Guerre.
C'est vers les maires qu'il souhaite transférer davantage de pouvoir pour stimuler la croissance. Pour ce faire, Andy Burnham entend créer à Manchester une nouvelle structure, le numéro 10 nord en référence au 10 Downing Street, la résidence officielle du Premier ministre.
Nous allons opérer le plus grand rééquilibrage des pouvoirs que notre pays ait jamais connu. Il est temps que Londres accepte que la croissance ne peut pas être décrétée d'en haut, qu'elle ne peut être qu'encouragée à partir de la base.
Cette structure sera chargée de redistribuer le pouvoir et les ressources à travers tout le Royaume-Uni en aidant l'ensemble de régions à définir des objectifs de croissance locaux. Andy Burnham compte aussi améliorer le niveau de vie des citoyens.
Nous allons lancer une mission de 10 ans à travers le pays. Pour ce faire, le numéro 10 nord soutiendra les régions sur trois axes. La réindustrialisation du pays, le logement et les infrastructures et la fourniture des services essentiels comme l'eau ou l'énergie.
Le socialiste pro-entreprise, comme il se définit, dit ne pas croire à la théorie du ruissellement et appelle à ne pas tout laisser remarcher. Mais Andy Burnham tient toutefois à les rassurer. Il respectera les règles budgétaires actuelles fixées par la chancelière de l'échiquier. Toutefois, il n'a toujours pas confirmé si Rachel Reeves restera ou non au ministère des Finances s'il devient Premier ministre.
6h36, il y a eu une pluie de contrats hier dans le cadre de la première visite d'un sultan d'Omane en France depuis 89. Alors, il y a 2 milliards d'euros pour Suez, 3 pour EDF, un nouveau terminal logistique aussi pour l'armateur CMA-CGM, propriétaire par ailleurs de BFM Business. Et donc, tout ça est de bonne augure pour la coopération avec cet allié stratégique du Moyen-Orient. Alexandre Apagé.
Aitam Bintarik et Emmanuel Macron ne se connaissent pas mais dans un pays marqué par la raréfaction de la ressource, confier la mission clé de la gestion de l'eau potable à un groupe français, c'est un signe. Bien sûr, Suez n'est pas inconnu au Moyen-Orient, mais ce contrat de plus de 2 milliards d'euros sur 15 ans est le plus important dans la région, idem pour le partenariat entre le transporteur maritime français CMA-CGM et Asiat Group pour un nouveau terminal logistique, le début d'une longue série, espère Emmanuel Macron.
Nous avons discuté avec Votre Majesté sur ce que nous voulons faire avec Suez, Veolia, Alstom, Sistra, Thales, KNDS, Airbus. Dans tous les secteurs des transports à l'énergie, en passant par la défense, l'espace, il y a un grand appétit des chefs d'entreprises français à travailler ensemble.
Autant de signes d'un réchauffement économique et stratégique. Oman est aux premières loges pour peser dans les négociations pour la réouverture du détroit d'Hormuz avec l'Iran, son voisin, et soutient avec la France une navigation libre sans conditions ni restrictions.
En réponse à la proposition de déminage du détroit, Téhéran appelle hier soir Paris à ne pas compliquer davantage la situation. L'Iran qui confirme aussi la tenue de discussion avec les Etats-Unis dans les prochaines heures à Doha, au Qatar, mais Téhéran parle de rencontres techniques, sans négociations directes. Washington évoque en face des réunions de haut niveau alors que les tensions se cristallisent toujours autour de la gestion d'Hormuz où le trafic semble avoir repris à bon rythme dès hier après l'arrêt des hostilités du week-end. Ce qui, au-delà du pétrole, permet de faire sortir des engrais entraînant dans le même temps leur prix à la baisse.
la référence pour l'urée du Moyen-Orient avait dépassé les 900 dollars au plus fort du conflit et ça a été divisé par deux en quelques jours, Margot Fodérin.
Oui, ils ont même retrouvé leur niveau d'avant-crise autour de 475 dollars la tonne, selon Argus. Tout cela permet de relâcher un peu la pression sur les agriculteurs qui avaient été pris en étau entre la hausse des prix et la baisse de l'offre disponible à cause du blocage d'Hormuz. On rappelle que le Moyen-Orient représente près d'un tiers du commerce mondial duré. Et d'ailleurs, depuis l'accord de paix qui a été trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran, on estime qu'environ 430 000 tonnes ont déjà pu quitter le Détroit contre moins de 300 000 tonnes pendant l'entièreté du conflit.
Et il s'agit surtout de cargaisons qui avaient été chargées
avant le conflit, pas de nouvelles commandes. Oui, et c'est tout le problème en fait, depuis le début de la guerre, les agriculteurs n'ont pas pu s'approvisionner à cause des prix trop élevés. Ils ont donc décidé de réduire leur utilisation d'engrais azotés d'environ 5%. Et qui dit moins d'engrais dit moins de rendement à venir. C'est le chef économiste de la FAO qui le dit. C'est l'Organisation pour l'alimentation des Nations Unies. Surtout que sur l'autre catégorie d'engrais, donc les engrais phosphatés, eh bien là, les prix restent encore très élevés.
Merci Margot Faudéré. Et puis en France, c'est la loi Duplomb qui ressort du chapeau dans le cadre en fait du projet de loi d'urgence agricole examiné depuis hier par les sénateurs. Ils ont voté cette nuit un amendement qui réintroduit des pesticides interdits dans le pays. Mesures dérogatoires en soutien à quelques filières en difficulté mais qui ravivent les débats. Hélène Corneille.
Médecins, associations de patients, institutions pour la recherche, ils alertent dans une tribune publiée hier sur les risques sanitaires et environnementaux des pesticides jusqu'ici interdits mais qui pourraient bien être de nouveau autorisés de façon dérogatoire afin de faire face des le texte à une menace grave compromettant la production de betteraves, de cerises, de pommes ou de noisettes. Une dérogation d'une durée d'un an renouvelable deux fois quand il n'y a pas de solution alternative. La loi Duplon a été retravaillée pour qu'elle passe cette fois le filtre du Conseil constitutionnel qui en avait censuré plusieurs mesures l'an dernier.
Une disposition qui fait hurler l'aile gauche de l'hémicycle et une partie du gouvernement, la ministre de l'Agriculture par exemple, n'y est pas favorable de peur que ça compromette l'adoption définitive du texte. Les sénateurs répondent qu'il s'agit tout simplement de remédier à une situation lourdement pénalisante pour les exploitants face à la concurrence européenne et internationale. 6h40 sur BFM Business, la Bourse.
Étienne Braque sur l'once d'or, c'est un nouveau monde. Ah oui, très clairement, moins 13% depuis le début du mois pour l'once. Pour l'instant, c'est la plus forte baisse mensuelle depuis octobre 2008. L'once d'or qui est toujours sous les 4000 dollars ce matin. Il ne faut pas oublier le très beau parcours l'an passé, 65% en 2025 et puis là, depuis le record de début d'année, on est sur un moins 25% en ligne droite.
L'once d'or aurait pu monter avec la guerre en Iran et les incertitudes géopolitiques mais c'est tout l'inverse car les investisseurs quand ils ont peur d'un retour de l'inflation, ils vendent leur or pour retourner sur les produits de taux et puis surtout, il ne faut pas oublier que le marché est très momentum. Il fonctionne par vague et quand vous regardez ce qui se passe depuis le début de l'année, c'est très intéressant. Donc collez des graphiques, vous verrez que l'or a commencé à baisser fin de la vague et puis début d'une nouvelle vague sur le pétrole.
Pétrole qui est monté, souvenez-vous, à 120 dollars fin avril et puis à partir de ce moment-là, depuis fin avril, on est retombé comme une pierre à 72 dollars ce matin et depuis fin avril, qu'est-ce qui s'est passé ? On a le pétrole qui a perdu 40% quand dans le même temps, vous avez l'indice des semi-conducteurs aux Etats-Unis qui a pris 40%. C'est-à-dire qu'en fait, vous avez un actif qui en chasse un autre et puis comme vous connaissez la formule, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme et une nouvelle fois, ça se montre bien sur les marchés financiers.
La grande question, je vous rassure, je n'ai pas la réponse et je pense que personne ne l'a, c'est quelle est la prochaine vague après la vague des semi-conducteurs puisqu'on est quand même sur une vague très forte là aussi sur les semi-conducteurs qui laissera place sans aucun doute à d'autres classes d'actifs. Merci Etienne, on se retrouve dans une demi-heure, on parlera d'Abivax qui est en très forte hausse en après-marché. Ils ont clarifié les choses sur la réalité de phase 3 qui avait inquiété les marchés au début du mois. Hier soir, le titre est en hausse de plus de 25% sur le certificat aux Etats-Unis. Merci beaucoup.
Avec vous Raphaël Lejean, dans un instant, on va revenir sur la déclaration d'hier soir de Sébastien Lecornu qui nous dit que la chaîne a tenu pendant la fin de pénicule. Oui, tout va bien,
une déclaration un peu lunaire cette conférence de presse avant la réunion de crise mais on va voir qu'il faut arrêter aussi de tout attendre de l'Etat. Rien ne vaut l'action individuelle.
Avec vous Annalisa et Capellini, on va partir en Russie. Vladimir Poutine reconnaît des difficultés. Oui, des difficultés. Une période difficile, c'est ça qu'il dit Vladimir Poutine. Il y a une région qui est particulièrement en difficulté, c'est la Crimée, la Crimée occupée depuis 2014. On voit ça dans un instant, tout de suite. Good morning business, l'édito de Le Gendre. Raphaël Le Gendre, on va évidemment parler des déclarations du Premier ministre hier qui considère que tout va bien et que la chaîne a tout simplement tenu pendant la canicule. C'est un exercice d'autosatisfaction un peu lunaire du Premier ministre après la semaine qu'on a connue.
Une semaine où on a suffoqué dans toutes les écoles et tous les hôpitaux. L'État a évidemment sa part de responsabilité à prendre
et on a un Premier ministre qui nous a dit non, non, la chaîne a tenu. Pas de problème,
quasiment dit pas de problème. Il devait prévoir, il ne l'a pas suffisamment fait. On l'a dit et redit. Bon, ça, ok, les critiques sont tombées. Et en même temps, ce qu'on voulait dire ce matin, c'est qu'il faudrait aussi sortir de ce réflexe très français d'aller taper à la porte de Matignon dès que quelque chose ne va pas. Ça n'est pas l'État français qui possède les écoles, ce sont les communes. Ça n'est pas l'État qui possède les collèges, ce sont les départements et ça n'est pas l'État qui doit gérer les lycées, ce sont les régions.
Les directeurs et chefs d'établissements sont aussi responsables de la manière dont fonctionnent leurs établissements, de la sécurité, du fonctionnement au quotidien et donc la responsabilité est partagée. Oui, bien sûr, l'État a mal préparé l'adaptation au réchauffement climatique mais il y a aussi les collectivités locales et il y a chacun des fonctionnaires qui doivent tenir les établissements qu'ils soient scolaires ou les hôpitaux où il y a les personnes fragiles.
Ce qui veut dire qu'on a une responsabilité collective en fait dans notre adaptation.
Mais oui, il faut arrêter de penser qu'on peut tout régler depuis Paris, ce centralisme très français. Les maires doivent connaître les bâtiments vulnérables, les établissements préparer leurs plans comme les entreprises protègent aujourd'hui leurs salariés et nous tous
devons aussi veiller sur notre responsabilité sur toutes les personnes fragiles ou isolées qu'il peut y avoir autour de nous. Bref, un principe de responsabilité individuelle plutôt que de le diluer dans le collectivisme en attendant tout de l'État. L'État, il est là pour deux choses. Il est là pour distribuer de l'argent et pour poser le cadre, les normes. Alors, question de l'argent, les moyens, ça, globalement, franchement, ils sont là aujourd'hui en France.
On est le premier pays de la zone euro en termes de dépenses d'investissement public. On a un point de plus que l'Allemagne et deux points de plus que l'Espagne ou les Pays-Bas, par exemple. Le problème, c'est qu'on ne fait pas toujours les bons choix. On prend quelques exemples dont on a un peu parlé sur ce plateau, comme la gare de Nantes où il fait 3 degrés de plus à l'intérieur qu'à l'extérieur et qui a quand même coûté la bagatelle de 132 millions d'euros d'argent public. Vous avez l'hôpital de Saint-Lô qui vient d'être construit
sans clim à l'intérieur parce qu'on a estimé qu'en Normandie, il n'y avait pas de canicule. Bravo ! Ou encore la place de la République qui a plus de 10 ans qui a coûté plus d'une vingtaine de millions d'euros. On a coûté tous les arbres et on a tout minéralisé. C'est quand même délirant quand on sait qu'on se dirige vers quelques degrés de plus chaque année. Bon, ça, c'est pour l'argent. On a un fond vert quand même, près d'un milliard par an
pour gérer le réchauffement climatique. Par contre, sur les normes, là, on a franchement des marges de progression. Le ministère reconnaît lui-même qu'aucune réglementation ne définit clairement le niveau d'exposition à la chaleur acceptable dans un bâtiment recevant du public. Ça, c'est pas possible.
