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interviewyoutube.com· 25 mai 2026 42 min

L'interview intégrale de Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Mathilde Panot. Bonjour. Merci d'être avec nous sur BFM TV dans BFM Politique. Vous êtes la présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale. Pour vous interroger avec moi, Amandine Atalaya. Bonjour Amandine. Bonjour. Éditorialiste BFM TV et Jules Pecknard. Bonjour Jules. Bonjour. De La Tribune. Dimanche, une actualité très dense en ce dimanche. Il s'est passé beaucoup de choses cette semaine. Vous êtes peu exprimé. C'est le moment aujourd'hui peut-être de clarifier certaines positions. On va en reparler. On va évidemment commencer par les conséquences de la mort de Quentin Deranque avec ces images. Des images qui nous viennent de Lyon.

Images d'hier, de cette marche, cet hommage à Quentin Deranque. On le répète, ce militant nationaliste mortellement roué de coups en pleine rue par des militants d'ultra-gauche. Ça s'est passé hier. 3200 personnes réunies selon la préfecture du Rhône. Et parmi les présents, nos équipes ont également pu constater des membres de groupuscules d'ultra-droite, d'extrême-droite. Le leader néo-nazi, par exemple, Marc de Cacré-Valménie. Mais il y en a énormément. Et puis, au moins trois signalements de la préfète auprès de la justice pour des propos racistes. Je cite « abalébounioul », « salbounioul » ou encore, je cite toujours « salras ». Et puis des salunazis. On voit ici cette image.

Regardez en bas de l'écran cet individu qui lève le bras à plusieurs reprises. Des propos homophobes également. Comment vous qualifiez ce qui s'est passé hier, Mathilde Panon ?

1:25
Invité

Vous avez prévenu, non ? Nous étions nombreux, y compris le maire de Lyon, à demander l'interdiction, non pas d'une marche d'hommage à Quentin Deranque, mais un défilé de ligues fascistes et de membres de groupes néo-nazis, de groupuscules, vous venez de les citer, avec effectivement des salunazis qui ont été faits, vous l'avez dit, des chants homophobes, des chants racistes, des propos racistes qui ont été tenus. Et donc, cette marche aurait dû être interdite. Et l'histoire retiendra qu'en France, en 2026...

82 ans exactement après l'exécution de Missak Manouchian, qui a été panthéonisée dans notre pays il y a deux ans, l'histoire retiendra que certains ont permis un défilé de néo-nazis tel que celui-ci... Vous accusez qu'il y a le ministre de l'Intérieur ? Et pas ainsi la voix à l'extrême droite. Oui, oui, je mets le ministre de l'Intérieur devant ses responsabilités, car, je le redis, il ne faut pas minimiser la gravité des événements qui se sont tenus lors de cette marche, il ne faut pas banaliser le racisme dans ce pays, et je rappelle que faire un salut nazi, est évidemment condamnable par la loi, mais est aussi une apologie du régime nazi et de la Shoah qui en a été faite.

2:32
Présentateur

Je pense que tout le monde est d'accord, effectivement, sur ce point.

2:34
Invité

Oui, mais cette marche aurait dû être interdite. Et d'ailleurs, nous le savions depuis le début. Sur quel fondement, Mathilde Panot ? Il aurait fallu, parce que vous savez que ça ne peut être interdit que s'il y a des troubles à l'ordre public qui sont avérés et impossibilités de les encadrer. Il se trouve que dimanche dernier, il y a d'ores et déjà eu une marche, évidemment moins impressionnante, mais une marche qui avait lieu à Paris. Et que s'est-il passé à Paris suite à cette marche ? Nous avons retrouvé sur la statue de la République des croix gammées qui avaient été taguées, ainsi que des slogans antisémites qui avaient été tagués.

Et un peu plus loin, un peu plus tard dans la soirée, à Ménilmontant, dans le nord de Paris, ont été aperçus et filmés des groupes d'individus, d'une trentaine à une cinquantaine d'individus cagoulés, qui eux aussi faisaient des saluts nazis. Donc nous savions ce qui allait se passer. Et d'ailleurs, vous n'avez qu'à voir dans celle qui a organisé la manifestation. Il faudrait interdire a priori, en fait, toutes les manifestations de l'ultra-droite, c'est ça ? Je crois qu'il y avait tout ce qu'il fallait pour interdire cette manifestation.

3:29
Présentateur

Mais est-ce que dans tous les cas, Mathilde Pannot, cette manifestation n'aurait pas eu lieu de manière sauvage ? Est-ce que ce n'est pas pour ça également que le ministre de l'Intérieur a pris les devants ? Est-ce que dans tous les cas, il n'y aurait pas eu cette manifestation ?

3:40
Invité

Non, nous ne serons jamais d'accord avec le fait qu'on laisse des néo-nazis qui sont contre la République. Je rappelle que normalement, l'antifascisme est un principe cardinal de la République. La République a été construite contre le fascisme. Et je le rappelle, au long de notre histoire, c'est par exemple, la construction du Front populaire, c'est la résistance au nazisme dans ce pays. Et donc, tout le monde dans ce pays, je rappelle que même des hommes de droite se définissaient comme antifascistes. Je pense à Raymond Aron. Nous allons bientôt panthéoniser, cette fois-ci, Marc Bloch, qui lui-même était antifasciste. En juin prochain.

Et donc, nous, nous sommes antifascistes et nous resterons antifascistes parce que ce sont des valeurs cardinales de la République. Est-ce que vous n'êtes pas né en droit pour le droit de manifester, y compris en toutes circonstances, et parfois ça concerne la gauche, avec des risques aussi de troubles à l'ordre des publics et de violences ? Les protestations et les manifestations contre les Megamassines, contre l'autoroute A69, dans ces cas-là, vous êtes pour ces manifestations ? Oui, je suis pour que les manifestations puissent s'exprimer dans le cadre des règles de droit et de notre état de droit. Il n'y a pas un trouble à l'ordre public dans ces cas-là ?

Dans le cadre de notre état de droit, non. Ce qui a été prouvé sur Sainte-Soline, par exemple, et ça a été prouvé par des institutions internationales, notamment par l'ONU, c'est que c'est justement le dispositif policier qui a été mis en place, et surtout les ordres qui ont été donnés à la police, qui ont conduit à ce qu'il y ait des blessés. C'est extrêmement grave, et fort heureusement, il n'y a pas eu de mort. Mais donc, c'est d'abord la répression qui conduit à des violences. Mais je veux juste vous lire ce que disait... Non, certains étaient venus avec l'intention de commettre des violences, et vous le savez, Mathilde Panot, dans ces manifestations.

Donc, vous remettez en cause ce que disent des instances internationales ? Certains étaient venus armés dans l'intention de commettre des violences. Vous connaissez Michel Forst ? Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits des personnes qui défendent l'environnement, qui montre que la France est aujourd'hui un des pays, voire le pays en Europe, dit-il, où il y a le plus de répression de militants écologiques.

5:22
Présentateur

Mathilde Panot, vous vous souvenez... Non, mais pardon, excusez-moi, pardon. Vous vous souvenez quand même qu'à l'époque, on avait vu ces photos, avec ces armes par destination, qui avaient été saisies également dans ces manifestations à Sainte-Soline. C'est un fait, ça ?

