L’épopée familiale des Souchon - C à Vous l’intégrale - 18/11/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... ... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Notre chef est O.Dhiab. - E.Tran Nguyen: Un poulet rôti du dimanche, mais le mardi. - O.Dhiab: Il y a des amateurs de poulet du dimanche parmi nos invités... - E.Tran Nguyen: C'est le plat réconfortant. par du céleri-rave, plus healthy. - E.Tran Nguyen: Il y a quand même une petite sauce! - O.Dhiab: C'est à base de roquette.
C'est comme la roquette. - E.Tran Nguyen: J'adore ce nom de sauce! - A.-E.Lemoine: Mettez la riquette. 80 pièces de théâtre, un artiste à parfois prendre avec des pincettes...
Il y raconte les grands moments de sa vie, n'est-ce pas, P.Arditi? - L.Gerra: Evidemment que je raconte ma visite en mémoire.
On raconte sa vie, dans ses mémoires! On ne va pas raconter celle d'H.Aufray. - Revenons à votre livre de mémoire magnifiquement écrit par vous-même.
Il est drôle, émouvant et on y retrouve vos meilleurs souvenirs. - Ne vous gênez pas. Je peux aller me recoucher... - Racontez-nous l'un des plus beaux passages de votre vie. - L.Gerra: Dites tout de suite qu'il y a des passages mauvais dans mon livre! - A.-E.Lemoine: Si L.Gerra aime autant imiter P.Arditi, c'est parce qu'il est passionné, charismatique, élégant, délicat et profondément nostalgique.
Il prend la plume pour la première fois pour coucher sa vie sur le papier. Des souvenirs en vrac où il se souvient de presque tout. Je venais à votre rencontre! - P.Arditi: Merci, L.Gerra.
Je vais me le buter! - A.-E.Lemoine: Vous adorez... - P.Arditi: Quand il se fout de ma gueule?
Oui. - A.-E.Lemoine: Il a raison.
J'ai adoré ses mémoires...
Vous m'avez dit: "Vous n'êtes pas difficile." - P.Arditi: C'est pour conjurer le mauvais sort! - A.-E.Lemoine: On les a aimés, ce qui ne sont pas des mémoires mais une mémoire. - P.Arditi: Une mémoire qui se balade. - A.-E.Lemoine: Vous racontez par petites touches impressionnistes des instants de vie qui ressurgissent, vous qui ne voulez pas de souvenirs...
Vous qui vous défendez d'être nostalgique. "Je n'ai pas de place pour la nostalgie." Pourquoi vous ne voulez pas faire de place pour la nostalgie? - P.Arditi: J'en fais une malgré moi.
Ca m'énerve de me dire que c'était mieux avant. Oui, c'était mieux avant. Pourquoi c'était mieux avant?
Parce que j'étais plus jeune. J'avais encore un père et une mère. J'avais une petite soeur qui est devenue une mère.
J'étais une sorte de personnage en fabrication. Mon père et ma mère, je leur parle tous les jours. Ma soeur est devenue une soeur.
Ce que j'avais à faire, je l'ai fait. Je ne suis plus une découverte pour moi-même. C'est triste... - A.-E.Lemoine: Ce qui vous obsède, c'est de ne plus avoir le temps.
Vous pensez ne plus avoir le temps de vous fabriquer de nouveaux souvenirs, de jouer de nouvelles pièces. Vous avez même fait le calcul. - P.Arditi: J'ai fait le calcul du temps qui reste.
Il y a des gens très sereins avec ça. Je ne suis pas né comme ça. Je suis né en sens inverse.
J'ai demandé à ma mère ce qu'était la mort. Elle m'a dit: "Ne t'inquiète pas, c'est comme quand on dort, mais on ne rêve plus." Elle m'a terrorisé pour toujours.
Je ne dors plus à cause de ça. Je dors pour rêver. Je ne dors pas... - A.-E.Lemoine: Votre mère est omniprésente dans ce livre mémoires.
C'est peut-être celle qui vous a poussé à prendre la plume. Elle a fait l'homme que vous êtes. Une phrase en particulier est restée gravée en vous sur le fait de pleurer ou de ne pas pleurer. - P.Arditi: Elle m'avait dit: "Un homme qui ne pleure pas n'est pas un homme, car ça veut dire qu'il ne s'attache à rien." Ca a été un écho là-dedans.
Je me suis dit qu'elle avait raison. Malheureusement ou heureusement, avec le temps, avec l'âge, c'est beaucoup plus facile pour moi...
Il n'y a plus qu'à appuyer le bouton et ça sort tout seul. On peut se rassurer en se disant que les larmes, ça n'est jamais que de l'eau. Est-ce aussi important que ça?
Ca me sert pour jouer, d'une manière très perverse. J'ai enterré mon père et ma mère des dizaines de fois. C'est ma manière de leur faire savoir à quel point ils ont de l'importance pour moi, même aujourd'hui. - P.Cohen: Ils ne sont pas morts en même temps... - P.Arditi: J'avais besoin de me déchirer l'âme...
Le meilleur moyen, c'est de faire qu'ils disparaissent...
Je me suis souvenu. C'est une chose dont je n'ai pas parlé dans le livre. Ca m'est venu trop tard.
Un jour, je suis entré en scène. Je jouais avec M.Leeb, une pièce de Philippe Claudel.
Je rentre en scène. Dans la pénombre de la salle, on est censés ne pas voir le public. On le devine tout de même.
On le voit à peu près. Le but étant de ne pas croiser le regard. Je vois mon père et ma mère dans la salle, l'un à côté de l'autre.