Et en revanche, j'ai vu cette situation quand des parents amènent des climatiseurs dans les salles d'école de leurs enfants. On leur dit bah non, c'est pas possible parce qu'il y a des distances à respecter, des normes de sécurité. Et alors là, on préfère laisser les enfants mourir de chaud plutôt que d'avoir
du bon sens de l'action. Donc, il y a trop de normes d'un côté et pas assez de normes
de l'autre. Alors, au lieu de brasser de l'air à Matignon pour nous expliquer que toute la chaîne a tenu et s'auto-congratuler, peut-être qu'on devrait se mettre un peu plus au boulot. Et puis surtout, surtout, prenez-vous vous-même par la main. Rien ne vaut l'action individuelle. Merci beaucoup, Raphaël Lejean. On vous retrouve comme tous les jours à 9h30 dans Les Experts. On part en Russie. Good morning business. Le monde qui bouge. Annalisa Kepedini, c'est notable. Vladimir Poutine a reconnu hier que la Russie avait des difficultés, difficultés sur les approvisionnements en pétrole, notamment à cause des frappes ukrainiennes, mais difficultés aussi en Crimée.
Il y a un sujet particulier sur la Crimée. Oui, c'est en Crimée que tout se joue. Et d'ailleurs, quand il parle de difficultés d'approvisionnement Poutine sur le pétrole, il en parle parce que ce sont les raffineries en Crimée qui sont particulièrement touchées. C'est assez paradoxal parce que la Crimée qui avait été annexée en 2014 était la conquête la plus stable finalement de la Russie. C'est en Crimée que la défaite de Moscou pourrait commencer. Pourquoi ?
Parce que la Crimée, c'est le nouveau terrain où l'Ukraine applique sa stratégie, celle de frapper très directement les infrastructures pétrolières énergétiques avec une telle intensité que les autorités de la Crimée ont été obligées d'instaurer l'état d'urgence. Il y a des centaines d'attaques de drones par jour qui ont des effets très directs sur la population. On parle donc d'alerte aérienne évidemment très régulière, des blackouts, des difficultés d'approvisionnement. Il y a même des difficultés de circulation sur le pont de Kerch. C'est le seul pont qui relie la Crimée à la Russie continentale. Et en fait, isoler la Crimée, c'est bien sûr un des objectifs affichés de Kiev.
Le ministre ukrainien de la Défense, Mikhailo Fedorov, dit que bientôt la Crimée sera une île. C'est en tout cas l'objectif de Kiev. Pour les Russes, l'enfer ne fait que commencer, je cite le ministre de la Défense. Des attaques ukrainiennes avec aussi un objectif toucher la population civile. Exactement, pour l'impliquer dans le conflit. Parce que Vladimir Poutine, lui, a toujours essayé de protéger la population russe. Des conséquences très directes du conflit. Et bien là, pour les 2,5 millions d'habitants de la Crimée, la guerre commence à devenir très concrète.
Quand les commerçants sont obligés de baisser le rideau, quand il est très compliqué de retirer de l'argent, de faire de l'essence, le quotidien n'est plus du tout le même. Évidemment, il y a un but du côté ukrainien. C'est aussi celui de créer une division au sein de la population, d'instiller le doute aussi chez la population de la Crimée. Est-ce que Poutine ne décidera pas, finalement, de sacrifier cette région-là ? Est-ce qu'il ne demande pas à cette partie de la population de payer un prix trop élevé ? Ce sont des divisions, évidemment, très dangereuses en temps de guerre. La Crimée, c'est un objectif géographique et symbolique. Exactement, géographique. Pourquoi ?
Parce qu'affaiblir la Crimée permet d'affaiblir toute la partie sud de l'Ukraine qui est occupée par la Russie. Les régions de Kherson, Zaporizha notamment, dans toutes ces régions-là, les forces d'occupation russes reçoivent leurs équipements militaires à travers la Crimée. Et puis, il y a un côté symbolique très important. C'est une importance presque psychologique. En 2014, l'annexion s'était passée presque pacifiquement. Donc, c'était la consécration des ambitions impériales de Poutine qui considère encore aujourd'hui que la Crimée est la patrie spirituelle de la nation russe. Et donc, les difficultés de la Crimée aujourd'hui sont d'autant plus symboliques.
Elles semblent aussi refléter les difficultés de Vladimir Poutine en Russie. sa popularité est en baisse. Même les sondages d'État le disent. Elle était à moins de 30% en avril. C'est le niveau le plus bas depuis 2022. L'économie russe, on le sait, commence à accuser le coût. Elle s'est contractée pour la première fois en trois ans au premier trimestre 2026. Donc, même le Kremlin doit commencer à avouer certaines faiblesses. Vous le voyez, les signaux faibles commencent à s'accumuler. Et c'est la Crimée qui est le meilleur baromètre pour évaluer finalement l'état de santé du pouvoir de Poutine.
Parce que si Moscou ne parvient plus à garantir la sécurité de Sébastopol, c'est toute la promesse du régime qui s'effondre. Est-ce que ça veut dire qu'ils vont renégocier ? Peut-être. En tout cas, on sent en ces dernières semaines
que Vladimir Poutine est un peu plus disposé à s'asseoir à la table des négociations avec les Européens. Négocier ne veut pas dire forcément arriver à la fin du conflit.
Merci beaucoup Annalisa Cappény. Dans un instant, on va revenir sur les questions d'horaire de travail. Jean-Pierre Farandou veut emmener les partenaires sociaux en voyage de classe en Espagne pour leur montrer comment on s'organise là-bas quand il fait 40 degrés. Je vous spoil, c'est en adaptant les horaires. Est-ce qu'il faut se mettre à l'heure espagnole ? Ce sera l'objet du débat. De suite. BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie. Good morning business avec leur closier. Bonjour à tous. Bonjour à tous. Retour de la matinale de l'économie. Il est 7h sur BFM Business. On est ensemble et en direct jusqu'à 9h.
Jean-Pierre Farandou veut emmener les partenaires sociaux en voyage de classe en Espagne. Objectif, leur faire découvrir comment marche le pays sous 40 degrés. Je vous spoil, en adaptant les horaires, 8h15 entre juin et septembre. Est-ce qu'il faut se mettre à l'heure espagnole ? Ce sera l'objet du débat dans 10 minutes entre Jean-Marc Daniel et Emmanuel Lechypre. On va largement parler travail. Ce matin, 500 entreprises se sont engagées contre les discriminations sur les origines géographiques des candidats. Objectif chiffré à l'appui. Minimum 8% de recrutement de profils issus des quartiers populaires ou des zones rurales. Comment on fait pour mesurer ? 7h45.
Encore au berger, ministre délégué chargé de l'égalité entre les hommes et les femmes. Et notre invité, une victoire et un revers. C'est ce qu'a obtenu Donald Trump hier de la Cour suprême sur des limogèges. D'un côté, il peut révoquer qui il veut, à la SEC ou la FTC. C'est validé. Mais de l'autre côté, il y a une institution à laquelle il ne peut pas toucher. C'est la Fed. Laysa Cook peut garder son poste au bord de la Banque Centrale. Qu'est-ce que ça nous dit sur l'évolution des pouvoirs aux Etats-Unis en partie à Washington à 7h30 ? L'actualité, c'est aussi avec Léo Dumas. Les titres de ce matin. 95% des sites industriels européens sont à risque face aux fortes chaleurs.
Les prix du fret maritime flambent à nouveau. Et puis, toujours pas de fumée blanche dans la restructuration de la dette de casinos. Abivax a publié des données positives sur la phase 3 de son traitement contre la rectocolite hémorragique. La phase 3, ça veut dire qu'on se rapproche d'une commercialisation potentielle. Du coup, le titre prend quasiment 30% en après-marché. Etienne Breck nous expliquera tous dans son point bourse dans 10 minutes. Le journal, c'est parti. Good morning business. Le journal. Les entreprises françaises bientôt à l'heure espagnole. On a déjà la météo, alors pourquoi pas les mêmes règles ? C'est ce que pense Jean-Pierre Farandou qui le dit comme ça.
Il faut qu'on considère que la France, l'été, ça devient l'Espagne. Alors, le ministre du Travail veut embarquer les partenaires sociaux là-bas pour aller piocher quelques idées d'adaptation. Caroline Morisseau.
À Madrid, à 40 degrés, ça fonctionne, insiste Jean-Pierre Farandou. Après s'être entretenu avec son homologue espagnol, le ministre du Travail souhaite donc proposer aux partenaires sociaux un voyage d'études là-bas à la rentrée pour alimenter ensuite les discussions entre patronat et syndicat. Le ministre cite plusieurs mesures. Les entreprises et les administrations espagnoles peuvent faire travailler leurs salariés dès 8 heures pour finir à 15 heures sur 4 mois de l'année entre juin et septembre. Des accords de branche dans le BTP permettent aussi de suspendre le travail aux heures les plus chaudes. Tout cela relève des conventions collectives.
Enfin, un congé climatique a été instauré en Espagne mais le ministère du Travail qui n'est pas favorable à cette mesure souligne qu'il n'a rien à voir avec ce que réclament les écologistes. Jusqu'à 4 jours par an peuvent être accordés aux salariés mais uniquement en cas de force majeure. S'il leur est impossible de se rendre sur leur lieu de travail suite à une alerte des autorités liées à un événement climatique extrême. Ce n'est pas prévu en cas de canicule insiste le ministère du Travail.
Le gouvernement espagnol qui annonce par ailleurs relever sa prévision de croissance pour cette année 2,6% grâce à une économie plus résiliente et capable de faire face au choc selon son ministre. Et puis toujours sur les fortes chaleurs la question de l'adaptation elle se pose aussi sur les sites industriels. 95% d'entre eux seront fortement exposés d'ici à 2050 selon une étude de SIA Partners ce matin. C'est donc désormais un enjeu de souveraineté pour l'Europe. Alexandra Pagé.
Un sixième du parc nucléaire français à l'arrêt à cause de la chaleur. 130 millions de travailleurs européens menacés par le stress thermique. Des pertes de productivité entre 8 et 14% en Europe centrale. La canicule de juin 2026 a révélé les fragilités de l'industrie lourde européenne. Matières premières, ressources humaines, logistiques et le nerf de la guerre, l'énergie sont les maillons les plus vulnérables, explique Alban Dubois, référent adaptation des entreprises au changement chez SIA Partners.
Trois centrales qui ont dû être minées à l'arrêt à cause de un type de température de reprenissement. Et ça ensuite, avec des industries comme l'énergie, ça a des conséquences essentiellement en cascade sur les autres entreprises.
Un effet domino qu'il est absolument indispensable d'anticiper. Seulement 8% des entreprises européennes ont un plan d'adaptation prêt à être mis en place. C'est bien trop peu pour rester compétitive.
Et ça va devenir indispensable si on souhaite garder une souveraineté industrielle en France et en Europe face à d'autres acteurs, notamment la Chine, qui eux ont déjà pris en compte le réchauffement climatique de manière très forte, avec une capacité de planification et d'organisation qui est à certains égards plus performante que la nôtre au niveau européen.
Le pourtour méditerranéen est la zone la plus sensible d'Europe. Ils concentrent près de 40% des sites industriels qui seront le plus fortement exposés aux vagues de chaleur d'ici 2050.
Sur le front commercial, l'Europe mise toujours sur le dialogue avec la Chine. Les deux blocs annoncent qu'ils vont intensifier leur discussion après la visite hier du ministre chinois du Commerce à Bruxelles chez le commissaire Maros Shsefkovic qui prévient quand même pas de capitulation pour les 27.
L'écart se creuse. Les exportations chinoises vers l'UE ne cessent d'augmenter tandis que notre part de marché en Chine
ne cesse de diminuer. Cette tendance n'est pas tenable et le statu quo n'est pas une option. L'UE reste ouverte aux échanges commerciaux mais nous devons défendre notre industrie et continuer à œuvrer en faveur de conditions de concurrence équitable à l'échelle mondiale afin que nos industries puissent rivaliser
à Armégas.
Et face aux petits colis chinois la taxe française de 2 euros sera suspendue dès demain annonce le gouvernement ce matin au moment même où le droit de douane européen sur ces colis chinois à 3 euros entrera en vigueur. Dans le même temps la menace plane toujours du côté de Washington. Oui la prochaine échéance c'est le 24 juillet date de fin de l'enquête sur la lutte contre le travail forcé qui sert en fait de prétexte pour instaurer un tarif minimum à 10% sur les importations. Alors en attendant c'est le transport maritime qui flambe les entreprises accélèrent leurs commandes pour faire entrer les marchandises avant les surtaxes Jean-Baptiste Huet.
Entre la Chine et la côte est des Etats-Unis le prix d'un conteneur de 40 pieds a bondi de 62% en un mois pour atteindre près de 7 900 dollars. Vers la Méditerranée la hausse atteint 47% on retrouve des niveaux qui n'avaient plus été vus depuis la crise de la mer rouge en 2023 lorsque les attaques des outils avaient forcé les navires à contourner l'Afrique. Après l'annulation des droits de douane réciproques par la Cour suprême Washington prépare en effet des surtaxes d'au moins 10% visant notamment la Chine et l'Union Européenne invoquant la lutte contre le travail forcé.