5:36
Invité

Oui, mais du coup, vous pouvez saisir des armes, et alors, du coup...

5:39
Présentateur

Alors, il n'y a pas un troubleur de public ?

5:40
Invité

Oui, mais du coup, on fait ce qu'on fait dans toutes les manifestations. S'il y a, par exemple, je ne sais pas, alors parfois, les armes, alors quand on regarde les photos, une boule de pétanque, et bien la boule de pétanque est saisie, et toutes les familles qui sont en train de marcher, qui sont en train de se manifester contre le fait qu'on est en train d'accaparer l'eau des nappes phréatiques, et qu'il y a un dérèglement majeur du cycle de l'eau. Je rappelle que là, nous sommes en train de parler de faits évidemment graves, mais qu'il y a toute une partie de la France qui est sous des crues historiques, et donc qui est l'enjeu numéro un du XXIe siècle, dont plus personne ne parle.

6:12
Présentateur

On en parle tous les jours, Mathilde Panot. Le plus destructeur. Non, non, les crues, les inondations. Je vais vous dire pourquoi. On n'en parle pas tous les jours. Il n'y a pas de département de violence rouge en ce moment.

6:19
Invité

Si, si, ah bah oui, justement. Je veux d'abord avoir une pensée pour les trois personnes qui sont mortes. On n'a pas des reporters en permanence sur le terrain, Mathilde Panot. Je veux avoir une pensée pour les trois personnes qui sont mortes. Mais peut-être faites-vous des reportages, mais vous trouvez que dans le débat politique, on parle encore du dérèglement climatique ? Non, on n'en parle pas. Pourquoi ?

Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire à l'avenir, et notamment de l'inaction politique d'un gouvernement qui se retrouve deux fois condamné pour inaction climatique, qui ne cesse d'enlever de l'argent à l'écologie dans les budgets passés en force par 49.3, et qui se retrouve aujourd'hui à continuer un modèle qui est absolument destructeur pour le seul écosystème compatible avec la vie humaine.

6:53
Présentateur

On va avancer, Mathilde Panot. On va s'arrêter sur les propos, désormais, de Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, dans la Tribune Dimanche, à propos du meurtre de Quentin Deranque. Je cite. « Les gens ne peuvent pas croire que ce sont nous, les insoumis, qui avons tué un jeune dans la rue. Ce n'est pas crédible, martèle-t-il dans le journal. » Et puis dit-il qu'il se souviendra, d'ici à 2027, de ce qu'il qualifie, je cite, « de bataille de rue qui aurait mal tourné ». Mathilde Panot. Vous êtes capable, vous regardez la caméra, de dire aux parents de Quentin Deranque que c'est une bataille de rue qui a mal tourné ?

7:26
Invité

Mais est-ce qu'il y a eu une rixe, oui ou non ?

7:28
Présentateur

Est-ce que vous pouvez dire ça aux parents de Quentin Deranque ?

7:30
Invité

Mais arrêtez, arrêtez. Nous avons dit notre émotion. Jean-Luc Mélenchon a dit son émotion pour des parents. Et aucun parent l'a-t-il dit ? Aucun parent ne mérite qu'on revienne avec son enfant qui est mort. Jean-Luc Mélenchon a dit exactement. La mort ne fera jamais partie ni de nos pratiques, ni de nos rangs. Et nous avons condamné fermement le fait qu'on frappe un homme à terre jusqu'à la mort. Bataille de rue. Parce que cela n'a rien à voir avec l'antifascisme. Est-ce que c'est un terme qui vous semble approprié ? Attendez, rappelons que le titre retenu par la justice pour les deux mises en examen sont d'homicide volontaire et de complicité de meurtre.

Encore une fois, est-ce que, d'après vous, vraiment, le terme de bataille de rue, est-ce qu'il est approprié ? Mais le procureur lui-même dit qu'il y a eu une rixe. Et ce sont d'ailleurs vos collègues du Canard Enchaîné qui ont fait sortir la vidéo qui montre que Quentin Deranque et les autres n'étaient malheureusement pas là par hasard. Il y avait une volonté de venir agresser.

8:21
Présentateur

Ça s'est passé effectivement en plusieurs temps.

8:23
Invité

Qui s'est passé exactement. Oui, mais pour autant, est-ce qu'utiliser ce terme... Attendez, attendez. Moi, je veux juste qu'on s'en souviendra, Mathilde Pallot, tout en disant qui s'en souviendra. Mais n'essayez pas de tordre. N'essayez pas de tordre. C'est évident de minimiser ce qui s'est passé. Non, non, personne ne minimise la gravité de ce qui est en train de se passer. Et je veux alerter sur le fait que nous, nous avions dit depuis des années qu'il y avait un problème avec la violence de l'extrême droite, de groupuscules liées à l'extrême droite, et notamment à Lyon où, je rappelle, qu'en 15 ans, il y a eu 100 de faits de violence... Et on en parle très régulièrement aussi.

Et qui, du coup, n'ont pas été entendus ces alertes-là. Je vais vous dire. Ce drame aurait pu arriver bien avant. Laissez-moi terminer parce que c'est très important. C'est la jeune garde qui est mise en pause. Ce drame aurait pu arriver bien avant. Je rappelle qu'en décembre 2022, il y avait une conférence dans laquelle il y avait à la fois Carlos Martins-Bilango et Louis Boyard dans une université à Bordeaux. Nous avons été, dans cette conférence, attaqués par une trentaine de personnes cagoulées avec des barres de fer que, fort heureusement, notre service d'ordre a réussi à repousser. Mais s'ils n'avaient pas été repoussés par notre service d'ordre, il y aurait pu avoir un drame.

Savez-vous combien de fois dans l'année, il y a des rixes qui auraient pu à chaque fois mal tourner à Lyon ? Et pourquoi est-ce que c'est cela ? Moi, je veux poser la responsabilité du gouvernement. Je suis scandalisée que le Premier ministre n'ait pas répondu à ma question. On va en reparler tout à l'heure. On va revenir sur ce passage tout à l'heure. Pourquoi est-ce qu'on ne protège pas nos réunions ? Pourquoi est-ce qu'on laisse l'extrême droite à chaque fois attaquer nos réunions ?

9:49
Présentateur

Et pourquoi nos alertes n'ont jamais été entendues ? S'il vous plaît, je reviens sur ce terme, parce que c'est quand même très important qu'on s'y arrête. Bataille de rue, vous le reprenez vous aussi ?

9:58
Invité

Oui, il y a eu une rixe, c'est ce qu'a dit le Procureur de la République.

10:00
Présentateur

Il n'y a pas eu une ambiguïté dans le propos qui est là ? Bataille de rue ?

10:03
Invité

Mais non, il n'y a aucune ambiguïté.

10:05
Présentateur

Il y a un jeune homme qui a été mortellement tué.

10:07
Invité

Oui, Jean-Luc Mélenchon a redit son émotion à la famille. Jean-Luc Mélenchon dit que rien ne peut justifier de taper un homme jusqu'à la mort. Mais Jean-Luc Mélenchon a aussi la conscience de ce qui est en train de se passer dans le pays. Et moi, je veux alerter dans le moment politique dans lequel nous sommes. Il ne s'agit pas juste d'essayer de détruire la principale force d'opposition de gauche de ce pays et la principale alternative. Il s'agit aussi d'attaquer nos institutions démocratiques.

