Quelles solutions à la crise démographique de l’UE ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Comment protéger la liberté d'expression face à son recul de 10% depuis 2012 ?
- 30:00OuverteRéponse directe
L'IA amplifie-t-elle la désinformation ? Les bénéfices dépassent-ils les inconvénients ?
- 40:00OuverteRéponse directe
L'Europe peut-elle rattraper son retard face aux États-Unis en IA ?
- 50:00OuverteRéponse directe
L'IA doit-elle être éthique selon les valeurs européennes ?
- 1:00:00OuverteRéponse partielle
Quelles solutions à la crise démographique de l'UE ?
- 1:10:00OuverteRéponse directe
La France et le Portugal sont parmi les pays les plus féconds d'Europe. Pourquoi cette baisse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:50Maria GabrielChiffre
« 72 % de la population mondiale vit sous un régime autoritaire, le niveau le plus élevé depuis 78. »
- 21:40Maria GabrielChiffre
« 310 journalistes tués entre 2022 et 2025, 163 dans des zones de conflit et de guerre. »
- 23:20Maria GabrielChiffre
« 63 % des journalistes exercent une forme d'autocensure. »
- 42:30Martha TemidoChiffre
« On estime qu'Europe va perdre 53 millions d'habitants jusqu'à 2100. »
- 1:40:50Isabelle le CalenecFait
« Plus vous avancez en âge, moins vous êtes fertile. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France 24 LCP public Sénap présente. Bonjour à tous. Merci de nous rejoindre pour ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires.
Cette semaine, nous parlerons natalité dans notre partie débat, mais d'abord, c'est sur le berceau de l'intelligence artificielle que nous nous pencherons. Bruxelles essaie d'adopter des textes sur l'IA, encourageant le développement de solutions souveraines. Mais les Américains eux, tentent de freiner des quatre fers en ce qui concerne le vieux continent.
Et dans le domaine spirituel, le pape Léon XIV appelle dans sa première encyclique à désarmer l'intelligence artificielle alors que le pouvoir technologique prend un visage inédit. Je cite "Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui Maria Gabriel. Bonjour, vous êtes une Bulgare qui avait été nommée récemment sous-directrice générale de la communication et de l'information à l'UNESCO, ancienne commissaire européenne.
Vous avez fait deux mandats hein euh qui étaient dédiés d'ailleurs à l'innovation, à la recherche et ancienne vice-premiier ministre d'ailleurs de Bulgarie. Alors euh l'UNESCO, c'est une organisation, on le précise, des Nations- Unies, qui promeut la coopération dans l'éducation, la science, la culture et la communication et elle alerte en particulier sur la baisse euh le recul de la liberté d'expression de 10 % depuis 2012 qui va de paire d'ailleurs avec un recul des démocraties. 72 % de la population mondiale vit sous un régime autoritaire, le niveau le plus élevé depuis 78.
Comment protéger mieux cette liberté d'expression et de la presse aussi ? En effet, notre dernier rapport montre des tendances extrêmement alarmantes, 10 % de baisse pour la liberté d'expression, ce qui correspond à des moments très sombres de l'histoire que nous avons connu, tels que les guerres mondiales où encore 63 % des journalistes exercent une forme d'autocensure afin d'éviter encore plus de de problèmes ou de représaill. Je porterai aussi ici un autre chiffre, 310 journalistes tués entre 2022 et 2025, 163 dans des zones de conflit et de guerre.
Je ne parle même pas de la violence en ligne pour les femmes journalistes qui elles doublent en 3 ans. Nous devons davantage n nous mobiliser, ne pas être naïf et rester très pragmatique, continuer avec des outils très précis. Et c'est ça la force de l'UNESCO parce que c'est dans son mandat à la fois elle peut ériger des normes internationales, elle peut veiller sur la préservation des standards internationaux mais tout ceci passe par des actions locaux parce que aujourd'hui ces phénomènes globaux ont des répercussions qui sont très contextualisées de niveau régional, au niveau national et local.
Et cela passe par l'éducation au médias à l'information. Cela passe par le soutien pour les journalistes, par pouvoir leur donner les moyens de pouvoir pas seulement préserver leur vie, mais aussi de pouvoir exercer librement leur mandat. Cela passe également par de une lutte encore plus je dirais acharnée pour combattre la désinformation qui aujourd'hui est amplifiée par par Alors, on va en parler.