Je commence à jouer. Ca me perturbe beaucoup. Je reregarde et c'est mon père et ma mère.
Je joue. A un moment donné, je joue pour eux, uniquement pour eux, comme des oeillères qu'on met à un cheval pour qu'il aille comme ça. J'étais bouleversé.
A la fin du spectacle, on applaudit. La lumière revient dans la salle. Ils n'étaient pas là.
Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? Je ne crois pas du tout à ce genre de trucs. Comme j'ai toujours été persuadé qu'ils me feraient signe à un coin de rue, peut-être qu'ils avaient choisi ce jour-là. - P.Cohen: Magnifique.
Vous avez gardé des peintures de votre père chez vous, notamment un tableau qui représente vos parents, qui se trouve dans votre bureau. - P.Arditi: Au-dessus de l'endroit où je dors.
Comme je n'impose pas à ma femme, qui n'est pas insomniaque, qui dort normalement dans la vie...
Je me réfugie dans mon bureau, je mets la télé ou je lis un bouquin, quelquefois avec la télé pour être certain que je ne dors pas. J'ai le tableau au-dessus de ma tête et je peux leur parler. Je les regarde.
Il y a toujours un truc que je n'ai pas vu dans ce tableau. Je ne vendrai jamais ce tableau. Il m'accompagnera même jusqu'à la tombe.
S'il ne m'accompagne pas dans la tombe, je le donnerai au Musée d'art moderne. - P.Lescure: Vous vous souvenez dans le livre de vos débuts, que vous devez en partie à votre soeur Catherine, qui vous a poussé à suivre les cours de Tania Balachova.
Il vous est arrivé de partager la scène avec votre soeur. Par exemple, une répétition diffusée à la télé en 1967. - P.Arditi: Merci, au revoir, ça m'a fait plaisir de vous voir!
Il n'a pas trouvé de taxi, alors il a pris le métro. - C'est fou, le nombre d'hommes qui n'ont pas le permis de conduire... - Dans le métro, il s'est trouvé coincé contre une beauté sombre... - P.Lescure: Il y a un passage...
C'est charmant. - P.Arditi: C'est la 1re télé qu'on a faite. - P.Lescure: On avait envie de vous la montrer, avec votre soeur...
Il y a tout un passage intéressant. Il y en a plein. Justement sur vos débuts.
Vous dites qu'une de vos difficultés du jeune comédien a été d'apprendre à vous fondre dans un personnage. - P.Arditi: J'ai commencé à imiter les acteurs que j'admirais, P.Brasseur, C.Rich.
Autant vous dire que j'étais loin du compte! Le problème n'est pas d'imiter, c'est d'être. Je ne pouvais pas ne pas parler de ça.
Je n'avais pas très envie de parler de mon métier. Je parle d'autres choses de ma vie, qui sont parfois très personnelles. C'est un écho de libération, pour moi.
Je ne sais pas si je le fais pour vous, mais je l'ai fait pour moi. Si vous y trouvez des accointances, tant mieux pour moi. Je n'avais pas envie que ce soit un bouquin qui dise: "J'ai fait ça, j'ai gagné tel prix..." Ce n'est pas une biographie.
Ca m'a libéré. Ca me plaît. Visiblement, ça touche les gens.
Je suis content. Ca me touche aussi. De parler de soi dans ces conditions d'intimité...
Il y a encore des trucs que j'ai pas réglés. Ca va sûrement venir. Il me reste quelques années pour résoudre le problème. - P.Cohen: Vous ferez un tome 2! - P.Arditi: Je ferai autre chose ou autrement.
Il y aurait de quoi en faire. - L.Sénéchal: Il y a un homme indissociable de votre carrière, A.Resnais.
Vos 2 César, c'est avec lui. Il a exorcisé votre aversion pour la caméra. Il vous a révélé, pas qu'au public mais à vous aussi. - P.Arditi: Il m'a regardé comme si j'étais un objet précieux et j'ai fini par le croire.
J'ai préféré le croire. Quand il regardait les acteurs, il se mettait sur ses longues jambes de pélican, il se mettait comme ça et il regardait les acteurs qu'il avait engagés. Moi qui suis d'une grande perversité, déjà, du coin de l'oeil droit ou gauche, selon où il était placé, je le regardais en jouant.
Il ne voyait pas que je le regardais. La manière dont il regardait était tellement belle, tellement belle, qu'on ne pouvait pas mal jouer en regardant...
Cet oeil était une déclaration d'amour. - A.-E.Lemoine: Donc il n'a pas soigné votre aversion pour le cinéma ou l'image que vous aviez de vous-même et votre aversion pour votre voix aussi ne s'est pas arrangée? - P.Arditi: Maintenant, si.
J'ai une voix un peu rauque, beaucoup plus grave. Quand j'entends ma voix des films...
C'est insupportable. Là, j'ai 20 ans. Je m'excuse.
Ce n'est pas très grave. Mais 20 ans plus tard, c'est insupportable. Je ne peux pas du tout.
On me dit que j'ai doublé super mal. Je me suis réécouté et fait un cauchemar. Je ne supporte pas du tout.
Je suis très sévère avec moi-même. Je suis sauvé par le mec qui joue à ma place! C'est très difficile de s'accepter.
Je pense que vous le savez aussi bien que moi. Il y a des choses qu'on n'a pas réglé. J'ai pas réglé mon problème avec la caméra.
Je pense que cet appareil ne m'aime pas. Il a été moins méchant avec moi quand je travaillais avec Resnais. Tous les acteurs ne le disent pas, mais la première chose qu'on voit quand on se regarde soi, c'est ça, sa gueule, son physique...
