Octobre rose : "lutter contre le cancer, c'est déjà en parler", pour le professeur amiénois Jean-Paul Joly
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse directe
Quels sont les résultats du cru 2026 d'Octobre Rose ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Est-ce que Octobre Rose est efficace pour augmenter le dépistage ?
- 2:22OuverteRéponse directe
Comment réduire le risque de cancer du sein ?
- 3:24OuverteRéponse partielle
Y a-t-il une dérive commerciale d'Octobre Rose ?
- 4:08OuverteRéponse directe
Êtes-vous inquiet des orientations budgétaires sur les soins annexes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« Octobre Rose existe depuis 1985, c'est largement imposé en France, on va y revenir. »
- 1:49InvitéChiffre
« Le dépistage a chuté énormément après la Covid. On est descendu au niveau national, un pourcentage de participation de 44%. »
- 1:55InvitéChiffre
« Ça remonte tout doucement, on est actuellement en 2025 à 48%. »
- 2:11InvitéChiffre
« Idéalement, il faudrait arriver à 70% pour que ce soit bien intéressant. »
- 4:56InvitéFait
« la sécurité sociale se débarrasse progressivement du problème et elles le rejettent sur les mutuelles. »
Temps de parole
- Invité63 %
- Invité politique27 %
- Présentateur6 %
- ?4 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le cancer compte chaque année sur Octobre Rose pour récolter un maximum d'argent pour lutter contre le cancer du sein le plus répandu en France. Le vice-président de l'association dans la SEM vous répond François Sauvestre. C'est le professeur
Jean-Paul Joli, bonjour. Bonjour. Octobre Rose existe depuis 1985, c'est largement imposé en France, on va y revenir. D'abord, qu'est-ce que vous savez du cru de 2026, même si ce n
'est
pas complètement terminé, c'est jusqu'à samedi. Est-ce que les dons ou les promesses de dons sont au rendez-vous
?
Alors le cru de 2026 a été, comme chaque année, une bonne participation des entreprises,
des
communes, des associations et même des particuliers à toutes les activités qui sont innombrables au cours de ce mois d'octobre. Mais il faut savoir aussi que le dépistage, ce n'est pas que le mois d'octobre, c'est toute l'année.
Alors
le but, c'est aussi de
vulgariser
un petit peu le dialogue sur le cancer du sein pour éviter qu'il reste tabou, et puis de rappeler aux femmes essentiellement que le dépistage existe. Mais la plupart de la population est maintenant déjà bien informée, alors ils acceptent ou n'acceptent pas le dépistage.
Vous le disiez à l'instant, le dépistage, c'est l'un des objectifs d'Octobre Rose, en plus des dons d'argent, de récolter des dons. Est-ce que c'est efficace, Octobre Rose, et tout ce que vous faites également tout au long de l'année, de ce point de vue-là ? Est-ce que plus de femmes, au cours des semaines qui suivent octobre, viennent se faire dépister, parce que le message est entré dans les têtes
? Alors,
c'est difficile de répondre à cette question de cette façon. Le dépistage a chuté énormément après la Covid. On est descendu au niveau national, un pourcentage de participation de 44%.
Et
c'est parvenu depuis ?
Ça remonte tout doucement, on est actuellement en 2025 à 48%. Plus 11% de femmes qui se font dépister par un dépistage personnel, pour des raisons particulières. Soit parce qu'il y a une origine familiale, soit parce qu'elles préfèrent passer par leur médecin traitant. Donc 48% plus 11%. Idéalement, il faudrait arriver à 70% pour que ce soit bien intéressant.
Et vous martelez aussi le message de prévention qui ne se limite pas au dépistage. On peut le rappeler, comment est-ce qu'on peut réduire le risque de développer un cancer du sein
? Oui,
alors, il y a des facteurs de dépistage, des facteurs de risque connus. Le risque familial, l'antécédent de cancer du sein, la consommation d'alcool, la consommation de tabac, les traitements par une hormonothérapie sont toutes des causes favorisantes. Je voudrais rajouter quand même que l'intérêt d'Octobre Rose est aussi de récolter des dons. Ces dons servent à toutes les associations qui participent à la prise en charge des patients. Parce qu'il y a les soins aigus et il y a aussi tout le contexte du cancer qui alourdit énormément la vie des patients. Donc ces dons servent à apporter des soins de support et aussi servent à abonder la recherche qui est l'élément capital pour les progrès.
Et si Picardie, il
est
7h51, le professeur Jean-Paul Joly, vice-président de la Ligue contre le cancer dans la Somme, est notre invité.
Y a-t-il, professeur, une dérive commerciale d'Octobre Rose ? On voit beaucoup de messages dans les vitrines de certains magasins, par exemple, sans forcément qu
'il
y
ait
une inscription sur les produits pour dire que les profits de la vente sont reversés à la cause.
Qu
'est
-ce que vous en pensez ? C
'est vrai qu'on peut avoir cette impression parce que vraiment, on a l'impression un peu d'un grand marché où toutes les personnes qui ne participent pas à l'Octobre Rose sont montrées du doigt. Bon, je crois qu'il faut y chercher plutôt le point positif. C'est-à-dire qu'on en parle, lutter contre le cancer, c'est déjà en parler. Et puis, comme je vous le disais tout à l'heure, la récolte de dons qui est quelque chose qui est très bien pour faire avancer la cause.
Et
même essentiel, les dons privés sont très importants. Le nerf de la guerre reste tout de même l'argent public. Est-ce que vous êtes inquiet de certaines orientations budgétaires qui sont discutées en ce moment même à l'Assemblée, notamment l'arrêt possible de remboursement de soins dits annexes pour les malades de cancer
?
Alors, effectivement, il faut savoir que quand même, le cancer est bien pris en charge en France et bien remboursé puisque les patients sont en ASD,
c
'est-à-dire qu
'ils
sont pris en charge en 100%. Il y a des petites particularités. Il y a d'abord, vous avez peut-être entendu parler de ce médicament qui actuellement n'est plus remboursé pour un problème de mésentente entre le laboratoire qui le fabrique et puis la sécurité sociale qui coûte trop cher. Je pense qu'avec le temps, ça va s'arranger. Et sur les soins annexes
? Par exemple, les
cures, tout
ce qui peut contribuer à la liaison ? Sur les soins
annexes, la sécurité sociale se débarrasse progressivement du problème et elles le rejettent sur les mutuelles. Effectivement, il y a un moins bon remboursement. Tous ne sont pas remboursés d'ailleurs. Ceux qui sont remboursés en partie par la sécurité sociale ont un complément par les mutuelles. Et puis après, il y a des associations comme nous, à la Ligue contre le cancer. On participe beaucoup à prendre en charge pour ces
soins annexes. Ce qui ne
fait plus ou moins la
sécurité sociale
? Oui, tout à fait. On fait même des aides financières, si vous voulez, pour les familles, pour les malades qui se trompent dans la précarité à cause de la maladie. C'est beaucoup les associations qui peuvent venir diminuer le reste à charge pour ces patients.
Et c'est important de le faire savoir. Merci beaucoup, professeur Jean-Paul Joly, de nous avoir répondu ce matin. Je rappelle que vous êtes le vice-président de la Ligue contre le cancer dans la Somme. Et Octobre Rose se poursuit évidemment jusqu'à samedi. Mais la lutte contre le cancer du sein et tous les autres, c'est évidemment toute l'année. Bonne journée à vous. Merci beaucoup.