Les importateurs préfèrent donc payer plus cher maintenant plutôt que de subir des taxes demain mais ce mouvement de précaution tire les prix du transport vers le haut et risque au final de renchérir encore un peu plus les produits importés. 7h05 une explosion criminelle hier soir à Monaco. Sur le pas de la porte d'un immeuble après le dépôt d'un colis piégé par un homme qui s'est enfui la déflagration violente selon le gouvernement a fait trois blessés dont Vadim Hermolaev c'est un oligarque ukrainien la 23ème fortune du pays est sous sanction de Kiev Annalisa Capellini
L'oligarque est à la tête du groupe Aleph qu'il a créé en 1995 la société est aujourd'hui active dans les secteurs du bâtiment de l'agroalimentaire et de l'industrie son succès est aussi très lié à sa ville natale Dnipro dans l'est de l'Ukraine selon les médias ukrainiens Vadim Hermolaev a complètement changé le paysage de sa ville entre centres commerciaux complexes résidentiels et immeubles de bureaux mais l'homme d'affaires a aussi investi en Crimée
notamment dans le secteur des spiritueux c'est ça qui lui a valu d'être placé sous sanction par Kiev en 2023
le conseil national de sécurité et défense de l'Ukraine lui reproche d'avoir poursuivi ses activités en Crimée en collaborant avec l'occupant russe Vadim Hermolaev n'est désormais plus citoyen ukrainien il a renoncé à sa nationalité ukrainienne en 2019 quand il est devenu citoyen chypriote officiellement l'homme d'affaires voulait simplement bénéficier d'une protection internationale indépendante du système judiciaire ukrainien peu après le début du conflit il affirmait encore vouloir développer son entreprise en Ukraine après la guerre
L'actualité des entreprises est une échéance clé dans le dossier de la restructuration de casinos Sept mois que les négociations durent sur le milliard et demi de dettes entre l'actionnaire principal Daniel Kretinsky et ses créanciers alors il espérait être un accord ce mardi mais toujours pas de fumée blanche ce matin quels sont les scénarios Pauline Tadevant ?
Dans la dernière ligne droite entre Daniel Kretinsky et les créanciers toujours les mêmes points de blocage chacun compte ses sous selon une source proche en contrepartie d'une réduction de la dette à 800 millions d'euros de la baisse des taux d'intérêt de 9 à 6% et de la réinjection de 300 millions d'euros les créanciers veulent une plus grosse part du capital du groupe Casino quoi qu'il arrive ce soir le conseil d'administration du distributeur devrait se réunir la semaine prochaine en cas d'accord il l'enterrira puis la direction ira le présenter au tribunal de commerce s'il n'y a pas d'accord le conseil donnera son avis sur les offres puis le tribunal se prononcera sur leur recevabilité il peut demander de les faire évoluer dans l'intérêt du groupe ces derniers mois les créanciers n'ont pas exclu de prendre le contrôle fort du soutien des banques Daniel Kretinsky s'est lui dit confiant dans l'avenir du distributeur avec 800 millions d'euros de trésorerie il y a de quoi voir venir précise un proche du dossier le deal ne pourra se conclure qu'après un vote de toutes les parties probablement à la rentrée selon cette source qui vise un dénouement en fin d'année
contactez les différentes parties n'ont pas souhaité commenter et puis Danone va faire appel le groupe qui a été jugé coupable de pratiques commerciales trompeuses par le tribunal judiciaire de Paris pour sa marque Volvic où il était mentionné sur les bouteilles en plastique 100% recyclable ou certifié neutre en carbone ce qui n'est pas tout à fait vrai Hélène Cornet
On respectait la réglementation de l'époque ce justifie Danone et notamment le principe de la compensation pour atteindre la neutralité carbone L'industriel s'appuyait essentiellement sur une certification obtenue en 2020 par l'organisme Carbon Trust certification qui n'existe plus aujourd'hui Trop flou trop peu précis et surtout mensonger pour l'association de consommateurs CLCV à l'origine de la plainte en 2021 le tribunal a jugé effectivement que les allégations 100% recyclées 100% recyclables étaient trompeuses 75 000 euros d'amende et la publication du jugement sur le site internet durant 6 mois Danone conteste le raisonnement et va faire appel Une affaire qui met en avant toute l'ambiguïté de la communication environnementale par les industriels qui jusqu'ici revendiquaient des engagements peu vérifiables Nestlé Waters et Nespresso sont eux aussi visés Désormais sur les bouteilles d'eau Volvic on peut lire la mention 100% en matière recyclée étiquette et bouchon exclu 7h10 la bourse Votre rendez-vous avec Silex Produits structurés Allocations de portefeuilles Technologie Silex accompagne les investisseurs professionnels à chaque étape clé Votre rendez-vous avec Banque Populaire à vos côtés pour prévoir votre avenir et protéger vos proches Banque Populaire la réussite est en vous
On commence avec le Dow Jones qui enregistre un nouveau record grâce notamment à Alphabet La maison mère de Google qui a rejoint hier l'indice Dow Jones et donc vous avez tous les ETF qui répliquent l'indice Dow Jones qui ont dû acheter des actions Alphabet ce qui a provoqué hier une forte hausse de l'action de près de 5% ça a permis donc à l'indice Dow Jones de toucher un record le Nasdaq n'était pas en reste plus de 2% après le petit coup de mou en fin de semaine dernière c'est la dernière séance du mois mais également du trimestre et du semestre donc c'est une séance importante aujourd'hui quand vous arrêtez les compteurs à hier soir on est sur un mois de juin qui est particulièrement instructif on en reparlera dans une demi-heure l'once d'or perd quand même plus de 12% c'est la plus forte baisse mensuelle de l'or depuis 2008 et puis surtout avec ce basculement cette forte baisse des cours du pétrole un conflit au Moyen-Orient qui tente de s'apaiser et bien c'est le retour des actions européennes quand vous regardez l'Eurostock 50 sur l'ensemble du mois il gagne 2,8% quand le S&P 500 perd 1,8% et le Nasdaq un peu plus de 4% de baisse c'est toujours compliqué ce matin pour le Yen japonais qui continue de se déprécier face notamment au dollar on en a beaucoup parlé sur ce plateau le marché qui anticipe Kevin Warch un nouveau patron de la banque centrale américaine plus ferme et donc tout cela ne falsifie pas les choses pour le Japon avec aujourd'hui 172 Yen pour 1 dollar on a une devise qui est sur un plus bas de 1986 à l'ouverture il faudra surveiller Abivax qui était en très forte hausse hier soir le certificat qui est bien coté aux Etats-Unis était en hausse de plus de 25% et pour cause Abivax ça a clarifié un petit peu la situation au début du mois de juin ils avaient annoncé des résultats de phase 3 c'est à dire la dernière phase avant une demande de mise sur le marché qui était positive oui mais avec des effets secondaires sur l'un des traitements en ce qui concerne la recto-rocalite hémorragique et hier soir ils ont agrandi le panel ils ont fait parler des anciens membres de la FDA qui est le gendarme américain de la santé qui montre que finalement non il n'y a pas plus de défaillance que cela sur ce traitement et donc vous avez un calendrier qui est pour l'instant maintenu c'est à dire une demande de mise sur le marché aux Etats-Unis pour le quatrième trimestre et donc ce titre qui a été un petit peu malmené ces dernières semaines devrait reprendre de la hauteur tout à l'heure à 9h la rectocolite hémorragique merci c'est pas facile à dire il est 7h12 le débat good morning business face à le Chypre Jean-Pierre Farandou le ministre du Travail veut emmener les partenaires sociaux en voyage de classe en Espagne objectif leur montrer comment ça fonctionne quand il fait 40 degrés alors c'est assez facile ils adaptent les horaires est-ce qu'il faut forcer les entreprises françaises à faire la même chose que les espagnons et le Chypre qu'est-ce que vous répondez ?
alors si le seul problème d'adaptation à la canicule c'était les horaires de travail ça se saurait puisque c'est pas à cause des horaires de travail que les trains espagnols marchent mieux que les trains français quand il fait chaud cette parenthèse étant refermée non moi je pense qu'il faut quand même effectivement un niveau de contrainte pour les entreprises et les obliger en quelque sorte à s'adapter les chiffres espagnols sont extrêmement intéressants vous avez 20% des salariés espagnols aujourd'hui qui bénéficient de ce qu'on appelle cette journée intensive il faut savoir que la journée de travail espagnole
pas de pause 8h15h sans pause
non non non la journée traditionnelle de travail en Espagne c'est 9h 13h30 14h 2h de pause déjeuner et après on reprend autour de 16h jusqu'à 19h mais effectivement dans les périodes estivales et beaucoup le vendredi aussi ils ont créé cette journée intensive qui consiste à faire 8h15h avec 30 minutes de pause à midi il y a plein d'avantages plus de productivité meilleur équilibre vie perso d'ailleurs les salariés le plébiscite sauf qu'en Espagne vous n'avez qu'à peu près 20% des salariés qui en profitent alors qu'ils sont presque 75% à vouloir en profiter donc ça montre bien qu'il y a une difficulté des entreprises à s'adapter et à mettre en place ce dispositif donc oui il faut qu'il y ait un cadre on ne peut pas laisser ça à la décision de chaque entreprise parce que d'abord on sait que toutes ne jouent pas le jeu il y a eu des sanctions en France pour les entreprises
il n'y en a pas eu beaucoup à Diffin-Andou hier d'accord
il n'empêche que toutes les entreprises ne jouent pas le jeu et ça pose un problème en termes de concurrence il faut rappeler que qui est le plus pénalisé dans ces périodes de forte chaleur au travail c'est toujours les salariés les plus fragiles ceux qui ont le moins de pouvoir soit de négociation soit de trouver une autre solution il n'y a qu'un cadre ça peut télétravailler alors qu'un manutentionnaire ça ne peut pas télétravailler que encore une fois le coût de l'inaction est plus élevé de l'adaptation et qu'une canicule ça fait plein de problèmes négatifs au travail on a déjà l'État qui fixe les règles pour les intempéries donc oui moi je pense qu'il faut un cadre et après dans ce cadre il faut laisser évidemment négocier les partenaires sociaux
2600 contrôles 227 mises en demeure c'est ça les entreprises les contrôles qui ont été effectués
sur combien d'entreprises contrôlées
2600 contrôles 227
ça fait quand même 10% nous avons Jean-Marc Daniel
avec nous est-ce que ça vous plaît Jean-Marc une nouvelle règle dans le code du travail et voilà une nouvelle règle ça manquait chaque semaine on a sa nouvelle règle mais de quoi se mêle-t-il vous savez j'ai eu deux réflexions littéraires à propos de cette décision il y a une il y a un livre qui s'appelle les employés de Balzac qui raconte comment on vivait dans la fonction publique au 19ème siècle le grand débat c'est le fait que on aménage les horaires en fonction de la lumière parce qu'à l'époque il n'y a pas de problème de canicule il n'y a pas de réchauffement climatique mais il ne fait pas jour il n'y a pas de électricité donc l'été on a des horaires relativement relativement souples mais l'hiver on travaille de 10h à 16h il faut être là
à 10h parce qu'on y voit gouttes
sinon on n'y voit pas
il faut économiser les bougies voilà et donc
la grande revendication des employés de l'époque c'est rendez-nous la lumière l'État nous vole la lumière et donc là je dis l'État veut voler la fraîcheur laissez-nous vivre la fraîcheur laissez-nous profiter le matin de la fraîcheur laissez-nous nous organiser ne nous voler pas ne nous obliger pas à aller travailler au moment où il fait le meilleur donc vous voulez faire le contraire vous voulez faire allons travailler de midi à 20h on s'organise comme on veut on voit avec l'entreprise on s'organise comme on veut mais on ne met pas en systématique le rap le vol de la fraîcheur la fraîcheur on la négocie la fraîcheur en tant qu'individu en tant qu'entreprise dans le dialogue social ça doit faire partie de l'organisation d'autant plus que effectivement ça a duré une semaine j'espère que ça ne reviendra pas on nous annonce que ça reviendra mais effectivement on ne va pas tout chambouler refaire une règle pour une semaine de canicule
la deuxième réflexion littéraire c'est quand on demandait à Boileau ce qu'il pensait d'un certain nombre de choses il disait j'imite de con rare le silence prudent et Boileau d'expliquer
qu'il y a beaucoup de sujets sur lesquels on a plutôt intérêt
à se taire et je pense que notre ministre du travail sur ce genre de choses sur la vie quotidienne des entreprises
sur l'organisation du dialogue social sur la façon dont on organise notre vie il a plutôt intérêt à se taire oui mais Jean-Marc on ne peut pas dire on n'arrive pas à s'adapter et à chaque initiative dire c'est nul mais ce n'est pas à l'État de prendre des initiatives c'est aux entreprises de prendre des initiatives et si l'État a une vraie réflexion sur le réchauffement climatique il a des outils qui correspondent à ce qui est sa vraie mission c'est-à-dire qu'il porte le prix de l'essence à 4 euros et qu'il laisse les entreprises vivre et à ce moment-là il aura véritablement pris en compte la réalité et les problèmes du réchauffement climatique ça c'est pas l'adaptation c'est la baisse des émissions vous êtes toujours si on baisse
le réchauffement climatique il y a une origine bien sûr si on commence par traiter la cause on aura un effet positif sur les effets c'est vrai c'est vrai d'abord moi je trouve assez sain que l'État délimite le terrain de jeu et qu'à l'intérieur du terrain de jeu encore une fois on laisse la place aux négociations mais il y a déjà des tas de règles qui sont fixées pour des catastrophes naturelles qui sont peut-être moins dangereuses pour les conditions de travail que la chaleur quand il y a tempête risque électrique quand il y a inondation l'État détermine les conditions d'arrêt des activités donc moi je trouve pas choquant que pour un risque important comme la chaleur effectivement l'État définit un cadre et après profession par profession c'est le rôle des branches c'est le rôle noble des partenaires sociaux de définir ce qui est faisable profession par profession et puis alors cette idée très 19ème siècle de dire oui mais vous nous volez la fraîcheur vous nous volez la fraîcheur alors moi j'ai été très intéressé par l'enquête qui est parue hier soir par le bon coin sur les aspirations au logement des français vous savez le bon coin c'est devenu quand même l'une des principales agences immobilières de ce pays et que disent les français c'est que maintenant dans les critères d'achat revient les volets de façon massive la problématique de la chaleur vous avez quand même plus de 8 français sur 10 qui subissent un inconfort dans leur logement quand il y a de très grandes variations de température donc cette idée que sous temps Jean-Marc qui est que finalement on serait mieux chez soi à profiter de la fraîcheur plutôt qu'au boulot moi je n'achète pas cette idée aujourd'hui vous avez beaucoup de gens qui sont mieux au boulot que chez eux et donc cette idée de ne pas se faire voler la fraîcheur
à la suite c'est le droit à la climatisation c'est le débat
l'avantage pour le coup de la formule 8h15h c'est que l'entreprise fait des économies en matière de climatisation
parce que vous fermez après
l'hiver quand les bureaux sont inoccupés un bureau en moyenne un immeuble de bureau s'est occupé à peu près 25 à 30% du temps bon ben voilà si l'hiver quand vous venez au bureau dans un grand immeuble l'après-midi
vous pourrez faire l'école comme ça dans les bureaux
et ben totalement c'est ce qui se passe déjà
on a tout réorganisé 7h20 sur BFM Business où on en est sur le rapport Draghi good morning business le monde qui bouge l'interview l'institut Montaigne t'es la gardée de près où on en est sur la mise en place du rapport Draghi est-ce que l'Europe est au rendez-vous 567 recommandations précises et mises par Mario Draghi en septembre 2024 sur les questions de compétitivité européenne on en parle avec notre invité François Chimide bonjour vous êtes responsable du programme Europe à l'institut Montaigne sur ces 567 recommandations on en est où c'est quoi le pourcentage de mise en place alors le taux de mise en oeuvre qu'on a analysé et trouvé est d'environ 30% ce qui 18 mois après environ l'entrée en vigueur ou en tout cas la publication formelle du rapport reflète plutôt les temps de passage à la fois on va dire des traditions européennes en matière de production de réformes production législative mais aussi les temps de passage que monsieur Draghi avait établi lui-même dans son rapport c'était un élément
donc c'est pas si mal en fait
et c'est en effet ce qui nous est apparu c'est que contrairement à la petite musique un peu défaitiste de il ne se passe rien en Europe les européens ne bougent pas quand on regarde concrètement la production législative en cours les choses sont assez différentes après la question la question à poser c'est a-t-on encore ce temps-là et là forcément on apporte un éclairage un peu différent un peu moins positif c'est-à-dire qu'on ne peut pas garder ce rythme c'est-à-dire qu'il faut accélérer sévèrement c'est que depuis la publication du rapport Draghi on a eu quand même la confirmation de la révolution technologique de l'IA le second mandat Donald Trump avec les implications en termes de sécurité pour les européens les défis autour du détroit d'Hormuz et on va dire le renouvellement des chocs énergétiques et hélas on constate cette accélération du monde d'un côté et une Europe qui continue sur des temps de production et de réformes qui sont ceux d'un peu de l'ancien monde d'une certaine manière Annalisa ce que vous soulignez dans le rapport c'est que les réformes mises en oeuvre sont celles qui étaient plus faciles finalement à faire est-ce que ça veut dire qu'on va bloquer après ?