Le numérique a offert depuis 5 ans accès au aux médias et aux plateformes de messagerie à 1,5 milliards de personnes. Mais le revers de la médaille, vous avez commencé à le dire, c'est le web qui est devenu un champ de bataille de la désinformation. Est-ce que les bénéfices dépassent encore les inconvénients ?
D'abord, la désinformation, elle à la fois la confiance, elle poralise les sociétés, elle peut être en vrai danger pour la santé publique. Aujourd'hui, avec l'IA, tous ces phénomènes sont amplifiés. L'approche de l'UNESCO est une approche équilibrée.
On considère que nous devons doter les acteurs de de des différents éléments clés de l'écosystème de pouvoir agir, de pouvoir à ce moment avoir les compétences nécessaires pour justement se se préserver et pour pouvoir à ce moment euh à la fois ne perdre perdre la capacité de communiquer et et de créer. Nous considérons que le travail avec les créateurs de contenu doit être approfondi et d'autre part élément clé nous devons enfin prêter plus attention aux familles et aux parents. Nous avons beaucoup parlé des jeunes, nous avons beaucoup parlé des enseignants.
Aujourd'hui, ce sont les parents qui se sont dépourvus. Ils savent pas ce qui se passe, comment les algorithmes influencent leurs enfants et c'est pour cela que l'UNESCO ensemble avec Climy en France va publier au mois de juin un premier guide familial familial qui va permettre aux parents d'avoir des exemples très pratiques en différence de l'âge de de pouvoir apprendre ensemble avec son enfant et de le faire comprendre. Pour nous, c'est important que l'IA serve à pouvoir donner des un service public qui soit d'un service public plus efficace. et aussi un système de justice parce que aujourd'hui 44 % des juges et des procureurs disent qu'il utilisent Li dans leur travail mais seulement 9 % ont eu accès à une formation et c'est pour cela que l'UNESCO ensemble avec l'université d'Oxford a publié un cours gratuit accessible pour tous en ligne sur l'intelligence artificielle la justice et l'état de droit.
Alors, nous allons approfondir Maria Gabriel, la question de l'intelligence artificielle qui inquiète les Européens tant elle modifie leurs conditions de travail et pose d'ailleurs la question de la souveraineté de l'Europe. Notre reporter Luke Brown a parcouru justement tout le vieux continent pour mesurer l'impact de cet I sur nos vies. L'Irlande rurale vue par l'intelligence artificielle et dans le monde réel dans le comté de Kry stratégie européenne en matière d'IA se concrétise.
Maîtriser Chat GPT ou Gemini participe au parcours de renforcement des compétences. Préparer les travailleurs à l'avenir pour faire face à la révolution IA. Ce système permet aux entreprises de créer des agents IA qui se comportent davantage comme des employés que comme des chatbot. comme si vous recrutiez une nouvelle personne dans votre équipe capable de vous aider à accomplir des tâches courantes.
Le RDIub a aidé 14500 personnes à développer leurs compétences et le gouvernement irlandais veut former 1 million de personnes grâce à une nouvelle plateforme IA. L'Irlande veut faire de la compétitivité par l'intelligence artificielle une priorité de sa présidence du Conseil de l'Union européenne qui débutera en juillet. Un sommet de l'IA est prévu à Dublin cet automne.
À Hanno en Allemagne, au plus grand salon industriel d'Europe, l'intelligence artificielle est omniprésente. C'est le plus grand bouleversement dans les usines depuis l'automatisation des années 1950. Le groupe français d'Assystème y présente une plateforme IA coordonnant le travail des robots et des humains sur les chaînes de production.
La nouveauté, ce sont ces machines et ces robots autonomes qui apportent un degré de flexibilité bien supérieur, mais qui aussi apporte un degré de complexité. L'humanoïde nommé Armar 7 utilise l'intelligence artificielle pour accomplir de manière autonome des tâches de la vie quotidienne qui semblent simple mais qui nécessitent une coordination complexe comme vider un lave-vaisselle ou plier du linge par exemple. Un projet partiellement financé par l'UE.
Notre objectif n'est pas de remplacer les humains. Nous sommes confrontés à l'évolution démographique et à une pénurie de main d'œuvre et je ne vois aucune autre alternative pour relever ces défis sociétaux. Si la compétition industrielle peut stimuler l'innovation, elle exige des financements.
Or, chaque année, le vieux continent investit environ 6 milliards d'euros dans l'IA, soit 10 fois moins que les États-Unis. C'est une course, c'est une compétition mondiale. L'Europe a le potentiel et les ressources humaines nécessaires.
