Les coulisses du retrait de la loi Yadan | Bourbon hebdo - 17/04/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à tous et ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Bourbon hebbo.
Au sommaire cette semaine. Que s'est-il passé en coulisse autour de la proposition de loyad. Pourquoi le texte a-t-il été retiré au dernier moment de l'ordre du jour ?
On reviendra aussi sur les fortes tensions qui se sont manifestées cette semaine dans le socle commun. Les langues se délit, chacun règle ses compes. Vous verrez que l'ambiance n'est pas au beau fix.
Et pour vous servir aujourd'hui, Elsa Mandingava et Stéphanie Despierres. Bonjour à toutes les deux. Bonjour Elsa.
Je rappelle que donc tu présentes chaque mardi, chaque mercredi l'émission qui est autour des questions au gouvernement sur l'antenne del CP. Et toi Stéphanie, bah tu interviens notamment dans cette émission d'Elsa, mais pas seulement. On te voit on te voit régulièrement aussi dans chaque voix compte.
C'est l'émission d'Adeline François. Tout à fait. Du mardi au vendredi à 19h30.
Allez, on commence donc avec cette proposition de loi de Caroline Yadan qui vise à mieux lutter contre l'antisémitisme. Alors, elle devait être examinée jeudi et vendredi, mais le groupe Ensemble pour la République l'a finalement retiré au tout dernier moment. Le rythme des débats fait que mon texte n'aurait jamais pu être examiné d'ici demain soir.
Dans ces conditions, je me réjouis que notre groupe a pu obtenir de ce que le gouvernement va continuer à porter ce sujet dans le cadre d'un grand projet de loi gouvernemental. LFI a perdu LFI a perdu ces manœuvres frauduleuses n'ont pas porté la députée Caroline Yadan qui crie victoire donc sauf que bah au même moment on a eu la présidente du groupe LI Mathilde Panobe qui faisait pareil qui disait victoire on a gagné alors on y comprend plus grand-chose. Peut-être qu'avant d'évoquer les les coulisses de du retrait de ce texte, on peut on peut peut-être se poser euh la question comment deux adversaires peuvent crier victoire au même moment ?
Bah parce que une considère qu'elle a gagné parce que le texte de Carolinead a été retiré de l'ordre du jour et l'autre la même Carolinead considère qu'elle a gagné parce que si son texte a été retiré, le gouvernement va présenter un projet de loi sur la question de la lutte contre l'antisémitisme. Donc j'ai envie de dire à ce stade de ce qui se passait, c'est un peu de bonne guerre. Chacun y voit voilà, il voit une petite victoire sachant que au début Mathil Panot vous dites à crier victoire mais au début elle a même dit c'est pas à Carolinead de dicter l'ordre du jour quasiment en lui reprochant d'avoir retiré son texte pour lesquels pourtant les insoumis avaient demandé enfin voilà critiqué énormément donc c'est vrai qu'à ce moment-là des choses on comprend pas très bien vo pas on les voyait pas très clair ouais les coulisses maintenant alors est-ce que cette hypothèse d'un d'un retrait de la proposition de loyadan circulait ces derniers jours est-ce Est-ce que les députés du socle communaient ?
C'est une hypothèse qui circulait. Les députés du socle commun et dans son point se demandaient surtout comment ils allaient s'en sortir parce qu'ils avaient bien compris que la France insoumise allait tout faire pour ralentir tous les débats qu'il y avaient avant ce texte là pour qu'on arrive le plus tard possible dans la semaine à ce texte. Il savait aussi que le débat allait très clivant, très chauté, très dur.
Certains se disaient bah en fait ça va donner une très mauvaise image sur ces thèmel très sensible, on a peut-être pas intérêt à débattre. Donc la question se posait sauf que il y a toute une frange du groupe ensemble pour la République qui soutenait la proposition de loi de Caroline Adam qui disait qu'il fallait aussi montrer des signaux parce que l'antisémitisme est une réalité dans le pays en augmentation. Donc il y a eu euh voilà à un moment ils se sont dit comment on fait pour euh ne pas donner une victoire à la gauche tout en débattant quand même et et en même temps on va pas arriver au bout du débat.
Voilà. Et cette décision de parce que ça a été pris vraiment au dernier mois bon jeudi après-midi. Ça a été pris par qui ?
À quel niveau ? Est-ce que ça vient du président du groupe Gabriel Atal ? Est-ce que ça vient du premier ministre Sébastien Lecornu ?