Alors c'est un peu un truisme de dire qu'on a commencé par le plus simple mais ça permet quand même de rappeler qu'on a fait des choses ce que souvent en France on tend un peu à omettre en revanche l'autre élément important c'est qu'on a aussi constaté qu'environ 60% des recommandations vont être formellement en négociation entre Européens dans les 18 prochains mois et donc que plutôt que l'analyse de on ne fait rien l'élément qui nous paraissait le plus valable était de dire on est dans le moment décisif de la mise en oeuvre ensuite on essaie d'apprécier à quel point les Européens vont faire ce qu'il y a dans le rapport par rapport aux discussions qui sont en cours et là c'est vrai que la perspective est un peu plus nuancée on estime que dans 12-18 mois si les choses se passent comme elles doivent se passer on aura fait environ 50-60% du rapport en revanche et c'est là que le bas blesse un peu les éléments les plus structurants les plus fondamentaux si rien ne change c'est l'union des marchés de capitaux c'est des éléments comme ça où en fait il n'y a pas une unanimité totale européenne d'une part et puis les grosses réformes prennent du temps c'est assez naturel pour faire des gros changements il faut que vous discutiez plus il faut que vous réfléchissiez plus et il faut que vous proposiez des choses plus substantielles et donc par exemple si on prend l'union de marché des capitaux c'est plutôt l'une des dynamiques où on estime que les choses pourraient se décanter on voit notamment une initiative autour des six grandes économies européennes avec des volontaires c'est ça qui marche voilà et il est probable et de manière générale qu'un certain nombre sur un certain nombre des grandes réformes structurantes il sera délicat d'avancer à 27 et donc les européens vont devoir trouver une méthode de trouver des compromis qui leur permettent d'avancer plus vite entre ceux qui sont prêts à aller plus vite pour accélérer leur capacité à justement se réformer à évoluer dans un monde qui lui semble de plus en plus dynamique mais c'est quoi sa valeur juridique parce que c'est pas un texte de loi le rapport Draghi c'est pas comme le pacte vert c'est pas c'est quoi sa valeur on n'est pas obligé de le mettre en oeuvre à 100% sa valeur juridique est tout simplement nulle sa valeur politique elle est celle qu'on veut bien lui donner ça a été une commande faite par madame Van der Leyen quand elle était présidente de la précédente commission et ça a été on va dire assez largement endossé par l'ensemble des états membres et donc vous avez aujourd'hui à la fois au niveau des états membres le conseil et à la fois au niveau de la commission le rapport Draghi qui sert un peu de feuille de route de tableau de bord donc il y a une sorte d'unanimité quand même globale ça a été peut-être la plus grande vertu du rapport ça a été de catalyser à la fois un consensus sur la réalité de notre décrochage et on va dire une adhésion d'ensemble aux axes de réformes à entreprendre et on est dans ce moment où les réformes sont lancées elles arrivent sur le plan de travail et il va falloir qu'en européen on trouve des compromis les compromis ça demande aussi du capital politique auprès de ses opinions nationales pour faire des concessions ou mieux être fraîchement élu que d'être en fin de mandat c'est plus simple Annalisa justement vous parlez d'une Europe des volontaires pour faire avancer les choses
on a vu la semaine dernière la rencontre entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni la présidente du conseil italien est-ce que c'est la bonne stratégie de se voir comme ça en bilatéral pour essayer d'avancer plus vite sur certains dossiers ?
franchement il faut qu'on fasse feu de tout bois et donc bien évidemment il faut à la fois qu'on multiplie les discussions bilatérales et qu'on accélère la capacité à discuter à 27 il y a eu des avancées dans ce sens on a vu le conseil et la commission se mettre d'accord sur un plan législatif pour 2026 qui est extrêmement intense et un parlement européen qui rappelle qu'il faut quand même tenir qu'il faut aussi tenir des obligations démocratiques de transparence de temps de discussion mais qui largement suit en revanche là où on a une vraie difficulté c'est que les instabilités ou les faiblesses politiques des différents leaders européens au niveau national rend plus délicat la capacité à faire des compromis parce que ce sont des choses qui risquent de vous être reprochées au niveau de votre opinion publique et là-dessus à la fois les allemands mais en premier lieu les français connaissent une très grande difficulté pour être très précis très concret nos partenaires n'ont pas nécessairement envie de s'engager dans des grands sauts en avant avec une France qui après demain pourrait être gouvernée par le Rassemblement national C'est le capital politique ou c'est notre niveau de dette qui pose problème dans notre capacité aujourd'hui à négocier en Europe ?
Alors le niveau de dette français en particulier est en effet un vrai point bloquant sur tout ce qui va être la dimension d'endettement commun et de financement commun quand vous avez le principal supporter d'une dette commune et d'efforts financiers communs qui n'a plus de capacité budgétaire qui lui-même est en grande difficulté forcément ça vous coupe un peu les jambes pour aller de l'avant ajoutez à cela le fait que nous avons déjà fait une dette commune en européen ça a été la grande avancée du plan de relance Covid or cette dette commune on n'est toujours pas capable de se mettre d'accord sur comment la rembourser c'est vrai que Berlin on va dire qui fait un peu figure de principal opposant sur ces questions là a beau jeu de nous rétorquer vous êtes gentil avec la nouvelle dette commune mais d'abord mettons-nous d'accord sur comment on rembourse celle qu'on va devoir commencer à rembourser l'an prochain c'est quoi pour vous la mesure la plus marquante le 28ème régime peut-être ça montre quand même qu'on a pu s'accorder sur quelque chose je pense que la plus marquante ce sera quand même la préférence européenne alors forcément nous avons une vision très nationale de comment doit se faire une réforme on attend un grand texte qui opère une grande réforme c'est pas tout à fait comme ça que les choses marchent en Europe mais ce qu'on voit c'est que dans l'ensemble des textes où cela est possible de le faire on voit émerger l'acceptation d'une forme de préférence pour les produits et les entreprises européennes dans nos marchés publics dans nos financements industriels et ça c'est une vraie rupture conceptuelle ce sera pas un texte il y a l'accélérateur industriel qui va porter un grand pan de ses préférences européennes mais ce sera pas un seul texte qui le fera réellement entrer en vigueur puis c'est un peu secteur par secteur ce sera tous les financements européens tous les financements publics on voit déjà en France des choses arriver du côté des médicaments par exemple qui vont pouvoir discriminer en faveur de nos productions nationales pour justement s'assurer que dans un certain nombre de secteurs critiques l'argent public européen sert à développer des ressources européennes Merci beaucoup François Chimit d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie responsable du programme Europe à l'Institut Montaigne dans un instant on va revenir sur une victoire et une défaite pour Donald Trump du côté de la Cour suprême victoire du côté des limogèges par exemple à la SEC mais par contre du côté de la Fed c'est un revers Lisa Cook pourra garder son poste à tout de suite Good Morning Business Le Journal Tout juste 7h31 sur BFM Business Le Journal c'est avec Léo Dumas Trois titres à la une Donald Trump qui ne peut pas licencier Lisa Cook de la Fed c'est la Cour suprême qui l'a dit on sera à Washington dès le début de ce journal Andy Burnham lui veut décentraliser pour relancer le Royaume-Uni et puis les contrats pleuvent à Oman pour les entreprises françaises Il y a donc une bonne et une mauvaise nouvelle pour Donald Trump après les décisions de la Cour suprême hier d'un côté elle lui offre le pouvoir de limoger à sa guise des responsables d'agences fédérales en l'occurrence une commissaire de la FTC l'autorité de la concurrence américaine mais la Cour suprême a en revanche mis la Fed à l'abri au moins pour le moment Antoine Lahr depuis Washington elle a dit non au licenciement de la gouverneure Lisa Cook Oui en fait les juges estiment que Donald Trump n'a pas de motif valable pour licencier Lisa Cook ils insistent aussi sur la nécessité de préserver l'indépendance de la réserve fédérale alors il faut rappeler que ça fait un moment que Donald Trump veut faire le ménage au sein du directoire de la Fed il veut mettre en place des fidèles qui seraient à sa botte et qui voteraient en faveur d'une baisse rapide des taux d'intérêt une baisse que le président réclame à corps et à cri depuis son retour à la Maison Blanche c'est pour cette raison que son administration a lancé des poursuites judiciaires contre Lisa Cook elle est accusée de fraude auprès immobilier pour beaucoup ces accusations ressemblent à un prétexte pour l'évincer elle qui avait été à l'époque nommée par Joe Biden cette manœuvre en tout cas n'a pas fonctionné Lisa Cook pour le moment peut garder son poste mais attention les juges de la Cour suprême ne se sont pas prononcés sur le fond en théorie si Donald Trump trouve un motif valable il peut encore espérer la mettre à la porte Trump en tout cas a bien compris que la bataille n'est pas totalement terminée il annonce sur son réseau social qu'il va lancer une nouvelle action immédiate contre Lisa Cook sans préciser de quoi il s'agit en attendant la gouverneure elle se félicite de la décision de la Cour suprême une décision qui dit elle va renforcer l'indépendance de la Fed Antoine Delart depuis la Maison Blanche quand dans le même temps au Portugal c'est la BCE qui tient son forum annuel à Sintra coup d'envoi donné hier soir par Christine Lagarde alors Etienne Braque la présidente de la BCE en a profité pour défendre sa dernière hausse de taux certains ont qualifié notre hausse de taux de hausse de précaution cette décryption est inexacte dit hier soir Christine Lagarde depuis le Portugal qui estime que sans cette hausse de taux l'inflation serait restée bloquée au-delà des 2% en 2027 et en 2028 et que donc grâce à cette hausse de taux de 25 points de base désormais l'inflation sera uniquement au-delà des 2% en 2027 et pas en 2028 bon il faut dire que depuis cette hausse de taux du 11 juin il y a eu un accord de cessez-le-feu qui est intervenu trois jours après cette fameuse hausse de taux et donc forcément les cours du pétrole qui sont revenus sur leur plus bas de début mars ont eu un effet très clair sur les anticipations d'inflation en ce qui concerne la zone euro le calendrier bien sûr et bien vous ne pouvez pas le prévoir la BCE et hier ça a été un argument sans le dire bien sûr de dire que les Ford Guidance c'est-à-dire prévenir un petit peu le marché de ce qu'on va faire lors de nos prochaines décisions n'était plus du tout d'actualité c'est une façon également de rebondir à ce qu'a dit Kevin Warch il y a une quinzaine de jours et donc désormais Christine Lagarde se contente d'être data dépendante d'attendre les décisions avant d'attendre les data les dernières statistiques avant de prendre des décisions merci beaucoup Étienne on parlera du cours de l'heure qui s'effondre dans quelques instants au Royaume-Uni grand discours économique d'Andy Burnham le favori pour succéder à Kerr Starmer avait promis d'annoncer un choc hier depuis sa ville de Manchester et alors ce sera un choc de décentralisation selon lui la clé pour relancer le Royaume-Uni Charlotte Guerre c'est vers les maires qu'il souhaite transférer davantage de pouvoir
