Quel avenir pour Marine Le Pen ? - Vidéo
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Et on retrouve Audrey Vuetta, vous avez fait le tour des quotidiens régionaux aujourd'hui et ce sont les aveux de Cédric Jubilard qui font la une. Oui maître, il faut que je vous dise la vérité, c'est moi, c'est ce qu'on peut lire dans le télégramme qui rapporte les paroles de Cédric Jubilard à son nouvel avocat, le quotidien qui s'interroge, pourquoi Cédric Jubilard avoue-t-il le meurtre de son épouse Delphine maintenant, épouse disparue dans le Tarn en 2020, pourquoi est-ce qu'il avoue après tant d'années pour soulager sa conscience et pour ses enfants, explique son conseil qui reconnaît que Cédric Jubilard s'est laissé prendre dans l'engrenage du mensonge.
Un procès en appel devait avoir lieu en septembre, il sera très certainement décalé car de nouveaux actes d'enquête doivent être effectués. L'actualité c'est aussi cette perquisition dans le département du Gers au domicile de Jérôme Barrella, le meurtrier présumé de la petite Liana. Une perquisition de 7 heures dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de la fillette en présence de l'homme de 41 ans, extrait de sa cellule de prison de Mont-de-Marsan pour l'occasion, perquisition sous haute sécurité. Une centaine de gendarmes a été déployé dans le village de Mont-Estruc-sur-Gers qui compte d'ordinaire 700 habitants. La France en alerte feu de forêt du nord au sud.
Oui regardez, la une, je vais vous montrer, de la Voix du Nord, c'est la deuxième fois seulement que les Hauts-de-France sont placés en vigilance feu de forêt. Pour faire face, les pompiers du nord et du Pas-de-Calais ont réintégré une formation spécifique au risque incendie en milieu naturel. Ils disposent aussi de véhicules adaptés. Et puis dans le sud, Midi-Libre revient sur le feu dans les Pyrénées-Orientales qui est ravagé 5000 hectares. stabilisé dans un certain nombre d'endroits, il n'est pas complètement fixé. Et Midi-Libre revient sur la détresse des Catalans avec des gens qui ont tout perdu comme cet homme sur la photo Camille qui est artisan.
Ses poules, ses canetons ont été carbonisés, il a perdu sa voiture, tout son matériel aussi. Même les pneus du tracteur ont explosé, raconte-t-il. C'est dire l'intensité qu'il devait y avoir. Et justement sur ce feu dans les Pyrénées-Orientales, on va aller à Perpignan retrouver nos partenaires du journal L'Indépendant avec Audrey Poma, journaliste pour le journal L'Indépendant. Bonjour Audrey. Bonjour. Alors effectivement déjà 5000 hectares ont été ravagés dans cet incendie parti de la commune de Trévillac. Est-ce que des renforts de pompiers sont attendus aujourd'hui ? Alors exactement, oui. Ce matin, le feu a parcouru effectivement 4900 hectares.
Il ne progresse plus, mais il n'est pas fixé non plus. Les pompiers sont toujours mobilisés. En moyen humain, il y a 800 pompiers qui sont mobilisés. 400 des Pyrénées-Orientales, 400 qui viennent d'autres départements français. Il y a aussi des sapeurs-pompiers roumains qui sont là en renfort. En termes de moyens aériens, ce qui a été mobilisé depuis le début de l'incendie, c'est 7 Canadair, 2 DASH, 2 hélicoptères bombardiers d'eau. Et aujourd'hui, on attend 8 autres bombardiers d'eau qui doivent arriver, 2 Français et 6 qui doivent venir d'autres pays européens. C'est ce qu'a annoncé hier le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, et également la présidente de la Commission européenne.
– Alors Audrey, est-ce qu'on sait pourquoi les pompiers ne parviennent pas à arrêter la propagation de ce feu ? – Parce que les conditions météo, disent-ils, sont très compliquées. Il fait très chaud. Hier, par exemple, à I-sur-Tête, qui était l'endroit où était positionné le PC des sapeurs-pompiers, il faisait 40 degrés. On attend des chaleurs bien plus importantes dans les jours qui arrivent. Il y a aussi des vents tournants. Ce matin, le vent est d'Est, cet après-midi, il sera de l'Ouest, ce qui oblige à chaque fois les pompiers à s'adapter et à revoir leur façon de lutter contre cet incendie. Il y a également une humidité, une hydrométrie qui est très faible. Elle est de l'ordre de 10%.
Eux disent que c'est exceptionnellement bas. Et même la nuit, qui pourrait être un moment favorable à une humidité un peu plus importante, en fait, ce n'est pas du tout le cas. Donc voilà, ces conditions météo qui sont très compliquées pour eux, en fait, font qu'ils ont du beaucoup de mal à lutter contre cet incendie. – Et est-ce qu'on a des informations sur l'origine de l'incendie ? – Non, pas pour l'instant. Il y a une enquête qui a été ouverte. Le procureur de la République de Perpignan a communiqué en disant que la cause était indéterminée. La seule chose que l'on sait, c'est qu'a priori, le feu se répartit dans le bord de route de la départementale qui est à côté du village de Triviac.