Elle dispose des cerveaux et du talent. Nous ne sommes pas totalement battus. Nous avons besoin d'investissement et d'un engagement important de la part des gouvernements et des industries européennes pour pouvoir rattraper notre retard.
Les entreprises européennes doivent pouvoir s'appuyer sur leur sol data center centre de données. Le Luxembourg accueille ainsi l'une des premières usines AIA de l'Union européenne. Le supercalculateur Meluxina de taille intermédiaire fait partie des 32 centres d'IA visant à tripler la puissance de calcul de l'Europe.
La volonté européenne est clairement d'arriver à avoir une souveraineté européenne dans les domaines numériques pour construire une Europe du futur qui joue à jeu égal avec ses grands autres superpuissances au niveau numérique. Aujourd'hui, l'UE abrite 22 % des centres de données mondiaux. La commission a annoncé un plan de 20 milliards d'euros destiné à construire 5 Go usine pour l'IA.
C'est le cœur d'un vaste programme d'investissement public privé de 200 milliards d'euros. l'élément qui manque encore aujourd'hui en Europe, si on veut vraiment entraîner les modèles fondamentaux, bien sûr, il faut encore davantage de capacité de calcul et je pense que les Geffect nous permettent par après aussi d'entraîner ce type de modèle. La souveraineté numérique suppose aussi de se détourner de la silicone vallée.
En 2025, la ville française de Lyon a décidé de ne plus utiliser Microsoft Office, logiciel américain. Des outils alternatifs ont été mis en place pour les 35000 employés municipaux, des solutions dit à maison et des serveurs achetés 50000 € l'unité afin d'héberger et protéger ce modèle en interne. Les investissements sont pas si colossaux que ça.
Ils sont d'autant moins colossaux. C'est on compare à la valeur de la donnée queon stocke. On a des données hyper confidentielles ou hyper structurantes.
Il est nécessaire, important, régalien que ça reste chez nous. Les chatbotes les plus populaires comme chat GPT, Claude et Grock sont américains mais l'allemand Nextcloud entend jouer un rôle clé dans la réduction de cette dépendance. L'entreprise propose une suite logicielle avec une différence.
Les données sont stockées sur des serveurs situés dans l'UE. Face à l'imprévisibilité de l'Amérique de Trump, Nextcloud affirme que l'intérêt pour ses produits a triplé l'an dernier. L'entreprise veut investir 250 millions d'euros d'ici 2030 pour développer un écosystème d'intelligence artificielle basé dans l'UE.
Il est devenu essentiel d'intégrer une dimension stratégique dans les achats. Il ne s'agit plus seulement d'opter pour le leader du marché. Il faut aussi se demander qu'en est-il de notre souveraineté numérique, de nos règles, de notre industrie et de notre avenir.
La vraie question est de savoir si l'on veut rester dépendant de technologie étrangères notamment américaines. L'intelligence artificielle s'invite aussi dans le secteur créatif européen. Thomas Cousinier, musicien professionnel depuis 15 ans, utilise par exemple des outils d'IA pour collaborer avec un rappeur colombien dont la voix a été clonée.
Mais s'il y a peut-être une alliée, elle peut également être une concurrente. Les promptes, les demandes faites à l'intelligence artificielle représentent déjà près de 40 % des titres en ligne sur les plateformes de streaming, soit 60000 nouvelles chanson par jour. De quoi réduire à néant les revenus des artistes humains.
Mais il y a des gens aujourd'hui qui génèrent des morceaux, des milliers de morceaux, voir des millions de morceaux uniquement en mettant ligne de prompe. Ça va forcément changer la manière dont les musiciens et les compositeurs et les arrangeurs travaillent. L'an dernier, a lancé un outil capable de détecter les morceaux générés par IA.
La plateforme affirme avoir identifié 13 millions de titres créés de cette manière. L'objectif de l'entreprise est désormais d'empêcher la monétisation des revenus issus de ses écoutes jugées frauduleuses. L'acte du prompt devrait pas être rémunéré de la même façon qu'une création humaine qui a pris le temps de créer quelque chose de réellement original.
Pour Jean-Michel Jar, pionnier de la musique électronique, l'enjeu ne se limite pas à l'innovation mais aussi au respect des humains qui se trouvent derrière la création artistique. Ce qui différencie le chaos de la démocratie, c'est évidemment les règles. Nous, les gens du monde de la création, on a droit à une part et donc il faut qu'on soit il faut qu'on soit considéré une fois pour toute vrais des vrais partenaires autour d'une table.
