Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRadio France (sur Site radio)· 20 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSantéTravail & emploi

"C'est difficile", mais face à l'afflux de patients aux urgences la nuit, le directeur de l'hôpital de Pau "fait face"

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Comment ça se passe aux urgences de l'hôpital ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Parce qu'il faut absorber combien de passages par jour, là, aux urgences ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Le personnel que l'on a rencontré nous a dit être en souffrance. Comment réagissez-vous ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Des médecins qui négocient des lits d'hospitalisation, on en arrive là ?

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Un agent de sécurité pour les urgences, est-ce que ça est envisageable ?

  • 4:12OuverteRéponse directe

    En novembre, vous allez aussi ouvrir 15 lits de SMR. Les soins médicaux de réadaptation, c'est un service qui a fermé à la polyclinique. Donc là aussi, il faut que l'hôpital public compense.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30InvitéFait
    « C'est difficile parce qu'en effet, vous le savez, la recomposition de l'offre de soins s'est passée rapidement, d'abord par son amplitude. »
  • 1:16InvitéChiffre
    « On est aux alentours de 5%. »
  • 2:17InvitéFait
    « Nous avons ouvert de manière extrêmement sporadique, la semaine dernière, l'unité temporaire d'hospitalisation. »
  • 2:23InvitéChiffre
    « C'est 14 lits supplémentaires. »
  • 3:49InvitéChiffre
    « Depuis que je suis arrivé, j'ai recruté à peu près une centaine de personnes à l'hôpital. »
  • 4:36InvitéFait
    « la fermeture de Marzé fait qu'on a une opportunité de pouvoir récupérer un certain nombre de lits de SMR polyvalents. »
  • 4:53InvitéChiffre
    « Ça fait 29 lits supplémentaires sur l'hôpital. »
  • 5:27InvitéChiffre
    « On a frôlé les 250 accouchements au mois d'août. »
  • 6:16PrésentateurChiffre
    « environ, normalement, c'est en moyenne 200 accouchements par mois »

Temps de parole

  • Invité70 %
  • Présentateur22 %
  • Locuteur 14 %
  • Présentateur 23 %

≈ 9,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ici Berne

0:00
Locuteur

Bigorre,

0:02
Présentateur

premier sur l'actu locale. A 7h45, votre invitée, Shannon Marigny, est le directeur de l'hôpital de Pau. Julien Rossignol est dans notre studio. Bonjour. Bonjour. On voulait prendre des nouvelles ce matin de l'hôpital, des urgences notamment, parce que ça fait un mois maintenant que les urgences de la clinique Navarre sont fermées la nuit, de minuit à 9h du matin. Comment ça se passe aux urgences de l'hôpital ?

0:27
Locuteur

C

0:28
Invité

'est difficile. C'est difficile parce qu'en effet, vous le savez, la recomposition de l'offre de soins s'est passée rapidement, d'abord par son amplitude. C'est un changement qui est un changement profond. Et puis, oui, très rapidement dans le temps. Tout ça s'est fait quand même dans une forme de précipitation qui n'est pas propice à la préparation de nos équipes. Pour autant, on a fait ce qu'il fallait faire, en tout cas à notre sens,

0:53
Locuteur

c

0:53
Invité

'est-à-dire renforcer nos équipes. Ça,

0:56
Locuteur

c

0:56
Invité

'était le plus important, à la fois, vous le savez, sur la maternité et sur les urgences.

1:00
Présentateur

Parce qu'il faut absorber combien de passages par jour, là, aux urgences ?

1:03
Invité

Alors, globalement, la nuit à la polycline Navarre, on était sur 7 ou 8 passages, à peu près. Donc, on les a forcément, on les voit dans nos chiffres. Alors, j'entendais ce matin que vous disiez 20%. On n

1:14
Locuteur

'est pas à

1:15
Invité

20%. On

1:16
Locuteur

est aux alentours de

1:16
Invité

5%. Peu importe, on n'est pas là pour faire un débat de chiffres. Mais sur le fond, effectivement, c'est une activité complémentaire et qui se rajoute, en effet, à une activité déjà extrêmement conséquente. C'est pour ça qu'on a renforcé nos équipes.

1:28
Présentateur

Alors, parce que le personnel que l'on a rencontré nous a dit être en souffrance. Je vous propose d'écouter certaines infirmières des urgences et vous pourrez

1:36
Locuteur 1

réagir après. La grosse difficulté que nous avons, c'est des patients qui vont rester une journée, une journée et demie sur un brancard parce qu'on n'a pas de place pour les hospitaliser. Les médecins passent leur temps à chercher, plutôt que de soigner des patients, ils sont en train de négocier des places d'hospitalisation.

1:50
Présentateur

Des médecins qui négocient des lits d'hospitalisation, on en arrive là

1:53
Locuteur

?

1:54
Invité

Oui, alors, c'est un sujet qui est classique dans les hôpitaux.

1:58
Locuteur

C

1:58
Invité

'est le sujet de l'aval. Et en effet, on a ce problème-là parce que ce flux d'urgence supplémentaire crée un bouchon, en réalité, au niveau des urgences. Donc, tout notre enjeu, c'est de créer des places d'hospitalisation après les urgences. Nous avons ouvert de manière extrêmement sporadique, la semaine dernière, l'unité temporaire d'hospitalisation. En réalité, c'est une unité supplémentaire qu'on ouvre généralement au niveau de l'hiver avec les virus qui arrivent.

2:23
Locuteur

C'est

2:23
Invité

14 lits supplémentaires. Et effectivement, l'année dernière, on l'avait ouvert en décembre. Cette année, on devrait l'ouvrir juste après, à partir de la semaine prochaine. Donc, on voit bien qu'il y a une avance de phase. Et ensuite, il faudra qu'on ait une réflexion, puisque ce sera ouvert jusqu'à la fin du mois de février. On devra avoir une réflexion interne sur le fonctionnement de notre aval entre les médecins urgentistes et les médecins de spécialité.