pour stimuler la croissance pour ce faire Andy Burnham entend créer à Manchester une nouvelle structure le numéro 10 nord en référence au 10 Downing Street la résidence officielle du Premier ministre
nous allons opérer le plus grand rééquilibrage des pouvoirs que notre pays ait jamais connu il est temps que Londres accepte que la croissance ne peut pas être décrétée d'en haut qu'elle ne peut être qu'encouragée à partir de la base cette structure
sera chargée de redistribuer le pouvoir et les ressources à travers tout le Royaume-Uni en aidant l'ensemble de régions à définir des objectifs de croissance locaux Andy Burnham compte aussi améliorer le niveau de vie des citoyens
nous allons lancer une mission de 10 ans à travers le pays pour ce faire le numéro 10 nord soutiendra les régions sur trois axes la réindustrialisation du pays le logement et les infrastructures et la fourniture des services essentiels comme l'eau ou l'énergie le socialiste
pro-entreprise comme il se définit dit ne pas croire à la théorie du ruissellement et appelle à ne pas tout laisser remarcher mais Andy Burnham tient toutefois à les rassurer il respectera les règles budgétaires actuelles fixées par la chancelière de l'échiquier toutefois il n'a toujours pas confirmé si Rachel Reeves restera ou non au ministère des finances s'il devient premier ministre
7h36 et il y a eu une pluie de contrats hier en marge de la visite du sultan d'Omane à l'Elysée la première depuis 89 alors 2 milliards d'euros pour Suez 3 pour EDF un nouveau terminal logistique aussi pour l'armateur CMA-CGM propriétaire par ailleurs de BFM Business et donc tout ça est plutôt de bonne augure pour la coopération avec cet allié stratégique au Moyen-Orient Alexandra Pagé
Aytam Bintarik et Emmanuel Macron ne se connaissent pas mais dans un pays marqué par la raréfaction de la ressource confier la mission clé de la gestion de l'eau potable à un groupe français c'est un signe bien sûr Suez n'est pas inconnu au Moyen-Orient mais ce contrat de plus de 2 milliards d'euros sur 15 ans est le plus important dans la région idem pour le partenariat entre le transporteur maritime français CMA-CGM et Asiat Group pour un nouveau terminal logistique le début d'une longue série espère Emmanuel Macron
Nous avons discuté avec votre majesté sur ce que nous voulons faire avec Suez Veolia Alstom Sistra Thales KNDES Airbus Alstom Sistra Thales KNDES Airbus Dans tous les secteurs des transports à l'énergie en passant par la défense l'espace Il y a un grand appétit des chefs d'entreprises français à travailler ensemble
Autant de signes d'un réchauffement économique et stratégique Oman est aux premières loges pour peser dans les négociations pour la réouverture du détroit d'Hormuz avec l'Iran son voisin et soutient avec la France une navigation libre sans conditions
ni restrictions En réponse à sa proposition de déminage du détroit Téhéran appelle Paris à ne pas compliquer davantage la situation l'Iran qui confirme aussi des rencontres techniques dans les prochaines heures à Doha au Qatar avec les américains mais pas de négociations directes quand Washington évoque pourtant des réunions de haut niveau l'arrêt des hostilités du week-end en tout cas a permis de poursuivre la relance du trafic dans le détroit d'Hormuz ce qui est au-delà du pétrole permet d'ailleurs de faire sortir des engrais et de faire baisser leur prix notamment celui de l'urée divisé par deux en quelques jours Margot Fodéré Oui
ils ont même retrouvé leur niveau d'avant crise il y a 10 jours autour de 475 dollars la tonne selon Argus tout cela permet de relâcher un peu la pression sur les agriculteurs qui étaient pris en étau entre la hausse des prix et la baisse de l'offre engendrée par le blocage d'Hormuz une baisse importante d'ailleurs puisque le Moyen-Orient représente environ un tiers du commerce mondial duré et justement depuis l'accord de paix trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran on estime qu'environ 430 000 tonnes ont déjà pu quitter le Détroit c'était moins de 300 000 tonnes sur l'entièreté du conflit il s'agit surtout de cargaisons qui avaient été chargées avant le conflit c'est pas des nouvelles commandes oui et c'est tout le problème en fait depuis le début de la guerre les agriculteurs n'ont pas pu s'approvisionner à cause des prix trop élevés ils ont donc décidé de réduire leur utilisation d'engrais azotés d'environ 5% ce qui représente des volumes très importants à l'échelle mondiale et qui dit moins d'engrais dit aussi moins de rendement pour les cultures à venir c'est l'économiste en chef à la FAO qui le dit l'organisation pour l'alimentation des Nations Unies surtout que sur l'autre catégorie d'engrais donc les engrais phosphatés là les prix restent encore très élevés
et puis il y a la loi Duplon qui ressort du chapeau dans le cadre en fait du projet de loi d'urgence agricole examinée depuis hier par les sénateurs qui ont voté cette nuit donc l'amendement qui réintroduit deux pesticides interdits en France mais autorisés en Europe cela se fait à titre dérogatoire en soutien aux filières en difficulté 7h40 la bourse Etine Braque c'est un nouveau monde pour l'or moins 13% depuis le début du mois c'est la plus forte baisse mensuelle pour l'once depuis octobre 2008 nous sommes à 4000 dollars ce matin pour une once d'or souvenez-vous année 2025 spectaculaire plus 65% et là désormais moins 25% depuis le record de début d'année l'or en s'aurait pu monter avec la guerre en Iran et les incertitudes géopolitiques mais c'est tout l'inverse les investisseurs ont pris peur avec la guerre en Iran donc c'était le retour de l'inflation et l'once d'or réagit toujours mal en cas de retour d'inflation et ce qui s'est passé c'est qu'il y a eu des effets de vase communiquant on a eu des investisseurs qui ont pris leur profit sur l'or pour acheter des commodities des matières premières vous avez vu le pétrole qui a flambé d'une façon spectaculaire entre la fin du mois de février et la fin du mois d'avril plus haut du pétrole fin avril à 120 dollars quasiment et puis depuis fin avril on a des investisseurs qui ont délaissé les commodities pour revenir sur les valeurs technologiques c'est simple depuis fin avril le pétrole a perdu 40% et l'indice SOX l'indice de semi-conducteur américain a pris 40% tout cela montre bien qu'on est dans un marché qui est très momentum qui fonctionne par vague donc vous voyez vous avez eu la vague de l'or puis la vague des matières premières là désormais on est probablement sur le haut du pic de la vague liée aux semi-conducteurs avant peut-être et bien sûrement une autre vague sur d'autres classes d'actifs en tout cas on fera les comptes demain sur le mois de juin c'est très instructif ce qui se passe c'est le retour en force des indices européens quand Wall Street a fait une pause depuis le début du mois notamment le Nasdaq qui perd un peu plus de 4% sur l'ensemble du mois de juin Merci Thierry on se retrouve dans une demi-heure on parlera d'Abivaccin à surveiller très près à 9h avec une étude de phase 3 qui a été confirmée hier le groupe qui détaille un petit peu plus cette dernière phase avant la demande de mise sur le marché d'un traitement médical là ça concerne les maladies inflammatoires notamment des maladies digestives La rectocolite hémorragique Voilà, merci et donc visiblement vous avez des résultats qui sont au-delà des attentes des investisseurs et donc le titre réagissait très bien hier soir en après-bourse On verra ça tout à l'heure dans un instant notre invité c'est Aurore Berger ministre déléguée chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes on va parler de discrimination au travail avec cet engagement de la part de 500 entreprises à faire monter le taux d'actifs qui viendrait des territoires ruraux et des quartiers en difficulté on va parler également congénaissance qu'est-ce qu'en attend le gouvernement et puis la transparence salariale c'est pas pour demain à tout de suite Good morning business le grand entretien il est 7h44 sur BFM Business notre invité ce matin c'est Aurore Berger bonjour vous êtes ministre déléguée chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes on va parler transparence salariale on va parler congénaissance ensemble mais on va commencer par les questions de discrimination puisque vous annoncez avoir poussé 500 entreprises à signer une sorte d'accord dans lequel elles s'engagent à évoluer sur les questions de discrimination notamment de discrimination géographique il y a un sujet que la ruralité et avec les quartiers populaires sur le CV c'est toujours un problème oui il y a une part moi ce que j'appelle de géographie de l'injustice où en fonction de son code postal on n'est pas considéré de la même manière on n'a pas accès aux mêmes informations aux mêmes opportunités à la fois quand on est issu d'une commune très rurale et aussi quand on est issu d'un quartier prioritaire politique de la ville je pense que pendant trop longtemps quand on a parlé lutte contre les discriminations on a confronté les français on a opposé les français il y avait les urbains versus les ruraux il y avait d'ailleurs l'hexagone versus les outre-mer qui était très souvent oublié mais à la fin on voit que les empêchements eux persistent or on a 42% de français qui habitent soit dans une commune rurale soit dans un QPV donc ça veut dire qu'on risque de mettre de côté 42% des compétences 42% des talents et donc on a des entreprises qui s'engagent pas sur une déclaration de principe sur des engagements chiffrés ce qui change quand même beaucoup la donne avec un suivi annuel de ces engagements se garantir d'avoir minimum 8% de personnes recrutées issues des communes rurales et ou des quartiers politiques de la ville et pareil aussi sur la question du stage qui est pour moi fondamental le stage ça doit être une opportunité pour découvrir pour tester pour essayer pour aimer ou pas d'ailleurs et c'est le premier contact avec l'entreprise donc aujourd'hui c'est souvent la première angoisse avec l'entreprise pour une famille pour un adolescent est-ce que je vais trouver ou pas et quelle opportunité je vais avoir et donc pareil là ça va être 15% minimum de stagiaires QPV ou communes rurales donc elles s'engagent mais elles s'engagent quoi à vous montrer des chiffres à vous montrer le nombre de CV qu'elles ont reçus et les gens qu'elles ont recrutés elles s'engagent après il y a des sanctions elles s'engagent à la transparence elles s'engagent à la transparence sur leurs chiffres elles s'engagent à former en interne parce que souvent c'est des biais qui ne sont pas des biais conscients on n'élimine pas forcément consciemment un CV parce qu'on se dit
ah ce code postal là cette adresse là ne me convient pas mais finalement on voit qu'on a tous en fait des stéréotypes on a tous des biais et on va plus naturellement vers les gens