– Merci beaucoup Audrey Thomas pour ces informations. Je rappelle que vous êtes journaliste au journal L'Indépendant et on regarde la une de l'indépendant aujourd'hui qui est consacrée à cet incendie hors norme dans ce département des Pyrénées-Orientales. Audrey, on continue avec vous la revue de la presse régionale, car l'actualité, c'est aussi ce cambriolage qui rappelle celui du musée du Louvre à l'automne dernier. – Avec un préjudice estimé à 4,5 millions d'euros. Près de 27 bijoux ont été dérobés au musée Lalique, le maître verrier mondialement connu. Les faits se sont déroulés à Wingen-sur-Moderre dans le barin, c'est ce que rapportent les dernières nouvelles d'Alsace.
Parmi les pièces dérobées, il y aurait certainement la femme libellule, pièce maîtresse du musée estimée à 2 millions d'euros. Les faits se sont déroulés dimanche à 5h du matin. Trois individus cagoulés, armés de marteaux et de masques s'en sont pris aux vitrines. Tout n'a duré qu'11 petites minutes, ça rappelle vraiment le cas du musée du Louvre. La présidente du musée dénonce une catastrophe patrimoniale. – Et enfin, en période de chaleur, le business du glaçon se porte bien. – À Dijon, ils sont deux à tirer leur épingle du jeu. Le bien public est allé à leur rencontre.
Les principaux clients de ces fabricants de glaçons qui ont senti le filon, ce sont évidemment les bars, les restaurants, les boîtes de nuit. Ils m'appellent principalement quand leur machine à glaçons tombe en panne en période de canicule. Ça peut aller très vite, explique Yvan Wroblewski. Mais détrempez-vous, ce n'est pas la canicule qui est leur période la plus faste, c'est la fête de la bière à consommer avec modération, évidemment. – Évidemment, merci beaucoup Audrey pour cette revue de presse régionale. Alors, face à ces températures exceptionnelles, certaines entreprises ont choisi de peindre leur toit en blanc avec une peinture réfléchissante.
Cela leur permet dans le même temps de se conformer à la loi qui oblige les bâtiments à réduire progressivement leur consommation énergétique. Regardez ce reportage à Rennes de Raphaël Tondrio-Gauthier pour nos partenaires de TVR. – Alors qu'il fait 30 degrés à 10 heures à l'extérieur, dans ses bureaux sous les toits, le thermomètre affiche 25 degrés et ce, sans climatisation. – Avant, on était obligé de mettre la clim à fond, d'ouvrir les fenêtres qui donnent sur les frigos, les portes et essaient de faire entrer un maximum d'air frais pour respirer. Aujourd'hui, avec la peinture des toits en blanc, on sent quand même qu'on est un petit peu plus agréable.
La clim ne tourne pas et on a juste une petite fenêtre d'ouverte. – La raison, une peinture thermo-isolante et réflective installée sur la toiture. Une initiative qui a permis entre autres à ce grossiste en fruits et légumes de réduire sa consommation d'électricité de 8%. – Donc le fait d'avoir mis la gestion de la température plus la peinture des toits en blanc et en plus, on a passé toutes les lampes en LED et ça a permis toute cette diminution de 8%. – À l'origine du chantier, une entreprise lilloise qui a confectionné le revêtement. Reste ensuite à recouvrir les 12 000 m2 de toiture métallique. – Il y a un an, quand c'était gris anthracite, on ne pouvait pas mettre la main.
Aujourd'hui, le support, il est froid. Donc automatiquement, on ne va pas réchauffer le support. À l'intérieur, on gagnera au minimum au moins 10 degrés de chaleur. – Avec 500 000 m2 de toits traités l'an dernier, l'entreprise Théodore travaille principalement pour des professionnels. Mais de plus en plus de particuliers se tournent également vers cette solution pour lutter contre la chaleur. – Voilà pour ce reportage de TVR sur l'adaptation des entreprises au réchauffement climatique. Allez, place au débat, on va parler de l'avenir politique de Marine Le Pen.
– L'avenir politique de Marine Le Pen qui se joue aujourd'hui sur le terrain judiciaire puisque la Cour d'appel de Paris rend cet après-midi sa décision dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du Front National à l'époque. Alors si la présidente du RN est condamnée à plus de deux ans d'inéligibilité, elle ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle 2027. On va analyser les enjeux de cette décision avec mes invités. J'accueille sur ce plateau Julie Couturier, bonjour. – Bonjour. – Vous êtes présidente du Conseil National du Barreau. Bonjour Vincent Couronne. – Bonjour.
– Vous êtes chercheur en droit et cofondateur du collectif français Les Surligneurs, un média spécialisé de la vérification des faits du point de vue juridique. Et puis j'accueille Lou Frittel, bonjour. – Bonjour. – Vous êtes journaliste politique à Paris Match. Lou Frittel, première question, qu'est-ce qui se joue aujourd'hui dans cette décision ?
