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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 17 mai 2025 15 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécuritéJustice

Conférence de presse du Président Emmanuel Macron au Sommet de la Communauté politique européenne.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Si un cessez-le-feu est accepté par la Russie, y aura-t-il des sanctions supplémentaires ? Sinon, quelle serait la nature de ces sanctions ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Donald Trump a-t-il dit être favorable à des sanctions ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Donald Trump a évoqué une rencontre avec Poutine. Est-ce le seul moyen de débloquer le conflit ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    La présence du chancelier Scholz ou Merz change-t-elle la coalition ? Quelle est la contribution de l'Allemagne ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Meloni a dit que l'Italie n'est pas prête à envoyer des troupes. Est-ce un critère d'admission ?

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    Êtes-vous prêt à prendre des sanctions contre Israël comme contre la Russie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Emmanuel MacronPromesse
    « Nous continuons de soutenir un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours pour préparer une paix robuste et durable. »
  • 4:00Emmanuel MacronPromesse
    « Nous continuons par ailleurs de préparer des nouvelles sanctions en coordination avec les États-Unis d'Amérique. »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « Nous avons structuré une coalition pour coordonner la lutte contre les fausses informations et les ingérences étrangères. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[…] européenne. Je voudrais avant toute chose remercier le Premier ministre et Edi Rama pour l'organisation de ce sixième sommet qui vient de s'achever et qui a démontré une nouvelle fois l'utilité de ce format inédit. Alors notre réunion nous a permis d'abord d'aborder les questions de sécurité qui traversent notre Europe, avec évidemment une discussion utile sur la situation en Ukraine autour du président Zelensky et au lendemain des discussions qui ont eu lieu en Turquie, et après d'ailleurs l'arrêt des discussions ce matin.

Nous savons, l'avons suffisamment répété, que se joue en Ukraine notre propre sécurité. Et donc nous continuons de soutenir un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours pour préparer une paix robuste et durable, et nous avons eu l'occasion d'échanger avec le président Zelensky, ensuite avec le chancelier Merz, le Premier ministre Starmer et le Premier ministre Tusk, comme vous le savez, d'appeler ensemble le président Trump pour coordonner la réponse aux choix qu'ont fait les Russes, d'une part, de ne pas appliquer le cessez-le-feu et, d'autre part, de refuser une discussion bilatérale russo-ukrainienne à haut niveau, malgré la réponse positive du président Zelensky. Dans les prochaines heures, la délégation ukrainienne attend un retour sur les demandes faites de la délégation russe et nous aurons l'occasion de rééchanger avec le président Trump.

Mais il est clair qu'aujourd'hui, ce qui reste d'actualité, c'est la seule chose, la seule proposition concrète qui a été faite, celle d'un cessez-le-feu inconditionnel. Nous continuons par ailleurs de préparer des nouvelles sanctions en coordination avec les États-Unis d'Amérique, au cas où ceux-ci ne trouveraient pas une réponse positive. Au delà évidemment de cette question, nous avons pu évoquer les enjeux de sécurité auxquels notre Europe est confrontée en matière d'ingérence et de désinformation, et nous avons, avec le Premier ministre [INAUDIBLE], la Première ministre moldave et beaucoup d'autres collègues pu avancer sur ce sujet, avec deux coalitions qui se sont mis en place, concrètes, la première dans la droite ligne de ce que nous avions décidé à Blenheim avec Maia Sandu, où nous avons structuré une coalition pour coordonner la lutte contre les fausses informations et les ingérences étrangères, et ce qui permet là aussi de mutualiser les instruments dont nous disposons, et en particulier ce qui est mis en place par l'Union européenne, et nous avons décidé aussi d'une coalition pour lutter contre le narcotrafic en tant qu'enjeu structurant sur le continent européen, ce qui, là aussi, est cohérent avec la stratégie que la France a lancé il y a maintenant un peu plus d'un an et demi et qui a débouché sur le texte de loi qui est en cours d'examen au Conseil constitutionnel.