En fait, il y a une réunion jeudi à la mi-journée au groupe ensemble pour la réplique, donc à Gabriel Atal et trois autres députés proches de lui dont Carolinead qui avait déposé cette proposition de loi. Là, ils se sont dit en fait c'est jeudi midi, on va pas commencer les débats avant vendredi matin, on aura pas assez de temps, on va au casqu. En fait, faut expliquer que l'examen de ce texte ne pouvait pas aller au-delà de vendredi soir, vendredi minuit.
Voilà, ça s'arrêtait et si l'examen était pas terminé, bah la proposition s'arrêta là, la loi tombait à l'eau. Donc ils se rendent compte que ils vont au Caspi politiquement s'il y a un vote parce qu'ils seront en minorité. Ils se rendent compte que la France que toute la gauche est très mobilisée, que eux ils ont du mal à être assez nombreux en fait dans l'hémicycle pour contrer la gauche.
Donc ils savent que ils risquent de perdre sur ce texte là. et quand bien même euh on narriverait pas à un vote final, ça va être très compliqué. Donc il y a des discussions à ce moment-là au groupe.
Est-ce qu'on est-ce qu'on débranche la proposition de loi ? Carolinead, il tient. Euh il y a des discussions avec le gouvernement euh qui évoquent l'idée d'un projet de loi de compromis et infin le groupe en son pour la publique dit "OK euh je retire mon texte en ayant eu l'assurance que le gouvernement euh reprendrait euh le texte dans un projet de loi mais on sent qu'il y a un peu de il a un peu de friture sur la ligne entre le gouvernement et et le groupe." Est-ce que Caroline Yad a obtenu des garanties sur une reprise de l'intégralité de ses propositions ?
Est-ce que ce sera un copiercollé de son texte dans dans un projet de loi ? Ça a priori de toute façon Aurore Berger, la ministre qui va reprendre le dossier a dit que voilà, il y aura pas exactement puisque il y avait certains dispositifs qui était pas forcément opérant. Ce qu'il faut savoir, c'est aussi peut-être un des problèmes entre guillemets de cette proposition de loi, c'est que il y a la version originale de la proposition de loi qui a fait énormément débat, la version sortie de commission des lois qui était modifiée mais beaucoup étaient restés aussi sur la version initiale.
Et puis il y a aussi tout ce que dit Carolinead. Donc en fait, il y avait de toute façon un manque de clarté sur finalement ce qu'il y avait vraiment dans ce texte-là et c'est aussi je pense qui a poussé finalement à la fois le groupe et à la fois le gouvernement à considérer que c'était pas le bon véhicule. Dès jeudi matin, en fait, quand on se demande à quel moment on va venir à bout euh des autres textes pour parvenir à à au texte de Caroline Adam, justement, moi il y a un fin connaisseur de l'assemblée qui me dit "Tenez-vous prêt parce que moi à mon avis, il va y avoir une décision dans la journée qui va faire accélérer les choses." Moi, dès mardi, il y a un député qui me dit "Je vous parie qu'on jamais à la discussion de la PPL Yadori".
Moi la source était plutôt source gouvernementale. En gros, le gouvernement va retirer de l'ordre du jour, va s'arranger et cetera. Donc après effectivement, il y a aussi beaucoup de gens qui ont considéré que le gouvernement ne peut pas ne pouvait pas donner l'impression de céder de lâcher encore comme il l'avait fait une semaine auparavant sur le 1er mai.
Donc quand on demande des nouveautés où on demande un peu à Matignon, mais alors vous allez retirer ou pas, il y a aucun schéma où nous on change l'ordre du jour. Moi c'est vraiment ce qu'on me répond. Donc on se dit bon bah finalement ils vont continuer comme si de rien n'était et nous on comprend que dans la chorégraphie c'est donc finalement le groupe qui ret la décision de retirer en disant c'est une victoire puisque le gouvernement va faire un projet de loi.
Bon, ce qu'on retient, c'est que c'est sûr que c'était des conditions comme Stéphanie le disait, il y avait une forte inquiétude pour que euh si le débat commençait le vendredi à 21h30, tout le monde pouvait être surpris par la mobilisation et euh on pouvait perdre sur cette question-là. Et la mobilisation aussi, euh il craignait euh ensemble pour la craignait qui ne pas avoir son quota de députés parce qu'en fait c'est aussi une proposition de loi qui dérange beaucoup au sein du groupe ensemble République. Il y a plein de députés mais pas que au sein du groupe, au sein du socle commun qui avait annoncé qu'il voterait contre ce texte.