C'est pas la peine de dire "comment je joue..." Après, on réfléchit à ce qu'on a fait, incarné ou pas...
Si vous entrez dans un plan et que vous ne supportez pas votre gueule, qu'est-ce que vous voulez juger le reste? - A.-E.Lemoine: "Le Souvenir de presque tout", c'est en librairie.
Il y aura un spectacle-entretien au Théâtre de l'OEuvre le 15 décembre. On pourra vous poser des questions et s'entretenir avec vous, P.Arditi. - P.Arditi: On se parlera, avec les gens qui viennent.
Avec cette sortie du bouquin, il y aura pas mal de choses à raconter en plus. J'aime bien ça. J'ai fait ce métier pour embrasser le monde.
Quand le monde décide de m'embrasser, je ne vois pas pourquoi je devrais tourner le dos. J'ai piqué la moitié du titre à la pièce que je joue en ce moment au théâtre Montparnasse, qui s'appelle "Je me souviendrai de presque tout". Je voulais appeler ça "En vrac".
J'ai demandé à l'auteur d'accepter de me donner la moitié de son titre. Ca correspond exactement à ce que je voulais raconter, chers amis. - A.-E.Lemoine: Ce livre a inspiré l'OMP d'Emilie. - E.Tran Nguyen: J'ai aimé votre rébellion dans le chapitre "Marre".
Vous en avez marre des menus surprises au restaurant. Mon préféré, c'est celui-ci. Je vous propose un autre accessoire pour manger... - P.Arditi: Oh non! - E.Tran Nguyen: Les jeunes préfèrent manger avec des fourchettes, pas pour manger n'importe quoi, des desserts, des yaourts, des puddings, tout ce qui est compliqué de manger avec une fourchette.
C'est mieux pour participer au "Pudding mit Gabel". Ca se traduit par "Le dessert à la fourchette". ...
Des rassemblements qui réunissent des milliers de personnes. Ca fait un carton sur les réseaux sociaux. Ca s'est exporté en vrai.
En Suisse, au Portugal...
On peut se demander pourquoi ils font ça. C'est un peu comme vous dans ce chapitre: pour se rebeller, sans dépenser des fortunes. ... - E.Tran Nguyen: Ces jeunes ont trouvé un prétexte de se rassembler sans que ça leur coûte beaucoup d'argent. - P.Arditi: C'est plutôt bien. - E.Tran Nguyen: Vous seriez d'accord de manger un pudding avec une fourchette? - P.Arditi: Surtout pas.
C'est plutôt bien. Je suis vraiment par moments un vieux con. Il faut l'accepter.
Je me dis toujours que c'est bien de se rencontrer...
Si c'est pour se rencontrer en faisant le petit train, c'est infantile. Vous connaissez le célèbre mot de W.Allen: "A force de faire des films pour enfants, on finit par faire des films infantiles." Je souscris la remarque.
J'ai dû aussi déconner comme ça quand j'avais 60 ans de moins. - A.-E.Lemoine: On n'en a pas marre, de P.Arditi. - P.Arditi: Vous êtes méritants! - A.-E.Lemoine: On peut vous applaudir au théâtre Montparnasse jusqu'en mars 2026 avec "Je me souviendrai de presque tout" et le 15 décembre au Théâtre de l'OEuvre.
On peut vous retrouver dans un documentaire qui vous sera consacré sur France Télévisions. - P.Arditi: Je suis désolé...
Ils sentent que c'est la fin, alors ils viennent vite... - A.-E.Lemoine: Restez avec nous. - P.Arditi: J'adore la mine de P.Cohen. - A.-E.Lemoine: Je la prends personnellement, la mine.
A.Souchon et ses fils dans un instant. Avant ça, HMC. - Dans le reflet... - Et voilà, c'est ici.
Bonjour. - Vous avez entendu? - De quoi? - "Vous avez besoin de quelque chose, bonne journée"? - Non. - Bah voilà.
Il ne m'aime pas, ça se sent. De toute façon, quand tu es pas acteur principal, tu es transparent pour l'équipe technique. Ils nous méprisent. - Tu es un peu parano. - Pourquoi tu dis ça?
On t'a dit des trucs sur moi? - Ah non. - Ils savent même pas qui je suis!
Je les intéresse pas. - Je crois pas... - Qu'est-ce que tu sais de moi?
Bah voilà. Je vous intéresse pas, donc de base, vous m'aimez pas. Je suis pas parano, je suis réaliste. - Ca va un peu loin. - Tu me trouves bon acteur? - Je t'ai jamais vu jouer. - Bah voilà. - C'est ton 1er jour de tournage.
J'ai pas Vu tes films, mais je suis sûr qu'ils sont super. - Toujours les mêmes excuses! Je me casse.
Donc là, personne me retient? - Coucou. - Salut. - Vous avez pas vu le dernier comédien?
J'ai son casque et je le cherche partout. - Carrément invisible! Je quitte le projet.
Personne s'en rendra compte. - Complètement con. - Il a raison.
Personne s'en rendra compte. On tourne les scènes de groupe en drone. - A.-E.Lemoine: 3 Olympia, 3 Dôme de Paris, Carnegie Hall à New York...
Tous à guichets fermés. Une tournée en famille. Ils ont revisité 18 grandes chansons d'A.Souchon.
Aujourd'hui, c'est immortalisé dans l'album "Studio Saint-Germain" disponible depuis vendredi dernier. Alain, Ours et Pierre sont ici. "Et si en plus y'a personne", c'est le titre que vous interprétez ce soir.
Soyez les bienvenus. - A.Souchon: Abderhamane, Martin, David...