En France, la SASEM protège les droits de 240000 artistes. En 2023, elle a incité ses membres à un droit de retrait pour que leurs œuvres n'entraînent pas des moteurs d'IA. Elle souhaite aussi une rémunération pour les artistes qui acceptent que leur propriété intellectuelle soit exploitée.
Oui, Lia va prospérer mais elle doit se faire automatiquement avec une régulation, un encadrement qui respecte le droit d'auteur. C'est les IA qui savent ce qu'elles ont mis dans leur machine et nous dire si oui ou non il y a des membres que nous représentons qui ont servi à l'entraînement. Aucun secteur n'échappe au bouleversement provoqué par l'IA.
Pour la Confédération européenne des syndicats, Bruxelles doit agir maintenant pour protéger les travailleurs car les entreprises technologiques ne le feront pas spontanément. L'un des grands atouts de l'Union européenne, c'est justement de garantir un marché intérieur sûr. Cette sécurité repose sur des règles que chacun doit respecter et toutes les entreprises qui opèrent dans lieu doivent se conformer aux réglementations européennes ainsi qu'aux garanties qu'elles apportent.
Au forum économique de Bruxelles, l'impact de l'IA est au cœur des débats. Pour l'économiste et prix Nobel Philippe Agon, l'intelligence artificiel va provoquer une forme de destruction créatrice sur le marché du travail. Il faudra peut-être un certain temps avant que la création d'emploi ne prenne le pas sur la suppression d'emploi.
Les pays devront donc s'adapter. Cela passe par un bon système éducatif car c'est à l'école que l'on apprend à apprendre. Et au-delà de l'éducation, il faut aussi un marché du travail efficace comme au Danemark avec le modèle de flexicurité.
L'intelligence artificiel va transformer notre façon de travailler en Europe. Comme partout ailleurs, c'est encore un saut dans l'inconnu. Il y a beaucoup trop d'incertitude quant aux emplois qui devront être créés.
La question que nous devrions nous poser n'est pas de savoir comment préparer la prochaine génération à l'avenir, mais comment préparer les gens à s'épanouir dans cet avenir dont nous ne savons en réalité que très peu de choses. Pour deux Européens sur tr, l'IA a sa place au travail et augmente la productivité mais 84 % veulent l'encadrer pour protéger leur vie privée. Un double défi à relever pour l'Union européenne.
Alors, vous venez de voir ce reportage Maria Gabriel, ancienne commissaire rechargée du numérique. Alors, la Commission européenne a repoussé à juin l'annonce de son fameux paquet technologique sous pression américaine. D'ailleurs, une coalition d'entreprise d'open source demande à ce que l'on fixe certes sur sol européen finalement les IA, mais aussi qu'on ait recours à des solutions européennes plus systématiquement.
C'est une question de souveraineté. Si la souveraineté est comprise comme la maîtrise des choix, oui, il y a un élément clé qui constitue que constitue la recommandation sur l'éthique de LIA qui a été adopté à l'unanimité par le NESCO 2021. C'est le seul le premier cadre global normatif qui a été adopté.
Maintenant, il va falloir continuer la discussion parce que nous allons devoir parler des centres de données et l'énergie qu'il consomme, d'où l'étude que l'UNESCO a fait la l'année dernière en montrant queavec des petites modifications, on peut arriver à réduire de 90 % de 90 % la consommation d'énergie. Aujourd'hui, il y a une compétition qui a été lancée au sommet en Inde sur l'IA par euh Google euh Mistral France l'Inde et qui qui demande maintenant à pouvoir l'appliquer. Je pense aussi qu'il faut il faut jamais oublier que aujourd'hui il y a aussi un dialogue global qui a été initié par le NU.
Il sera lancé officiellement à Genève en juillet. Cela montre encore une fois que nous devons aller dans les détails. Nous allons pas seulement parler infrastructure et connectivité, mais nous devons parler aussi gouvernance des données.
Les données, avant que ça soit appliqué comme modèle, avant que les centres de données puissent déjà aider à leur opérationalisation, on doit savoir quels sont les risques, comment protéger les données privées. Tant que nous insistons uniquement sur des compétences techniques. Les compétences numériques ne se fissent plus.
On doit avoir un esprit critique de comment naviguer dans cet environnement. Li a éthique. Alors Li la la question les questions éthiques liées à l'IA.