– L'avenir politique de Marine Le Pen sur les cinq prochaines années. En tout cas, parce qu'elle avait dit en première instance, oui c'est une balle dans la tête, on veut ma mort politique. En l'occurrence, si Marine Le Pen prend de l'inéligibilité, et notamment cinq ans d'inéligibilité comme en première instance, elle aura déjà purgé un an, elle aura quatre ans à vivre sans mandat électif, y compris mandat de député. Donc ce qui se joue aussi, c'est l'élection présidentielle. Est-ce que c'est elle qui sera la candidata du Rassemblement national ou son dauphin, Jordan Bardella ?
Se joue peut-être aussi l'avenir de cette présidentielle, parce que d'aucuns considèrent que Marine Le Pen serait plus à même de battre dans un second tour quelqu'un comme Édouard Philippe, quand Jordan Bardella peut paraître plus jeune, donc peut paraître plus faible, plus facilement prenable par les adversaires. On était à Liévin ce week-end dernier pour justement le dernier meeting commun des deux en amont de cette décision, et elle-même avait dit, voilà, ça aura des conséquences. Tout se jouera avec les deux mêmes personnes, mais ça aura des conséquences sur la suite des événements.
Au RN, tout le monde dit que rien ne changera, que le programme ne changera pas ou très à la marge, que ce sera surtout une question de style. Après, ça dépend aussi des interlocuteurs. On a vu que Jordan Bardella, par exemple, sur la question de la réforme des retraites, ce n'était pas clair. Lui parlait plutôt de s'intéresser au nombre d'années de cotisations et non pas à la mesure d'âge. Marine Le Pen, elle y est très attachée. On dit que Jordan Bardella est plus libérale que Marine Le Pen. C'est peut-être un peu extrapolé. Enfin bon, il y a des différences.
Donc on verra, on parlera des conséquences de cette décision aujourd'hui. Vincent Couronne, au-delà de l'avenir politique de Marine Le Pen, est-ce que c'est aussi un moment important pour notre démocratie et le rapport entre justice et pouvoir politique ? C'est un moment de vérité parce qu'en démocratie, on a un principe qui est la séparation des pouvoirs. Un pouvoir exécutif, un pouvoir législatif, un pouvoir judiciaire. Et ces dernières années, Marine Le Pen n'a cessé d'attaquer la justice, les juges en particulier. Mais ce n'est pas quelque chose de très original.
Les gens qui se sont condamnés par la justice, très souvent, surtout en politique, attaquent eux-mêmes la justice pour essayer de la délégitimer. Sauf qu'on est dans un état de droit dans lequel les juges appliquent la loi. Et la loi, elle prévoit ici une condamnation dans le cadre de ce genre de délit avec la possibilité de prononcer une exécution provisoire. Et donc la question, c'est de savoir, est-ce que la justice, en fait, elle applique la loi de la même manière pour tous ou est-ce qu'elle considère qu'une personne qui est potentiellement candidate à une élection présidentielle doit pouvoir échapper à la loi ?
Je précise que la loi ne prévoit pas cela et qu'elle place sur un même plan une personne qui est candidate, une personne qui n'est pas candidate. D'ailleurs, la fonction même de cette peine, l'inéligibilité, c'est bien de rendre une personne inéligible et de l'empêcher de se présenter à une élection. Donc le moment de vérité ici, c'est de savoir est-ce que ce pouvoir judiciaire sera suffisamment solide ? Et on voit sur nos images le public qui est présent devant le palais de justice. C'est-à-dire l'attente de l'opinion vis-à-vis de cette décision judiciaire qui concerne Marine Le Pen, Julie Couturier. Quel est l'enjeu de cette journée, de cette décision du point de vue de la justice ?
Alors du point de vue de la justice, en réalité, on a un certain nombre de scénarii qui peuvent être en effet descendus puisque, alors du point de vue de la justice, je rejoins complètement Vincent Couronne sur l'enjeu en termes de préservation de l'État de droit, d'indépendance de la justice et d'essayer d'expliquer ce qui n'est pas toujours complètement facile, qu'il n'y a pas de justice politique. Il y a une justice dont les décisions peuvent avoir des conséquences politiques, ce qui n'est pas du tout la même chose. On a des juges qui, en première instance, comme on l'imagine en appel, statuts sur des faits, sur des qualifications juridiques, sur des peines.
Et ça, c'est effectivement leur travail, indépendamment de l'agenda politique des personnes qui comparaissent devant elles. Est-ce que vous pouvez nous expliquer le déroulé de cet après-midi particulier, donc ça commence à 13h30, avec l'exposé des décisions ? Avec, oui, une lecture de l'arrêt qui va être rendue, et je pense que cette lecture va être assez longue, puisqu'il y a un certain nombre de prévenus dans cette affaire. Il n'y a pas que Marine Le Pen, même si, évidemment, c'est elle qui attire tous les regards et toutes les attentions, mais il y a un certain nombre de prévenus.
Et ce rôle de lecture de la décision a aussi, si je puis dire, un peu un rôle pédagogique, puisqu'on a à ce moment-là un peu la motivation de ce qui sera finalement décidé par la Cour. Lou Frittel, pardonnez-moi, cette justice, est-ce qu'elle a dû accélérer face à ce calendrier électoral après la décision de première instance ?