qui nous ressemblent et les gens qui nous ressemblent c'est à la fois la question de discrimination liée à l'origine et c'est aussi la question de la discrimination territoriale donc le fait qu'on ait plus de 500 entreprises dans des secteurs d'activité très différents des plus grandes entreprises françaises jusqu'aux ETI et puis aussi des groupements d'entreprises qui se sont mobilisés engagés à nos côtés les entreprises s'engagent l'ANDRH le Métis ce qui était très important pour moi aussi d'avoir ces entreprises de taille intermédiaire donc ça veut dire qu'on a aujourd'hui une force de frappe qui va être très importante et annuellement on va venir suivre ces objectifs et comme elles vont les publier vous savez c'est la même chose que sur l'index pour l'égalité femmes-hommes le fait de publier le fait d'objectiver et bien on s'est amélioré constamment mais alors du coup cette discrimination elle vient d'où parce que vous dites on a des biais on prend les gens qui nous ressemblent mais sur la discrimination géographique je pense aux zones rurales c'est quoi le recruteur il se dit il n'a pas de voiture ça va être compliqué parce que les transports vont faire qu'il va être en retard c'est quoi le biais Alors le biais ça peut être celui-là ça peut être la question de la mobilité en effet parce qu'on sait que c'est une des plus grandes discriminations dans notre pays c'est de se dire comme vous le dites de manière très concrète et prosaïque est-ce que la personne en fait a CV égal est-ce qu'il vaut mieux que je recrute quelqu'un qui est le plus près de son emploi ou qui est plus éloigné mais plus éloigné ça veut dire aussi qu'il est prêt à faire plus d'efforts pour venir et donc il y a aussi cet arbitrage-là qui n'est pas évident et puis je crois qu'il faut aussi s'ouvrir on est en France dans un pays qui est très attaché au diplôme le diplôme est important il est essentiel mais le diplôme ne peut pas dicter toute une vie et je crois qu'il y a aussi ça qu'il va falloir arriver à changer parce qu'on a fait le choix de vivre en ruralité on n'a peut-être pas voulu se déraciner pour faire des études par exemple à Paris et tout ne se mesure pas par rapport à ce qui s'est passé ou pas dans notre vie à Paris mais à la fin l'entreprise a le droit de faire un choix si elle a envie de choisir des gens qui ont les meilleurs diplômes sauf que les entreprises elles cherchent aussi de la performance et la performance elle est aussi liée à la diversité des gens que vous recrutez si vous recrutez toujours les mêmes la créativité l'innovation le fait de tenir face aux crises vous n'avez pas la même force vous n'avez pas les mêmes appuis et ça ça a été démontré il y a un certain nombre d'études Schema Business School vient de sortir une étude sur le sujet le fait d'ailleurs d'avoir plus de mixité l'égalité entre les femmes et les hommes ou de diversité si la boîte n'est pas diverse et qu'elle se plante et qu'elle a une moins bonne performance que celle d'à côté c'est un sujet démocratique tant pis c'est à la fois un sujet de performance économique parce qu'une entreprise qui n'a pas de diversité de recrutement c'est une entreprise qui ira moins bien on sait aussi que c'est un sujet de pénurie de talent aujourd'hui dans la plupart des secteurs stratégiques on manque de talent on manque de compétences or on a en permanence des français qui nous disent mais nous on reste à la porte d'un certain nombre d'opportunités parce qu'on ne considère pas notre CV donc il y a cet enjeu de performance économique évidemment de souveraineté qui est un enjeu stratégique on a un enjeu de gâche humain qui est quand même insupportable et du côté de l'État on ne peut pas s'en satisfaire puis on a un enjeu même républicain comment on explique à 42% des français qu'en fait ils vont être moins bien considérés que d'autres et pour avoir à nouveau fait un tour de France pendant plus de 6 mois sur le sujet je vous assure que ces témoignages-là je les ai entendus au quotidien avec une grande opération de testing qui est en cours donc là on envoie des CV puis on voit ce qui remonte à compétences égales exactement je sais que les résultats ne sont pas finalisés ce qu'on voit c'est que ça n'avance pas sur les questions des discriminations on est toujours en même temps moi je les donnerais en septembre parce que c'est un laboratoire de recherche indépendant qui a mené évidemment cette étude c'est 16 000 CV tests qui ont été adressés en réponse à 4 000 offres d'emploi existantes c'est pas du CV spontané parce que ça on sait qu'il y a des biais et là le fait de le faire de manière massive 16 000 CV 4 000 offres d'emploi 20 secteurs d'activité ça n'a jamais été fait donc il y aura la transparence donc vous répondez à des vraies offres quoi exactement en fait on fait des CV le laboratoire fabrique des CV et change un critère le sexe être un homme être une femme l'adresse donc le fameux code postal le prénom qui dit aussi parfois beaucoup d'une origine sociale et le nom de famille et donc c'est là où on va venir constater s'il y a des biais donc des discriminations qui persistent en fonction de l'origine des personnes en fonction du sexe des personnes en fonction du code postal là on est vraiment sur l'insertion professionnelle à priori ça persiste et à priori dans les premiers résultats qu'on a malheureusement ça persiste le congé naissance mis en place à partir du 1er juillet donc c'est pour tous ceux qui ont eu un enfant qui est né à partir du 1er janvier chacun des parents pourra en bénéficier en plus du congé maternité ou paternité ça se met en plus le premier mois sera indemnisé à 70% après ça descend un peu autour de 60% est-ce que vous attendez à un afflux massif de demandes qu'est-ce que vous voyez là dans les jours à venir moi je me suis battue pendant 3 ans pour que ce congé de naissance existe déjà c'est une bonne nouvelle c'est une bonne nouvelle de créer un droit nouveau
pour les français pour les parents et pour la parentalité c'est un enjeu pour moi d'égalité parce qu'aujourd'hui on avait un congé parental très long
et un congé parental où il y avait 14% de mères qui avaient recours et moins de 1% des pères donc c'était pas du tout un facteur d'égalité au contraire ça accroissait les inégalités oui notamment parce qu'il y avait la question de l'indemnisation mais ça conditionne ensuite toute la vie parce que si c'est uniquement au début la mère qui s'arrête déjà il y a un lien aussi qui doit pouvoir se créer dès le plus jeune âge entre le père et son enfant regardez tous les débats que nous avons aujourd'hui dans notre pays sur la parentalité et la manière avec laquelle la parentalité peut être uniquement il peut pas reposer uniquement sur la maternité donc oui moi j'espère un taux de recours important parce que je crois que les uns et les autres aujourd'hui on a compris ce qui se passait dans les mille premiers jours de la vie de l'enfant qu'on laisse le choix on n'impose pas ça ne retire de droit à personne ça ajoute des droits après les congés maternité et paternité c'est deux mois pour chacun des parents et évidemment c'est pas transférable parce que sinon ça se finissait avec quatre mois pour la mère et zéro pour le père et là l'objectif c'est vraiment donner plus de liberté aux parents donner plus d'égalité aussi entre les parents et puis dire là encore aux recruteurs qui peuvent hésiter parfois un CV égal le simple fait d'être mère ou d'être en âge d'être mère peut quand même créer un doute pour un recruteur qui va dire finalement c'est-à-dire qu'elle va s'arrêter elle va avoir un enfant elle va prendre des congés si l'enfant est malade ben en fait aujourd'hui avec un congé paternité de 28 jours et un congé de naissance de deux mois supplémentaires ça veut dire aussi que si vous recrutez un jeune homme qui a envie d'avoir ou un homme qui a envie d'avoir un enfant et bien finalement il y aura ce rôle de partage oui en fait il sera présent il sera présent pour son enfant Dernier point sur la transparence salariale le ministre du travail Jean-Pierre Farandou a repoussé avant la fin de notre mandature le fait de mettre en place la transparence salariale ce sera donc pas pour demain j'ai entendu moi sur ce plateau beaucoup de syndicats trouver que ça ne va pas assez vite qu'on en a besoin actuellement est-ce que vous pensez vraiment que c'est fondamental cette transparence notamment pour permettre aux femmes d'être payées mieux qu'est-ce qu'elles sont aujourd'hui et à l'égal des hommes oui il faut absolument qu'on arrive à transposer cette directive il faut qu'on le fasse avant la fin de l'année c'est un impératif déjà parce que c'est une directive et donc on a des délais dans lesquels on doit pouvoir transposer parce qu'en plus on a fait de la concertation pendant près de deux ans avec les partenaires sociaux en lien évidemment avec les ministres successifs du travail Astrid Panossian-Bouvet ou Jean-Pierre Farandou donc cette transposition elle se fera parce qu'on a aussi des choses très franco-françaises qui persistent le fait de ne pas indiquer une fourchette de rémunération quand vous publiez une offre d'emploi c'est quelque chose qui existe dans notre pays et peu ailleurs le fait aussi quand on vous pose la question à un entretien d'embauche la première question en général c'est quelle était votre rémunération antérieure ?
oui mais c'est pas la question qui est posée si vous voulez recruter cette personne c'est qu'est-ce qu'elle vaut qu'est-ce que vaut le poste que vous lui proposez ? ça c'est une question qui sera interdite en fait exactement et on sait dans les pays où ça a déjà été déployé que ça a eu des effets très positifs sur la question de l'égalité entre les femmes et les hommes parce que si dès le début de la carrière vous avez un écart et bien même si vous progressez tout au long de la carrière le risque c'est que l'écart en permanence persiste et est-ce qu'on voit de la conflictualité monter dans les entreprises ? est-ce que c'est ça une décision d'un des employeurs ?
non moi je ne crois pas à ça encore une fois on ne va pas publier les salaires de chaque personne dans chaque entreprise c'est les moyennes c'est pas l'objectif on va donner des moyennes évidemment par catégorie d'emploi et je pense que c'est important pour que les uns et les autres puissent se situer et puissent être en capacité aussi de négocier donc je pense qu'il ne faut pas qu'il y ait de tabou en fait dans notre pays sur la question de la rémunération et du salaire c'est un enjeu d'égalité évidemment la transparence salariale la transparence et l'égalité entre les femmes et les hommes de rémunération et aussi encore une fois un enjeu de performance parce qu'une entreprise qui rémunère de manière différente c'est une entreprise qui ne gardera pas ses talents et une entreprise qui aura du mal à recruter Merci beaucoup Robert j'ai devenu ce matin dans la matinale de l'économie dans un instant est-ce qu'il faut passer à l'heure espagnole il y aura un voyage peut-être organisé par Jean-Pierre Farandou avec les partenaires sociaux pour leur montrer comment ça fonctionne en Espagne est-ce qu'il faut passer aux 8h-15h et puis on va revenir sur cette victoire et ce revers de Donald Trump à la Fed il n'a pas le droit de toucher à Lisa Cook par contre sur d'autres institutions comme la SEC et la FTC il peut faire ce qu'il veut à tout de suite BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie Good Morning Business avec leur closier Il est quasiment 8h sur BFM Business c'est la matinale de l'économie qui continue on est ensemble et en direct jusqu'à 9h Jean-Pierre Farandou veut emmener les partenaires sociaux en voyage de classe en Espagne objectif leur faire découvrir comment marche le pays sous 40 degrés spoiler en adaptant les horaires 8h-15h entre juin et septembre alors est-ce qu'il faut se mettre à l'heure espagnole on va voir ça dans un instant pour Donald Trump une victoire et un revers à la Cour suprême d'un côté il peut révoquer qui il veut à la SEC ou à la FTC de l'autre il y a une seule institution à laquelle il ne peut pas toucher c'est la Fed Lisa Cook peut garder son poste au bord de la Banque Centrale qu'est-ce que ça nous dit de l'évolution des pouvoirs aux Etats-Unis on partira à Washington à 8h30 l'actualité c'est aussi avec Léo Dumas les titres de ce matin 95% des sites industriels sont à risque en Europe face aux fortes chaleurs la France suspend sa taxe petit colis au profit du dispositif européen et puis toujours pas de fumée blanche ce matin dans la restructuration de casinos Habivax a publié des données positives sur la phase 3 pour son traitement de la rectocolite hémorragique la phase 3 ça veut dire qu'on se rapproche de la commercialisation résultat le titre prend 30% en après-marché Etienne Braque nous expliquera tout dans quelques instants 8h pile Good Morning Business c'est parti Good Morning Business le journal les entreprises françaises seront-elles bientôt à l'heure espagnole ?
