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DébatLCP (sur YouTube)· 11 juillet 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationEurope & international

Loi Gremillet : vers plus de nucléaire ? | Parlement Hebdo - 11/07/25

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    On va parler de l'avenir énergétique de la France. La part des énergies décarbonées dans notre consommation est en discussion.

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Il y a quand même une proposition de loi qui a été votée. Est-ce que miser sur le tout-nucléaire est une bonne stratégie ?

  • 2:15FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous avez voté un texte qui est un recul contre l'environnement ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Cette autorisation à titre dérogatoire de l'acétamipride, un néonicotinoïde qui fait peur, est-ce que les agriculteurs soutiennent ce texte ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    On continue avec une question sur les méga-bassines. Un texte facilite la création de méga-bassines de stockage d'eau.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25K.GilderChiffre
    « Avec 60% de nucléaire dans notre mix énergétique d'ici 2030. »
  • 4:15B.JomierFait
    « La loi Duplomb, c'est une loi de lâcheté politique. Ca ne résoudra rien aux problèmes des agriculteurs. »
  • 5:30B.JomierFait
    « On invoque le bon sens quand on n'a plus d'arguments. Stocker l'eau ne pose pas de problème. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Générique ... -A.Poussart: Bonjour.

Heureux de vous retrouver pour le dernier numéro de "Parlement hebdo". L'émission revient sur l'actualité de la semaine au Parlement. -K.Gilder: Nous vous proposons aussi un débat entre un député et un sénateur.

Aujourd'hui, nous accueillons Isabelle Rauch, députée Horizons, le parti d'Edouard Philippe. Bernard Jomier, vous, vous êtes sénateur de Paris, membre du groupe socialiste et du parti de Raphaël Glucksmann. -A.Poussart: On va parler de l'avenir énergétique de la France.

La part des énergies décarbonées dans notre consommation est en discussion. L'Assemblée a accepté la proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb, un texte controversé qui réintroduit un pesticide néonicotinoïde. -K.Gilder: D'abord, le nucléaire relancé par la majorité de droite du Sénat.

Résumé. - Une feuille de route pour la transition énergétique adoptée par 221 voix. La majorité mise sur la relance du nucléaire. - Les enjeux pour la société et pour notre pays, pour la planète, c'est bien de décarboner nos activités.

Il faut relancer la politique nucléaire de notre pays. C'est stratégique pour notre indépendance. - Le texte fixe l'objectif de 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires d'ici 2050.

Avec 60% de nucléaire dans notre mix énergétique d'ici 2030. Il y a déjà des chantiers chez EDF. Les LR ont aussi renforcé des objectifs qui sont en contradiction avec leur chef, Bruno Retailleau.

Il parlait d'un arrêt des subventions à la filière du nucléaire. - Je viens d'un territoire avec trois parcs éoliens. J'y tiens beaucoup, au mix énergétique.

Il faut du nucléaire et du renouvelable. Les prix sont compétitifs. - Malgré ce signal aux acteurs du renouvelable, la gauche n'a pas voté le texte.

Elle dénonce une proposition de loi issue du Parlement, plutôt qu'un projet de loi gouvernementale pour définir la politique énergétique du pays. - Ce n'est pas le problème de l'initiative parlementaire. Il n'y a pas d'étude d'impact.

On n'étudie pas les conséquences d'une loi qui projette la France sur le reste du siècle. C'est une aberration absolue. - Le texte du Sénat sera examiné à l'Assemblée en septembre.

Il y aura un décret de programmation pluriannuelle du gouvernement à l'automne. -K.Gilder: Bernard Jomier, ce texte renforce la part des énergies décarbonées pour la porter à 58% de notre consommation d'ici 2030. -B.Jomier: C'est une question fondamentale, l'énergie.

Il y a un réchauffement climatique et des conséquences. Il faut diminuer nos émissions de gaz à effet de serre. Il faut diminuer la part des énergies fossiles et la ramener à zéro.