Et si le ciel était vide? Tant de processions, tant de têtes inclinées, tant de capuchons, tant de peur souhaitée, tant de démagogues, de temples, de synagogues, tant de mains pressées, de prières empressées...
Tant d'Angélus, ding, qui résonnent. Et si en plus, y'a personne...
Abderhamane, Martin, David...
Et si le ciel était vide? Il y a tant de torpeur, de musique antalgique, tant d'antidouleurs dans ces jolis cantiques...
Il y a tant de passion et tant de mystères, tant de compassion et tant de revolvers...
Tant d'Angélus qui résonnent. Et si en plus, y'a personne. Arouch hachem, Inch'Allah, là, là...
La la la...
Are Krishhna, alléluia. Abderhamane, Martin, David...
Et si le ciel était vide? Si toutes ces balles traçantes, toutes les armes de poing, toutes les femmes ignorantes, ces enfants orphelins...
Si ces vies qui chavirent, ces yeux mouillés, ce n'était que le plaisir de zigouiller...
Et l'Angélus, qui résonne. Et si en plus, y'a personne...
Et l'Angélus, qui résonne. Et si en plus, y'a personne. Et l'Angélus...
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: A.Souchon, Pierre, Ours Souchon sur notre scène.
C'est un extrait de l'album disponible depuis vendredi dernier. Les Souchon seront en tournée partout en France. La tournée va se clôturer en février 2026 à la salle Pleyel, à Paris.
On est ravis de vous accueillir tous les trois. C'est un plaisir de vous entendre chanter ensemble. Cet album, c'est le public qui vous l'a réclamé pour garder en souvenir ces concerts qu'ils ont adorés.
Je suis sûre que parmi ceux qui ont réclamé l'album, il y avait Patrick. - P.Cohen: Au Casino de Paris, il y avait L.Voulzy au milieu du public, qui n'avait rien demandé.
Ils l'ont forcé à monter sur scène. Il a fait 2 reprises avec vous. C'était merveilleux.
Pas loin de moi, il y avait un politique, un maire de grande ville. A la fin du concert, il était en larmes. On s'est regardés.
Il m'a dit: "Vous aussi." Parce que l'émotion est trop forte... - A.Souchon: Ca me touche beaucoup, ce que vous dites.
J'ai l'impression qu'il n'y a pas de quoi chialer, quand on chante, mais on me l'a déjà dit. Des fois, il y a des gens émus... - A.-E.Lemoine: La version très épurée de ces chansons fait ressortir la puissance des paroles d'Alain. - A.Souchon: C'est ça qu'on avait envie. - P.Souchon: Lors des concerts, il y avait des retours super.
Il y a des chansons qui sont assez connues. Elles étaient dépouillées de leurs arrangements originaux. On a retrouvé l'essentiel. - A.-E.Lemoine: C'est-à-dire quand votre père était dans sa chambre avec sa gratte. - Ours: A l'image de cette chanson, c'est vrai que la version originale de cette chanson est sortie en 2005.
Elle est très orchestrée. Il y a beaucoup de synthé, aussi. 10 ans après, en 2015, il y a malheureusement les attentats qui suivent les attentats de "Charlie Hebdo".
Il y a une émission consacrée qui s'appelle "Je suis Charlie". On appelle mon père en urgence. On est tous à fleur de peau.
On dit à mon père qu'il faut venir chanter, notamment celle-ci. Le guitariste de mon père a pris sa guitare et a fait une version très épurée. On était à fleur de peau.
On s'est pris des paroles en pleine tronche grâce à cet arrangement épuré. D'enlever des choses, les textes nous parviennent davantage. - A.-E.Lemoine: C'est l'une des raisons pour lesquelles c'est un bonheur d'entendre "L'Amour à la machine", mais en guitare-voix. - Passez notre amour à la machine, faites-le bouillir, pour voir si les couleurs d'origine peuvent revenir... - A.-E.Lemoine: Il manque rien?
Peut-être le vrai son de la machine à laver. C'était prévu au départ. - A.Souchon: Au moment de la version originale, on avait demandé à trouver des sons qui fassent penser au tambour. - P.Souchon: Ce qui était agréable dans ce disque, c'était de l'enregistrer à l'ancienne.
On a fait plein de versions du début à la fin, 5 ou 6 à chaque fois. On a pris celle qui nous semblait la plus réussie. - A.-E.Lemoine: Dropper, c'est prendre au milieu d'une phrase. - P.Arditi: J'avais pas fait le rapprochement. - L.Sénéchal: On redécouvre une version 77 et la version d'aujourd'hui de "S'asseoir par terre". - UN SOIR, FATIGUE, J'IRAI M'ASSEOIR SUR LE TROTTOIR D'UN COTE.
TU VERRAS BIEN QU'IL N'Y AURA PAS QUE MOI, ASSIS PAR TERRE COMME CA. TU VERRAS BIEN QU'UN BEAU MATIN, FATIGUE, J'IRAI M'ASSEOIR SUR LE TROTTOIR A COTE. TU VERRAS BIEN QU'IL N'Y AURA PAS QUE MOI, ASSIS PAR TERRE COMME CA. - L.Sénéchal: Cette chanson qui n'a pas connu un immense succès, tous vos fans la connaissent. - P.Souchon: C'est la 1re chanson qu'il a faite, paroles et musique.
Elle est un peu passée à la radio. - A.Souchon: J'étais fier.
J'avais fait la musique et tout ça...
J'étais content. - P.Cohen: Sur cet album, on retrouve ce qui reste votre plus grand succès aujourd'hui encore, "Foule sentimentale". - A.Souchon: Foule sentimentale, on a soif d'idéal...