Donc finalement ce retrait, il arrange aussi un peu le socle commun. C'est pas que une réponse à l'obstruction de la France insoumise. Non, il arrange le modème.
Il arrange une partie des députés d'ensemble pour la République qui ne voulaient pas de ce texte, sachant que c'était très clivant. Euh moi, j'ai un député, Sylvain Mayard, en 2019, il avait fait voter une résolution sur l'antisémitisme et il raconte que euh c'est la réunion de groupe la plus violente qu'il a jamais vécu euh ici à l'Assemblée nationale au sein de son propre groupe parce qu'il disait "Les positions étaient tellement clivées, chacun était tellement sur sa ligne qu'on arrivait plus à discuter." Donc ça je pense que ça a joué aussi.
Et d'ailleurs, c'était assez étonnant puisque jeudi, on a bien vu que la gauche, une de ces stratégies, c'était demander des suspensions de séances sur le texte d'avance sur la rétention de sûreté, euh multiplier les prises de position pour faire durer les débats et à un moment, on s'est rendu compte que le bloc central faisait à peu près la même chose. on chronométrait les orateurs qui parlaient pour le bloc central et tout le monde était bien dup qu'en gros tout le monde appuyait sur le frein parce que dans l'intérêt de finalement à la fois les insoumis et de certains au bloc central c'était en tout cas de ne pas arriver à cette proposition loi ou en tout cas peut-être se laisser le temps de caler un peu la chorégraphie sur comment on arrive à retirer cette proposition de loi sans donner le sentiment de céder à une quelconque pression politique. Alors, décidément le mot d'ordre de la semaine à l'Assemblée, c'était un peu reculé pour mieux sauter.
La loi sur l'ouverture des boulangeries et des fleuristes le 1er mai devait être adopté en début de semaine en commission mixte paritaire. Sauf que sauf que et bien non finalement Sébastien le Cornu a décidé de temporiser. C'est pas un syndicat qui a pris la plume dimanche en voyant que nous allions tout droit vers une commission mixe paritaire qui allait rouvrir des filières entières dont des boulangeries industrielles, des Fnacs, un renvoi par décret sans le moindre débat.
L'ensemble des syndicats de ce pays ont saisi le premier ministre et le gouvernement et le ministre du travail. Alors après, il y a une culture politique qu'il faut assumer. Est-ce que lorsque les toutes les organisations syndicales du pays vous écrivent, est-ce qu'il faut les envoyer promené ou est-ce qu'il faut les écouter ?
Alors, on a bien compris que les syndicats étaient vent debout contre ce texte. On sent autant au ton employé par [raclement de gorge] Sébastien Lecnu qu'il est assez agacé euh par ce qui s'est passé la semaine dernière. Donc, on va peut-être rappeler l'épisode précédent parce que c'est pas simple à comprendre hein.
C'est simple pour ceux qui ont écouté le podcast la semaine dernière, Clément. Mais pour ceux qui ont raté ce podcast, effectivement les troupes de Gabriel Atal, c'était une proposition de la droite mais vraiment repoussée par les troupes de Gabriel Atal voulait permettre l'ouverture de certains commerces le 1er mai. Eux cit en exemple boulangerie fleuriste, ils ont multiplié les vidéos et cetera et donc le texte est arrivé dans l'hémicycle vendredi 10 avril et à la surprise un peu générale, une motion de rejet était prévue par la gauche.
C'est normal, eux, ils veulent rejeter le texte. Finalement, la gauche a retiré sa motion de rejet et là, les propres troupes de Gabriel Atal ont proposé de rejeter le texte qu'il soutenait. Alors, ça paraît complètement contre-productif, mais c'est devenu une stratégie ici dans cette assemblée pour en fait accélérer le processus législatif parce qu'après on convoque la CMP, la fameuse commission mixte paritaire et cetera.
Donc ça c'est ce qui s'est passé vendredi. On nous disait même vendredi, bon voilà commission mixte paritaire, ce sera mardi à 16h30, ensuite les lectures le mercredi, tout sera bien en ordre d'ici le 1er mai et cetera. Et puis on a commencé à entendre des petits sons de cloche de Matignon dire "Non, non mais attendez, il y a il y a pas de on se met pas la pression pour cette commission mixte paritaire et cetera." Donc on a commencé à douter qu'elle se tiendrait la semaine d'après et puis finalement Matinon a fermé le B en disant "Non, non mais en fait on la convoque pas à ce stade, on rouvre les négociations." La manière dont ça s'est passé avec Matignon, c'est assez rigolo.