On a déjà la météo alors pourquoi pas les mêmes règles c'est Jean-Pierre Farandou qui le pense et qui le dit comme ça il faut qu'on considère en fait que la France l'été ça devient l'Espagne alors le ministre du Travail veut embarquer les partenaires sociaux là-bas pour aller piocher quelques idées Caroline Morisseau
A Madrid à 40 degrés ça fonctionne insiste Jean-Pierre Farandou après s'être entretenu avec son homologue espagnol le ministre du Travail souhaite donc proposer aux partenaires sociaux un voyage d'études là-bas à la rentrée pour alimenter ensuite les discussions entre patronat et syndicat le ministre cite plusieurs mesures les entreprises et les administrations espagnoles peuvent faire travailler leurs salariés dès 8h pour finir à 15h sur 4 mois de l'année entre juin et septembre des accords de branches dans le BTP permettent aussi de suspendre le travail aux heures les plus chaudes tout cela relève des conventions collectives enfin un congé climatique a été instauré en Espagne mais le ministère du Travail qui n'est pas favorable à cette mesure souligne qu'il n'a rien à voir avec ce que réclament les écologistes jusqu'à 4 jours par an peuvent être accordés aux salariés mais uniquement en cas de force majeure s'il leur est impossible de se rendre sur leur lieu de travail suite à une alerte des autorités liées à un événement climatique extrême ce n'est pas prévu en cas de canicule insiste le ministère du Travail
le gouvernement espagnol qui annonce par ailleurs relever sa prévision de croissance à 2,6% cette année grâce à une économie plus résiliente et capable de faire face au choc nous dit son ministre et puis toujours sur les fortes chaleurs la question de l'adaptation elle se pose aussi pour les sites industriels ils sont 95% à être fortement exposés selon une étude de SIA Partners ce matin il s'agit donc maintenant d'un enjeu de souveraineté Alexandre Apagé
un sixième du parc nucléaire français à l'arrêt à cause de la chaleur 130 millions de travailleurs européens menacés par le stress thermique des pertes de productivité entre 8 et 14% en Europe centrale la canicule de juin 2026 a révélé les fragilités de l'industrie lourde européenne matières premières ressources humaines logistiques et le nerf de la guerre l'énergie sont les maillons les plus vulnérables explique Alban Dubois référent l'adaptation des entreprises au changement chez SIA Partners
trois centrales qui ont dû être minées à l'arrêt à cause de problématiques de température de refroidissement et ça ensuite avec des industries comme l'énergie ça a des conséquences essentiellement en cascade sur les autres entreprises
un effet domino qu'il est absolument indispensable d'anticiper seulement 8% des entreprises européennes ont un plan d'adaptation prêt à être mis en place c'est bien trop peu pour rester compétitive
et ça va devenir indispensable si on souhaite garder une souveraineté industrielle en France et en Europe face à d'autres acteurs notamment la Chine qui eux ont déjà pris en compte leur échauffement climatique de manière très forte avec une capacité de planification et d'organisation qui est à certains égards plus performante que la nôtre au niveau européen
le pourtour méditerranéen est la zone la plus sensible d'Europe il concentre près de 40% des sites industriels qui seront le plus fortement exposés aux vagues de chaleur d'ici 2050
sur le front commercial l'Europe mise toujours sur le dialogue avec la Chine les deux blocs annoncent qu'ils vont intensifier leur discussion après la visite hier du ministre chinois du commerce à Bruxelles chez le commissaire Maros Sefcovic qui prévient toutefois il n'y aura pas de capitulation des européens
l'écart se creuse les exportations chinoises vers l'UE ne cessent d'augmenter tandis que notre part de marché en Chine
ne cesse de diminuer cette tendance n'est pas tenable et le statu quo n'est pas une option
l'UE reste ouverte
aux échanges commerciaux mais nous devons défendre notre industrie et continuer à œuvrer en faveur de conditions de concurrence équitable à l'échelle mondiale afin que nos industries puissent rivaliser
et les industries get a fair shot at competing
Et tiens face au petit colis chinois la France suspens sa taxe de 2 euros annonce ce matin le gouvernement pour faire place aux droits de douane européens de 3 euros par paquet qui entre en vigueur demain matin la menace commerciale qui dans le même temps vient toujours de Washington avec cette échéance du 24 juillet date de fin de l'enquête sur la lutte contre le travail forcé elle sert de prétexte pour réinstaurer les 10% de droits de douane et en attendant c'est à nouveau le transport maritime qui flambe les entreprises accélèrent leurs commandes pour faire rentrer les marchandises avant les hausses de taxes Jean-Baptiste Tuette Entre la Chine et la côte est des Etats-Unis le prix d'un conteneur de 40 pieds a bondi de 62% en un mois pour atteindre près de 7 900 dollars vers la Méditerranée la hausse atteint 47% on retrouve des niveaux qui n'avaient plus été vus depuis la crise de la mer rouge en 2023 lorsque les attaques des outils avaient forcé les navires à contourner l'Afrique après l'annulation des droits de douane réciproques par la Cour suprême Washington prépare en effet des surtaxes d'au moins 10% visant notamment la Chine et l'Union Européenne invoquant la lutte contre le travail forcé les importateurs préfèrent donc payer plus cher maintenant plutôt que de subir des taxes demain mais ce mouvement de précaution tire les prix du transport vers le haut et risque au final de renchérir encore un peu plus les produits importés 8h05 et une explosion criminelle hier soir à Monaco sur le pas de la porte d'un immeuble après le dépôt d'un colis piégé par un homme qui s'est enfui ensuite la déflagration violente selon le gouvernement monégasque qui a fait trois blessés dont Vadim Hermolev c'est un oligarque ukrainien 23ème fortune du pays et sous sanction de Kiev Annalisa Capellini
L'oligarque est à la tête du groupe Aleph qui l'a créé en 1995 la société est aujourd'hui active dans les secteurs du bâtiment de l'agroalimentaire et de l'industrie son succès est aussi très lié à sa ville natale Dnipro dans l'est de l'Ukraine selon les médias ukrainiens Vadim Hermolev a complètement changé le paysage de sa ville entre centres commerciaux complexes résidentiels et immeubles de bureaux mais l'homme d'affaires a aussi investi en Crimée notamment dans le secteur des spiritueux c'est ça qui lui a valu d'être placé sous sanction par Kiev en 2023 le conseil national de sécurité et défense de l'Ukraine lui reproche d'avoir poursuivi ses activités en Crimée en collaborant avec l'occupant russe Vadim Hermolev n'est désormais plus citoyen ukrainien il a renoncé à sa nationalité ukrainienne en 2019 quand il est devenu citoyen chypriote officiellement l'homme d'affaires voulait simplement bénéficier d'une protection internationale indépendante du système judiciaire ukrainien peu après le début du conflit il affirmait encore vouloir développer son entreprise en Ukraine après la guerre
l'actualité des entreprises est une échéance clé dans le dossier de la restructuration de casinos 7 mois maintenant que les négociations durent sur le milliard et demi de dettes entre l'actionnaire principal Daniel Kretinsky et ses créanciers alors lui espérait un accord ce mardi mais toujours pas de fumée blanche ce matin quels sont donc les scénarios Pauline Tadevant
dans la dernière ligne droite entre Daniel Kretinsky et les créanciers toujours les mêmes points de blocage chacun compte ses sous selon une source proche en contrepartie d'une réduction de la dette à 800 millions d'euros de la baisse des taux d'intérêt de 9 à 6% et de la réinjection de 300 millions d'euros les créanciers veulent une plus grosse part du capital du groupe Casino quoi qu'il arrive ce soir le conseil d'administration du distributeur devrait se réunir la semaine prochaine en cas d'accord il l'enterrira puis la direction ira le présenter au tribunal de commerce s'il n'y a pas d'accord le conseil donnera son avis sur les offres puis le tribunal se prononcera sur leur recevabilité il peut demander de les faire évoluer dans l'intérêt du groupe ces derniers mois les créanciers n'ont pas exclu de prendre le contrôle fort du soutien des banques Daniel Kretinsky s'est lui dit confiant dans l'avenir du distributeur avec 800 millions d'euros de trésorerie il y a de quoi voir venir précise un proche du dossier le deal ne pourra se conclure qu'après un vote de toutes les parties probablement à la rentrée selon cette source qui vise un dénouement en fin d'année
Philippe Palazzy le directeur général de Casino sera notre invité vendredi matin depuis les rencontres économiques d'Aix-en-Provence aux Etats-Unis le géant américain comme Cast enfin se scinde en deux entités indépendantes d'un côté une nouvelle société de médias et du divertissement qui réunit NBCUniversal et les chaînes du britannique Sky de l'autre ces activités de téléphonie mobile et internet voilà donc un nouvel exemple de la fin du modèle de convergence dans le secteur Nathan Cocampo comme Cast clôt un chapitre commencé au début des années 2000 celui d'une stratégie de convergence entre les réseaux de distribution et les contenus à l'image de la fusion entre AOL et Time Warner ou encore de l'Empire Vivendi à qui l'on doit justement la naissance du géant NBCUniversal après la vente du studio à General Electric 15 ans après avoir récupéré le bébé Comcast choisit à son tour de mettre fin à son conglomérat et rendre son indépendance à NBCUniversal l'objectif est clair mieux identifier un champion mondial du divertissement avec des licences cultes Jurassic Park Fast & Furious Moins Moches et Méchants et les parcs Universal et ainsi donner plus de visibilité sur ses performances financières et s'éloigner de la partie télécom moins dynamique avec aussi l'ambition de revaloriser le titre en bourse en un an le titre Comcast a chuté de 30% dans un environnement toujours plus concurrentiel avec l'explosion du streaming mieux vaut se séparer pour mieux régner un mouvement de fond dans le secteur l'américain AT&T a revendu Warner Media en France Orange et SFR se sont séparés respectivement d'OCS et d'RMC BFM
il est 8h10 la bourse votre rendez-vous avec Silex produits structurés allocation de portefeuille technologie Silex accompagne les investisseurs professionnels à chaque étape clé votre rendez-vous avec Banque Populaire à vos côtés pour prévoir votre avenir et protéger vos proches Banque Populaire la réussite est en vous
C'est une main couverture dans 50 minutes qu'est-ce qu'on attend ?
Très légère hausse pour les indices européens ça s'est plutôt bien terminé hier soir à Wall Street avec notamment des effets intéressants sur Alphabet la maison mère de Google qui a gagné près de 5% puisque hier c'était la première journée de Alphabet dans l'indice Dow Jones donc il y a eu des effets importants avec les ETF qui doivent répliquer cet indice vous avez SpaceX également qui a gagné près de 7% puisque Nasdaq a confirmé que SpaceX allait rentrer dans le Nasdaq 100 donc SpaceX qui a connu des séances difficiles ces derniers jours s'est nettement repris donc in fine ça a permis aux indices américains de clôturer dans le vert l'indice Dow Jones a même touché un record historique le pétrole est toujours sur ses plus bas de début mars on est toujours à 72 dollars pour le baril de Brent les valeurs à suivre tout à l'heure à 9h Abivax qui est en hausse de 28% en préouverture vous avez un groupe donc c'est une biothèque qui a publié des résultats de phase 3 début juin sur la rectocolite hémorragique ça avait inquiété les investisseurs pour la simple et bonne raison qu'il y avait des effets secondaires néfastes et là hier c'était pas attendu le groupe a publié une mise à jour de cette étude de phase 3 dans laquelle il y a moins d'effets secondaires et vous avez un panel qui est bien plus large donc visiblement ça rassure les investisseurs pour rappel la phase 3 c'est la dernière étape avant une demande de mise sur le marché et par rapport à cela hier Abivax confirme demander à la FDA donc c'est le gendarme américain de la santé une autorisation au quatrième trimestre et donc ce titre qui était sous pression est attendu en très forte hausse 28% quand même pour l'instant en préouverture tout à l'heure à 9h on se rapproche de la commercialisation voilà en gros merci Etienne on se retrouve dans une demi-heure des cartes qui coûtent cher Etienne Breck non Anthony Morel Good Morning Business Culture IA ça faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé de Sorare Anthony Morel c'était une des pépites dont on parlait tout le temps il y a quelques années et bien là il tente un comeback après une période compliquée c'est vrai qu'on en parlait beaucoup il y a 5 ans il faut se souvenir c'était l'une des licornes françaises les mieux valorisées plus de 4 milliards d'euros de valorisation d'élevés de fonds complètement folles de 680 millions d'euros la plus grosse de l'histoire de la French Tech à l'époque des investisseurs comme Kylian Mbappé donc vraiment l'une des pépites françaises effectivement alors c'était quoi ?
ils avaient eu une intuition très intéressante de Sorare c'est celle de la dématérialisation des cartes de foot qui est un marché absolument considérable les cartes de sport ils ne font pas que du foot d'ailleurs ils font aussi du basket par exemple et donc le principe c'est qu'on va ouvrir des paquets de cartes virtuelles on va obtenir des joueurs les cartes sont plus ou moins rares on les possède on peut les échanger on peut les revendre et on les possède sous forme de NFT c'est ça la grande nouveauté donc NFT je rappelle ce sont des titres de propriété dans la blockchain on possède ces cartes et donc elles sont uniques les plus chères pour plusieurs milliers voire plusieurs centaines de milliers d'euros c'est quand même pas rien alors après le problème c'est qu'ils se sont pris le crash des NFT dans la figure puisque je rappelle qu'il y a un moment les NFT la spéculation un peu folle sur les NFT s'est complètement retournée entre 2021 et 2024 il y a eu une baisse de volume de 90% sur la totalité du marché des NFT forcément ça a eu un impact sur eux plan de sauvegarde de l'emploi l'an dernier fermeture de leur bureau à New York là la coupe du monde c'est un moyen de revenir ils ont lancé une grande campagne de pub un nouveau jeu qui s'appelle Sorar Colors ils parlent beaucoup moins de crypto de blockchain de NFT même si techniquement ça reste la même chose ils sont plus sur l'idée d'un jeu à collectionner et avec lequel aussi on peut jouer il y a un côté fantasy football donc on peut jouer avec les cartes qu'on obtient
et les cartes ça fonctionne très bien
c'est un marché qui est absolument considérable pourquoi ? parce qu'il y a des adultes notamment qui sont prêts à dépenser beaucoup d'argent qui ont du pouvoir d'achat et qui d'ailleurs sont portés par des phénomènes on voit sur les réseaux sociaux comme le cardbreak le cardbreak c'est les gens qui se filment en train d'ouvrir des paquets de cartes et d'obtenir des cartes Vous vous regardez ça ? Moi je regarde ça assez régulièrement je dois dire que c'est un spectacle assez...
Moi je regarde des plantes qui germent donc c'est pas beaucoup mieux chacun c'est sûr il n'y a aucun problème évidemment et évidemment ce qui est intéressant c'est qu'il y a une frontière de plus en plus poreuse entre les cartes réelles donc cartes cartonnées ou les albums Panini classiques aux cartes autocollantes et puis le mode dématérialisé Panini par exemple ils ont lancé une application où vous pouvez avoir pareil des cartes virtuelles vous les échangez avec des joueurs du monde entier vous les collez comme ça vous êtes sûr de les coller droit ce qui est assez pratique en mode dématérialisé il n'y a pas de problème et ça ça représente un marché qui est absolument conséquent le marché des cartes de sport se chiffre en milliards de dollars avec des taux de croissance à deux chiffres chaque année et ça devient un véhicule d'investissement comme les montres ou les baskets oui d'ailleurs on peut faire certifier ces cartes là je parle des cartes réelles c'est à dire qu'on peut les faire noter de 1 à 10 et plus on est proche de 10 plus la carte vaut chère et puis les fabricants de cartes organisent la rareté par exemple pour ceux qui regardent le mondial vous avez peut-être remarqué que les joueurs portent sur la manche droite de leur maillot des petits badges assez discrets alors il y a des badges par exemple Mbappé il porte un soulier d'or parce qu'il a été meilleur buteur lors de la dernière coupe du monde il y a des joueurs qui ont un badge spécial parce qu'ils ont joué plus de 5 coupes du monde différentes et en fait ces badges à la fin de la compétition ils vont être découpés et intégrés dans des cartes de collection donc on pourra avoir ces cartes qui seront extrêmement rares ça se fait déjà pour le foot américain ou pour le basket il y a certaines cartes de la NBA une carte de LeBron James par exemple qui s'est vendue plus de 2 millions d'euros parce qu'elle intégrait un morceau du maillot donc il y a vraiment ce côté qui crée aussi la désirabilité des cartes pour qu'elles se vendent de plus en plus cher Merci beaucoup Anthony Morel le GPS ça marche très bien sauf quand il y a des murs la French Tech Good morning business French Tech Eh oui le GPS on en a encore parlé avec une pépite il y a quelques jours ça marche très bien mais dès qu'il y a des murs ça devient beaucoup plus compliqué de vous géolocaliser notre invité ce matin c'est Antoine Carabin bonjour vous êtes cofondateur et directeur des nouvelles technologies chez Wear et vous ça c'est votre travail d'aller voir directement derrière les murs où se trouvent les objets ou les humains vous êtes une start-up montpellierenne alors comment ça marche vous utilisez des ondes basse fréquence couplées à une modulation innovante qu'est-ce que vous voyez qu'on ne voit pas avec un GPS classique ?
