Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
speechyoutube.com 7 min

Ma réaction après l'allocution d'Emmanuel Macron - Nicolas Dupont-Aignan sur CNews (31 mars 2021)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Pour passer avec nous en direct dans ce Soir Info, votre regard global sur ces annonces et puis sur la fermeture des écoles puisque nous sommes au cœur de ce thème actuellement.

0:10
Nicolas Dupont-Aignan

Bonsoir à vous. Moi ce discours m'a terrifié parce que c'est toujours le même discours et c'est le troisième confinement. Alors moi j'ai accepté le premier confinement parce qu'on était démunis de tout. A la suite du premier confinement, j'ai demandé frontières, tests, lits supplémentaires de réanimation. A la veille du second confinement, le président de l'Oréal public nous a annoncé 12 000 lits de réanimation. Aujourd'hui, on a exactement le même nombre de lits de réanimation pérennes. Et ce qui est terrifiant dans ce discours de ce soir, c'est qu'il nous occupe avec des mesures. Alors on peut discuter des heures, est-ce qu'il faudrait prendre cette mesure ou celle-là.

Mais il n'y a aucune anticipation pour éviter le quatrième. Sur les lits, il nous promet 12 000, mais ce ne sont pas des lits pérennes.

0:56
Présentateur

Mais Nicolas Dupourgnon, l'anticipation, pardon de vous couper, mais l'anticipation, c'est la prévision de la massification, si je puis dire, de la vaccination.

1:05
Nicolas Dupont-Aignan

Vous le savez bien. Elle est là l'anticipation. Oui, mais on a eu cette promesse dix fois. Souvenez-vous, M. Véran nous promettait que tout le monde serait vacciné cet été. Donc, suspendre tout à la seule idée de la vaccination est une folie. Je ne comprends toujours pas pourquoi on n'a pas un plan organisé qui ne viendra pas d'un coup de baguette magique, bien sûr. Mais ça fait un an de perdu sur la réouverture du Val-de-Grâce, par exemple, sur des lits pérennes. J'ai vu un chiffre incroyable. Le département de la Nièvre, qui est confiné, vous savez, qui était confiné, je crois, samedi dernier. Le département de la Nièvre, il y a eu 13 lits de réanimation.

On en a fermé plus de 20 au cours des dix dernières années. Et donc, on paralyse un département parce qu'il y a huit lits occupés par le Covid. Donc, le problème de fonds structurels dont est en charge quand même le président de la République pour l'avenir, c'est quand même de se dire comment on augmente notre capacité de réanimation, notre capacité hospitalière, comment on soigne, comment on met en place une stratégie d'isolement des malades Covid et de tests massifs. On revient toujours au même point de départ. Et à aucun moment, il n'y a le moindre... Je ne demande pas un méa culpa, je ne demande pas qu'il se mette à jour devant les Français. Mais il déroule toujours le même discours.

Mais qui peut le croire ? Et c'est ça qui est terrifiant. Alors après, les écoles, oui, qu'on ferme. Moi, j'aurais fermé dans certaines zones. Je n'aurais pas fermé partout parce que fermer en Bretagne, dans des endroits où il n'y a pas de danger, les écoles me paraissent une folie. Maintenant, on peut discuter des heures et sur votre plateau, dans tous les plateaux, on va discuter. Est-ce qu'il aurait fallu faire ça et ça ? Mais le plus grave, c'est l'anticipation qui n'est pas là pour dans six mois. Voilà, c'est ça qui m'inquiète. À part le vaccin. Mais le vaccin, il ne nous a pas dit comment d'ailleurs.

2:48
Présentateur

Frédéric Descrozaille, peut-être une réaction à ce qui vient d'être dit par le patron de Debout la France.

2:52
Invité

Je l'ai entendu dire qu'il faudrait un programme. Et il parle d'avoir des lits de réanimation pérennes. Moi, je voudrais qu'il nous dise comment on fait pour faire rentrer 11 ans de formation en six mois. Je vais vous répondre. M. Dupont-Aignan, chers collègues, je ne sais pas si vous nous avez entendu tout à l'heure, les réanimations, c'est une question de personnel qualifié, ce n'est pas une question de mobilier. En fait, effectivement, en un an, on ne peut pas former des médecins réanimateurs, des infirmiers anesthésistes, parce que ce sont des formations qualifiantes qui sont longues. Et qu'en plus, depuis un an, il y a eu aussi un impact de la pandémie.