Euh par exemple, on voit bien que les grandes IA sont basées à la Silicone Vallée euh entre les mains donc plutôt des Américains euh et puis euh d'une Amérique qui est souverainiste avec des réseaux sociaux euh qui euh retransmettent des valeurs parfois racistes, masculinistes qui ne sont pas toujours les valeurs européennes. Est-ce qu'il nous faut une IA éthique libérale selon les valeurs européennes ? Est-ce qu'on peut changer la donne encore ?
Si l'on veut pas reproduire l'erreur que nous avons fait avec les réseaux sociaux il y a 20 ans, aujourd'hui avec l'A, nous devons tous nous unir pour que l'application soit une application qui correspond au principe éthique, qui soit inclusif, qui soit fondée sur les droits humains, qui soit aussi durable. N'oublions pas aujourd'hui neuf de 10 enfants utilisent l'intelligence artificielle pour avoir une conversation de tous les jours et je et un sur de donne des informations personnelles. Donc c'est pour cela question que vous sauvez sur la maîtrise des données, des centres de données pour savoir comment elles sont utilisées et comment il influence le développement des algorithmes qui doivent correspondre à des normes éthiques telles que le respect des droits humains, tel que l'inclusivité, la non discrimination, la responsabilité, la transparence.
Ce sont des questions qui aujourd'hui deviennent plus que urgentes. Merci Maria Gabrielle d'avoir été notre invité aujourd'hui. Merci à vous d'avoir suivi cette partie de l'émission.
Mais on continue avec le débat. Débat qui se déroule tout de suite à Strasbourg consacré à la natalité, l'Europe qui vieillit et qui ne veut plus faire d'enfant. Merci de nous rejoindre à Strasbourg au Parlement européen pour parler d'une Europe qui n'a jamais aussi bien porté son surnom de vieux continent.
Le vieillissement de la population dans les pays européens ne cesse de s'accélérer alors que la natalité, elle est en chute libre. le taux de fécondité moyen au sein de l'Union européenne et de 1,3 enfants par femme très loin du taux de 2,1 nécessaire au renouvellement naturel des générations. Et on évoquera dans cette émission les causes de cette chute de la natalité en Europe, mais aussi les solutions pour résoudre cette crise démographique.
Faut-il mettre le paquet sur la politique familiale comme l'ont fait certains pays sans obtenir de résultats probans ou alors faut-il miser sur l'immigration afin de maintenir à niveau la population active et de ne pas remettre en cause les modèles sociaux en Europe ? Alors pour en parler deux femmes, c'est bien normal hein, deux eurodéputés. Martha Temindo, bonjour, vous êtes députée européenne portugaise des socialistes et démocrates.
Isabelle le Calenec, bonjour. française du Parti populaire européen, ce qui correspond aux républicains en France. Bonjour.
Alors, on va commencer par votre analyse déjà sur vos pays respectifs. Isabelle le le Calenc, la France fait partie des pays européens qui font le plus d'enfants avec la Bulgarie, mais ce pays est aussi touché par cette baisse de la fécondité. Tout à fait.
Nous sommes nous aussi maintenant en dessous des 2,1 enfants par femme. On doit être autour de 1,53. Donc c'est une tendance de fond qui nous inquiète parce qu'évidemment ça a des conséquences sur l'économie, sur nos finances et sur les relations intergénérationnelles.
Alors c'est le Portugal qui connaît aussi ce qu'on appelle un hiver démographique, un nombre de naissances inférieur au nombre de décès comme dans d'autres pays d'ailleurs du sud, l'Italie, l'Espagne. C'est une crise démographique qui inquiète beaucoup dans votre pays. On en parle quotidiennement.
Oui, bien sûr, quotidiennement. Euh et on essaie comme partout en Europe euh et dans le vieux continent euh à euh invertir euh la tendance euh ou du moins à euh maîtriser ses conséquences. Ce qu'on sait et ce qu'on sait d'après les derniers euh chiffres euh estimation euh des Rostat, c'est que on estime qu'Europe va perdre 53 millions d'habitants jusqu'à 2100.
C'est beaucoup, c'est énorme. On va encore avoir un petit accroissement dans les prochaines 3 années, d'accord ? d'après les estimations et après on subira une inflexion, une décroissance et ça va affecter notamment énormément le Portugal.
Ce vieillissement de la population c'est un défi majeur pour nos sociétés en Europe. Mais quelles sont les causes de cette baisse de la natalité ? Écoutons une association française qui alerte depuis des années sur ce phénomène.