Quand vous avez un ministre de l'Enseignement supérieur qui ose expliquer que les conférences dans les universités seront des renévants interdites en cas de risque de trouble à l'ordre public, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que désormais, ce sont des groupuscules d'extrême droite, comme Nemesis, comme l'Action française, comme l'œuvre française et d'autres, qui peuvent décider de la démocratie. Nous sommes à un an d'échéance politique majeure pour notre pays. Et donc, la question de savoir comment est-ce que nous pourrons mener une campagne, comment est-ce que le débat démocratique peut s'exprimer, est une question qui est fondamentale.

Ce n'est pas le seul propos que tient Jean-Luc Mélenchon dans notre journal. Il explique également, il estime, qu'une fois l'émotion retombée, l'opinion publique va se retourner, je cite, comme d'habitude. Vous, vous qui connaissez la démocratie, vous connaissez très très bien Jean-Luc Mélenchon. Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Ça veut dire que c'est une péripétie de plus, on passera à autre chose, et puis une fois de plus... Non, non, ce n'est pas une péripétie, parce que nous, nous sommes habitués aux attaques, mais nous avons peur de ce que ça veut dire pour notre pays.

Et quand il y a une inversion des valeurs, avec une parole médiatique qui est aussi en jeu, moi je veux quand même vous voir, quand il y a une inversion des valeurs, nous serions désormais les racistes, désormais nous sommes les nouveaux fascistes dans ce pays, selon Marianne. La une de Marianne, l'express LFI d'Angers Publics, et la une que vous avez fait aujourd'hui dans votre journal, le poison Mélenchon.

11:43
Présentateur

D'accord, donc c'est la presse qui est responsable, Mathilde Panot ? Non, non, non, il y a une parole... C'est très important ce que vous venez de faire.

11:48
Invité

Il y a une parole médiatique et politique...

11:49
Présentateur

Il n'y a pas une liberté de la presse en France ?

11:51
Invité

Écoutez-moi.

11:52
Présentateur

Je vous écoute, mais c'est très important ce que vous venez de faire.

11:55
Invité

Oui, c'est très important. Il y a une parole médiatique et politique dans ce pays qui vise à une inversion totale des valeurs, qui vise à diaboliser la gauche de rupture et à dédiaboliser l'extrême droite. Mathilde Panot, quand il y a des choses à reprocher, quand il y a des choses à dénoncer dans le comportement du Rassemblement National, nous faisons des vues également... Alors, pourquoi est-ce que vous ne rappelez pas que, depuis 1986, 90% des meurtres à caractère idéologique sont du fait de l'extrême droite ? Pourquoi vous ne rappelez pas que, depuis 2017, sur les 19 actes terroristes qui ont été déjoués, il y avait 9 membres du Rassemblement National dedans ?

Et pourquoi ne rappelez-vous pas que, rien que depuis 2022, il y a 12 personnes qui ont été tuées par l'extrême droite dans ce pays ? Et je crois que personne ici ne connaît le nom de Jamel Benjabala, qui a été tué par l'extrême droite. Et je crois que personne ici ne connaît le nom de Jamel Benjabala, avec les Brigades Françaises Patriotes, dont vous n'avez jamais demandé la dissolution.

12:41
Présentateur

Jamais. Mais on en a parlé.

12:42
Invité

Alors, les Brigades Françaises Patriotes, pourquoi ne sont-ils pas dissoutes ?

12:45
Présentateur

Je ne suis pas politique, Mathilde Panot. Ce n'est pas à moi d'apporter une réponse à ça.

12:48
Invité

Oui, mais je vous interroge sur cette question-là.

12:50
Présentateur

Moi, je vous dis juste que ces autres affaires que vous évoquez, on en a parlé sur BFMTV.

12:53
Invité

Vous avez entendu l'avocat de Fédérico Martín Aramburu, qui se dit écoeuré par le deux poids deux mesures qu'il y a autour de cette affaire, écoeuré pour la famille de Fédérico Martín Aramburu. Nous, les Insoumis, sommes des gens raisonnables. Nous disons que nous sommes contre la violence physique pour régler des conflits politiques. Nous sommes contre, je ne sais pas par quel autre biais le dire. Cet avocat qui était sur nos fontaines il y a quelques heures encore. Oui, c'est très bien. Mais nous l'avons dit mille fois à Fédérico Aramburu, qui n'a jamais eu le droit à une minute de silence.

13:19
Présentateur

On rappelle, c'est ce rugbyman argentin qui a été, je rappelle juste les faits, qui a été tué par deux membres d'un groupe uscule d'extrême droite, en plein milieu du boulevard Saint-Germain, c'était il y a quelques mois maintenant.

13:30
Invité

Revenons sur les faits précisément, Mathilde Panot. Revenons sur les faits précisément de ce qui s'est passé. Ce qui s'est passé très récemment, avec notamment vos propos que vous avez eus à l'Assemblée nationale, en disant que dans cette affaire autour du meurtre de Quentin, aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. Je recite, juste pour qu'on ait parfaitement le contexte, les faits, sept hommes sont aujourd'hui mis en examen, six d'entre eux pour homicide volontaire, dont un assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député de la France Insoumise et fondateur de la Jeune Garde.

Il y a Jacques-Élie Favreau, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, qui est mis en examen. Lui aussi pour complicité de meurtre. Est-ce que vous maintenez que ni de près ni de loin, aujourd'hui, la France Insoumise n'a de lien avec ce qui s'est passé ?

Oui, je maintiens que la France Insoumise n'a rien à voir avec ce qui s'est passé, que nous avons toujours défendu la non-violence en politique et la révolution citoyenne par les urnes, c'est-à-dire de changer notre société par le vote, et que, sur ce qui a été dit, qu'il n'y a pas, non pas un assistant et collaborateur de Raphaël Arnault, puisque, je le rappelle, les liens contractuels ont été rompus, et qu'il n'est plus assistant parlementaire. Il y a trois collaborateurs de Raphaël Arnault qui sont... Non, non, non, attendez, attendez. Trois collaborateurs de Raphaël Arnault qui ont été... Si on est sur les faits, on rétablit les liens en cause.

Donc, il y a un collaborateur dont nous verrons ce que donnent les responsabilités sur l'enquête, mais qui nie avoir donné les coûts mortels, ce qui correspond à ce qui a été demandé par la justice, donc nous verrons ce que ça donnera. Ensuite, il y en a un autre qui a été libéré, et donc qui n'est pas du tout mis en cause, sur les lieux, au moment du drame. Et donc, voilà. Et nous verrons ce que l'enquête amène. Il s'en examine pour complicité de meurtre par investigation. Et qui n'est pas collaborateur de Raphaël Arnault. Non, ça c'est Jacques-Élie Favreau. C'est le même. Il lui est mis en examen pour complicité de meurtre. Donc, il y a un ancien collaborateur de Raphaël Arnault.

