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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 janvier 2026 3 min

"L'acquisition du Groenland n'est pas une lubie de Trump !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La France a décidé de se joindre à l'exercice qui a été programmé et lancé par le Danemark de manière souveraine et indépendante dans le cadre d'Arctic endurance. Fabrice, c'est la guerre ? Non, c'est pas la guerre mais en plus on a tendance à à présenter ça un peu comme une lub de Trump.

En réalité, c'est pas une lubi de Trump. C'est quelque chose de très ancien pour les États-Unis. Ce désir d'avoir une présence forte militaire au Groenland.

Au départ, c'était un petit peu une lubis justement en 1867. C'est la première fois en 1867 qu'ils ont émis le projet de reprendre le Grenland. Il voulait le faire en même temps que l'Alaska pour pousser les Canadiens à rejoindre les États-Unis.

Et puis ensuite, depuis 1945, à plusieurs reprises, en gros tous les 10 ans, il y a eu quelqu'un pour dire il faudrait qu'on rachète le Groenland. Donc c'est c'est pas une lubie de Trump. Et ce que essayent de faire les les Européens en ce moment, c'est de montrer qu'ils ont la capacité à défendre le Groenland contre les adversaires possible des États-Unis.

Et donc, ils essayent de de montrer qu'ils sont de bons alliés, mais ils peuvent pas aller à la guerre contre les États-Unis. C'est pas le c'est pas le but. Même si Macron laisse entendre que c'est contre les Américains qu'on fait ça, en réalité, c'est montrer qu'on a une capacité.

Une quinzaine de chasseurs alpin. Ça va pas vraiment dissuader dissuader Donald Trump. Alexandra, non, ça ça ne le dissuera pas.

Ça c'est c'est clair. C'est un geste purement politique mais c'est un geste politique qu'il fallait faire. L'Europe ne peut pas politique symbolique, c'est ce que politique symbolique.

Absolument. C'est pas les 15 les 15 Français qui sont là plus les autres européens qui vont qui vont peu à peu arriver. Ce n'est pas ça qui dissuadra Donald Trump.

Euh mais c'est c'est le minimum syndical que peut faire l'Europe pour montrer qu'elle est totalement hostile à ce projet et surtout pour montrer euh ce que ça ouvre comme champ. Ça ouvre l'idée que les États-Unis sont en train de devenir un ennemi de l'Europe, ce qui est quand même quelque chose il y a il y a il y a encore il y a un an à cage qui est en train d'être passé selon. Ben oui, bien sûr, parce que si les États-Unis s'emparent du Groenland, donc qui est sous tutelle du Danemark de qui qui est qui est appartient à enfin qui qui est fait partie de l'OTAN, euh bah ça va ça va créer un un chisme terrible au sein de l'OTAN.

Donc il fallait bien que l'Europe manifeste son opposition d'une façon ou d'une autre. Ça c'est le minimum syndical. Euh, en effet, je suis d'accord.

Donald Trump a un vrai projet qu'il est en train de mettre de mettre en œuvre, hein, de reconstituer l'empire américain. Euh, alors là où il est pas très là où il est pas très euh franc du collier, c'est que euh c'est les dire que le Grenlande euh est est menacé par la Russie et la Chine. Non, c'est faux.

Ce qui ce qui l'intéresse, c'est les terres rares.

"L'acquisition du Groenland n'est pas une lubie de Trump !" — Emmanuel Macron · Pourquijevote