Ce sont beaucoup des freins matériels en fait qui s'opposent à la concrétisation. euh une inquiétude euh de la part de nombreux parents aussi euh inquiétude par rapport au contexte international, par rapport au contexte économique et social. Et puis l'idée selon lesquelles bah d'avoir un enfant, c'est compliqué de pouvoir garder euh son emploi, son activité et on a besoin de son activité évidemment pour pouvoir faire vivre une famille. inquiétude de trouver des services pour faire garder son enfant quand il est petit, inquiétude sur le fait de comment on va financer d'ailleurs plus tard ces études supérieures.
Donc c'est un peu de tous ces éléments conjugués. Alors, vous voyez en France Isabelle le Calenek, on est plutôt avancé en effet par rapport aux autres sur les structures d'accueil de petite enfance, les crèches et cetera mais il y a une popérisation des jeunes couples qui leur qui les empêchent de penser à élever des enfants. Ça a été dit hein, il y a une question de pouvoir d'achat et puis le contexte est quand même assez anxiogène he quand vous êtes jeune aujourd'hui que vous regardez les nouvelles, ça ne donne pas confiance dans l'avenir.
Donc je pense que comme ça a été dit, il y a tout un environnement aujourd'hui qui fait que les jeunes couples retarde le choix d'avoir un enfant. Aujourd'hui en France, je crois que la moyenne est à 29 ans pour avoir un premier enfant. Donc il y a un environnement qui n'est plus là.
Et j'ai envie de dire que par le passé, il y a des politiques qui ont été menées en particulier en France. Moi, j'ai été député au moment où du temps de François Hollande, on a arrêté finalement cette politique familiale pour en faire une politique sociale avec une baisse du quotient familial, avec une baisse des aides et une mise sous conditions de ressources des allocations familiales. Donc, il y a eu quand même un choix au niveau national qui fait que on n' pas été volontariste en matière de politique familiale et ça effectivement, il faudrait que ça puisse changer.
On va parler de cette politique familiale mais d'abord sur le constat sur les causes. Marth Temido, est-ce qu'il y a aussi au Portugal un manque de confiance des jeunes des jeunes couples dans l'avenir et qui explique et bien leur leur refus d'avoir un enfant ? Oui, c'est c'est l'incertitude.
À ce moment-là, on pourrait parler de plusieurs incertitudes parce que le monde n'est pas en paix et la situation économique mondiale est instable. Mais depuis euh des années euh on sent le mêmes les mêmes euh peurs euh de la part des jeunes générations. Ils craignent euh la stabilité de l'emploi, les baisses salaires, les questions du logement, les questions de du soutien social euh et économique à la parentalité.
Il soutient le prix des des maternels et cetera. ils sont loin parfois des des parrains qui sont qui ont resté dans l'intérieur du pays eu et c'est chaque fois plus difficile à incentives générations à avoir des enfants euh même si et ils nous confi qu'ils ont envie d'avoir des enfants. Alors pour nous politiquement dans la politique nationale ce qu'on a pris comme motus c'était que mesure c'était chaque couple pourrait avoir le nombre d'enfants qu'il voulait avoir.
Euh c'est en son TV à euh créer les conditions économiques, sociales pour soutenir les décisions des cap. Alors ça vous dites ça mais en même temps parlons de ces ces politiques familiales. Vous ça recouvre pas toujours la même chose.
Certains gouvernements très à droite comme l'Italie Georgia Méloni, la Hongrie de l'ancien premier ministre Victor Orban ont multiplié les aides financières à l'enfant 1, enfant 2, enfant 3 et cetera des salaires maternels aussi. Et ça le résultat est pas du tout probant. Ils sont parmi les plus mauvais élèves.
C'est la bonne stratégie ou pas du tout ? Moi, je pense que euh les stratégies euh démographiques, elles s'inscrivent dans le temps long. D'ailleurs, ici au Parlement européen, depuis le début du mandat, on a beaucoup insisté pour dire que on devait se pencher sur la question, de même qu'on se penche sur la transition écologique, la transition démographique comme vous l'avez dit, c'est quand même très inquiétant pour euh pour l'Union européenne.
Et je vous rejoins, le désir d'enfant n'a pas baissé lui. En France, il est évalué autour de 2,3, c'est-à-dire au-dessus des 2,1. Donc effectivement, faut se poser la question de l'efficacité finalement des politiques publiques et je pense qu'il faut avoir une une variété de solution.