Parfois nous on a des infos de Matignon où on ne cite pas, on ne donne pas des on met pas de guillemets, on ne cite pas mais on a des offs donc on a quelques infos qui nous parviennent et le samedi, on on nous dit le mise du travail va consulter pour proposer un compromis en vue de la commission mix paritaire. Donc là déjà on se dit au Matignon, on n'a pas très envie de la commission mix paritaire. Le dimanche, nouveau message que là on peut citer, il y aura une réunion lundi euh euh du ministre du travail avec les syndicats pour tenter de trouver une solution.
Il n'y aura pas de passage en force. Donc là, on se dit que la commission mix paritaire, elle aura probablement pas lieu et lundi, il est acté euh définitivement officiellement publiquement qu'elle n'a pas lieu. Mais c'est assez rigolo de voir comment Matin un peu préparé les esprits et et comment on a compris au fur à mesure du weekend que tout ça allait être débranché.
Et et d'après vos infos, qu'est-ce qui a fait reculer Matignon ? Est-ce que c'est la pression des syndicats ? Est-ce que c'est la menace d'une motion de censure qui aurait pu être votée notamment par le PS ?
Alors, il y a beaucoup personnes qui font cette analyse. Ce qui est drôle, c'est que dans l'extrait que vous avez diffusé sur euh le Premier ministre, en fait, il répond à son propre camp. C'est Laurent Marcanglier, le président du groupe Horizon qui pose une question.
Il y a aussi une députée ensemble pour la République. Bon, il y a un député de gauche, mais ça c'est normal. Mais on sentait que c'est le premier ministre qui devait répondre, rendre des comptes à ses soutiens et donc c'est ça qui é intéressant d'être interpellé par son propre camp.
C'est Oui. Alors ce qu'on entend dans ce que dit Sébastien le cornu, c'est un peu alors après voilà tout le monde est libre de croire ou non mais de dire un peu j'ai découvert finalement que le texte après m'avoir dit que c'était sur les boulangeries et les fleuristes que vous aviez l'intention de réouvrir des quarantaines de commerces, des boulangeries industrielles, des cinémas et que c'était pas du tout ce que vous m'avez vendu dès le début. C'était un peu le ce que dit Sébastien Lecnu dans l'hémicycle euh au sein du groupes de Gabriel Atal.
On s'étonne un peu que le Premier ministre est découvert un peu ce qu'il y avait dans le texte et cetera. Donc on y voit vraiment une reculade devant à la fois la menace d'un mouvement social qui en plus dans un contexte voilà de grogne au niveau des carburants pouvait être compliqué. Une menace de censure avec notamment un parti socialiste qui aurait peut-être été obligé de voter la censure sur une question très symbolique qui donne le sentiment de rouvrir le droit du travail.
Et donc beaucoup ont considéré qu'effectivement c'était par peur de réenflammer les choses, réenflammer voilà la petite étincelle sur une France qui est déjà un peu tendue en ce moment. Donc quand Sébastien Lecornu prend la parole aux questions au gouvernement, c'est juste après une réunion de groupe le matin parce que tous les groupes de l'Assemblée se réunissent le mardi matin, une réunion du groupe Ensemble pour la République qui s'est vraiment très très mal passée. Vous avez pu d'ailleurs reconstituer un peu les échanges.
Comment comment racontez-nous un peu ce qui s'y est dit déjà ? Alors, c'est pas Sébastien Lecornu qui était devant les députés. Il a envoyé son ministre du travail qui lui est arrivé dans une ambiance absolument glaciale.
Il y a un député et qui a passé vraiment un sale quart d'heure. Il y a un député qui m'a dit "Ah bah c'était la Corina." Sauf que c'était tous contre le ministre du travail parce que les députés étaient très mécontents, très en colère de cette volte face du gouvernement.
Mais ça a été vraiment très violent au sens par exemple, il y a un député qui qui a dit "Je me demande pourquoi je soutiens le gouvernement. Un gouvernement sans courage n'a aucune raison d'exister." Et ça a été comme ça pendant une grande partie de la réunion de groupe.
