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Autrefranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 10 mai 2026 20 minContradictoireMixte

Guerre en Ukraine, candidature d'Edouard Philippe... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau

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0:01
Présentateur

France Info. Bonjour Nathalie Loiseau. Bonjour Adéa. Et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. Vous partez, je crois, dans quelques minutes pour Reims parce qu'Edouard Philippe organise un rassemblement. Aujourd'hui, on va en parler. D'ailleurs, une forme de lancement de campagne, vous nous le confirmerez peut-être. En tout cas, on va d'abord parler de l'actualité internationale, évidemment, puisqu'elle est évidemment très forte encore ce week-end avec ses déclarations de Vladimir Poutine hier à l'occasion de la cérémonie du 9 mai, en plein cessez-le-feu violée, semble-t-il, de part et d'autre, entre Russie et Ukraine. Je vous propose d'écouter le président russe.

Les pays occidentaux ont promis leur aide

0:50
Invité

et ont commencé à intensifier la confrontation avec la Russie, qui se poursuit encore aujourd'hui. Je pense que cela touche à sa fin, mais la situation reste grave.

1:03
Présentateur

La guerre se dirige vers sa fin. dit, ou semble en tout cas dire, Vladimir Poutine. Qu'est-ce que vous en comprenez, Nathalie Loiseau ? Est-ce que vous le croyez ?

1:12
Invité

Croire Vladimir Poutine, c'est imprudent. Ce qu'on voit, c'est un défilé du 9 mai, qui normalement est un moment de démonstration de puissance de la Russie, qui était un défilé au rabais. Au rabais parce qu'il n'y avait pas de matériel militaire lourd qui défilait. Au rabais parce qu'il n'y avait pratiquement personne autour de Vladimir Poutine. En plus, il y a une tension interne au régime extrêmement forte, dont témoignent un certain nombre d'événements, que ce soit la suspension d'Internet, ou même des rumeurs de préparation de coups d'État à prendre avec prudence.

1:45
Présentateur

Oui.

1:45
Invité

Et donc, on entend Vladimir Poutine qui est quasiment en situation de devoir se justifier vis-à-vis des Russes, en disant que ça touche à sa fin, ça va vers sa fin, parce qu'il a, j'espère, les capteurs qui permettent de comprendre que sa guerre est impopulaire en Russie, inefficace en Ukraine, une guerre qui devait durer trois semaines et qui dure depuis plus de quatre ans. Ceci étant, on aurait tort de se rendormir, nous, Européens, de se dire, il est affaibli, il parle de la fin de la guerre, donc on peut finalement revenir à la vie d'avant.

Parce que, imaginons un cessez-le-feu, mal ficelé, on peut penser qu'une paix bâclée est quelque chose qui viendrait des efforts de Donald Trump, dont on a vu un peu le manque de constance. Mais une paix bâclée, c'est une paix dans laquelle Vladimir Poutine garde une rancœur vis-à-vis de l'Occident, garde l'envie d'affaiblir encore l'OTAN, d'affaiblir encore l'Union Européenne, et ça, ça peut être extrêmement dangereux.

2:49
Présentateur

On imagine un instant que Vladimir Poutine ne garderait pas de rancœur vis-à-vis de l'Occident ?

2:53
Invité

Pas un instant, et il faut donc être totalement sur nos gardes, c'est la raison pour laquelle il faut continuer à augmenter notre défense européenne, non pas pour provoquer, non pas parce qu'on voudrait la guerre, mais au contraire, pour la dissuader, le risque d'une opération de déstabilisation dans un pays voisin de la Russie, il n'a jamais été aussi élevé, et pour le coup, les services de renseignement considèrent que ça pourrait arriver assez rapidement.

Alors cette paix bâclée, on en est pour l'instant assez loin, d'ailleurs on est en plein cessez-le-feu qui est censé durer trois jours jusqu'à lundi, les deux pays, l'Ukraine et la Russie, se sont accusés hier mutuellement de l'avoir violée, est-ce que vous considérez que ce cessez-le-feu sous l'égide américaine a servi à quelque chose ? Il a servi à sauver la face de Vladimir Poutine et son défilé militaire. Il avait une peur panique qu'il y ait des frappes ukrainiennes qui puissent toucher Moscou, il y en avait eu quelques jours auparavant. Donc il avait peur d'une humiliation supplémentaire. Donald Trump lui a offert sur un plateau la possibilité d'avoir un défilé, même au rabais.