Alors, il me semble, et je parle sous votre contrôle, qu'effectivement, il y avait un créneau, enfin en tout cas, dans ce genre d'affaires, il y a toujours un créneau, enfin ça fait des années quand même qu'on est sur ce procès, donc il y a toujours un créneau en tête pour justement accélérer un peu et ne pas se retrouver dans la seringue, soit au moment de l'élection présidentielle, soit juste après. Donc, en l'occurrence, ce que j'avais cru comprendre, c'est qu'effectivement, il y avait eu une accélération de la procédure, mais en fait, qui était très attendue. C'est la même chose dans d'autres dossiers, donc il n'y a rien d'inouï.
En l'occurrence, quand on s'est indigné, en tout cas, certains se sont indignés de l'exécution provisoire de Marine Le Pen lors de la première instance, finalement, c'est peut-être, et je dis bien peut-être, parce que bon, quand même, ça paraît assez compliqué pour elle de se retrouver finalement candidata présidentielle. Il ne faudrait pas qu'elle ait le bras électronique et il faudrait qu'elle soit condamnée à moins de deux ans d'inéligibilité. En l'occurrence, le fait d'avoir été condamnée en première instance à de l'exécution provisoire fait qu'elle a déjà purgé une partie de sa peine. Finalement, c'est presque un avantage pour elle aujourd'hui.
Après, elle a été assez claire sur le fait que, par exemple, le fait d'avoir un contrôle judiciaire, ça l'empêcherait complètement de faire campagne. Donc, elle n'irait pas se présenter.
On va évoquer dans un instant les différents scénarios possibles, mais peut-être revenons sur l'affaire en elle-même. C'est l'aboutissement d'une affaire politico-judiciaire qui dure depuis des années sur cette question de l'utilisation des fonds alloués pour les collaborateurs du Parlement européen. Oui, c'est neuf ans d'instruction, cette affaire-là.
Un dossier assez gigantesque, puisqu'il y a des années et des années de malversations financières, de détournement des fonds du Parlement européen au profit du parti Front National à l'époque, alors que les règles du Parlement européen prévoient bien que l'usage des fonds du Parlement européen doivent être faits au profit des groupes au Parlement européen et non pas des partis dans leur propre capitale. Et c'est en ça que, parfois, on a comparé cette affaire à celle du Modem, mais ce n'est pas vraiment comparable, même s'il y a des faits et des qualifications juridiques qui sont identiques.
Les montants ne sont pas les mêmes, la durée des manifestations ne sont pas les mêmes, et puis la défense non plus n'a pas été la même, puisque Marine Le Pen et le Front National ont toujours dit qu'ils n'avaient rien commis d'illégal, et ils avaient déjà été condamnés par le passé pour ce genre de faits. – D'ailleurs, on va écouter Jordan Bardella, qui parlait hier depuis le Parlement européen, puisqu'il était aussi eurodéputé, et il exprime sa sérénité avant cette décision.
– Nous avons travaillé, nous nous sommes préparés, nous avons anticipé les différents scénarios, y compris le scénario le plus négatif nous concernant, mais nous nous sommes aussi préparés à une campagne qui verrait Marine porter notre camp pour la quatrième fois consécutive. – L'OFritel, juste avant de rentrer vraiment dans les différents scénarios, on peut dire aussi que la défense du RN de Marine Le Pen a évolué durant ce procès, entre la première instance et l'appel.
– Elle a dit à un moment donné si peut-être on a fait une faute, pour moi ce n'est pas une grande évolution. En revanche, il y a eu un vrai débat sur la question de droit pendant plusieurs heures, plusieurs jours, il me semble, justement sur l'article qui avait été utilisé, ils ont été condamnés aussi sur fondement d'un article qui dit que les agents dépolitaires de l'autorité publique et l'État ne peuvent pas en gros détourner l'argent comme ils l'ont fait, l'utiliser de cette façon-là. Sauf que, est-ce que ça concerne effectivement, déjà un député français, parce qu'il y a une jurisprudence qui existe, est-ce que ça concerne un député européen et non pas français ?
Et ensuite, est-ce qu'un député, c'est quelqu'un qui est dépositaire de l'autorité publique ? C'est encore autre chose, est-ce que c'est un administrateur ? Donc il y a eu des débats, il y a eu des questions de fond assez intéressantes, mais je n'ai pas eu l'impression honnêtement qu'il y a eu vraiment un changement de stratégie de la part du Rassemblement national. Ils étaient plus dans le droit et beaucoup moins dans la politique, un peu la manière d'un Nicolas Sarkozy en première instance dans le procès libyen qui effectivement était sur la politique et il a fallu passer sur du droit au bout d'un moment.
Alors Julie Couturier, pour bien comprendre, d'abord de manière peut-être synthétique, quels sont les différents scénarios possibles aujourd'hui pour Marine Le Pen ? Alors vous avez une première option qui n'est manifestement pas la plus probable selon les commentateurs, mais qui est celle de la relaxe, c'est-à-dire que la Cour d'appel considérait que les faits ne sont pas qualifiés et donc effectivement décide de relaxer Marine Le Pen. À ce moment-là, il n'y a évidemment aucun risque sur le plan politique et elle est libre de ses mouvements sur le plan électoral.