Attirée par les étoiles, les voiles, que des choses pas commerciales. - P.Cohen: Il y a au moins 2 formules qui sont restées de cette chanson: "On nous Paul-Loup Sulitzer" et "il faut voir comme on nous parle".
Elle est venue comment, cette chanson? - A.Souchon: Je ne sais pas...
Je me casse la nénette pour trouver des idées. Il faut que je fasse un nouveau disque... - Ours: Moi, je sais.
Il allait chez L.Voulzy. Dans les embouteillages, il écoutait une émission de radio avec des sociologues qui parlent du consumérisme.
Il réfléchit. Tu vois? Il nous a tout raconté.
Nous sommes son INA. Il pense à ça, à ce consumérisme. Là, il trouve cette formule, "foule sentimentale", dans les embouteillages.
Après, il travaille avec Laurent sur autre chose et revient à la maison. Il fallait qu'il trouve une musique. Il est allé dans ma chambre prendre ma guitare d'enfant et il a trouvé cette suite d'accords, comme ça.
Ca ressemblait à ça, au début. Après, Michel Coeuriot en a fait un truc beaucoup plus ample. - A.-E.Lemoine: Morale de l'histoire: achetez des enfants! - P.Arditi: Ca peut servir... - A.-E.Lemoine: Ca vous est utile, Alain... - P.Arditi: La chère J.Birkin, avec laquelle je jouais à l'époque, m'a fait écouter "Foule sentimentale" pour la 1re fois.
Je l'ai trouvée géniale. Vous vous connaissez très bien, bien mieux que moi. Elle m'avait dit, à l'époque: "Il est angoissé.
Il est toujours angoissé pour trouver la chanson. Il ne sait pas s'il va y arriver." J'ai dit que c'était un chef-d'oeuvre. - P.Lescure: Ca vous vaut la Victoire de la chanson de l'année en 94.
Encore une immense chanson écrite et composée par vous-même. Pourtant, c'est avec votre complice, ce soir-là, que vous décidez de la chanter. On a le document. - A.Souchon: Je voudrais aussi remercier pour cette chanson les gens qui m'ont beaucoup aidé, C.Schiffer et P.-L.Sulitzer.
Si vous nous avez mis en rivalité, Laurent et moi, c'est pour essayer de nous fâcher. Ca fait 20 ans qu'on essaie de nous séparer. C'est impossible.
Je vais être obligé de chanter la chanson, là. Tu crois que Laurent pourrait venir la chanter avec moi? - Nagui: L.Voulzy, s'il vous plaît! - FOULE SENTIMENTALE, ON A SOIF D'IDEAL.
ATTIREE PAR LES ETOILES, LES VOILES, QUE DES CHOSES PAS COMMERCIALES. - P.Lescure: La première collaboration avec L.Voulzy, c'est "J'ai dix ans", votre 1er succès. - A.Souchon: On était éblouis d'avoir du succès.
Quand on essaie de faire des chansons et que, d'un coup, il y en a une qui s'en va grâce à P.Lescure et tous ces gens-là...
Quelle chance! D'entendre sa chanson à la radio, on arrête la voiture! - A.-E.Lemoine: On s'excuse même pas de s'arrêter! - A.Souchon: On s'arrête vraiment. - A.-E.Lemoine: Vous avez pilé? - A.Souchon: La 1re fois que je me suis entendu à la radio en voiture, je me suis arrêté.
J'étais même en sueur, je crois. Excusez-moi des détails sordides... - A.-E.Lemoine: C'était de la fierté. - A.Souchon: Je ne sais pas, mais j'étais ému de m'entendre. - Ours: L.Voulzy faisait des chansons de son côté et ça ne marchait pas.
Mon père faisait des chansons de son côté et ça ne marchait pas. Un certain Bob a eu l'idée de les faire travailler ensemble. "Toi, tu fais des super musiques mais tes textes sont moyens.
Toi, tu fais de super textes, mais tes musiques sont moyennes." Ils ont fait "J'ai dix ans". - P.Souchon: L'un a fait la carrière de l'autre.
Ca a fait des étincelles, avec leurs différences. C'est une histoire magique. - A.Souchon: Vous avez remarqué comme les enfants sont gentils avec moi. - A.-E.Lemoine: Parce qu'ils sont méchants avec le reste du monde? - A.Souchon: Dans la vie, je ne m'en rends pas compte. - P.Arditi: Ils n'ont pas l'air d'être méchants. - A.-E.Lemoine: Cette tournée qui a duré un an et demi et qui s'achèvera en 2026 à la salle Pleyel, c'est votre médecin qui vous l'a prescrite, Alain.
Il est content du résultat de votre ordonnance? Vous pensez que le traitement était le bon? - A.Souchon: Le traitement était le bon.
Ca m'a fait beaucoup de bien. Et être avec ces gars-là... - A.-E.Lemoine: Cet album s'appelle "Studio Saint-Germain".
Ca a été enregistré dans ce studio. C'est là où vous avez grandi, les garçons. C'est là où vous vous êtes rendus quand vous avez imaginez que vous deviendriez chanteurs.
La tournée se clôture les 18, 19 et 20 février à la salle Pleyel en 2026. P.Lescure vous propose un OEil spécial.
Un 3e larron avec Pierre et Alain. - A.Souchon: On est des larrons... - P.Lescure: On est quasiment du même âge, tous les trois.
On laisse les jeunes de côté. On reste entre boomers. Un bouquin vient de sortir.