Là, vous citiziez euh de pays, moi j'ai envie de dire attendons, ça ne se fait pas comme ça d'un clinquement de doigts. Euh ce qu'il faut à mon avis, c'est s'attaquer aux causes comme on le disait tout à l'heure. Ça veut dire effectivement l'emploi, le pouvoir d'achat, concilier la vie familiale et la vie personnelle, le logement.
Moi, je siège ici dans la commission spéciale logement. On a beaucoup insisté euh quand on on a travaillé sur ces sujets-là de façon tout à fait consensuel sur la nécessité euh d'aider de soutenir l'accession à la propriété des jeunes ménages. Vous ne construisez pas votre famille entre guillemets si vous ne avez pas déjà votre logement.
Donc je pense qu'il y a une une multiplicité de de propositions. Ça reste une compétence des États-membres, la démographie bien évidemment. Je pense qu'on peut s'inspirer les uns des autres euh de bonnes pratiques.
Il faut regarder euh ce qui est fait. Moi, je siège dans un intergroupe sur la démographie et on a commencé à regarder euh euh ce qui était efficace ou pas. ce qui ne l'est pas, c'est ce qui a été fait en France en particulier à considérer qu'il fallait une politique sociale et non pas familiale.
Donc nous l'idée euh que nous avons euh en particulier chez LR euh c'est vraiment de relancer une politique universelle familiale euh qui relance en effet la natalité, la classe moyenne et qui donne les moyens finalement d'avoir comme vous le disiez le nombre d'enfants qu'on souhaite à toute liberté. Alors, il y a peut-être un point de désaccord. Martha Tamido.
Est-ce qu'il faut peut-être davantage aider les jeunes couples qui sont dans la précarité, dans la pauvreté pour les inciter à avoir des enfants ? Je vois pas les réponse sociales. Oui, je je vois je vois pas la la solution euh pour gérer politiquement euh la situation comme séparé en ce qui concerne le soutien pour la famille et le soutien social.
Je pense que ce sont les deux faces d'une monnaie euh parce que les familles euh bien sûr elles sont les la cellule basique de nos sociétés et il faut les soutenir mais et elles elles sont plus vastes euh que ceux qui habitent dans une maison. Euh c'est tout le réseau social aussi. Mais en même temps, la social-démocratie européenne, elle préconise non pas d'aller vers un salaire maternel et cetera qui oblige les femmes à rester à la maison, mais plutôt des structures d'accueil pour la très petite enfance qui leur permettent d'aller travailler.
L'équilibre, je pense que l'équilibre entre la vie professionnelle et familiale euh est un un point essentiel du soutien à la parentalité. Mais à mon avis, à notre avis, c'est au couple de décider si c'est la femme, euh si c'est l'homme, si c'est la maternelle qui va s'occuper euh des premières années des enfants. Euh et euh je peux imaginer que euh pas pas euh beaucoup de femmes préféreront de rester avec ses enfants s'ils ont les moyens et d'autres préféreront de les laisser dans les maternelles si elles existent parce qu'en Allemagne, on a vu qu'elles existait pas tellement.
Alors, l'une des solutions pour éviter cette crise démographique, c'est le recours aussi à l'immigration. Euh c'est la politique menée par l'Espagne expliquée à l'automne 2024 par le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez. L'Europe a l'obligation de construire un discours positif sur l'immigration.
Si nous ne faisons rien au cours des 20 prochaines années, l'Europe perdra 30 millions de personnes en âge de travail. Alors Isabelle Kalenek, votre famille politique en France, les républicains critiquent beaucoup la politique migratoire du premier ministre espagnol Pedro Sanchez qui vient de régulariser un demi million de travailleurs sans papier. Mais est-ce que l'Union européenne a vraiment le choix de recourir à l'immigration pour maintenir son sa population active ?
En fait, il y a deux choses pour nous. Il y a pas de fatalité par rapport à à cette baisse de la natalité et on évoquait les solutions. Euh typiquement Bruno Retaillot, le président de LR suggère aujourd'hui, c'est assez nouveau en France, un revenu dès le premier enfant, 240 € par mois et jusqu'à 1000 € quand on a trois enfants.
Il préconise aussi et ça va dans le sens, je pense c'est assez consensuel ça de repousser de 6 mois finalement le congé naissance et de proposer aux entreprises de financer davantage les modes de garde. Ça c'est le premier volet. Le deuxième, il est effectivement sur la question migratoire.