Mais donc, en fait, pour vous, il n'y a pas de responsabilité de la part de ce député de la France Insoumise dans le choix de ses collaborateurs, pour commencer ? Je ne sais pas. Il n'y a pas de responsabilité morale ? Vous n'avez déjà poli ? Vous avez demandé à Jordan Bardella de démissionner ? Mais non, mais là, on parle de vous. Non, non, non, non. On parle de vous. Non, non, parce qu'on a parlé des collaborateurs. Vous avez déjà demandé à Gabriel Attal ce qu'il pensait du collaborateur de la seule actrice renaissante qui a accusé parti ferme de viols, Il n'y a pas de responsabilité. Il n'y a pas de responsabilité politique et morale. On vous pose une question très directe.

15:52
Présentateur

Répondons à ça, s'il vous plaît.

15:53
Invité

Oui, oui, je réponds à ça. Mais je pointe quand même le deux poids deux mesures dans les questions que vous posez. Mais je continue. Sur la responsabilité politique et morale de Raphaël Arnault. Vous savez, le jeudi 12 février, il était à l'Assemblée nationale jusqu'à minuit. Raphaël Arnault n'a rien à faire dans cette histoire, n'a rien à voir dans cette histoire, n'est d'ailleurs pas impliqué. Pénalement, pénalement, Mathilde Pannot. C'est quand même bien que vous le disiez. Pénalement ? Oui.

16:14
Présentateur

Aujourd'hui, à ce stade de l'enquête, pénalement, il n'y a rien contre lui. Mais Amandine vous pose une question plus précise. Elle vous parle de la responsabilité morale, le choix des collaborateurs notamment.

16:27
Invité

Eh bien, les choix des collaborateurs, je peux vous citer, dans toutes les familles politiques, des collaborateurs avec lesquels il y a des gardes à vue et des choses...

16:34
Présentateur

Vous nous répondez par rapport aux autres, mais pas par rapport à vous-même.

16:36
Invité

Non, non, du coup, je pointe le fait que Raphaël Arnault n'a pas de responsabilité dans ce qui s'est passé. Et donc, Raphaël Arnault doit rester dans notre groupe. Mais c'est lui qui a choisi les collaborateurs, donc parce que d'autres... Ah oui, et vous, vous n'avez jamais eu à BFM un collaborateur qui a fait je ne sais quoi ? Arrêtez, arrêtez, ce n'est pas sérieux. Il n'y a pas... On parle de politique, là, Mathilde Pannot. Non, oui, en responsabilité pénale, ce sont des responsabilités individuelles. Donc Raphaël Arnault ne doit ni démissionner...

Mais la deuxième chose sur la responsabilité morale que nous aurions, quels propos, quels actes avons-nous faits qui permettent d'affirmer ainsi cela ?

17:08
Présentateur

Mais pardon, il n'est pas fondateur de la Jeune Garde, Raphaël Arnault ?

17:11
Invité

Oui, et la Jeune Garde, est-ce que la Jeune Garde cautionne ce type d'actes comme nous l'avons vu sur une vidéo ? On va venir à la Jeune Garde après, mais la Jeune Garde est impliquée.

17:20
Présentateur

Il y a des membres de la Jeune Garde qui sont aujourd'hui interpellés.

17:22
Invité

Oui, mais vous savez que la Jeune Garde est dissoute aujourd'hui. Ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas été membres de la Jeune Garde. Oui, et alors ? Du coup, vous avez une preuve que la Jeune Garde est impliquée dans ce dossier ?

17:31
Présentateur

Mais ils ne sont pas anciens membres de la Jeune Garde, ça ne raconte pas quelque chose.

17:34
Invité

Il y a des anciens membres de la Jeune Garde. Ça ne raconte rien ? Ah non, je ne crois pas. Je crois que la Jeune Garde était un mouvement d'autodéfense populaire, comme ça a existé tout au long du mouvement ouvrier, tout au long du mouvement socialiste, y compris, je le dis, pour ceux qui pensent qu'en République, on pourrait mettre dos à dos les fascistes et les antifascistes. Parce que je rappelle que s'il y a des antifascistes, c'est parce qu'il y a du fascisme. Mais pour poursuivre Mathilde Pannot sur Raphaël Arnault... Ceux qui mettent dos à dos ceux-là font une erreur historique.

Pour être très factuel sur Raphaël Arnault, toujours ce député de la France Insoumise, avec ses collaborateurs, pour certains, impliqués dans l'enquête pour le moment. Il n'y a pas une responsabilité pour vous de l'employeur non plus ? C'est-à-dire, ses collaborateurs sont censés travailler à ses côtés à Paris. Pourquoi ses collaborateurs étaient-ils à Lyon ce jour-là ? Ils étaient sur leurs heures de travail, par exemple. Ou dans le Vaucluse, ça peut être... Mais madame, je ne sais pas. Je ne sais pas et je vais vous dire, vous n'êtes pas procureur, moi non plus, vous n'êtes pas... Mais non, et ce n'est pas un tribunal ici, Mathilde Pannot, pas un tribunal. Mais du coup, il y a une enquête.

J'aimerais que le secret de l'enquête et le secret de l'instruction soient y compris respectés pour que la justice puisse faire son travail sereinement, pour punir ceux qui ont fait ça. Parce que moi, je souhaite que ceux qui ont conduit à la mort d'un homme soient punis, je le dis. Mais ceux qui instrumentalisent ce drame pour essayer de nous faire porter une quelconque responsabilité en faisant croire que les Insoumis auraient du sang sur les mains sont hautement irresponsables. Mais donc c'est très important.

18:56
Présentateur

Votre parole est à vous. J'ai attendu, Mathilde Pannot, sur ce point, pas de démission de Raphaël Arnault.

19:00
Invité

Certainement pas. Ni de suspension du groupe de la France Insoumise.

19:03
Présentateur

Et il sera réinvesti aux prochaines élections législatives. Oui, il sera réinvesti en 2027 s'il y a des solutions après l'élection présidentielle.

19:10
Invité

Mais s'il le souhaite, oui. S'il le souhaite.

19:12
Présentateur

Et vous le souhaitez, vous ?

19:14
Invité

Oui, mais je suis fière d'avoir Raphaël Arnault dans mon groupe. Raphaël Arnault n'a rien à voir là-dedans. Raphaël Arnault ne porte en aucun cas le fait qu'on puisse tabasser un homme à terre jusqu'à sa mort. Ce n'est pas ce qu'a fait la justice. C'est ce qu'a fait la jeune garde dans son histoire. Et si vous interrogez des gens à Lyon, qui vous expliquent que la jeune garde est celle qui a fait fermer, avant d'être dissoute, 5 locaux dans lesquels l'extrême droite était en train de s'organiser, notamment pour organiser des ratonnades. Ceux qui ont protégé des gens de ratonnade. Ceux qui ont protégé des cortèges, y compris des cortèges à gilettés.

Ce n'est pas ce que dit le décret de dissolution, mais on y reviendra dans la deuxième heure. Je vais vous dire, je vais vous dire. La question qui est posée par l'extrême droite dans ce pays, c'est de savoir si les gens peuvent circuler librement dans leur quartier. C'est ce qui se passe à Lyon. S'ils peuvent s'aimer librement, c'est ce qui se passe aussi à Lyon avec des couples qui expliquent qu'ils ne peuvent pas faire de preuve d'amour vis-à-vis de leur compagne ou de leur compagnon parce qu'ils ont peur de ce que ça crée avec l'extrême droite. Et on en reparle dans quelques instants. Nous sommes dans un moment politique de bascule très grave.