Dans le texte de notre collègue, il y a des éléments intéressants. Mais comment discuter d'un sujet aussi sérieux sans avoir tous les tenants et les aboutissants sur la table, et le temps du débat? Bien sûr, il faut une part de nucléaire dans le mix énergétique.

Mais combien cela va-t-il coûter? A quel rythme? Personne ne le sait.

On a parlé de petits réacteurs nucléaires, comme si on faisait cela dans chaque canton. Mais il faut préciser. Et les énergies renouvelables, il faut regarder la prise de position de Bruno Retailleau: vous y comprenez quelque chose?

Le débat n'est pas stabilisé. Si on ne veut pas virer à la guerre de religion, il faut prendre le temps et que le gouvernement s'engage. Ca n'a pas été fait.

On ne peut pas délibérer dans de bonnes conditions. -A.Poussart: Il y a un projet de loi d'initiative sénatoriale.

Mais il n'y aura qu'un décret, qui va contourner le Parlement, sans étude d'impact. Ce n'est pas un problème démocratique? -I.Rauch: J'aurais aussi préféré un projet de loi sur cette programmation, cette possibilité pour l'énergie.

Je pense que nous avons besoin du mix énergétique. C'est fondamental et indispensable. Il faut sortir des énergies fossiles.

Je suis déjà heureuse que nous ayons pu avoir, en partie, le débat au Parlement. Ca peut paraître insatisfaisant, mais cela clarifie la position des uns et des autres, pour savoir où on se positionne. Pour ou contre le nucléaire... -K.Gilder: Mais c'est insuffisant, comme le dit Yannick Jadot, car il n'y a pas d'étude d'impact.

Vous le regrettez? Vous êtes d'accord avec Bernard Jomier, qui parle de précipitation? -I.Rauch: Pour tenir un débat dans de bonnes conditions à l'Assemblée, vu la composition de l'hémicycle, c'est difficile.

On a fait au mieux pour tenir les débats. Je préfère un projet de loi à des propositions, sur de tels sujets. -A.Poussart: La proposition sénatoriale relance fortement le nucléaire.

Est-ce que c'est le bon mix énergétique? -B.Jomier: C'est une position idéologique et de principe que de dire qu'il y a un soulagement d'une partie du monde politique.

On a craint que les antinucléaires prennent le dessus. Ca n'a jamais été notre position. Il y a des mouvements de balancier, que le Sénat a vocation à pondérer, mais qu'il ne pondère plus.

Mais économiquement, ce n'est plus tenable. Tous les pays du monde entier ont une part modérée de nucléaire. Pourquoi les forces économiques n'investissent pas dans le nucléaire?

Car c'est coûteux. Si on regarde les énergies renouvelables, dans le mix, les conditions ont changé. L'éolien et le solaire ne produisent pas tout le temps.

La question a beaucoup évolué, celle du stockage. La Chine met en place des capacités de stockage gigantesques, ainsi que de production sur les renouvelables. Tous les cinq mois, la Chine augmente sa production en renouvelable de l'équivalent de 20% de la production nucléaire du monde entier.

C'est incroyable. Et nous sommes encore dans un débat théologique. Bruno Retailleau crie victoire à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

C'est pour cela qu'il fallait attendre. -K.Gilder: Il y a quand même une proposition de loi qui a été votée.

Est-ce que miser sur le tout-nucléaire est une bonne stratégique, alors qu'il faut 15 ans pour construire une centrale nucléaire, et que l'urgence de la décennie est de réduire les gaz à effet de serre? -I.Rauch: On n'a jamais arrêté d'investir dans le nucléaire, ces dernières années.

De façon continue. Il faut aussi voir comment sortir des énergies fossiles. C'est la priorité, par rapport à notre baisse des gaz à effet de serre.

C'est fondamental. Le nucléaire fait partie du mix énergétique, mais les énergies renouvelables aussi. Il ne faut pas miser que sur l'un ou l'autre.

On a besoin des deux pour avancer. Edouard Philippe le dit, quand on a une seule énergie, si on voit qu'il y a un problème, par principe de précaution, on arrête tout. Ce n'est pas possible.