Au delà de ces sujets de sécurité européenne, nous sommes revenus évidemment sur plusieurs sujets importants pour notre Europe. En réunissant le groupe de soutien à la Moldavie, la Première ministre Sandu nous a exposé évidemment ses craintes et les grandes difficultés qui sont les siennes, les attaques quotidiennes et les ingérences quotidiennes, la situation en Transnistrie et l'Union européenne continuera de la soutenir et nous continuerons aussi le soutien bilatéral sur les questions de sécurité, de cyber, de lutte aussi contre les ingérences et les groupes mafieux qui aujourd'hui alimentent largement la déstabilisation du pays. Évidemment, les conséquences de l'élection en Roumanie ne sont pas innocentes sur la situation en Moldavie et il n'aura échappé à personne que si le candidat pro-russe et anti-européen se positionnait et pouvait être élu, les conséquences sur la Moldavie serait évidemment extrêmement dommageables.

Sur ensuite la situation en Arménie, j'ai pu voir le Premier ministre Pashinyan à l'instant, sommes revenus sur les dernières discussions avec lui et le Président Aliyev, et la France continue d'apporter son soutien au plan de paix discuté entre les deux pays. Notre volonté est que celle-ci puisse se parachever au plus vite pour signer. Je veux ici redire combien le Premier ministre Pashinyan a su faire d'efforts et montrer son esprit de responsabilité.

Je tiens à l'en remercier et j'espère que ces discussions pourront arriver à leur terme le plus vite possible. Nous avons enfin sur la communauté politique européenne, à l'issue de ce sixième sommet qui marque une continuité maintenant, au fond, ce sommet a pris cette forme politique, a pris place dans notre organisation avec des rendez-vous réguliers, eh bien nous avons pu ainsi établir d'abord la création d'un secrétariat de suivi et d'un secrétariat permanent léger, ce qui permettra de faire le suivi des coalitions qui sont mises en place, en particulier les coalitions d'actions que nous avons décidées, et donc le prochain rendez-vous le prochain sommet se tiendra en octobre au Danemark, et nous permettra de poursuivre nos travaux. Je vais maintenant répondre à vos questions.

Monsieur le Président, Bonjour, Christelle Méral, France Télévisions. Vous venez d'indiquer qu'il n'y aurait pas de sanctions supplémentaires si un cessez-le-feu était accepté par la partie russe. Si vous pouviez préciser ?

Sinon, si jamais il n'y avait pas de cessez-le-feu, à ce moment-là, quelle serait la nature de ces nouvelles sanctions, notamment au niveau financier et quand seraient-elles opérationnelles ? Ensuite, vous avez parlé avec le président Trump. Donc, lui, vous a t-il dit qu'il serait favorable à des sanctions ?

Enfin, Donald Trump a émis l'hypothèse d'une rencontre avec le président Poutine. Est-ce que ce serait désormais le seul moyen de débloquer le conflit ? Je vous remercie.

Merci beaucoup. Écoutez, il y a eu des échanges nombreux aujourd'hui en Turquie, y compris mes propres équipes qui étaient au contact à la fois des équipes ukrainiennes et en lien direct avec nos collègues britanniques et allemands, et donc nous avons pu faire partie en effet des discussions en temps réel. Le président Trump compte, mais c'est sa responsabilité, lui revient de le confirmer et de le dire, mais organiser des échanges dans les prochaines heures ou les prochains jours avec la partie russe pour pouvoir clarifier ce qui s'est passé et essayer d'avancer.

Par ailleurs, la partie russe a promis un retour à la partie ukrainienne sur les propositions qui avaient été faites lors des échanges d'hier et de ce matin. Et donc ce qui me conduit qu'à ce stade, il faut avoir de la prudence. Ensuite, nous avons la même cohérence, c'est que si pour le cessez-le-feu la réponse restait négative, il nous faudra avoir une réponse et donc monter d'un cran dans les sanctions.