Euh voilà, les députés étaient très en colère. Certains me disaient "Mais c'est de l'amateurisme, ça fait 10 mois parce qu'en fait la proposition de loi avait été d'abord discutée au Sénat l'été dernier, elle avait été validée. Donc il y en a qui disaient "Ben, ça fait 10 mois que le truc est dans les tuyaux et là au dernier moment, on se rend compte que c'est explosif, que il faut discuter avec les syndicats." Frédéric Valtou, lui qui est député Horizon, président de la commission des affaires sociales, me dit "Mais en fait moi la veille de la commission mix paritaire, on me dit qu'il y en aura pas.
Enfin, c'est lunaire. J'ai jamais vu ça. Mais alors à travers, c'était évidemment pas le ministre du travail Jean-Pierre Farandou qui était visé, même si c'est lui qui apparemment a passer voilà pas un très bon moment, c'était Sébastien Lecnu.
Euh, vous avez vraiment reconstitué des phrases entières, des des prises de parole entières de la part des députés lors de cette réunion de groupe. J'imagine que vous aviez pas l'oreille collée à la porte. On aimerait bien souvent.
Donc, comment vous faites dans ces cas-là ? Comment ça se passe ? députés avec qui voilà on a des des relations de travail, on leur demande bah est-ce que vous pouvez me dire comment ça se passe, me décrire l'ambiance, me dire un peu qui parle et cetera.
Et puis il y a aussi au sein des groupes politiques des gens qui alimentent la presse un peu sur ce qui s'est passé au sein des réunions de groupe. Alors il l'alimentent souvent à dessin puisque quand ils veulent pas que les choses sortent, généralement on nous dit pas de commentaire et c'est à nous d'aller demander à des députés de les convaincre de nous raconter. Là, on nous a assez opportunément, voilà, laissé fuiter quelques verb à team.
C'est comme ça qu'on appelle ça. Sauf que c'était des verbates qui globalement allaient tous dans le sens du président de groupe Gabriel Atal et tous contre Jean-Pierre Farandou et derrière évidemment visé Sébastien le Cornu. Donc après nous notre rôle c'est évidemment de voir avec d'autres députés mais est-ce que c'était vraiment toute la tonalité à sens unique.
Et là, on nous a bien dit "Non, non, moi j'ai eu plusieurs députés qui m'ont dit "Non, non, on a été quand même plusieurs à redire que Sébastien Lecnu, il avait pas le choix. Son rôle c'était de gouverner, c'était de d'essayer d'apaiser les choses et qui critiquait aussi en creux la stratégie de Gabriel Atal quand on avait fait des caisses sur la question." Donc voilà, on a aussi pu rééquilibrer un peu en se disant il y a quand même des personnes qui ont dit aussi Gabriel Atal c'est vrai avait beaucoup communiqué sur les boulangerie et les fleuristes mais en fait il y avait beaucoup plus de choses derrière que Sébastien Lecnu est déjà dans une situation qui est pas facile.
Il pouvait pas non plus rouvrir un fond social. Donc voilà, après on essaie de reconstituer aussi euh ce qu'on nous ce qu'on ne nous dit pas et puis le mardi matin, il y a beaucoup de passages aux quatre colonnes. Donc on essaie d'attraper alors certains euh nous fuit mais on avait quand même réussi à attraper quelques députés ensemble pour la République euh qui nous ont raconté un petit peu la réunion de groupe.
Et alors dans les dans les autres groupes du socle commun du côté d'horizon du modè, on est plutôt team le cornu ou team Gabriel Atal ? On est plutôt team antile cornus. C'est-à-dire que la droite républicaine était furieuse.
Ils ont parlé de ça pendant plus d'une heure à la réunion de groupe. Les députés parlaient d'une erreur, d'une faute. Ils estimaient que le pareil que le premier ministre avait succombé à la pression.
Et certains disaient en fait ça va marquer qu'on peut plus rien faire. C'est l'immobilisme garanti jusqu'à 2027. Mais leur président de groupe leur voqu leur a demandé de faire soft. lui visiblement a dit au députés, il faut aussi comprendre le premier ministre.
J'ai l'impression que Laurent Voquet ça l'arrangait bien d'avoir Gabriel Atal en toupie et lui voilà essayer de les choses. Et ce qui est très intéressant c'est qu'on disait qu'on avait eu plein d'informations de la Réon de Groupe mais ce qui est intéressant c'est que le c'est ce que disait Elsa, c'est que publiquement pendant les questions gouvernement c'est le groupe ensemble pour la République le groupe Horizon qui le premier ministre. L' vie du socle commun n'est décidément pas un long fleuve tranquille en ce moment.