J'ai décidé de faire 3 épisodes en fonction de nos invités. J'attaque avec vous. 45-55.
Nos années d'école primaire, disons. C'était déjà une France assez différente dans sa composition sociologique. - Tout ce monde, professionnellement, s'entend.
La majorité, 8 millions, est toujours au champ. 6,5 millions sont aussi à l'usine et pointent au guichet. 3,5 millions font le beurre ou composent des statistiques.
Il y a aussi des épiciers. Il y a des féministes... - P.Lescure: Il faut rappeler aux plus jeunes qu'on a souffert dans notre petite enfance, dans l'immédiat après-guerre. 7 % des Français seulement ont un réfrigérateur, à l'époque.
Les autres cassent encore la glace. On a des photos. En 55, au Salon des arts ménagers, la star, c'est le réfrigérateur, qui va simplifier la vie. - On aura Noté l'installation du thermostat sur le fourneau à gaz de l'avenir.
On n'oubliera pas les notions du batteur de mayonnaise ni les avantages de ce réfrigérateur. Tout ce qui compose la vie matérielle est au Salon des arts ménagers. - P.Lescure: La plupart des familles n'ont pas les moyens de se payer une voiture.
Le truc, c'est le bicyclo motorisé. Ca cartonne. - C'est devenu le roi des transports urbains.
Les transports en commun se plaignent de voir diminuer leurs recettes. - P.Lescure: Un sujet qui fâche.
Moi, en 54, j'ai...
Vous avez à peu près le même âge. Le président du Conseil, c'est Pierre Mendès France. Il décide que tous les enfants en âge scolaire, à l'heure de la récréation, doivent avoir 30 cl de lait. - En France s'est ouverte une campagne en faveur du lait, dont les enfants des écoles ont été les 1ers bénéficiaires.
Le gouvernement espère répandre le goût du lait dans le pays. - P.Lescure: Vous aimiez le lait? - P.Arditi: J'aimais pas beaucoup le lait.
De temps en temps, il y avait le Cacolac. Il y a eu des contournements... - P.Lescure: Mon prof m'a obligé à boire du lait.
J'ai vomi partout. - A.Souchon: J'aime bien le lait. - P.Lescure: Je vous ai apporté un bouquin à tous les deux. - A.-E.Lemoine: On fera les prochains épisodes... - P.Lescure: En fonction des invités. - A.-E.Lemoine: Et de leur date de naissance. - P.Arditi: On a bien fait d'être vieux... - A.-E.Lemoine: Avant de passer à table, le bonus de Lorrain.
Les combats, les coups de gueule, les indignations de P.Arditi. - L.Sénéchal: Il a de multiples combats.
D'abord, politique. En 2002, l'extrême droite se qualifie au 2d tour de la présidentielle. - P.Arditi: J'espère que les voix de gauche et que la France entière va se réveiller pour contrebalancer ce qu'on est en train de voir, qui est indigne de ce pays. - L.Sénéchal: Ce que vous détestez, c'est quand les politiques se retrouvent dans les émissions de divertissement. - P.Arditi: On leur demande de résoudre des problèmes pour que les hommes et les femmes aillent moins mal.
Le reste, on n'en a rien à foutre. Ca m'exaspère au dernier degré. On aura les héros qu'on mérite et on finira par créer des générations qui finiront par prendre un spot publicitaire pour une tragédie de Racine. - L.Sénéchal: Parfois, vous avez raison contre tout le monde.
France 98. Avant la Coupe du monde, vous prenez la défense d'A.Jacquet.
Vous fustigiez les médias qui massacraient l'équipe de France. Quelques semaines plus tard, les Français soulevaient la première coupe du monde de l'histoire des Bleus. Arditi a du flair et une santé de fer.
Gare à celui qui aurait l'idée saugrenue de vous demander comment ça va. - A.-E.Lemoine: Après des petites alertes qu'il y a eu pendant les dernières représentations... - P.Arditi: Arrêtez de me demander comment je vais.
J'en ai marre! Les gens sont adorables. "On est très contents...
Ca va mieux?" Ca va! - L.Sénéchal: Attention, P.Arditi.
Si vos colères sont saines, votre femme vous trouve un seul petit défaut. Devinez lequel. - E.Bouix: Comment on dit...
Son énervement permanent. "Permanent", c'est excessif, mais assez récurrent. - P.Arditi: Ma véhémence? - E.Bouix: Oui. - A.-E.Lemoine: Elle vous fatigue?
Elle vous désespère? - E.Bouix: Non plus.
A des moments, je lui dis: "Pierrot, calme-toi." - L.Sénéchal: Vous n'êtes pas le seul à pousser des coups de gueule.
A.Souchon se fait le porte-voix de ceux qui galèrent. On est en 84.
Vous faites face à F.Mitterrand. *-A.Souchon: Un message pour ces gens, pour qu'ils leur disent s'il y a une raison concrète pour qu'ils espèrent encore, que d'ici la fin de votre septennat, les choses changent.
Une perspective d'avenir et une espérance de bonheur. Ils ont beaucoup espéré depuis 25 ans. *-F.Mitterrand: Je demande que l'on parle de cela sérieusement.
Votre question est sérieuse. La somme de ces déceptions ne l'est pas toujours. - L.Sénéchal: Vous vous en souvenez?
Quand ce n'est pas vous qui portez des questions politiques, ce sont les journalistes qui vous les soumettent. Vendredi matin, M.-O.Fogiel vous interroge sur la montée du RN.
Quand on vous connaît, on n'est pas surpris de votre réponse. Ca vous a valu une volée de bois vert de l'extrême droite et d'une partie de la droite. Un faux procès fait à l'artiste que vous êtes, selon P.Cohen. - P.Cohen: La parole de l'artiste est libre.