Elles sont en train d'être travaillées entre les Européens et les Américains et donc il serait trop tôt ici pour en donner le détail. Ce qui importe, c'est qu'on ne fasse pas croire à qui que ce soit qu'on pourrait reprendre les négociations d'Istanbul, là où elles s'étaient arrêtées au printemps 2022, parce qu'il y a eu entre temps trois ans d'une guerre terrible, à laquelle les Ukrainiens ont résisté avec beaucoup de courage, un engagement de tous les Européens, donc, on ne fera croire à personne qu'on peut revenir au point où on en était. Ni les Ukrainiens, ni les Européens, ni les Américains ne peuvent être sur cette position.

Par contre, ce qui est sûr, c'est que ce qui s'est passé avec le refus russe du cessez-le-feu et le refus russe d'une réponse à haut niveau est inacceptable pour nous tous et inacceptable vis-à-vis de la proposition américaine. Je note que le président Trump s'est engagé avec résolution, d'abord pour obtenir un cessez-le-feu, c'était sa proposition, un cessez-le-feu de 30 jours. Le président Zelensky a eu raison de l'accepter début mars en responsabilité à Djeddah et depuis, il n'y a aucune réponse russe.

Puis il y a eu une deuxième proposition qui a été faite, une rencontre. Le président Zelensky l'a encore courageusement accepté dimanche dernier, et refus d'obstacle de la Russie. Et à un moment donné, cela doit appeler une réponse. [INAUDIBLE] J'ai dit que je pense que ce sont d'abord des contacts téléphoniques.

Katarina [INAUDIBLE], Agence presse allemande, DPA. Monsieur le Président, est-ce que ça fait une différence pour la coalition de volontaires que le Chancelier Scholz ou le Chancelier Merz soit présent ? Et quelle est la contribution la plus importante que l'Allemagne peut apporter maintenant ?

Et une autre petite question si vous le permettez, Meloni vient de dire qu'elle n'était pas présente à la réunion de groupe aujourd'hui parce que l'Italie n'est pas prête à envoyer des troupes. Est-ce que c'est un critère d'admission ? Alors d'abord, je ne fais jamais de comparaison, mais je peux dire que pendant tout son mandat, nous avons très bien travaillé avec le chancelier Scholz, et la France et l'Allemagne sont deux pays dont les politiques, les liens d'amitié dépassent les personnes.

Mais nous avons vraiment œuvré et fait le maximum dès le premier jour, et la France et l'Allemagne ont œuvré de concert pour sanctionner la Russie, pour accompagner l'Ukraine pour ensemble acter aussi de sa candidature par un voyage commun avec à l'époque le président du Conseil italien, Monsieur Draghi et le président roumain Klaus Iohannis en Ukraine au printemps de 2022, et nous n'avons cessé d'agir avec M. Merz, Chancelier Merz, nous avons une relation de très grande confiance et je veux ici saluer son engagement immédiat, la très grande clarté de sa position, il l'avait eue en campagne, mais je pense que ça a été un geste très fort, dès sa première semaine, de se rendre en Ukraine et de décider de le faire avec en effet quelques collègues, le Premier ministre polonais, le Premier ministre britannique et moi-même. Et c'était pour nous un grand honneur de pouvoir l'associer à cette démarche diplomatique et d'œuvrer en confiance et je dois dire, en parfaite communauté de pensée et d'action.