On a besoin de cette complémentarité. C'est très important. Avant-hier, sur ma circonscription, la Moselle, on a inauguré une "ferme solaire", qui peut alimenter une ville de 30.000 habitants. -A.Poussart: Bernard Jomier, vous avez cité Bruno Retailleau.

La semaine dernière, le président du parti LR a publié une tribune dans Le Figaro pour défendre la suppression des financements publics de l'éolien et du solaire, des énergies qu'il décrète "coûteuses et inutiles", qui n'ont "pas besoin d'argent public" pour se développer. Vous l'entendez? -B.Jomier: Bruno Retailleau a à peu près 10 ans de retard.

La question du stockage a beaucoup progressé. On sait stocker, et quand il y a moins besoin, vous relâchez. Au moment où il y a moins besoin d'électricité, le prix baisse.

Le prix du marché évolue sans arrêt. Quand vous relâchez, vous vendez plus cher. Bruno Retailleau mène un combat idéologique.

Vous voyez la division? Les discours sont contradictoires. Bruno Retailleau court après la position du RN, alors que d'autres de la mouvance présidentielle ne sont plus favorables à ce que je décris.

Ce n'est pas bien d'instrumentaliser l'avenir énergétique du pays. Et la lutte contre le réchauffement climatique, pour courir après le RN. -K.Gilder: Vous êtes d'accord avec la position de Bruno Retailleau? -I.Rauch: La dernière dépêche AFP est explicite.

Nous avons qualifié cette position de "stupéfiante". -K.Gilder: C'est la réaction d'Edouard Philippe? -I.Rauch: C'est la réaction de Christophe Béchu, donnée à la presse.

Cela a paru stupéfiant à bon nombre d'acteurs. -K.Gilder: C'était politique, pour vous? -A.Poussart: Au socle commun du gouvernement, vous n'êtes pas d'accord sur l'avenir énergétique de la France? -I.Rauch: Au socle commun, nous sommes d'accord pour le mix énergétique.

Après, s'il y en a qui s'élèvent, parce qu'ils pensent, politiquement, que c'est une bonne idée, ce n'est pas la position majoritaire au sein du socle commun, au contraire. -A.Poussart: On a eu l'impression de divisions, dans le socle commun, sur les questions d'énergie et d'écologie, que ce soit avec les éoliennes ou les zones de faible émission, qui interdisent la circulation de voitures polluantes dans les centres-villes. -I.Rauch: Comme dans la société, on n'a pas tous la même vision et la même perception de la trajectoire nécessaire, la même temporalité.

Ca me poserait un problème politique, sur le fait que le réchauffement climatique est là, qu'il faut prendre des mesures fortes. Certains veulent accélérer sur certaines mesures et d'autres sur d'autres...

Mais nous sommes face au réchauffement climatique et il faut prendre des mesures. -K.Gilder: Bernard Jomier, vous comprenez le ras-le-bol de la population dans certaines zones, par rapport au développement des éoliennes?

Les députés du RN l'ont utilisé comme argument pour faire passer un vote à l'Assemblée, qui n'a pas été retenu. -B.Jomier: Le RN surfe sur toute opposition à tout.

Je ne dis pas qu'il n'y a pas des endroits où des éoliennes ont été imposées sans concertation et où ce n'est pas problématique. -K.Gilder: Ils veulent un moratoire. -B.Jomier: Ils veulent le développement des énergies fossiles.

Le RN porte des positions climatosceptique, de façon répétée. Il n'y a pas de raison de sortir des énergies fossiles. Et on va chercher des financements en Russie.

Ca ne m'étonne pas du RN. Ce n'est pas sérieux. -A.Poussart: On va parler écologie et agriculture.

L'Assemblée a adopté la proposition de loi du sénateur LR Laurent Duplomb. Elle vise à lever certaines contraintes sur l'agriculture, notamment l'utilisation d'un pesticide qui tue les abeilles. - C'est un pesticide qui enflamme les débats: l'acétamipride.