Ce qu'on propose donc chez les républicains euh c'est qu'on ait quand même l'obligation d'avoir séjourné au moins 5 ans dans le pays et de travailler pour pouvoir bénéficier des aides et ce revenu. Mais sur le principe, est-ce que vous êtes d'accord qu'on va avoir besoin d'immigrés travailleurs pour résoudre cette crise démographique dans la décennie à venir ? On a un vrai problème de pénurie de main d'œuvre et aujourd'hui l'immigration c'est une réalité.
Ce qu'il faut faire, moi j'ai été maire dans ma commune, c'est non seulement effectivement quand on dit OK sur l'immigration, c'est d'être capable d'accueillir dignement d'insérer les personnes qui viennent effectivement travailler mais à condition de le choisir hein. C'est l'immigration choisie hein à droite républicaine, c'est l'immigration choisie de apprendre la langue et effectivement d'accueillir dignement les personnes. Mais la première chose qu'on veut dire, c'est qu'il y a pas de fatalité et que aujourd'hui, on n' pas encore mis en place les politiques volontaristes familial que nous nous préconisons en espérant que ça fonctionne mais sur du long terme.
Alors ce qu'il y a quand même étonnant c'est que voyez bien que des gouvernements de gauche Pedro Sanchez mais des gouvernements de droite Georgia Méoni million pareil le Portugal de droite Montenegro 400000 euh régularisation régularisation un discours très différent sur l'immigration he la droite qui dit oh là là il faut faire attention et la gauche qui dit bah non c'est c'est véritablement ce qui fait un boom économique par exemple en en Espagne et ce qui nous permet de payer nos retraites de payer peut-être notre système social et même plus de natalité chez nous. Malheureusement le le Portugal c'est un bon exemple de des deux politiques qui ont prendre envers la l'immigration pendant les 10 dernières années. après surtout moi et surtout après le Covid, on a on a subi euh la la le besoin de main d'œuvre et on a essayé de euh mettre en marche une politique euh plus souple euh dans le l'accueil humain de de des migrants et euh la la plus fort en ce qui concerne l'immigration. euh euh le peut-être que le choc euh qui était très rapide euh a créé des euh des anticorps dans la société et euh à ce moment-là, on on le le pays euh essaie de mettre en œuvre une politique euh tout à fait différente.
Euh et la critique politique, c'est qu' on a utilisé une politique de portes ouvertes et que maintenant on a une politique de porte fermée. Ce qu'il faut dire, c'est que vous êtes en train de revenir sur cette politique migratoire favorable. Moins moins favorable.
Je pense que pour être équilibré, on doit avoir l'immigration comme une opportunité. Si elle est bien réalisée, elle nous permet avoir des opportunités, mais elle n'est pas un utile et surtout elle n'est pas ne peut pas être un outile démographique. Isabelle le Kenc, peut-être une dernière question environnementale car dans cette crise démographique, il y a un aspect de crise de la fertilité.
Alors concrètement à cause de nos produits de consommation, de certaines substances qui sont utilisées notamment en agriculture, quand la droite européenne assouplit certaines normes environnemental, est-ce que ce n'est pas un mauvais coût porté à cette fertilité ? Bah, c'est un débat qui s'invite effectivement ici au Parlement européen, mais comme je le disais tout à l'heure, dans la mesure où on repousse l'âge euh de faire des enfants, effectivement, il est prouvé hein scientifiquement que plus vous avancez en âge, moins vous êtes fertile entre guillemets et donc vous avez ce souci là. Oui, bien sûr, l'alimentation, l'environnement a un impact sur notre propre santé, évidemment sur la fertilité.
Donc, ce sont des sujets absolument majeurs. Euh, on le disait tout à l'heure, la démographie c'est une politique quand même des États-mes. Mais moi, je me réjouis qu'ici au Parlement, on est conscience que c'est absolument stratégique et qu'il faut trouver des solutions.
Je crois que c'est la commission qui a proposé une toolbox sur la question de la démographie. Je trouve que on ne va pas assez loin aujourd'hui sur l'analyse des bonnes pratiques et c'était très intéressant ce que vous disiez tout à l'heure. On a quand même destin lié les différents États-membres.
Et c'est pour ça qu'il y a eu des réactions en France sur la question de l'immigration en Espagne. En fait, on ne peut pas raisonner tout seul sur ces questions là d'immigration et ni sur ces questions de démographie. Et sur les questions de démographie, moi je suis certaine et j'ai de l'espoir que si on rend confiance à la jeunesse, elle aura de nouveau envie de fonder sa famille.
Ce sont des défis européens à relever tous ensemble. Merci à vous de nous avoir suivi. Rester sur nos antennes pour plus d'informations.
Isabelle Le Callennec