Et ceux qui contribuent à faire que l'extrême droite serait devenue respectable et faire croire que nous serions les violents portent une responsabilité historique.

20:17
Présentateur

On en reparle dans quelques instants, Mathilde Panot. Une toute petite pause de retour dans BFM Politique. Notre invité, c'est Mathilde Panot, présidente. Du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale. On parlait juste avant la publicité avec Amandine et Jules de Raphaël Arnault. Vous nous avez dit, pas question qu'il démissionne. Je ne vais pas non plus lui demander de partir. Comment il va aujourd'hui, Raphaël Arnault ?

20:37
Invité

Il est menacé de mort un peu partout dans le pays et même dans toute l'Europe. Et je pense qu'il est dévasté de voir qu'un homme est mort.

20:44
Présentateur

Vous lui avez parlé récemment ? Oui. Qu'est-ce qu'il vous a dit ?

20:46
Invité

Qu'il était dévasté.

20:47
Présentateur

Oui. Au-delà de ça ?

20:49
Invité

Je garde les discussions avec mes parlementaires entre eux et moi-même. Pourquoi il ne parle pas aujourd'hui ? Est-ce que vous trouvez qu'il est une expression publique ? Mais il parlera quand il le décidera. Et par ailleurs, je veux vraiment alerter sur ce qui est en train de se passer. Parce qu'il n'y a pas seulement Raphaël Arnault qui se trouve menacé de mort aujourd'hui. J'ai 12 parlementaires qui ont leur permanence parlementaire. Un domicile, je crois aussi. Le domicile d'une tête de liste en Seine-Saint-Denis et plusieurs locaux municipaux. Une alerte à la bombe qui a été faite. Des menaces de mort et de viol contre Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Arnault, Rima Hassan ou encore moi-même.

Et donc, il y a une responsabilité de chacun et chacune à nous cibler. Ainsi, et à nous mettre en danger. On a bien compris ce que vous dites. En revanche, le cas de Raphaël Arnault est quand même assez particulier. Vous l'avez investi au législatif anticipé de 2024. Alors que vous saviez qu'il était fiché S. Donc qu'il faisait l'objet d'une note de la DGSI pour sûreté de l'État. Et qu'il avait été condamné pour violence en réunion à 4 mois de prison avec sursis. La condamnation arrive après. Bon, ça c'est la première chose. Donc vérifiez vos fiches. La deuxième chose, c'est que vous savez ce qu'est une fiche S dans notre pays ? C'est une décision administrative.

Et d'ailleurs, peut-être moi-même suis-je fiché S et que je ne le sais pas. Donc je vais vous dire. Raphaël Arnault a permis de battre et de faire partir un député du Rassemblement National, de l'Assemblée Nationale. Et ce qui s'est passé en 2024, c'est d'abord un afflux massif et citoyen vers les urnes. Avec la jeunesse de ce pays, les quartiers populaires, les militants politiques associatifs et syndicaux qui ont sauvé la République de l'extrême droite. Voilà ce qui s'est passé en 2024. Et je le dis. Ce qui est en train de se passer et vise à décrédibiliser l'antifascisme. La condamnation de Raphaël Arnault, pardon mais j'y reviens quand même, c'est important.

La condamnation de Raphaël Arnault pour violence, elle était antérieure à 2024. C'était 2022. Alors après, il y a eu un appel. Oui, quand il y a un appel, la condamnation n'est pas définitive. Maintenant, elle est définitive. Il n'empêche, Jean-Luc Mélenchon a quand même fait le choix à ce moment-là d'investir un candidat qui était et fiché S et condamné pour des violences à 4 mois de prison avec sursis. C'est quand même un drôle. La deuxième chose, c'est que ce sont des violences qui ont eu lieu sans coup. Vous lirez tout ce qui a été fait sur ce sujet, y compris avec sous caméra de surveillance. Et donc, il n'y a pas un coup qui a été donné à quelqu'un.

23:02
Présentateur

Oui, enfin, il n'était pas dans la défense.

23:05
Invité

Oui, mais qui protégeait une manifestation LGBT avec 80 groupuscules, 80 personnes d'un groupuscule d'extrême droite qui a attaqué cette manifestation. C'est un jeune homme.

23:14
Présentateur

Je précise le fait, Mathieu Pau, c'est très important.

23:16
Invité

Oui, c'est très important ce que je vais dire moi aussi.

23:18
Présentateur

Je n'en doute pas. Allez-y. C'est un jeune homme dans la rue. Qui a été pris à partie par Raphaël Arnault et d'autres membres de la jeune garde. Et qui a été, à ce moment-là, ciblé. Il n'était pas dans la défense, Raphaël Arnault, à ce moment-là. On a pu consulter le jugement via le service politique de BFMTV.

23:32
Invité

Oui, c'était suite à la manifestation, attaqué par 80 personnes. Ce qu'aurait dû faire, effectivement, non pas Raphaël Arnault, mais qui aurait dû être le travail de la police.

23:40
Présentateur

Mais donc, ça justifie donc de s'attaquer à quelqu'un ?

23:41
Invité

Non, mais, enfin, nous sommes pour l'auto-défense populaire. Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux dire par là.

23:47
Présentateur

Mais ce n'est pas de l'auto-défense populaire, Mathieu Pau.

23:49
Invité

L'auto-défense populaire, c'est ce qu'ont fait les mouvements ouvriers, les mouvements socialistes, la SFIO notamment. Les mouvements antiracistes, les mouvements féministes dans ce pays, pour se protéger de la violence de l'extrême droite. Mais alors ça, c'est un autre point, Mathieu Pau. Ce qui est en train de se passer est exactement ce qui est en train de se passer de l'autre côté de l'Atlantique. Et je veux alerter dessus. Vous vous rappelez qu'en septembre 2025, il y a eu Charlie Kerr qui a été assassiné. D'ailleurs, certains sur CNews, notamment, expliquent que Quentin Derang serait le nouveau charlatan. Charlie Kerr, que s'est-il passé après l'assassinat de Charlie Kerr ?

D'abord, vous avez Donald Trump qui a accusé les démocrates, sans aucune preuve, d'être responsable de cet assassinat. Ce qui ressemble assez à la cabale qui nous est faite. La deuxième chose, c'est que derrière, les organisations antifas ont été déclarées terroristes. Au point que quand l'Aïs, vous savez, la milice raciste de Trump, a assassiné Nicole René Goud ou Alex Prétit, qui documentaient les violations qui étaient faites par l'Aïs sur les droits humains, eh bien, Trump a pu les qualifier aisément de terroristes antifas. Mais là, Mathilde Pannot, vous partez sur un autre terrain. Non, non, c'est exactement le même terrain. Faites attention à ce que vous êtes en train de faire.