La loi Duplomb permet de réutiliser ce produit sur certains légumes et les noisettes. On dénonce les risques pour la santé et l'environnement. - Cette "loi Poison" n'est pas qu'un recul environnemental parmi d'autres, c'est le feu vert donné à la déconstruction écologique. - Le rapporteur du texte rappelle que l'usage de l'acétamipride restera très encadré. - L'interdiction reste la règle.

Il n'y a qu'une mesure de dérogation, après une échelle de critères. La dérogation ne concernera que 1,7% des surfaces agricoles, si tout le monde en obtenait la dérogation. - Ce texte de Laurent Duplomb a eu un parcours très sinueux.

A l'Assemblée, la gauche oppose des centaines d'amendements. En réponse à la surprise générale, les quatre groupes du socle général votent contre leurs propres textes avant même le début des débats. Objectif: accélérer.

La dernière mouture a donc été rédigée à huis clos, en commission mixte paritaire. Pas de quoi amoindrir les divisions. - Des dizaines de sociétés scientifiques disent la même chose.

On dit que c'est le nouveau chlordécone de l'Hexagone! - Avons-nous le droit moral d'ignorer les paysans, quand ils supplient qu'on les laisse accéder à des produits qui permettent de sauver les récoltes? Vous portez, mesdames et messieurs, en caricaturant ce débat, une funeste responsabilité. - La loi est adoptée, avec 316 voix et 223 contre.

La gauche va déposer un recours devant le Conseil constitutionnel. -A.Poussart: Est-ce que vous avez voté un texte qui est un recul contre l'environnement? -I.Rauch: J'ai voté un texte très caricaturé.

C'est pourquoi j'ai accepté de venir dans ce débat: il me semblait important de mettre des choses au clair, notamment sur le fait que c'est bien l'interdiction qui reste la règle. Cela a été rappelé dans le reportage. L'interdiction reste la règle.

La réautorisation ne peut être faite que sous certaines conditions. Il y a trois règles qui doivent être ensemble. Si elles ne sont pas là, on ne peut pas réautoriser le fait d'utiliser l'acétamipride.

C'est très encadré. Au maximum, cela ne concernera que 1,7% des surfaces cultivées. C'est réautorisé dans les autres pays de l'Union Européenne.

Et cela s'est fait sans aucun problème en Europe. Les agriculteurs sont très contraints. Je rappelle que cette molécule est en libre accès pour chacun d'entre nous et que nous en avons quasiment tous dans nos maisons, sous nos éviers, dans les produits qu'on peut utiliser, les produits ménagers.

On encadre strictement pour les agriculteurs. Mais attention à ce que nous avons au quotidien, chez nous. Beaucoup d'entre nous n'en sont pas conscients. -K.Gilder: Cette autorisation à titre dérogatoire de l'acétamipride, un néonicotinoïde qui fait peur, est-ce que les agriculteurs soutiennent ce texte? -B.Jomier: Les agriculteurs sont confrontés, comme chacun de nos secteurs, dans la vie publique et économique, à la transition écologique.

Et elle n'est pas facile. Cela nécessite de prendre soin des uns et des autres. Il faut un effort continu et progressif.

Mais le problème de la loi de Laurent Duplomb, c'est qu'elle fait un pas en arrière. Elle indique que c'est trop dur, donc on va réautoriser des substances qui seront interdites dans quelques années, dans l'Union Européenne, car elles sont toxiques pour l'environnement et portent atteinte à la biodiversité. Elles ont aussi des conséquences pour la santé humaine.

Voter cette loi est un peu faire une marche arrière. Elle porte deux dont la marque du trumpisme. Il y a le recul écologique.

C'est un retour en arrière. Cela avait commencé avec la remise en cause de faits scientifiques. Les agriculteurs ont cinq maladies professionnelles dues aux pesticides, et Laurent Duplomb a hurlé que c'était faux.

Je n'ai pas l'habitude, dans l'hémicycle, de débattre en niant des faits. On peut débattre, on fait de la politique, mais nier les faits scientifiques n'est pas une bonne chose. La loi Duplomb, c'est une loi de lâcheté politique.