Il y a un deuxième scénario qui est, si je puis dire, la confirmation pure et simple d'une condamnation dure, c'est-à-dire effectivement quatre ans d'emprisonnement, même si cette peine d'emprisonnement est aménageable et une peine d'inéligibilité, Lou Frittel le disait, supérieure à deux ans. Et c'est tout le paradoxe, en fait, il y a deux paradoxes dans cette affaire, je fais une petite parenthèse.
C'est qu'en effet, on a vraiment hurlé contre cette exécution provisoire de la peine d'inéligibilité qui est en fait une peine accessoire, alors qu'en réalité, cette exécution provisoire pourrait aujourd'hui lui être avantageuse parce que si elle n'était condamnée qu'à une peine d'inéligibilité de deux ans au jour de l'élection, elle aurait purgé cette peine et ne serait plus empêchée de se présenter. Donc ça, c'est un premier… – Ce serait une ironie de l'histoire. – Ce serait un peu, effectivement, une ironie de l'histoire.
Et puis l'autre paradoxe, c'est qu'on ne parle en réalité que de la peine accessoire, alors que la peine principale est une peine d'emprisonnement, certes aménageable, avec une amende de 100 000 euros, ne l'oublions pas, mais en réalité, toute l'attention s'est concentrée sur cette peine accessoire. Voilà, donc les scénarios, c'est un, la relaxe, deux, une inéligibilité de moins de deux ans et trois, une inéligibilité de plus de deux ans qui, là, la condamne, si je puis dire juridiquement.
Si c'est une inéligibilité de moins de deux ans, elle a la possibilité théorique de se présenter, mais là, entre en jeu la question de la peine principale, de la peine d'emprisonnement, de sa durée, de l'aménagement, puisqu'elle a expliqué qu'elle ne ferait pas campagne sous bracelet électronique. Et là, se pose la question, quand même, du poids d'une condamnation pénale dans le cadre d'une campagne présidentielle. Alors, arrêtons-nous sur cette question de la peine d'inéligibilité ou non qui sera prononcée contre Marine Le Pen, Vincent Couronne. C'est vraiment la durée de l'inéligibilité qui va primer dans cette affaire du point de vue du calendrier électoral.
Oui, tout à fait, d'autant plus que cette inéligibilité, c'est vrai qu'on va tous avoir du mode à le dire pendant quelques semaines, elle s'apprécie au jour de l'élection. C'est-à-dire qu'il faudra voir si ce n'est pas au jour où elle dépose sa candidature est-ce qu'elle est inéligible, si c'est le jour du premier tour du scrutin, est-ce qu'elle est ou pas ? Le 18 avril 2027. Exactement. Est-ce qu'elle est inéligible à cette date ou pas ? Après, la question de si jamais, effectivement, elle n'est pas condamnée à une peine d'inéligibilité en appel aujourd'hui, se posera la question de savoir est-ce qu'il va y avoir un pourvoi devant la Cour de cassation de la part du parquet.
Et là, en tout cas, nous, sur Ligneur, on a évalué la question et on s'est posé véritablement la question de savoir est-ce que ça veut dire que s'il y a pourvoi, ça suspend la décision d'appel, mais ça rétablit la décision de première instance qui prévoyait l'inéligibilité. Et donc, la question… Et l'exécution provisoire. Et donc, l'exécution provisoire. Et il n'y a pas de consensus là-dessus entre les juristes de savoir est-ce que ça rétablit l'exécution provisoire ou pas. Ça, c'est un vrai sujet. Et donc, on va rentrer dans une sorte de flou un petit peu. Un débat juridique, Julie Couturier. Quel est votre avis ?
Est-ce que, finalement, le parquet, s'il se pourvoit en cassation, pourrait empêcher Marine Le Pen de se présenter ? On peut ne pas être d'accord, du coup, parce qu'il y a un débat. Alors, en effet, je pense qu'il y a un débat juridique sur lequel je ne me prononcerai pas forcément. Ce qui est intéressant, c'est peut-être la façon dont elle l'aborde, elle, en disant qu'elle estime, et c'est le même discours qu'elle tient, notamment sur la question du bracelet électronique, c'est que, selon la condamnation, elle n'envisage pas forcément de se présenter, même si elle se pourvoyait en cassation.
C'est-à-dire qu'en fait, elle considère que cette accélération dont on parlait tout à l'heure, qui a été une mesure de bonne administration de la justice et d'audiencement pour essayer de concilier ces principes que sont l'accès au suffrage d'un côté et le fait de devoir juger, comme tout citoyen, un responsable politique poursuivi pour des faits d'atteinte à la probité. De la même façon, il peut y avoir, devant la Cour de cassation, une accélération pour qu'une décision de la Cour de cassation soit rendue avant l'élection présidentielle, mais elle a clairement dit qu'elle ne voulait pas jouer, entre guillemets, là-dessus. Bon, on verra ce qu'il en sera à cet égard.