Mais non, Mathilde Pannot, il y a un point qui relie la Jeune Garde à la France Insoumise. Et la Jeune Garde est impliquée aujourd'hui dans la rixe qui a eu lieu à Lyon, la rixe mortelle. Il y a au moins quatre personnes liées à la Jeune Garde qui sont impliquées dans cette rixe. Jean-Luc Mélenchon revendique aujourd'hui que la Jeune Garde soit liée et alliée, à la France Insoumise. Et vous ne voyez pas le lien. Écoutez, la Jeune Garde est dissoute. Jusqu'à preuve du contraire. Et vous et moi, nous n'en savons rien. L'organisation de la Jeune Garde en tant que telle, dans ce drame, n'est pas mise en cause, puisque la Jeune Garde a été dissoute.

Au moins quatre membres de la Jeune Garde sont impliqués. Oui, ce qui est des faits, vous pouvez dire des faits comme journaliste. Il y a peut-être quatre, je ne sais même pas, je ne suis pas au courant de ça. Donc apparemment, en série, c'est mieux aux autres. Donc, il y aurait quatre anciens membres de la Jeune Garde, organisation dissoute, qui seraient impliqués. La justice va faire son travail, la justice va dire ce qui s'est passé, et la justice va punir les responsables. Mais êtes-vous toujours alliée et liée, comme le dit Jean-Luc Mélenchon, à la Jeune Garde ? Mais on ne peut plus être alliée avec une organisation qui est dissoute. Mais vous êtes contre sa dissolution ?

Oui, nous l'étions contre sa dissolution. Est-ce que vous l'êtes toujours aujourd'hui ? Est-ce que vous êtes toujours aujourd'hui contre la dissolution ? Attendez, attendez, excusez-moi. Aux côtés de syndicats, aux côtés de d'autres qui se sont élevés contre la dissolution de la Jeune Garde. Et je rappelle que la Jeune Garde a fait des formations, par exemple, pour la région Occitanie, qui est présidée par Mme Delga. Ils ont fait des formations pour les écologistes.

26:18
Présentateur

Mathilde Panot.

26:18
Invité

Donc, oui, nous nous sommes pour un antifascisme et pour une autodéfense populaire. Point. Tout ce qui ne relève pas de l'autodéfense populaire, comme nous l'avons vu sur certaines des images, n'a rien à voir avec nous et n'aura jamais rien à voir avec nous.

26:32
Présentateur

Mathilde Panot, s'il vous plaît, on continue de rester factuel. Oui. Est-ce que vous vous opposez, nous aussi, est-ce que vous vous opposez toujours aujourd'hui à la dissolution de la Jeune Garde ?

26:42
Invité

Tant qu'il n'y a pas, par la justice, le fait que l'organisation de la Jeune Garde serait impliquée en tant que telle dedans, nous sommes toujours opposés. Mais il y a un recours devant le Conseil d'État qui devait d'ailleurs avoir lieu la semaine dernière. Et nous verrons ce que ce recours devant le Conseil d'État donne lieu. Et si ce lien est avéré ? Si c'est avéré, à ce moment-là, on ne soutiendra pas qu'une organisation continue si c'est avéré que c'est la Jeune Garde qui a organisé cela. Mais je vais vous dire, moi je suis claire là-dessus, mais je vais vous dire, faites très attention, au fait de passer l'ensemble de l'antifascisme sous le bus.

Parce que ce qui est en train de se passer dans ce pays est très grave. Et il y a une ambiance dans ce pays qui devient absolument irrespirable, notamment pour les musulmans et musulmanes de ce pays, notamment pour les personnes LGBT. Vous avez vu qu'il y a déjà eu des conséquences de ce qui s'est passé à Lyon, puisqu'il y avait un événement festif organisé par des associations LGBT qui a dû être annulé justement parce qu'il y avait des menaces d'extrême droite. Mais je reviens aux méthodes de la Jeune Garde, parce que vous dites, voilà, dernière question sur la Jeune Garde, on est pour l'autodéfense.

Sauf que ce décret de dissolution de la Jeune Garde, il est extrêmement motivé en disant précisément l'inverse, que ce n'est pas de l'autodéfense, mais une provocation constante aux agissements violents.

27:54
Présentateur

Il est là ce décret, juste le montrer pour les personnes qui l'ont gardé.

27:56
Invité

Je ne vais pas tout vous lire, mais par exemple, la Jeune Garde, sous couvert d'organiser la défense de ses membres, provoque à des agissements violents contre les personnes en vue d'affrontements avec les groupes d'ultra-droite. À cette fin, elle organise au profit de ses membres des entraînements aux scoops-ports de combat et aux combats de rue. Ses provocations sont revendiquées et assumées dans ses publications. Une multiplication de descriptions de faits avec des provocations, je ne vous les fais pas toutes, à Paris, à Strasbourg, avec des membres de la Jeune Garde qui suivent chez eux, des membres de Nemesis ou autres. Madame Attalaya, vous lisez le décret ? Oui, nous sommes d'accord.

Oui, ce n'est pas de l'autodéfense. Le décret est contesté devant le Conseil d'État sur des bases juridiques, donc y compris avec des faits du décret, qui sont contestés par cette ancienne organisation qui depuis a été dissoute. Donc, nous verrons ce que cela donnera, mais je le répète, nous nous apportons notre soutien à toutes les organisations. Antifascistes de ce pays, féministes, antiracistes, qui sont disciplinées et qui font de l'autodéfense populaire face aux agressions de l'extrême droite.

Je suis assez choquée de voir que personne, dans ceux de l'extrême droite, qui se tenait à quelques mètres d'une conférence que nous tenions à l'université, à Sciences Po Lyon, personne n'a été arrêté, et ce, alors qu'ils avaient des barres de fer. Donc, dorénavant, dorénavant, la question qui est posée, c'est comment vont-ils assurer le fait qu'il y ait un débat démocratique de ce nom dans ce pays ?

29:12
Présentateur

On vous a bien entendu, Mathilde Panot, et comme promis, on va donc avancer. On va aborder les municipales, parce qu'on rappelle, les Français qui nous écoutent vont voter. Le premier tour, c'est dans trois semaines, précisément. Et je voudrais revenir sur ces déclarations, dans les conséquences de cette affaire que nous venons d'évoquer. Bruno Retailleau, Jordan Bardella, ou encore Laurent Wauquiez, qui appelle à, je cite, « dresser un cordon sanitaire contre vous ». Ça va se matérialiser, selon vous, dans les urnes, là ?

29:39
Invité

Eh bien, nous verrons, mais en tout cas, j'entends que la candidate de la droite à Marseille se réclame des valeurs du pétainiste, en disant que ses valeurs sont travail, famille, patrie, et que je vois la niche parlementaire. Donc, le seul jour où le groupe de la droite peut décider de l'ordre du jour à l'Assemblée nationale, qui était 100%, 100% des mesures qui viennent directement du programme du Rassemblement national, je dis qu'aujourd'hui, les Républicains ne sont plus l'ombre d'eux-mêmes, et qu'ils sont en train d'être menacés de dissolution. Ils sont dans l'extrême droite, avec un bloc d'extrême droite, effectivement, qui est en train de se constituer avec la droite.