Bien sûr, les Ukrainiens ont dit, si un cessez-le-feu, quel qu'il soit, on prend. Parce que les villes ukrainiennes, les civils ukrainiens continuent à souffrir considérablement, mais naturellement, ce cessez-le-feu n'était que deux façades. Il devait d'ailleurs être accompagné d'un échange de prisonniers, mille de chaque côté, qui n'a pas eu lieu. Est-ce que vous comprenez pourquoi le président américain, Donald Trump, continue de jouer la carte de Vladimir Poutine, alors qu'il n'obtient finalement aucune avancée sur cette guerre qui s'enlise à la fois diplomatiquement et militairement ? Vous avez raison de souligner que Donald Trump est dans l'échec sur l'Ukraine.

Lui aussi nous avait dit, je réglerai la guerre d'Ukraine en 24 heures. Malheureusement, les choses sont beaucoup plus compliquées. Et il la réglera d'autant moins s'il fait pression sur l'agressé et s'il laisse carte blanche à l'agresseur. Parce que c'est ce que fait Donald Trump. Il a arrêté de donner des armes à l'Ukraine. Il en vend d'ailleurs beaucoup moins à l'Ukraine ou à ceux qui veulent aider l'Ukraine. Parce que pour le moment, il en a besoin au Moyen-Orient et pour remplir ses propres stocks. Donc il a abandonné l'Ukraine, pour dire les choses clairement.

Il a maintenu et étendu les autorisations de vente de pétrole russe, contrairement aux sanctions, pour rattraper la catastrophe qu'il a créée en contribuant au blocage du détroit d'Hormuz. Et de toute façon, depuis le début de sa présidence et même de son ancien mandat, Donald Trump n'a qu'un rêve. C'est de reprendre le business avec la Russie et de se débarrasser de l'Ukraine qui pour lui est un problème.

5:43
Présentateur

Alors Donald Trump, vous en parliez, qui justement attend toujours une réponse, semble-t-il, de l'Iran sur la proposition de mémorandum qui a été envoyée par Washington. Et Donald Trump aussi, qui s'en prend quand même assez régulièrement aux Européens à propos de leur inaction supposée ou même d'ailleurs réelle puisqu'il n'y a pas d'action et même revendiquée dans le détroit d'Hormuz. Vous dites qu'elle est revendiquée, justement. Est-ce qu'il ne faudrait pas quand même que l'Europe agisse un peu et fasse montre un petit peu de volonté d'agir pour peut-être aussi contraindre l'Iran ?

6:17
Invité

L'Europe est prête à accompagner des navires pour sécuriser le détroit d'Hormuz. Mais une fois que ce sera tout calme. Non, une fois qu'il y a un cessez-le-feu. Vous voulez qu'on s'associe à Donald Trump ? Je crois qu'il n'y a pas un Européen censé qui le souhaite. D'ailleurs, si vous faites le parallèle avec 2003, la guerre d'Irak, qui avait un peu fracturé l'Europe entre ceux qui avaient suivi les Etats-Unis et ceux qui avaient dit non comme la France, à juste titre, cette fois-ci, les Européens ont appris les leçons de leurs erreurs. Vous avez 27 pays européens, plus le Royaume-Uni, plus les autres, qui disent que ce n'est pas notre guerre.

Le détroit d'Hormuz, il était ouvert avant que Donald Trump attaque l'Iran. Bien sûr qu'il faut faire pression sur l'Iran, mais ça n'est pas en s'alliant avec Donald Trump, avec ses foucades, avec ses va-et-vient. Si vous êtes capables de me dire tout ce qu'il a dit dans une seule journée sur l'Iran et d'y trouver une cohérence entre on négocie, on est près d'un accord, mais on va quand même les vitrifier. Mais finalement, le détroit est bloqué, il n'est pas bloqué. Nathalie Oiseau, l'Europe pourrait avoir

7:20
Présentateur

un rôle de pression diplomatique sur le sujet. Honnêtement, à part quelques mots, y compris d'ailleurs de la France, on peut le reconnaître, on n'entend pas l'Europe beaucoup s'exprimer, ni faire pression sur Téhéran.

7:31
Invité

Là où vous avez raison, c'est que c'est le retour de la diplomatie qui est nécessaire. Manifestement, la force militaire pure ne fonctionne pas, même entre la plus grande puissance du monde, les Etats-Unis, avec la plus grande armée du monde, et un pays comme l'Iran, qui est sous sanction depuis des années, qui avait déjà été bombardé en 2025, et qui quand même arrive à tenir tête dans des conditions épouvantables. La population est réprimée comme jamais, l'Iran est pauvre comme jamais, mais ça ne l'empêche pas de tenir tête à la première puissance du monde.