En l'occurrence, ce serait dramatique pour son camp si jamais elle se retrouvait dans une peine confirmée d'inéligibilité juste avant la campagne présidentielle, sans alternative possible. C'est ça, c'est pour ça qu'elle ne jouera pas. Ce serait condamner son camp.
Une décision de la Cour de cassation, ce serait peut-être en janvier 2027 ? C'est difficile à dire parce que la justice fixe son calendrier, mais dans les délais habituels, ce serait probablement après l'élection. Maintenant, est-ce que, comme pour la Cour d'appel, est-ce qu'un audiencement serait prévu avant ? Mais il y a peu de chances.
Nous, on entend dire que ce serait janvier, justement. C'est la Cour de cassation qui décide, de toute façon, à la fin.
Alors, dans cette affaire, il y a aussi question, on va parler de l'éventuelle peine de prison pour Marine Le Pen, notamment si elle est aménageable sous bracelet électronique. Lou Frittel, elle l'a dit, la leader du Rassemblement national, elle ne fera pas campagne sous bracelet électronique, sous contrainte.
Non, elle ne le fera pas. Honnêtement, elle l'a dit en off, elle l'a dit en on, elle le dit depuis plusieurs mois.
C'est peut-être aussi une manière de mettre la pression sur la justice ?
Non, je pense que c'était une manière... Imaginez quand même que la première instance, ça date du 31 mars 2025. Vous avez 15 mois à tenir avant d'avoir une confirmation ou non de cette peine. Je pense qu'elle a aussi voulu se convaincre elle-même, elle a aussi voulu se mettre des bornes et essayer de se projeter dans une autre réalité qui est la plus probable aujourd'hui. Attention, on ne va pas présumer non plus une décision de justice, mais qui est la plus probable aujourd'hui qui est que Jordan Bardella la remplace. Donc, il a fallu aussi faire ce chemin intellectuel. Et puis, de façon pragmatique, effectivement, vous imaginez si vous allez faire campagne dans les Outre-mer ?
Vous faites comment si vous devez aller pointer au commissariat ? Ce n'est pas possible. Ce n'est littéralement pas possible. Et puis, c'est là un argument, mais de poids formidable pour vos adversaires. En l'occurrence, je pense qu'elle l'a énormément dit aussi pour habituer ses soutiens. Parce qu'effectivement, si demain, elle a jusqu'à deux ans d'inéligibilité, mais un bracelet électronique, je suis persuadée que certains lui diront « Vas-y, présente-toi, tu es la meilleure chance pour nous ».
Or, honnêtement, ce ne serait pas la meilleure configuration pour gagner une présidentielle que d'avoir une candidate avec un bracelet électronique qui, en plus, a fait aussi sa carrière politique comme son père sur les mains propres. Donc, non, ce serait très, très compliqué.
Ça rentre dans la décision judiciaire, cette question du bracelet électronique et de l'impossibilité peut-être technique pour un candidat présidentiel de faire campagne, non ? Non, je ne pense pas que ça entre en ligne de compte dans l'esprit des juges qui vraiment s'attachent, même si j'imagine que ce doit être difficile de faire abstraction du contexte politique. Mais je pense qu'effectivement, eux sont là pour faire du droit et surtout dans une affaire comme celle-là, dans laquelle ils vont être particulièrement regardés. Je pense qu'ils vont s'attacher à motiver beaucoup cette décision dans ces différents aspects, que ce soit la peine, j'allais dire, principale ou la peine accessoire.
En ce qui concerne, en effet, cette peine d'emprisonnement aménageable, je pense qu'il faut aussi le dire, et c'est clair, c'est qu'y compris la décision de première instance a été parfaitement claire sur le fait que la peine d'emprisonnement ne voulait pas dire incarcération. Mais il a toujours été posé que cette peine, entre guillemets, d'emprisonnement était aménageable, ce qu'on appelle ab initio, c'est-à-dire dès la décision elle-même, pour effectivement être sous la forme d'une surveillance par bracelet électronique.
Et puis Vincent Couronne, on peut aussi être condamné à une peine de prison aménageable sous bracelet électronique et se faire enlever, obtenir finalement le retrait de son bracelet, au bout de quelques mois ? Oui, il y a des procédures qui peuvent permettre ce genre de choses, mais surtout rien n'empêche à une personne qui est sous bracelet électronique de faire campagne, voire même de se faire élire. Rien n'empêche a priori même une personne qui est incarcérée de faire campagne et de se faire élire. En tout cas, du point de vue de la Constitution. Donc Marine Le Pen, effectivement, elle a toujours dit, elle a déclaré qu'elle ne ferait pas campagne si elle était sous bracelet.
Maintenant, voilà, attendons la décision. C'est une question d'image vis-à-vis des électeurs. C'est une question d'image. Et puis c'est vrai que probablement que ces électeurs n'apprécieraient pas non plus effectivement un parti comme le Rassemblement National, qui joue beaucoup sur la probité, qu'il est sa candidate condamnée et sous bracelet électronique. C'est une question d'impact sur l'opinion publique. C'est-à-dire que ça peut être accepté par les sympathisants du Rassemblement National, mais pour élargir l'électorat, c'est plus compliqué ?