Tout à fait alors Wear en effet c'est la seule solution au monde qui est capable de localiser à l'intérieur des bâtiments dans les sous-sols dans les souterrains dans le métro etc c'est capable de localiser des objets ou des personnes avec une précision métrique à l'extérieur le GPS comme vous le disiez fonctionne très bien on l'utilise tous sur notre téléphone il n'y a pas de problème par contre dès qu'on est à l'intérieur et finalement c'est là où se trouve 90% de l'activité humaine le GPS ne fonctionne plus pourquoi ?
parce que les ondes transmises par les satellites GPS ne sont pas capables de pénétrer le béton le toit les murs et les différents obstacles alors que Wear est la seule technologie qui utilise des ondes qui sont capables de traverser les murs 50 mètres de béton vous pouvez c'est ça jusqu'à 50 mètres de béton en effet et grâce à ça on est capable non seulement de localiser en intérieur dans les tunnels dans les entrepôts etc mais surtout d'avoir une infrastructure hyper légère c'est à dire qu'on est capable de traquer une zone immense avec seulement quatre antennes pour des zones de plusieurs kilomètres carrés mais il faut quand même placer des antennes du coup sur les bâtiments ça ne fonctionne pas avec pour le coup les satellites comme le GPS classique aujourd'hui c'est des antennes sur les bâtiments en effet aujourd'hui un déploiement typique on installe quatre antennes par exemple pour couvrir un CHU un hôpital de plusieurs dizaines d'hectares on installe quatre antennes au chaque coin de l'hôpital et toute la zone comprise à l'intérieur des antennes est couverte automatiquement et on va suivre quoi alors par exemple à l'intérieur d'un hôpital puisqu'on prend ce cas d'usage c'est quoi des objets qu'est-ce qu'on suit exactement un brancard ?
Oui c'est exactement WIR adresse en réalité des enjeux critiques dans trois secteurs clés il y a la santé avec l'hôpital il y a la sécurité et l'industrie pour reprendre l'exemple de l'hôpital les soignants passent un temps infini à traquer des brancards des fauteuils roulants dans l'hôpital un hôpital ça a cinq six étages trois quatre niveaux de sous-sol et WIR est capable de localiser avec une précision métrique chacun de ces objets un fauteuil roulant un brancard et ça permet de gagner énormément de temps pour les soignants pour l'accorder finalement ce qui compte vraiment les patients Et le patient justement est-ce qu'on peut imaginer un monde où il aurait justement accès à ce via une application j'imagine à WIR et donc je pourrais me guider à l'intérieur d'un bâtiment comme je le fais aujourd'hui dans la rue donc avec les flèches qui s'affichent ah bah là vous êtes au troisième étage là il faut prendre l'ascenseur et c'est la deuxième porte ce qu'on ne peut absolument pas faire aujourd'hui ce qui est très compliqué évidemment en intérieur Exactement c'est exactement ça Anthony aujourd'hui notamment dans l'industrie 4.0 on a beaucoup les jumeaux numériques un jumeau numérique c'est quand une entreprise une usine se construit ou les usines existantes elles installent ce jumeau numérique c'est simplement un plan en trois dimensions de l'usine une sorte de maquette numérique sauf qu'aujourd'hui alors ça sert à optimiser des flux de personnes d'objets etc par contre il n'y a aucun moyen d'afficher un petit point bleu qui serait l'équivalent dans Google Maps d'un objet d'une plateforme d'un container qui se déplacerait et WIR elle a briquement dans ce use case est capable en positionnant un tracker sur un objet de le situer dans ce plan numérique et ça donne vie finalement à cette maquette qui est assez statique mais pour développer tout ça vous avez besoin de satellites et c'est ce que vous allez faire avec SpaceX vous venez de lever 8,5 millions d'euros alors ça ne va peut-être pas forcément suffire mais en fait à la fin vous êtes une space tech exactement en fait c'est une très bonne transition c'est qu'aujourd'hui on installe des antennes donc comme je disais quatre antennes pour couvrir une zone de 1 km² mais l'ambition de WIR c'est d'arrêter ces déploiements terrestres et de passer à l'échelle supérieure et l'échelle supérieure finalement c'est le spatial c'est les satellites avec la démocratisation du coup de lancement des satellites en orbite basse ça devient complètement accessible pour une start-up avec les ambitions de WIR donc l'objectif maintenant c'est de ne plus avoir d'infrastructures terrestres d'envoyer une constellation de satellites en orbite basse qui auront une couverture mondiale de toute la planète et on pourra ainsi traquer n'importe quel endroit à l'intérieur comme à l'extérieur sur la planète avec la technologie WIR si vous y arrivez c'est ce que je dis souvent mais si vous arrivez à faire ça c'est à dire depuis une puce qu'on peut installer sur son téléphone et qui est reliée à des satellites il faut aller voir Google ou il faut aller voir Apple vous allez vous vendre pour des milliards parce que c'est la technologie je pense qu'ils essayent de mettre en place depuis des années sans y arriver pour l'instant Oui oui tout à fait alors c'est en toute transparence c'est complètement dans les plans dans notre ambition d'aller voir Apple d'ici 2030-2032 pour être intégré dans l'iPhone pour ça ça passe alors premièrement par le déploiement de cette constellation de satellites donc dans la roadmap le premier satellite ce qu'on appelle l'IoV l'Inorbit Validation est tiré en février 2027 donc ça ce sera notre premier satellite qui servira de démonstration du modèle spatial de Weir et servira de premier satellite finalement la future constellation de 60 satellites et la deuxième étape c'est qu'il faut miniaturiser le récepteur aujourd'hui le récepteur il fait 5 cm par 5 cm c'est gros pour un smartphone exactement ça adresse très bien les marchés B2B les forces de défense de sécurité l'industrie on place un tracker de 5 cm sur un container il n'y a aucun problème par contre évidemment pour être intégré dans un téléphone dans un GPS Garmin des trackers plus sportifs professionnels par exemple il faut absolument être miniaturisé donc on lance le programme d'ici la fin de l'année fin 2026 un programme de miniaturisation pour réduire le récepteur de 5 cm actuel dans un ASIC donc un ASIC c'est un composant électronique c'est les petits carrés noirs que vous avez typiquement sur votre smartphone et qui fera 8 mm par 8 mm merci beaucoup Antoine Carabin d'être venu ce matin pour nous parler de Weir je crois que c'était Weir moi comme Où je vous ai tiens il y a deux E en fait donc c'est Weir il est 8h25 dans un instant notre invitée c'est Dominique Carlac on va reparler discrimination avec ces entreprises qui s'engagent à recruter plus de profils issus des quartiers pop prioritaires mais aussi des zones rurales à tout de suite good morning business paroles de patron 8h23 c'est Dominique Carlac qui nous a rejoint bonjour bonjour vice-présidente d'Abgie France on parlait avec vous discrimination dans les recrutements on était avec Orberger dans le grand entretien à 7h45 qui nous parlait de son plan elle a fait signer à 500 entreprises un engagement contre les discriminations sur les origines géographiques des candidats alors ça touche certains quartiers prioritaires mais aussi des zones rurales vous avez regardé qu'est-ce que ça vous inspire ?
d'abord les chiffres sont quand même assez éloquents ça touche 42% de nos talents en France donc c'est quelque chose qui est important parce que dès lors qu'on parle inclusion on parle en fait dans les entreprises d'efficacité c'est-à-dire quand on peine à recruter il faut avoir un peu les chakras ouverts et se dire qu'est-ce qu'on peut faire pour non pas se substituer à l'état dans les politiques d'inclusion mais tout simplement faire tourner nos entreprises et être ancré et en fait c'est pas un sujet nouveau il y a 4 ans on a commencé à voir ce sujet émerger et c'est vrai que l'entreprise n'est pas qu'un acteur économique on n'arrête pas de parler des fractures l'entreprise elle a une chance c'est qu'elle peut agir vous savez quand vous faites une politique publique il peut y avoir de l'inertie une entreprise elle peut décider elle peut agir donc cette capacité d'agir l'inclusion pour l'emploi ça fait longtemps qu'elle le fait tout simplement parce que c'est une question de survie de l'entreprise vous ne pouvez pas avoir de performance économique si vous n'avez pas de performance sociale donc ça c'est très important de le dire la non-discrimination elle ne se décrète pas elle se construit et c'est là où après en termes de méthode il faut se mettre d'accord parce que soit on déclare que c'est des obligations tout de suite là maintenant alors c'est très efficace politiquement mais ça ne marche pas économiquement et socialement soit on se dit on se donne un cap on se donne une perspective regardez quand il y a eu des blocages structurels sur les femmes dans les conseillers d'administration à un moment donné c'était bloquant on s'est donné des indicateurs on s'est donné des objectifs et puis aujourd'hui il y a au moins 40% de femmes donc les quotas à un moment donné ça marche c'est-à-dire que pour une période transitoire quand la situation est bloquée oui mais il faut d'abord revenir au point c'est qu'il ne faut pas être discriminant à l'égard des entreprises elles-mêmes c'est-à-dire que l'inclure c'est parler d'emploi c'est parler de performance économique c'est pas vouloir absolument politiquement exclure une certaine catégorie de la population donc du coup il faut bien se dire une chose c'est qu'il n'y a aucun critère d'identité qui prend le dessus quand on recrute qu'est-ce qui prend le dessus quand on recrute c'est la compétence c'est l'expérience et c'est là où on peut agir mais on peut agir finalement en amont de tout ce qui a pu se passer au recrutement le rapport que va présenter Aurore Berger ce matin il est assez clair c'est que tout se joue bien avant l'embauche c'est-à-dire que moi j'avais monté une opération en Bretagne en centre-Bretagne vraiment dans le cœur un des deux cœurs de l'étude qui est la ruralité et cette opération on l'avait appelée tremplin tremplin ça veut dire quoi ça veut dire t'as pas de réseau donc tu ne trouves pas de stage donc c'est difficile l'insertion dans l'emploi et donc c'était un réseau de patrons également qui disait tremplin vers l'emploi je donne trois numéros 3 06 trois numéros de téléphone mobile de mon réseau et ça permet aux jeunes d'écrire de ma part dirigeante à d'autres dirigeants en disant voilà ce que j'ai fait voilà le poste que je cherche et ça ça marche ça marche parce que c'est de la recommandation c'est ce qu'on appelait dans le temps le piston en fait mais là c'est organiser la recommandation et le MEDEF a fait des propositions en octobre 2025 sur un plan jeunesse et en fait ce que l'on pense c'est que au plus tôt vous agissez sur l'insertion dans ce monde économique dans ce monde de l'entreprise au plus tôt vous allez vaincre ces discriminations possibles un jour et nous ce qu'on dit c'est dès la cinquième il faut de l'immersion longue dans les entreprises c'est pas à chercher à avoir de la main d'âge c'est pas cher c'est tout simplement habituer les jeunes à être dans un environnement d'entreprise et cet environnement d'entreprise si vous le découvrez à 20 ans vous avez déjà perdu la bataille parce que vous n'avez pas le réseau et vous n'avez pas l'expérience donc nous ce sur quoi on peut agir les entreprises c'est un favoriser le réseau et là le côté 500 entreprises qui s'engagent c'est très bien parce qu'on parle de l'inclusion comme étant un phénomène normal mais c'est surtout se donner des objectifs progressifs là c'est 8% de CV 8% donc c'est un objectif qui viennent de géographie là où c'est compliqué voilà après il faut se dire c'est pas discriminant à l'égard des entreprises encore une fois on va pas faire du name and shame c'est à dire on va pas dire il y a les bons et il y a les méchants il y a tout simplement des trajectoires et une méthode à faire quand on a parlé de féminisation soit des instances soit des équipes et bien on s'est donné 8 ans et au bout de 8 ans on avait des objectifs et du coup c'est facile pour une entreprise d'avoir un plan en se disant sur les 4 ans qui viennent par exemple moi j'ai des plans d'action qui me permettent d'aller alors nous dans le monde sportif on a une opération qui s'appelle du stade vers l'emploi mais vous dites il faut des opérations c'est à dire ça se fait pas naturellement il faut pas laisser le fil de l'eau alors une fois qu'on a compris que l'inclusion c'est un facteur de performance économique il faut quand même que les chefs d'entreprise ils sachent comment s'y prendre alors les PME en ruralité ou les PME dans le quartier elles s'affèrent en réalité parce que le dimanche elles sont sur le banc de touche parce qu'elles financent le club de foot et que c'est là que les parents ou les joueurs ou les athlètes viennent voir des chefs d'entreprise en disant t'as pas un stage pour mon fils ou t'as pas un stage pour moi donc ça ça se fait déjà en réalité par contre si on veut le faire à grande échelle si on veut attendre 8% là il faut donner des outils aux entreprises pour qu'elles puissent se doter de plans d'action progressifs comme on l'a fait sur la discrimination à l'égard des femmes et ça a marché Merci beaucoup Dominique Carlac d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie dans un instant le journal de 8h30 et puis le patron d'Abivax sera en direct avec nous depuis les Etats-Unis Abivax qui est attendu en très forte hausse à l'ouverture à 9h pourquoi ?
parce que les résultats sur la phase 3 sont plutôt positifs et après la phase 3 c'est quoi ? c'est la commercialisation à tout de suite C'était votre rendez-vous avec Talencia l'IA au service des fonctions finance et RH Talencia les solutions qui font grandir les ETs de la phese
avec Talencia qui font pas grandir en haut les ETs qui font grandir en haut avec Talencia et qui font grandir l'Etat à l'économie