C'est une énorme démonstration de faiblesse que fait Donald Trump, et c'est aussi une énorme démonstration de maladresse diplomatique, parce qu'en envoyant son gendre et un promoteur immobilier négocier sur l'Iran, comme il négocie sur l'Ukraine, comme il négocie sur Gaza, pardonnez-moi de vous dire que ça n'est pas très convaincant. Je ne vais pas vous dire qu'il faut laisser la diplomatie aux diplomates, j'ai horreur du corporatisme. Mais en tout cas, ces deux-là, ils n'ont convaincu personne. Mais justement, vous dites qu'il faut que la voie diplomatique reprenne.

Là, on a l'impression quand même que concernant le détroit d'Hormuz et son blocage, il y a tout lieu de penser que la guerre va reprendre incessamment sous peu entre les Etats-Unis et l'Iran ? Alors, je suis très prudente parce que toutes les prédictions se sont révélées fausses. De la diplomatie, il y en a énormément. Vous avez vu le Pakistan et le rôle qu'il essaye de jouer. Le Pakistan n'est pas seul. Il y a beaucoup de choses qui se passent en coulisses. Et je dirais que la diplomatie a parfois besoin de moins de lumière et de moins d'exposition pour être efficace.

simplement aller convaincre Donald Trump d'un côté et les gardiens de la révolution de l'autre parce que ce qui s'est passé avec les frappes américaines, c'est que les Etats-Unis ont en réalité durci le régime iranien. Vous avez aujourd'hui des interlocuteurs qui veulent moins négocier encore, encore que les précédents qui n'étaient déjà pas des interlocuteurs faciles. Donc tout le monde s'y emploie, tout le monde s'y essaie, les pays du Golfe, je vous assure absolument tout le monde. Simplement, une guerre qui est menée d'un côté par Donald Trump et Benjamin Netanyahou dont les intérêts peuvent être divergents et de l'autre par les gardiens de la révolution.

Vous n'avez pas en face Mandela et de Klerk. Qu'est-ce qui peut arrêter cette fuite en avant ? Est-ce que c'est la situation interne à Donald Trump et donc son impopularité, les élections qui arrivent aussi les mid-terms ? Est-ce que c'est cette pression des Américains qui peut... Les Etats-Unis ne sont pas derrière leur président dans cette guerre. Et ça, c'est assez nouveau. C'est même assez rare parce qu'en général, quand les Etats-Unis envoient des troupes, il y a un effet drapeau. Les gens se resserrent. Moi, je l'ai vécu au début de la guerre d'Irak.

Même ceux qui pensaient que cette guerre n'était pas indispensable, une fois que les Boyd s'étaient partis, il y avait un effet patriotique. Aujourd'hui, une majorité d'Américains se demandent ce que Donald Trump est allé faire là. C'est le contraire de la promesse qu'il avait faite. C'est le contraire de toutes les déclarations qu'il avait faites depuis des années. On se souvient qu'il se moquait d'Obama, il se moquait de Biden en disant que ces gens sont des irresponsables. Ils pourraient même nous emmener dans une guerre contre l'Iran. Finalement, c'est lui qui l'a fait sans stratégie, sans alliés et sans savoir comment il en sort. Comment en sortir.

10:46
Présentateur

Nathalie Loiseau, vous restez avec nous. On va parler dans quelques secondes de ce dégel des relations entre Paris et Alger. C'est une désinformation également de ce week-end. C'est juste après l'info en une minute. Voici Diane Ferschit. Il est 9h moins le quart. Les cinq Français passagers du MV Ondius seront rapatriés dans les prochaines heures sur un vol sanitaire, annonce du gouvernement, alors que les premières personnes à bord du navire de croisière vont être évacuées à Ténérif. À ce stade, l'Organisation Mondiale de la Santé recense 6 cas confirmés sur les 8 suspects. Le virus a tué trois passagers de ce bateau de croisière.

L'Ukraine et la Russie s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu temporaire. Il est en cours depuis hier. L'échange de prisonniers n'a toujours pas eu lieu et cette déclaration de Vladimir Poutine hier soir, la guerre en Ukraine, dit-il, touche à sa fin. Emprisonné en Algérie, le journaliste Christophe Glez pourra recevoir dans les prochains jours sa première visite consulaire. Un nouveau signe positif pour ses proches, Paris et Alger, qui annoncent leur volonté d'intensifier leur coopération après la visite de la ministre française déléguée aux armées en Algérie. A deux semaines de Roland-Garros, le numéro un du tennis français contraint à l'abandon.