2:46
Présentateur

Le directeur de l'hôpital de Pau, Julien Rossignol, est votre invité, Shannon Marini.

2:51
Locuteur

Et

2:51
Présentateur

un agent de sécurité pour les urgences, est-ce que ça,

2:54
Locuteur

c

2:54
Présentateur

'est envisageable ?

2:55
Locuteur

C

2:55
Présentateur

'est ce que demande la CGT parce qu'elle dit que maintenant, avec l'afflux de patients la nuit, il y a plus d'incivilité.

3:02
Invité

Alors oui, ce n

3:03
Locuteur

'est

3:03
Invité

pas quatre jours après ce qui s'est passé samedi que je vais vous dire qu'il n

3:06
Locuteur

'y a

3:06
Invité

pas d'incivilité dans la société. Et elle se retrouve aux urgences parce qu'effectivement, les urgences,

3:11
Locuteur

c

3:11
Invité

'est le réceptacle de tout type de violence. Alors notamment, plutôt chez nous, heureusement d'ailleurs, de la violence verbale,

3:17
Locuteur

c

3:18
Invité

'est lié à l'impatience. Ce que je voudrais dire,

3:21
Locuteur

c

3:21
Invité

'est d'abord que nos urgences ont été construites de telle manière architecturalement à protéger nos professionnels de santé. Quand vous rentrez dans les urgences, les agents sont protégés. Nous avons souhaité renforcer avec, aussi grâce à la demande des organisations syndicales, je cite CGT et CFDT parce qu'on est en période préélectorale. Vous le savez, les élections professionnelles approchent. Donc, je ne cite pas qu'un seul syndicat, mais nous avons renforcé un agent d'accueil. Nous avons la nuit un agent d'accueil supplémentaire. Vous savez, depuis que je suis arrivé, j'ai recruté à peu près une centaine de personnes à l'hôpital.

Donc, s'il faut recruter un agent de sécurité, je le ferai sans état d'âme. Pour l'instant, on avance à petits pas. D'abord, les professionnels de santé, les soignants. Ça, c'est ma priorité, notamment par rapport à la fermeture de Navarre la nuit. Un agent d'accueil. Et puis, s'il faut un agent de sécurité, on verra. Mais je n

4:08
Locuteur

'ai

4:08
Invité

pas de problème à recruter à l'hôpital de Pau.

4:12
Présentateur

En novembre, vous allez aussi ouvrir 15 lits de SMR. Les soins médicaux de réadaptation, c'est un service qui a fermé à la polyclinique. Donc là aussi, il faut que l'hôpital public compense.

4:24
Invité

Et oui, absolument. En effet,

4:27
Locuteur

effectivement,

4:27
Invité

la fermeture de Marzé fait qu'on a une opportunité de pouvoir récupérer un certain nombre de lits de SMR polyvalents. Ça va nous permettre, et c'est pour ça qu'on attend d'observer un peu ce qui va se passer, ça va nous permettre sans doute, par rapport aux urgences, d'avoir des lits d'aval supplémentaires pour nous. C'est une très très bonne chose. Donc voilà, ça se met en place courant du mois de novembre. En plus, ça vient en plus de l'unité temporaire d'hospitalisation de 14 lits. Donc vous voyez, ça fait 29 lits supplémentaires sur l'hôpital. J'espère que ça va aider nos urgentistes et nos professionnels au niveau des urgences. En tout cas, c'est le but recherché.

5:02
Présentateur

Bon, et on n'a pas le temps d'évoquer en longueur la maternité. On en avait consacré une émission, donc vous l'avez sur ici.fr si vous voulez la réécouter. Mais très brièvement, est-ce qu'au niveau du recrutement, ça commence à aboutir au niveau de la maternité ?

5:16
Locuteur

Oui,

5:16
Invité

les derniers recrutements auront lieu au mois de novembre grâce à la mise en place de l'hospitalisation à domicile. Mais c'est difficile, c'est difficile parce qu'effectivement, dans la phase notamment estivale, il y

5:26
Locuteur

a

5:26
Invité

eu énormément d'activités.

5:27
Locuteur

On

5:27
Invité

a frôlé les 250 accouchements au mois d'août. Donc c'est très difficile pour les équipes et elles doivent être saluées et remerciées. En effet, parce que c'est une charge d'activité, même si on a accompagné sur le plan humain, c'est une charge d'activité qui est colossale. C'est une recomposition qui, je le répète, est extrêmement importante. Mais l'hôpital public a répondu présent. Je réponds présent sur votre plateau. J'ai aimé que les dirigeants de la polyclinique viennent sur votre plateau, mais je ne

5:55
Locuteur

suis

5:55
Invité

pas sûr

5:55
Locuteur

qu'ils soient venus.

5:57
Invité

Mais ce n

5:58
Locuteur

'est

5:58
Invité

pas tant moi que ce que je représente. C'est l'hôpital qui a fait face, comme je l'avais dit au printemps, mais fait face dans des conditions effectivement extrêmement difficiles.

6:08
Présentateur

Merci beaucoup, Julien Rossignol.

6:09
Locuteur

Et

6:09
Présentateur

donc, vous disiez, oui, presque 250 accouchements au mois d'août, alors qu'environ, normalement, c'est en moyenne 200 accouchements par mois pour qu

6:16
Locuteur

'on

6:16
Présentateur

se rende compte à la maternité de l'hôpital de Pau. Merci beaucoup et à très bientôt, Julien Rossignol.

6:22
Invité

Merci.