Souchon est un immense poète qui, avec ses mots, capte l'air du temps depuis plus de 50 ans. Il n'a pas attendu la montée du RN pour en dénoncer les vents mauvais. - A.Souchon: Comprenez-moi, la djellaba, c'est pas ce qu'il faut sous nos climats... - P.Cohen: Souchon ne fait la leçon à personne.
Il n'engueule aucun électeur. Il croit au sursaut, à l'intelligence collective, face au RN. Cette tempête en dit davantage sur les allégeances de ces contempteurs. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table pour déguster cette volaille accompagnée de céleri-rave.
C'est un poulet du dimanche, mais mardi. Alors, ça vous a surpris, ces réactions si vives à vos propos? - A.Souchon: Evidemment.
J'ai eu une éducation bourgeoise. On ne dit pas "con" à la télévision. - L.Sénéchal: C'est la seule chose que vous reproche P.Cohen dans l'extrait. - A.-E.Lemoine: Vous ne vouliez insulter personne. - A.Souchon: Bien sûr.
On dit des choses comme ça...
J'ai fait comme si j'étais avec des amis chez moi. Il ne faut pas. On est à la télévision.
Il faut mesurer tout ce qu'on dit. - A.-E.Lemoine: On vous a reproché vos indignations, Pierre? - P.Arditi: Ce qu'on me reproche, je le cultive, c'est moi.
Ce n'est pas de moi, mais je dis cette phrase quand même. On m'est tombé dessus aussi. C'est comme ça.
Par rapport au Front national, ça s'appelait comme ça à l'époque...
J'avais râlé en disant que c'était épouvantable. J'avais dit, en gros, ce qu'a dit Alain. J'avais dit: "Il faut rentrer en résistance." Qu'est-ce que j'avais pas prononcé!
J'ai eu des volées de bois vert m'expliquant qu'il suffisait que je sois un acteur, que ce n'était pas la peine que je me mêle de choses qui ne me regardaient pas. Après, j'ai pas entendu ce que vous avez dit. Mais je voulais juste vous dire: ayez la gentillesse de ne pas aller en Suisse parce que vous allez beaucoup trop manquer à la France. - A.Souchon: J'aime bien dire des trucs en riant. - Ours: C'était une blague.
Je trouve ça assez désolant. A la fin de l'interview, mon père fait une blague en disant à M.-O.Fogiel: "On va partir en Suisse.
Je quitterai mon pays." Mon père n'y a jamais pensé. Il y a un montage sur les réseaux sociaux.
Il est tronqué. Tout le monde rit dans le studio. Ils ont compris.
Ils comprennent le 3e degré. On connaît M.-O.Fogiel.
Il a ri. Mon père a dit à M.-O.Fogiel: "Vous partez avec moi en Suisse?" Il a pris la Suisse exprès.
C'était une grosse blague. Là, le montage fait qu'on n'entend pas les rires derrière. Du coup, on a cru...
CNews a monté la phrase. On croit que mon père pose cette phrase comme une vérité, comme s'il disait sérieusement qu'il quitterait la France. Ca a fait un tollé aussi.
Des gens comme A.Jardin répondent. C'était une blague.
Mais on n'entend pas les rires derrière qui désamorcent tout et qui montrent que c'était du 3e degré. C'est un peu malhonnête. - A.-E.Lemoine: Vous remettez l'église au milieu du village. - P.Souchon: Mon père aime faire l'idiot.
Ca ne passe pas toujours, mais on le connaît suffisamment pour savoir qu'il aime tellement la France que je ne le vois pas fuir son pays. - A.-E.Lemoine: Ca méritait cette mise au point.
Merci de l'avoir fait ce soir. Tout de suite, les Actualités de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 18 novembre. A la une...
On a failli se battre avant l'émission. Pierre a enlevé son polo. Je le dis!
On peut pas se piffrer. - P.Arditi: C'est une balance!
C'est l'horreur. - B.Chameroy: A la une, il caille.
L'occasion pour BFM d'ouvrir une palpitante page "glagla" avec un reporter sur le terrain pour poser la question... - Quelle est la tenue idéale pour résister? - Un short et un polo. - B.Chameroy: Le journaliste tenait à faire un point sur sa tenue. - On a mis 4 épaisseurs sous cette veste. - B.Chameroy: On est ravis de l'apprendre.
Le reporter se levait tôt pour emmerder cette pauvre personne qui ne demandait rien à personne. Mais le reporter n'avait rien à fiche des réponses. - La voiture avait du mal à démarrer? - Oui... - C'est compliqué. - Il a fallu gratter... - B.Chameroy: "Merci." La vague de froid devrait durer encore un peu.
Ca permet à BFM De lancer des défis foufous à ses reporters. - Merci. On aurait voulu pouvoir gratter la voiture BFMTV. - B.Chameroy: Il était venu en train. - On est d'humeur très généreuse.
On m'a passé ce gratte-givre. C'est très épais. Ca marche plutôt bien. - B.Chameroy: C'est une raclette.
Peut-être que le propriétaire de la voiture voulait garder le givre...
Dans le reste de l'actualité, P.Larrouturou et A.Lambret ont lancé un nouveau concept avec La Question qui. - P.Larrouturou: C'est l'heure de La Question qui...
La question qui part. La question qui commémore... - B.Chameroy: Après 3 mois, ils ne s'emmerdent plus... - La question qui Souchon. - B.Chameroy: Vous êtes devenu un verbe.