Masters 1000 de Rome, Arthur Fils blessé à la hanche. Il n'a repris la compétition qu'en février après huit mois d'arrêt et ce pour soigner son dos, il dit ne pas vouloir prendre de risque avant le tournoi parisien. France Info Avec Nathalie Loiseau

12:15
Invité

toujours avec nous ce matin. On le rappelle, vous êtes eurodéputée Rignoux et secrétaire nationale du parti Horizon, le parti d'Edouard Philippe. D'ailleurs, on va en parler longuement dans cette partie sur cette présidentielle qui approche. Mais tout d'abord, l'actualité de ces dernières heures. C'est aussi cette tentative de dégel, de réchauffement entre Paris et Alger. On a vu les déclarations du président Emmanuel Macron qui souhaitent reprendre un dialogue avec l'Algérie après deux ans, deux années quand même de brouilles assez intenses entre les deux pays. La ministre déléguée aux armées s'est rendue sur place. L'ambassadeur français est de retour aussi à Alger.

Est-ce que c'est une bonne chose ? Vous y voyez un tournant ? J'attends des résultats. Que l'ambassadeur rentre, c'est normal. Qu'il n'y soit pas, n'était pas une situation normale. Elle n'était pas du fait de la France mais elle était du fait de l'Algérie. Que Stéphane Sromaté soit rentré, très bien. Maintenant, j'attends des résultats. J'attends de voir Christophe Gleif libéré et pas seulement ayant enfin le droit au droit, c'est-à-dire à une visite consulaire. Sa place n'est pas en prison. Ce n'est pas un criminel. J'attends de voir les OQTF vraiment exécutés avec un peu plus que petites centaines de laissés-passés délivrés par...

13:38
Présentateur

150 actuellement, depuis le début de l'année, ce n'est pas du tout assez selon vous ?

13:42
Invité

C'est mieux que zéro mais c'est très très peu. C'est au camp de gouttes et on sait très bien que les OQTF, quand il s'agit de personnes dangereuses, l'Algérie, jusqu'à récemment, ne les exignait pas. Ce n'est pas normal. Ce que je souhaite, c'est une banalisation de la relation avec l'Algérie. Je suis né, comme vous, autour de cette table et comme la majorité des Français, comme la majorité écrasante des Algériens après l'indépendance. Et je voudrais qu'on arrête d'avoir une relation où certains pensent qu'il y a des comptes à rendre ou des comptes à régler.

Vous faites partie quand même d'une équipe d'un candidat à la présidentielle qui propose de remettre en cause des accords qui nous lient avec l'Algérie, notamment l'accord de 1968. Ce n'est pas forcément l'idée d'une banalisation des relations. Si précisément parce que pourquoi aujourd'hui l'Algérie aurait un régime dérogatoire préférentiel en matière de migration vis-à-vis de la France ? Qu'est-ce qui le justifie en 2026 ? Pourquoi est-ce que pour venir en France il vaut mieux être Algérien que Marocain que Tunisien que n'importe quelle autre nationalité ? Moi j'ai envie de regarder vers l'avenir.

J'ai envie de parler aux Français et aussi aux Algériens qui sont très jeunes et de leur dire moi je ne porte pas le poids du passé sur mes épaules. Moi je n'ai pas de repentance parce que j'ai envie qu'on ait une relation normale avec un pays qui doit nous respecter et que nous devons respecter. J'ai envie qu'on se tourne vers l'avenir.

15:14
Présentateur

Mais est-ce que ça veut dire Nathalie Loiseau que vous avez l'impression qu'il y a un peu trop de mensuétude de la part d'Emmanuel Macron voire de la naïveté ?

15:21
Invité

Écoutez, j'attends les résultats. Si les résultats sont là, si Christophe Glaze rentre, vous vous souvenez que quand le pape Léon est allé en Algérie, on a espéré qu'il reviendrait avec Christophe Glaze. Alice Ruffaut est allée en Algérie, on a espéré qu'elle reviendrait avec Christophe Glaze. Le jour où il sera rentré, le jour où les OQTF seront effectivement exécutés parce que l'Algérie coopérera normalement dans le respect du droit et de ses obligations avec la France. Le jour où l'Algérie ne sera plus une plaque tournante de la présence militaire russe en Afrique, je dirais que les résultats sont obtenus et j'applaudirai. J'attends.