Honnêtement, je ne sais pas. Je pense que vous gardez votre électorat, mais je n'en suis même pas persuadée. Mais en fait, c'est aussi un responsable politique qui a quand même un petit peu de responsabilité vis-à-vis des gens en général, même les questions de probité. C'est vrai que vous allez se présenter à la magistrature suprême dans ce genre de conditions, alors qu'en plus, vous avez un plan B qui, certes, est jeune, Lorraine Bardella, certes, manque d'expérience, mais bon, en tout cas, a toujours été présenté comme cela, et c'est le seul parti qui, aujourd'hui, offre une alternative, quand même.
Je pense que vous desserveriez plus votre discours par être complètement accroché à votre ambition personnelle au détriment de l'ambition collective de ce parti et des gens qu'il représente. Or, le Rassemblement National, c'est quand même le parti qui revendique son côté anti-système, d'être proche du peuple, donc d'écouter les gens. C'est la dernière chance pour beaucoup. En réalité, ce qui est votre Rassemblement National, la plupart, c'est ça ou l'abstention. Donc, si vous voulez faire retomber des gens dans l'abstention, c'est sûr que faire une campagne sous bracelet électronique, c'est une bonne idée.
Mais même, finalement, la totalité du parti, du Rassemblement National, peut être ternie par cette condamnation ?
Complètement, mais je pense que si Marine Le Pen, justement, imaginons, soit dans cette configuration où elle est deux ans d'inéligibilité et bracelet électronique, en fait, qu'elle n'y aille pas, sauve un peu les meubles, quand même. Mais ce serait compliqué pour Jordan Bardella d'avoir son mentor condamné, d'ailleurs, question, est-ce qu'elle ira en cassation si elle a moins de deux ans d'inéligibilité ou jusqu'à deux ans, mais le bracelet électronique ?
Parce que si vous ne retrouvez encore pas de présidentielle avec vous qui avez été condamné et votre dauphin qui se présente, lui-même va se retrouver à devoir répondre sur les accusations de condamnation, de condamnation, enfin, le thème de la condamnation.
– Vincent Couronne. – Oui, et puis Marine Le Pen a testé un petit peu le peuple contre la justice et contre les juges et ça n'a pas très bien marché. On se souvient au lendemain de sa condamnation en première instance, en 2025, elle avait organisé un rassemblement aux Invalides qui n'avait pas très bien marché, il n'y avait pas beaucoup de monde et son discours anti-juge, anti-justice, etc., de victimisation, n'avait pas vraiment pris non plus dans l'opinion publique. Donc il y a toute porte à croire que, en tout cas, il faut l'espérer, elle ne réitère pas ce genre de discours qui est dommageable aussi pour la démocratie.
– Alors justement, dans ce discours vis-à-vis de la justice, on va écouter les réactions politiques au sein des Républicains du parti LR, Bruno Rotaillot et Laurent Wauquiez dans l'attente de cette décision judiciaire. – Je ne souhaite pas que les débats politiques soient tranchés dans les prétoires. je considère qu'ils doivent être tranchés dans les urnes. Et je l'ai vu par le passé. Des combats politiques qui, en fait, utilisent la justice, parfois l'instrumentalisent, en tirent des arguments. Je n'ai pas oublié que notre candidat à la présidentielle a été tué en partie par ça. Et donc, je n'ai pas oublié de ça.
– Là, la Cour d'appel va devoir dire si, oui ou non, elle estime que Marine Le Pen est coupable de détournement de fonds publics. Si jamais on sentait dans la décision qu'il y avait autre chose que des faits qui devraient rentrer en ligne de compte, alors il faudrait la dénoncer. Mais je veux dire que la justice… Enfin, les hommes et les femmes politiques, pardon, ils ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus des lois.
– Deux discours très différents au sein des Républicains entre Bruno Taillot et Laurent Wauquiez. Julie Couturier, comment vous réagissez aux propos de Laurent Wauquiez, qui sont très durs vis-à-vis de la justice, qui pourraient trancher un débat politique ? – On a eu déjà ce débat à la suite de la décision de première instance du 31 mars 2025, sur les accusations contre la justice, des attaques à dominem contre les juges eux-mêmes.
C'est absolument scandaleux en réalité, parce que précisément ce qui a été dénoncé, c'est-à-dire une atteinte à l'État de droit, on a beaucoup dit que cette décision de première instance c'était une exécution de l'État de droit, et ce qui se passe c'est exactement l'inverse.
Vincent Couronne le rappelait, l'instruction a duré neuf ans, le procès en première instance a duré deux mois, le procès en appel a duré également plusieurs semaines, ça veut dire que Marine Le Pen, comme ses co-prévenus, bénéficie d'une défense de qualité, que tous les incidents qui pouvaient être soulevés, tous les moyens de droit qui pouvaient être soulevés sur la forme et sur le fond l'ont été, et donc cette accusation, et c'est pour ça qu'il faut faire attention justement sur ces sujets à la désinformation, parce qu'en réalité précisément, cette décision qui va intervenir cet après-midi va intervenir à l'issue d'un processus judiciaire qui fait l'honneur du système judiciaire français.