L'Assemblée a adopté cette semaine la loi sur la simplification de la vie économique. Elle l'a adopté avec toutes les voies du RN mais alors avec seulement 25 députés ensemble pour la République sur les 91 que compte le groupe. Est-ce que c'est pas là aussi le signe qu'il y a il y a des dysfonctionnements dans ce socle commun ?
Alors en effet là c'est un peu comme sur la proposition de Loyad. C'est que tout le groupe notamment ensemble pour la République n'était pas aligné. On l'a bien vu au moment euh des votes.
Il y a il y a trois le groupe est en trois morceaux quoi. Il y a ceux qui soutenaient finalement cette loi, ceux qui n'en voulaient pas et c'est cette question des ceux qui ne sont pas venus et ceux qui sont pas venus et ceux qui se qui sont venus mais qui se sont abstenus. Et c'était cette question la question des ZFE qui crispait.
Alors, les ZFE, les zones à faible émission euh mises en place, enfin qui devaient pouvoir être mises en place par certaines villes, certaines agglomérations pour lutter contre la pollution automobile. On va peut-être expliquer, hein, mais euh le Rassemblement national avait donc ajouté dans cette loi un amendement pour supprimer les ADFE. Le gouvernement, lui, voulait les rétablir, sauf que bah son amendement, il a été rejeté.
Et alors là, on peut pas dire que le socle commun est vraiment serré les rangs derrière le gouvernement. Qu'est-ce qui s'est passé ? Alors juste pour revenir, je pense que le texte Simplification, c'est le texte qui porte le plus mal son nom parce que plus personne n'y comprend rien et euh la veille du vote, il y avait beaucoup de gens qui disaient "Franchement qu'on débranche ce truc, on sait même plus euh voilà ce qui se passe et cetera." Et effectivement, normalement cette question des zones à faible mission, elle ne figurait pas dans le texte.
Elle a été vraiment rajoutée par le Rassemblement national et la droite ici à l'Assemblée. Beaucoup d'ailleurs vont dire qu'il va y avoir un problème constitutionnel parce que c'est ce qu'on appelle un cavalier législatif, c'est-à-dire que ça ne doit pas figurer dans le texte. un thème qui n'a rien à voir avec l'objectif principal du texte en CL.
Et cette question, je pense qu'elle est intéressante puisque quand les députés votent la version finale qui donc, désolé si c'est un peu compliqué mais il y a bien la suppression des ADFE puisque l'amendement du gouvernement a été rejeté en séance juste avant le feute final. Certains le font en se disant de toute façon la suppression des zones à faible émission c'est un anticonstitutionnel. Ça va être censuré.
Ça va être censuré. Donc en fait, c'est très difficile d'avoir une analyse parfaitement claire puisque certains députés ont pu voter deux bonnes fois le texte en disant "Allez, ça simplifiera quelques trucs, qu'on en finisse." Et de toute façon, même si moi je suis pas favorable à la suppression des AFE, à la fin des fins, ça figurera pas dans le voilà dans la copie finale post-CL constitutionnel.
Mais est-ce que c'est pas un jeu un peu dangereux de miser sur une censure du Conseil constitutionnel qui va ouvrir la voix aux critiques qu'on a déjà entendu souvent ? stratégie politique comme sur la loi immigration où on avait clairement des discussions avec des députés qui nous expliquait que de toute façon ce qu'ils allaient voter allait être censuré par le conseil constitutionnel. Il y a même Emmanuel Macron, je me souviens, qui lors d'une conférence de presse, quand on l'interroge sur une mesure qui est dans la la loi qui a été votée, dit "Oui, oui, ben on verra si c'est voilà conservé à la fin par le Conseil constitutionnel." Après, est-ce que c'est une bonne stratégie ?
Certains dans le bloc central ont des doutes en disant que ça alimente la le RN par exemple reproche beaucoup au conseil institutionnel au conseil constitutionnel de se substituer un peu d'être une super institution qui a le dernier mot sur la loi et beaucoup au sein du bloc central disent bah en faisant ça on on on prête le flanc à ces critiques là et on met le conseil constitutionnel dans une position qui ne devrait pas être la sienne. Et ben, on a fait le tour de cette semaine un peu agitée. On va [rires] on va le reconnaître.
Bah les députés vont faire une pause hein la semaine prochaine. Ils sont en vacances. Bourbon Hebdo aussi du coup.
Donc on merci à toutes les deux et on se retrouve dans dans de semaines. Merci. La séance est levée.
Caroline Yadan