Mais quand même, avec ces prises de parole du président des Républicains et du Rassemblement national, est-ce que, très froidement, vous dites qu'il y a un risque, qu'il y ait une sorte de front républicain inversé qui vous empêche, vous, la France insoumise, d'acquérir la moindre municipalité, de conquérir la moindre municipalité, ou de faire des bons scores ? Alors, je ne sais pas s'il y a un risque, mais en tout cas, il y a une volonté et un objectif.

Je rappelle que dans la décrédibilisation de la France insoumise, le dernier épisode était le fait de nous classer à l'extrême gauche, et je le redis, l'extrême gauche est extrêmement respectable dans ce pays, mais n'a pas la même stratégie que nous. Nous, nous avons décidé de prendre le pouvoir par les urnes, la révolution citoyenne par les urnes. Et je rappelle que, dans beaucoup d'autres époques, Jaurès était lui aussi accusé d'extrême gauche parce qu'il était contre la guerre, Clémenceau était accusé d'être d'extrême gauche, etc.

Donc, oui, il y a une volonté de tenter d'ostraciser la France insoumise de la vie politique française, et dans le même temps, de dédiaboliser le Rassemblement national avec des ministres qui parlent exactement comme lui et qui font référence à des périodes extrêmement sombres de notre histoire.

Par rapport à la position maintenant des socialistes qui hésitent à se dissocier de vous et à faire des alliances au cas par cas au municipal au second tour, le secrétaire général du Parti socialiste a déclaré que les candidats insoumis qui souhaitaient rejoindre les listes d'union de la gauche dans d'éventuels second tours devront clarifier leur position sur la violence que vous inspire pour l'instant ces premières réactions des socialistes vis-à-vis de vous. D'abord, moi, j'ai entendu François Hollande qui dit, lui, que tout lien avec la France insoumise est rompu. Ça tombe bien.

François Hollande qui est celui qui a amené Macron au pouvoir d'abord au secrétariat général de l'Elysée comme ministre de l'économie et ensuite à la présidence avec la Macronie qui, je le dis, a une responsabilité historique dans la montée de l'extrême droite. Je rappelle que 2017, il y avait seulement 8 députés d'extrême droite dans cette assemblée. 2022, il y en a 89. 2024, il y en a 100. 144 députés d'extrême droite. Donc, la première des choses, c'est de rompre avec une politique qui fait monter cette extrême droite et c'est ce que nous reprochons notamment aux socialistes sur la non-censure. Et qu'est-ce que vous dites aux socialistes

32:20
Présentateur

très précisément à l'approche de ces municipales ?

32:22
Invité

Ensuite, la deuxième chose, moi, je voudrais savoir quels propos ou quels actes font que nous ne serions pas clairs sur la violence. Il y a des dizaines et des dizaines d'extraits. Selon le parti socialiste, tout ce que vous venez de dire, par exemple, aujourd'hui. Il y a des dizaines et des dizaines d'extraits de Jean-Luc Mélenchon qui réexpliquent que la violence physique rabougrit nos mouvements, rabougrit les combats que nous menons. On va pas faire le début de l'édition,

32:41
Présentateur

mais il vous reproche précisément tout ce qu'on s'est dit tout à l'heure.

32:44
Invité

Oui, mais du coup, quoi précisément ?

32:46
Présentateur

Je ne suis pas socialiste, je ne suis pas là pour vous dire cette avis-là. Oui, mais même les historiques veulent des clarifications.

32:51
Invité

Le fait que vous ne suspendiez pas Raphaël Dalga lorsqu'elle a accueilli la jeune garde en Occitanie.

32:58
Présentateur

Factuellement, on vous dit que c'est ça qu'il vous reproche.

33:00
Invité

Non, non, factuellement, en fait, à la fin, quand vous cherchez et que nous répondons, il n'y a à la fin absolument plus rien. Mais vous, vous êtes favorable à des alliances au cas par cas avec les socialistes au second tour ? Nous, nous avons été extrêmement clairs. Des municipales ? Nous avons été extrêmement clairs. Lorsque les insoumis arriveront en tête au premier tour, ils proposeront le rassemblement et ils créeront les conditions pour le rassemblement, notamment avec les autres listes de gauche. Ça, c'est ce que nous, nous avons dit. Par contre, ce qui ne sont pas clairs, c'est justement les socialistes qui, eux, expliquent que ça serait peut-être au cas par cas.

D'autres disent jamais. Et nous avons entendu, notamment, des candidats à Paris expliquer qu'il n'y aurait jamais d'élection. Donc, c'est à eux de répondre à la question. Ce n'est pas à nous, nous avons répondu à la question. Autre mouvement de gauche qui est concerné, donc les écologistes. Yannick Jadot, sénateur du Parti des écologistes et ancien candidat à l'élection présidentielle, a expliqué dans les colonnes de la Tribune Dimanche que si Jean-Luc Mélenchon n'apportait pas de clarification nécessaire sur les liens entre, vous voyez où je veux en venir, entre LFI et la Jeune Garde, qu'une alliance aux municipales ne serait pas possible. Pareil. Quelle est votre réaction à cette...

Parce que j'ai vu les propos qui ont été tenus par la présidente de groupe Cyrielle Chatelain à l'Assemblée nationale des écologistes, ou encore par Marine Tondelier.

34:15
Présentateur

Il s'exprime en qualité d'ancien concurrent à la présidentielle, avec une autorité également sur le parti.

34:23
Invité

Et je veux saluer la prise de parole notamment de Cyrielle Chatelain et de tous les écologistes, Sandrine Rousseau et d'autres, qui comprennent l'enjeu politique de ce qui est en train de se passer et qui comprennent que l'enjeu est justement de faire front contre l'extrême droite, qui pullule maintenant et qui prend le pouvoir un peu partout en Europe, aux Etats-Unis et à beaucoup d'autres endroits.

34:41
Présentateur

Alors on l'avait promis, on parle aussi d'international, bien évidemment. Je vais faire le lien avec tout ce qu'on vient de se dire et quelque chose qui nous parvient à l'instant, Mathilde Panot, c'est la France qui va convoquer l'ambassadeur américain Charles Kushner après les propos qui ont été notamment recueillis de l'administration américaine visant la France, enfin en tout cas certains mouvements. Quelle est votre réaction à cette convocation ?

35:04
Invité

Il serait temps de comprendre que les Etats-Unis poursuivent leur propre intérêt et que ce n'est pas l'intérêt ni du peuple français ni des peuples en Europe. Je rappelle que la France s'est fait espionner et a fait écouter, les Etats-Unis ont fait écouter des présidents français pendant des années sans qu'il n'y ait aucune réaction, que nous avons un président de la République qui n'a eu de cesse d'accroître encore les dépendances aux Etats-Unis, qui a vendu, je rappelle, Alstom à General Electric et qui, de ce fait, à la fois sur des enjeux numériques, sur des enjeux de défense, s'est livré dans la main des Etats-Unis.

35:37
Présentateur

Vous saluez cette convocation de l'ambassadeur américain ?