Je souchonne, vous souchonnez. Sur CNews, face à la ministre de l'Action et des Comptes publics, c'était plus sérieux. - Retour sur le plateau du "Grand Rendez-vous" avec A.de Montchalin, ministre déléguée aux Comptes publics.
Vous aimez A.Souchon? - B.Chameroy: Eux aussi, c'est la question qui Souchon.
La réponse est oui! Qui répondrait non à cette question, à part S.Chenu? - Ours: Il a reçu pas mal d'insultes liées à ce malentendu de la dernière fois.
En général, les gens aiment bien mon père. - A.-E.Lemoine: Après les explications, tout va redevenir normal. - B.Chameroy: On file à l'Assemblée pour la suite des discussions sur le budget.
Selon le président de la commission des finances, ils ont repris avec un très bon résultat. - On vient de faire 21 amendements en 56 minutes. Il faudrait faire 22 amendements à l'heure.
On y est presque. - B.Chameroy: Il y a une explication. - L'amendement 27-22, monsieur Brun.
Il n'est pas là. L'amendement 63. Madame Buffet, elle n'est pas là.
Il énumère les noms des députés. Non? - B.Chameroy: Bah oui.
S'il n'y a personne...
Malgré le temps qui est compté, la ministre A.de Montchalin prend le temps de faire des blagues, notamment sur le ski, qui a beaucoup inspiré les députés. - On croise les skis. - Dans un souci de rester les skis parallèles... - J'ai pas compris l'expression "croiser les skis".
Je suis curieux. Je vais planter le bâton dans un sujet. - A.-E.Lemoine: Aïe, aïe, aïe! - B.Chameroy: A la question "à quoi tournent les députés", voici la réponse.
Au café. What else? Un bébé siège de l'Assemblée est mort pour habiller une députée.
Le coup de gueule du jour: les séances traînent, mais ce n'est pas une raison pour chier dans les allées. Allez...
On prend le train pour Pau. Le conseil municipal se tenait dans une ambiance... - F.Bayrou: Pourquoi est-ce une accusation de taxer à l'ouest...
Il y a des gens qui sont au sud, des gens qui sont à l'est. Elle a le droit d'être à l'ouest. - Je vous demande d'arrêter.
Je crois que je vais quitter cette séance. - C'est une menace grave! - B.Chameroy: Rappelez-lui que les séances sont filmées.
F.Bayrou était en forme. Tellement qu'il a décidé de faire des commentaires pendant que son collègue prenait la parole.
C'est sympa, mais c'est vite chiant pour le collègue qui a la parole. - Des qualités d'hébergement beaucoup plus importantes... - Et toutes ont une terrasse!
Nous étions...
On l'a visité ensemble. - Ca va être un relogement... - Elles étaient enthousiastes! - B.Chameroy: C'est ce qu'on appelle de l'audiodescription.
Depuis qu'il a quitté Matignon, il anime un nouveau jeu: "Vous n'avez pas la parole". - Vous n'avez pas la parole. Excusez-moi!
Personne ici ne peut dire que j'ai jamais refusé la parole. Je vais vous demander de retirer la parole. Vous avez tous eu la parole, sans exception.
Non, vous n'avez pas la parole! Qui voulait la parole? - Pas du tout, monsieur le maire.
Je la prendrai plus tard. - B.Chameroy: Un jeu où vous trouvez aussi des imitations pas du tout bien senties. - Vous m'enlevez la parole.
Vous commencez par me dénigrer. - La prise de parole de madame Bussy... "On ne donne pas la parole aux femmes dans cette enceinte." - B.Chameroy: Le partenariat entre la marque du roi du burger et F.Bayrou a été prolongé en 2026. - Les Galeries Lafayette avancent très bien...
Anciens hôtels...
Ca va être aussi... - B.Chameroy: Voilà.
Place maintenant au moment où F.Bayrou, au sommet de son art, qui galère sur la prononciation du nom de ses conseillers municipaux. - Pardon.
Ca va, comme ça? Je ne sais toujours pas comment le "ç" se prononce. Ca se prononce "G"?
C'est important de le savoir. - B.Chameroy: Oui.
D'autant que c'est pas la 1re fois...
F.Bayrou n'arrive pas à prononcer le nom. - Je tiens beaucoup à la bonne prononciation des noms... ...
Pardon. Si...
Il bredouille. Comment on dit? - P.Arditi: Il faut qu'ils le virent!
F.Bayrou n'arrive pas à prononcer le nom. - C'est difficile. - B.Chameroy: Finalement, c'est lui qui résume le mieux le conseil municipal hier. - Bref...
J'ai parlé...
C'était pas la peine. Rires. - B.Chameroy: Ah là là!
Pierre, j'y viens. Vous me demandiez à quel moment on parle de De Villiers dans cette chronique. C'est maintenant. - P.Arditi: J'ai rien demandé. - B.Chameroy: Si.
Voici le résumé du dernier numéro de "Face à de Villiers". On a pris de vrais morceaux prononcés dans l'émission et on les a remontés. - Il est 19h Merci d'être avec nous pour "Face à P.de Villiers". - Faut pas se gêner! - Je vais dire des choses désagréables. ...
Il y a eu des grumeaux dans la purée. Rires. - Vous avez le temps. - Je vous invite à méditer... ...
Méditation. - Voilà ce qu'on pouvait dire. - La guerre avec Poutine!
Vous voyez ce que je veux dire? - B.Chameroy: On continue demain.
Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci à vous quatre d'avoir accepté notre invitation.
On doit rendre l'antenne. Si vous voulez bien vous tourner pour saluer nos téléspectateurs?
Xavier Bertrand