Et donc, aujourd'hui, l'Allemagne et la France agissent sur ce dossier avec la même conscience que nous jouons notre sécurité, le même sens du devoir, le même engagement, la même volonté qu'il n'y ait pas d'escalade, mais que nous ayons un cessez-le-feu, que nous bâtissions cette paix durable. Et je m'en félicite, c'est extrêmement important. L'Allemagne apporte et a apporté depuis le début de ce conflit une contribution essentielle, d'abord sur le plan financier et sur le plan capacitaire, et je veux ici saluer l'importance de l'investissement budgétaire, et je n'oublie pas aussi ce que le peuple allemand apporte en termes d'accueil des réfugiés ukrainiens, et je veux ici dire notre gratitude, parce que vous êtes un des pays qui en accueille le plus, et c'est un effort qui est considérable et qui, à mes yeux, a beaucoup de valeur dans ce contexte.

Enfin, je crois qu'il y a une erreur d'interprétation. La discussion que nous avions est une discussion pour obtenir un cessez-le-feu. Donc il n'y a jamais eu de discussion ni à Kiev dimanche, ni aujourd'hui tout à l'heure, quand nous avons vu le président Zelensky et appelé ensemble le président Trump, il n'est pas une seule seconde question d'envoi de troupes ou quoi que ce soit.

Il faut être sérieux sur l'information qu'on donne sur ces sujets. Il s'agit d'obtenir un cessez-le-feu de la Russie, de construire une paix durable avec des garanties de sécurité sur lesquelles nos pays et nos équipes travaillent depuis maintenant des semaines et qui sont connues de tous. Donc, gardons-nous d'avoir des fausses informations sur ce sujet.

Il y en a suffisamment qui sont distillées par les Russes et les réseaux qui les suivent. J'ai constaté qu'ils avaient parfois beaucoup d'alliés dans nos pays. Bonjour Monsieur le Président, Mathieu Coache, BFMTV.

Le Conseil de l'Europe dénonce aujourd'hui une famine délibérée dans la bande de Gaza. Mardi soir, vous avez vous-même qualifié de honte ce que fait le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Êtes-vous prêt à prendre des sanctions contre Israël de même nature que celle contre la Russie ?

Si oui, quand ? Au risque, si vous ne le faites pas, de pratiquer un deux poids, deux mesures que vous avez vous-même dénoncé un peu plus tôt dans la journée devant vos partenaires de la CPE. La situation humanitaire à Gaza est intolérable et j'avais eu l'occasion de le dire dans mon voyage il y a quelques semaines en Egypte, à El-Arich à la frontière, et elle s'est aggravée, nous sommes en train d'atteindre un point inédit sur le plan humanitaire depuis le début du conflit.

Dans les jours qui viennent, nous allons d'abord nous concentrer… La question que vous posez est tout à fait valide et elle sera soulevée dans les semaines qui viennent. Dans les jours qui viennent, nous sommes en train de nous concentrer pour obtenir ce cessez-le-feu et la réouverture des chemins humanitaires. Et donc j'aurai l'occasion de parler avec le Premier ministre Netanyahou dans les tout prochains jours, et j'ai évoqué cette question aussi avec le président Trump dans une discussion à part, et il est absolument indispensable, comme d'ailleurs les Etats-Unis d'Amérique avaient pu l'obtenir il y a quelques mois, de réobtenir un cessez-le-feu qui, jusqu'à début mars, nous avait permis de rouvrir les accès humanitaires, en effet, de faire taire les armes et donc de soigner les blessés, de faire sortir les blessés, de permettre l'accès à l'eau, à la nourriture, aux médicaments, toutes choses qui ne sont plus possibles aujourd'hui, ce qui conduit à une situation qui est intolérable.

Et donc nous allons d'abord dans le temps qui est le nôtre, nous concentrer pour obtenir ce cessez-le-feu et la réouverture de ces routes, et les jours qui viennent seront déterminants à cet égard, et nous allons redoubler d'efforts en lien très étroit avec les Américains pour l'obtenir. Merci beaucoup. Merci à toutes et tous et bon courage, à bientôt.

Conférence de presse du Président Emmanuel Macron au Sommet de la Communauté politique européenne. — Emmanuel Macron · Pourquijevote