35:39
Invité

Bien sûr, et je crois qu'il est plus que jamais nécessaire de dire qu'il nous faut être indépendants et qu'il faut arrêter de poursuivre la voie de ce qui se fait au niveau du trumpisme dans notre pays. Je rappelle par exemple que je trouve extrêmement choquant qu'un ministre comme le ministre des Affaires étrangères, M. Barrault, puisse demander la démission de Francesca Albanese, la rapporteure spéciale des territoires occupés en Palestine, qui, s'il l'a accusé d'avoir tenu des propos qui n'ont jamais été tenus, dont le quai d'Orsay admet lui-même qu'ils n'ont jamais été tenus, et qui continue toujours de demander la démission.

36:15
Présentateur

Pas que ça. Il accuse également Francesca Albanese d'avoir s'être exprimée dans le cadre d'une conférence, avec notamment en visioconférence, dans ce forum, un dirigeant politique du Hamas, Khaled Mechal, et en présence d'un représentant du gouvernement iranien qui s'appelle Abbas Arachi.

36:29
Invité

Oui, enfin, en fait, vous voyez que moi, j'ai extrêmement honte de voir mon pays qui continue dans la propagande qui est faite par le gouvernement de Netanyahou, qui continue à ne rien dire, alors que le génocide continue toujours à Gaza, que vient d'être déclaré 10% des terres de Cisjordanie comme terres d'État, donc avec une colonisation qui ne cesse de s'accroître, et que la seule réaction de la France est de permettre de nouveau à Netanyahou, pourtant poursuivi par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, de survoler notre territoire, et qui vise à faire taire les voies pour la paix, notamment sur l'actualité internationale, que je remercie du travail extraordinaire qu'elle a fait pour dénoncer ce génocide, et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à signer l'initiative citoyenne européenne pour forcer la Commission européenne à prendre des sanctions contre Israël, notamment en suspendant l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.

Amandine. Sur l'actualité internationale, toujours, avec notamment la situation en Iran, Donald Trump dit maintenant qu'il se donne 10 jours pour voir si un accord est possible avec Téhéran, faute de quoi, je le cite, de mauvaises choses arriveront, on voit que les États-Unis renforcent leurs moyens militaires à proximité de l'Iran, comment doit se positionner la France, pour vous, sur ce dossier ?

La France doit s'opposer absolument à une intervention militaire, je rappelle qu'il y a déjà eu des bombardements sur l'Iran, c'était en juin 2025, c'était une frappe états-unienne, notamment sur la prison d'Evin, dans laquelle se trouvaient Jacques Collère et Cécile Paris, qui, je le rappelle, sont toujours en Iran, et n'ont pas encore quitté l'ambassade, et nous appelons à ce qu'ils puissent revenir le plus vite possible, mais donc je rappelle qu'on avait une inquiétude sur leur situation à ce moment-là, et que dans cette frappe, 80 personnes ont été tuées dans la prison d'Evin, et que ces 80 personnes étaient, à immense majorité, des opposants au régime.

Donc on ne libère pas un peuple avec des bombes, et la France doit se situer au niveau du droit international, notamment pour faire en sorte qu'il puisse y avoir des élections libres, et notamment libres dans leur candidature, pour que le peuple iranien puisse décider de son destin, et moi je suis très inquiète de voir le nombre d'armements qui se trouvent massés près de l'Iran par les Etats-Unis, qui se préparent effectivement aux côtés des négociations à pouvoir intervenir.

Autre déclaration de Donald Trump cette semaine, dans une tonalité fidèle à ses habitudes, je peux détruire un pays, mais pas le taxer d'un seul dollar, il fait allusion aux droits de douane qui ont été retoqués par la Cour suprême américaine, donc ça c'est un impact direct sur le commerce international et donc la France, entre autres. Il a annoncé faire passer sa nouvelle taxe douanière de 10 à 15% avec effet immédiat. Comment est-ce que tout cela va se finir, est-ce que la France peut concrètement faire face à Donald Trump ?

D'abord, la première chose, c'est que c'est un camouflet pour la politique de Trump, même si derrière, vous l'avez dit, ça ne l'empêche pas de continuer la guerre commerciale qu'il est en train de faire. Vous saluez la décision de la Cour suprême ?

Je salue le fait qu'il puisse peut-être y avoir, puisque Donald Trump lui-même dit que sa seule limite est sa propre morale, qu'il puisse y avoir non seulement des règles du droit international que Donald Trump est en train de détruire complètement avec son Conseil de la paix visant à décrédibiliser l'organisation des Nations Unies, mais aussi à décrédibiliser les propres règles de l'État de droit qui se trouvent aux États-Unis, ce qu'on voit avec l'Aïs et ce qu'on voit... Sur le commerce international. Sur le commerce international, la France doit travailler à sortir de ses dépendances vis-à-vis des États-Unis.

Je le dis avec une forme de gravité parce que ce qui s'est passé l'été dernier, où l'Union européenne a accepté, avec un chantage aux droits de donne qui a été fait, un accord qui est absolument délétère, qui vise à acheter des centaines de milliards d'armes aux États-Unis, qui vise à acheter des centaines de milliards, là aussi, d'énergie aux États-Unis, notamment du gaz de schiste états-unien, eh bien tout cela ne correspond pas aux intérêts européens et aux intérêts français.

Et donc, pour cela, il faut et nous avons demandé une commission d'enquête pour sortir des dépendances avec les États-Unis et je veux signaler que notre droit de tirage de commission d'enquête menée par Aurélie Trouvé actuellement porte justement sur les fonds de pension, y compris états-uniens, puisque la majorité ce sont des fonds de pension états-uniens, qui détruisent la capacité productive de la France.

40:36
Présentateur

Alors, on va juste vous remontrer la citation, Jules, de Jean-Luc Mélenchon dans la Tribune Dimanche pour recontextualiser effectivement ce qui a été dit. C'est important parce qu'il faut que tout soit très clair. La citation de Jean-Luc Mélenchon que vous voyez ici, Jules, qu'est-ce qu'il a dit précisément ?

40:57
Invité

Donc, ça c'est... Dans la Tribune Dimanche, il qualifie donc ce qu'il s'est produit le moment où Quentin Deranque a été battu à mort, il le qualifie de bataille de rue, il fait une analyse politique en prenant le recul sur quelles seront les conséquences pour la France insoumise et il estime que dans un cours moyen-long terme que le public sera...

41:25
Présentateur

C'est important, il ne dit pas mot pour mot qui se souviendra d'ici à 2027, mais ce qu'il qualifie, je le précise, c'est très important. C'est bien. Je le fais. Et Jean-Luc Mélenchon a réagi à l'instant sur les réseaux sociaux. Nous rétablissons les faits ici. C'est le terme de bataille de rue qui est attribué à Jean-Luc Mélenchon.

41:44
Invité

Tout à l'heure, sur qui se souviendra, il se trouve qu'il n'a pas dit cela. Donc moi, j'invite toutes celles et ceux qui ont des campagnes qui sont faites contre la France insoumise à vérifier d'abord les informations et à se rappeler que nous sommes face à une instrumentalisation politique qui vise à décrédibiliser notre force politique. Pourquoi pas la faire disparaître puisque certains aimeraient dissoudre la France insoumise. Et donc, j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à garder leur sang-froid et à se rappeler que nous, nous ne cèderons pas un pouce face à l'extrême droite parce que c'est aussi l'objet de cette offensive.

42:15
Présentateur

Merci Mathilde Panot d'avoir été avec nous.