Ca ne résoudra rien aux problèmes des agriculteurs. Il y a une substitution aux néonicotinoïdes et aux pesticides: l'agriculture biologique. Ce ne sont pas les mêmes conditions de production, c'est compliqué.

Sur les betteraves, notre collègue Jean-Claude Tissot, qui est agriculteur, a dit qu'il y avait des solutions. C'est compliqué, j'en conviens. Nous sommes tous face à cette complexité.

La deuxième grande faute de cette loi, c'est d'avoir opposé les exécuteurs à l'opinion publique. Elle ne veut pas de ce retour en arrière. -A.Poussart: Est-ce que c'est un texte trumpiste et qui nie les faits scientifiques? -I.Rauch: Je suis choquée.

Je ne nie pas les faits scientifiques. C'est autorisé dans l'ensemble de l'Union Européenne. Nous avons un problème avec nos agriculteurs sur certaines cultures.

C'est très encadré. S'il n'y a pas de produits de substitution, il faut réautoriser cette molécule. M'accuser de cela... -B.Jomier: Je ne vous accuse pas.

Votre mouvement politique a eu trois votes. Abstention, pour et contre. C'est complexe. -I.Rauch: A un moment, il y a aussi le fait que je préfère que nos agriculteurs puissent produire et que nous puissions contrôler, ici, et trouver des solutions ensemble.

Plutôt que d'importer des produits sur lesquels on n'aura aucun contrôle et dont on ne connaît pas la production. Dans le cadre de cette souveraineté alimentaire et de ce contrôle, je préfère que, sous certaines conditions, on puisse réautoriser. Mais c'est très limité.

Quand on importe des produits, on ne sait pas comment c'est produit. La fin de session est difficile...

Ca m'inquiète. -B.Jomier: Je suis d'accord là-dessus.

Mais on ne va pas pour autant autoriser l'utilisation de produits toxiques. Il faut protéger nos agriculteurs, pour leur permettre d'être à armes égales, d'accord, mais il ne faut pas autoriser l'importation de ces produits. Les traités de libre-échange sont leurs problèmes. -I.Rauch: Nous sommes dans ce monde-là.

Je fais tout pour que l'on puisse évoluer, mais je prends la réalité où on en est. Je ne veux pas mettre à mal des agriculteurs et des produits dont on a besoin, pour en importer d'autres, dont on ne connaît pas les conditions de production. Cela ferait manger aux Français des choses moins bonnes.

C'est la problématique. Il faut impérativement, collectivement et au niveau européen, être vigilants. Il faut une réflexion et des capacités de recherche, pour trouver les produits de substitution. -A.Poussart: On continue avec une question sur les méga-bassines.

Un texte facilite la création de méga-bassines de stockage d'eau. On va capter l'eau abondant en hiver pour l'utiliser en été pendant l'été. Ce n'est pas du bon sens? -B.Jomier: On invoque le bon sens quand on n'a plus d'arguments.

Stocker l'eau ne pose pas de problème. Il y a les nappes phréatiques en sous-sol pour cela. Cela stocke très bien.

Dans certains départements, dans certains lieux, il peut être utile de créer des réserves d'eau. Cela se fait depuis la nuit des temps. Cela se fait dans certains départements, sans conflit.

Mais comment partager l'eau, qui devient une ressource rare, intermittente? On a connu un an de grosses précipitations et depuis un mois, une sécheresse. Il faut se remettre autour de la table.

Il y a des usages de l'eau. La loi qui a été votée revient en arrière, car elle impose le point de vue d'une partie... -I.Rauch: J'aurais tendance à dire que je suis complètement d'accord avec le fait que le partage des usages est très important.

A certains endroits, il y a besoin d'eau. A d'autres, il y a d'autres façons de faire pour irriguer les cultures. -B.Jomier: La loi le permettait déjà.

La nouveauté, c'est qu'on pourra le faire aux dépens d'espèces protégées. -K.Gilder: Merci d'avoir participé à ce dernier débat.

Merci beaucoup à vous, à bientôt.