– Et c'est important de le rappeler. – Eh oui. – Lou Frittel, alors si jamais Marine Le Pen ne pouvait pas se présenter à la présidentielle, le plan B, ORN, B comme Bardella, est déjà prêt, mais est-ce qu'il est vraiment prêt ?
– Écoutez, en tout cas, il n'a pas le choix. Il voit de plus en plus de journalistes ces derniers temps, d'ailleurs on observe qu'il y a une sorte d'ouverture qui s'est faite lors du premier séminaire entre, je veux dire, transpartisan, mais entre mariniste et bardelliste, disons-le comme ça, visant à poser les jalons de la présidentielle, c'était il y a un mois à peu près. Lui avait été reproché, notamment, en tout cas, il lui avait été fortement rejoint de rencontrer un peu plus notre profession, parce que c'est vrai qu'il ne jouissait pas forcément d'une très bonne aura à ce niveau. Manifestement, oui, il a travaillé, oui, il connaît…
– Il a travaillé sa stature de candidat ces derniers mois.
– Oui, oui, il connaît ses dossiers, mais il a 30 ans, et en fait, être candidat à la présidence de la République à 30 ans, ça vous place dans une orbite haute, comme dit Marine Le Pen, comme un certain Jean-Marie Le Pen avant elle, mais après, un président de la République, élu extrêmement jeune, Emmanuel Macron à 39 ans, qui avait été ministre, qui avait été secrétaire général, adjoint de l'Élysée, c'est compliqué, honnêtement. Après, il peut jouir aussi de cette image-là, c'est-à-dire qu'on ne l'a jamais essayé, on a essayé des gens qui sont censés être des Mozart de la finance et qui ont, en fait, accentué le problème de nos finances publiques.
Donc, finalement, l'incompétence qu'on lui prête peut être un avantage, un atout. Après…
– Il peut faire aussi des erreurs de jeunesse stratégiques en termes de communication, par exemple, des paparazzades avec une princesse à Monaco.
– Alors, ça dépend laquelle. La première, peut-être pas. La deuxième n'a pas été celle où, justement, était effectivement à Monaco pour le Grand Prix de Formule 1. C'était leur anniversaire de rencontre. C'est même pas tant le fond, c'est la forme, la photo prise en dessous, les deux au balcon, regardant vers le bas. Mais en fait, les gens de l'UDR, par exemple, d'Éric Ciotti, qui sont quand même plus bling-bling que ceux du RN, même eux disaient, il ne faut pas faire ce genre de choses. À la rigueur, vous descendez, vous allez voir les voitures, vous faites comme si vous y connaissiez, vous essayez de donner une image un peu virile.
Et c'est vrai qu'il y a quelques erreurs de communication comme ça. Pour l'instant, ce qu'il faut bien se dire, c'est qu'on n'est pas encore dans la présidentielle. Dans la présidentielle, ce n'est pas un examen, c'est un concours. Un examen, vous gagnez des points au fur et à mesure. Un concours, on vous les retire. Donc, ce genre de choses…
– On perd des points.
– C'est un point qu'on pourra vous retirer après, qui va revenir et qu'on pourrait vous retirer après.
– Comme quand il a dit également qu'il n'allait pas à la marche blanche pour l'IANA, car à des marches blanches, il y en a tous les jours.
– C'était maladroit, à minima.
– Vincent Couronne, pour conclure, si jamais Marine Le Pen ne pouvait pas se présenter à l'élection présidentielle en tant que favorite des sondages des Français, est-ce que ce serait quand même un bouleversement dans l'histoire de la Ve République ? – Ce serait une décision de justice historique, c'est sûr, mais qui ne serait que l'application de la loi. Maintenant, ce qui serait intéressant, c'est de voir comment elle articulerait sa fonction avec un candidat à la présidentielle de son parti. Est-ce qu'elle a toujours dit qu'elle ne voulait pas être première ministre, mais est-ce que malgré tout, elle serait candidate pour être première ministre ?
Et les institutions, la constitution de la Ve République permettraient d'imaginer un deal entre Bardella et Le Pen où c'est Marine Le Pen qui véritablement gouverne en tant que première ministre et Jordan Bardella s'effacerait un petit peu derrière elle.
– Alors, première ministre, ça, elle a dit, elle ne le fera jamais.
– Mais ça, elle le dit avant son procès ?
– Non, vraiment, pour le coup, elle, c'est proche, elle ne s'est jamais projetée là-dedans, elle, c'est présidence ou rien.
– Et on verra cette décision judiciaire, réponse dans quelques heures. Merci à tous les trois d'avoir participé à ce débat. Et justement, aujourd'hui, vous pourrez suivre notre émission spéciale « Sens public » à 18h consacrée à cette décision judiciaire concernant Marine Le Pen, une décision qu'on va décrypter demain dans « Bonjour chez vous » dès 7h30. Merci à tous d'avoir suivi cette émission et à demain. – Sous-titrage Société Radio-Canada
Marine Le Pen