Et donc, des gens qui ont démissionné, des gens qui ont fait des burn-out parmi les soignants. Et donc, il y a cette tension sur le personnel. Donc, l'anticipation, on pourrait parler du programme santé, de ce que nous avons voté à propos du numerus clausus, et d'ailleurs de ce que la droite, de manière surréaliste, la main sur le cœur, nous reprochait de ne pas figer les médecins dans les déserts médicaux, alors qu'il s'agit d'une profession libérale, mais je referme la parenthèse. Donc, on pourrait parler du plan santé et du Ségur de la santé, mais là, il est question concrètement du mois qui vient.

Et effectivement, alors, je vous reconnais bien là, et puis vous reprenez pratiquement les mêmes mots que M. Oudoul. Vous reprochez à Emmanuel Macron de ne pas avoir fait cavalier seul. La théorie des jeux démontre que lorsqu'il y a des comportements de tricheurs, le gain total est bien moindre que quand il y a coopération. Moi, je me félicite qu'on ait un président qui tire l'Europe, effectivement, et qui l'entraîne. Je me félicite qu'il y ait eu ce parti pris de la coopération européenne, notamment parce qu'en termes de plan de relance, on profite d'une dette qui va être portée par l'Union, ce qui est historique à hauteur de 700 milliards. Et c'est limite, M. Descrozay, de dire que M.

Macron tire l'Europe. Pardon. On est là pour l'exemple.

4:37
Nicolas Dupont-Aignan

On est là pour l'exemple de la grande idée de l'Europe et du monde. On vaccine moins bien que le Maroc et que le Chili. Alors, si Nicolas Dupont-Aignan peut répondre, allez-y. Je peux répondre sur les lits de réanimation. C'est extravagant. J'entends ça depuis un an. Mais alors expliquez-moi pourquoi M. Castex et M. Véran ont limité cette année encore le concours des internes en réanimation. 74 postes d'ouvert contre 72 années dernières. C'est-à-dire qu'à aucun moment ils se sont dit « tiens, il y a des étudiants qui sont formés, il n'y a plus que quelques mois, quelques années, on va ouvrir le nombre de postes ». Non, rien.

Si on regarde la réserve sanitaire, je peux vous citer le cas de dizaines de médecins réanimateurs en retraite qui ont été appelés lors du premier confinement et qui ne sont pas appelés aujourd'hui. Je peux vous dire qu'on a fait des propositions à l'Assemblée nationale il y a six mois sur le fait de donner une très forte prime à des infirmières qui pourraient revenir dans le fonctionnement de l'hôpital parce qu'elles sont parties écoeurées. Vous ne l'avez pas fait.

Donc en fait, à chaque fois qu'on pose une question et qu'on fait une proposition concrète pour essayer d'améliorer, je sais bien qu'on ne va pas doubler le nombre de lits en un an, je ne suis pas fou, mais je dis simplement que ce qui est inadmissible dans la situation d'aujourd'hui, c'est qu'à aucun moment on ne tire jamais les leçons. Je pourrais parler des purificateurs d'air dans les écoles. Il y a une société qui a inventé des purificateurs d'air. Oui, on en a beaucoup parlé. On en a beaucoup parlé. Il n'y a toujours rien. Il n'y a toujours rien sur les soins, l'Ivermectine, la République tchèque qui vient d'être autorisée. Il n'y a toujours rien sur le spray nasal.

On est toujours en retard sur les autotests. L'autotest ouvert depuis le mois de mars, on peut acheter l'autotest en Allemagne depuis début mars. Eh bien nous, il va falloir encore attendre quatre semaines. Donc le problème de fond, c'est que les grands discours du président, complètement décalés par rapport à la situation, les Français ne le supportent plus. Et je ne dis pas que tout est facile. C'est difficile. Je ne dis pas que d'un coup de baguette magique on peut tout faire. Mais là, c'est toujours, on subit cette espèce d'oscillation, confinement, pas confinement. Mais qu'est-ce qu'on fait concrètement pour qu'on sorte de cette affaire ?

6:43
Présentateur

Il n'y a aucune excuse. Le président a tenté de répondre, mais ne vous a vraisemblablement pas satisfait, ce soit Nicolas Dupont-Lignan, ni certains membres de la classe politique française. On l'a bien compris. Oui, un dernier mot, vous vouliez dire, pardon ?

6:54
Nicolas Dupont-Aignan

Inquiété, ce n'est pas une question de satisfaction. C'est qu'il subit, il subit et il appelle à la mobilisation. Mais c'est la mobilisation de Paul Reynaud. Voilà, on se mobilise et ça finit toujours mal.

7:06
Présentateur

Bon, merci en tout cas d'être intervenu Nicolas Dupont-Lignan, président de Debout la France. Tiens, je voudrais en profiter pour vous montrer ce tweet, cette réaction de...