Nathalie Loiseau, Edouard Philippe rassemble ses soutiens à Reims aujourd'hui. Vous allez vous y rendre dans quelques instants. Est-ce que ça y est, ça veut dire que le candidat Edouard Philippe lance sa campagne présidentielle aujourd'hui ? C'est parti, on est prêts et c'est un moment à la fois interne pour le parti parce qu'entrer dans une campagne présidentielle, c'est se transformer. Ce n'est pas exactement vivre la vie d'un parti comme d'habitude. Il a pris le temps, Edouard Philippe, de rentrer dans cette campagne. On a vu, à chaque fois, son entrée dans l'atmosphère était retardée après les municipales.

D'abord, vous avez raison de rappeler qu'il s'est présenté aux municipales, c'est le seul candidat déclaré, et d'ailleurs, il était le premier à se déclarer candidat à l'élection présidentielle. C'est le seul qui s'est confronté au scrutin, aux électeurs, au Havre, et il a gagné brillamment. Il s'y est consacré à fond comme tout ce qu'il fait et maintenant, il entre dans la campagne présidentielle. Moi, la question que je vous pose, à tâton, qu'est-ce qui vous le fait dire cet après-midi ? On ne l'entend pas, par exemple, sur tous les grands sujets dont on vient de parler sur la guerre en Ukraine, sur le conflit au Moyen-Orient.

On attendrait peut-être que celui qui aspire aux plus hautes responsabilités prenne davantage la parole. La présidentielle est dans un tout petit peu moins d'un an. Est-ce qu'il faut faire du commentaire quotidien comme le font très bien ?

17:28
Présentateur

Éventuellement dire ce qu'en tant que président on ferait sur la situation en Iran, sur la situation en Ukraine peut avoir du sens.

17:35
Invité

Ah mais je vous rassure, il ne manquera pas de le dire, de le dire fortement. Donc ça veut dire qu'on entendra le son de sa voix à un moment donné ? Écoutez, évidemment. Simplement, il y a une différence entre faire du bruit et dire des choses.

17:49
Présentateur

Qui fait du bruit ?

17:49
Invité

Écoutez, vous avez d'excellents commentateurs sportifs sur France Info. Je les écoute tous les week-ends en particulier. Mais ce n'est pas le travail d'un candidat à la présidentielle de faire du commentaire quotidien sur j'aime, j'aime pas, c'est bien, c'est pas bien. C'est le cas des autres, Gabriel Attal. Et je rappelle, je vous parle du candidat que je soutiens. Moi, je ne suis pas en train de regarder en permanence ce que font les autres et je peux vous assurer une chose, Edouard Philippe ne se détermine pas par rapport à ce que font ceux qui d'ailleurs ne se sont pas encore déclarés.

Edouard Philippe, il sait ce qu'il veut, il est très déterminé, il sait exactement à quel rythme et de quelle manière il veut conduire sa campagne, c'est sa campagne à lui. Une présidentielle, c'est la rencontre entre un homme et un pays.

18:35
Présentateur

Mais il faut que l'homme aille rencontrer le pays et s'adresse à lui de temps en temps, en l'occurrence.

18:40
Invité

Je crois que personne n'a autant fait le Tour de France qu'Edouard Philippe depuis plusieurs années et il continue à le faire et puis je vous rappelle, comme je le disais, qu'il a rencontré ses électeurs au Havre, qu'il a fait une campagne dans un contexte national qui n'était pas des plus faciles, que personne mieux que lui n'a pris la température de ce que disent les Français, de ce à quoi ils aspirent, de ce qui les inquiète, de la situation économique, sociale du pays donc il est parfaitement prêt, il démarre et bien sûr que vous l'entendrez mais vous ne l'entendrez pas pour dire tout et n'importe quoi, il n'est pas là pour essayer de communiquer, il est là pour essayer de convaincre, ce n'est pas du tout la même chose.

19:26
Présentateur

On verra donc dans les prochaines semaines, on l'imagine, s'il s'exprime. Merci Nathalie Loiseau, eurodéputée Renew, secrétaire nationale du parti Horizon, le parti d'Edouard Philippe, un grand merci, Mathilde Siro, restez avec nous sur France Info. Merci.

19:41
Locuteur

Merci. Merci.

Guerre en Ukraine, candidature d'Edouard Philippe... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau · Pourquijevote